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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Savoir reconnaitre les signes évocateurs de maltraitances sur les (...)

Savoir reconnaitre les signes évocateurs de maltraitances sur les enfants

La maltraitance sur enfant est une chose terrifiante, tragique et inadmissible. Les quatre types de maltraitance dont peut souffrir un enfant sont physique, émotionnelle, sexuelle et de négligence. Si vous vous inquiétez parce que vous pensez que votre enfant ou un enfant que vous connaissez pourrait souffrir de maltraitance ; il est extrêmement important de connaître les signes et les symptômes qui pourraient confirmer vos soupçons et sortir l’enfant de son enfer.
 

L’identité de l’enfant se construit à travers la satisfaction de quatre besoins fondamentaux : physiologique, affectif, cognitif et sociologique.

L’enfant est donc dans une situation de dépendance au milieu, quelque soit les manques, ils auront des conséquences sur son développement.

Au niveau physiologique : on trouve 3 besoins primaires : nourriture adaptée, soins d’hygiènes adaptés et respect de son rythme de vie.

Au niveau affectif : L’attachement (sur les relations précoces avec son entourage), l’acceptation (bienveillance de l’entourage qui entraîne la sécurité de l’enfant), le besoin d’investissement (implication des parents dans l’éducation de leurs enfants).

Au niveau cognitif : besoins stimulants (correspond au désir de grandir), l’expérimentation (se sentir pousser à tester son environnement, la maîtrise du monde extérieur permettant de donner une sécurité dans le monde intérieur), le renforcement (information en retour sur tout ce qu’il fait comme un repère entre lui et l’environnement).

Au niveau social : développement de l’autonomie en société, besoin de considération, de reconnaissance de soi et besoin de structurer toutes les règles sociales qui vont permettre d’acquérir des repères.

Toute éducation qui ne comble pas ces besoins est considérée comme une négligence grave et va entraver le développement physique et psychologique de l’enfant.

Il est bien évident que les enfants maltraités entre 0 à 2 ans, ne peuvent pas raisonner sur ce qu’ils vivent, la maltraitance précoce mais également les carences affectives sont dévastatrices pour le psychisme et la construction identitaire.

De 0 à 2 ans

Signes évocateurs

Un enfant de cet âge n’est pas capable d’identifier ce qu’il vit ou ce qu’il a vécu.

L’absence de langage parlé rend l’accès à son vécu difficile pour l’adulte, cependant certains changements de comportements peuvent nous alerter et donc mettre un adulte attentif sur la piste d’une maltraitance et/ou d’un abus.

Les petits enfants donnent à entendre par des symptômes que nous allons énumérer ci-dessous.

Il est souvent inconcevable pour la plupart des gens que des prédateurs s’en prennent à des enfants si petits et vont réagir dans le déni, dans une espèce de “conjuration de l’horreur” en répondant “non, ce n’est pas vrai”.

Les maltraitances sont les : sévices physiques et psychologiques, par négligence ou carence de soins, abus ou sévices sexuels, sévices par procuration, « syndrome de Munchausen par procuration » (SMPP) ou syndrome du bébé secoué.

Le syndrome de Munchausen par procuration est assez rare, le plus souvent la mère va provoquer des maladies par malnutrition, ingestion de poison ou autres sur son ou ses enfants.

Ce qui entraîne souvent des hospitalisations, voir des décès tout en jouant les mères éplorées.

Les maltraitances données à des enfants de 0-2 ans sont susceptibles de nuire gravement à l’état général de l’enfant, aussi bien physique que psychologique.

Les signes comportementaux sont souvent très discrets et nécessitent une observation attentive du nourrisson.

Cette observation va se porter sur les interactions du nourrisson avec ses parents :

l’évitement du regard, disparaît au contact d’autres personnes.

– de la vigilance au niveau du regard, il est en alerte, sur « le qui-vive », par réflexe un nourrisson peut avoir des mouvements de protection à l’approche d’une personne.

Ce qu’on appelle la vigilance gelée :

L’enfant est capable prématurément de contrôler sa motricité, de rester immobile un long moment, de suspendre son activité, d’interrompre ses babillages, ses rires ou ses pleurs en fonction de l’état émotionnel de son entourage.

Souffrance dépressive : gestes rares, ralentis, parfois associés à des rythmes de balancements ou en quête affection.

La maltraitance d’un enfant en bas âge peut nous alerter par son comportement et même par des violences à répétition.

Autres signes révélateurs

Certains signes physiques sont évidents : découverte de bleus ou de lésions à répétions, lésions génitales ou périnéales, un saignement vaginal ou rectal, une infection urinaire ou une maladie sexuellement transmissible.

Mais le plus souvent les signes sont indirects, non spécifiques et soudains.

NOUS DEVONS ÊTRE ATTENTIFS À LA SURVENUE INATTENDUE DES SIGNES SUIVANTS :

Troubles du sommeil :

Il peut aussi s’agir de cauchemars, énurésie « pipi au lit », avoir peur de dormir seul, ou sans lumière, besoin de se sentir rassurer. L’insomnie traduit toujours une souffrance de l’enfant, elle peut soit correspondre à des perturbations organiques, soit à une gêne au niveau de l’endormissement, soit à un trouble psycho-affectif.

Chez les enfants maltraités précoces, elle est souvent provoquée par des négligences, des soins inadaptés et une absence de soins physiologiques.

Le sommeil ne rempli plus sa fonction de repli narcissique qui suit la satisfaction des besoins.

Ces insomnies peuvent s’accompagner de cris qui ont toujours pour but de récupérer la présence de l’adulte.

L’insomnie d’un enfant est toujours lourde de conséquences notamment sur l’équilibre familial car elle empêche le sommeil donc le repos et vient perturber la vie sexuelle des parents.

Elle installe donc une fragilisation des relations entre parents et enfant qui peut se transformer en exaspération avant le passage à l’acte.

Troubles alimentaires :

« Refus répété de s’alimenter », l’anorexie mentale du nourrisson où le nourrisson refuse toute nourriture (il tourne la tête, recrache…) se laissant dépérir impliquant une forme complexe et perverse dans la maltraitance puisque s’engage une épreuve de force, une lutte avec le bébé (violences, contorsion..) qui impliquent de graves conséquences pour l’enfant et nécessite la séparation du milieu familiale et une rééducation au plaisir oral.

 

Mérycisme : trouble qui apparaît au second semestre de la vie, le nourrisson va provoquer par des efforts de vomissement la régurgitation du contenu de son estomac. Les aliments sont de nouveau mâchés et ruminés. Cela survient lorsque l’enfant se croit seul, il se coupe du monde environnant (valeur autoérotique qui compense la frustration d’une mère peu chaleureuse).

Ralentissement intellectuelle,

Blocage affectif et même social.

Excitation psychomotrice : l’enfant maltraité ne réussit pas à trouver le calme et le repos, il est sans cesse en activité. Peut conduire les parents à encore plus de maltraitance.

Douleurs d’origine fonctionnelle : très fréquente chez les enfants maltraités et carencés ; l’enfant se plaint beaucoup de douleurs mais sans support organique (que l’on interprète comme des déplacements de la douleur).

Crainte exagérée au moment de la toilette (changement couche, douche, habillage) ou refus catégorique de subir un examen médical.

Phobies (peur des salles de bains, douches, portes fermées) demandant à être plus rassuré qu’auparavant.

 

Changement d’humeur, attitudes agressives ou à connotation sexuelle.

Face aux exigences de ses parents, ils déploient des défenses comportementales, opposition active ou passive.

C’est ainsi qu’ils expriment selon leur âge, les cris, les pleurs, le retrait, les insomnies, le refus alimentaire et bien d’autres symptômes…

Certain de ces comportements peuvent êtres exaspérants pour l’entourage et constituer à leur tour, un facteur de maltraitance.

Des indices familiaux peuvent également nous alerter  : Souvent les parents nient être les auteurs des lésions observées. Les signes physiques de maltraitances ne sont souvent pas très nets ou très graves.

Indices évocateurs

Retard pris pour faire appel au médecin ou hospitaliser l’enfant, malgré la gravité évidente des lésions.

Hospitalisations antérieures répétées, en particulier pour des chutes et des accidents domestiques. Signes possibles d’une négligence parentale.

Discordances dans les discours des parents, donnent des versions différentes, avec des contradictions.

-La variation des versions donnée par l’enfant.

Antécédents pour un autre enfant de la fratrie, voire d’un décès suspect rapidement déclaré accidentel ou « mort subite » si c’était un nourrisson.

De la naissance à 2 ans, les enfants sont en général chez leurs parents, il est donc difficile parfois de se rendre compte que quelque chose ne va pas puisqu’ils vivent en huit clos.

Cela dit, si vous avez dans votre entourage décelé de la maltraitance, si vous êtes au contact d’enfants (crèches, pouponnières…) il est nécessaire de mettre des mots sur ce qu’il s’est passé (sur l’interdit transgressé, lui expliquer que son parent n’est pas un monstre mais qu’on ne lui a pas appris…) et d’alerter les autorités sensées être compétentes…ou Wanted Pedo.

L’enfant ne comprend pas intellectuellement mais il comprend qu’il souffre, il vit dans une « purée affective » selon les termes de Françoise Dolto.

Elle nous a fait découvrir les « étapes archaïques » du développement de l’enfant dans la relation et l’importance de la relation affective nouée à la relation langagière. Le corps et le psychisme de l’enfant sont indifférenciés.

Il parle avec son corps de ses problèmes : les troubles de l’alimentation, du sommeil…

Il faut considérer l’enfant, quelque soit son âge, comme un être de langage puisque la parole a une place importante dans l’inconscient, structurant l’enfant dès le début de sa vie.

La parole qui lui est adressée l’humanise. Il comprend ce qui lui est dit avec vérité et implication sur sa généalogie, son appartenance à un genre, les événements clés de l’histoire familiale….

Il faut donc lui parler ouvertement.

De 2 à 7 ans

– l’enfant va devoir passer du niveau de la perception et de l’action au niveau de la représentation, c’est la période de l’intelligence symbolique (1 an et demi ; 2 ans et demi) dès que l’enfant accède à la pensée représentative, tout ce qui avait été élaboré au niveau de la perception et de l’action va devoir être construit sur le plan de la représentation.

Lorsque l’enfant accède à la pensée représentative il doit se représenter mentalement ses déplacements. Cette construction va se faire entre 2 ans et 11- 12 ans.

 

Durant cette étape on observe 2 étapes :

Entre 2 et 7 ans : étape de préparation, période pré-opératoire, c’est à dire que l’enfant sait manier les représentations symboliques mais la caractéristique de sa pensée reste très égocentrique (il ne peut pas se représenter le point de vue d’autrui).

L’intelligence devient de plus en plus dynamique c’est à dire que l’enfant va progressivement pouvoir raisonner sur des transformations.

Achèvement des opérations concrètes de 7/8 ans à 11/12 ans : l’enfant sait se représenter les transformations dans un sens et dans l’autre.

Signes évocateurs

À partir de 3 ans, on peut également voir apparaître d’autres signes perturbateurs qui sont susceptibles d’avoir de graves conséquences sur le bon développement de l’enfant.

Exemple : l’apprentissage, la notion de bien et mal, le développement physique, etc…

Ces signes peuvent s’accumuler aux troubles précédents :

Changement d’humeur, agressivité soudaine, une hyperactivité ou agitation soudaine.

Des symptômes dépressifs.

Attention ! Une hyperactivité soudaine peut faire penser à un TDAH (trouble des apprentissages avec hyper activité) alors qu’il s’agirait plutôt de symptôme dépressif.

En effet, l’enfant qui développe une dépression peut ne pas être ” déprimé visiblement “, l’agitation camoufle ce symptôme !

Troubles des apprentissages

– Douleurs abdominales diffuses

– Symptômes au niveau de la vulve, du vagin ou du pénis

Énurésie dite « secondaire » (un « pipi au lit » par exemple) ou encoprésie secondaire, pour les enfants ayant acquis la propreté.

Il s’agit d’un brusque « retour en arrière » où l’enfant se souille de nouveau.

Troubles alimentaires (anorexie, polyphagie, mérycisme) ou sphinctériens.

Automutilations

Pudeur extrême soudaine, à la piscine ou aux vestiaires par exemple.

Préoccupations sexuelles excessives (porter un intérêt soudain aux parties génitales des adultes, enfants ou animaux)

Organes sexuels représentés dans les dessins, etc.

Jeux/comportements sexualisés dans l’attitude et le langage :

Les troubles de la conduite sexuelle et les comportements sexuels précoces doivent dans tous les cas faire suspecter des abus sexuels.

Dessins inhabituels (expression d’une certaine violence)

Conduite masturbatoire compulsive que la présence d’autrui n’arrête pas.

À cet âge, l’enfant ayant acquis la parole, il est important qu’il puisse avoir confiance en quelqu’un…

Les parents doivent mettre des mots, à ce stade du développement de l’enfant, sur les dangers et sur ce qu’il faut faire en cas d’agression.

De 7 à 11/12 ans

Caractéristiques

À 7 ans s’opère le passage de l’intuition à l’opération. La pensée se détache de la perception momentanée, corrige l’intuition perceptive et établit des relations objectives.

On note une différence entre l’imaginaire où tout est possible et le réel.

L’enfant accède aux opérations de classification, de sériation, de numérisation et sur du concret, la structuration du temps et de l’espace.

À cet âge, les enfants sont le plus souvent curieux et s’intéressent à tout !

La pensée opératoire glisse progressivement vers le raisonnement hypothético-déductif.

L’enfant parvient à se libérer du concret, à penser le possible et à raisonner abstraitement, sans avoir à s’appuyer sur des manipulations.

La coordination des mouvements augmente (maîtrise des mouvements, de l’écriture…).

La force s’accroît pendant cette phase de façon considérable, la rapidité, l’endurance et la précision se développent également d’une manière très marquée.

C’est l’âge scolaire où la vie en groupe prend une importance croissante à cette période.

Au niveau du développement affectif, l’enfant est entré en période de latence, c’est une période calme à évolution discrète.

Vis à vis des deux parents, tendresse, affection, désir d’être grand et de s’affirmer positivement de manière conforme à son sexe.

Les réactions émotionnelles sont plus modérées avec l’intériorisation de l’image qu’on donne de soi.

Il n’extériorise plus tous ses sentiments, les vrais mensonges apparaissent… La conscience morale s’intériorise de plus en plus aussi.

À 7 ans, une certaine intériorité s’installe : il approfondit, il se réfugie dans des endroits tranquilles et recherche une intimité psychique.

À 8 ans apparaissent les remords, les regrets et la sensibilité aux sentiments d’autrui. Les objets ont une valeur personnelle et servent d’échange.

L’enfant fait bien la différence entre les deux sexes (taquinerie, exhibition…).

À 9 ans, les comportements sont plus raisonnés et raisonnables, il a des objectifs et ne suit plus ses impulsions.

À 10 ans, on observe une cohérence et une stabilité du comportement, une persévérance pour atteindre ses objectifs. On note des efforts pour se conformer aux règles morales. Il sait prendre des décisions et des responsabilités.

À 11 ans, bon contrôle émotionnel, caractère d’équilibre, d’assurance, de maîtrise.

12 ans : entrée dans la préadolescence.

Entre 9 et 12 ans, l’enfant vit avec une intensité considérable tout ce qu’il fait. Il est actif, ouvert, réceptif, enthousiaste et a une soif d’action et d’expériences.

Signes évocateurs

Tout changement marqué de son comportement ou de son état émotionnel qui s’écarte de celui attendu pour son âge chronologique et son âge développemental et qui n’est pas expliqué par une situation stressante autre qu’une maltraitance infantile (deuil ou séparation des parents) ou une cause médicale doit éveiller des soupçons ;

 

Ce peut être :

Des cauchemars ayant des thèmes similaires

Une détresse extrême

– Un comportement d’opposition marqué

– Un isolement

– Un repli sur soi

– Une crainte excessive

– Une faible estime de soi

– Balancements répétitifs du corps

– Recherche de contact ou d’affection sans discernement

– Gentillesse excessive avec les étrangers

– Besoins excessifs de se coller (de s’accrocher)

– Chercher constamment à attirer l’attention

– Avoir un comportement excessivement sage

– Ne pas réussir à solliciter ou à accepter le réconfort ou l’affection adaptée d’une personne appropriée en cas de détresse.

De 11/12 ans à 14ans

Caractéristiques

A partir de 12 ans : stade de la pensée hypothético-déductive ou abstraite.

C’est l’apparition de la pensée adulte. L’enfant peut raisonner sans le support concret, à partir des idées.

Cette évolution de l’intelligence aboutit donc à l’acceptation de règles de pensée commune ; l’enfant perd en créativité et en libre imagination, ce qu’il gagne en logique et en objectivité (comme pour le dessin).

Ce découpage semble un peu arbitraire et est sujet aux critiques. Les observations sont dures mais leurs interprétations peuvent varier.

Ce qui est important, c’est de voir que l’intelligence se construit peu à peu, à partir d’éléments psychomoteurs et des stimulations de l’entourage.

Si l’équipement de base est conséquent, comme « matière première », il n’est rien sans les occasions d’apprentissages, le désir d’apprendre, de grandir, l’intérêt et la sécurité affective.

Signes évocateurs

Tout comme pour la tranche d’âge précédente, tout changement marqué de son comportement ou de son état émotionnel qui s’écarte de celui attendu pour son âge chronologique et son âge développemental et qui n’est pas expliqué par une situation stressante autre qu’une maltraitance infantile (deuil ou séparation des parents) ou une cause médicale, doit éveiller des soupçons.

 

L’apparition de peurs incontrôlables, de pleurs, d’une tristesse, d’une énurésie, d’une encoprésie, de troubles alimentaires (anorexie, boulimie), de trouble du sommeil ainsi que le désinvestissement d’activités significatives (conduites ludiques, scolarité) sont des signes d’alertes.

L’adolescence

L’adolescence n’est pas la « fin » de l’enfance : elle est tout d’abord la récapitulation, c’est « l’entrée dans la vie », quelque part entre la puberté et la qualification professionnelle.

La puberté vient rompre l’équilibre trouvé pendant la phase de latence, elle intervient comme une métamorphose dans la vie du sujet qui se voit attribuer un corps sexuel. C’est un moment de réaménagement psychique important.

Caractéristiques

La puberté donne à voir à l’adolescent une nouvelle image de son corps renvoyant à un sentiment d’étrangeté.

L’adolescent va devoir intégrer différents changements, accepter son corps en transformation, accepter son genre et s’avancer sur le chemin adulte.

Il y a donc une intensification du narcissisme avant de se canaliser sur un autre objet (l’autre).

Pour assurer la continuité, l’adolescent doit se lancer dans un réaménagement identificatoire…

On se souvient tous de notre adolescence et de la difficulté que ce réaménagement entraîne !

L’adolescent va aller chercher un idéal à l’extérieur du fait du détachement du Moi d’avec les objets parentaux.

Toute la difficulté est là, pour continuer à se construire, l’adolescent doit se libérer des images parentales tout en continuant de s’appuyer sur ses parents.

Le groupe des pairs joue donc un rôle très important, il permet une identification au groupe qui vient rassurer son identité en difficulté.

Signes évocateurs

À l’adolescence, les indices les plus évocateurs d’une souffrance sont les comportements asociaux et délinquants, les actes d’autodestruction (scarifications, automutilations, idées ou conduites suicidaires), les addictions (alcoolisme, toxicomanie…), les fugues répétées, les troubles de l’humeur (dépression) et les conduites d’évitement.

Une maladie sexuellement transmissible ou une grossesse doit faire envisager la possibilité d’un abus, surtout si la grossesse est mal acceptée, déniée, déclarée tardivement et que l’identité du père reste volontairement cachée.

À tout âge, des signes relevant de la santé peuvent nous alerter.

À tout âge la présence de lésions listées ci-dessous doivent évoquées une forme de maltraitance, on retiendra néanmoins que plus l’enfant présentant ces lésions est jeune, plus la probabilité qu’il ait été maltraité est élevée.

Il est très fréquent qu’un enfant victime d’une agression sexuelle soit exposé à des violences d’une autre nature dont voici les signes :

Lésions de la peau : plaies (contusions, brûlures, ecchymoses , hématomes, griffures, morsures, lacérations, alopécie provoqué par un arrachage brutal des cheveux) et cicatrices sont significatives d’une agression physique lorsqu’elles sont parsemées sur tout le corps de l’enfant et ce, quelque soit son âge.

 

Elles sont également suspectes lorsqu’elles concernent des zones corporelles non habituellement exposées aux chutes banales chez un enfant en âge de marcher.

Les localisations suspectes de maltraitance à tout âge sont : le thorax, le dos, le siège, les organes génitaux, la face postérieure des cuisses, les oreilles, l’angle de la mâchoire, l’apophyse mastoïde (l’éminence de l’os temporal située en arrière du conduit auditif externe et recouverte par le pavillon de l’oreille), les joues, la lèvre supérieure, le frein de la langue ou des lèvres, le cou (traces de strangulation), la nuque, la face antérieure des avant-bras (protection contre les coups), les épaules, les bras (contentions forcées) et la face dorsale des mains.

Près de 90% des enfants maltraités présentent des traces de blessures sur la peau.

Les zones les plus touchées lors d’une chute banale chez l’enfant en âge de marcher sont le front, les tempes, le nez, le menton, les hanches, le bassin, les genoux, les tibias, les coudes, la face postérieure des avant-bras et la paume des mains.

Avant l’apprentissage de la marche, des lésions constatées sur ces zones sont suspectes et nécessitent d’être soigneusement investiguées.

les brûlures  : Les brûlures les plus suspectes de maltraitance sont caractéristiques, c’est à dire les brûlures par contact ont la forme de l’objet brûlant (cigarettes, fer à repasser) ou les lésions par ébouillantage des membres supérieurs et inférieurs sont généralement symétriques (en gants ou en bottes).

Les lésions internes : les lésions viscérales, le plus souvent intra-abdominales (lésion du foie, de la rate, du rein ou du rectum) et thoraciques (les hémothorax et les pneumothorax étant en général consécutifs à des fractures des côtes), une hémorragie rétinienne, un hématome sous-dural, une hémorragie intra-cérébrale (les signes d’appel sont l’altération de la conscience, des crises convulsives, un déficit moteur, des trouble du tonus, des vomissements, la cyanose et les apnées d’apparition brutale) ainsi qu’une surdité (provoquée par une gifle ou des coups sur l’oreille) doivent toujours être soigneusement documentées.

Fractures et luxation : les soignants doivent systématiquement s’interroger sur les causes de fractures et de torsions, d’élongations ou de broiements des articulations.

Les gémissements, les pleurs ou les cris lors de la mobilisation ainsi que l’immobilité silencieuse d’un nourrisson doivent faire suspecter une fracture ou une lésion interne.

Lésion du système nerveux central : les maltraitances infantiles peuvent entraîner de graves lésions du système nerveux central (« traumatisme par secouement », « syndrome du bébé secoué »), notamment chez l’enfant de moins de 1 an.

 

Des signes de dénutrition et de mauvaise hygiène sont généraux.

Comme vous avez pu le constater, à tout âge la maltraitance existe et à tout âge elle se manifeste, d’une manière ou d’une autre, de manière évidente parfois mais le plus souvent de manière sourde et discrète.

D’où l’importance de connaitre les différentes étapes de développement de l’enfant pour pouvoir, plus facilement, repérer un enfant, le vôtre peut être en décalage avec cet étape de développement.

Le peuple français bien informé, par sa vigilance et ses connaissances de base (signes évocateurs, procédures à suivre) neutralisera facilement et sans même s’en rendre compte les déviances des pédophiles qui sont actuellement infiltrés dans toutes les sphères du pouvoir et des activités en lien avec les enfants.

Vous pouvez nous contacter.

L’équipe Wanted Pedo


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10 réactions à cet article    


  • Faux pour les cauchemars ? Certains sont structurants. Les Contes de fée sont loin d’être un parcours style club med. On oublie les « enfants trop sages » qui développent une personnes en « faux ». hyper-adaptatives et conformiste. Mais les grands-mères et la famille adorent.Oh ! comme il est bien élevé votre enfant,...


    • Wanted Pedo Wanted Pedo 6 janvier 00:43

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      On parle là de signes cliniques qui peuvent concourir à un faisceau d’indices.

      On ne parle pas des cauchemars en général, pris de manière isolée.


    • zygzornifle zygzornifle 5 janvier 17:00

      Déjà éviter le catéchisme .....


      • Wanted Pedo Wanted Pedo 6 janvier 00:48

        @zygzornifle

        Dans 80%-des cas le pédo est un proche (père, oncle, beau-père, grand-père, ami de la famille) alors le prêtre ok mais il a quand même bon dos.

        Regardez la revue de presse que nous faisons il y tous les métiers proches des enfants et c’est bien logique (instituteur, éducateur, entraineur sportif, etc).


      • zygzornifle zygzornifle 6 janvier 08:55

        @Wanted Pedo
         normal la religion n’a plus la cote , enfin le christianisme....


      • Gatling Gatling 5 janvier 20:53

        Vous oubliez certains symptômes : ces parents sont musulmans et parfois noirs et vivent en banlieue. 😶


        • Wanted Pedo Wanted Pedo 6 janvier 00:50

          @Gatling

          Vla le niveau...

          Non, toutes les couches sociales sont touchés de la même manière.

          Si y avait pas de pédos blancs ça se saurait...


        • Selon mes propres critères, un enfant issu d’une PMA, GPA ou élevé par des homosexuels est un enfant maltraité. Tout dépend du regard que l’on porte sur la maltraitance. Parfois, c’est visible comme le nez au milieu du visage, identiquement aux prisonniers qui sortaient des camps en 45. Tout dépend de la profondeur du regard et de la manière de voir autrui. Mais bon, ;; ;l’être humain s’arrête souvent à la première impression.


          • Alren Alren 6 janvier 13:39

            @Mélusine ou la Robe de Saphir.

            Comme souvent vous présentez vos opinons comme des expériences de vie.

            Je voudrais bien savoir combien vous avec connu d’enfants nés d’une PMA, d’une GPA ou élevés par des couples d’homosexuels pour une telle affirmation sans nuances.


          • @Alren

            Echos des psy que je fréquente. Quand un gosse s’affale sur la chaise en face et vous dit au bord du suicide. Qui suis-je moi, d’où je viens ??? Que répondre ????

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