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Accueil du site > Actualités > Economie > Attention ! déflation droit devant !

Attention ! déflation droit devant !

Après l’inflation dans laquelle nous sommes installés, malgré les propos lénifiants de Madame Christine Lagarde, sommes nous menacés à présent par la déflation ?

Mais qu’est ce que la déflation ?
Il ne faut pas la confondre bien sur avec la désinflation, laquelle suit logiquement l’inflation, et qui exprime un retour « à la normale ».
Ce dont nous sommes bien loin.

La déflation est tout à fait autre chose.
« La déflation est un mouvement persistant à la baisse, au fil du temps, du prix moyen des biens et des services, c’est à dire du coût de la vie. »
C’est la définition donnée par Wikipédia.

Que l’on comprenne bien, il ne s’agit pas de la baisse du prix d’un bien, ou même des prix d’un secteur particulier d’activité, mais bien de la baisse de l’ensemble des prix.

La déflation est autrement plus dangereuse que l’inflation, car elle peut conduire à ce que les économistes appellent « la spirale déflationniste »

L’économie ralenti progressivement, et la demande de consommation est moins pressante, malgré la baisse régulière des prix.
L’un entraînant l’autre, la croissance est freinée d’autant.

Les périodes de déflations sont bien connues et l’on n’a pas oublié la grande dépression des années 30, période au cours de laquelle l’emploi baissa de 16% en trois ans, provoquant un recul des salaires de plus de 40%, avec les conséquences sociales faciles à imaginer.
 
Nous étions alors en pleine spirale déflationiste.
Pour faire court, la baisse des prix mène à une réduction générale de la production, provoquant une baisse des salaires, un recul de la consommation, et donc de la demande, accroissant ainsi la baisse des prix…et ainsi de suite…
 
Or, pour les économistes, nous venons de rentrer dans une période de déflation.
La seule manière d’enrayer cette spirale serait de baisser les taux d’intérêt et en augmentant la masse monétaire.
 
Malgré tout, il est possible que cela n’arrête pas la spirale dans sa folle course en avant.
Ce que nous constatons aujourd’hui c’est l’apparition d’une situation de dépression économique, une chute des prix à la consommation, une accélération de la chute des prix dans l’immobilier d’environ 20% suivant les régions, une poursuite de la tendance à la baisse du prix des matières premières.
 
En un mot comme en cent, pour la plupart des économistes, le pire est devant nous.
Aucun des problèmes à l’origine de la crise n’a été réglé.
La « bulle de crédit » a continué de grossir en Europe a un rythme de plus de 10% par an, touchant après la consommation des ménages, celle des entreprises et les différentes institutions financières.
 
Devant cette situation, on peut s’interroger sur le peu d’intêret que soulève chez nos gouvernants les nouvelles tendances développées par les « objecteurs de croissance », dont Paul Aries est l’un des porte-parole (la décroissance, un nouveau projet politique/ éditions Golias).
 
Cette autre façon de construire un avenir durable pour les générations à venir rencontre pourtant les suffrages de nombreux courants de pensée, dont celui des alter mondialistes et de bien d’autres.
 
Au moment ou la Droite et la Gauche partagent le même catastrophique bilan économique et écologique, plongés qu’ils étaient les uns et les autres dans un productivisme sans espoir, il serait temps que les Chefs d’état se décident à changer leur façon d’imaginer un autre avenir.
 
Mais comme disait un vieil ami africain :
« La pintade que tu essayes de capturer a sa case sous mes aisselles".
 

Moyenne des avis sur cet article :  4.17/5   (29 votes)




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48 réactions à cet article    


  • FR-ank FR-ank 17 janvier 2009 14:07

    Merci pour se rappel de la deflation.
    "La seule manière d’enrayer cette spirale serait de baisser les taux d’intérêt et en augmentant la masse monétaire." : Je crois que la c’est plus possible pour les USA : taux d’interet a pratiquement 0 ( 0 a 0.25 ) et augmenter la masse monetaire, c’est deja fait et beaucoup trop.
    Ce qui me surprend ( et me fait peur ) c’est la capacite des gens a ne pas s’en preoccuper et a se dire ca ira mieux demain !!!
    Il est temps de se faire entendre.


    • olivier cabanel olivier cabanel 17 janvier 2009 14:14

      Frank
      préparez vous a des tempetes à la suite de cet article,
      les capitalistes de tout crin vont se ruer pour commenter, et votre aide ne sera pas superflue !
      il est évident pour moi, et pour vous manifestement, que nous ne pouvons pas continuer comme çà,
      il faut repenser le système afin que nous puissions , pauvres ou riches, continuer d’exister dans un monde plus citoyen, plus fraternel...plus équilibré


    • Yvance77 17 janvier 2009 14:22

      Petit rapel salutaire. L’homme a toujours un problème récurrent ... l’amnésie sélective. Il est incapable de retenir les erreurs des années appartenent au passé. Et voilà qu’on y revient.

      Le fond est sensiblement le même c’est ce système qu’il faut changé point barre. Mais toute les voix mement à un partage équitable des ressources sont des lettres mortes.

      L’ordre mondial règne pour et par certains c’est cela qu’il faut combattre et tuer. Paradis off shore et fiscaux, redistribution des masses sur-capitalisées, developpement de la proximité etc ...

      Il faut une révoltion rien de moins, c’est assez maintenant.

      A peluche


      • olivier cabanel olivier cabanel 17 janvier 2009 17:18

        Yvance77

        une révolution , rien de moins, dites vous...
        à l’évidence, c’est une solution radicale et peut etre nécessaire,
        il faut au moins qu’elle soit bien menée, afin de ne pas permettre aux memes erreurs de recommencer.


      • FR-ank FR-ank 17 janvier 2009 14:48

        plus qu’une Revolution ( qui ne sera jamais totale et reprimee severement puis discredite au + haut niveau par nos medias si integres !!! )
        c’est une Evolution qu’il faut, des mentalites, du rapport a l’argent, a la possession, a la solidarite entre-nous ( On est de la meme espece si je ne m’abuse ), arettez d’avoir peur de son voisin ( grandement relaye par nos politiciens )...
        Sommes-nous pret pour l’ecosocietalisme ? ( mettant l’homme en premier avant ce foutu argent-roi ) ???
        l’histoire nous le dira...trop tard...


        • olivier cabanel olivier cabanel 17 janvier 2009 17:35

          d’accord avec vous,
          il faut que l’homme change de mentalité,
          il faut qu’il arrette de se considérer comme le centre du monde,
          qu’il respecte ce qui l’entoure, plantes, animaux, et ses proches,
          quel que soit l’état de richesse de ceux ci, quelle que soit leur origine,
          il faudrait que le mot fraternité ne se limite pas a etre sur le fronton d’une mairie,


        • gimo 17 janvier 2009 19:28

           l’argent au service de homme et non l’homme au service de l’argent


        • olivier cabanel olivier cabanel 18 janvier 2009 07:20

          merci pour cette belle expression,
          j’adhere et je la range dans mes docs, au cotés de mes proverbes africains !
          l’argent au service de l’homme et non le contraire.
          bien vu.


        • bek 18 janvier 2009 19:54

          olivier
          "qu’il respecte ce qui l’entoure, plantes, animaux, et ses proches,
          quel que soit l’état de richesse de ceux ci, quelle que soit leur origine"

          Demander à des monstres qui appuient une entitée belliqueuse et guerrière qui tire sur une population civile au phosphore de respecter les fleurs et le cactus !!!!
          il faut demander la lune comme même ;)


        • bek 18 janvier 2009 19:56

          sorry
          il faut PAS demander la lune comme même ;) 


        • olivier cabanel olivier cabanel 18 janvier 2009 21:28

          bek,
          bien sur, il faut demander la lune,
          comme disait un vieil ami africain,
          "si tu veux obtenir un peu, il faut demander beaucoup"...
          ceci dit, ton commentaire sort un peu du cadre,
          ce qui n’empeche pas d’en parler,

          j’ai cru comprendre que c’etait le conflit israélo-palestinien qui était évoqué ?

          je pense que pour qu’une paix durable s’installe, il faut qu’une armistice acceptable par toutes les parties soit mises en place, que personne ne se sente lésé... sinon, c’est la spirale infernale.

          je pense en écrivant celà que si la guerre de 14/18 avait eu une finalité acceptable par les deux parties en présence, la guerre qui a suivi n’aura pas eu lieu.
          prendre pour des decennies un état à la gorge, en lui faisant payer quasi à l’infini des impots de guerre ne pouvait que déboucher un jour ou l’autre sur une nouvelle guerre,

          c’est ce qui s’est passé.

          pour israel et la palestine, pareil.
          tant qu’un pays (la palestine) sera pris en otage par un autre (frontières controlées, blocus et cie) le pays quasi assiégé ne trouvera pas d’autres alternatives qu’une action violente,
          le coup d’état du hamas a précipité les choses,
          personne sur terre ne peut accepter de recevoir pendant 7 ans des missiles qui tombent un peu partout,
          et les palestiniens sont pris en meme temps en otage par des extrémistes, planqués bien à l’abri dans les sous sols, conscients que leur frères et soeurs sont exposés...

          il n’y a pas de solution dans un cas comme dans l’autre, tant qu’une coexistence pacifique, laïque, n’aura pas été acceptée de part et d’autre.

          excuse moi de cette digression, mais ton commentaire implicitement l’a provoqué.


        • bek 19 janvier 2009 00:55

          merci Olivier, et grand merci de garder mon commentaire qui est "hors sujet."
          c’était plus fort que moi


        • olivier cabanel olivier cabanel 19 janvier 2009 08:07

          Bek,
          pas de quoi,
          même hors sujet, il était tout à fait interessant,
          à bientot


        • JL JL 17 janvier 2009 15:15

          @ Olivier Cabanel : Si je suis d’accord sur le fond, je conteste la formulation suivante :

          "" Que l’on comprenne bien, il ne s’agit pas de la baisse du prix d’un bien, ou même des prix d’un secteur particulier d’activité, mais bien de la baisse de l’ensemble des prix."… L’économie ralenti progressivement, et la demande de consommation est moins pressante, malgré la baisse régulière des prix.""

          La théorie économique est réductrice à souhait … pour les plus aisés d’entre nous. S’il est aisé pour certains ménages de différer un achat de confort, en revanche il faut dire que la consommation des biens de première nécessité est quasiment incompressible pour tous. C’est pourquoi, en cas de déflation, ces produits deviennent une valeur refuge pour ceux dont les appétits financiers sont frustré par l’étiolement des marchés lucratifs de l’économie du "toujours plus."

          Et ces produits des pauvres, à l’inverse des produits des riches auraient plutôt tendance à l’inflation. En période de guerre, cela peut aller on l’a vu, jusqu’au marché noir.

          Dans ce jeu de yoyo auquel nous soumet la globalisation, les pauvres sont alternativement conduits à se convertir au capitalisme dans les périodes fastes, et sont broyés quand la crise survient.

          "La misère c’est la pauvreté sans les moyens de subsistance" C’est ce que disaient aujourd’hui Majid Rahnema auteur de "Quand la misère chasse la pauvreté" et coauteur avec Jean Robert de La Puissance des pauvres" qui étaient les invités de Ruth Stégassy dans sa formidable émission Terre à terre, pour parler de cet ouvrage.

          Extrait : "Dans son précédent ouvrage, Quand la misère chasse la pauvreté, Majid Rahnema entendait montrer que l’économie moderne, en éradiquant la pauvreté conviviale – un mode de vie millénaire –, a eu une part prépondérante dans la multiplication de nouvelles formes de misère. .. Dans cet essai, Majid Rahnema et Jean Robert s’emploient à dresser un état des lieux et à rechercher les causes profondes des malaises qui rongent toutes les sociétés de marché. Pour eux, si la pauvreté continue d’être codifiée en termes d’aide ou de calculs économiques abstraits, des formes toujours plus pernicieuses de misère élargiront sans cesse l’abîme entre nantis et miséreux. Aussi bien, les voies de l’espérance passent par la redécouverte par chacun de sa propre puissance d’agir. (Présentation de l’éditeur )

           

          Cordialement

           


          • olivier cabanel olivier cabanel 17 janvier 2009 17:41

            JL,
            vous etes tout a fait légitime a contester cette formulation,
            elle n’émane pas de moi, mais d’une explication d’authentiques économistes, et l’on peut lire ce genre de commentaire sur plusieurs blogs de spécialistes, y compris sur wiki pédia...
            pour le reste de votre commentaire, je l’approuve, évidemment.


          • gimo 17 janvier 2009 19:55

             il faut que l’homme sache quel est le poison de ce mal ... tout simplement l(e vide de la nature)
             passer le niveau du besions vital même confortable  le reste est le phénomène de la pathologie de
            "la non construction "" du moi donc un vide une insuffisance faiblesse de soi d’une valeur de soi
            qui fait de lhomme cherche dans l’argent ce manque pour se valorisé le pauvre imbecile y croit
             par ce que un autre imbecile faible le convoite et lui enboite le pas et c’est cette maladie qui est tres rependu sur cette société de nains et pour conclure seul la valeur intérieure de homme est valable


          • olivier cabanel olivier cabanel 18 janvier 2009 07:23

            gimo,
            certains évoquent même la solution interressante de revenir au troc,
            ou d’un commerce de partage, comme le sel, par exemple,
            ce qui est certain c’est que le milieu bancaire devrait etre ’"moralisé", ou en tout cas "mis sous haute surveillance", en fixant des règles déontologiques un peu plus humanistes.


          • Frabri 17 janvier 2009 16:04

            Sur internet le livre de Paul Ariès arrive en tête des "nouveaux projets politiques".

            On peut voir sur internet également un film sur la décroissance et la simplicité volontaire où sont interviewés les principaux théoriciens de la décroissance dont paul Ariès, a partir du site suivant.

            http://www.utopimages.org/index.php


            • Marc Bruxman 17 janvier 2009 16:16

              La "simplicité volontaire", à croire que tu ne cotoie pas d’être humain pour y croire. Personne n’en veut ou presque. C’est tout au plus un moyen pour ceux qui sont dans la merde de rendre leur merde moins insupportable en se disant que c’est volontaire. Après tout si tu as une vie de merde vaut mieux se dire que c’est un style de vie plutot qu’un truc forcé. 

              Cette idéologie servira peut être politiquement à rendre la crise supportable pour ses victimes, pas plus ! Ceux qui gagneront du fric malgrés la crise continueront de consommer, ils épargneront une partie au cas ou, investiront leur épargne comme cela a toujours été. Durant les troubles, une nouvelle classe moyenne se créera, chacun prendra sa nouvelle place, et puis ca repartira comme avant. Avec des riches, des pauvres et une classe moyenne. 

              En tout cas, pour rester à flot, soyez prévoyants !


            • olivier cabanel olivier cabanel 17 janvier 2009 17:43

              Frabri,
              merci de ces liens supplémentaires,
              ne pas oublier non plus d’évoquer le merveilleux livre de Naomi Klein (la stratégie du choc) que j’ai évoqué déjà a plusieurs reprises sur d’autres articles,
              et qui est l’objet récent d’un article sur av,


            • olivier cabanel olivier cabanel 17 janvier 2009 17:47

              Marc Bruxman,

              bien sur il y aura toujours des riches, des pauvres, et des classes moyennes,
              si au moins on pouvait imaginer un monde plus solidaire,
              avec des écarts de salaires acceptables,
              et une autre façon de vivre, de consommer,
              consommer malin, utiliser les productions locales, boycotter les marchands d’illusion qui envahissent le marché avec des produits dangereux...

              au fait, vous avez un lien de parenté avec le guitariste ?


            • antireac 17 janvier 2009 20:17

              @Olivier
              Tu cites encore cette célébrissime economiste que je connaissais pas .Mais j’ai lu un peu les critiques sur cette nouvelle Madone des gauchistes .
              Le moins qu’on puisse dire que cette noami est bien klein tant dans son comportement que dans ses analyses economiques.
              Je te conseille Fridemann voir même Keynes (plus proche de ta sensibilité) economistes qu’elle critique et ont pourtant réussi puisque ces deux economistes sont toujours d’actualité dans les economies de nombreux pays du monde.
              La klein quant à elle se contente d’un verbiage creux et sans envergure n’hesitant d’attaquer les personnes dans ses analyses l’histoire de se faire mousser un peu.

              Non décidement le militantisme rend les gens aveugles.


            • Frabri 17 janvier 2009 20:28

              @ Marc Bruxman
              Si sur internet "la décroissance " est en tête des" nouveaux projets politiques", ce n’est sans doute pas par hasard ou par erreur, c’est que cela correspond a un besoin.

              Pas suffisamment de gens s’ntéréssent a la simplicité volontaire, c’est sûr , mais il y en a de plus en plus et j’en cotoie dans certaines associations écologiques comme "les amis de la terre", ou d’autres associations comme les SEL (Système d’Echange Local) ou des groupes de réflexion sur la décroissance ou la majorité des participant-te-s ont moins de 30 ans.
              De plus en plus de jeunes comprennent qu’il ne peut pas y avoir de croissance infinie dans un monde fini.

              Le mouvement de la décroissance n’existe que depuis 7 ou 8 ans. On peut, en ce début d’année et en ce début de siècle lui souhaiter une bonne année et un grand avenir.



            • Redj Redj 18 janvier 2009 02:35

              .@antireadc,
              Tu te permets de critiquer quelqu’un sur des on dit car tu le dis toi même tu ne la connais pas. Comment veux-tu qu’on te prenne au sérieux. Evite de te fatiguer, et met un lien vers le figaro, cela évitera à tout le monde de perdre du temps en te lisant


            • olivier cabanel olivier cabanel 18 janvier 2009 07:26

              j’ai eu le bonheur d’assister l’an dernier à une conférence de Paul Aries,
              j’encourage tout le monde à l’inviter,
              il est pédagogiquement très convaincant, et passionnant,


            • olivier cabanel olivier cabanel 18 janvier 2009 07:30

              antiréac,
              vous ne pouvez pas écrire une énormité pareille,
              Naomi Klein a fait dans son dernier livre un travail remarquable,
              c’est une véritable "bible" d’informations, toutes étayées, recoupées,
              un vrai travail d’investigation,
              chaque journaliste professionnel ou amateur devrait s’en inspirer,
              il y a dans "la stratégie du choc" des quantités d’informations capitales, que la plupart d’entre nous ignoraient,
              qu’elle en soit remerciée,
              en tout cas elle est tout, sauf ce que vous affirmez.


            • antireac 18 janvier 2009 09:10

              @Redj
              Ici c’est un debat ce qui veut dire en clair qu’on peut avoir des opinions divergeantes sinon pas la peine de debattre.
              Quant au Figaro je te le signale que lui aussi accépte des opinions divergeantes non si tu voulais m’indiquer
              un journal qui ne l’accepte pas ce bien l’huma.
              Pour en revenir à la klein j’ai effectivement pas lu ses ouvrages mais je doute qu’il en ait beaucoup sur ce forum qu’il l’on lu et encore moins compris.
              Tout simplement j’avais les critiques de tous bords et je me suis forgé une bonne idée je le pense.
              Enfin comme disait Olivier sur un autre forum on a pas besoin d’être technicien pour interpreter les données scientifiques (à propos du nucléaire)


            • antireac 18 janvier 2009 10:07

              @Fabri
              Tu racontes des enormités
              Bien sûr que la croissance n’est peut-être pas infini mais ce n’est pas les agitateurs du dimanche (que tu cites) qui peuvent le savoir.
              En tout cas ce qui est sûr on a devant nous de nombreuses années de croissance.

              Un petit rapel en mai 68 des étudients infantiles proposaient la croissance zéro cela leur paraissaient raisonable.
              Heureusement personne ne les a écouté sinon tu ne serai pas là pour raconter de telles absurdités
              Car l’ordi perso ne serait pas inventé quant à la décroissance il faudrait que tu en parles aux SDF ou aux méres seules avec deux ou trois marmots et qui se debattent avec un SMIC je suis sûr que tu seras très bien compris avec coup de pied au c...


            • Marc Bruxman 17 janvier 2009 16:09

              Les économistes ne sont aujourd’hui pas trop d’accords entre eux, ils hésitent entre hyperinflation, inflation et déflation. Je crois que personne ne sait. Une chose est sure, on est en crise. 

              En tout cas la baisse des taux d’intérêts concerne les banques et comme celles ci sont hyper dans la merde, elles ne le répercutent que peu. 

              On arrive surement à la fin d’une bulle du crédit qui a été trop utilisé ces dernières années. Effectivement cela va fortement réduire la masse monétaire en circulation et donc on pourrait pencher pour une forte déflation. Cela parait logique.

              Mais d’un autre coté, on a une bulle de la dette publique qui va aussi créer de la masse monétaire. Le crédit privé est remplacé par le crédit public. Mais cette bulle la sera de courte durée vu que les états sont déja sur-endéttés. 

              Or, il y a du crédit parce qu’il y a des gens qui investissent leur cash disponible dans ce crédit. Si ces gens trouvent que cela ne rapportent plus assez ils investiront leur cash aileurs, dans une consommation immédiate de biens de luxe par exemple. (Ce ne sont pas les pauvres qui achétent des bons du trésor). Ce qui va faire rentrer de la masse monétaire dormante dans le système et risque de créer de l’hyperinflation. 

              C’est de l’équilibre entre ces deux forces que viendra la tendence résultante entre déflation et hyperinflation. Et bien malin qui a ce stade peut prévoir. Tout dépendra aussi des conséquences géopolitiques de la crise qui seront énormes. 







              • letuyauteur 17 janvier 2009 20:26

                 Quand vous dites" tous les economistes sont d’accord " , Est-ce les memes qui n’ont rien vu venir , les memes qui ont crees ce systeme , les memes qui y participent ?
                Franchement etre economiste me semble un metier semblable a meteorologue . Ils font de leur mieux pour predire , mais ne pourront jamais detourner une trajectoire d’ouragan , au mieux l’annoncer et prier .


              • Yohan Yohan 17 janvier 2009 21:23

                Tessier ou économiste, quelle difference ?


              • Yohan Yohan 17 janvier 2009 21:28

                Il n’est pas besoin d’être du métier pour craindre un effet domino, Une fois les multiples plans de sauvetage s’étant montrés inefficaces à enrayer la spirale, tout peut arriver, même ce que les économistes ne se risqueraient pas à pronostiquer.


              • olivier cabanel olivier cabanel 18 janvier 2009 07:34

                politoblog,
                non, votre analyse ne fait pas l’unanimité,
                il suffit pour s’en convaincre d’aller sur internet,
                tapper le mot déflation,
                et visiter tous les blogs évoquant ce sujet,
                la quasi totalité, voire meme l’unanimité, ne va pas dans votre sens,
                désolé.


              • olivier cabanel olivier cabanel 18 janvier 2009 07:36

                yohan,
                vous avez totalement raison, et je partage votre analyse,
                la spirale est bel et bien enclenchée


              • olivier cabanel olivier cabanel 19 janvier 2009 08:14

                le tuyauteur,
                très bon ce parrallele entre les économistes et les tuyauteurs,
                la météo, au dela de trois jour, c’est du domaine d’élisabeth teyssier, ou de paco rabanne...

                ceci dit, il faut absolument voir la courte vidéo "pétrole et écran de fumée"
                d’éminents économistes, d’une indépendance et franchise à toute épreuve y ont assené il y a près de deux ans quelques vérités qui se vérifient totalement aujourd’hui

                je n’ai pas le lien sous les yeux,
                il suffit de taper "pétrole et écran de fumée" sur google vidéo, pour le visionner : 20 minutes passionnantes.


              • gimo 17 janvier 2009 20:22

                 comment peut’on parler des h pour rien et parler des ecomonistes qui se sont tous plantent en disant la chose et son contraire
                pour se donner des airs de savants linflaion a profiter à la dette et le contraire à rien alors on a
                invanter des produits aussi vereux que eux même le mansonge ne dur pas c’est la fin dun systeme
                 la pauvreté est crée par les injustices des hommes malade de pouvoir et d’argent le dirigents des pays
                sont les complices de ce systeme
                petite note de jj rousseau contrat social sur la propriéte mais de vouloir toujours plus
                Le remords s’endort durant un destin prospère et s’aigrit dans l’adversité.


                • Yohan Yohan 17 janvier 2009 20:57

                  Assez d’accord sur le pronostic que l’espère contredit. J’ai bien peur qu’on y aille tout droit. En matière de salaires, la déflation pourrait avoir commencé son oeuvre susbrepticement


                  • ReD 17 janvier 2009 21:00

                    Alors ça fait 30ans que ça a commencé smiley


                  • Yohan Yohan 17 janvier 2009 21:05

                    Peut être pas 30 ans, mais effectivement et de manière inégale selon les secteurs. Le social et la santé ont trinqué tandis que les banques ou le BTP ont revalorisé les salaires


                  • ReD 17 janvier 2009 21:17

                    Pour ces deux secteurs d’activité l’augmentation des salaires est liée à une pénurie de main d’oeuvre. L’un avait un départ massif en retraite tandis que l’autre peinait à faire rêver les jeunes quant à monter du parpaing avec une température de 5°C ou sous une pluie batante pour un salaire de misère. Ces deux secteurs ont clairement était obligé d’aller à contre courant (réduction des coûts et donc des salaires au profit des actionnaires).


                  • Yohan Yohan 17 janvier 2009 21:21

                    Exact. L’un s’est rattrapé sur les frais bancaires, l’autre sur l’immigration plus ou moins clandestine et sur les coûts de construction qui sont montés avec l’inflation dans l’immobilier.


                  • ReD 17 janvier 2009 20:59

                    Bonsoir,

                    Article intéressant mais toutefois pas assez documenté.

                    "une chute des prix à la consommation, une accélération de la chute des prix dans l’immobilier d’environ 20% suivant les régions, une poursuite de la tendance à la baisse du prix des matières premières."

                    Je viens d’aller faire mes courses, hormis les soldes, les prix des articles restent à un prix toujours identique (le supermarché ne répercuterait pas la baisse des prix ?).

                    Ensuite l’immobilier perd 20% aujourd’hui, et continera a perdre, en effet nous sommes face à l’explosion d’une bulle dans l’immobilière (à l’image de ce qui s’est passé en 90 à paris). Et c’est de là que la crise financière est partie.

                    Enfin, la baisse du prix du pétrole semble elle aussi être en corrélation avec une bulle spéculative, de ce que j’ai lu. Par exemple ici.

                    Alors déflation ou explosion en chaine des bulles spéculatives ?

                    La modialisation de la bulle spéculative immobilière est une chose inhabituelle dans cette affaire. Mais bon il est normal que si l’on supprime les barrières, les moutons se mélangent, et les maladies se transmettent d’autant plus vite.

                    Note pour dans 7-8 ans, la prochaine bulle semble bien être l’or, il suffit de voir son cour sur 5 ans pour voir qu’il s’est passé quelque chose en 2006 et 2008. Les politiques ont dit "plus jamais ça" alors peut-être que ça arrivera encore plus vite, histoire de les faire mentir...


                    • icar 18 janvier 2009 09:28

                      Chers lecteurs, "La déflation est devant nous" .....erreur fatale !!!!
                      Dans les 6 prochains mois......au plus tard OCTOBRE 2009......l’INFLATION voir l’HYPERINFLATION aux USA,
                      va nous rappeller à son doux souvenir......Pourquoi ? Nous faisons face à un problème d’INSOLVABILITE GLOBALE., des entreprises, des banques, des ménages, et des ETATS eux-mêmes....ainsi quand vous voyez la FED racheter les Bons du Trésor émis par le gouvernement fédéral...c’est bien entendu de la CREATION MONETAIRE pure et simple illustrant le fait que WASHINGTON est obligée de financer ses déficits
                      désormais ASTRONOMIQUES par l’émission de Milliers de Milliards de dollars.
                      Le dollar US est CONDAMNE à moyen terme,sauf à Tricher ou Maquiller la création monétaire en en investissement de l’épargne mondiale !!!
                      Cela va déclencher "une Guerre Mondiale" de l’emprunt d’Etat, et obliger les Etats à accroitre CONSIDERABLEMENT la Rémunération de leurs emprunts s’ils veulent continuer à financer leurs déficits.
                      Cela va ruiner les détenteurs de T.BONDS US, ainsi que tous les acteurs économiques fortement endettés aujourd’hui. Avec la contraction globale des PIB , et le déversement massif de liquidés, nous avons les
                      ingrédients pour des TAUX à 2 chiffres dès 2010.

                       Pardonnez-moi......d’aller à contre-courant de votre exposé et de m’exposer en vilain petit canard !!!



                      • olivier cabanel olivier cabanel 18 janvier 2009 11:23

                        icar,
                        ce n’est pas contradictoire avec le sens de l’article,
                        l’inflation, voire l’hyperinflation ont amené, d’apres les meilleurs spécialistes, une déflation : nous n’en sommes qu’au début,
                        et vous n’etes pas un vilain petit canard,


                      • Peete 20 janvier 2009 02:23

                        Les gens sont trop endettés ! Trop de crédit ! les gens sont étoufflés, Après une crise, plusieurs retrouvent la capacité de consommer à nouveau puisque leur endettement est moindre mais tôt ou tard cela revient puisque le système ne change pas. On peu comparer par exemple une baloune que l’on gonfle elle est vide ca va bien yess mettons en de l’air mais quand elle est pleine oups ! problème si on en remets elle crève qu’est-ce qu’on fait ?? Bien on peu enlever de l’air = jusqu’à combien faut en enlever et dans combien de temps va-t-elle être encore pleine ? Bien présentement elle est pleine puis on cherche comment rétablir sans trop de dégats.On se demande si on enlève de l’air et comment on va l’enlever.


                        • olivier cabanel olivier cabanel 20 janvier 2009 07:59

                          Peete,
                          j’ai bien aimé cette comparaison,
                          la baloune que l’on gonfle,
                          c’est une façoqn très pédagogique de confirmer que nous sommes aux antipodes d’avoir le début d’une solution...
                          merci de votre commentaire,


                        • donino30 donino30 21 janvier 2009 09:24

                          Oui enfin ce n’est qu’une hypothèse parmi d’autres. Les même causes citées peuvent aussi bien provoquer une hyperinflation suite à une perte partielle ou totale de confiance envers les monnaies de pays économiquement aux abois. Hyperinflation éventuellement juste précédée d’une violente mais très courte déflation : personnellement je mise sur ce scénario.

                          "une chute des prix à la consommation, une accélération de la chute des prix dans l’immobilier d’environ 20% suivant les régions" 

                          Ok pour l’immobilier mais là pour le coup il s’agit d’une désinflation, c’est le moins que l’on puisse dire. Par contre pour les prix à la consommation, je ne vois pas trop où à ce jour on peut observer une baisse ! Elle n’est guère possible sans que le distributeur où ses fournisseurs soient en perte, avec nécessité absolue d’écouler les stocks pour la trésorerie. La baisse des prix est donc actuellement ponctuelle et "opportuniste" : par exemple un domaine viticole en difficulté n’a d’autre choix que d’écouler son stock de vins en vrac à des prix sacrifiés, pour espérer survivre un ou deux ans de plus et attendre un miracle : c’est ainsi que les clients peuvent trouver des vins parfois acceptables à 1 euro la bouteille en supermarché, avant que le domaine ne finisse par disparaitre quelques temps plus tard. Mais pour une baisse générale, il faut attendre le bout du bout du précipice, et encore à condition que d’ici là la monnaie vaille encore quelquechose. 

                          La pire des erreurs serait de croire qu’une déflation ou une inflation est la cause des problèmes alors qu’elle n’en est que la conséquence : il s’agit avant tout de stigmates le mal est ailleurs il ne faut pas se tromper de remède, si il y en a un.

                          • olivier cabanel olivier cabanel 21 janvier 2009 09:50

                            donino30,

                            c’est le système même qui est malade,
                            avez vous lu mon article "le jour ou le capitalisme s’arreta" ?

                            on ne peut pas continuer cette folle course en avant, course basée sur une croissance sans fin, sur des inégalités sociales criardes, sur une manque totale de fraternité,
                            cette idéologie allait fatalement dans le mur,

                            lisez, vous le coeur vous en dit, l’excellent livre de Paul Aries, sur la décroissance...
                            et on en reparle.

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