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BREXIT et MARCHEURS : mêmes combats et mêmes embrouilles !

Le BREXIT et les MARCHEURS suivent une démarche économique et financière portée par un néolibéralisme à la fois nationaliste et mondialisé, selon les problèmes à résoudre. Les deux groupements d'intérêts rejoignent à leur façon les mouvements et soulèvements des peuples insatisfaits de Grèce (Syrika), d'Espagne (Podémos), d'Italie (5 étoiles), et la montée des mouvements populistes d'extrême-droite en Europe.

Les cafouillages en cours depuis plus de 14 mois au RU et les débuts inquiétants de la présidence Macron et de l'Assemblée de ses Marcheurs, laissent présager une inadéquation si ce n'est une contradiction entre les promesses sous-jacentes des campagnes électorales et les politiques enclenchées. Quels présages ?

Les commentateurs et experts médiatiques se focalisent le plus souvent sur des comparaisons entre le comportement de la France et ceux de l'Allemagne ou des USA. Les comparaisons avec la "Perfide Albion" sont évitées, les British étant si "british" et imprévisibles pour les Franchouillards ! Pourtant le niveau et l'évolution des populations sont comparables, en nombre, en pourcentage de naissances et en part d'immigration. La petite différence réside dans le fait que la France a connu des fortes immigrations d'origine européenne dans le courant du siècle passé, alors qu'au RU "l'invasion européenne" (Polonais en tête) en provenance de l'est est postérieure à la chute du mur de Berlin. Les deux pays sont également confrontés à de l'immigration en provenance des ex-colonies, et avec les difficultés liées à l'Islam importé.

Cependant les comparaisons chiffrées traitent de l'économie et de la finance : taux de chômage, déficit budgétaire, dette publique, balance commerciale et des paiements... Et rarement de la démographie. Les comparaisons avec l'Allemagne doivent faire intervenir les démographies.

 

Le Royaume-Uni d'hier et d'aujourd'hui

L'Empire Britannique, avec ses Dominions, était un grand empire mondial jusqu'à la fin de la seconde guerre mondiale. Depuis l'entrée de Malte et Chypre dans l'UE, la Grande-Bretagne ou plus exactement l'Angleterre n'a plus que l'Irlande du Nord comme colonie, où les unionistes/royalistes anglais veulent maintenir, sans intégration, leur domination sur les citoyens de second d'ordre, les Irlandais, républicains de surcroît ! (l'opposition religieuse catholiques/protestants est une invention française, les autorités religieuses n'interviennent pas sauf à prêcher la paix et la fraternité). Thatcher s'est montrée intraitable et inhumaine envers les prisonniers irlandais et envers la population indigène ou autochtone, et inflexible pour casser les syndicats, surtout ceux des mines, (les Unions) aux dérives maffieuses. "L'Employment Act" a fortement réduit les droits syndicaux. À la même époque Mitterand caressait les syndicats et nationalisait la sidérurgie en indemnisant très grassement les actionnaires.

Le RU a connu des périodes difficiles d'inflation, de récession, de déficits budgétaires, de forte désindustrialisation (fermetures des nombreuses mines fortement déficitaires, de chantiers navals, des usines de diverses constructions et des hauts-fourneaux et aciéries) et a failli même être mis sous tutelle du FMI. L'exploitation intensive des gisements de pétrole a remis le RU sur les rails avec d'abord une auto suffisance en hydrocarbures puis des surplus en exportation. Les politiques néolibérales Reagan/Thatcher, avec moins d'État et les déreglementations (deregulation en anglais) financières, économiques et sociales ont conduit à des privatisations, à des réductions d'impôts, de salaires, et de prestations sociales. Blair a marqué une légère pause et Cameron a poursuivi l'idéologie néolibérale. La livre sterling a connu plus de bas que de hauts avec des dévaluations subites ou par glissement progressif. Les privatisations concernent les chantiers navals, le reste des mines, les transports ferroviaires, aériens et maritimes, les établissements de santé (système public insuffisant et gratuit et système privé (cliniques et médecins généralistes et spécialistes très chers et non couverts par la "sécu" anglaise de base (il faut des assurances privées pour être couvert). Le NHS public est saturé avec des temps d'attente (surtout les spécialistes) s'exprimant en semaines ou en mois. Les spécialistes privés pratiquent des tarifs d'environ le double des tarifs français.

Et même une bonne partie des écoles sont privées et entièrement payantes (7% des élèves) plus des écoles privées style sous contrat à la française avec une participation des parents. Les études supérieures autrefois gratuites font de la sélection par des frais d'inscription très élevés pour les universités,(10 à 20 000 €) encore inférieurs à ceux des USA.

Aux surcoûts élevés pour la santé, pour l'éducation et pour les transports, vient s'ajouter une politique sociale régressive pour les allocations chômage (taux et durée de couverture) et pour les salaires. Ainsi le taux de pauvreté des travailleurs et retraités anglais dépasse les 22% alors qu'en France il est inférieur à 14%. Alors que la BoE (banque d'Angleterre) claironne un taux de chômage historiquement bas (4,5%) soit 1,5 Millions de chômeurs : des valeurs reprisent par nos économistes de studio télé, prônant des réformes néolibérales !

Les "justifications" d'une telle différence

Les réalités sont bien différentes du fait des classifications et justifient le taux élevé de pauvreté, de travailleurs pauvres. En effet, la politique générale néolibérale limite au minimum les aides sociales et les allocations pour obliger les résidents britanniques à accepter des conditions de travail (d'emploi) déplorables : c'est marche ou crève ! À savoir :

- les contrats "à zéro heure" où le "salarié reste à la disposition permanente de l'employeur, ce dernier le faisant travailler selon ses besoins, aux horaires convenant à ses activités. Ces contrats -souvent au salaire minimum- sont utilisés à 90% dans la restauration rapide (Mac Do et ses concurrents), dans la distribution, le commerce, le bâtiment,... et tend à se répandre dans des activités à plus haute valeur ajoutée. En 2015 les statistiques recensaient 1,5 Millions de contrats avec quelques heures effectivement travaillées, plus 1,3 M de contrats zéro heure sans heures travaillées, soit pour constituer un socle de réserve, soit pour permettre aux "travailleurs" concernés de ne plus être soumis aux contraintes administratives et de bénéficier du système de santé NHS et peut-être de quelques maigres allocations. Dans ce type de contrat les temps de travail effectifs sont réduits et les horaires élastiques : les salaires moyens résultants sont inférieurs au smic équivalent temps plein, et la majorité des titulaires tombent dans la trappe à pauvreté !

- les auto-entrepreneurs ou travailleurs indépendants : ils ne sont pas liés à un employeur exclusif, ils vendent leur capacité de travail au coup par coup. Ce sont des artisans sans employés, des travailleurs indépendants tels des kinés ou anesthésistes allant dans différents établissements de santé, des commerciaux, des techniciens (entretien, réparations), des livreurs motorisés, des chauffeurs avec leur véhicule, etc... les charges sociales sont réduites pour bénéficier du NHS, jusqu'à des revenus de l'ordre de 50% du "smic", et avec une faible progressivité au-delà. En 2016 le RU comptabilisait 4,14 Millions d'auto-entrepreneurs, en grande partie insuffisamment rémunérés pour vivre de leur travail. Les "plombiers polonais" sont typiques de cette catégorie.

- l'immigration des travailleurs de l'UE (les pseudo-travailleurs détachés), et l'immigration des réfugiés politiques, économiques, régularisés ou clandestins, alimentent des circuits de travailleurs payés en-dessous du salaire minimum, et fait ainsi pression, à la baisse sur les niveaux des salaires concernés.

 

Les raisons du vote pour le BREXIT

Avec les bons chiffres officiels du chômage et de la croissance économique, le RU n'avait pas de raisons sérieuses pour se séparer de l'UE. Certes, comme dans toute l'UE, le mouvement/parti politique UKID, populiste et nationaliste militait pour que le RU retrouve son entière souveraineté vis-à-vis de Bruxelles et puisse fermer ses frontières de son plein gré. L'Angleterre n'était rentrée dans l'UE que pour bénéficier d'un grand libre-marché des marchandises et des capitaux. Se plier à des règles européennes pour une concurrence saine et non faussée et pour une libre circulation des travailleurs, tout en payant une contribution budgétaire pour payer des eurocrates (les meilleurs postes d'importances sont truffés d'anglais veillant aux intérêts de leur pays ! ) et subventionner des pays attardés (Europe du sud et de l'est) est insupportable pour les Britanniques. Les politiques incapables d'imposer de justes réglementations sociales et de les faire respecter, se sont défaussés sur l'immigration de travailleurs immigrés acceptant des salaires de misères et entraînant les britanniques dans la trappe à des travailleurs pauvres ; Avec des frontières fermées et contrôlées (comme à Calais pour des immigrés sans papiers) et en ne versant plus les dizaines de milliards € ou £ chaque année, alors la pauvreté serait fortement réduite et tout irait pour le mieux au RU ! Les Travaillistes, parti défendant les travailleurs, n'ont pas suivi ces discours démagogiques en restant contre le BREXIT et pour le statu quo ! IIs savaient que la pression vers les bas salaires est une constante viscérale du néolibéralisme, donc qu'un BREXIT ne se traduirait surtout pas par une forte hausse des bas salaires permettant de vivre dignement de son travail.

Autre raison implicite pour retrouver sa souveraineté : retrouver la grandeur passée de l'Empire en se débarrassant des soumissions aux règles de l'UE et en nouant des nouvelles relations économiques directement avec chaque nation de la planète. Les tentatives de Théresa May de négocier dès maintenant avec Trump des relations économiques privilégiées se sont soldées par une fin de non recevoir : Trump a d'autres chats à fouetter ! Toutes les nations donneront la priorité aux négociations avec l'UE, avant de conclure des traités économiques avec le RU.

Les embrouilles du BREXIT

Les britanniques ne savent pas comment se sortir de ce faux-pas : ils voudraient avoir des garanties de l'UE sur tous les avantages qu'ils espèrent conserver et sur les liens nouveaux économiques et financiers (place de la City) en leur faveur, tout en continuant à peser sur la marche de l'UE (voir les propositions de Cameron à la Commission Européenne). Les représentants de l'UE veulent d'abord libérer l'UE de ce locataire récalcitrant, de nettoyer les "locaux", de faire payer les factures dues (pour des programmes actés, dont une partie des financements retourne aux agriculteurs, universités, collectivités territoriales, industriels et centres de recherches britanniques). Avant de prétendre à un statut type Suisse ou Norvège (avec des contributions réduites), le RU doit d'abord vider les lieux puis de négocier comme un vulgaire État un statut d'association ou un traité commercial ! La Perfide Albion ne peut donc plus mener les négociations à sa guise, comme du temps de Tchatcher.

Alors les forces contradictoires ne permettent pas d'asseoir une saine position acceptable par la grande majorité des britanniques, politiques, économistes et financiers. Toutefois, des premiers effets inquiétants se font sentir bien avant que des décisions modificatives soient adoptées :

- la livre a chuté et s'est dévaluée de 15 à 17% par rapport au dollar et à l'euro. Depuis la remontée de l'euro face au dollar la livre se dévalue toujours face à l'euro et reprend un peu de sa valeur face au dollar. Cette baisse de la livre a entraîné une inflation d'environ 3% sur un an.

- Les Anglais résidant en France s'inquiètent : certains vendent leur résidence française (principale ou secondaire) en bénéficiant de l'euro fort ; ils font parfois des remises importantes sur les prix en euros !

- Déjà, des travailleurs étrangers originaires de l'UE, retournent dans leur pays d'origine, se sentant indésirables !

- Certaines des activités financières de la City sont en cours de transfert dans l'UE, par les groupes financiers internationaux.

- Des entreprises aux activités internationales, telles les compagnies aériennes s'inquiètent pour leurs futurs conditions restrictives d'exploitation dans l'UE, certaines libertés seront réduites.

- etc...

 

Les "MARCHEURS" ressentent ou pressentent des embrouilles

Trouver des similitudes entre le BREXIT et les MARCHEURS, est une aventure réaliste de politique fiction. Cependant il existe des coïncidences et des similitudes qui ne sont pas fortuites :

- Alors que s'amplifie la lassitude générale des citoyens européens envers un monde politique, économique, financier et médiatique, incapable de résoudre les vrais problèmes qui se posent aux citoyens et à leurs nations, les peuples britanniques et français n'ont pas choisi de porter au pouvoir des nationalistes populistes de droite ou de gauche opposés au système néolibéral en place. Les discours pro-Brexit de mai et juin 2016, portés par les conservateurs dépassaient les propositions populistes, xénophobes et égoïstes de l'UKID. D'ailleurs ce parti a été balayé aux dernières élections. En même temps fleurissent les discours et projets présentés par Macron et ses Marcheurs, sur les retrouvailles de la France avec sa grandeur passée (et le respect qui lui est due), avec une économie équilibrée bien assise en Europe, avec de la croissance retrouvée grâce à des réformes du code du travail et du système de protection sociale (modifications du type de prélèvements et d'allocations) afin de réduire de moitié le fléau du chômage et les déficits publics, avec un contrôle de l'immigration... Autant de performances du néolibéralisme que ne renieraient pas les partisans du Brexit.

- Si le Brexit devait permettre aux Britanniques de se retrouver dans une nation bien personnalisée qui a du sens et des objectifs, la démarche attribuée aux Marcheurs était initialement de prendre le pouls des Français, de leur faire exprimer leurs pensées sur leur avenir et celui de la France et aussi de porter le message salvateur et programmatique du grand Chef. Ils ont pu se rendre compte du désespoir rampant, de absence de vision pour l'avenir, du sens à donner à leur vie dans ce monde néolibéral si destructeur, de l'aspiration insidieuse vers la trappe à pauvreté, de l'inadéquation entre les formations données à une jeunesse très nombreuse et les maigres créations d'emplois.

- Les Marcheurs devaient continuer à maintenir un lien entre les diverses populations, avec la désignation d'élus issus des diverses catégories de Français et représentatifs des spécificités locales ou régionales. Ils étaient conçus pour faire remonter les aspirations du peuple de France, leurs souhaits de réformes, leurs acceptations de prendre une juste part des efforts pour redresser le pays. Ils étaient dans un mouvement, dans des mouvements où la spontanéité et la sincérité sont de mise. Les Marcheurs ne se concevaient pas en courroie de transmission du gouvernement, en godillots pour voter en toute soumission les lois et amendements présentés par le gouvernement ou par la direction du nouveau parti "En Marche" ! Et aucune possibilité d'amender les ordonnances du gouvernement.

- Les espérances des Marcheurs ont été bafouées : ils sont déçus ! Pour commencer la sélection des candidats à la députation a été faite par un comité dirigé par les nouveaux pontes du parti, sur des CV envoyés par les impétrants et par copinage ou négociations avec la vieille garde politique. Le grand Chef impose à ses députés une discipline de vote à l'Assemblée Nationale. Pour la campagne électorale le seul argument permis aux candidats était "Je soutiens Macron, son projet pour la France, ses éléments de programme, le tout présenté dans un livre et dans les meetings : sinon silence radio, pour "éviter de dire des âneries ou des bêtises". Pourtant la masse de "Missi Dominici" parlait, écoutait, argumentait lors de leurs innombrables porte-à-porte.

- Après leur présence d'enfants sages à l'Assemblée, les députés en lien avec les adhérents-militants actifs sont invités à élire les cadres du parti, les délégués au bureau national, selon une liste de désignés par le Gouvernement et l'Élysée pour 80% des membres (pourcentage ramené à 75% après expression des remous) le solde (25%) des élus pouvant être issu des propositions des comités d'adhérents locaux et régionaux.

- Afin de se sentir utile, les adhérents et les députés élus vont bientôt être invités, après remise (et digestion) d'un argumentaire sérieux, de logiciels de com, des phrases-types, à retrouver "En marche" dans tous les coins et recoins de la France pour persuader les Français (désabusés par les Macroneries et Philipperies, par des mesurettes type Hollanderies !) que les promesses sont ou seront tenues avec Jupiter à la tête de la France. Quelle bonne parole crédible vont-ils porter ? L'assurance que le développement des emplois type "zéro heure" et de l'auto-entreprenariat va réellement déboucher sur des emplois stables et bien rémunérés !! Et que l'augmentation de la CSG, liée à la baisse des charges sociales, va tellement faire baisser les coûts du travail, que le patronat oubliera d'augmenter ses marges au bénéfice des hauts cadres et des actionnaires, et qu'ainsi le pouvoir d'achat des retraités va augmenter malgré la hausse de la CSG : les Marcheurs vont se ridiculiser !

- Les députés Marcheurs n'auront pas d'état d'âme pour voter une réforme constitutionnelle réduisant fortement le nombre de députés, car "en off"" certains retourneront sans regret vers leurs activités passées, car désabusés et en proie à un sentiment d'inutilité.

 

Si les "MARCHEURS" ne sentent pas embrouillés, alors la France SOUMISE est en Marche !

 

Quels présages ?

Sans se prétendre Madame Irma, les embrouilles actuelles des partisans d'un néolibéralisme rejeté pour son inefficacité (sauf pour le décile supérieur des plus riches et des plus cupides) vont se prolonger tant que ne seront pas pris à bras le corps les problèmes relatifs à la justice fiscale des multinationales et surtout à la démographie croissante (galopante parfois) dans de nombreux pays (création d'emplois insuffisante, immigration économique de survie, dégradation des ressources planétaires et pollutions croissantes (matérielles, intellectuelles et religieuses). Avec ou sans Brexit, avec ou sans Marcheurs, nous sommes amenés à subir la gestion de la lente agonie d'un système ! Car la reconstruction d'une Europe autour d'un noyau intégré et solidaire sort du périmètre des boutiquiers en marche !


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2 réactions à cet article    


  • zygzornifle zygzornifle 1er septembre 08:47

    ha les marcheurs , pour marcher il faut un but autrement on gaspille son énergie inutilement ..... 


    • francois 1er septembre 15:46

      L’auteur du sujet pourrait élever le débat à un niveau un peu plus élevé : nationaliste et mondialisé, du pur Macron.

      « désabusés et en proie à un sentiment d’inutilité. » les bouffons n’ont pas ce genre de sentiments.

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Auteur de l'article

hugo BOTOPO


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