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Airbnb est-elle devenue le temple de l’économie informelle ?

Airbnb, première plateforme de location de meublés touristiques mondiale, est souvent présentée comme une plateforme collaborative entre particuliers. Pourtant, pour favoriser sa croissance, elle accueille un nombre de dérives et de fraudes qui lui valent d’être devenue la nouvelle bête noire des municipalités.

Les sites de location entre particuliers ne font pas que des heureux – à l’image de Airbnb, qui s’est récemment attiré les foudres de la ville de Paris. En cause, le nombre croissant de multipropriétaires qui achètent des appartements et les louent à l’année. Une pratique qui inquiète Ian Brossat, élu parisien : « [Ils] achètent des appartements dans l’unique perspective d’en faire des machines à cash via la location touristique. Ceux-là louent de façon industrielle et frénétique ». Ce recours croissant aux locations de courte durée, très rentables, prive en effet les riverains de nombreux appartements, augmentant sensiblement la pression immobilière dans la ville.

« Si nous ne faisons rien, Paris va se vider de ses habitants pour se transformer en Venise, où il n'y a plus que des touristes », s’alarme Ian Brossat. La tendance aurait en effet déjà fait sortir au moins 20 000 logements du parc locatif accessible pour les riverains selon la mairie de Paris. Une dynamique déjà bien perceptible : entre 2009 et 2014, « les arrondissements du centre (le Marais et Saint-Germain-des-Prés en particulier) ont vu leur population diminuer ». Plus globalement, le nombre de Parisiens est passé de 2 234 105 à 2 220 445 sur la même période. Soit 13 660 habitants de moins en cinq ans.

Les décrets pour encadrer l’activité d’Airbnb se multiplient dans toute l’Europe

Même son de cloche à Nice, où en juin dernier, le conseil municipal a voté une nouvelle obligation pour les propriétaires de meublés touristiques de se déclarer en ligne auprès de la mairie. « Il ne s’agit pas de pénaliser le Niçois qui loue son appartement l’été pour mettre un peu de beurre dans les épinards mais ceux qui ont fait d’Airbnb un business juteux », nuance Fabrice Decoupigny, conseiller municipal Europe écologie-les Verts. Cette mesure devrait faciliter les contrôles visant à empêcher ces particuliers de louer plus de 120 jours par an leur résidence principale. Pas suffisant pour EELV, qui appelle à lutter contre la « spirale de la spéculation » qui s’est installée et « augmente les loyers ».

« Toutes les grandes métropoles souffrent. Elles ont légiféré : Berlin a interdit la location d’une habitation entière, la limitant à des chambres », poursuit-il. En effet Airbnb est aujourd’hui devenue une véritable multinationale, présente dans pas moins de 34 000 villes et 191 pays. Et force est de constater que l’accueil réservé à la plateforme est de plus en plus mitigé. En France, le nombre de jours de location annuels a été limité à 120 jours pour éviter les abus. A Barcelone, la municipalité qui a décidé de « faire la chasse aux logements pour touristes ne disposant pas d'une licence spéciale », a sommé Airbnb de retirer de sa page web 1 036 appartements touristiques illégaux.

Pour Airbnb, ces contrôles vont à l’encontre du respect de la vie privée de ses hôtes

Malgré la polémique, Airbnb ne se montre pas toujours coopératif. A Bruxelles, la plateforme a contesté la taxe régionale sur les établissements d’hébergement touristique (3 euros par nuitée et par chambre à charge des locataires) au motif d’une violation de leur vie privée. L’article 12 de l’ordonnance impose en effet de fournir les données de chaque exploitant (coordonnées de leur(s) établissement(s) et le nombre de nuitées à l’année), sous peine d'amende administrative. De fait, Airbnb demande à collecter et reverser cette taxe pour le compte des hôtes – ce qui rendrait tout contrôle des fraudes impossibles.

« Airbnb dit collecter la taxe de séjour. Mais ils donnent un chèque qui vient de nulle part pour s’acheter la paix politique. Aucune vérification n’est faite » souligne Laurent Duc, président de l’UMIH (Union des métiers et des industries de l’hôtellerie). Le syndicat dénonce « un phénomène de grosse ampleur avec des gens qui échappent à la fiscalité ». « C’est pour cela que nous demandons que les meublés soient enregistrés et identifiés. C’est une question d’équité », poursuit-il. Pour lui – et pour un nombre croissant de municipalités, il ne s’agit pas simplement d’un réflexe de protection, mais bien la volonté de jauger un phénomène inquiétant.

Un aimant à activités illégales

Parallèlement, une forme de négligence dans les contrôles a amené une tout autre forme de population sur Airbnb.

Certains réseaux criminels profitent désormais des contrôles peu sourcilleux du site pour héberger leurs activités illégales – à l’image du proxénétisme et de la prostitution qui ont connu sur le site un essor inquiétant. Plusieurs réseaux en région parisienne ou au Canada ont été démantelés alors qu’ils « séjournent dans des appartements Airbnb aux côtés de leurs ‘filles’ » et s’en servent pour y organiser des passes. « Pour ces groupes, faire affaire avec des particuliers comporte au moins deux avantages : c’est moins cher et l’endroit sera moins surveillé qu’une chambre d’hôtel », souligne le Journal de Montréal.

Plus généralement, les sites de location touristiques sont désormais la cible d’une variété de systèmes d’arnaques : « Au-delà des faits de proxénétisme, les organisateurs de ce réseau multipliaient les escroqueries en réglant les chambres avec des cartes prépayées, alimentées avec d’autres cartes bancaires frauduleusement obtenues », explique la brigade de répression du proxénétisme.


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35 réactions à cet article    


  • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 3 août 09:54

    « Pour Airbnb, ces contrôles vont à l’encontre du respect de la vie privée de ses hôtes »


    Toujours et encore le mensonge du renard libre dans le poulailler libre.
    Même les libertariens qui veulent réduire le rôle de l’état à ses fonctions régaliennes (armée, police) admettent la nécessité d’un minimum de contribution à l’impôt. 

    S’ils veulent continuer à amasser des pépètes et s’ils ne veulent pas payer d’impôts, AirBnB, Amazon, Google et Uber devront financer des milices privées pour protéger leurs locaux et les propriétés de leurs dirigeants. C’est peut-être ce modèle de société qu’ils sont en train de mettre en place.

    • ZenZoe ZenZoe 3 août 10:21

      Airbnb est un repaire de faux-culs. Economie participative entre particuliers mon oeil ! Aux Etats de revoir leur politique fiscale !

      En ce qui concerne la pénurie de logements, ça a moins à voir avec Airbnb (qui n’est que le moyen) qu’avec le système légal et fiscal du pays. Tant qu’il sera plus rentable et qu’il y aura moins de risques de louer aux touristes, la situation n’aura aucune raison d’évoluer.


      • Fergus Fergus 3 août 15:33

        @ ZenZoe

        Par chance, cela évolue malgré tout ici et là dans les villes très touristiques où les investisseurs étaient en train de phagocyter le parc locatif au profit des hébergements de loisir de courte durée.

        C’est vrai notamment à Barcelone, à Berlin, à Florence, à Venise, et ça va l’être très vite à Paris où, comme l’a souligné Carole, le problème devient de plus en plus épineux et contribue à rejeter toujours plus de personnes vers la périphérie en réduisant le parc locatif à l’année.

        Cette situation doit impérativement être régulée par des dispositions drastiques. Ce qui va de pair, évidemment, avec une évolution de la fiscalité.


      • Robert Lavigue Robert Lavigue 3 août 15:44

        @Fergus

        Cette situation doit impérativement être régulée par des dispositions drastiques. Ce qui va de pair, évidemment, avec une évolution de la fiscalité.

        Faudra prévoir des exceptions tout aussi drastiques...
        Cela me ferait beaucoup de peine que votre neveu soit privé d’argent de poche et ne puisse plus se payer plusieurs semaines de vacances en louant son logement !


      • Fergus Fergus 3 août 16:21

        @ Robert Lavigue

        Que de persiflage pour trois ou quatre semaines de location par an d’une petite maison afin de pouvoir soi-même s’offrir un temps de vacances ailleurs durant la période de location ! Ceci n’était évidemment qu’un exemple destiné à montrer qu’ il n’y a pas que des méchants investisseurs avides de fric, mais également des particuliers modestes qui, comme ce neveu, trouvent là une occasion de gagner un peu d’argent sans que cela ait quoi que ce soit de scandaleux.

        Il y a également des gens qui sont logés gratuitement pendant les vacances de propriétaires désirant faire garder dans leur propre maison leurs animaux domestiques. Des vacances gratuites. Mais peut-être cette formule donnerait-t-elle également lieu à des commentaires acides de votre part ?


      • kader kader 5 août 23:03

        @Fergus
        airbnb ne verifie rien ca ouvre la porte à tout un tas d’abus.
        Je connais des gens qui font plusieurs baux de locations et qui louent plusieurs biens. Et qui vivent tres bien comme ca.
        Tout cela est illégal et Airbnb ne demande aucun justificatif que les hotes sont en droit de louer le bien qu’ils présentent. Une copie de la taxe foncière suffirait.
        Airbnb ne déclare rien aux impots ne leur donnent aucun renseignement, il n ’y a aucun plafond de déclaration.
        Je répète : je connais des gens qui font des baux de locations dans des lieux ou ils n’habitent pas, et ils louent de manière régulière.
        Airbnb est venu se remplir les poches à tout prix. cest ca le probleme.


      • Daniel Roux Daniel Roux 3 août 11:23

        Lorsque vous achetez sur internet, vous bénéficiez légalement d’un délai de rétractation. Si vous changez d’avis pendant ce délai, toutes les sommes versées doivent vous être remboursées.

        Toutes ! Non ! Airnb et les sociétés similaires, bénéficient d’une loi spéciale pour le montant exorbitant de ses prestations.

        Si vous changez d’avis et renoncer à une location, dans la journée, Airnb vous retiendra le prix de ses services, pouvant atteindre une centaine d’euros et plus.

        En plus, Airnb ne paie pas d’impôt sur les bénéfices tirés de ses activités en France puisque les versements sont faits sur un compte à l’étranger.

        Pourquoi et comment tout cela est-il possible ? Grâce aux gouvernements successifs qui approuvent, quand ils n’en sont pas les initiateurs, les traités et directives de l’UE favorables aux multinationales prédatrices, et qui, ensuite, versent des larmes de crocodiles sur le manque à gagner fiscal.

        Comme d’hab !


        • Fergus Fergus 3 août 13:24

          Bonjour, Daniel Roux

          Cela ne me semble pas tout à fait exact : il est indiqué dans les conditions générales que les frais de réservation sont intégralement remboursés par Airbnb dès lors qu’il n’y a pas eu d’autre annulation dans les 6 mois précédents.

          S’il y a déjà eu une annulation dans ce laps de temps, alors Airbnb prélève 50 $ US à la 2e annulation, puis 100 $ US à la 3e annulation, après quoi intervient la radiation de la plateforme.

          Très franchement, qui annule ainsi plusieurs séjours dans un laps de temps de 6 mois ?


        • Fergus Fergus 3 août 13:37

          Vérification faite - j’avais un doute -, il semble que j’aie fait une confusion entre loueur et locataire, la confusion portant sur le mot « hôte ».

          En fait, tout cela n’est pas très clair, et si j’ai bien compris, en cas d’annulation jusqu’à 24 heures avant l’arrivée dans les lieux, les frais de séjour sont intégralement remboursés et seuls les frais de service (la commission de Airbnb) sont retenus. Apparemment, ils varient de 3 % à 5 % du montant total de la prestation selon la formule d’annulation choisie au départ, entre flexible, modérée ou stricte.


        • foufouille foufouille 3 août 11:33

          ce truc est de toute façon une arnaque vu le nombre d’avis négatis.


          • Fergus Fergus 3 août 11:50

            Bonjour, foufouille

            Non, c’est faux ! Personnellement, j’ai séjourné via Airbnb - lorsque je ne trouvais pas d’autres B&B à ma convenance - à Amsterdam, Bruges, Vannes, Bourges, Cahors, Albi et Carcassonne. Et les prestations ont toujours été parfaitement conformes aux annonces.

            Cela précisé, Carole a raison se stigmatiser les dérives du système, et notamment la location via Airbnb de logements entiers qui deviennent pour le propriétaire plus rentables en quelques semaines que s’ils étaient loués à l’année. C’est pourquoi il faut encourager les municipalités qui luttent contre ce phénomène très préoccupant par différents moyens évoqués dans l’article.

            Quant à ceux qui croient que les loueurs Airbnb ,ne sont que d’affreux investisseurs désireux de se faire un maximum de fric, ils se trompent. Tous n’appartiennent évidemment pas à cette catégorie, à l’image d’un de mes neveux, intermittent du spectacle, qui libère quelques semaines par an sa propre maison pour en tirer des revenus suffisants afin de financer ses propres vacances. Il y a donc lieu d’éviter les amalgames.


          • ZenZoe ZenZoe 3 août 11:51

            @foufouille
            Arnaque je sais pas. En tout cas, les logements répondent forcément à un besoin.
            Je t’avoue avoir utilisé airbnb, j’en ai été très contente, le prix était bien, le studio aussi, j’ai pu me préparer à manger sans devoir aller au resto. Le proprio (un particulier) lui aussi était content. Sur le principe donc, je trouve que c’est une bonne idée. Après tout, les hôteliers qui râlent n’ont qu’à être à l’écoute des consommateurs.
            Ce sont les dérives qui posent problème, et le vide juridique et fiscal.


          • Fergus Fergus 3 août 13:09

            Bonjour, ZenZoe

            « les hôteliers qui râlent n’ont qu’à être à l’écoute des consommateurs. »

            Exactement ! Personnellement, j’ai quasiment cessé d’aller dans les hôtels il y a une dizaine d’années après avoir rencontré de trop fréquents problèmes : graves défauts d’insonorisation, climatisation ou chauffage défectueux, propreté douteuse, etc. ; le pire a toutefois été atteint à deux reprises en Auvergne et en Corse avec inondation partielle de la chambre liée à une rupture de plomberie !

            En 2008, j’avais écrit à André Daguin, le président de l’UMIH (syndicat professionnel hôtelier) qui se plaignait alors dans les médias de la concurrence « déloyale » des chambres d’hôtes pour lui expliquer les raisons de ma désertion, et à travers mon cas, celle de nombreux autres usagers. J’avais reçu une réponse très courtoise dans laquelle Daguin reconnaissait que les établissements hôteliers n’étaient pas toujours à la hauteur. Depuis, il y a eu du mieux, mais à tarif égal, les prestations en B&B sont en règle générale nettement supérieures en charme et en qualité de petit-déjeuner.


          • Robert Lavigue Robert Lavigue 3 août 14:47

            @Fergus

            à l’image d’un de mes neveux, intermittent du spectacle, qui libère quelques semaines par an sa propre maison pour en tirer des revenus suffisants afin de financer ses propres vacances.

            Vous avez raison. On ne pense pas assez aux membres de votre famille et aux infinies difficultés qu’ils ont à se payer plusieurs semaines de vacances dans des lieux décents.

            J’imaginais des gens presque ordinaires qui avaient une chambre indépendante inoccupée ou des trucs comme ça.
            Mais, j’avais oublié la vocation sociale trop souvent méconnue d’Airbnb (et consorts). Celle de financer les vacances de la famille des Élites des Forces du Bien, du Beau et du Vrai !

            Un p’tit complément de revenu qui permet de mettre du beurre dans les épinards mitoyens.
            Net d’impôts, de TVA, de charges sociales et de CSG. Mais, cela va de soi dans vos milieux humanistes... Quand c’est la famille et les potes, c’est pas pareil !


          • foufouille foufouille 3 août 14:53

            @Fergus
            les avic=s négatifs sont le net, donc cherche avant de te prendre pour le centre du monde.
            des deux côtés en plus, bailleurs et locataires.


          • foufouille foufouille 3 août 14:57

            @ZenZoe
            en dehors du fait qu’il faut utiliser fessebouc et avoir pas moins de 800 commentaires et des amis, les avis sont très négatifs en cas de problèmes.
            il existes d’autres plateformes du même genre plus sérieuses et plus sécurisés.


          • ZenZoe ZenZoe 3 août 15:21

            @foufouille
            Non, je n’ai pas de compte Facebook, et je n’en ai pas eu besoin. Et mon loueur non plus (du moins, je ne l’ai jamais contacté par ce biais). Pour les 800 commentaires, je ne vois pas de quoi tu parles. Mon loueur n’en avait qu’une petite dizaine, tous positifs dans l’ensemble et justes.
            Il est vrai que je n’ai pas eu de problème et que je ne peux pas juger en la matière, donc je ne dirai rien.


          • Fergus Fergus 3 août 15:22

            @ foufouille

            « cherche avant de te prendre pour le centre du monde. »

            J’ai cherché et je n’ai pas trouvé d’avis négatifs sur les hébergements où je suis effectivement allé.

            Et en quoi le fait de rapporter mon expérience de quelques nuits passées ici et là via Airbnb signifie-t-il que je prétende être le « centre du monde » ? Je réagissais à ton propos péremptoire de non-client de cette formule d’hébergement.

            J’ai relaté ma propre expérience, et je note que celle de Zenzoé est conforme à ce que j’ai observé. Mais sans doute les propos recueillis ici et là sur le net - possiblement postés par des personnes plus ou moins malveillantes - ont-ils plus de valeur à tes yeux que le vécu de clients ayant testé la formule en différentes occasions ???

            D’une certaine manière, cela me rappelle des commentaires sur le cinéma lus sur ce site, du genre : « Ce film, comme tous les films français, est un navet ! Et d’ailleurs je ne suis pas allé le voir. » smiley 


          • Fergus Fergus 3 août 15:26

            @ Foufouille

            Ah ! au fait : comme Zenzoé, je ne suis pas sur Facebook et d’ailleurs sur aucun réseau social !

            Pour utiliser Airbnb, il suffit d’avoir une adresse e-mail.


          • Fergus Fergus 3 août 15:57

            Bonjour, Robert Lavigue

            « Net d’impôts »

            Au lieu de persifler comme à votre habitude, il faudrait vous renseigner : depuis 1 ans, les produits de location via la plateforme Airbnb sont à déclarer dès le premier euro par le loueur !!! Et il ne sont exonérés que si le total des sommes perçues est inférieur à... 305 euros !


          • Robert Lavigue Robert Lavigue 3 août 16:29

            @Fergus

            Au lieu de persifler comme à votre habitude, il faudrait vous renseigner

            Merci pour cet utile complément qui malheureusement ne me servira strictement à rien. J’en étais resté à l’ancien système. Vérification faite, pour la location de la résidence principale, c’est 760 euros/an et il y a un abattement de 50% jusqu’à 32 500 euros. J’exprime toute ma solidarité mitoyenne à votre famille.

            Bien que n’étant pas un membre reconnu de l’Élite des Forces du Bien, du Beau et du Vrai, quand je m’absente pour plusieurs jours, j’ai la mauvaise habitude de proposer mon logement à des amis (et surtout à des enfants d’amis).
            Tout ce que je leur demande comme contribution, c’est d’arroser les plantes vertes (une forme d’esclavage ?).

            Je n’avais jamais pensé que je pourrais partir plus longtemps en les faisant payer. Une lacune dans ma culture humaniste. Je vais y réfléchir.

            Je souhaite d’excellentes vacances à votre neveu.


          • foufouille foufouille 3 août 17:06

            @ZenZoe
            maintenant il faut un compte fessebouc actif.


          • foufouille foufouille 3 août 17:08

            @Fergus
            il faut bien un compte fessebouc cette année. tu n’as cherché du tout car les avis négatifs sont très nombreux.
            tu es donc bien le centre du monde.


          • Fergus Fergus 3 août 17:20

            @ Robert Lavigue

            Il m’arrive également de laisser ma maison gratuitement lorsque je m’absente. Mais j’ai une bonne pension, et ce n’est pas le cas de tout le monde, de même que bien des actifs qui disposent de revenus modestes ; je comprends donc parfaitement ces derniers lorsqu’ils ont recours à une possibilité d’améliorer ces revenus.

            Quant à l’« l’Élite des Forces du Bien, du Beau et du Vrai », n’est-ce pas plutôt le Front National ? smiley

            Merci pour mon neveu ! Et je souhaite longue vie à vos plantes vertes.


          • Fergus Fergus 3 août 17:26

            @ foufouille

            S’il faut un compte Facebook actif, cela date de ces dernières semaines car j’ai eu recours à Airbnb en mai 2017 à Albi et Carcassonne et en juillet 2017 à Bourges ! Et cela uniquement avec mon adresse e-mail, et sans le moindre problème !!!

            Qui plus est, je confirme que pour les hébergements que j’ai repérés et retenus, je n’ai trouvé que des avis très positifs. Sincèrement désolé de te contredire !


          • onesime leufeross leufeross 3 août 17:45

            @Robert Lavigue
            En fait il s’agit d’un mal qui fait ses ravages chez les bobos bienpensants.
            On y trouve toute la différence entre la gauche « officielle » et la classe ouvrière organisée
            .
            C’est un« mix » entre le bénévolat et le caritatif qui a deux fonctions
            .
            1°) masquer dans une confusion habile par du caritatif ostentatoire une absence totale de solidarité ouvrière , historiquement à la base de la constitution comme classe...
            Évidemment les bobos bienpensants n’ont aucune idée de la distinction qu’il y a de l’un à l’autre
            .
            2°) dans un mouvement comparable à l’étalage des ex votos couteux dans les églises , les bobos se posent en modèles assurés du retour en notoriété dont ils sont avides et même plus que ça.
            .
            la solidarité noie les cotisants dans la masse, le caritatif lui, fait se dresser sur ses ergots et gonfler d’orgueil le bienfaiteur ;car il tient à se faire connaitre....
            .
            Waldgänger l’imposteur escroc faux autiste Asperger se vante d’avoir reçu indument l’AAH et il tient à ce que la confusion entre caritatif et solidarité soit perpétuée.


          • kader kader 5 août 23:06

            @Fergus
            faux.
            je suis en procès avec un locataire qui louent plusieurs biens sur lesquels il n’a aucun droit.
            cela fait 7 ans que ca dure.
            les impots ne sont au courant de rien. on déclare si on veut. Qui veut déclarer des impots que le fisc ne peut pas vérifier ?


          • zygzornifle zygzornifle 3 août 12:12

            elle accueille un nombre de dérives et de fraudes ..... comme chez les députés sénateurs et ministres .....


            • mac 3 août 16:06

              Si ce genre de site peut faire bouger le marché de la location et de l’hôtellerie où on vous fait parfois payer des gourbis à prix d’or sous prétexte qu’on est à Paris. ..


              • bob14 bob14 3 août 16:26

                fondée en 2008 par les Américains Brian Chesky et Joe Gebbia..a la démesure des USA..la location XXL...pour névrosés !


                • ben_voyons_ ! ben_voyons_ ! 3 août 16:31

                  J’aimerai qu’on m’explique

                  - l’utilisation de plus en plus abusive, à tort et à travers, des mots « particulier », « professionnel » ; à ce que je sache, il n’existe aucun document officiel d’identité portant l’un ou l’autre de ces deux mots.

                  - pourquoi quand je demande aux gens : « mais que signifie pour vous le mort »partticulier«  » ? Soit, ils ne savent pas, ils utilisent donc un mot dont ils ne connaissent pas le sens, soit ils me disent « un particulier, ce n’est pas un professionnel », ce qui est un non sens total et ce qui ne répond pas à la question.
                  [pour info : particulier = personne physique = tout être humain est un particulier / opposé = personne morale]
                  [professionnel = qui exerce une profession / opposé = non professionnel, voire amateur]


                  • Robert Lavigue Robert Lavigue 3 août 17:07

                    @ben_voyons_ !

                    à ce que je sache, il n’existe aucun document officiel d’identité portant l’un ou l’autre de ces deux mots.

                    Entre professionnels, le Kbis fait un peu office de pièce d’identité ! Non ?

                    Mais, le margoulin de l’économie collaborative aura toujours un bon prétexte pour échapper à la stigmatisation du Kbis.
                    Au hasard :
                    - c’est un gars modeste. Qui voudrait appauvrir un pauvre bougre ?
                    - il touche des allocs par ailleurs. Vous ne voudriez quand même pas le priver de son droit à la solidarité ?
                    - il a un boulot à côté. Vous ne voudriez quand même pas taxer un gars qui travaille deux fois ?
                    - il bidouille au nom de sa femme. Vous êtes sexiste, en plus ?
                    - c’est un retraité. C’est bon pour la santé des vieux de rester actifs.
                    - il ne gagne pas grand chose. Beaucoup plus que ce qu’il déclare, mais c’est le jeu ma pauv’ Lucette !
                    - il ne fait de mal à personne. D’ailleurs, les z’autres on s’en fout.
                    - c’est un humaniste. Très en vogue chez les margoulins associatifs.
                    - c’est un passionné. Réservé au milieu des collectionneurs.
                    etc,

                    Vous prenez pas la tête. Faites comme Fergus. Il y a bons (son neveu, sa famille et par extension tous ceux qui leurs ressemblent...) et puis, il y a les zautres !


                  • ben_voyons_ ! ben_voyons_ ! 3 août 16:39

                    Economie collaborative = économie des collabos.

                    Collabos = marché noir.

                    La France des années quarante a été le haut lieu de l’Europe de l’économie parallèle, dite souterraine.

                    Et ça recommence maintenant, depuis 1995, avec les vide-merdiers, l’internet et l’ultra-laxisme des gouvernements successifs (à moins que cela soit voulu, pour détruire les petites entreprises et les entrepreneurs individuels, pour créer le CHAOS TOTAL).


                    • zygzornifle zygzornifle 3 août 17:39

                      et dans le temple on prie avec ferveur le veau d’or Jupitérien .....


                      • Xenozoid Xenozoid 3 août 17:48

                        hah carole....

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Carole


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