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Accueil du site > Actualités > Economie > Blocage idéologique au sein de l’équipe Obama

Blocage idéologique au sein de l’équipe Obama

Barack Obama, dont on attendait avec raison qu’il enterre enfin le libéralisme débridé des "Reaganomics" est manifestement et ironiquement à contre emploi car il a passé ses premières semaines à la Maison Blanche à tenter de dissuader de nationaliser les banques Américaines certains Républicains résignés à cette perspective inéluctable...La gravité de la crise du crédit ayant effectivement persuadé un certain nombre de faucons Républicains de la nécessité de placer ces établissements dans le giron étatique.

En fait, et même si ces Républicains éclairés ont bien compris l’argument de certains analystes selon lequel le système ne pourrait se remettre à fonctionner que s’il était amputé de ses poids morts, la nouvelle Administration Obama regarde pour le moment ailleurs tant il est vrai qu’elle souhaite donner une dernière chance au secteur privé. En réalité, le problème fondamental du Secrétaire d’Etat au Trésor et de l’équipe économique d’Obama - composée notamment des deux piliers que sont Paul Volcker et Lawrence Summers - provient tout d’abord d’un blocage idéologique. N’est-ce pas en effet ces mêmes Démocrates, actuellement en responsabilité, qui ont par le passé inlassablement cherché à convertir leur aile gauche des limites de l’action Gouvernementale ?

Voilà pourtant ces mêmes Démocrates changer aujourd’hui de discours et mettre en évidence les limites... du secteur privé ! Voilà ces Démocrates ayant exercé des responsabilités durant les années 80 et 90 et ayant mis leurs coreligionnaires en garde contre les nationalisations " à la Mitterrand " contraint aujourd’hui à se reconvertir aux vertus du secteur public. Leur réticence est d’autant plus compréhensible que l’écrasante majorité des Républicains ne manquera pas de fustiger ces nationalisations en les comparant aux actions de Chavez...

Pourtant, il y a nationalisation et nationalisation, la première catégorie appartenant au palmarès de dirigeants tels que Lénine, Chavez ou Mitterrand et émanant de la conviction contre nature selon laquelle l’Etat est capable de gérer les entreprises importantes du pays avec plus de succès et d’efficacité que le secteur privé. La seconde catégorie ne recourant que provisoirement aux nationalisations afin de surmonter une crise aigue en permettant de guérir un système moribond : la stratégie Suédoise des années 90.

Ainsi, de nos jours, les ambitions des défenseurs des nationalisations bancaires aux Etats-Unis ne sont en rien comparables aux objectifs idéologiques d’un Mitterrand par exemple car ils souhaitent limiter strictement l’implication du secteur public à la période d’assainissement et de nettoyage des entreprises contaminées. L’avantage de la nationalisation étant qu’elle couperait court et de suite aux comportements pour le moins frileux des banquiers permettant ainsi au nouvel actionnaire - l’Etat - de siphonner les actifs toxiques en rendant leur "virginité" à des établissements bancaires qui seraient alors remis sur le marché dotés, en prime, d’une Direction Générale renouvelée...Ces actifs toxiques, qui seraient ainsi regroupés au sein d’un seul et même établissement, étant eux aussi susceptibles de récupérer quelque valorisation après la crise.

Seule une nationalisation sortirait les banques du cycle infernal où elles se sont enfermées elles-même et qui les conduit à accumuler mesures regrettables et investissements hasardeux décidés sous la pression du prisme de leurs pertes abyssales...En fait, la nationalisation boulverse la donne du management des banques car le nouvel actionnaire contrôle dès lors l’usage qui est fait des deniers publics.

Toujours est-il que, dans l’immédiat, la nouvelle Administration temporise en cherchant une voie moyenne qui consisterait à prêter de l’argent aux banques qui, à leur tour, seraient supposées trouver des solutions pour se tirer d’affaire. Pour autant, cette stratégie que privilégie aujourd’hui l’équipe au pouvoir aux Etats-Unis est précisément la voie médiane qui fut en son temps adoptée par des autorités Japonaises qui plongèrent leur pays dans une "décennie perdue" ! L’argument des collaborateurs d’Obama étant que cette solution serait nettement moins coûteuse pour le contribuable car, dès lors que le Gouvernement aura démarré la nationalisation de quelques établissements, les actionnaires paniqués se désisteraient aussitôt des actions qu’ils possèdent dans d’autres banques, contraignant ainsi le Gouvernement à secourir immédiatement ces établissements dont la valeur serait amenée à péricliter irrémédiablement...

Ces hésitations de cette nouvelle et velléitaire administration Américaine ne font pourtant que retarder l’inéluctable car la nationalisation en masse des banques US est la seule et unique voie de sortie de cette crise. Espérons seulement qu’il ne sera pas trop tard lorsque le Gouvernement Américain en aura pris conscience.


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52 réactions à cet article    


  • spartacus1 spartacus1 7 mars 2009 08:49

    @l’auteur qui dit : "la conviction contre nature selon laquelle l’Etat est capable de gérer les entreprises importantes du pays avec plus de succès et d’efficacité que le secteur privé."

    Parce que, selon vous, la nature voudrait que le privé gère plus efficacement que le public ?

    Il me semble que les quelques trente ans, depuis, schématiquement, Thatcher, de gestion confié au libéralisme ont abouti à la paupérisation du plus grand nombre, il est vrai avec aussi l’enrichissement scandaleux de quelque-uns, sans préjudice de la crise actuelle.

    Sans compter les destructions du milieu naturel allant peut-être jusqu’à la destruction de l’espèce humaine.

    Est-ce vraiment cela la bonne gestion, le succès et l’efficacité ? Non, je crois que votre doxa libérale a fait largement preuve de sa totale inefficacité, sauf celle d’enrichir une minorité de profiteurs en asservissant la majorité.


    toujours l’auteur : "car ils souhaitent limiter strictement l’implication du secteur public à la période d’assainissement et de nettoyage des entreprises contaminées. L’avantage de la nationalisation étant qu’elle couperait court et de suite aux comportements pour le moins frileux des banquiers permettant ainsi au nouvel actionnaire - l’Etat - de siphonner les actifs toxiques en rendant leur "virginité" à des établissements bancaires qui seraient alors remis sur le marché dotés, en prime, d’une Direction Générale renouvelée..."
    Ce que vous voulez, c’est bien que les pertes soient mises au compte du plus grand nombre et, des jours plus fastes revenus, les bénéfices seront remis en faveur d’une minorité.
    Et vous semblez trouver cela parfaitement moral ! Moi, je pense que c’est particulièrement cynique et abject.


    • Julius Julius 7 mars 2009 12:05
      > Il me semble que les quelques trente ans, depuis, schématiquement, Thatcher, de gestion confié au libéralisme ont abouti à la paupérisation du plus grand nombre

      Ce n’est pas vrai. Vous affirmation est tout simplement faux.

    • stephanemot stephanemot 8 mars 2009 02:56

      il y a un sain debat de fond sur les fins et les moyens, mais justement et c’est la meilleure nouvelle, le gouvernement Obama se refuse formellement a entrer sur le terrain de l’ideologie, et ce dans quelque sens que ce soit.

       


    • Emmanuel Aguéra LeManu 8 mars 2009 03:44

      Tu nous laisses ta pub, un commentaire pour faire potiche et pour finir, tu te plusses tout seul ?????????????
      Pas mal, pas mal, cher rédacteur...


    • Yvance77 7 mars 2009 09:42

      Michel Santi bonjour,

      Je vous cite : "Pourtant, il y a nationalisation et nationalisation, la première catégorie appartenant au palmarès de dirigeants tels que Lénine, Chavez ou Mitterrand"

      Là vous me paraissez un poil à coté de vos pompes ! Si une des grandes conneries faites par Tonton existe, c’est bien celle du détricotage social, avec des privatisations plus que douteuses. Bien suivi en cela, par celui qui voulait en faire l’inventaire, un certain Lionel J.

      Bon OK la droite est championne toutes catégories confondues. Chavez est en train de prendre le cotre-pied, et les 80 % du produit des nationalisations retournent vers le peuple. Bon reste à voir si cela est vraiment réel ou si c’est pour amuser le tapis.

      Ceci étant, on ne peut plus faire confiance au privé, c’est mort.

      Le système libéral à l’instar du nazisme, et du communisme est un fléau. il doit être combattu de toutes nos forces. On doit trouver une nouvelle voie.

      A peluche


      • Michel Santi Michel Santi 7 mars 2009 10:21

        Avez-vous oublié les nationalisations de 1983 ? c’est-à-dire de Thomson, Saint-Gobain-Pont-à-Mousson, Rhône-Poulenc, Pechiney, Paribas, Suez, CIC, Crédit du Nord, Crédit Commercial de France...


      • Yvance77 7 mars 2009 10:43

        Re,

        Bien sur que non, mais avouez, qu’à la suite du gouvernement Maurois, les successeurs ont peu à peu tourné casaque. Sur une grosse décennie en fait (parathèse cohabitation s’entend)

        A peluche


      • wesson wesson 7 mars 2009 22:30

        "Avez-vous oublié les nationalisations de 1983 ? c’est-à-dire de Thomson, Saint-Gobain-Pont-à-Mousson, Rhône-Poulenc, Pechiney, Paribas, Suez, CIC, Crédit du Nord, Crédit Commercial de France..."

        Certes pas, ces nationalisations ont couté 39 milliards de francs à la France de l’époque, et bon nombre de ces entreprises allaient faire faillite sans l’aide de l’état ...

        mais poursuivons : en matière de nationalisation, c’est en 1945 qu’il y en a eu le plus :

        Les houillières, Renault (et sans compensation, pour fait de collaboration avec l’allemagne nazie), les transports aériens, la banque de france et les 4 autres plus grosses banques, les 11 plus grosses compagnies d’assurances, le gaz, l’électricité, etc etc ...

        Résultat des courses : le plein emploi pendant 30 ans, pas une crise financière pendant 45 ans !





      • Alpo47 Alpo47 7 mars 2009 10:17

        Selon moi, le fait qu’Obama cherche avant tout à sauvegarder le système en place s’explique très facilement si on regarde qui a, en grande partie, apporté les 750 millions de dollars de sa campagne électorale : Les "banksters" de Wall street.

        Pour le reste du texte, j’ai également du mal à comprendre la finalité d’une nationalisation très momentanée, consistant essentiellement à créer des structures de portage des actifs pourris des banques (?).
        A moins, évidemment, que ce ne soit là une nouvelle expression du cynisme total des défenseurs des libéralisme et capitalisme : Faire payer les contribuables et récupérer aussitôt que possible "l’outil de travail" pour continuer le pillage des sociétés...
        Deuxième avantage, découlant du précédant, pour les banksters : Paupériser les états et s’accaparer encore plus des richesses nationales, services publics, matières premières. Rien ne change vraiment. Et c’est ce qui a l’air d’être en train de se passer vis à vis des pays de l’Est.

        L’auteur tomberait il son masque ?


        • Julius Julius 7 mars 2009 11:58

          Vous oubliez que c’est l’état (et FED), qui a créé les problèmes (en poussant les banques sur les créances douteuses). C’est donc logiquement de l’état qui doit les sauver.

          Et ce ne sont pas seulement les banques qui ont profité. Tous les clients des subprimes ont profité aussi bien - ils ont vécu pendant des années dans des maisons, ils ne pourront jamais acheter. Ils n’ont pas à payer leur logement, et maintenant tout le monde doit payer. (Ils étaient aussi d’autres qui ont fait un bénéfice. Par exemple ceux qui ont vendu leur maison, juste avant l’effondrement.)


        • kolymine 7 mars 2009 13:23

          "Vous oubliez que c’est l’état (et FED), qui a créé les problèmes (en poussant les banques sur les créances douteuses). C’est donc logiquement de l’état qui doit les sauver.

          Et ce ne sont pas seulement les banques qui ont profité. Tous les clients des subprimes ont profité aussi bien - ils ont vécu pendant des années dans des maisons, ils ne pourront jamais acheter. Ils n’ont pas à payer leur logement, et maintenant tout le monde doit payer. (Ils étaient aussi d’autres qui ont fait un bénéfice. Par exemple ceux qui ont vendu leur maison, juste avant l’effondrement.)"

          C’est BUSH, pour la même raison que sarkozy voulais faire pareil, et cette raison est : les propriétaires c’est bien ! ca date de la guerre froide, ou je sais plus quel président américain voulais que des propriétaire, parce que comme ca les communiste pourrais pas passer ;

          Au fait Julius, tu sais, la crise du capitalisme, elle a été "annoncée" par marx, preuve a l’appui, il expliquais même les raison de la crise, et Oh magie, ce sont exactement pour ces raisons la que le capitalisme s’effondre. Et je dois avouer qu voir le capitalisme s’effondrer n’est pas chez moi sans un cerain plaisir.


        • Julius Julius 7 mars 2009 13:49
          > C’est BUSH, pour la même raison que Sarkozy voulais faire pareil, et cette raison est : les propriétaires, c’est bien !

          Désolé de vous décevoir, mais il c’été Clinton qui lance l’opération. Il a obligé les banques à effectuer au moins 50% de créances douteuses. Et il a modifié le statut de Fannie Mae et Fredie Mac de sorte qu’ils (= état) couvre les créances douteuses.

          > Au fait Julius, tu sais, la crise du capitalisme, elle a été "annoncée" par Marx, preuve al’appui, il expliquais les même raison de la crise

          Toute ma vie, je n’entends cette mantra. Mais c’est le communisme qui s’est effondré. Et si l’économie de certains pays communistes est mieux maintenant, c’est parce qu’elle est de moins en moins communiste, de moins en moins marxiste.

          > Oh magie, ce sont exactement pour ces raisons la que le capitalisme s’effondre.

          Mauvaise réponse, à deux reprises. Le capitalisme ne va pas s’effondrer. Et la cause de la crise actuelle sont différents que les causes imaginé par Marx.

          > Et je dois avouer qu voir s’effondrer le capitalisme n’est pas chez moi sans un cerain plaisir.

          Je ne vous souhaite rien de mal, juste peut-être plusieurs semaines dans une société non-capitaliste. Vous perdez rapidement votre illusions.

        • geko 7 mars 2009 13:53

          Blabla Julius !

          "La Réserve fédérale est détenue par douze Regional Federal Reserve Banks, et est donc à ce titre, une institution privée. Ce statut est censé lui assurer l’indépendance de ses choix vis-a-vis du gouvernement. La Réserve fédérale ne reçoit pas de subsides du congrès pour son fonctionnement." Wikipedia

          Je ne serais pas d’aussi mauvaise foi que vous :

          "En revanche, les parts détenues par les banques régionales dans la Réserve fédérale ne sont ni échangeables ni vendables, et ne peuvent être mises en gage pour dégager des fonds. De plus, ces parts rapportent un coupon fixe de 6 % annuel. Et finalement, l’excédent de capital généré par les activités de la Réserve fédérale peut être cédé au budget fédéral, mais en aucun cas aux banques régionales actionnaires. Ceci exclut donc le risque d’une instrumentalisation pure et simple des capacités de la Réserve fédérale par ses actionnaires. En 2006 par exemple, la Réserve fédérale a contribué positivement au budget fédéral à hauteur de 29 milliards de dollars" Toujours Wikipedia

          "Tous les clients des subprimes ont profité aussi bien - ils ont vécu pendant des années dans des maisons, ils ne pourront jamais acheter. Ils n’ont pas à payer leur logement, et maintenant tout le monde doit payer"

          On serait presque tenté de les mettre en taule ces vilains pauvres=voleurs !

          Voyez vous Julius, en France i
          l est généralement considéré que l’endettement raisonnable ne doit pas dépasser un tiers des revenus. Autrement dit le taux d’endettement ne doit pas être supérieur à 33%. A noter que les requins du crédit à la consommation s’assoient allègrement sur cette règle prudentielle de bon sens !

          Si être libéral consiste à profiter des faiblesses d’autrui pour être roi borgne au royaume des aveugles alors il faut légaliser l’escroquerie !


        • Julius Julius 7 mars 2009 14:32

          > "La Réserve fédérale est détenue par douze Regional Federal Reserve Banks, et est donc à ce titre, une institution privée. Ce statut est Cense lui assurer l’indépendance de ses choix vis-à-vis du gouvernement. La Réserve fédérale ne reçoit pas de subventions du congrès pour son fonctionnement. "

          C’est une demi-vrai, ce qui est pire que le mensonge. FED est "entité gouvernementale avec des composants privées", son "conseil des gouverneurs" est nommé par le Président.

          > On serait presque tenté de les mettre en TAULE ces vilains pauvres = voleurs !

          Non, ils ne sont pas coupables de quoi que ce soit. Ils ont profité du système. C’est tout.

          > Julius Voyez vous, en France il est généralement considéré que l’endettement raisonnable ne doit pas Dépasser un tiers des revenus.

          Oui, je sais. Mais subprime clients n’ont pas payé plus de 33% environ de leur revenu. Au cours des deux premières années (environ), ils ont payé très peu. Ensuite, ils ont renégocié leur dette et ils puissent continuer, grâce à la valeur croissante de leur maison. Il existe d’autres mécanismes, mais le principe est toujours le même - votre mensualites sont payés par la valeur de votre maison, qui augmente. Et cela fonctionne bien tant que la valeur de votre maison augmente.

          En passant, la pire opération était de permettre "zéro downpayment", ce qui est possible, même en France. La raison en est simple : avec zéro downpayement, lorsque votre ne payent pas, vous perdez seulement la maison. Avec non-zéro downpayement, vous perdez également votre donwpayement. Vous pensez deux fois, si vous prenez la dette avec non-zéro downpayement.


        • Julius Julius 7 mars 2009 14:50

          Juste un peu de précisions : En France, vous ne pouvez pas avoir complètement zero-downpayment. Vous devez payer au moins l’impôt. Aux Etats-Unis, vous auriez pu même négative downpayment, c’est-à-dire les banques vous donne plus que la valeur de la maison.

          Je pense que c’est pire que des subprime, car le client ne porte pas de risque. Il ne peut pas perdre.


        • Mouche-zélée 7 mars 2009 15:06

          Julius

          La crise économique n’est qu’une seule parie du problème, il n’y a pas une crise mais DES CRISES .

          L’occident s’est toujours amusé de la corruption au cœur des états de ses interlocuteurs .
          Si la vérité se savait, il est fort à parier que ce serai les interlocuteurs de l’occident qui pourraient se moquer de la corruption occidentale industrialisée .

          Nombre d’affaires nous le prouvent de plus en plus souvent, il est temps que nos gouvernements fassent diversion : Une bonne guerre, du terrorisme ou n’importe quoi qui permettrai de se focaliser sur autre chose serai bienvenu....

          La réalité c’est que nous sommes dans une position économique, sanitaire, écologique, politique et sociale qui tourne au dangereux fiasco.
          Mieux vaudrait une bonne guerre qu’une guerre civile dans les rêves de nos gouvernements .
          Si tous les citoyens faisaient une liste des trahisons de leurs gouvernements pour favoriser des intérêts multinationaux privés au détriment de leur rôle premier "défendre les intérêts du pays et des citoyens", mais ce serai la guerre civile !

          Heureusement pour eux, les citoyens ont rapidement oublié que les gouvernement ont mis des années à révéler ce qu’ils savaient, il valait mieux faire du pognon que de protéger les intérêts des citoyens. (santé, écologie, économie)

          Tout est de plus en plus chaud partout dans le monde à cause de la crise et ce n’est que le début.
          Ca sent la guillotine et ça les gouvernements n’aiment pas trop, ils préfèrent la chair à canon ...
          Tout est bon pour nous faire oublier le nombres de scandales qui s’ajoutent à la crise économique actuelle .
          (Sang contaminé, anciens sites d’uranium non dépollués, pollution électro-magnétique, pollution athmosphérique, pollution des cours d’eau, pollution des mers, affaires politico-financières, corruption des syndicats, magouilles dans les affaires juridiques,impunité des politiques, protections de criminels contre l’humanité, médicaments inutiles ou dangereux, matières dangereuses utilisées dans les produits de consommation courante, engrais et pesticides etc...

          La liste des choses qui étaient connues pour être dangereuses mais dont personne ne nous a protégé est tout simplement énorme et sans précédent dans l’histoire de l’humanité.
          Bienvenue au XXI ème siècle, et ça continue encore et encore....)


          Désolé, mais il faut être réaliste : on nous parle de LA CRISE pour ne pas parler DES CRISES .
          Si la crise n’était que financière passe encore .
          Le souci c’est que les crises sont de tout ordre et touchent à toutes les valeurs idéalisées depuis le siècle des lumières, voire même depuis Platon et Aristote ou plus loin encore .

          Il est vrai qu’au niveau international l’occident devra rendre des comptes .
          La justice internationale est une parodie de justice, une insulte à l’objectivité mais ce n’est pas nouveau .

          La crise économique made in USA laissera des traces, le but du jeu n’est pas plus précis que de garder les rapports de force intacts .
          Quelle horreur si les occidentaux devaient négocier des contrats d’égal à égal avec des pays "sous développés", la catastrophe pour nos chers "élites" .
          C’est impensable, il faut bien trouver un truc pour les garder dans un rapport de force : "Toi méchant sauvage, moi vouloir acheter tes matières premières mais au prix de brousse..." .

          Gaza est un signe assez fort tout de même, il suffit de regarder une carte du monde pour le comprendre.

          Il faut bien mettre de l’huile sur le feu dans une région évoluant un peu trop au gout de certains : La Turquie est devenue la Chine du Moyen Orient au niveau industriel hyper compétitif, l’Arabie Saoudite et les émirats ont beaucoup trop de pétrole et de fric, l’Iran commence à accéder à des technologies de pointe, la Syrie est le grenier à uranium du monde, l’Inde s’enrichit, le Pakistan possède la bombe atomique, la Russie n’est pas soumise aux ordre comme de pauvres arriérés, la Chine s’est développée, le Brésil marche bien, etc ...

          Tous ces pays avec qui nous n’avions pas à compter hier sont désormais dérangeants.
          Tous les prétextes sont bons pour conserver ces pays dans l’âge de pierre.
          Il vaut mieux négocier avec des gouvernements corrompus et affaiblis qu’avec tout un peuple d’égal à égal.

          Désormais que les pays émergents jouent de plus en plus avec les mêmes règles que nous, les "élites" occidentales rêveraient d’inventer un "new deal à l’échelle planétaire" .(selon les mots de Sarkozy)
          Il faut avouer que lorsqu’on commence à perdre à son propre jeu, il est temps d’en changer les règles...

          Rendez-vous compte du danger si la solution d’une économie et d’une politique basée sur l’humain venait d’un pays en voie de développement, ce serai la preuve absolue de l’incompétence et la corruption occidentale élevée au rang d’institution .

          Les citoyens risqueraient de demander des comptes à leurs gouvernements occidentaux, ce serai une catastrophe pour nos démocraties de la magouille politico-fiancière institutionalisée.


          L’occident s’est toujours amusé de la corruption au cœur des états de ses interlocuteurs .
          Si la vérité se savait, il est fort à parier que ce serai les interlocuteurs de l’occident qui pourraient se moquer de la corruption occidentale industrialisée .

          Nombre d’affaires nous le prouvent de plus en plus souvent, il est temps que nos gouvernements fassent diversion : Une bonne guerre, du terrorisme ou n’importe quoi qui permettrai de se focaliser sur autre chose serai bienvenue pour éviter de nettoyer les écuries d’Augias....

          Les outils existent et sont adaptés, c’est la corruption qui s’est adaptée aux outils et aux intervenants du contrôle économique.

          Nous sommes en pleine période où la donne est évidente : L’état providence à l’attention d’intérêts multinationaux privés .

          Assez cynique tout de même, les USA sont le pays le plus anti-état providence à l’attention de ses citoyens qui se révèle le plus état providence pour des intérêts multinationaux privés, ha ha ha

          Quand je pense que la France passait pour un pays dangereusement socialiste aux USA, il y a de quoi rire (vert) .Nous avons sous les yeux toute l’ampleur de la complicité des états avec les banque-ster’s.

          L’affaire Madoff est un aveu de culpabilité : Un type qui détourne 50 milliards de dollars est laissé en liberté avec une caution d’un million de dollars.
          Dans le même pays pour un chèque en bois de 30$ c’est la mise en détention avec caution de 700$ .
          Pour arriver à une égalité devant la loi, il aurait fallu que la caution de Madoff soit de 1166 milliards de dollars .

          Au moins le Madoff a pu revendre ses biens à sa famille pour LE $ symbolique, en échange de son silence sur les chaînes de complicités qu’il a entretenu pendant des années, le temps de liberté nécessaire pour détruire les preuves les plus accablantes ...
          Si la chaine de complicité avait été démantelée c’est un scandale mondial sans aucun équivalent historique qui aurait été mis à jour .

          L’économie est visée actuellement mais la crise n’est pas uniquement économique, elle est également politique, morale, écologique, humaine, idéaliste... THE CRISIS 

          Cadeau spécial Julius .



        • Julius Julius 7 mars 2009 15:29
          > La Turquie est devenue la Chine du Moyen Orient au niveau industriel hyper compétitif, l’Arabie Saoudite et les Émirats ont beaucoup trop de pétrole et de fric, de l’Iran commence à accéder à des technologies de pointe, la Syrie est le grenier à l’uranium du monde, s’enrichit de l’Inde, le Pakistan possède la bombe atomique, la Russie n’est pas soumise aux pauvres de l’ordre comme arriérés, la Chine s’est développée, le Brésil marche bien, etc ...

          Je suis d’accord avec vous que de nombreux pays en développement ont une économie solide. C’est une preuve que le capitalisme et la mondialisation fonctionne bien. Tous ces pays vont devenir riches parce qu’ils adoptent le système économique libéral (Chine, Inde, Brésil, Israel, certains pays Arabes, aussi Vietnam), soit parce qu’elles ont des ressources naturelles (pétrole, uranium ,...). Permettez-moi simplement de noter que la bombe atomique n’est pas la preuve de la richesse, même les pays pauvres peuvent l’avoir s’ils peuv concentrer suffisamment de ressources (ce qui est possible dans les États dictatoriaux). Il en est de même pour technologie cosmique, rappelez-vous la Russie soviétique - les gens n’ont pas assez à manger, mais ils ont eu leur premier cosmonaute !

          Je n’ai absolument aucun problème, si d’autres pays deviennent plus riches, déjà à cause de tous mes amis de la Chine, le Vietnam ou l’Inde. Tant qu’ils ne veulent pas me tuer à cause de ma couleur, la religion (ou la non-religion ),...

        • Mouche-zélée 7 mars 2009 15:50

          Julius

          Nous sommes en accord là dessus, la correction au sujet du nucléaire est bienvenue .
          Le lancement d’un sattellite peut remplacer mes propos sur le nucléaire, je parlais de nucléaire civil bien sûr, le droit à l’énergie électrique .

          Je sais que mon commentaire est un peu long..
          Que cela ne vous pose aucun souci que ces pays se développent c’est un fait .
          En revanche croyez moi, ça n’arrange pas tout le monde du tout .

          L’économie repose sur la croissance éternelle et en constante augmentation, dans le cas contraire nous parlons de récession ou de décroissance .
          Partager les fruits de l’économie signifie partager la croissance, donc passer en récession pour l’occident et en croissance pour les pays émergents .

          Le souci est que nous sommes pris au piège d’une économie que nous avons nous même créé ...
          Je ne trouve pas plus de vertue à ce système économique qu’à la première organisation mafieuse venue .
          Regardons donc les scandales sanitaires, écologiques, politico-financiers, économiques et autre pour en être convaincus ...

          La grande inconnue c’est comment vont-ils faire pour nous faire oublier cet état de fait, encore un 11 septembre ou une guerre préventive peut être .... Une jolie diversion ...


        • Julius Julius 7 mars 2009 16:06

          > La correction au sujet du nucléaire est bienvenue. Le lancement d’un satellite peut remplacer mes propos sur le nucléaire, je parlais de nucléaire civil bien sûr

          Ma réaction concerne votre remarque sur le Pakistan, vous dites : "le Pakistan possède la bombe atomique" smiley


        • dezanneau 7 mars 2009 17:58

          Je suis d’accord avec vous, 35 ans d’incurie, d’incompétence masquent des détournements de fonds massifs : les Français ont payé plus de 1100Md d’intérêts de la dette sans que celle-ci baisse, pourquoi ?
          Sur mon blog, j’ai un article qui glisse de l’incompétence à l’illégitimité puis à la trahison...Nous sommes en phase terminale d’un système de collusion d’intérêts où baignent nos "élites" et une partie de la haute administration...d’où leur volonté de passer en force par rapport à la construction européenne puisque celle-ci est vide d’expression démocratique réelle-c’est très bien analysé par des juristes-. Qui sait que les dirigeants européens sont en train d’organiser leur irresponsabilité, leur immunité ? Avec la personnalité juridique (traité de Lisbonne) accordée à l’Union, bonjour les dégâts !
          J’ai travaillé sur la question de la dette et des intérêts de la dette (un court article ici-sinon sur le blog) à l’origine de la financiarisation de l’économie...Beaucoup de gens sont tellement imbus d’eux-mêmes qu’ils ne mesurent même plus qu’on va dans la direction inverse en terme de libertés par rapport aux Boliviens par exemple, ce depuis 1973...


        • geko 7 mars 2009 14:25

          "Ainsi, de nos jours, les ambitions des défenseurs des nationalisations bancaires aux Etats-Unis ne sont en rien comparables aux objectifs idéologiques d’un Mitterrand par exemple car ils souhaitent limiter strictement l’implication du secteur public à la période d’assainissement et de nettoyage des entreprises contaminées. L’avantage de la nationalisation étant qu’elle couperait court et de suite aux comportements pour le moins frileux des banquiers permettant ainsi au nouvel actionnaire - l’Etat - de siphonner les actifs toxiques en rendant leur "virginité" à des établissements bancaires qui seraient alors remis sur le marché dotés, en prime, d’une Direction Générale renouvelée...Ces actifs toxiques, qui seraient ainsi regroupés au sein d’un seul et même établissement, étant eux aussi susceptibles de récupérer quelque valorisation après la crise."

          Ces défenseurs ne souhaitent que transférer une perte du privé au public c’est à dire à la collectivité ?
          Evidemment une fois les Etats en faillite la porte sera ouverte à "l’anarchie libérale" !
          Alors que l’Etat ne devrait intervenir uniquement pour maintenir une disponibilité de monnaie d’échange et de crédit aux entreprises réelles le temps que les banques assument leurs pertes et coulent, que d’autres se reconstruisent avec un rôle cantonné à leur métier de base !

          Qu’en pensez vous Monsieur Santi ?


          • Michel Santi Michel Santi 7 mars 2009 15:00

            Bonjour Geko : Ma réponse dans mon article publié lundi sur AV ( et qui est sur mon site ).
            Une chose est certaine : un choix authentiquement Cornélien se pose aujourd’hui pour nos Gouvernants. J’espère que nous aurons des réponses au prochain - et tant attendu G20 début Avril - sinon gare aux dominos...


          • geko 7 mars 2009 17:31

            Désolé je viens moins souvent sur AV, surtout ces derniers temps j’ai dû allé à la mine, AV nourrit juste l’esprit et encore !. Et puis ça me permet de me recentrer et de moins avoir les abeilles qui montent smiley

            "Le faux est si voisin du vrai que le sage ne doit pas se risquer en lieu si dangereux" Cela résume bien ma pensée !

            J’ai relu votre article merci de m’aider à faire le lien ! Pour redonner confiance il faut jouer carte sur table et séparer l’ivraie du bon grain. Pour cela que chaque acteur joue carte sur table c’est à dire la transparence sur les données comptables ! Houlala mais là vous allez lever les couvercles sur les casseroles des paradis fiscaux, des rois du clearing ! Il faut un sacré courage politique voir de la témérité pour passer aux actes ! On joue la facilité d’imprimer des bons d’Etat et de transferer les pertes qui plus est l’opportunité de nous tenir par les c...... les bons arrivés à échéance !

            Merci pour vos éclairages Mr Santi !

            Sinon je partage vos goût pour les belles nageuses smiley


          • pierrot123 7 mars 2009 14:26

            Il y a eu un temps pour le féodalisme : échec.
            Il y a eu un temps pour le communisme  : échec.
            Il y a eu un temps pour la cogestion : échec.
            Il y a eu un temps pour le libéralisme  : échec.
            il y a aura sans doute un temps pour le n’importe quoi : échec et mat ?

            Mais, tant que la Terre tourne...La vie continue, les amis...la vie continue !!!


            • La Luciole 7 mars 2009 15:42

              Qu’Obama, en bon et digne américain, s’avère être un démocrate libéral, et donc conscient du caractère obsolète d’une nationalisation (fut-elle provisoire pour pallier les effets d’une crise)  : faut vraiment être niais pour s’en étonner.

              Ils n’ont pas fini d’être déçus les illusionnés du socialisme à la française qui se sont précipités pour récupérer sa victoire électorale, en s’imaginant qu’il allait porter de l’eau à leur vieux moulin désuet ...  smiley


              • dezanneau 7 mars 2009 18:00

                je précise que répondais à "mouche zélée"...


                • TALL 7 mars 2009 18:38

                  Personnellement, la méthode du gouvernement britannique utilisée avec RBS et Lloyds me paraît tout-à-fait crédible.
                  On note d’ailleurs que le marché a cessé de paniquer avec la RBS. Descendu à 0,10 £ mi-janvier par peur d’une nationalisation totale, le titre est remonté à 0,20 £ quelques jours après pour ne quasiment plus quitter cette zone depuis.
                  Pour l’avenir, je crois que le marché attend tout simplement les 1er bilans comptables positifs pour réinvestir, ce qui pourrait bien être le cas déjà cette année vu la manière dont ils s’y prennent. Et là, le titre pourrait rapidement remonter au-dessus des 0,50 £.
                  En fait, on traverse une période d’excès en ce moment. Excès de spéculation et excès de peur aussi.
                  Une période comme on en aura plus jamais dans notre vie, et qui offre l’opportunité à ceux qui restent cool et visent juste de faire de juteuses affaires à terme ( genre +100% sur 1 à 2 ans ).. smiley


                  • geko 7 mars 2009 18:41

                    Le problème est que rien n’est fait pour stopper les excès de spéculation ce qui supprime toute invitation à la confiance !


                  • TALL 7 mars 2009 19:24

                    mais la spéculation, ce n’est que du yoyo autour d’une moyenne, et ça dure rarement plus d’une ou 2 semaines
                    pour le long terme, ça n’a pas d’importance, donc
                    là, c’est l’économie réelle qui décide des vrais changements de palier
                    l’historique du cours de la RBS en est un bon exemple ( voir le graphe sur 6 mois )
                    Il n’y a eu que 2 changements de palier à la baisse depuis octobre, l’un début octobre, et l’autre début janvier
                    à chaque fois lorsque l’état a dû intervenir pour couvrir les pertes
                    tout le reste entre n’est que spéculations


                  • ZEN ZEN 7 mars 2009 20:11

                    L’optimisme de Tall réjouit le coeur

                    Mais les faits sont têtus , nous allons probablement vers le chaos dans les mois qui viennent , faute de traiter le problème à la racine


                  • wesson wesson 7 mars 2009 20:49

                    @Tall

                    bonsoir Tall,

                    "Une période comme on en aura plus jamais dans notre vie, et qui offre l’opportunité à ceux qui restent cool et visent juste de faire de juteuses affaires à terme ( genre +100% sur 1 à 2 ans )"

                    vous rendez-vous seulement compte que c’est très exactement ce genre de profit, effectué avec ce genre de cynisme, qui fait que votre système néo-libéral ne pourra jamais fonctionner dans la durée et qu’il échouera toujours.



                  • TALL 7 mars 2009 22:41

                    Zen

                    L’outil de production est intact, la main d’oeuvre aussi et la clientèle est toujours là. Il faut juste stopper le cercle vicieux mécanique de la récession. Et les mesures prises par les gouvernements vont dans le bon sens et mettront fin à la récession. Il n’y a que les dates qu’on ignore.

                    Wesson

                    Non justement pas, c’est tout le contraire. L’investissement au long terme dans la reprise économique réelle comme je le fais est une action saine et utile pour mettre fin à la récession. En fait, je ne fais qu’imiter l’Etat britannique, sauf que moi je ne peux juste qu’acheter des actions. Et s’il y avait plus de gens agissant comme moi maintenant, la crise serait plus vite finie.

                    Tandis que maintenant, cette crise va être inutilement prolongée à cause de la peur et de la mentalité court-terme des marchés qui attendent les bras croisés que l’action publique commence à produire ses effets comptables. Et alors là seulement, ils réinvestiront. Ils laissent donc tout l’effort de relance aux finances publiques.

                    C’est complètement idiot, et les médias traditionnels et boursiers participent largement à ce cercle vicieux psychologique auto-destructeur. Et la blogosphère ne fait pas mieux. Elle fait même encore pire en tant que tribune pour tous ceux qui rêvent du Grand Soir.

                    Enfin, il y a une grosse différence à faire en terme de moralité entre la spéculation à court terme qui ne soutient aucunement l’économie réelle et peut même contribuer à la flinguer sciemment ( ventes à découvert en day-trading ) et puis l’investissement au long terme qui fait le pari d’une amélioration de l’économie réelle et la soutient en ce faisant.

                    Pour qu’une telle crise ne se reproduise pas, il faudrait interdire mondialement tous les outils de spéculation à court terme qui transforment la Bouse en grand Casino ( je le vois tous les jours ) alors que la Bourse ne devrait être exclusivement qu’un outil pour soutenir l’économie réelle.
                    Mais sur ce plan-là, malheureusement, je suis sceptique sur la profondeur des réformes qui seront faites. Le G20 est prévu pour début avril, on verra.


                  • wesson wesson 8 mars 2009 00:45

                    @Tall

                    "la clientèle est toujours là"

                    faut juste qu’elle rembourse ses crédits, et touche un salaire décent pour bien consommer !

                    " L’investissement au long terme dans la reprise économique réelle comme je le fais est une action saine et utile pour mettre fin à la récession. En fait, je ne fais qu’imiter l’Etat britannique, sauf que moi je ne peux juste qu’acheter des actions. Et s’il y avait plus de gens agissant comme moi maintenant, la crise serait plus vite finie. "

                    Albert Frère, sort de ce corps !

                    Franchement Tall, on se demande sur quelle planète vous vivez ! Vous savez, niveau investissement durable, la bourse et les actions, ça ne sert à rien. Pire : lorsque les financiers commencent à s’intéresser à une industrie, elle est morte dans les 2 ans qui suivent.

                    Avant la libre circulation des capitaux, comment les entreprises fesaient pour financer leur propre développement ?
                    à l’écrasante majorité, par le crédit bancaire.

                    Et aujourd’hui ? C’est exactement pareil ! La libéralisation des capitaux, la mondialisation de la finance que on nous a fait passer pour une nécéssité de développement industriel et économique, et bien maintenant, 30 ans après, on peut vérifier que ce n’était qu’un gros bobard ! La bourse NE FINANCE PAS les entreprises, ou alors de manière symbolique !

                    Avant, une usine ça fermait lorsqu’il n’y avait plus de boulot. Maintenant, une usine ferme lorsque la rentabilité n’est pas assez bonne, et la norme de rentabilité exigée par la finance, avant la crise elle était de l’ordre de 15%

                    Alors quelle est l’utilité institutionelle d’une bourse : AUCUNE. La bourse, ça ne sert à rien, par contre c’est hors de prix !

                    La réalité est là : vous, les boursicoteurs, les zinzins, et les milliardaires qui se shootent à CNBC et qui font un orgasme à chaque pétage de plomb de Jim Cramer, vous n’etes qu’une bande de parasites, un véritable congrès de tiques. Et vous avez tellement pompé sur le bestiau que maintenant il est très malade.

                    Alors s’il vous plait, ne me jouez pas le couplet "ce que je fait c’est bien tout le monde devrait le faire" et "moi j’investis à long terme", parfaitement raccord avec votre "faire de juteuses affaires à terme ( genre +100% sur 1 à 2 ans )" parce que pour le boursicoteur accro que vous êtes, le long terme c’est 2 ans !


                    Et bien non, ce que vous faites ce n’est pas bien, et non, votre exemple n’est pas à suivre. Vous vous prenez peut-être pour le sauveur du monde, alors que vous n’etes juste que méprisable, pire, vous êtes quelquonque.

                    Vous ne méritiez même pas une réponse aussi élaborée.


                  • TALL 8 mars 2009 00:58

                    Ta réponse "élaborée" est un tissu de conneries.
                    Tu prends le gouvernement britannique pour des imbéciles ?
                    C’est plutôt Avox qui est un nid d’imbéciles
                    Et j’en ai ma claque de perdre mon temps ici


                  • wesson wesson 8 mars 2009 01:22

                    mais Tall, dites-moi,

                    otez-moi d’un doute !

                    A quel moment vous ai-je autorisé à me tutoyer ?


                    inutile, et malpoli en plus !


                  • Emmanuel Aguéra LeManu 8 mars 2009 02:18

                    Wesson, vous perdez votre temps (oops, j’ai failli vous tutoyer !... et jai failli aussi rajouter : avec ce psychopathe)


                  • TALL 8 mars 2009 09:39

                    psychopathe ?... tiens, tiens...
                    encore un ancien shooté d’avox qui a déjà utilisé ici 100.000 pseudos
                    on se demande comment ils assument dans le réel ces gens-là
                    je l’ai déjà dit à Carlo Revelli, il devrait se faire subsidier par la Sécu, vu le rôle psychosocial d’avox


                  • TALL 8 mars 2009 09:42

                    wesson
                    vous ne connaissez rien à l’économie ni à la bourse
                    rien ...


                  • wesson wesson 8 mars 2009 19:59

                    @Tall,

                    Bonjour Tall,

                    "vous ne connaissez rien à l’économie ni à la bourse
                    rien ...
                    "

                    tout d’abord merci d’avoir remis entre nous une certaine distance en abandonnant ce tutoiement déplacé : nous n’avons effectivement pas gardé les boursicoteurs ensemble !

                    une remarque toutefois : d’ordinaire, vous procédez de manière bien plus convainquante pour décrédibiliser quelqu’un. 

                    Que se passe t’il, êtes-vous trop accaparé par la stigmatisation du sarrazin ?


                  • TALL 9 mars 2009 08:59

                    wesson

                    puisque vous semblez souffir d’alzheimer foudroyant, je vous rappelle la fin de votre post ci + haut :

                    Vous vous prenez peut-être pour le sauveur du monde, alors que vous n’etes juste que méprisable, pire, vous êtes quelquonque. Vous ne méritiez même pas une réponse aussi élaborée.

                    avant ces lignes, je ne vous avais aucunement manqué de respect

                    en fait, vous vous êtes emballé vous-même en écrivant votre post pour finir par une bouffée de colère

                    et l’accusation est infondée en plus, car je ne suis même pas un boursicoteur au sens où vous l’entendez
                    enfin, quand vous dites que la bourse ne sert pas l’économie réelle, c’est insensé
                    mais comme vous avez écrit des choses moins stupides dans vos articles précédents, je suppose que vous vous êtes un peu emballé dans ce post ?

                    ce qu’il faut empêcher c’est la spéculation, pas l’investissement réel, c’est clair


                  • MAIKEULKEUL 7 mars 2009 19:48

                    L’auteur a toujours soutenu les néocons, mais depuis quelques temps avance évidemment masqué Alpo 47.

                    Je ne reviendrai pas sur les arguments de spartacus que je fais miens.

                    a voir la production du de cujus, il semble être alimenté par des sites professionnels de néocons

                    Ceci étant, avez-vous vu sa sagacité aller jusqu’à nous parler de la Suisse (il est sur place, parait-il) de l’UBS, des requins de cette banque, du départ précipité du DG et du Président, de celui du président de la banque nationale suisse, de la trouille des Suisses pour leur PIB futur.

                    Allez monsieur santi un peu de courage au lieu de nous balancer vos balivernes habituelles




                    • Michel Santi Michel Santi 8 mars 2009 09:05

                      Vous êtes vraiment grave Maikeulkeul ! A force de me traiter de néocons, je vais finir par croire que c’est vous le néocon...
                      Si vous me connaissiez, vous auriez honte de vous être tant de fois gargarisé avec ce qualificatif. 
                       


                    • La Luciole 9 mars 2009 01:35

                      Ben quoi, néocon c’est pas une insulte, en tout cas bien moins que vieux con socialo... smiley


                    • wesson wesson 7 mars 2009 22:11

                      @l’auteur,

                      Bonsoir M. Santi,

                      "Pourtant, il y a nationalisation et nationalisation, la première catégorie appartenant au palmarès de dirigeants tels que Lénine, Chavez ou Mitterrand et émanant de la conviction contre nature selon laquelle l’Etat est capable de gérer les entreprises importantes du pays avec plus de succès et d’efficacité que le secteur privé."

                      ça, je ne peux pas laisser passer. Vous amalgamez les actes de 3 leaders politiques de 3 époques différentes, et dans 3 situations différentes, et qui ont donné 3 issues différentes :

                      LENINE :
                      tout d’abord la révolution bolchévique n’est pas allé sans poser quelques problèmes aux pays occidentaux de l’époque, ou comme vous ne l’ignorez pas le néolibéralisme le plus débridé régait en maître. La nationalisation en 1918 de toute l’industrie s’étant fait à l’encontre des propriétaires principalement étranger, il n’en fallait pas plus à des pays comme la France, le Japon, l’Angleterre et les Etats Unis pour soutenir et entretenir une guerre civile en Russie, les tsaristes (les blancs) contres les bolchéviques (les rouges).
                      Une fois la guerre civile passé et les tsaristes et leurs alliés défait, Lenine a entrepris en 1922 un assouplissement du régime, notamment avec le retour d’un capitalisme limité lors d’une nouvelle economie politique (NEP). Sa mauvaise santé l’a contraint à quitter totalement la politique en 1923 (il est mort en 1924), laissant sa place à celui qui n’était rien d’autre qu’un fou sanguinaire, Staline.
                      Concernant les nationalisations, elles ont dans ce cas pris la forme d’une expropriation pure et simple.

                      CHAVEZ :

                      Chavez, comme Evo Morales, c’est fait élire au pouvoir sur un programme de nationalisation de leur industries énergétiques. C’est donc en toute logique qu’ils ont appliqué la politique pour laquelle ils se sont fait élire. Je vous renvoi à l’article suivant pour vérifier que tout ne va pas si mal que cela dans le venezuela de Chavez. En attendant, les nationalisations vénézueliennes n’ont pas été des expropriations pures et simples, comme le furent celles de lenine. Les propriétaires ont été payés pour leur bien, et au prix du marché. Nuance !

                      MITTERAND :

                      Les nationalisations de Mitterrand étaient dans son programme électoral (les 110 propositions ...), et aussi dans un programme commun de gouvernement élaboré en 1972. Bref, là aussi il s’est fait élire sur ce programme, normal qu’il le fasse. Petite parenthèse : ces nationalisations ont couté 39 milliards de francs à l’état en compensation, plus dans le lot des entreprises nationalisés, il y avait toute la sidérurgie et l’industrie minière, qui n’était déjà plus rentables. Bref, Mitterand a fait des nationalisations en trompe l’oeil, déjà pour éponger les dettes abyssales de groupes privés, et en payant tout cela au prix fort. De toute manière, avec Mitterand toute la gauche s’est faite arnaquer comme des bleues, car c’est lui qui a fait rentrer tout le libéralisme en france, notamment avec les lois de dérégulation financières de 1986. Pas étonnant de la part d’un mec qui avait pour ami Jacques Seguela, dont on sait qu’il mesure la réussite au prix de la tocante que l’on peut s’accrocher au bras. En tout cas, d’avoir été cocu à ce point avec Mitterand, le parti socialiste en paie encore à ce jour le prix !

                      donc, pour faire court, les nationalisations de lénine - faites sans contreparties - se sont traduites pas une guerre civile entretenue par les ex propriétaires, qui ont débouché sur une dictature sanglante d’un fou (Staline). Les nationalisations en trompe l’oeil de Mitterand ont couté un paquet à la France, mais en définitive, c’est ce président qui a fait rentrer le libéralisme en France, et a commencé le détricotage des acquis sociaux. Et pour Chavez, les nationalisations - avec indemnisation des propriétaires - se sont traduites par des avancées sociales très significatives pour le peuple vénézuelien.

                      Ce qui me permet donc de penser que en matière de nationalisations, on peut dire tout et son contraire, mais que bien faites, on peut en tirer un indéniable intérêt pour son pays.

                      En tout cas, votre propos est bètement dogmatique, mais là encore je ne m’etonne guère lorsque provenant d’un ex-banquier devenu trader.

                      votre article est raté, vous avez mélangé tout et n’importe quoi.


                      • Emmanuel Aguéra LeManu 8 mars 2009 02:09

                        100% d’accord, je vous invite à lire mon commentaire un peu plus bas.
                        Je vous salue.


                      • Michel Santi Michel Santi 8 mars 2009 09:10

                        Mon cher,
                        mon but, dans ma citation, n’était pas de faire la distinction qualitative entre les nationalisations de ces 3 hommes d’Etat mais seulement de faire un strict distinguo entre nationalisations "idéologiques" et nationalisations "pragmatiques" ( en tout cas non motivée par l’idéologie ) à l’instar des nationalisations Suédoises et bientôt US...
                        A part celà, je n’énonce guère de dogmes : j’ai puztôt le sentiment de me (com)plaire à les détruire. 


                      • vieuxcon vieuxcon 8 mars 2009 01:31

                        On y viendra un jour à la vraie solution...
                        Comme tout celà n’est que du vent, on décidera de remettre les compteurs à 0. Les dettes sont effacées. les archives brulées. C’est injuste pour celui qui n’est pas endétté. Et alors ? de toute façon le système est toujours injuste pour quelqu’un et si ça peu sauver d’une catastrophe plus grave encore, comme une guerre ou une guerre civile...
                        Annuler les dettes c’est relancer la machine, relancer la consomation et relancer le crédit. Le seul inconvénient c’est qu’on repart sur le même système, même si on le contrôle plus.
                        Alors annuler les dettes et transférer la création de monaie aux états. Remettre aux percepteurs le droit d’accorder des crédits uniquement pour ceux que la vie à mis à mal.
                        Ca n’a de sens que si c’est une décision mondiale.


                        • Emmanuel Aguéra LeManu 8 mars 2009 02:08

                          Bonjour Michel,

                          Vous avez encore frappé.
                          Vous n’avez pas daigné répondre à un seul des commentaires de votre inconsciente vision sur "Dubai au bord du gouffre", qui pollue encore le serveur d’Agoravox à l’heure ou j’écris, mais je vois ici 2 réponses (4 lignes en tout), il y a donc du progrès, c’est bien.
                          Obama, commeça, rapidement, de mémoire, je vous le livre comme ça me vient :
                           - a été élu,
                           - a engueulé les patrons et interdit leur parachutes,
                           - Bloqué les dépenses somptuaires des CA des géants de Wall St.
                           - Quasi-nationalisé des banques,
                           - il a ouvert Guantanamo (en cours)
                           - annoncé le retrait d’Irak
                           - discuté ou se rapproche de la syrie,
                           - du Hamas,
                           - de Téhéran !
                           - a forcé le secret bancaire de l’USB...
                          (provocant la panique de nos amis helvètes... et de quelques résidents, apparemment !)
                          Arrêtons là, ça devrait suffire...
                          Tout ça pour vous dire pourquoi je n’appelle pas ça un "blocage idéologique" !

                          La politique volontariste que montre l’équipe d’Obama esquisse à la face du monde et à sa grande surprise les contours d’une idéologie à laquelle moi-même, pourtant grand sceptique devant l’éternité, je consens à accorder non seulement le bénéfice du doute, mais le crédit de la sincérité.
                          Et l’exemple d’Obama, comme je l’espérait récemment dans AgoraVox,semble  faire des petits...

                          En attendant, cher Franco-Libanais vivant en Suisse (je vous laisse le bénéfice du doute malgré disons... de fortes présomptions), voyez dans quel état 8 années d’inconscience et d’aveuglement politique telle que vous montrez ont laissé les états-unis, vous qui "réclamez" des nationalisations pourtant inéluctables et déjà en route, comme une oie décapitée continue à courrir dans la cour de la ferme. Voyez donc ce que Catherine a à vous dire là dessus.
                          Et à propos de nationalisations en cours, en voici un interessant exemple : Citgroup. Pour mieux l’apprécier, il faut se souvenir que c’est le conseil d’administration de ce groupe qui s’est vu en janvier dernier forcé par "Obama le non-idéologue" de renoncé à l’achet du joujou décrit ci-dessous.
                          "Citigroup, which has received $45 billion in government bailout funds, is about to upgrade to a new $50 million, twelve-seat corporate jet.The plane, the Dassault Falcon 7X (VIVE LA FRANCE !), is a luxurious jet with a range of 5,950 nautical miles (meaning it can fly from New York to all of Europe and South America, as far east as Riyadh, and as far west as Honolulu or Petropavlovsk, Russia). The Post reports it has "plush interior with leather seats, sofas and a customizable entertainment center."
                          Source : The Huffington Post
                          A plus tard.


                          • wesson wesson 8 mars 2009 02:47

                            Bonsoir LeManu,

                            bienque en désaccord avec l’auteur, je ne puis non plus me résoudre à sortir les langues de belle mère sur l’action d’obama.

                            ce que j’ai vu jusqu’a maintenant, c’est surtout un plan com’ de crise, destiné à essayer de sauver un système que pourtant je diagnostique en comma dépassé.

                            je reprends votre inventaire :

                            - a été élu,
                            Ok, par rapport a Bush, ça change. Mais malgrès le bilan apocalyptique de l’administration Bush, ça n’a pas été non plus le raz de marée.

                            - a engueulé les patrons et interdit leur parachutes,
                            Du blabla, légalement, il ne dispose pas des outils pour cela.

                             - Bloqué les dépenses somptuaires des CA des géants de Wall St.
                            Du blabla aussi, fait sur une banque, et toute proportion gardée, sur une somme dérisoire

                             - Quasi-nationalisé des banques,
                            ça, il n’a pas d’autre choix, et d’ailleurs, les premières ont été nationalisés sous Bush

                             - il a ouvert Guantanamo (en cours)
                            Ce n’est pas encore fait, et aux dernières nouvelles, ils ne savent pas quoi foutre de la plupart des prisonniers, en majorité des paysans pakistanais innocents, qui leur avaient été vendus comme des terroristes par le gouvernement du pakistan

                             - annoncé le retrait d’Irak
                            Ce n’est pas encore fait aussi

                             - discuté ou se rapproche de la syrie,
                             - du Hamas,
                             - de Téhéran !
                            Attends que l’AIPAC s’en mèle vraiment et on verra ce qu’il en restera... 


                            - a forcé le secret bancaire de l’USB...
                            (provocant la panique de nos amis helvètes... et de quelques résidents, apparemment !)
                            au niveau de la com, Obama doit rapidement exhiber des bouc émissaires crédibles ... alors quelques contribuables à exhiber à la vindicte populaire dans une affaire bien simple pour que tout le monde puisse comprendre, c’est toujours bon à prendre


                            Pour l’instant effectivement, la volonté affichée de l’équipe obama semble bonne, mais qui sait : en France nous avons bien élu un type qui parlait de jaurès et de mendès -France dans ses discours, et qui voulait aller chercher la croissance avec les dents. 2 ans plus tard, on a vu ce que cela donnait !


                          • Emmanuel Aguéra LeManu 8 mars 2009 03:35

                            Que le pouvoir lui montait à la tête, à tonton, on le savait du départ. Un coup de fil du Pentagone lui a fait arrêter les conneries qui ont mené aux dévaluations que l’on sait (on n’a pas encore tout vu, on verra au dépôt de bilan de Renault...).
                            Je comprends la polémique mais attention aux procès d’intentions, ils finissent par éloigner des causes.
                            Mitterrand disait qu’il "ne s’agi(ssa)it pas de "faire confiance" pour avancer, mais qu’il convenait de "faire comme si" on avait confiance...". Cette phrase est restée gravée dans ma mémoire comme l’une des bases du succès politique des grandes idées (celles-là-même que M. Santi a "occultées). Elle pourrait s’appliquer à votre radicalisme d’école, qui m’apparaît (je peux me tromper) presque forcé, trop systématique pour essaimer convenablement dans la sérénité que par ailleurs vous semblez regrettez... Il pourrait bien avois l’effet inverse ! Car votre conclusion me semble plus constructive que votre laborieuse.. et un peu vaine... entreprise dialectique cliniquement paginée.
                            Mais... ne devriez pas être couché à c’t’heure... ???
                            Moi aussi.
                            Amitiés et bonne nuit.


                          • bluebeer bluebeer 8 mars 2009 11:49

                            Bonjour,

                            Tout à fait d’accord avec la notion de blocage idéologique. Ou psychologique (voir par exemple http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2562#nb1).

                            Le drame est que ce soit précisément aux états-unis que se mène le jeu de l’économie mondiale. Et que les intérêts financiers qui s’y retranchent sont au fond indifférents au bien être de la nation américaine. Et bien plus indifférents encore au bien-être du reste de l’humanité.

                            Le capitalisme en tant que philosophie n’a aucune vocation au bonheur des peuples, pas plus qu’il n’a d’état d’âme. Il n’est que la théorisation en constante évolution du monde de la finance et des marchés dans une perspective de libre échange et de libre entreprise. Il obéit au moins de règles possibles – cf. l’ultralibéralisme – et compte sur ses vertus intrinsèques pour solutionner les problèmes qui viennent entraver son parcours. Le capitalisme implémente et entérine la loi de la jungle. Au bout du compte, au bout de l’évolution et de la compétition, il ne devrait rester logiquement qu’un seul consortium mondial, le vainqueur ultime, celui qui aura absorbé tous les autres organisations.

                            Les nations ne représentent pour le monde de la finance que des territoires de production et de consommation, qu’il convient de gérer à bon escient pour optimaliser les gains et progresser dans la partie. On doit composer avec les gouvernements, d’où la nécessité du lobbying, mais les intérêts du monde de la finance divergent fondamentalement de l’intérêt des citoyens lambda. L’évolution technologique supprime les postes et minimise les coûts, les délocalisations déplacent cyniquement les détresses humaines, mais rien n’y fait. Une entreprise qui dégraisse son personnel hausse sa cote en bourse. Et attire la convoitise des actionnaires. Nothing personal, just business.

                            Les états-unis d’amérique mènent la danse et adhèrent corps et âme à ce modèle. Pour des raisons culturelles, historiques, sociologiques, émotionnelles, psychologiques.

                            La nation entière est bâtie sur le mythe de la libre entreprise, du self made man, de l’immigrant qui renverse son sort et gravit à la force du poignet l’échelle de la réussite sociale. La société américaine est vécue par ses membres comme une arène pleine d’opportunités, ou chacun est libre d’exprimer son potentiel et de récolter les fruits de son mérite. La compétition est rude, brutale, mais de leur point de vue, juste. Une perception qui, soit dit en passant, colle à l’idéologie calviniste dominante qui enseigne à ses adeptes de faire fructifier leurs biens, de s’enrichir, dans l’esprit de la parabole du talent. C’est cette conviction qui anime la plupart des américains et explique leur attitude face à l’argent et la réussite. Décomplexée. S’enrichir est juste et sain. Les salaires monstrueux des stars, les profits pharamineux des businessmen, la realpolitik économique qui pousse les entreprises à dégraisser les effectifs et à délocaliser ne choquent pas là-bas. Ce sont autant de modèles de réussite, d’adaptation, où les moyens sont justifiés par la fin. Al Capone reste un héros national, un chef d’entreprise talentueux.

                            L’initiative individuelle, l’esprit d’entreprise, la capacité d’innovation, le goût du risque font la société américaine, ils en sont le sel, le moteur, la dynamique. Par contre, les régulations, les interventions du gouvernement, la solidarité obligatoire, l’assistanat en sont les antithèses.

                            En conséquence, une amérique évoluant, même modérément, vers une étatisation ou une planification de l’économie est tout simplement impensable, contre-nature. Autant suggérer au vatican d’évoluer vers une république laïque ou à Israël de se doter d’une constitution islamique.

                            Si l’europe veut des solutions originales pour gérer la crise, elle a intérêt à les trouver seule, ou avec d’autres partenaires. Les américains restent et resteront indécrotablement libéraux dans l’âme.


                            • La Luciole 9 mars 2009 20:52

                              une remarque : je dirais que le capitalisme n’a rien à voir avec une philosophie. Il s’observe au niveau de l’aspect économique du mouvement, du côté de la dynamique du moteur, donc sous un angle essentiellement quantitatif et non au niveau plus qualitatif qu’est celui de la direction que doit prendre le véhicule, et qui elle est implulsée par les choix stratégiques de la sphère politique (philosophique) dirigeante. 

                              Mais le capitalisme (économique) "alimente" le politique, comme la matière alimente l’esprit... smiley

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