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Accueil du site > Actualités > Economie > A propos de la (très chère) bulle immobilière

A propos de la (très chère) bulle immobilière

La toute récente pause observée sur le marché de l’immobilier ne doit pas nous faire oublier que notre pays a, une fois de plus, laissé se développer en quelques années une bulle immobilière d’une ampleur considérable, dont nous n’avons pas fini de mesurer les conséquences.

Il est d’usage de dire que personne n’y peut rien, que ce sont les « forces du marché », et les politiques qui nous gouvernent se partagent entre deux attitudes également constructives : les uns baissent les bras d’un air navré et les autres accusent leurs prédécesseurs d’un air grave.

Il est vrai que le phénomène est mondial, que les prix français ne sont pas les plus élevés, et que le gouvernement fait tout le peu qu’il peut non pas pour endiguer la spéculation, mais pour faciliter néanmoins l’accession à la propriété.

Devant un tel aveu de non possumus, on peut légitimement se demander si la bulle immobilière est véritablement considérée comme catastrophique ou non. Pour y voir plus clair, essayons d’en analyser les différents aspects :

  • Les aspects positifs ne manquent pas :
    • La bulle valorise les actifs des propriétaires, qu’il s’agisse de particuliers, d’investisseurs institutionnels ou de collectivités. Valorisés, ces actifs offrent une surface de garantie supérieure, qui autorise par exemple les compagnies d’assurances à élargir leur assiette de risques, et de façon plus générale, les propriétaires à s’endetter et donc à investir davantage, ou encore à réaliser des plus-values qui sont réinjectées dans le système, ce qui revient au même. Il a été démontré que la propriété était une des causes majeures du développement économique, et l’on voit bien que les pays où la propriété est mal définie (faute d’un cadastre fiable et d’un substrat juridique efficient) ont du mal à décoller. En un mot, la valorisation des actifs favorise globalement l’investissement, donc la croissance, l’emploi et la création de richesses.
    • La fièvre des prix immobiliers entraîne également un fort développement de la construction et de tous les métiers annexes de l’immobilier, et « quand le bâtiment va... ». On ne saurait sous-estimer cet aspect qui a la vertu d’avoir un effet rapide sur la conjoncture, et les gouvernants savent bien qu’il est toujours efficace de mener une politique de grands travaux pour faire redémarrer une économie frappée d’anémie.

  • Les aspects négatifs sont malheureusement au moins aussi importants :
    • En premier lieu, la valorisation des actifs immobiliers a pour effet d’exclure les moins riches de l’accession à la propriété, et même de l’habitat, puisque les loyers restent globalement corrélés à la valeur des actifs. Dans les provinces recherchées, seuls les retraités qui ont cédé leur appartement en ville et les étrangers fortunés peuvent acquérir des terrains ou des maisons, et les habitants traditionnels sont de plus en plus fréquemment obligés de quitter leur région où ils ne peuvent plus ni acheter ni louer ! C’est donc une perte d’acteurs économiques pour la région au profit de consommateurs plus aisés dont la présence est probablement appréciable sans qu’il soit possible toutefois de déterminer si la région y gagne ou si elle y perd. En termes purement financiers on peut penser qu’il y a une certaine compensation, mais au plan sociétal, c’est l’ensemble du tissu économique qui se délabre : on ne remplace pas impunément un tissu artisanal et commercial par des grandes surfaces et des jardineries.
    • La spéculation relève de l’enrichissement sans cause. Au-delà de l’aspect moral, ou non, de la chose, ce type d’enrichissement est un appauvrissement pour la collectivité en ce sens qu’il déprécie la « valeur travail » qui a été jusqu’ici le fondement de toute prospérité économique. Il est heureux d’entendre aujourd’hui certains politiques de droite comme de gauche affirmer qu’après réflexion, c’est bien le travail qui génère la croissance et non l’inverse : cette affirmation de simple bon sens a longtemps été masquée par l’idée contraire, apparemment indiscutable, et longtemps indiscutée, que c’est la croissance qui fabrique les emplois...

Les conséquences politiques de la bulle sont donc assez claires à terme : dévalorisation du travail, délocalisation des populations, accélération de la désertification des campagnes, transformation des zones de production en zones de consommation estivales, invasion des acheteurs européens, amertume des moins riches.

La bulle immobilière d’aujourd’hui est également inquiétante au plan financier.

Tout d’abord, observons que cette inflation des actifs immobiliers est sans commune mesure avec l’inflation mesurée par les indices des prix à la consommation, sur lesquels sont peu ou prou indexés les revenus salariaux.

Ce décalage est nouveau, et semble irréversible. En effet, les indices d’inflation sont sages depuis plusieurs années, et il y a une divergence grandissante entre l’inflation des actifs et les indices de prix. Cette divergence est très préoccupante, et elle est encore plus forte qu’il n’y paraît car les indices ne reflètent plus le coût réel de la vie : le fameux « panier de la ménagère » est devenu beaucoup plus coûteux que les indices ne le laissent paraître, et l’effet euro n’a rien arrangé, bien au contraire.

A l’époque de la « chère inflation » (qui avait par ailleurs de sérieux inconvénients), l’indexation des salaires se faisait automatiquement et le salarié pouvait se lancer dans un emprunt sans craindre l’avenir puisque ses échéances (fixes) ne représentaient plus, après quelques années, qu’un pourcentage faible de ses revenus. Aujourd’hui les indices officiels imposent un rythme très modéré à la hausse des salaires, alors même que le « panier de la ménagère » est de plus en plus coûteux ; et donc les échéances de remboursement, loin de s’alléger, pèsent au moins le même poids pendant toute la vie de l’emprunt, et en réalité bien davantage en raison de la perte de pouvoir d’achat réel.

Pour pallier les inconvénients de cette situation, les banques et les pouvoirs publics ont déployé des trésors d’ingéniosité :

  • Création de prêts à taux zéro, de prêts PAS, et bientôt de prêts hypothécaires, de prêts permettant de dissocier l’achat du terrain et du bâti, etc. ; ingénierie financière sophistiquée destinée à protéger l’emprunteur et à gagner des parts de marché.
  • Suppression pure et simple des garde-fous d’autrefois : on prête 100 %, voire 110 % de la valeur du bien. On allonge les durées, jadis de 15 ans, à 30 aujourd’hui et bientôt 40 ans ( à l’image du Japon où les prêts sont transmissibles aux héritiers car le niveau des prix fait que la vie humaine est trop courte pour rembourser un emprunt !).

Ces efforts sont louables car ils permettent aux moins riches d’accéder à la propriété. Il ne faut pas cependant se cacher qu’ils présentent plusieurs risques.

  • En premier lieu, et même si cela fait un peu « vieux jeu », il faut rappeler que les normes classiques d’octroi de prêts immobiliers n’ont pas été imaginées par des irresponsables, et que le ratio montant du prêt/valeur du bien mesure encore et toujours la marge de sécurité aussi bien du prêteur que de l’emprunteur. L’évolution des taux d’incidents de paiement montre que le laxisme a un coût, coût que les prêteurs devraient provisionner, augmentant ainsi le coût du crédit. Les prêteurs dits spécialisés le faisaient car ils n’avaient pas de dépôts pour « noyer le poisson » ; le résultat est qu’ils ont à peu près tous été obligés de s’adosser à des groupes bancaires (1). Les banques ne le font pas car elles raisonnent à la fois en rentabilité globale du client et en parts de marché et peuvent accepter sur un produit une marge nulle, voire négative. Ceci représente de notre point de vue un risque, mais qui ne semble inquiéter personne.
  • Les prêts immobiliers se sont beaucoup améliorés depuis quelques années : on trouve aujourd’hui des durées beaucoup plus longues que les durées de marché, des prêts à taux variables, « capés » ou encadrés, avec toutes sortes de souplesses réjouissantes pour le client. Cette ingénierie est rendue possible grâce au développement fantastique des produits dérivés qui ne sont au final qu’un gigantesque mécanisme de réassurance des acteurs de marché entre eux. Le marché des prêts immobiliers n’est naturellement pas le seul à faire appel aux produits dérivés, loin s’en faut, mais il en est un client significatif, notamment aux Etats-Unis.

Régulièrement, les autorités monétaires alertent les acteurs de ces marchés sur les risques colossaux de ces mécanismes. Les banques y courent moins de risque car elles sont protégées par une réglementation contraignante qu’elles sont tenues de respecter ; mais le marché compte de nombreux acteurs beaucoup moins contrôlables, et la croissance exponentielle de ces marchés justifie les inquiétudes des autorités.

En définitive, l’inflation des actifs n’a pas que de mauvais côtés. Comme toujours, on oublie les risques, et l’Etat pallie les difficultés des accédants en subventionnant largement tour à tour la pierre ou l’accédant, selon les époques. Lui même n’est pas hostile à la valorisation de ses propres actifs. Et, finalement, on peut se demander si le non possumus évoqué plus haut ne cache pas un non volumus.

Et pourtant, l’immobilier n’est pas une simple valeur refuge comme l’or, la terre ou les forêts ; c’est un élément fondamental de la vie en société, et un facteur essentiel d’équilibre à la fois pour l’individu et pour la collectivité.

Aujourd’hui en occident, le logement est devenu un droit, un droit sacré, un droit absolu, un droit qui n’est ni cotable ni négociable. Or, l’inflation des actifs immobiliers entraîne mécaniquement ce droit dans le désordre des mouvements des marchés.

Il y a là un vrai risque politique qui ne semble pas réellement pris en compte.

Que peut-on faire pour maîtriser les forces du marché ? Les solutions ne sont sans doute pas simples, mais pour les rechercher, encore faut-il qu’il y ait une réelle volonté politique. Nous avons su résoudre beaucoup de problèmes très difficiles dans le passé, quand la nécessité devenait prégnante.

Les nombreux candidats à la présidence ne sont guère bavards sur le sujet, et pourtant...

Il nous semble qu’aucun responsable politique ne devrait avoir le droit de baisser les bras devant l’inflation des actifs immobiliers.

(1) A l’exception du Crédit Immobilier de France, dernier indépendant, et de quelques autres spécialisés détenus par des groupes bancaires, mais qui ne représentent au global qu’une très faible part du marché.


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96 réactions à cet article    


  • le mave 16 janvier 2007 11:01

    Et oui ,et nous quand on achète,on regarde du coté des ruines ou presque et on est obligé de rénover aménager pendant plusieurs années.

    Et la maison d’à coté a été achetée par le citadin pour en faire une résidence secondaire .Pendant quelques mois beaucoup d’agitation (le professionnels du batiment) puis une belle maison aux volets fermées qu’on aperçoit encore à travers la haie qui n’a pas encore atteint la hauteur des 3m nécessaires et 1 mois par an un gros 4X4 ou une audi amène une famille de ripaton qui regarde de haut les autochtones « comment peut on vivre si loin de tout ,moi sans boutiques je serais perdu » .

    Un peu (beaucoup )shématique peut être , mais ça m’énerve de voir des maisons inutilisées 11 mois sur 12 alors que les jeunes ne peuvent pas s’installer .

    Et je ne parlerai pas des gros de la région qui achètent pour défiscaliser . On pourrait peut être commencer par là , supprimer toutes les niches fiscales liées à l’immobilier .


    • Bill Bill 16 janvier 2007 11:26

      Ou encore leur trouver des avantages à louer !!!

      Bill


    • bob (---.---.187.3) 16 janvier 2007 14:25

      ces niches fiscales (robien etc...) ont été créées pour pallier à la demande de logements et les niches fiscales qui y sont assorties ne sont valables qu’en cas de location (neuf ans pour le dispositif de robien, le plus connu). Il s’agit en fait d’une tentative (maladroite) de l’état pour impliquer le secteur privé dans le crise du logement.


    • Motomansavoisien (---.---.193.53) 16 janvier 2007 11:05

      Taxer les plus-values semble une solution pour :
      - limiter la hausse
      - regarnir un peu les caisses de l’état
      - éviter de tuer définitivement la valeur du travail (on ne peut plus s’enrichir en France par son travail, seuls la bourse et l’immobilier le permettent...)


      • (---.---.238.92) 17 janvier 2007 08:42

        Imposer -taxer -prendre-...vous ne connaissez pas d’autres mots ? Allez voir en Belgique les rues de nos « anciens riches » avec moins d’impots et pas d’isf ,ils doivent y trouver leur interet ..leurs maisons alignées (=un à deux ans d’impots, c’est selon )est certes bien mais sans plus( mon point de vue) comme s’ils étaient tout prêts pour un nouveau départ ? Et, selon les commentaires dans les forums,cela serait pire en Suisse et au luxembourg . Mon point de vue =je reste en France car ce pays est agréable et que le coût d’une maison est primordial pour mon budget,sinon,je peux devenir un NOMADE qui serait le véritable risque d’être « riche » ; (je prendrais bien ce risque !).


      • UGH (---.---.29.92) 16 janvier 2007 11:06

        Article intéressant. Pensez-vous que la bulle puisse éclater un jour ?


        • LE CHAT LE CHAT 16 janvier 2007 11:09

          le prix de l’immobilier et des terrains devient si abusif en paca que même plus en rêve on pourra acheter la cabane au fond du jardin ! smiley


          • panama (---.---.198.59) 17 janvier 2007 10:30

            ... et les chats sont obligés de se partager entre plusieurs maîtres pour avoir à la fois une assiette décente et un bon coussin pour la siestoune !


          • Bill Bill 16 janvier 2007 11:25

            Ne pensez vous pas cependant que le fait d’avoir beaucoup d’investisseurs étrangers peut être un danger ?

            Au Japon n’est ca pas ce qui s’était passé ? Les fonds de pension américain otés de l’économie, tout s’est effondré ! Cette « bulle » immobilière n’a t’elle pas un rapport avec l’effondrement de la bulle des « valeurs technologique » en bourse ? Je me rappelle que les investisseurs parlaient de la pierre...

            Bill


            • (---.---.238.92) 17 janvier 2007 08:44

              Le danger= nos énarques qui prétendent savoir gouverner le pays ! et qui ont été formés à l’administrer ; Ceci n’est pas la même chose.


            • ec (---.---.238.92) 17 janvier 2007 09:16

              Merci d’avoir pris le temps de réfléchir , de nous avoir fait partager cette reflexion et de nous prévenir de ce danger .

              Je constate que petit à petit, que ce soit voulu ou pas, erreurs après erreurs , nous serons obligés de modifier les valeurs qui vont être à l’origine d’une nouvelle organisation entre nous,Êtres Humains. ce fait a été annoncé par les physiciens comme Capra ( donc un très grand scientifique :précision pour certains) que j’ai lu dans les années 1980. Dans notre société actuelle, il faut diviser pour régner car elle est basée sur le principe « d’équilibre par le conflit »,si on change ce mode de fonctionnement ,plus ou moins volontairement,on peut accepter de prendre l’argent ,si indispensable, comme une simple énergie de fonctionnement de la société comme cela commence à se faire même dans certains états des usa [ et une énergie ne peut se stocker ] . Il faut alors rétablir l’équité à la place de l’égalité ,c’est à dire ,on fonctionne au mérite ! Les personnes ont accés à une maison par cette façon d’ approcher le groupe Humain . Une énergie est utile mais ne peut être stockée sans risque . L’accumulation n’apporte alors rien d’autre que des ennuis .

              Je crois me souvenir que cette société fonctionnait du temps des seigneurs qui prenaient par exemple leur oriflamme selon leur mérite propre (et non selon les mérites de papa ou grand-papa) et de nombreux historiens actuellement semblent prouver que cette société là, était très performante et égalitaire- équitaire !le problème du logement semblait être réglé par équité.


            • Forest Ent Forest Ent 16 janvier 2007 11:36

              Rien de nouveau sous le soleil. L’immobilier est un marché cyclique, autour de 15 ans, et nous sommes en haut de cycle. La hausse est en train de s’arrêter. Il y aura ensuite soit une forte baisse, soit plus probablement un gel du marché le temps que la correction se fasse implicitement.

              La remontée progressive des taux devrait déclencher la fin de cycle. Les ménages les plus exposés sont les anglais, qui empruntent généralement à taux variable.

              Il est dans la nature du capitalisme d’engendrer des bulles. Les excès sur les actions de 1999-2001 ont effectivement drainé ensuite les capitaux vers les obligations et la pierre. Ce qui est un peu particulier en ce moment est que l’on a un prix élevé à la fois pour les actions et la pierre. Cela provient à mon avis d’un excès de capitaux disponibles et d’une grande frilosité des entreprises à investir. Ce qui provient sans doute des rentabilités demandées excessives. Bref, l’avidité tue l’activité. Il y a une sorte de morale.

              Une remarque au passage : les bulles immobilières démontrent l’insuffisance des taxes sur les transactions (style taxe Tobin) pour rigidifier un marché, puisque l’immobilier est le marché le plus taxé qui soit.


              • Motomansavoisien (---.---.193.53) 16 janvier 2007 11:57

                - Attention, les russes, les émirs & Co n’ont pas fini d’épuisser leurs pétrodollards... la France reste une valeur de premier choix, infrastructure, culture, climat ... (Paris, PACA...)
                - La bulle, qui est mondiale, va donc continuer encore longtemps en France, en Italie ainsi que dans les grandes métropoles, si personne ne grippe un peu la fluidité du capital dans la mondialisation...


              • Rage Rage 16 janvier 2007 14:24

                Bonjour,

                Je trouve que l’article et le commentaire de Forest Ent traduisent l’essentiel de ce qu’il faut savoir sur l’immobilier. Bien sûr, il y a d’autres éléments, mais si l’on veut un panorama simple et lucide, ces deux contributions me semblent à propos.

                Effectivement, l’immobilier est un cycle et celui-ci devrait se calmer avec l’évolution des taux.

                Néanmoins la hausse de la bourse est avant tout liée au tassement de l’immobilier aux USA (puisque la bourse FR est avant tout détenue par des fonds américains). La corrélation bourse - immobilier me paraît évidente dans le sens où quand l’un se gamele, l’autre monte et inversement.

                Le gros problème dans tout cela, c’est que les 2 facteurs précités sont eux aussi parfaitement liés à l’activité économique et que, plus les 2 vases sont hauts, moins l’irrigation de l’économie par l’investissment est effective.

                Par conséquent, l’épargne des uns nuit à la santé économique, et plus encore, à l’emploi et à l’évolution des salaires bas et moyens... En somme, plus on octroie de la valeur au patrimoine (valeur « virtuelle »), plus on pénalise le revenu du travail.

                J’en déduis que la seule trappe de secours réside dans la taxation des revenus issus du patrimoine et la pression sur les « fortunes » pour réinjecter leurs liquidités dans le circuit. A défaut, on restera dans un système trop concentrateur de richesses, surtout celles issues des revenus du patrimoine évoluant plus vite que les salaires... bien plus vite. Parallèlement, on ne pourra pas s’épargner une réforme des institutions et bien évidemment une mise à plat du système d’aide pour faire bonne figure et ne pas pressurisé le haut du panier sans faire le ménage en fond de calle...


              • xav (---.---.16.250) 16 janvier 2007 14:38

                @motomansavoisien

                Forest a raison sur le probable arrêt de la hausse si les taux remontent. Les russes et autres riches étrangers ne font pas à eux seuls le marché, ils sont placés surtout (voire uniquement) sur le haut standing.

                Les grosses résidences de PACA, ou les grands appartements parisiens pourront peut être voire leur prix stagner ou augmenter grace à ces millionaires/milliardaires, mais les logements « normaux » eux verront leur prix à la baisse lorsque les acheteurs se feront inexistants. La question porte sur le rythme de cette baisse.

                @Forest Les ménages anglais sont surtout exposés, non pas à cause des taux variables puisque ceux ci sont déjà remontés outre manche, mais surtout parce qu’une bonne part de leur capacité financière est calculée sur la garantie financière que représente leur logement (en francais, le fameux crédit hypothécaire renouvelable qu’on nous a vendu l’an dernier).


              • Motomansavoisien (---.---.193.53) 16 janvier 2007 15:17

                @ Xav’

                - OK, j’entends ton message et je suis (consciemment) biaisé par mes origines (Savoie)

                - voilà ce que j’ai trouvé, effectivement les chiffres semblent faibles

                http://www.statistiques.equipement.gouv.fr/IMG/pdf/NS156-43-48_cle615a31.pdf

                http://www.bulle-immobiliere.org/fr/ch06s02.html#mythe-etrangers

                - mais bon, le phénomène existe et je pense qu’il est supérieur au stats disponibles...

                p.e : mon village 400 habitants, 0 anglais y’a 10 ans aujourd’hui 10 anglais, qui viennent en résidance principales d’ailleurs pour la majorité... (pourquoi se crever le cul en angleterre alors qu’en vendant leurs maisons, une fortune pour de la merde très souvent, ils acquièrent un logement correct chez nous et continuent de bénéficier de la bourse avec le solde, et ils ne s’en cachent pas...) Les savoyards ne peuvent plus rien acheter, ils construisent (lorsqu’ils peuvent encore...) à 20 ou 30 km des stations de ski...

                Encore heureux que les anglais soient nuls en langues smiley Mais mon idée c’est que la France, un peu comme la Suisse pour les comptes bancaires, elle est hyper attractive et pas encore très chères comparativement http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?news=3889075


              • Manu (---.---.112.240) 16 janvier 2007 11:36

                C’est une réelle question de société.

                Il est intéressant de remarquer que la question la plus populaire quand on demande aux internautes de poser leur question aux candidats de l’élection présidentielle est la suivante :

                Comment lutter contre l’augmentation excessive de l’immobilier ? (171 votes)

                loin devant : Comment comptez-vous REHABILITER le travail ? (40 votes)

                source : http://100questions1president.fr/pligg/

                — -

                un autre indice, regarder les statistiques du forum de la bulle immobilière :

                "Nos membres ont posté un total de 212948 messages Nous avons 2693 membres enregistrés"

                http://bulle-immobiliere.org/forum/

                — -

                A qui profite la baisse ?


                • Thucydide Thucydide 16 janvier 2007 11:48

                  Bonne synthèse. Je retiens en particulier quelques points forts de bien mauvais augure : 1/ Les revenus du travail sont toujours plus dévalorisés à côté de ceux de la spéculation. 2/ Endettement à 30 ans, 40 ans... jusqu’où irons-nous ? S’il devient possible, au Japon, d’endetter les descendants, combien de temps, dans notre contexte mondialisé, tiendrons-nous avant que ces pratiques ne débarquent chez nous et ne relancent l’inflation immobilière ? En passant, comment est-il possible d’imposer un passif aux descendants alors même que les actifs sont pénalisés par les droits de sucession ? (Simplification abusive, sans doute, mais tout de même.) 3/ Les Français ont théoriquement mille fois raison de préférer les 35 heures à la croissance effrénée, mais en pratique, combien de temps tiendront-ils face à ceux qui croient toujours aux bienfaits de la croissance tous azimuts et qui, Europe et mondialisation aidant, achèteront leur sol petit à petit ? Ce qui arrive aujourd’hui à quelques ruraux ou SDF préfigure le sort de l’ensemble des Français dans quelques décennies s’ils n’harmonisent pas leur niveau concurrentiel avec celui de leurs voisins. Malheureusement. D’autant que leur terre a beaucoup de valeur, culturelle et géographique, et à l’exception des plus fortunés, ils n’auront bientôt plus les moyens de se la payer.

                  En conséquence, comme le souligne l’auteur, il semble plus qu’urgent de légiférer. Mais pas seulement au niveau national, au niveau européen.


                  • cdg (---.---.169.151) 16 janvier 2007 11:55

                    @l auteur vous oubliez un probleme, en cas d eclatement de la bulle, les banques qui ont pretes en se basant sur la valorisation d actif immobiliers se retrouvent le bec dans l eau !

                    C est ce qui c est passe au japon il y a environ 10 ans et les banques japonaises se sont retrourvee avec des montagnes de creances douteuses. Resultat ?
                    - arret de la distribution de credit
                    - asphyxie de l economie productive (qui elle a besoin de credit pour autre chose que participer a la speculation immobiliere)
                    - le japon n a toujours pas recupere l explosion de la bulle malgre des plans de relance massifs et un deficit et une dette a faire passer Chrac pour un brillant gestionnaire !

                    A votre avis que va t il se passer si la bulle eclate en France ? (une etude parait sur une chute de 25 % des prix. cf boursorama)


                    • toto (---.---.17.117) 16 janvier 2007 12:09

                      voir ce qui va se passer aux USA : http://www.europe2020.org/fr/home.htm


                    • parkway (---.---.18.161) 16 janvier 2007 16:17

                      monter ce problème en épingle n’est-il pas dangereux ?

                      ne risque t-il pas de faire éclater la bulle ? (lol)


                    • Chatelier (---.---.68.29) 16 janvier 2007 12:37

                      Cependant, rien ne sera pire que la situation en Espagne. 800 000 logements construits en 2006 autant que la France, l’Allemagne, le Royaume Uni, le Benelux réunis ! 98 % des emprunts s’effectuent à taux variable et pour des durées d’échelonnement courant jusqu’à 50 ans. Beaucoup de construction à l’esthétisme proche des HLM de la banlieue parisienne, ceux là pourtant constuits dans les années 60. Qui plus est, avec le réchauffement planétaire, qui voudra encore aller cuire sur les plages de la Costa Brava ?


                      • (---.---.201.239) 16 janvier 2007 16:57

                        Avec le réchauffement, investissez dans le Nord Pas-Calais. En plus on ne craint pas la sécheresse.


                      • troll (---.---.82.129) 16 janvier 2007 13:11

                        faudrait peut etre limiter le nombre de logements par personnes ?...

                        1/ cela permettrait de rediriger beaucoup d’argent pour des investissements des entreprises... 2/ cela limiterait les prixs de l’immobilier 3/ on arreterait de betonner a tour de bras le pays...


                        • (---.---.201.239) 16 janvier 2007 16:59

                          Bonne idée. Et si on limitait plutôt le nombre de personnes ?


                        • Grouik (---.---.72.26) 16 janvier 2007 13:17

                          Synthèse intéressante.

                          Ne pas oublier que le coût de l’immobilier est aussi adossé à la capacité d’achat des ménages.

                          Ainsi, plus les gens peuvent payer, plus les prix augmentent : toutes les aides (prêts spécifiques, durée des prêts, ...) contribuent à l’augmentation des prix.

                          Au final, les aides valorisent beaucoup la valeur des biens immobilier et aident assez peu les ménages à accéder à la propriété.


                          • Vianney (---.---.61.171) 16 janvier 2007 13:21

                            Bonjour,

                            Article très interessant sur le fond et aussi sur la forme avec un ton mesuré.

                            Je trouve toutefois que vous allez un peu vite dans l’explication des raisons de la hausse. Il y a sans doute une part de spéculation mais sans commune mesure avec les excés connus lors de la dernière bulle fin 80s, début 90s.

                            La raison principale de la hausse est un déséquilibre entre l’offre (le nombre de logements disponibles à la vente) et le nombre de candidats à l’achat. Le caractère mondial de cette hausse est un facteur important, mais il n’est clairement pas le seul. Il n’y a qu’à voir l’Allemagne, pays très proche de nous et qui n’a pas du tout participé à cette hausse des prix (peut-être en raison d’une démographie plus atone).

                            C’est d’ailleurs une bonne nouvelle, puisque cela veut dire qu’il existe sans doute des solutions à cette hausse : construction de logements, modification de la législation en matière de location (caution de l’Etat) pour inciter les centaines de milliers de propriétaires de logements vacants à les louer... Je suis d’accord sur le point qu’il faut le vouloir.

                            Enfin, juste une remarque sur cette mode de l’anti-capitalisme primaire. Tout est toujours de la faute des odieux capitalistes (au remier rang desquels les banques et les fonds de pension US) et jamais de la notre. Je trouve cela un peu facile, de la même manière que je trouve facile d’assister comme à un spectacle à la dégradation de la valorisation du travail et de se plaindre qu’on ne peut plus faire fortune en travaillant (une sorte d’excuse a priori pour ne même pas essayer). Tous les jours des personnes crèent leur entreprise, (quelqu’en soit le domaine) et beaucoup parviennent à en vivre et certains à faire fortune.


                            • parkway (---.---.18.161) 16 janvier 2007 16:20

                              à vianney, le rattachement de l’allemagne de l’est n’a rien à voir là-dedans ?


                            • Hal (---.---.101.8) 17 janvier 2007 09:50

                              Je crois qu’il faut distinguer un entrepreneur d’un pur capitaliste !


                            • Algunet 16 janvier 2007 13:25

                              Article intéressant, commentaires pertinents.

                              Quelques remarques, « les politiques ne sont pas bavards sur ce sujet » En effet, ils sont devenus impuissants et hormis les discours du type de nos biens pensants « droits à ceci ou droits à cela, il suffit de donner des moyens, c’est un scandale, pensez vous, les pôvres, etc. » pour faire croire à une sensibilité humaniste, sociale (et donc de gauche car la droite comme tout le monde le sait depuis peu est dangereuse…).

                              L’analyse en fait est plus simple me semble t’il, la France a perdu son pouvoir économique ; en ne battant plus monnaie, l’état n’existe plus. Les décisions se prennent ailleurs, à un autre niveau, l’Europe. De plus, depuis le « non » français à la constitution notre pouvoir décisionnaire s’est encore amoindri, le plan B devant être dévoilé si Ségo gagne les élections. Pour les politiques refuser de l’admettre c’est une façon de conserver leurs prérogatives. A part redistribuer l’argent des impôts et taxes (des autres), ce qu’ils font d’autant plus allègrement que la sensibilité gouvernementale est à gauche, le reste n’est que démago and Cie… La gestion de nos deniers n’est pas la qualité première de notre pléthorique fonction publique dont les responsables agissent sous couvert des politiques, normal, entre collègues de promo...

                              Conséquences de l’ouverture à l’Europe et au monde, les riches de toutes nationalités s’installent au soleil et les pauvres dans nos banlieues. La France a encore un sacré potentiel « immigration et immobilier » ! Il ne s’agit donc pas, à mon avis d’une bulle immobilière, mais bien d’un transvasement des valeurs et des personnes à un niveau supranational et donc au détriment des plus démunis d’entre nous. Les frontières sont tombées et TANT QUE LA FRANCE SERA ATTRACTIVE, les prix de la pierre augmenteront et l’immigration augmentera, quelques soit les discours et les volontés politiques : la bulle n’est pas prête de se crever…

                              Taxes et incitations se téléscopent, faussent le marché et ont des effets pervers cf. les aides multiplent qui en fait permettent d’augmenter les prix... avec la bonne conscience de nos élus « donnateurs ».


                              • illilois (---.---.29.75) 16 janvier 2007 13:50

                                Les prix de l’immobilier en temps réel sur le site http://cotation-immobiliere.fr .

                                Vous remarquerez que les tendances dans les localités sont à la stagnation. Les hausses sont terminées. De plus le site donne des tendances basées sur des prix d’agence. Avec un marché tendu où les négociations sont desormais ardues et à l’avantage de l’acheteur, on peut déjà admettre que la baisse est en cours.

                                Ceux qui pensent que l’immobilier continuera de croitre se mettent le doigt dans l’oeil.

                                Un Conseil : On ne fait pas joujou avec 200 000 Euros. On réflechit avant d’investir, on fait ses calculs, et on ne se repose pas sur les vieux poncifs.


                                • Kazar (---.---.242.198) 16 janvier 2007 13:54

                                  Taxer, légiférer, interdire (de posséder plus de x logements) : un vrai discours liberticide, bienvenue en France !!!


                                  • philoxera (---.---.229.169) 16 janvier 2007 13:59

                                    Quelqu’un sait-il si la législation suisse qui interdisait à un non suisse de devenir propriétaire est toujours d’actualité ? Cette loi était destinée à éviter la spéculation. Mais n’est elle pas contraire aux lois européennes, et comme la Suisse a signé un certain nombre d’accords bilatéraux avec l’UE...


                                    • Motomansavoisien (---.---.193.53) 16 janvier 2007 14:05

                                      - Evidement qu’elle est toujours en vigueur !

                                      => le prix de l’Ain et de la Haute-Savoie explosent ...


                                    • Guilhem (---.---.91.97) 16 janvier 2007 14:32

                                      J’ai lu plus haut c’est le marché les politiques n’y peuvent rien, au contraire sous le gouvernement Raffarin on a encouragé la spéculation immobilière et en particulier la vente à la découpe.

                                      Ce texte a bien été voté par les sénateurs et députés de l’UMP dont le chef est devinez qui ?

                                      Le même qui nous fait le coup du droit opposable aujourd’hui, assez des discours regardons les actes...

                                      Sous le prétexte d’harmoniser notre fiscalité avec les autres pays européens, le Sénat, avec l’aval du gouvernement Raffarin, a conçu en 2002 une réforme permettant aux sociétés d’investissements immobiliers cotées (SIIC) d’être exonérées de l’impôt sur les sociétés (IS, 34 %) en s’acquittant d’une taxe forfaitaire, aussi appelée « taxe de sortie » (16,5 %), dont l’immense avantage est d’être deux fois moins importante que l’IS et d’être étalée sur quatre ans.

                                      Cette réforme, introduite par un amendement du sénateur Philippe Marini (UMP), devait permettre de « rétablir la compétitivité et la redynamisation de la place de Paris comme place financière européenne », s’emballait alors l’ancien ministre délégué au Budget Alain Lambert.

                                      CQFD. smiley


                                      • parkway (---.---.18.161) 16 janvier 2007 16:25

                                        marini, c’est pas un gars originaire de dunkerque encore ?


                                      • UnitedBusiness (---.---.143.10) 16 janvier 2007 15:31

                                        News Release - Tuesday 11 April 2006, 9:23 GMT

                                        Les fonds de pension américains s’intéressent aux pôles de compétitivité de la région Ile-de-France

                                        - L’année 2005 marque le retour en force des investisseurs américains en France et dans la région capitale, une tendance qui se poursuit au 1er trimestre 2006

                                        << Les américains sont depuis de nombreuses années les principaux investisseurs en Ile-de-France. A ce titre, ils constituent notre cible prioritaire, >> explique Thierry Jacquillat, Président de Paris-Ile de France Capitale Economique.

                                        C’est pourquoi Paris-Ile de France Capitale Economique et le Sénat ont convaincu une quinzaine d’investisseurs institutionnels américains, dont Calpers, le premier fond de pension des Etats-Unis, de venir prospecter les opportunités d’investissement en Ile-de-France.

                                        Il s’agit de fonds de pension qui représentent ensemble une capacité d’investissement de plus de 500 milliards de dollars.

                                        Cette visite a été l’occasion de valoriser auprès de cette délégation l’attractivité grandissante de l’Ile-de-France en insistant sur la diversité et la rentabilité de son PARC IMMOBILIER D’ENTREPRISE, sur le nouvel environnement fiscal extrêmement favorable ainsi que sur le rôle prépondérant de l’asset management et les performances du marché financier.

                                        Egalement très intéressée par les entreprises innovantes à la recherche de financements, la délégation américaine a, à l’initiative de Paris-Ile de France Capitale Economique, effectué une visite de deux pôles de compétitivité franciliens (Cap Digital et Meditech Santé).

                                        Elle a notamment été impressionnée par le projet mené à bien par Icade d’aménagement des anciens magasins généraux sur 70 hectares autour du pôle Cap Digital.

                                        << Dans la partie sud de la région, le nombre et la concentration de chercheurs sont parmi les plus importants au monde, dépassant même la Silicon Valley >> précise Thierry Jacquillat. <>

                                        A l’issue de cette visite, Chuck Valdès, Président du Comité d’investissement de Calpers, qui a déjà investi en France, a d’ailleurs adressé ce message fort évocateur à la délégation :

                                        << ce voyage nous a permis de mesurer l’immense décalage qui existe entre la perception de la France dans notre pays et le dynamisme de son économie dont je sais par expérience qu’elle présente de réelles opportunités pour les investisseurs américains. JE VOUS INVITE DONC A INTENSIFIER VOTRE PRESENCE SUR CE MARCHE >>.

                                        Paris-Ile de France Capitale Economique est une Association créée il y a une douzaine d’années par la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris pour promouvoir les atouts de la région capitale auprès des investisseurs internationaux et améliorer son attractivité. Elle compte plus d’une centaine de membres, parmi lesquels les entreprises françaises et internationales les plus importantes implantées en Ile-de-France, qui garantissent son indépendance.

                                        www.europinvest-paris.com

                                        Contact presse Paris-Ile de France Capitale Economique Gwenaelle Delzongle Tél : ß1-55-65-74-29 Email : gdelzongle@europinvest-paris.com

                                        Delaitte & Co Alain-Serge Delaitte Tél : ß6-80-18-05-82 Email : as.delaitte@delaitte.com

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                                        • Stephane Klein (---.---.19.227) 16 janvier 2007 15:53

                                          De quelle bulle parle-t-on ? Il y a speculation lorsque des investisseurs achetent des biens immobiliers pour les revendre dans la foulee sans les valoriser, est-ce le cas ?

                                          je ne vois de mon cote que des particuliers qui achetent leur ersidence principale ou un bien a louer ou des etrangers qui achetent notre pays-musee parce que chez eux, l’activite est telle que l’immo y est plus eleve encore.

                                          Mais de speculation point, d’ailleurs les taux d’interet sont regulierement leves sans qu’on n’observe ni chute ni meme pause, a peine les prix montent-ils moins vite.


                                          • (---.---.201.239) 16 janvier 2007 17:14

                                            Qui a dit qu’une bulle est forcément spéculative ?


                                          • armand armand 16 janvier 2007 18:17

                                            Certes, mais il ya une pression psychologique très forte : beaucoup de jeunes sont obsédés par l’achat de leur logement (contrairement à mon cas, dans les années 70-80 personne autour de moi ne songeait à être proprio) ; ils y sont encouragés par leurs familles qui les aident (en visitant ces derniers temps des apparts à vendre à Paris je suis tombé régulièrement sur des bébé-couples sponsorisés par papa-maman. Et ils sont prêts à hypothéquer leur avenir, jusqu’à trente-quarante ans de traites si c’était possible). De plus, on leur a raconté que « la pierre ça monte toujours » et ils sont trop jeunes pour se souvenir du début des années 90. Ajoutez à cela des incitations fiscales comme l’exonération de la taxe des plusvalues pour la résidence principale. Quant aux prix prétendument plus bas en France, hormis certaines régions, ce n’est plus le cas. Et pour une même superficie Paris est aussi cher que Manhattan, malgré des salaires nettement moins élevés. La vraie mesure de la bulle c’est la déconnection entre le prix et la valeur locative : les loyers sont, certes, beaucoup trop chers pour la plupart des gens dans le libre, mais s’ils étaient réellement gagés sur un retour sur investissement normal, ils seraient encore plus élevés.

                                            Seule solution, à mon sens, menacer l’immobilier d’un encadrement des loyers et d’une taxation des plusvalues, interdire les ventes à la découpe (ou les rendre inintéressantes en augmentant la fiscalité). Pour qui crierait au communisme, cette politique fut celle de tous les gouvernements, notamment gaullistes, avant qu’on ait décidé, sous Mitterrand, que les prix étaient trop bas et qu’il fallait augmenter !


                                          • sly la bataille (---.---.232.237) 17 janvier 2007 09:18

                                            c’est le sens d’une bulle


                                          • ec (---.---.238.92) 17 janvier 2007 09:32

                                            Pour Armand : dans les années 1974 ,on nous attendait pour le travail !! par ex.,je suis rentré du service un vendredi et le lundi, j’étais au travail !! la place était libre. Alors, dans ces conditions ,s’emmerder à entretenir ou améliorer un logement ...nous avions la vie pour nous !!! Je me suis mis au travail car cela me passionnait . Pas question de respect des 56 heures et autres conneries , j’étais libre . Les problèmes qui me passionnaient m’étaient accessibles ,donc , un troisième métier fut le bienvenu et tout allait bien.Mon logement ferait honte actuellement mais avec mes amis nous faisions autre chose et ma femme me suivait avec notre fougue.

                                            Maintenant, il faut de la prudence . Je ne donnerai jamais mon mode de voir les choses à un enfant. Il doit penser à ses besoins primaires :boire+manger+dormir ...ceci est la conséquence directe du gouvernement « Giscard » puisque dans ces domaines la « loi de cause à effet s’applique ».


                                          • UnitedBusiness (---.---.143.10) 16 janvier 2007 16:01

                                            « PARIS-ILE DE FRANCE CAPITALE ECONOMIQUE » assume une double mission :

                                            1) Promouvoir les atouts de la région capitale auprès des investisseurs internationaux par l’organisation tous les ans de road shows à l’étranger.

                                            2) Etudier les moyens d’accroître l’attractivité du Grand Paris au travers de groupes de travail ad-hoc et mener les actions de lobbying correspondantes auprès des pouvoirs publics.

                                            Un parc d’immobilier d’entreprise francilien IMPORTANT et RENTABLE !!!

                                            Le parc d’immobilier d’entreprise francilien est le plus important d’Europe avec 47 millions de m² de bureaux, Seule Londres dépasse également les 40 millions de m² de bureaux, les autres métropoles européennes disposant d’un parc inférieur à 15 millions de m². En 2004, 2,9 millions de m² de bureaux ont été disponibles.

                                            Le parc d’immobilier d’entreprise parisien est également marqué par la diversité de ses produits immobiliers, puisqu’il propose aussi 20 millions de m² d’entrepôts et 30 millions de m² de locaux d’activité.

                                            Entre 1999 et 2002, 25 milliards d’euros tous produits confondus ont été investis en Ile-de-France (8,2 milliards d’euros en 2002). Avec 80 %, la part des bureaux est prépondérante dans ces investissements alors que celle des locaux d’activité et des entrepôts représente 11,5 %.

                                            Les taux de rendements globaux annualisés nets pour les bureaux s’élèvent à 15,8 % en Ile-de-France, contre 14,5 % dans le Randstad Hollande, 13,2 % dans le Grand Londres et 6,5 % pour la région Rhin Ruhr.


                                            • UnitedBusiness (---.---.143.10) 16 janvier 2007 16:04

                                              Vous trouverez ci-après le détail de la composition du Conseil de surveillance de Paris-Ile de France Agence Régionale de Développement.

                                              Le Conseil de Surveillance est composé de 27 membres dont 8 élus. # premier collège

                                              ... 14 représentant des membres fondateurs :

                                              [ Région :
                                              - Jean-Paul HUCHON, Président, Président du Conseil régional d’Ile-de-France

                                              - Daniel BRUNEL, Vice Président Délégué, 2ème Vice Président du Conseil régional d’Ile-de-France, chargé de l’emploi, de la politique industrielle, de la formation professionnelle et de la jeunesse (PC)

                                              - Jean-Pierre ALIX, Conseiller régional d’Ile-de-France (UDF)
                                              - Christian BRETT, Conseiller régional d’Ile-de-France (Groupe des Verts)

                                              - Nicole TOUQUOY-MORICHAUD, Conseiller régional d’Ile-de-France (MDC) de Paris

                                              - Georges GUILBERT, Vice Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris, Président de la Délégation de Seine-Saint-Denis

                                              - Jean-Daniel MARZOLF, Directeur de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris

                                              [ Compagnies consulaires :

                                              - Jean-François BERNARDIN, Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Versailles-Val d’Oise-Yvelines

                                              - Pierre PY, Vice Président de la Chambre Régionale de Commerce et d’Industrie, Président de la Chambre de Commerceet d’Industrie de Meaux

                                              - Philippe LAVIALLE, Chambre de Commerce et d’Industrie de l’Essonne. # deuxième collège

                                              ... 10 membres de droit :

                                              [ Départements :
                                              - Michel HOUEL, Vice-président du Conseil Général de Seine et Marne (77)

                                              - Jean-Pierre HEINEN, Vice-président du Conseil Général de Seine-Saint-Denis (93)

                                              - Laurent GARNIER, Secrétaire, Conseiller général du Val de Marne (94)

                                              - Yannick PATERNOTTE, Président du CEEVO 95, Premier Vice-Président du Conseil Général, Maire de Sannois

                                              - Thierry MANDON, Vice-Président du Conseil Général de l’Essonne (91)

                                              - Christian SAUTTER, Adjoint au maire de Paris, chargé du développement économique et des finances

                                              [ Organisations salariales :

                                              - Alain GIL, CFDT, Secrétaire général Ile-de-France

                                              - Bernard DUTOIT, CFE-CGC, Union régionale

                                              - Alain PREVOST, CGT, Union départementale des Hauts-de-Seine (suppléant)

                                              - Guy GERARD, CFTC, Union régionale (suppléant)

                                              - Gabriel GAUDY, CGT-FO (suppléant)

                                              - Pierre MARCO, UNSA (Union Nationale des Syndicats Autonomes) d’Ile-de-France (suppléant)

                                              [ Organisations patronales :

                                              - Bernard HAGEGE, Président du MEDEF Yvelines Sud

                                              - Jean-Baptiste FATTACCINI, CGE-PME (suppléant)

                                              [ Organisations consulaires :

                                              - Armand ARIANER, Trésorier adjoint, Président de la Chambre des Métiers de Paris

                                              - Michel CAFFIN, Président de la Chambre Régionale d’Agriculture Seine-et-Marne / Ile-de-France (suppléant)

                                              ... 4 membres associés :

                                              [ Organismes financiers :

                                              - Edouard ESPARBES, Directeur Général Crédit Agricole d’Ile-de-France

                                              - Yves LAFFOUCRIERE, Directeur régional Ile-de-France, Caisse des Dépôts et Consignations (suppléant)

                                              - Jean-Marc DURAND, Directeur réseau Ile-de-France, BDPME (suppléant)

                                              [ Universités - Grandes Ecoles :

                                              - Georges MOLINIE, Conférence des 17 universités d’Ile-de-France, Président de l’université Paris IV

                                              - Pierre VELTZ, Président Paris Tech (suppléant)

                                              [ Grandes entreprises - Recherche :

                                              - Thierry JACQUILLAT, Président de Paris Ile-de-France Capitale Economique

                                              [ Membres d’honneur, invités permanents du Conseil de Surveillance et des Assemblées Générales :

                                              - Le Préfet de la Région Ile-de-France, Préfet de Paris Bertrand LANDRIEU

                                              - Le Président du Conseil Economique et Social d’Ile-de-France Jean-Claude BOUCHERAT

                                              - La Présidente de l’Agence Française pour les Investissements Internationaux Clara GAYMARD


                                            • parkway (---.---.18.161) 16 janvier 2007 16:30

                                              « La Présidente de l’Agence Française pour les Investissements Internationaux Clara GAYMARD »

                                              c’est une parente à Michel ? des habitués des turpitudes immobilières ?

                                              cela expliquerait l’étonnement de notre ex-ministre des fiances quand on lui a demandé de rembourser ses gabegies...


                                            • Guilhem (---.---.91.97) 16 janvier 2007 16:36

                                              Depuis elle a rentabilisé son poste.

                                              Clara Gaymard, directrice de l’Agence française des investissements internationaux (AFII) devrait quitter sa fonction pour rejoindre la présidence de General Electric France, indique la quotidien économique Les Échos dans son édition du 21 juin 2006.

                                              La nouvelle a de quoi surprendre : à la tête de l’AFII, Mme Gaymard avait la responsabilité de défendre les intérêts économiques de la France et de rehausser son image aux yeux des investisseurs internationaux.

                                              La voilà qui quitte le navire avec armes et bagages pour se mettre au service de la seconde multinationale états-unienne et lutter contre les intérêts économiques français.

                                              Quel patriotisme chez nos élites. smiley


                                            • Motomansavoisien (---.---.193.53) 16 janvier 2007 17:09

                                            • parkway (---.---.18.161) 17 janvier 2007 11:33

                                              merci motard de savoie !

                                              parkway, ex-motard de dijon ! (au masculin, hein !)


                                            • parkway (---.---.18.161) 17 janvier 2007 11:34

                                              merci guilhem pour ces précisions.


                                            • Guilhem (---.---.91.97) 16 janvier 2007 16:04

                                              @ Stephane Klein

                                              Vous devez être le seul en France à ne pas savoir que de grandes opérations de vente à la découpe ont été lancées à Paris et dans de nombreuses villes de provinces (notre immobilier cher paye les retraites des américains).

                                              Vous devez être le seul en France à ne pas savoir qu’il existe de nombreux immeubles vides appartenant à de grands groupes financiers attendant d’être vendu au meilleur prix.

                                              Vous devez être le seul en France à ne pas savoir que dans les régions touristiques l’immobilier est acheté par de riches étrangers à tel point qu’il est impossible de se loger avec un salaire ‘normal’.

                                              Faut s’informer M. Klein.... smiley


                                              • parkway (---.---.18.161) 16 janvier 2007 16:33

                                                cher guilhem,

                                                après cette remontrance, il vous aura à l’oeil, klein !(lol !)


                                              • Arthur (---.---.229.183) 16 janvier 2007 16:32

                                                pas d’accord sur l’ensemble mais bien écrit. ;)


                                                • parkway (---.---.18.161) 16 janvier 2007 16:37

                                                  effectivement arthur,

                                                  je n’ai moi-même relevé aucune faute d’orthographe ou grammaticale...(lol !)


                                                • stef777 (---.---.123.46) 16 janvier 2007 16:45

                                                  Tout à fait d’accord avec UnitedBusiness...

                                                  Comme pour la bulle Internet de l’an 2000, cessons de croire que l’inflation de la bulle immobilière est le fait des petits investisseurs ! Nous ne sommes que de petits joueurs par rapport aux grands investisseurs tels les fonds de pension anglo-saxons, mais aussi les assureurs et les banques dont la majorité des actifs est constituée par des biens immobiliers. Ce sont ces acteurs-là qui font monter globalement les prix, pas le quidam du coin qui achète sa résidence secondaire dans le Perche ou ailleurs et qui suit la tendance du marché. Tout comme ce n’était pas vous et moi qui faisions atteindre les sommets à certaines valeurs de la bourse en 2000 en acquérant 50 actions mais les gros porteurs qui en achetaient 1 000 000...

                                                  La raison de ce refuge massif des grands investisseurs dans la pierre est simple. Depuis des années et notamment depuis 5 ans, le monde est inondé de liquidités, le dollar en l’occurrence, car les USA font tourner à fond la planche à billets pour financer leurs guerres d’appropriation des ressources énergétiques, et leur déficit est désormais plus qu’abyssal, et ne sera jamais remboursé à sa valeur initiale.

                                                  Cette quantité astronomique de dollars est injectée dans les économies du monde qui savent bien qu’elle ne peut pas revenir à la banque (US) pour être échangée, car sinon c’est la banqueroute totale. Les USA sont virtuellement en cessation de paiement. Ils ne pourraient même pas rembourser 5% de leur dette totale. Seule la nature impériale donc imposée de leur monnaie leur permet de maintenir artificiellement sa valeur, en faisant en sorte qu’elle reste la devise d’échange du monde par excellence.

                                                  Conclusion : vous croyez vraiment que les grands intervenants financiers mondiaux ne sont pas conscients de cet état de fait, que la fuite en avant monétaire ne sera pas éternelle, que viendra le moment de rééquilibrer le système financier mondial pour remettre les monnaies à leur juste valeur, que ce réajustement est proche ?

                                                  Que se passera t-il ce jour là ? Un nouveau dollar sera créé, échangeable contre combien d’anciens ? 5 ? 10 ? 100 ? Qui sait... Souvenez-vous du passage de l’ancien au nouveau franc...

                                                  Quid des liquidités dans les banques ? Elles seront divisées par 5, 10, 100 ou plus... tout simplement.

                                                  Quel est le meilleur moyen de conserver la valeur intrinsèque d’une quantité de monnaie ? De ne pas la conserver justement mais de la convertir dans une valeur réelle, par des acquisitions immobilières ou de moyens de production.

                                                  Pourquoi pensez-vous que les fonds de pension US possèdent 60% des entreprises cotées du CAC40 et d’Europe en général ? Et pourquoi pensez-vous que l’immobilier grimpe autant ? Croyez-vous vraiment que ce soient les particuliers qui font ce marché ?

                                                  Le plus ironique dans le crach monétaire qui s’annonce est la croyance en la protection que l’euro nous offrirait... N’oublions pas que 90% des réserves de change de la banque centrale européenne sont constituées de dollars...

                                                  A bon entendeur...


                                                  • Guilhem (---.---.91.97) 16 janvier 2007 17:06

                                                    Bien vu stef777, à noter que depuis Juin 2006 la fed ne publie plus l’indice M3 qui permettait de connaître le nombre de dollars en circulation.

                                                    A noter que cet afflux de liquidité a été voulu au départ par la fed pour éviter un crash boursier après le 9/11 mais a malheureusement été continué par la suite pour financer les guerres de W.

                                                    Perso n’ayant pas assez de revenus pour acheter (je dépasse le plafond autorisé pour un prêt par contre je crève ce plafond pour louer allez comprendre), du coup j’achète régulièrement des napoléon avant que tout le monde ne s’aperçoive que le roi dollar est nu.... smiley


                                                  • Guilhem (---.---.91.97) 16 janvier 2007 17:21

                                                    En clair cela veut dire que les investisseurs US achètent notre immobilier et nos outils de production avec une monnaie qui ne vaudra pas tripette dans 10 ans.

                                                    A moins que l’économie US ne se redresse de façon spectaculaire comme elle a déjà su le faire par le passé, mais cette fois ci il y a une montagne de dettes (fédéral+états+ménages) à gravir.

                                                    Jusqu’ici tout va bien. smiley


                                                  • Forest Ent Forest Ent 16 janvier 2007 18:44

                                                    @stef777

                                                    Point de vue intéressant et malheureusement sans doute exact.


                                                  • parkway (---.---.18.161) 17 janvier 2007 11:38

                                                    merci pour votre confirmation forest ent

                                                    et bien sûr merci a steff77


                                                  • Forest Ent Forest Ent 17 janvier 2007 12:27

                                                    Quelques précisions au cas où l’on nous taxerait de « conspirationnisme ».

                                                    « cessons de croire que l’inflation de la bulle immobilière est le fait des petits investisseurs »

                                                    Personne n’a dit cela. Le marché immobilier est un marché de zinzins, qui dépend surtout de la masse et de l’orientation des capitaux disponibles en général.

                                                    « les USA font tourner à fond la planche à billets pour financer leurs guerres d’appropriation des ressources énergétiques »

                                                    Où est le chien et où est la queue ? D’une certaine manière, la guerre d’Irak tombait bien pour relancer l’économie US éprouvée par la bulle et les attentats de 2001-2002. Comme d’habitude, les républicains, prônes de la rigueur budgétaire, pratiquent la relance keynésienne.

                                                    « Seule la nature impériale donc imposée de leur monnaie leur permet de maintenir artificiellement sa valeur, en faisant en sorte qu’elle reste la devise d’échange du monde par excellence. »

                                                    Il est bien évident que la valeur du dollar ne repose pas sur les fondamentaux de l’économie US mais sur la confiance qu’elle inspire. Actuellement, elle est financée en partie par l’Europe et surtout par l’Asie. Tant que l’Allemagne et la Chine penseront avoir besoin d’exporter vers les US elles financeront le déficit US. Ca ne peut pas durer éternellement.

                                                    « Un nouveau dollar sera créé, échangeable contre combien d’anciens ? 5 ? 10 ? 100 ? »

                                                    N’exagérons pas. Une division par 2 serait déjà un choc planétaire.

                                                    « Pourquoi pensez-vous que les fonds de pension US possèdent 60% des entreprises cotées du CAC40 et d’Europe en général ? »

                                                    Selon la Banque de France, 47% du capital « flottant » du CAC40 est étranger. Mais dans le capital non flottant on trouve entre 8 et 10% d’autocontrôle, autodétention et participations croisées, ainsi que des participations de grandes entreprises étrangères dans le même cas. Donc oui le chiffre de 60% me semble crédible. Ce qu’il faut surtout en retenir à mon avis, c’est qu’il augmente très rapidement, et qu’il y a eu en 2006 une vague d’acquisitions sans précédent depuis 1998.

                                                    « Le plus ironique dans le crach monétaire qui s’annonce est la croyance en la protection que l’euro nous offrirait... N’oublions pas que 90% des réserves de change de la banque centrale européenne sont constituées de dollars. »

                                                    Le risque n’est pas une crise monétaire en elle-même, mais l’effet récessionniste induit, et contre lequel l’euro ne peut strictement rien.

                                                    En tout cas, je trouve le point de vue de stef777 original et très convaincant, et je l’encourage si ce n’est déjà fait à publier un article sur le sujet.


                                                  • UnitedBusiness (---.---.143.10) 16 janvier 2007 17:35

                                                    Promotion de l’immobilier d’entreprise francilien à New York du 26 au 27 septembre 2005

                                                    Un déjeuner-débat réunissant 25 leaders d’opinions et prescripteurs new-yorkais a été organisé afin de les convaincre de l’attractivité de l’Ile-de-France. Thierry Jacquillat a ensuite rencontré le Consul Général de France à New York, François Delattre.

                                                    PARIS-ILE DE FRANCE CAPITALE ECONOMIQUE a aussi organisé, dans le cadre du Forum Financier de Paris Europlace, un séminaire sur le thème de « Advantage Greater Paris : New Opportunities in Business Real Estate » avec les interventions de :

                                                    - Alain Bechade, Président, Atis Real Auguste Thouard

                                                    - Thierry Jacquillat, Président, Paris-Ile de France Capitale Economique

                                                    - Robert Kohn, Président Amérique du Nord, Paris-Ile de France Capitale Economique

                                                    - Frédéric Nouel, Partner, Gide Loyrette Nouel

                                                    La Délégation s’est ensuite rendue pour la première fois à MIAMI en Floride afin de rencontrer quelques prescripteurs, représentants du monde économique ainsi que de potentiels investisseurs de cet Etat.

                                                    Un accord a été signé avec le Beacon Council, homologue de Paris-Ile de France Capitale Economique pour l’Etat de Floride.


                                                    • UnitedBusiness (---.---.143.10) 16 janvier 2007 17:36

                                                      Promotion des atouts de l’Ile-de-France à Moscou le 3 juin 2005

                                                      PARIS-ILE DE FRANCE CAPITALE ECONOMIQUE a participé au 16ème Congrès de l’OPCE qui s’est tenu à Moscou.

                                                      Thierry Jacquillat est notamment intervenu lors d’une table ronde aux côtés de Youry Luzhkov, Maire de Moscou, pour présenter l’image internationale de Paris et de l’Ile-de-France par rapport à ses principales concurrentes européennes.


                                                    • UnitedBusiness (---.---.143.10) 16 janvier 2007 17:40

                                                      Promotion de l’IMMOBILIER d’ENTREPRISE, de la place financière parisienne et de l’hôtellerie à Dubaï, Abou Dhabi et Doha du 19 au 22 mars 2005

                                                      PARIS-ILE DE FRANCE CAPITALE ECONOMIQU a organisé pour la deuxième année consécutive une mission aux Emirats Arabes Unis et au Qatar pour sensibiliser les investisseurs à la fois privés et institutionnels, aux opportunités d’investissement offertes dans les domaines de l’immobilier d’entreprise, l’hôtellerie et la finance en Ile-de-France.

                                                      Le séminaire annuel de Dubaï a réuni plus d’une centaine de participants de haut niveau.

                                                      Sont intervenus aux côtés de Thierry Jacquillat :

                                                      - Muriel Bachelier, Directrice de la Communication, Mazars et Guérard

                                                      - Samir Bitar, Délégué Régional Pays du Golfe, Mazars et Guérard

                                                      - Arnaud de Bresson, Délégué Général, Paris Europlace

                                                      - Patrice de Margerie, Président, Société des Hôtels Concorde

                                                      - Alain Leclair, Président, Association Française de Gestion Financière

                                                      - Frédéric Nouel, Associé, Gide Loyrette Nouel

                                                      - Stephan Van Barczy, Directeur du Départ. French Capital Market, Jones Lang LaSalle France

                                                      Le Président de PARIS-ILE DE FRANCE CAPITALE ECONOMIQUE s’est ensuite rendu pour la première fois à Mascate afin de rencontrer quelques-uns des représentants du monde économique du Sultanat d’Oman et préparer un road show élargi pour l’édition 2006.


                                                    • UnitedBusiness (---.---.143.10) 16 janvier 2007 17:53

                                                      News Release Tuesday 5 July 2005, 14:00 GMT Tuesday 5 July 2005 CITY Paris - Ile de France Capitale Economique company

                                                      Paris Ile-de-France connaît la plus forte croissance européenne en matière d’implantations internationales

                                                      PARIS, July 5 /PRNewswire/

                                                      Selon une étude de l’Association << PARIS-ILE DE FRANCE CAPITALE ECONOMIQUE >>, confiée à Ernst & Young, :

                                                      la région Ile-de-France améliore très sensiblement son attractivité auprès des investisseurs internationaux en 2004. L’étude recense les implantations internationales (hors opérations strictement financières) réalisées dans les 15 régions-clés en Europe.

                                                      L’Association << PARIS-ILE DE FRANCE CAPITALE ECONOMIQUE >> regroupe une centaine d’entreprises internationales implantées en Ile-de-France parmi les plus importantes du pays.

                                                      << En 2004, Paris Ile-de-France connaît la plus forte croissance européenne >> précise Thierry Jacquillat, président de l’Association.

                                                      En effet, la région a doublé sa part de marché en attirant 21% des implantations internationales réalisées dans les 15 principales métropoles européennes en 2004, contre 10% en 2003. La capitale française se rapproche ainsi de Londres, qui a accueilli 24% des implantations en 2004 mais ne progresse plus en part de marché. La Catalogne et la région de Moscou (+8%) se partagent la troisième place.

                                                      Les implantations américaines toujours dominantes :

                                                      En 2004, la proportion des implantations internationales d’origine américaine en Ile-de-France représentent plus de 38% du total ; 7% des implantations internationales réalisées en Ile-de-France sont allemandes et 6% japonaises.

                                                      << Il est urgent pour la région de reconquérir la faveur des investisseurs américains, notamment en mettant mieux en valeur nos pôles d’excellence ainsi qu’en adaptant notre législation et nos procédures aux meilleures pratiques européennes>> recommande Thierry Jacquillat.

                                                      << Dans le même temps, la région se doit d’attirer les nouveaux investisseurs, notamment asiatiques >> ajoute-t-il.


                                                      • UnitedBusiness (---.---.143.10) 16 janvier 2007 17:56

                                                        Les implantations américaines toujours dominantes (suite)

                                                        << Il est urgent pour la région de reconquérir la faveur des investisseurs américains, notamment en mettant mieux en valeur nos pôles d’excellence ainsi qu’en « ADAPTANT !!! » notre législation et nos procédures aux meilleures pratiques européennes>> recommande Thierry Jacquillat.

                                                        << Dans le même temps, la région se doit d’attirer les nouveaux investisseurs, notamment asiatiques >> ajoute-t-il.


                                                      • UnitedBusiness (---.---.143.10) 16 janvier 2007 17:58

                                                        « Il est urgent pour la région de reconquérir la faveur des investisseurs américains, notamment en mettant mieux en valeur nos pôles d’excellence ainsi qu ’en ADAPTANT !!! notre législation et nos procédures aux meilleures pratiques européennes » recommande Thierry Jacquillat. << Dans le même temps, la région se doit d’attirer les nouveaux investisseurs, notamment asiatiques


                                                      • SERGE (---.---.54.22) 16 janvier 2007 18:08

                                                        La bulle immobilière, comme la bulle boursière a vocation à éclater. Il y a trop d’écart entre ce qu’un jeune (et même moins jeune)arrivant sur le marché du travail peut payer pour se loger et le prix des loyers ou l’achat immobilier, donc à un moment ou un autre il faudra que ces deux éléments s’équilibrent, ce qui entraînera la chute de l’immobilier. Finalement cette affaire est une catastrophe car ceux qui auront payé trop cher leur bien immobilier et de plus se seront lourdement endettés seront les dindons de la farce.


                                                        • Philippe de... (---.---.86.85) 16 janvier 2007 18:37

                                                          « Et je ne parlerai pas des gros de la région qui achètent pour défiscaliser . On pourrait peut être commencer par là , supprimer toutes les niches fiscales liées à l’immobilier . »

                                                          Réponse au premier message : certains pensent même que la baisse va arriver ou être accélérée à cause des Robiens trop nombreux : http://www.le-blog-immobilier.com/2007/01/la_baisse_arriv.html

                                                          Le dossier sur les Robien qu’on y trouve à la fin, est complet, et fait bien comprendre que d’une part les ROBIEN SERONT LES HLM très bientôt, mais aux mains des particuliers, et que c’est la surabondance de l’offre qui va se faire rétamer ce marché de fous.


                                                          • Remy (---.---.29.19) 16 janvier 2007 18:44

                                                            Dans ma région (Rhone Alpes)avec le niveau des loyers actuel (800 à 1000 euros pour un F3/F4) nous arrivons à un résultat abracadabrantesque où un loyer égale ou dépasse le montant de remboursement mensuel pour un crédit immobilier !. Là, à mon avis, commence à se poser un sérieux problème : le foyer qui à les moyens de louer à ce niveau de prix doit avoir entre 2400 et 3000 euros de revenu mensuel. A coût quasi identique, il préféra acheter (et il aurait tort de ne pas le faire) et ceux qui sont en-dessous de ce revenu ne pourront pas le louer faute de revenus suffisants. Résultat dans ma ville : des panneaux « a louer » qui fleurissent un peu partout pour des appartements libres ( pour certains depuis plus de 4 mois) qui ne trouvent pas preneur. La « bulle » atteint, avec cette situation absurde, ses propres limites.


                                                            • Fulgore (---.---.239.65) 16 janvier 2007 18:56

                                                              Ce thème sera sans doute un thème de la campagne tôt ou tard.

                                                              Concernant le PS, il propose deux idées : le bouclier logement (moi même à du mal à comprendre ce que cela signifie), et l’accession à la propriété au bout de 25 ans de location (comme cela est fait dans certains pays d’Europe).

                                                              Tout ceci à l’air très bien, mais ce qu’il faudrait surtout se serait que l’Etat puisse imposer un nombre minimum de construction de nouveaux logements à chaque région, afin de faire indirectement baisser le prix de l’immobilier.


                                                              • Philippe de... (---.---.86.85) 16 janvier 2007 19:28

                                                                "Vous devez être le seul en France à ne pas savoir que de grandes opérations de vente à la découpe ont été lancées à Paris et dans de nombreuses villes de provinces (notre immobilier cher paye les retraites des américains).

                                                                Vous devez être le seul en France à ne pas savoir qu’il existe de nombreux immeubles vides appartenant à de grands groupes financiers attendant d’être vendu au meilleur prix."

                                                                Les français ne se sont pas laissé faire ! http://www.le-blog-immobilier.com/2006/03/immobiler_les_v.html et les gens connus sont montés au créneau. chapeau ! à tous ceux qui se sont battus en prenant des risques, et en perdant leur temps leurs aregent dans cette guerre de nerfs !

                                                                Oui, Mr. Klein, il faut lire les articles mais aussi les sites des « vendus à la découpe » comme de vulgaires morceaux de viande. Tout ça par des étrangers, au nom du Dieu profit. Faut bien que qq’un paie les retraites américaines, c’est pas le déficit USA qui fera manger leurs retraités !!!


                                                                • parkway (---.---.18.161) 17 janvier 2007 11:53

                                                                  merci philippe II


                                                                • demagolene (---.---.144.139) 16 janvier 2007 19:40

                                                                  quelques témoignages d’agents immobiliers aux 4 coins de la France et leurs positions concernant cette bulle :

                                                                  http://www.bulle-immobiliere.org/forum/viewforum.php?f=48


                                                                  • azerty (---.---.166.82) 16 janvier 2007 20:11

                                                                    Bonjour

                                                                    Votre article ma intérressé néanmoins je ne suis pas de votre avis,

                                                                    rapidement : J’aimerais que l’on m’explique pourquoi les propriétaires de bien immobiliers n’auraient-ils pas le droits de s’enrichir grâce à cette inflation ?

                                                                    Alors que nos entreprises françaises et autres spéculent depuis plus de 30 ans sur les marchés boursiers et la cela ne gene personne et surtout pas nos hommes politiques. Donc je ne vois pas pourquoi il ne me serait pas accepté d’en faire autant sur l’immobilier.

                                                                    Aujourd’hui nombreux sont qui pensent qu’il est de plus en plus difficile de se lancer dans l’achat d’un bien immobiler. Sachez qu’il y a 25 ans cela était aussi difficile et il falait faire des sacrifices pour y arriver.

                                                                    Un exemple il y a 25 ans j’ai investi dans un bien pour un montant de 250000 frs, 5 ans après je l’ai revendu pour 500000 frs, Vous pouvez voir que déjà à cette époque l’inflation sur l’immobilier existait, et cela ne dérangeait personne.

                                                                    Aujourd’hui lorsque je fais le même calcul l’ordre de grandeur de plus values est identique, donc rien n’a changé.

                                                                    Si demain les prix de l’immobilier sont plus ou moins bloqués les propriétaires partirons eux aussi investir à l’étranger.


                                                                    • Arone (---.---.175.158) 17 janvier 2007 08:29

                                                                      il y a 25 elle était de combien l’inflation ?

                                                                      Aujourd’hui elle est quasi nulle et l’augmentation des salaire s suit cette inflation... Le problème est là, et il pénalise tous le monde (sauf les « vrais » spéculateurs), les propriétaires actuel qui cherchent a s’agrandir et les primo accédant.

                                                                      Les prix sont délirant, c’est un fait. Aujourd’hui un jeune ingénieur doit s’endetter sur 25 ans pour acheter un T2 !( avec un salaire qui n’augmetera quasiment pas )

                                                                      Alors faire des efforts d’accord, mais pas pour vivre dans un clapier.


                                                                    • armand armand 17 janvier 2007 11:15

                                                                      Précisons aussi que, n’en déplaise aux spéculateurs (grands et petits, privés ou institutionnels) l’immobilier n’est pas un bien comme un autre, car on ne peut pas s’en passer. Toutes sortes d’aménagements fiscaux viennent conforter, du reste, son statut particulier. C’est comme si les prix de l’alimentation avaient doublé en cinq ans-il y aurait des émeutes. Sauf que pour l’immobilier, ceux qui sont déjà vernis (les proprios)one, et c’est humain, le plaisir de voir s’envoler virtuellement la valeur de leur bien, ou concrètement s’ils vendent. J’ai une jeune collègue qui vient de revendre un appart acheté six ans auparavant, qu’elle n’a jamais occupé, le coin étant trop craignos, 100 000 euros de plus-value non imposable - et de plus elle se plaint de l’avoir vendu trop bon marché !

                                                                      En somme (et c’est humain aussi) les proprios veulent souvent le beurre et l’argent du beurre : régime fiscal spécial car l’immobilier c’est un foyer, un toit, et tatati-tatata, mais la pleine liberté de vendre au plus haut, au prix « du marché ».


                                                                    • parkway (---.---.18.161) 17 janvier 2007 12:02

                                                                      azerty,

                                                                      cela ne dérangeait personne en suisse, car il y a 25 ans les turpitudes suisses en matière immobilière et traffic en tout genre étaient peu connues ou passées sous silence.

                                                                      et puis, il y a 25 ans 250 mille FRS = 1.000.000 FF (nouveaux francs).Vous ne mouchiez pas du pied, déjà à l’époque !

                                                                      Il faut bien vous dire que cet argent que avez gagné, ce n’est pas à la sueur de votre front, il s’agit d’opération financière, du genre qui ont amené la merde dans la société où l’on vit actuellement. pas de quoi en être fier !

                                                                      Mais bon tant mieux pour vous, je ne suis pas jaloux.


                                                                    • stef (---.---.31.81) 16 janvier 2007 22:15

                                                                      Ne serait-il pas utile de :
                                                                      - rendre le marché plus transparent : les prix de présentation sont publics mais les prix de vente réels restent confidentiels, de même que le prix d’achat initial par le vendeur.
                                                                      - plafonner l’augmentation des loyers plutôt que d’imposer un mécanisme (IRL) qui justifie des hausses irrationnelles comme aujourd’hui (3,2 % au T3 2006 !). En contrepartie, l’Etat (mais pourquoi pas des acteurs privés) pourrait mieux garantir les baîlleurs pour diminuer le risque d’impayés.
                                                                      - imposer les plus-values immobilières y compris pour la résidence principale et...
                                                                      - ... favoriser le réinvestissement de ces plus-values dans les entreprises françaises et les PME (ou tout autre cible à privilégier). On peut imaginer, par exemple, un mécanisme de taxation des plus-values immobilières à des taux progressifs et devenant confiscatoires. Le vendeur serait ainsi incité à vendre en dessous du niveau confiscatoire. Le mécanisme pourrait être temporaire offrant aux vendeurs une fenêtre de tir étroite pour faire la bonne opération : vendre à bon prix en bénéficiant d’un avantage fiscal en cas de réinvestissement. Tout le monde serait gagnant (enfin, à première vue, ce ne sont que des idées...).


                                                                      • stef (---.---.31.81) 16 janvier 2007 22:22

                                                                        @ azerty

                                                                        Vous ne comprenez pas pourquoi les propriétaires de biens immobiliers n’auraient pas le droit de s’enrichir.

                                                                        Comprenez vous que s’ils s’enrichissent, c’est au détriment d’autres personnes, sans même avoir apporté la moindre richesse supplémentaire ni rendu le moindre service.

                                                                        Qu’ils s’enrichissent mais sans nuire.


                                                                      • Pat (---.---.27.252) 16 janvier 2007 23:12

                                                                        L’ennui, c’est que ces niches fiscales ont fortement alimenté la hausse des prix et créé de nouveaux intermédiaires venant proposer des packs tout compris à des pseudo-investisseurs qui ne connaissent pas bien les tenants et aboutissants de l’immo, et surtout à qui on faisait comprendre qu’ils n’avaient pas besoin d’en savoir plus. Des intermédiaires qui ont aussi un coût dans le système. Et puis, on a pu voir des investisseurs appâtés par la défiscalisation malgré une imposition assez faible. Un simple calcul permet pourtant de se rendre compte que quelques milliers d’euros gagnés en IR ne sont pas grand chose face à des appartements surrévalués de plusieurs dizaines de milliers d’euros. En fait, je ne comprends pas bien ces mesures qui au lieu de s’attaquer à la source du problème, le manque de logements à prix décents, ne font que le masquer et au final l’aggraver. Le réveil sera très difficile.


                                                                        • Renaud D. (---.---.83.11) 16 janvier 2007 23:30

                                                                          @ l’auteur

                                                                          Merci pour cet article lucide et intéressant de la part d’un ancien professionnel de la profession qui exprime tout haut ce que ses collègues pensent tout bas : jusqu’où peut-on s’en mettre plein les poches sans provoquer un bouleversement social préjudiciable à la bonne marche des affaires ?

                                                                          Je me suis fait expliquer que les banques peuvent prêter plusieurs fois le montant de leurs fonds propres. Quand elles accordent un prêt dans ces conditions, elles créent de facto de la monnaie. Si c’est exact, il n’y a pas à aller plus loin pour comprendre le coût de l’immobilier : les mensualités de remboursement, c’est du net et plus l’immobilier est cher, plus les mensualités rentrent grassement. On laisse les bulles monter jusqu’à leur éclatement et on laisse le marché s’effondrer quand il est bien rincé. Si les acheteurs ne peuvent plus rembourser, on se retrouve benoîtement propriétaire de leur bien. Le jeu consiste alors à faire en sorte que le marché soit toujours demandeur, en limitant les opérations de promotion immobilière à un chiffre légèrement au-dessous de la demande.

                                                                          Si c’est inexact, pouvez-vous préciser les moyens dont les banques disposent pour créer leurs fonds propres ?

                                                                          Merci pour votre réponse.

                                                                          Renaud D.


                                                                          • Arone (---.---.175.158) 17 janvier 2007 08:27

                                                                            il y a 25 elle était de combien l’inflation ?

                                                                            Aujourd’hui elle est quasi nulle et l’augmentation des salaire s suit cette inflation... Le problème est là, et il pénalise tous le monde (sauf les « vrais » spéculateurs), les propriétaires actuel qui cherchent a s’agrandir et les primo accédant.

                                                                            Les prix sont délirant, c’est un fait. Aujourd’hui un jeune ingénieur doit s’endetter sur 25 ans pour acheter un T2 !( avec un salaire qui n’augmetera quasiment pas )

                                                                            Alors faire des efforts d’accord, mais pas pour vivre dans un clapier.


                                                                            • www.jean-brice.fr (---.---.237.228) 17 janvier 2007 09:09

                                                                              article interessant et bien construit. Mais l’auteur s’est-il posé la question des causes ? Je lui conseille, puisqu’il est ancien banquier, de se reporter à Jacques RUEFF qui lui donnera les explications necessaires au sujet du système INFLATIONNISTE dans lequel le monde vit depuis trente ans ... Je lui ferai une réponse plus détaillée et argumentée dans le courant de la semaine prochaine. Merci, néanmoins, pour avoir traité un sujet capital dans le monde d’aujourd’hui.


                                                                              • parkway (---.---.18.161) 17 janvier 2007 15:44

                                                                                il me semble avoir lu que l’inflation, c’était pas bon pour les banquiers et les financiers, ce qui expliquerait pas mal de choses.

                                                                                pas besoin d’être très érudit : il suffit de réfléchir fric, et on comprend toute l’économie.

                                                                                j’ai été moi-même vénal comme employé de banque, responsable du service étranger : qu’est-ce que la banque pouvait se mettre de côté simplement en omettant de renseigner les comptables naîfs...

                                                                                C’était une petite succursalle, mais la banque mettait des dizaines de milliers de francs par mois de côté, et sans TVA....à l’insu des entreprises con-cernées.

                                                                                Vae victis, me disait le directeur,qui lui-même avait vendu un bien en espagne et avait changé tous ses pesetas, en liquide, à mon guichet, sans passer par la douane évidemment...

                                                                                Quel pied, la banque !

                                                                                Je travaille aujourd’hui au rectorat, mal payé, mais avec une conscience ppropre.


                                                                                • UnitedBusiness (---.---.15.49) 18 janvier 2007 15:40

                                                                                  Des peines de prison avec sursis dans l’affaire des HLM de Paris

                                                                                  L’enquête visant un système de corruption aux HLM de Paris entre 1987 et 1993, qui a ébranlé le RPR (UMP) et Jacques Chirac durant plusieurs années, s’est achevée après 12 ans de procédure par 37 condamnations à des peines de prison avec sursis et des amendes.

                                                                                  Le tribunal correctionnel de Paris a reconnu dans un jugement de 465 pages l’existence d’un « vaste système de trafic d’influence » et a retenu la culpabilité de plusieurs anciens collaborateurs et amis de l’actuel chef de l’Etat.

                                                                                  C’est la 3e fois que des proches de Jacques Chirac sont condamnés dans de telles affaires, après Alain Juppé en décembre 2004 (14 mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité pour des emplois fictifs) et son ex-directeur de cabinet Michel Roussin en novembre 2005 (4 ans avec sursis et 5 ans de privation de droits civiques pour la corruption dans les marchés publics d’Ile-de-France).

                                                                                  Dans le dossier HLM, où étaient encourues des peines de 5 ans de prison FERME pour « abus de biens sociaux » et parfois dix ans pour « trafic d’influence », les juges renoncent à toute incarcération et toute privation de droits civiques en invoquant « l’ancienneté des faits et la durée de la procédure ».

                                                                                  Deux ans de prison avec SURSIS et 20.000 euros d’amende ont été prononcés contre le principal prévenu, Georges Pérol, 80 ans, directeur général de l’OPAC (office HLM) de 1982 à 1993, élu corrézien RPR ...puis UMP, et ami proche de Jacques Chirac.

                                                                                  « Il a détourné (...) les prérogatives qu’il tenait de ses fonctions, faussant le jeu de la concurrence, discréditant l’impartialité du service public et nuisant à l’indispensable confiance que les citoyens doivent avoir dans leurs institutions », écrit le tribunal.

                                                                                  Le parquet avait demandé 4 ans de prison avec sursis, 50.000 euros d’amende et 3 ans de privation des droits civiques contre lui. Georges Pérol était absent mercredi du prétoire pour motifs médicaux.

                                                                                  PARADIS FISCAUX

                                                                                  Un autre ami personnel du chef de l’Etat, l’entrepreneur Francis Poullain, 64 ans, a été condamné à 18 mois de prison avec sursis et 40.000 euros d’amende, alors que l’accusation avait demandé trois ans avec sursis, 100.000 euros d’amende et trois ans de privation des droits civiques.

                                                                                  Pour les autres prévenus, des entrepreneurs du bâtiment et des intermédiaires, le tribunal a prononcé 33 peines de prison avec sursis de deux mois à deux ans, assorties d’amendes allant de 3.000 à 60.000 euros, deux peines d’amende strictes, une dispense de peine et onze relaxes.

                                                                                  Le parquet avait requis 41 peines de prison avec sursis de dix mois à quatre ans, assorties d’amende allant de 10.000 à 100.000 euros, ainsi que sept relaxes et une dispense de peine.

                                                                                  Les prévenus devront payer solidairement 100.000 euros aux HLM de Paris en réparation du préjudice moral et rembourser ses frais de procédure et d’avocats.

                                                                                  Dans ce dossier, le RPR se serait financé par des commissions occultes sur les marchés passés par l’office HLM de Paris - le plus grand de France avec 90.000 logements - en recourant à des intermédiaires qui facturaient de fausses prestations.

                                                                                  L’accusation retenait une collecte d’environ 50 millions de francs de fonds occultes (7,6 millions d’euros), dont plus des trois quarts imputés à l’homme d’affaires Jean-Claude Méry, membre du comité national du RPR, décédé en 1999.

                                                                                  La « confession » vidéo enregistrée par ce dernier, qui décrit le système et affirme que Jacques Chirac a assisté à une remise d’argent en espèces, figure au dossier mais la piste de l’argent détourné s’est perdue dans les paradis fiscaux.

                                                                                  Cette absence de preuves matérielles a fait qu’aucun élu important n’a pu être inquiété. Jean Tiberi, ex-maire de Paris, fut mis en examen mais a obtenu un non-lieu en fin d’enquête.

                                                                                  Ce dossier fut l’un des plus retentissants de ceux qui ont visé Jacques Chirac, maire de Paris de 1977 à 1995, qui a même été convoqué par courrier comme témoin en mars 2001 par le juge d’instruction Eric Halphen.

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