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Accueil du site > Actualités > Economie > Croissance en berne, profits et propagande en hausse

Croissance en berne, profits et propagande en hausse

François Fillon ne ménage pas sa peine, il a convoqué quelques ministres tirés de leurs vacances pour travailler plus et se mettre au chevet de la croissance puisque les mauvais chiffres de l’Insee ont parlé. Le PIB a reculé de trois dixièmes de points. Est-ce grave Docteur ? Oui et non, tout dépend où on se place. Et pour nos gouvernants, cette nouvelle a jeté un froid si bien que ces dixièmes sonnent le tocsin à l’instar des morts décomptés pendant la canicule de 2003. Cette fois, on ne pourra pas reprocher aux ministres de ne pas être sur le pont. Mais est-ce bien utile, cette urgence pour des phénomènes et processus dont les effets prennent des années. Pour comprendre cette baisse du PIB, il y a les discours officiels, masquant souvent les réalités, et les analyses à partir des faits.

1. Les chamans de l’économie

Il fut un temps où la croissance économique, du moins son équivalent antique, était liée aux productions agricoles. Et comme il faut de la pluie pour faire pousser les végétaux, un spécialiste était chargé d’invoquer les esprits pour que l’eau tombe du ciel. On l’appelait le chaman. En 2008, si l’économie est rationnelle, les chamans n’ont pas disparu. On fait appel à eux pour doper la croissance et faire pleuvoir les milliards d’euros de PIB. Sarkozy, chef d’Etat et donc des chamans, avait chargé le chaman Attali de produire un document qui, s’il est appliqué, devrait permettre d’augmenter cette maudite croissance qui pèse sur le pouvoir d’achat des Français. Enfin, mieux vaudrait être précis et honnête, c’est le pouvoir d’achat qui pèse sur la croissance comme on pourra s’en convaincre. Pour l’instant, les chamans se sont réunis à Matignon. Français Hollande les a admonestés en leur enjoignant de prendre des mesures d’urgence pour remonter la croissance et ne pas désespérer les Français. François Hollande croirait-il au chamanisme ? Non, en réalité, il joue son rôle d’opposant politique et, sur un dessin humoristique, on pourrait le croquer en bon samaritain donnant à un Sarkozy déguisé en Christ l’ordre de ressusciter un cadavre dénommé Lazare Croissance ! C’est sûr, François Hollande joue au PS le rôle de bouffon utile et, d’ailleurs, ce poste devrait être officialisé au sein de l’appareil rue de Solferino. Aux côtés des chargés de la défense, l’éducation, les relations avec le Parlement, la culture, officie un bouffon utile auprès des médias.

2. Faut-il craindre une récession ?

Attention, consigne de sécurité médiatique et de verrouillage sémantique. Interdit de prononcer le mot récession. Ce mot est doté de pouvoirs magiques, influant sur le moral et déprimant les psychismes. Autre vocable interdit, rigueur. Il n’y a pas de politique de rigueur, même si les classes moyennes ne sont pas vernies par les temps qui courent. Pour parler franchement, il est techniquement impropre de parler de récession. Ce serait comme annoncer au poker un brelan alors qu’on ne dispose que d’une paire. La récession est définie techniquement comme la persistance d’une croissance négative pendant deux trimestres. Les économistes auraient pu très bien convenir que trois, ou bien quatre trimestres de croissance négative définissent une récession ; mais c’est deux et donc pas un. Attendons trois mois et si le PIB est encore en baisse alors il y aura récession. Est-ce si grave ? Non, pour preuve, la Malaisie a vu son PIB décroître de 3 points en l’espace de six mois mais elle a rebondi et, un an plus tard, la croissance affichait un rythme de 8 points annuels. Néanmoins, cet exemple ne prouve rien puisque ce trou d’air économique fut déclenché par une crise financière régionale. Ce qui peut être généralisé, c’est l’impact de la finance sur cette crise en 1998, comme celle bien plus ample et internationale de 2008 liée pour une part aux banques américaines et aux crédits douteux. L’avenir dira si une récession est au bout. Ce n’est qu’au final d’un processus qu’on connaît le résultat.

3. Les causes internationales d’un PIB en berne

Les Chinois, vexés par l’attitude des Français, ironisent dans les rues de Pékin. Que veut dire PIB en France ? Eh bien, ça signifie, production industrielle en berne ! Et pan sur le bec de ces Frenchies qui n’ont pas été clean lors du passage de la flamme olympique. Les Chinois peuvent bien pavaner, ils comptent le plus de médailles d’or aux JO et, en plus, ils sont médaille d’or de la croissance aux olympiades économiques des grandes nations. Avec un PIB frôlant les 10 points pour le premier semestre 2008, après les 11 points de 2007. Quant à l’Inde, la Russie, un chiffre de 8 est plausible pour cette année, comme le Vietnam. Emergentes ou presque développées, nombre de nations moyennes sont dans une fourchette plus qu’honorable. Tunisie, Chili, Venezuela, Pérou, Indonésie, Ukraine, Turquie, Kazakhstan, Iran, Philippines… se situent dans les projections entre 5 et 7 points de progression. Le ralentissement concerne alors plus spécialement les pays très développés et formant le noyaux dur de l’OCDE (datant des années 1960) ; en fait, ceux dont le développement est le plus ancien, quelle que soit la zone géographique, Nouvelle-Zélande, Japon, Etats-Unis, Europe de l’Ouest. Il est donc fallacieux de présenter, comme le fait la presse, les causes de la récession comme étant mondiales. A se demander si nos journalistes ont reçu des consignes ou bien obéissent avec une ferveur toute zélée au déni de réalité. Voilà le raisonnement sous-entendu. Le PIB mondial baisse d’un point, passant de 4.5 à 3.5 et, donc, si la France est en récession, c’est la faute à la situation internationale. Alors que la logique est tout autre. C’est parce que la croissance de la France, de l’Europe, des States, diminue que, par le calcul de la moyenne, la croissance mondiale baisse. Ce sont donc les nations avancées qui font chuter une économie mondiale qui elle, se portant pas trop mal, permet au contraire aux pays avancés de limiter la casse et d’éloigner le spectre de 29.

4. Les causes endogènes de la baisse du PIB

Si les PIB des nations européennes, et des Etats-Unis, sont en berne, c’est sans doute dû à des fondamentaux et aux conséquences des structures économiques et financières résultant des pratiques qui ne datent pas d’hier. Tout se joue sur des années, voire une décennie. Le PIB, ou produit intérieur brut, mesure (en valeur) la quantité de biens et services produits par un pays en une année. Ce chiffre n’a pas de lien obligatoire avec le bien-être individuel et encore moins avec le bien-être collectif étant entendu que les écarts de revenus n’apparaissent pas dans le résultat final. Le PIB se calcule en additionnant la valeur ajoutée liée aux productions, ou alors la demande ou enfin les revenus. Il est raisonnable de penser que ce qui est produit sera consommé, par les citoyens, les entreprises, les administrations, l’Etat, ainsi que les pays étrangers. Car les valeurs produites par l’exportation des productions entrent dans le calcul auquel on soustrait évidemment les importations. Ce n’est pas un hasard si la chute du PIB français intervient dans un contexte de déficit commercial. Même tendance en Allemagne et dans toute la zone euro. Voilà donc l’une des deux causes principales de la baisse de la croissance en Europe. L’appréciation de la monnaie européenne pénalise les exportations et facilite les importations. Mais ce n’est pas la seule cause ni même la première. Observons les States. Là-bas, la chute du PIB est importante malgré un dollar faible qui aurait dû booster les exportations américaines. Il faut chercher ailleurs, du côté des subprimes et autres investissements risqués.

L’opinion croit que ce sont les banques qui entraînent la récession. En fait, la nature exacte du phénomène est habilement cachée. La baisse du PIB est due à une mauvaise distribution des revenus. Le chômage technique risque de se généraliser, les pêcheurs de tourteau sont restés à quai, les gens n’ont plus de sous. Cette situation résulte de l’accaparement des revenus par les classes supérieures, actives ou rentières. Haut revenus tirés de professions à hautes valeurs ajoutées, montages financiers, jeux spéculatifs, micro-économie en réseaux, etc. Avec pour conséquence la circulation de la monnaie disponible dans des vortex et sa disparition dans le trou noir des achats spéculatifs, fonciers, des industries du luxe, des enchères d’art, etc. Porsche ne s’est jamais aussi bien porté qu’actuellement, générant des bénéfices records. Quant à la montée de l’immobilier, due aux crédits faciles, aux afflux de liquidités, aux exploitations des locataires, aux spéculations foncières, cette montée engendre une destruction de monnaie. Un bien acheté 100 000 euros puis revendu 150 000 euros deux ans plus tard soustrait 50 000 euros de monnaie du circuit économique (abstraction de l’inflation). La baisse du PIB est donc la cause, aux Etats-Unis et en Europe, de la politique économique (ou de son absence) menée par les Etats, pour le bénéfice des classes supérieures, avec une destruction de monnaie et, donc, perte de pouvoir d’achat généralisée qui entraîne une baisse de consommation. A noter aussi l’impact des matières premières dues à la demande, mais, là, si on met de côté la spéculation, il n’y a pas matière à condamner cette tendance car c’est le signe que d’autres pays se développent, notamment la Chine qui montre l’exemple en adossant la croissance pas seulement à l’exportation, mais aussi et surtout à la consommation intérieure.

5. L’importance de la propagande

A la question sur une marge de manœuvre pour corriger la situation, on répondra que c’est envisageable moyennant une mesure efficace, mais qui déplaît aux élites, ainsi qu’aux peuples manipulés par une doxa et une propagande très efficace. Cette possible solution, c’est de créer une monnaie éthique, sorte de planche à billet destinée à renflouer la casse sociale. Ce ne sont pas les demandes de biens et services qui manquent et sont insatisfaites faute de solvabilité (solidarité, éducation, culture, civilisation). L’autre vérité qui pourrait créer des troubles, ce serait la mise à jour de cette destruction de la croissance par les profiteurs du système avec la bénédiction et même la facilitation des Etats. Si les gens savaient et avaient encore un peu d’honneur, il se produirait une insurrection et ce n’est pas une bonne chose car la banque de la colère n’apporte aucun dividende politique, idéologique. Voilà pourquoi le gouvernement se porte au chevet des classes moyennes, celles qui ont les moyens de se révolter. Prime à la cuve, aide aux transports, de quoi colmater la fronde qui gronde. Aux yeux du public, le gouvernement se devait d’être sur le pont ce 18 août 2008 pour montrer sa bonne volonté à conjurer la crise (18/08/08, ah ce fameux chiffre 8). Le RSA pourra bien attendre et le gouvernement rester serein. Les pauvres ne se révoltent plus ici. Pour l’instant, le pli est pris et il va falloir s’habituer à se serrer la ceinture, tout en observant ce monde du profit et du luxe prospérer devant nos yeux. Il n’y a aucune issue à la crise parce que les dirigeants en ont décidé ainsi. L’appel du pied à l’Europe suggéré par Fillon signifie que la France n’a pas de mesures précises à proposer ; la tactique de défausse est bien utile et, du reste, bien efficace pour l’opinion. Et puis ne nous plaignons pas. Les mesures prises par le gouvernement, que nous trouvons bien pingres, sont jugées trop généreuses par les instances de l’OCDE qui, elles, ne connaissent pas la crise et ne rechignent pas quand il faut augmenter les salaires des hauts cadres des institutions internationales. Ne plaignons pas pour autant les classes moyennes qui, si par la fortune, elles accédaient au statut supérieur, se soucieraient bien peu du sort des recalés de l’économie. Le monde tourne, nous avec, tâchons avec nos modestes moyens de prendre part au grand manège, d’en trouver l’ivresse de temps à autre, de tourner ensemble avec les joies et les peines, quelle importance cette comédie humaine, ce jeu du paraître, ces existences artificielles par procuration, des omégas 3 et ces gagas devant leur écran de pub qui avalent les couleuvres au noir… no comment, the show must go on !


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95 réactions à cet article    


  • La Taverne des Poètes 19 août 2008 10:25

    Pour ménager le moral des Français, Fillon proscrit de son vocabulaire le mot "récession". Suivant cette même logique, Sarkozy devrait interdire prochainement aux présentateurs de la météo sur France Télévision l’usage du "mot" dépression" dont il font un usage plus qu’abusif en ce moment.


    • gaelec 19 août 2008 15:20

      Très juste La Taverne des Poêtes

      J’ajoute

      Mais ? Ou est donc passé notre magicien de la croissance et du pouvoir d’achat, que même le soleil devant lui, ressemble à une vieille crêpe cramoisie en ce funeste mois d’août ?

      Diable ! Je croyais avoir compris qu’il n’y avait plus besoin de Premier ministre (heu …de fusible) depuis l’hyper présidentialisation.

      Allez, Monsieur Le Premier Ministre !

      Debout, droit dans les bottes et en première ligne puisque les nouvelles sont mauvaises.

      Le sacrifice… c’est pour la bonne cause ! L’impopularité n’est-elle pas liée à la fonction ???

      Responsable et coupable vous serez en quittant le poste ! Ainsi-soit-il !

      Et la croissance dans tout ça ?

      Premier trimestre +0,4%

      Second trimestre –0,3%, croissance négative (diantre ! Ou sont passées mes dents ?)

      Troisième trimestre +0,1% attendu selon la BDF ( ça vire à la torture !)

      Ce qui nous fait +0,2 depuis le début de l’année. Il ne reste que 1,5% à faire en 4 mois pour atteindre la fourchette basse de 1,7% fixée par Bercy.

      2,05% pour la fourchette haute, autant vouloir escalader l’Himalaya en une journée !

      Avec une inflation de 3,7% en zone euro sur un an, cela s’appelle « Stagflation ! » Un très vilain mot ma bonne dame !

      D’ailleurs, on ne le prononcera pas, préférant le doux euphémisme de « léger ralentissement ».

      Gare à la rentrée et aux sondages à venir ! Va y avoir des vilaines poussées d’acnés et de sérieuses gastros sur les bancs de l’assemblée !

      Cocoricooo !


    • Jacques Fabry Jacques Fabry 20 août 2008 00:53

      Museler Météofrance ou Météorage ? Vous ne croyez pas si bien dire !!! Particulièrement depuis ces derniers mois, on vous cache la réalité. C’est navrant d’entendre les paraphrases utilisées dans les bulletins météo pour nous faire croire qu’il fait beau sans faire beau et que des orages chaque jour du printemps et de l’été sont chose normale.

      Une grande partie de l’agriculture, du tourisme, notre santé et bien d’autres manifestations de la vie tant sauvage que civilisée ou économique sont entrées en récession ou dépérissement avec pour cause principale les atteintes à la lumière du soleil et à la libre circulation des nuages.

      Quand les victimes, (chacun de nous et des autres) s’éveilleront partout dans le monde, procès, guerres civiles et autres guerres se multiplieront. Le pire, c’est que la diminution de la lumière, son aspect diffus rend les gens, chacun de nous, plus nerveux, maladroits et susceptibles qu’à l’ordinaire. Et les gens commencent à mordre le voisin à la moindre occasion plustôt que s’unir pour appeler un chat un chat et regarder en face les destructions amenées par les cieux avionneux.

      J’avais souhaité que la réunion à Matignon de lundi dernier soit sereine et objective. http://www.eauseccours.com/article-22021068.html 
      Comme toujours ce ne fut qu’une opération de communication et un élément d’une lutte fraticide.


    • nick 19 août 2008 10:54

      par lerma (IP:xxx.x1.72.24) le 13 avril 2007 à 09H30

      Nicolas Sarkozy doit être combattu sur ses idées et nous
      pouvons constater que ses idées sont celles d’une droite
      qui ressemble à celle de Berlusconi et de Ms Asnar,tous deux,grands amis,à l’époque de G BUSH et de la guerre en
      IRAK.

      Rappelons nous les propos de N SARKOZY à l’époque,lui était
      pour l’alignement de la position française sur les USA et
      l’envoi de troupes françaises en IRAK.

       

       

       

      Chaques jours qui passe démontre l’echec de cette guerre

       

       

       

      Dans quelle merde,Nicolas SARKOZY aurait mis LA FRANCE si
      il avait été président de la République.

       

       

       

      En terme économique,N.SARKOZY ne s’attaque pas à ses amis
      du BTP qui emploient enormement de sociétés sous-traitantes
      qui ne respectent pas la legislation française du droit du
      travail ainsi que du salaire minimum légal au travailleur.

       

       

       

      Etrange !

       

       

       

      En terme de sécurité de la personne,la situation est encore
      plus grave car maintenant nous avons aussi bien peur d’une
      bavure de la police que d’un multi-recidiviste qui viendrait vous agresser et que dire des statistiques bidonnées de baisses de l’insécurité,dont les premières
      victimes sont les fonctionnaires de police,qui n’osent plus
      rentrer ici ou là,car zones de non de droits,livrés aux trafiquants.

       

       

       

      En terme de politique économique,Nicolas SARKOZY durant 5
      ans,n’a pas déposé un projet de loi pour supprimer les
      35 h Aubry !

       

       

       

      En faite,Nicolas Sarkozy,l’a dit,ce qu’il interesse c’est
      le pouvoir.

       

       

       

      Il convient de faire un parallèle entre les populistes qui
      ont dirigé l’Argentine et ruiné l’Argentine et le populisme de Nicolas SARKOZY car c’était un peu les mêmes idées qui ont ruiné un pays très riche

       

       

       

      Allons nous laisser Nicolas SARKOZY ruiner la France ?

       


      http://www.tvargentine.com


      • Olga Olga 20 août 2008 10:00

        Lerma aurait retourné sa veste ?
        Une petite trahison bien médiocre.
        La trahison et la médiocrité semblent être des critères indispensables pour devenir un bon Sarkozyste...
        Sarkozy a les soutiens qu’il mérite...


      • HELIOS HELIOS 19 août 2008 12:02

        Petite note a Lerma... tout le monde a droit d’avoir un avis, et jusqu" a present, l’interpretation des faits est encore libre. Vous n’êtes pas d’accord avec l’auteur, pas de pb, ; c’est egalement votre droit, essayez plutôt d’argumenter pied a pied... etc, vous connaissez le message, appliquez le sur un site tres consulté a l’etranger.

        A propos de l’article, votre analyse de la croissance me semble un peu titée par les cheveux, surtout lorque vous comparez les chiffres de certains autres pays, en particulier sur 3 des éléments suivants :

        D’abord, il y a le niveau de developpement. avoir un pays a l’etat de desert economique favorise les taux de croissance importants : doubler sont PIB quand celui ci est de quelques millions est facile et les pays que vous citez, tous appelés "emergeants"sont dans ce cas, y compris la chine... il y a tant a faire !

        Ensuite il y a l’effet matiere première : Un pays qui exporte en masse (aussi bien en quantité qu’en valeur) des matières premieres va avoir un PIB "faux"" bien que plus élévé. rendez vous compte que ceci correspond a "manger" le capital, car la matiere premiere n’est pas inépuisable. On ne devrait pas repercuter dans le PIB le prix de base des matieres premieres, mais seulement les revenus d’exploitations, c’est a dire la valeur ajoutée qui est elle bien faible.

        Enfin, il y a l’exportation. la, le domaine est plus délicat car les ecoles de la pensée unique ont des positions bien etranges a des années lumières du bon sens. Ainsi faire rentrer en positif dans le PIB les exportations est totalement irreel. la réalité est bien que quand un pays exporte, il s’appauvrit sauf si le prix de vente permet de remunerer la chaine complete de valeur, ce qui n’est pas le cas et le sera de moins en moins. en effet quand une usine vend un produit , elle se fait payer sa recherche et son savoir faire, son materiel, son actualisation bref elle se fait payer mais ne rembourse pas au pays tout ce qui lui a permis d’etre en condition d’exercer son activité. C’est cette chaine de valeur dont dispose un pays qui fait son attractivité et c’est pour cela qu’il y a des groupes qui viennent s’installer en France malgrés l’avis des patron français. Donc, dans le PIB il faudrait retirer la part de "non remuneration" du pays, en gros il faudrait mettre en "negatif" la TVA non payée (par exemple)...


        Pour le reste de l’article, je ne retiendrai que ceci :

        le clientelisme de classe qui me semble evident. Soutenu par une action généralisée de culpabilisation et une action qui lève les français les uns contre les autres (les chomeurs feneants, les fonctionnaires privilegiés...) le pilotage du système se fait non pas en relevant le niveau social et economique global mais en gerant l’appauvrissement et le grogne qui va avec. cela saute aux yeux, la classe moyenne superieure est carressée dans le sens du poil afin qu’elle ne rentre pas directement en conflit.... mais c’est neanmoins limite, la marge de manoeuvre est tres faible. tout se joue pour l’instant grace aux egoïsmes des uns qui ne voient pas la misère a leur porte. une legère prise de conscience et ce sera l’eclatement... ou est-il ce consensus social d’il n’y a seulemnt que 20 ans qui faisait que riches et pauvres pouvait se cotoyer dans la vie de tous les jours ?

        Bonne journée à tous


        • LE CHAT LE CHAT 19 août 2008 12:23

          UMP ou PS au pouvoir , ça aurait rien changé ! la conjoncture est mauvaisepour la France......

          Heureusement l’Argentine est un Eldorado et merci à lerma de booster à lui tout seul la croissance dans le multimédia des pampas grâce à ses nombreuses interventions !  smiley



          • ZEN ZEN 19 août 2008 12:35

            Qui parle de récession ?
            On n’a jamais autant vendu de yacht et de Rollex...


            • Claude Simon Tzecoatl 19 août 2008 17:00

              Pas tout à fait, c’est plus subtile. L’écrémage des yachts se poursuit à Saint Tropez. Les 15-30 mètres disparaissent du mouillage, les 45 mètres sont plus nombreux, mais il reste des places à prendre, contrairement aux années passées (source le Télégramme).

              La vie est plus dure pour les riches que l’on ne croit, autant être très très riche.


            • tvargentine.com lerma 19 août 2008 12:54

              "Parler pour ne rien dire" voila à quoi sert le contenu des articles de Mr DUGUE qui écrit tout les jours sur tout et n’importe quoi


              Il n’y a pas de parti pris,mais un constat accablant,que les lecteurs n’arrivent pas à diffuser un article si le rédacteur n’est pas "pigiste" (comme Dugué et Morice...) ou si il n’est pas du TSS.

              D’ailleurs cet article est un article bouche trou ou l’on mélange la Malaisie avec les JO

              Franchement le caniveau du TSS est atteint 


              • LE CHAT LE CHAT 19 août 2008 13:02

                Parler pour ne rien dire

                 une sérieuse chance de médaille pour toi si la discipline est homologuée pour les prochains JO


              • Alpo47 Alpo47 19 août 2008 14:20

                Heuuuuuu, Lerma, environ 65% des Français sont dans le TSS.
                Après les cadeaux fiscaux aux déjà riches de Nicolas Sarkozy de Nagy Bocsa, la majorité de notre pays s’appauvrit à toute vitesse et cette majorité s’exprime un peu partout, dans les blogs, la rue, les entreprises, aux comptoirs ....
                Le malaise et la contestation se répandent partout, bientôt votre "hérault" sera la cible du peuple.

                Extrait de la Déclaration des droit de l’homme de 1793 :
                "... Le droit à la résistance contre l’oppression est mis en valeur dans la Déclaration de 1793, elle occupe trois articles, qui précisent sa forme et son étendue. Même lorsque cette oppression n’atteint qu’un seul individu, la résistance est possible. Cette résistance peut être passive (grève) aussi bien qu’active (manifestation). La Déclaration reconnaît l’insurrection populaire contre un pouvoir oppressif, tyrannique et, despotique comme un devoir...."


              • Traroth Traroth 19 août 2008 19:26

                Vous êtes adepte de la méthode Coué, mais a le grave inconvénient de ne rien changer à la réalité, et la réalité, les gens la constatent tous les jours dans leur porte-monnaie.
                La réalité, c’est que la France est en train de s’effondrer, après seulement un an de sarkozysme, sous les coups de boutoir conjugués de la stupidité, de l’incompétence, du cynisme et de la malhonnêteté de Sarkozy et de son gouvernement de clowns tristes.
                Merci encore de votre vote en mai 2007, pauvre connard ! Et je ne signale pas mon abus, parce que j’en pense chaque putain de mot ! smiley


              • Marc Bruxman 19 août 2008 12:57

                Non non il faut arréter, la baisse du PIB on sait à quoi elle est due. Elle est due au fait que certains préférent ici vivre de l’aide social plutot que bosser.


                • foufouille foufouille 19 août 2008 14:09

                  elle sont tes 5 000 000 d’offres d’emploi a temps plein ou partiel ?


                • sisyphe sisyphe 19 août 2008 16:27

                  par Marc Bruxman (IP:xxx.x29.179.123) le 19 août 2008 à 12H57

                   
                  Non non il faut arréter, la baisse du PIB on sait à quoi elle est due. Elle est due au fait que certains préférent ici vivre de l’aide social plutot que bosser.

                   smiley smiley smiley
                  bruxman de plus en plus démasqué, de plus en plus hilarant  !

                • Traroth Traroth 19 août 2008 19:49

                  Voila Bruxman, vous avez tout compris. Depuis que Sarkozy est au pouvoir, plus personne ne veut bosser, et c’est pour ça que le PIB se met à baisser.
                  Et demain, quand ça vous arrangera, vous allez nous balancer, sans apparemment voir de contradiction ou en faisant mine de ne pas vous souvenir de vos propos d’aujourd’hui, que les électeurs ont voté pour Sarkozy parce qu’ils voulaient "travailler plus pour gagner plus".
                  Vous êtes consternant...


                • La Taverne des Poètes 19 août 2008 13:01

                  Hélas ! encore un forum détourné vers un unique sujet de débat : le cas Lerma.


                  • Forest Ent Forest Ent 19 août 2008 14:07

                    Le gouvernement a décidé une série de mesures ("réformes") dont il dit qu’elles vont relancer l’économie. La récession venue, il s’y tient et ne change pas de cap. C’est une attitude claire, logique, et d’une certaine manière courageuse. Cela va nous permettre à tous de juger de la validité de son diagnostic sur l’économie. C’est bien. Que le spectacle commence.


                    • Adrian Adrian 19 août 2008 21:46

                      Quand l’économie repartira d’ici 2009/2010 vous allez dire quoi ?


                    • Forest Ent Forest Ent 19 août 2008 23:03

                      Je me réjouirai, mais je n’y crois hélas guère. Je sais que c’est le grand espoir de l’UMP : un cycle bas court puis une reprise nette favorisée par les "réformes", et donc juste deux mauvaises années à passer, puis une perspective souriante pour 2012. Ca ne marchera pas à mon avis pour deux raisons : d’abord le cycle bas sera très long, et ensuite les "réformes" sont de nature à agraver la crise. Bien sûr, tout le monde peut se tromper, mais ce pronostic est écrit et le restera. Vous pourrez me le rappeler dans deux ans.


                    • Mescalina Mescalina 20 août 2008 12:17

                      FOREST, votre discours est le seul raisonnable tenu ici. Vous avez vos opinions, vous vous positionnez humblement et dans le temps pour les éprouver.

                      Un exemple qui devrait être plus suivi ici, trop de débiles, de pédants et de faux intellectuels qui s’improvisent "chamanes", qui polluent les débats.

                      Que l’on ne me rétorque pas que mon commentaire ne fait pas avancer le débat, je bosse et m’évade de courts intants sur AV, quand je lis quelquechose qui me plaît ou me déplaît je le dis, de façon brève.


                    • tvargentine.com lerma 19 août 2008 14:40

                      Nous l’avons tous constaté,depuis quelques mois,la spéculation des matières premières à fait flamber les prix.
                      Le problème c’est qu’en France,les "socialistes" avait autorisé la fusion des centrales d’achats àl’avantage de "CARREFOUR"

                      Nous avons pu voir qu’une centrale d’achat qu’en elle est en position de monopole ou de domination impose ses prix aux producteurs et aux consommateurs.

                      D’ailleurs,CARREFOUR est devenu depuis quelques mois une structure financière,elle a vendu ses entrepots à des sous-traitants et à filialisé l’immobilier de ses magasins.

                      Et bien,grâce à la loi sur la modernisation de l’économie votée par la majorité réformatrice http://www.modernisation-economie.minefe.gouv.fr/ cela va enfin changer et enfin la concurrence va pouvoir se mettre en application

                      Permettez moi aussi d’affirmer ce que je disais ici même ,le prix du pétrole baisse,le prix des matières premières baisse,l’euro baisse,bref une vrai dévaluation des prix dans le sens du consommateur.

                      Voila pourquoi,cela va permettre à la consommation de repartir fortement le mois prochain




                      • HELIOS HELIOS 19 août 2008 14:53

                        Oui, bien comme l’Euro baisse, les petroliers vont nous expliquer que l’essence ne paut pas baisser a cause de l’Euro. Dans l’autre sens cela ne marche pas, bien sûr !


                      • foufouille foufouille 19 août 2008 14:55

                        vu les amis de nagui bocsa, ca m’etonnerait que les TPE soit favoriser


                      • goc goc 19 août 2008 15:35

                        Permettez moi aussi d’affirmer ce que je disais ici même ,le prix du pétrole baisse,le prix des matières premières baisse,l’euro baisse,bref une vrai dévaluation des prix dans le sens du consommateur.

                        Voila pourquoi,cela va permettre à la consommation de repartir fortement le mois prochain

                        le petrole a baissé de 30% en 1 semaine, on attend toujours que cette baisse soit aussi visible à la pompe, et avec la meme celerité que les hausses succesives.

                        d’autre part, les baisses des matieres premieres ne se feront sentir que dans 6 mois
                        , jusqu’a là nous seront toujours dans un cycle inflationniste.

                        Enfin le moral des francais est au plus bas, et le restera encore longtemps, surtout parcequ’ils constatent l’incompetence et l’arrogance du nabot et de sa "fine equipe". Et ce n’est pas quelques miserables 2% ou 3% de mieux qui vont redonner du pouvoir d’achat et donc du moral, il faut un signal fort, mais cela le nabot et ses sbires en sont totalement incapables


                      • goc goc 19 août 2008 15:41

                        Permettez moi aussi d’affirmer ce que je disais ici même ,le prix du pétrole baisse,le prix des matières premières baisse,l’euro baisse,bref une vrai dévaluation des prix dans le sens du consommateur.

                        Voila pourquoi,cela va permettre à la consommation de repartir fortement le mois prochain

                        le petrole a baissé de 30% en 1 semaine, on attend toujours que cette baisse soit aussi visible à la pompe, et avec la meme celerité que les hausses succesives.

                        d’autre part, les baisses des matieres premieres ne se feront sentir que dans 6 mois
                        , jusqu’a là nous seront toujours dans un cycle inflationniste, surtout que dans le meme temps le gvt est incapable de trouver le moyen de garantir le maintient du pouvoir d’achat, donc l’appauvrissement des français continuera.

                        Enfin le moral des francais est au plus bas, et le restera encore longtemps, surtout parcequ’ils constatent l’incompetence et l’arrogance du nabot et de sa "fine equipe". Et ce n’est pas quelques miserables 2% ou 3% de mieux qui vont redonner du pouvoir d’achat et donc du moral, il faut un signal fort, mais cela le nabot et ses sbires en sont totalement incapables


                      • goc goc 19 août 2008 15:53

                        @lerma le visionnaire

                        source : http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?&news=5795515

                        extrait :
                        L’indice des prix à la production a augmenté de 1,2% en juillet aux Etats-Unis, a rapporté le Département du Commerce américain. Les économistes attendaient une hausse de 0,6%.



                      • goc goc 19 août 2008 15:24

                        De toute façon, comment voulez-vous ne pas avoir une crise majeure quand depuis plus de 20 ans, les prix de l’immobilier grimpent plus que les salaires.

                        il y a 20ans je gagnais autant qu’un salarié actuel occupant le meme poste, mais je payais un loyer 3 fois inferieur.

                        c’est clair, comme l’explique tres bien l’auteur de l’article, que cette flambée de l’immobilier est une consequence des delires boursico-financiers transformant l’argent non plus en outil mais comme une finalité. Et cette finalité est par essence, non productive. J’ai connu des grosses boites qui faisaient des benefices non pas en produisant mais en finançant leurs marchés. Alors imaginez que vous allez leur demander d’investir dans des outils de productions, voir pire, dans des emplois et de la formation.

                        Et l’ecroulement actuel (qui ne fait que commencer) est du au gripage du systeme. Grippage du a l’utilisation massive de la planche a dollars (pour financer la guerre) devaluant de fait cette monnaie, et donc toute la structure economique americaine (qui est la seule garante de la valeur reelle du $).

                        en plus l’autre tres gros problème vient de l’ecoulement de la frange mediane des populations occidentales. C’est la fin de la petite bourgeoisie, celle qui fait tourner l’economie d’un pays. Celle qui va au resto, qui voyage, qui achete de la nouvelle technologie, etc.. Appauvrissez cette classe et vous detruirez votre pays en moins de 5 ans


                        • impots-utiles.com 19 août 2008 18:36

                          En cette propice période de début de recession, Sarkozy a décidé d’offrir aux expatriés la gratuité des écoles et lycées français de l’étranger. Un cadeau qui va surtout profiter aux plus aisés, et dont l’addition, pour l’Etat, s’annonce carabinée : la bagatelle de 713 millions d’euros par an !!

                          http://www.impots-utiles.com/le-ruineux-cadeau-de-sarkozy-aux-expatries.php


                          • hans lefebvre hans lefebvre 19 août 2008 19:01

                            "Avec un PIB frôlant les 10 points pour le premier semestre 2008, après les 11 points de 2007", mais il doit s’agir d’un oubli, aussi je vous suggère de placer le mot croissance à la place la plus judicieuse...


                            • Parpaillot Parpaillot 19 août 2008 19:22

                              @ Bernard Dugué :

                              Merci de votre article qui saupoudre d’un brin d’humour une situation tout de même préoccupante ...

                              Sur les "Les causes endogènes de la baisse du PIB" :

                              A ce sujet, voici un article paru ce jour dans le journal suisse "Le Temps".

                              Même si l’on ne peut pas encore parler de récession, terme inadéquat selon la terminologie économique, ce ralentissement de la croissance qui se généralise au sein des pays de l’OCDE, n’aura pas les mêmes conséquences pour tous. Pour la France, la marge de manoeuvre pour relancer la croissance est faible et les options prises il y a une année ne pourront porter leurs fruits, à considérer qu’elles auraient pu le faire (?), vu la dégradation de l’économie en Europe et en Amérique du Nord. Par ailleurs les réformes de structures ébauchées ne pourront être menées à terme suffisamment tôt pour dynamiser l’économie française et améliorer sa compétitivité. Coincé par les critères de convergences de la zone Euro (déficits budgétaires =< 3% du PIB) et contraint de s’en tenir à des choix sur lesquels il ne peut revenir, le gouvernement français se trouve dans la situation d’un trappeur traversant à gué une rivière. Se trouvant au milieu du gué (sans jeu de mot et sans allusion à l’auteur ... smiley ...), alors que celle-ci est subitement en crue, il ne peut ni avancer, ni reculer. Il n’a d’autre alternative que de s’en remettre à la protection divine ... Mais qui sait, peut-être que le "Chanoine de Latran" pourra intercéder en sa faveur auprès des instances vaticanes ?

                              Pour en revenir à des propos plus sérieux, on a tout lieu de craindre une rentrée sociale difficile, vu les promesses faites, lesquelles ne pourront à l’évidence être tenues étant données les circonstances.

                              Cordialement !


                              • Traroth Traroth 19 août 2008 20:06

                                Extrait de l’article : "« Nous n’avons pas besoin d’un plan de relance [...] artificiel », a estimé le premier ministre, d’autant que son gouvernement n’a pas d’argent pour le financer. A la place, il mise sur une réforme de la fiscalité des entreprises, doublé d’un « effort très strict » de maîtrise des dépenses"

                                Ca fait froid dans le dos. Ils vont achever la consommation intérieure à coups de pied en baissant les impôts pour les entreprises et en instaurant la rigueur, dans la plus pure tradition libérale, digne de Friedmann, qui a déjà partout et depuis longtemps prouvée les désastres qu’elle pouvait causer (en augmentant considérablement les profits pour les entreprises, bien entendu). Le navire prend l’eau ? Vite, creusons des trous dans la coques, c’est la seule solution !


                              • Adrian Adrian 19 août 2008 21:01

                                L’Australie l’a fait, maintenant : 3ème meilleur niveau de vie au monde , peu de dette publique. Mais non en France on continue à croire aux méthodes qui n’ont jamais marché.


                              • Traroth Traroth 19 août 2008 21:58

                                Vous affirmez que l’Australie a appliquée les recettes néo-libérales de baisse des impôts, de privatisation et de diminution du budget de l’Etat, et que ça a fait d’elle le pays avec le troisième meilleur niveau de vie de la planète ? Pourriez-vous citer vos sources, je brûle de les consulter, moi aussi !



                              • bobbygre bobbygre 20 août 2008 10:27

                                J’adore les 10 principes clés, surtout de la part d’un site qui s’appelle liberté-chérie. En gros, il faut faire les reformes tres vites pour que personne n’ait le temps de protester, Il faut aussi etre tres ferme ("coherent" ydize) pour que personne ne puisse vous "influencer"...
                                Bref, un bon site libéral qui propose de "réaliser un transfert massif de pouvoir de l’état vers les citoyens"...


                                Pauvres anes qui s’imaginent encore que c’est l’état qui suce l’économie...
                                Que l’Australie ait amélioré son économie en réduisant les charges des entreprises et donc en réduisant ces dépenses, c’est super mais alors, pour battre les économies de type australienne, on a qu’à réduire plus encore l’Etat jusqu’au moment où on atteindra enfin cette utopie libérale où on sera débarassé de l’état et où les banques et les entreprises regneront en seuls maitres.
                                Plus de taxes !!! Et les gens qui vivaient des aides ? Bah, au boulot !! Et pour ceux qui peuvent pas bosser (handicap physique, mental ou psychologique, temporaire ou definitif), et bien euh....
                                Le libéralisme, c’est la fin de l’humanité et la consécration de la bestialité de l’homme. Les seuls traits humains qui soient pris en compte dans le libéralisme, c’est la jalousie, l’appat du gain, l’envie de devenir plus gros, plus riche, plus fort que le voisin. Exit la solidarité, l’empathie, la spiritualité qui font de nous des humains.

                                Comme tous les totalitarismes, le libéralisme veut fonder un homme nouveau. Trés peu pour moi...

                                Les solutions proposées par Liberté Chérie :

                                Diminuer la fonction publique !

                                Donner pour objectifs la diminution du nombre des allocataires !

                                Supprimer les subventions !

                                Responsabiliser les enseignants !

                                - Diminuer les impôts

                                - Réduire la complexité de la réglementation

                                Rien que du classique, tout mis en oeuvre par Notre Leader.


                              • Eve 20 août 2008 11:37

                                Supprimons donc pour commencer les subventions aux entreprises dont celles mises en oeuvre il y a un an par... Sarkozy.

                                Après tout, dans "entreprise" il y a "entreprendre". Finissons-en avec ces assistées !

                                Amékeeenon, qu’elles vont répondre les "entreprises"...


                              • Adrian Adrian 20 août 2008 12:05

                                "Pauvres anes qui s’imaginent encore que c’est l’état qui suce l’économie..."

                                C’est qui alors ? Les entreprises oui biensur elles vont se tirer une balle de pied et tout ira mieux !


                                "Que l’Australie ait amélioré son économie en réduisant les charges des entreprises et donc en réduisant ces dépenses, c’est super mais alors, pour battre les économies de type australienne, on a qu’à réduire plus encore l’Etat jusqu’au moment où on atteindra enfin cette utopie libérale où on sera débarassé de l’état et où les banques et les entreprises regneront en seuls maitres. "

                                C’est quoi alors qui a fait que l’Australie réussise si bien ? Le saint esprit ?


                                "Bah, au boulot !! Et pour ceux qui peuvent pas bosser (handicap physique, mental ou psychologique, temporaire ou definitif), et bien euh.... "

                                Solidarité privée, associations etc ça compte pour des prunes ?

                                "le libéralisme, c’est la jalousie, l’appat du gain, l’envie de devenir plus gros, plus riche, plus fort que le voisin."

                                Idée reçue comme d’hab...

                                "Exit la solidarité, l’empathie, la spiritualité qui font de nous des humains. "

                                Ce genre de sentiments resteront toujours, on est pas dans le bouquin 1984 de Orwell.

                                "Comme tous les totalitarismes, le libéralisme veut fonder un homme nouveau. Trés peu pour moi... "

                                Non le libéralisme respect les différences de chacuns et les laisse s’exprimer par plus de libertés.


                              • Traroth Traroth 20 août 2008 12:08

                                @Adrian : Le premier geste des conservateurs quand ils sont arrivés au pouvoir en 197 a été de rétablir des barrières douanières. Pas vraiment dans l’orthodoxie libéralé. Effectivement, qu’est-ce qu’on attend pour faire pareil, à ce sujet ?
                                Sinon, les résultats économiques de l’Australie ont été tellement foudroyants qu’en 2007, un an après que l’Australie soit arrivé au 3e rang d’IDH, les électeurs ont "remercié" John Howard et ont choisi les travaillistes pour diriger le pays, avec un programme résolument social. Parce que le miracle économique dont vous parlez, comme tous les miracles économiques d’inspiration libérale, est d’abord une machine à broyer les gens. L’Australie est maintenant au-dessus de la moyenne de l’OCDE en matière d’inégalité, merci à John Howard !
                                Entre 1994 et 2001, la proportion d’Australiens vivants sous le seuil de pauvreté est passé de 7,6% à 13%

                                http://en.wikipedia.org/wiki/Poverty_in_Australia

                                Merci d’avoir joué...


                              • Traroth Traroth 20 août 2008 12:12

                                Ce que vous appellez "réussite" n’est rien de plus que la mise en coupe reglée du peuple, faisant exploser les inégalités et la pauvreté. Faisons comme l’Australie et la France aussi aura un taux de croissance énorme et un budget excédentaire. Mais nous aurons tous des empois précaires, de plus en plus de pauvres, et ce sont les riches qui profiteront de tout ça.
                                Le but d’un pays n’est pas d’avoir un taux de croissance gigantesque, mais que ses habitants vivent bien, et de ce point de vue, l’Australie est dans une situation d’échec complet.


                              • Traroth Traroth 20 août 2008 12:15

                                J’ajouterais que pour la France, c’est exactement le chemin que nous prenons. Ca va faire mal...
                                La chute actuelle du PIB va servir de prétexte à des mesures très impopulaires, dès la rentrée, et après, la croissance reviendra, soyez-en sûr. En remplacement de votre qualité de vie...


                              • Adrian Adrian 20 août 2008 12:37

                                Inégalité vous n’avez que ce mot à la bouche ou quoi ? Les inégaliés au niveau de la justice sont injustes mais celle économique sont normales. Peut-être êtes vous jaloux que des personnes soit plus riche que vous ? La richesse est souvent liée à l’argent oui mais il y a aussi la richesse de connaisances... Alors pour celà vous volez aux uns pour donner aux autres désolé je ne veux pas de votre argent volé. Je signale aussi que je n’approuve pas la politique de Sarkozy qui n’est pas un libéral.

                                Un blog d’un mec de gauche le dis lui même !
                                http://www.intox2007.info/index.php?post/2008/02/15/Sarkozy-est-il-liberal-ultra-liberal-ou-autre


                                 "l y a toutes les différences du monde entre traiter les gens de manière égale et tenter de les rendre égaux. La première est une condition pour une société libre alors que la seconde n’est qu’une nouvelle forme de servitude"  Hayek


                              • bobbygre bobbygre 20 août 2008 13:02

                                on est pas dans le bouquin 1984 de Orwell

                                Je t’invite à le relire...
                                La double pensée, la novlangue, la réecriture de l’histoire permante...

                                Moi, je dirais qu’on est en plein dedans ; la forme est différente bien sur mais le fond est le meme.

                                C’est un totalitarisme dans le sens où le liberalisme a des effets dans tous les spheres de notre vie : sphère familiale, sociale, politique, économique, syndicale... Rien n’est épargné : santé, éducation, programmes sociaux, rapport sociaux... Et tout est revu dans un unique sens : à la baisse, pour pouvoir baisser les impôts des gens plus aisées...
                                Et maintenant que le libéralisme commence à se fendiller de toute part, les deux vaisseaux amiraux de cette idéologie étant en train de nationaliser en catastrophe les banques en faillite, vous continuez à nous seriner les memes arguments pourtant démentis par les résultats de ces politiques partout où elles ont été exercées.

                                Ou bien vous êtes un propagandiste libéral (et donc la validité de vos arguments n’a aucune espèce d’importance pour vous) ou bien vous êtes de ces naïfs qui croient encore à cette propagande... Ouvrez les yeux, baladez-vous dans les rues, observez autour de vous !
                                Vous ne voyez pas les SDF se multiplier ?
                                 Vous ne voyez pas la publicité qui envahit tout ?
                                Vous ne voyez pas la méfiance et la concurrence individuelle remplacez la solidarité dans les entreprises ? Vous ne voyez pas les profits des grands groupes exploser pendant que les classes les plus defavorisées s’appauvrissent à vitesse grand V ?
                                Vous ne voyez pas la corruption économique (Bolloré, Lagardère, Dassault...) gangréner tout notre appareil d’état ?
                                Vous ne voyez pas les discours de nos politiques devenir de plus en plus populistes alors que le peuple est abruti par la pensée unique et une culture des médias uniquement tournée vers le divertissement ? Vous ne voyez pas les concentrations invraisemblables en train de s’opérer dans les grands groupes à tel point que le libéralisme est en train de recréer un communisme sur des bases privées ?
                                Vous ne voyez pas ces memes cartels économiques éttouffer la concurrence, racheter les brevets pour ne pas les developper (car une nouvelle technologie n’est pas forcément intéressante pour les industriels, si cela entraine une baisse de leurs gains), acheter les politiques qui, une fois leur carrière "politique" terminée finissent tous dans ces mêmes groupes...
                                Vous ne voyez pas les régimes libéraux, grands défenseurs de la paix dans leurs discours et fauteur de guerre dans les faits ?
                                Vous ne voyez pas les budgets militaires grimper au fur et à mesure que les budgets sociaux diminuent ?

                                Ouvrez les yeux, ils nous préparent l’apocalypse...


                              • Adrian Adrian 20 août 2008 13:44

                                "La double pensée, la novlangue, la réecriture de l’histoire permante..."

                                Si vous êtes capable de penser celà alors vous avez pas perdu votre esprit critique. Novlangue ? Le mot liberté paix ont disparus du dico ? Les journaux écrivent en abrégé, il existe un ministère de la Paix , de l’Abondance, de l’Amour ? Tout le peuple crache sur l’Ennenmi du Parti ? l’Histoire réecrite ah bon ? pourtant il y a encore de bons bouquins d’histoire en librairie.

                                "
                                la forme est différente bien sur mais le fond est le meme."


                                Les valeurs libérales sont la liberté individuelle, la responsabilité individuelle, l’indépendance personnelle, le respect des droits individuels.

                                "C’est un totalitarisme dans le sens où le liberalisme a des effets dans tous les spheres de notre vie : sphère familiale, sociale, politique, économique, syndicale... Rien n’est épargné : santé, éducation, programmes sociaux, rapport sociaux... Et tout est revu dans un unique sens : à la baisse, pour pouvoir baisser les impôts des gens plus aisées... "


                                Le totalitarisme est le système politique des régimes à parti unique, n’admettant aucune opposition organisée, dans lequel l’État tend à confisquer la totalité des activités de la société ( wikipedia)
                                Totalitarisme vous disiez ?
                                Toute politique faits par un gouvernement conserne le peuple et change la donne.
                                L’argent mis dans le paquet fiscal a été mal utilisé il aurait mieux fallu baisser les taxes sur les entreprises et celles sur le pétrole...

                                Et maintenant que le libéralisme commence à se fendiller de toute part, les deux vaisseaux amiraux de cette idéologie étant en train de nationaliser en catastrophe les banques en faillite, vous continuez à nous seriner les memes arguments pourtant démentis par les résultats de ces politiques partout où elles ont été exercées.

                                Les libéraux dénoncent cette pratique de l’Etat...


                                Vous ne voyez pas les SDF se multiplier ?
                                Vous ne voyez pas la publicité qui envahit tout ?
                                Vous ne voyez pas la méfiance et la concurrence individuelle remplacez la solidarité dans les entreprises ? Vous ne voyez pas les profits des grands groupes exploser pendant que les classes les plus defavorisées s’appauvrissent à vitesse grand V ?


                                On prends aux riches pour donner aux pauvres ? C’est du vol non merci. Les patrons français sont assez "bêtes" le social business est très bénéfique aux employés voyez Google les employés bossent dur mais ils ont des avantages donnés par l’entreprise..

                                Vous ne voyez pas la corruption économique (Bolloré, Lagardère, Dassault...) gangréner tout notre appareil d’état ?


                                Et si on réduit le pouvoir de l’Etat pour le donner au Parlement ?

                                Vous ne voyez pas les discours de nos politiques devenir de plus en plus populistes alors que le peuple est abruti par la pensée unique et une culture des médias uniquement tournée vers le divertissement

                                Les politiques sont des vermines....Pensée unique ? Pourtant toute les théories du complot sur internet... Internet est le meilleur moyen pour s’informer avec la presse écrite. Et pourtant vous dans votre discours vous utilisez beaucoup d’interrogations rhétorique et vous jouez sur les sentiments...


                                Vous ne voyez pas ces memes cartels économiques éttouffer la concurrence, racheter les brevets pour ne pas les developper (car une nouvelle technologie n’est pas forcément intéressante pour les industriels, si cela entraine une baisse de leurs gains), acheter les politiques qui, une fois leur carrière "politique" terminée finissent tous dans ces mêmes groupes...

                                Il y a une autorité pour lutter contre la concurrence faussée. Une nouvelle technologie est intérresant s’il y a des clients potentiels. C’est valable pour les fourbes de haut fonctionnaire incompétent qui vont d’entreprise à entreprises..


                                Vous ne voyez pas les régimes libéraux, grands défenseurs de la paix dans leurs discours et fauteur de guerre dans les faits ?
                                Vous ne voyez pas les budgets militaires grimper au fur et à mesure que les budgets sociaux diminuent ?


                                Les Etats-Unis n’est pas un pays libéral.. Il est gouverné par un abruti de néoconservateur.




                              • Traroth Traroth 20 août 2008 14:18

                                "Inégalité vous n’avez que ce mot à la bouche ou quoi ? : Ben... oui ! Quand les gens sont obligés de vivre dans la rue ou pire meurent de faim, j’estime que c’est un problème. Et le droit de péter dans la soie ou de se la couler douce sur un yacht (et au final, ne plus du tout participer au travail commun) que certains estiment avoir ne justifient nullement cette situation. Nos vies valent plus que leur profit.
                                "Les inégaliés au niveau de la justice sont injustes mais celle économique sont normales" : Non.

                                "Peut-être êtes vous jaloux que des personnes soit plus riche que vous ?
                                " : Qui vous parle de moi ? Je suis cadre en informatique et je gagne très bien ma vie, merci. Mais c’est pas la peine d’être docteur en économie pour se rendre compte qu’un accroissement des inégalités peut difficilement être considéré comme un progrès, puisque l’augmentation du superflu de quelques-uns va priver de nécessaire la masse des autres.

                                En tout cas, merci de ce message qui a permis d’éclairer tout le monde sur vos véritables opinions : rien à carrer des inégalités, tant qu’on peut se remplir les fouilles. J’espère simplement pour vous que vous faites partie de ceux qui profitent réellement et que vous n’êtes pas un de ces imbéciles pitoyables qui sont contre l’ISF bien que smicards, parce qu’ils ont le secret espoir parfaitement ridicule *qu’un jour* ils seront concernés personnellement par la question, alors qu’ils ne seront jamais que des vaches à lait, volontaires, donc, en plus ! Mais je ne pense pas que les millionnaires viennent troller sur Agoravox (enfin, moi, si j’avais un yacht et du pognon plein les poches, je ferais autre chose, en tout cas), donc... smiley


                              • Traroth Traroth 20 août 2008 14:22

                                "On prends aux riches pour donner aux pauvres ? C’est du vol non merci" : et quand on prend aux pauvres pour donner aux riches, c’est du "profit", et c’est la base de votre système de pensée. On a bien compris...


                              • Adrian Adrian 20 août 2008 14:55

                                Ben... oui ! Quand les gens sont obligés de vivre dans la rue ou pire meurent de faim, j’estime que c’est un problème. Et le droit de péter dans la soie ou de se la couler douce sur un yacht (et au final, ne plus du tout participer au travail commun) que certains estiment avoir ne justifient nullement cette situation.

                                L’argent des grands patrons est venue du ciel tant qu’eux était sur un canapé en or mais bien sur !


                                Nos vies valent plus que leur profit.

                                Nos vies valent plus que leur soif de pouvoir ( aux mecs de la LCR )

                                Qui vous parle de moi ? Je suis cadre en informatique et je gagne très bien ma vie, merci. Mais c’est pas la peine d’être docteur en économie pour se rendre compte qu’un accroissement des inégalités peut difficilement être considéré comme un progrès, puisque l’augmentation du superflu de quelques-uns va priver de nécessaire la masse des autres.

                                J’ai dis que c’est un progres ? Allez m’expliquer pourquoi les pauvres d’un pays capitaliste sont plus riches que les pauvres d’un pays socialiste ( au vrai sens du terme économie de plan etc , pas de social démocratie)

                                http://freedomkeys.com/gapgraph.jpg


                                En tout cas, merci de ce message qui a permis d’éclairer tout le monde sur vos véritables opinions : rien à carrer des inégalités, tant qu’on peut se remplir les fouilles. J’espère simplement pour vous que vous faites partie de ceux qui profitent réellement et que vous n’êtes pas un de ces imbéciles pitoyables qui sont contre l’ISF bien que smicards, parce qu’ils ont le secret espoir parfaitement ridicule *qu’un jour* ils seront concernés personnellement par la question, alors qu’ils ne seront jamais que des vaches à lait, volontaires, donc, en plus !

                                Et pourtant l’Espagne a récemment supprimer cet impot alors que le dirigeant est un socialiste bizarre non ?

                                Mais je ne pense pas que les millionnaires viennent troller sur Agoravox


                                Je ne suis pas millionaire. Quand on soutient une thèse différentes par rapport à la majorité des personnes présentes sur agoravox on est un troll ah ok... Je devrais donc me rallier à la thèse majoritaire ?


                              • bobbygre bobbygre 20 août 2008 15:25



                                Les journaux écrivent en abrégé, il existe un ministère de la Paix , de l’Abondance, de l’Amour ?

                                Les journaux utilisent en effet de plus en plus de terme anglo-saxons plus courts et plus hypes. Quant au règne de l’abrégé, il arrive à grand pas avec le SMS, la prochaine génération paraît prometteuse sur ce point. 

                                Mais surtout la novlangue consiste d’abord en un appauvrissement de la langue ("destruction de mots" parle Winston) constatable sur tous les médias dont la priorité est de ne pas faire de phrases trop longues ou trop compliquées.
                                Elle constitue aussi bien sur en un detournement/inversion de sens de certains mots.
                                On ne nous a jamais autant rabaché la démocratie, la liberté, la défense des droits etc... alors que précisément la démocratie est sur le point de disparaitre derrière les magouilles et les combines au profit d’une poignée d’oligarques.
                                Mais pour davantage d’exemples et une démonstration plus poussée, je t’invite à lire la manufacture du consentement

                                Tout le peuple crache sur l’Ennemi du Parti ? l’Histoire réecrite ah bon ? pourtant il y a encore de bons bouquins d’histoire en librairie.
                                "L’Ennemi du Parti" en ce moment est l’islamiste (ce qui pour les racistes se confond facilement avec toute être au faciés bronzé) et pour le moment la propagande fonctionne bien. Pourtant combien de morts français par an à cause des islamistes ? Qu’est-ce qui cause plus de dégats dans la société : les islamistes ou les usines qui ferment les unes aprés les autres pour engraisser des actionnaires déjà bien dodus ? Je peux t’affirmer qu’en Lorraine, on est bien davantage emmerdé par les fermetures d’usine et pourtant combien d’articles ou de reportages sur les délocalisations et combien sur la menace "terroriste" ou la menace que les "islamistes" font peser sur le "pacte républicain" .
                                Et oui, l’histoire est réecrite pour la faire correspondre à une vision imaginaire (dans l’histoire récente, celle des gentils pays occidentaux pourvoyeurs de liberté contre un communisme sanguinaire et guerrier). La dernière histoire s’étant terminée par la chute de l’URSS (quelle terrible régime sanguinaire qui a mis à la tête du Parti celui qui allait le reformer et finalement le détruire ; plutot rare pour une dictature...), il fallait d’urgence nous inventer un nouvel ennemi (le rôle de la peur, de la guerre perpetuelle est essentiel dans le controle des pensées comme Orwell le démontre dans 1984).
                                Si tu recherches de bons livres d’histoire dans les librairies, tu constateras ce que je te dis.
                                Et si tu en doutais encore, une étude du 11 Septembre devrait t’oter tes dernières illusions sur le sujet. On ne te présente toujours qu’une seule facette de l’histoire, celle qu’ils veulent bien te présenter. Les derniers evenements (Ossetie du Sud) ne font qu’illustrer ce fait.

                                Bien sûr que les choses sont plus subtiles que dans le livre mais la finalité revient au même : fixer, diriger et limiter nos pensées. Ca a toujours été le but de la propagande et elle fonctionne trés efficacement aujourd’hui.
                                Le fait est, il faut aussi le reconnaitre, que nous sommes encore en pseudo-démocratie : il existe encore des journaux indépendants du Capital (ignorés des élites et des médias main-stream), il ya Internet (ignorés des élites et des médias main-stream), et il y a encore pour le moment des votes (ignorés quand les resultats concordent pas avec ce que l’on voulait). Mais sur chacun de ces points, il existe des menaces claires et identifiées qui se concrétisent d’année en année (ettouffement de la presse, concentration des médias, asservissement des journalistes et collusion avec les grandes fortunes et les politiques, menaces d’un Internet sous contrôle, machines à voter, avénement d’un état policier...).
                                La démocratie est sur le point de céder pour un nouveau cycle de crises/guerre/reconstruction... en sachant qu’à chaque cycle, on augmente les risques de tout détruire une bonne fois pour toutes...

                                Pour le reste de vos réponses, je laisse les internautes juger de leur pertinence.


                              • Traroth Traroth 20 août 2008 18:11

                                "L’argent des grands patrons est venue du ciel tant qu’eux était sur un canapé en or mais bien sur !" : Non, ils exploitent les pauvres pour l’obtenir.

                                "
                                J’ai dis que c’est un progres ? Allez m’expliquer pourquoi les pauvres d’un pays capitaliste sont plus riches que les pauvres d’un pays socialiste ( au vrai sens du terme économie de plan etc , pas de social démocratie)" : Non, vous n’avez pas dit que c’était un progrès. Juste que vous vous en foutiez. Quant à vos jugements comparatifs concernant le pauvres dans différents systèmes, dites ça à un Ethiopien...

                                "
                                Et pourtant l’Espagne a récemment supprimer cet impot alors que le dirigeant est un socialiste bizarre non ?" A peu près aussi socialiste que Ségolène Royal. Des socialistes de droite. La preuve ? Ils suppriment les impôts des riches et augmentent ceux des pauvres. Et qu’avez-vous démontré ? Que tout ceux qui se prétendent socialistes ne le sont pas forcément, rien de plus.

                                "
                                Je ne suis pas millionaire" : Et bien, j’ai le regret de vous dire que la politique que vous soutenez contribue à vous baiser dans les grandes largeurs. C’est très gentil de votre part de donner une partie de ce à quoi vous auriez droit ici bas pour permettre à quelques nantis de rouler en Rolls !


                              • Traroth Traroth 20 août 2008 18:13

                                Et parler de "soif de pouvoir" concernant la LCR, quand Sarkozy se balade en jet privé (et ce depuis bien avant son accession au pouvoir) et fréquente la "jet-set" et les milliardaires, comment dire... Je pouffe ! smiley


                              • Traroth Traroth 20 août 2008 18:22

                                @bobbygre : comme les "troupes de maintien de la paix" ou "rétablir la démocratie" en Irak. Ou "plan social" (licenciements massifs). Ou "ouverture du capital" (faire cadeau d’une entreprise publique aux potes), "processus de paix" (ultimatum), "anti-terrorisme" (terrorisme), "aide humanitaire" (vente d’armes), etc.


                              • bobbygre bobbygre 21 août 2008 07:55

                                Merci pour ces excellents exemples !


                              • khroky 19 août 2008 19:27

                                Je trouve cette analyse tout à fait pertinente. Tout est dit.


                                • fredleborgne fredleborgne 19 août 2008 21:28

                                  De bonnes remarques dans cet article. Finalement, on n’a que ce que l’on mérite. Il n’y avait pas besoin de cassandres pour le prévoir, mais on a voulu croire ceux qui étaient les hommes de paille des vrais responsables de cette déroute et qui nous prédisaient le contraire.

                                  Les classes moyennes souffrent. Que nenni, elles ont été mises au pas. Leurs salaires de plus en plus se rapprochent de ceux des ouvriers, rendant ainsi inutiles les efforts faits pour s’instruire. Le système ultra-libéral réussit à faire aussi bien que Castro en permettant qu’un ouvrier gagne autant qu’un jeune medecin ou informaticien, en ayant, bien sûr , nivelé par le bas.

                                  Soyons heureux, il reste encore le loto, vrai chance égalitaire de s’en sortir.



                                  • Adrian Adrian 19 août 2008 21:31

                                    "Le système ultra-libéral"

                                    Vous ne vivez pas en France vous ça se voit !


                                  • Traroth Traroth 19 août 2008 22:04

                                    Privatisation (il ne reste presque plus rien à privatiser), baisse du budget de l’Etat (on degraisse du fonctionnaire à tour de bras), baisse des impôts (en tout cas pour les riches et les entreprises)... Il manque quoi, pour qu’on puisse qualifier la politique actuelle d’ultra-libérale, à vos yeux ? On dirait que la politique de Sarkozy sort de "Free to choose" !


                                  • Traroth Traroth 19 août 2008 22:06

                                    Sans oublier l’inévitable contrepartie de l’ultra-libéralisme : répression, répression, répression ! Les CRS ne sont pas près d’être au chômage, eux ! Il faudra bien mater la populace, quand elle se révoltera !


                                  • Adrian Adrian 19 août 2008 22:17

                                    Vous ne savez pas du tout ce qu’est le libéralisme ça se voit. Les libéraux ne sont pas du tout pour la répression... Lisez la pensée libérale ! ( Bastiat , Hayek , Tocqueville, Salin, Locke, Turgot, Milton  Friedman...)


                                  • Jordi Grau J. GRAU 19 août 2008 22:48

                                    Commentaire au post d’Adrian :

                                    Il en va du libéralisme comme du socialisme. Pendant longtemps, les défenseurs de l’URSS ont expliqué que le socialisme était la fin de l’exploitation, l’enrichissement matériel et moral du peuple, la vraie démocratie, etc. Quelques mauvais esprits faisaient remarquer qu’il y avait loin de cette belle utopie au socialisme REEL, qui n’était guère reluisant. Je crois qu’on pourrait faire la même remarque en ce qui concerne le libéralisme. Les théories libérales sont sans doute très appétissantes, mais la réalité ne leur correspond jamais tout à fait. Le libéralisme économique à outrance ne s’accompagne pas nécessairement d’une libéralisation des institutions politiques, judiciaires, carcérales, policières ou militaires. On peut même penser, exemples à l’appui, que le libéralisme économique entraîne un accroissement des inégalités, qui elles-mêmes sont source d’instabilité sociale, qui engendre à son tour un durcissement de la répression policière et carcérale. Est-ce un hasard si Milton Fridman fut le conseiller économique de Pinochet ? Ou si les Etats-Unis sont champions du monde en matière d’incarcération ? Est-ce un hasard si, dans la France du XIXème siècle et du début du XXème siècle, les mouvements ouvriers étaient réprimés avec une grande férocité, y compris par des gouvernements républicains ?


                                  • Traroth Traroth 19 août 2008 22:55

                                    Friedman, le conseiller de Pinochet de Deng Xiaoping...


                                  • Traroth Traroth 20 août 2008 12:32

                                    Et au-delà de la théorie, l’histoire montre bien que l’application de l’ultra-libéralisme s’accompagne le plus souvent de répréssions, car, aussi étrange que ça puisse paraître, quand les pauvres s’aperçoivent qu’on est en train de les dépouiller du peu qu’ils ont (ce qui le véritable but de cette politique), ils se révoltent ! Gonflés, les gars, quand même ! Et là, on envoit la troupe pour leur casser les reins...


                                  • Traroth Traroth 20 août 2008 12:36

                                    Les exemples ne manquent pas, de Pinochet à la place Tien’anmen, de Buenos Aires en 2000 aux émeutes de 2005. De la Nouvelle-Orléans en 2006 aux émeutes de la faim un peu partout en 2007 et 2008. La poice est essentiellement le bras armé des riches contre les pauvres, payée avec l’argent des pauvres (puisque tout l’enjeu est justement que les riches ne veulent pas payer).


                                  • Jordi Grau J. GRAU 19 août 2008 22:29

                                    Bonjour à tout le monde, et en particulier à l’auteur de l’article, que je remercie pour son exposé intéressant et, autant que j’en puis juger avec mes faibles connaissances en économie, fort convaincant. Il y a tout de même une chose frappante dans ce texte, tout comme dans les commentaires des internautes, c’est que la croissance est toujours présentée positivement (malgré quelques nuances de M. Duguet, qui dit très justement que la croissance ne profite pas à tout le monde, à cause d’une répartition très inégale des richesses).

                                    A droite comme à gauche, il y a encore aujourd’hui un large consensus à ce sujet. On part du principe, me semble-t-il, que la taille du gâteau doit éternellement augmenter, de manière à prévenir une explosion sociale. Même si les inégalités se creusent, la croissance permet à une part importante de la population de s’enrichir, ce qui lui permet de digérer sa rancoeur à l’égard du peloton de tête qui s’éloigne de plus en plus d’elle. Le problème, c’est que les ressources de la planète ne sont pas infinies. Or, dans la mesure où une grande partie des richesses produites provient de l’exploitation (agricole ou industrielle) de ces ressources, il faudra bien, fatalement, que la croissance s’arrête un jour, et pas seulement en Europe ou aux USA.

                                    C’est pourquoi certains économistes (comme Serge Latouche) pensent qu’il faut dès maintenant préparer cette décroissance inévitable, en arrêtant de gaspiller les ressources naturelles (hydrocarbures, eau, terres, minerais, etc.) et en relocalisant l’économie. Puisque la décroissance, à moyen ou à long terme, va nécessairement se produire, autant s’y habituer tout de suite, afin d’éviter des ruptures trop douloureuses. Quant au problème de la pauvreté, rien n’empêche qu’on s’y attaque dès maintenant : pourquoi atteindre que la taille du gâteau augmente, alors qu’il suffirait de le partager équitablement pour que chacun ait assez à manger, de quoi se vêtir et de quoi se loger ?

                                    Bien entendu, on objectera aux "décroissants" qu’il y aura dans l’avenir un nouveau type de croissance économique, qui respecte les principes du développement durable. Dans ce nouveau type de croissance, on privilégiera la production de services et de biens immatériels (comme l’information), ce qui évitera de piller à outrance les ressources naturelles. Est-ce techniquement possible ? Pourquoi pas ? J’avoue être incompétent en la matière. Je ferais seulement remarquer que les services et les biens immatériels ne sont jamais totalement coupés d’un support matériel. Par exemple, l’information ne peut se transmettre par télépathie : il faut bien fabriquer des machines (ordinateurs, téléphones) et les relier entre elles. Le secteur des services ne peut pas se passer complètement du secteur industriel. Je suis donc sceptique quant à la perspective d’une croissance indéfinie du PIB mondial.


                                    • Marc Bruxman 19 août 2008 23:06

                                      l y a tout de même une chose frappante dans ce texte, tout comme dans les commentaires des internautes, c’est que la croissance est toujours présentée positivement (malgré quelques nuances de M. Duguet, qui dit très justement que la croissance ne profite pas à tout le monde, à cause d’une répartition très inégale des richesses).

                                      Oui c’est vrai que la croissance va profiter aux Français de diverses façons. Mais si il n’y en a pas, ce sont les plus fragiles qui vont trinquer en premier.

                                      A droite comme à gauche, il y a encore aujourd’hui un large consensus à ce sujet. On part du principe, me semble-t-il, que la taille du gâteau doit éternellement augmenter, de manière à prévenir une explosion sociale.


                                      Une explosion sociale et financiére. Le système de réserve fractionnaire en vigueure dans la plupart des pays ne peut pas fonctionner sans croissance de la masse monétaire. Or cette masse monétaire doit être corrélée à la croissance du pays sans quoi on a des phénoménes de hausse ou baisse des prix. Si l’on devait entrer en déflation avec le système bancaire actuel, le système se gripperait et beaucoup de gens seraient incapables de rembourser leurs crédits. Entrainant une décroissance (récession forcée) et la misére associée.

                                      Le problème, c’est que les ressources de la planète ne sont pas infinies. Or, dans la mesure où une grande partie des richesses produites provient de l’exploitation (agricole ou industrielle) de ces ressources, il faudra bien, fatalement, que la croissance s’arrête un jour, et pas seulement en Europe ou aux USA.

                                      C’est pour cela que les énergies renouvelables sont à la mode en ce moment. Parce que c’est un besoin. Pou

                                      C’est pourquoi certains économistes (comme Serge Latouche) pensent qu’il faut dès maintenant préparer cette décroissance inévitable, en arrêtant de gaspiller les ressources naturelles (hydrocarbures, eau, terres, minerais, etc.) et en relocalisant l’économie. Puisque la décroissance, à moyen ou à long terme, va nécessairement se produire, autant s’y habituer tout de suite, afin d’éviter des ruptures trop douloureuses.

                                      Quant au problème de la pauvreté, rien n’empêche qu’on s’y attaque dès maintenant : pourquoi atteindre que la taille du gâteau augmente, alors qu’il suffirait de le partager équitablement pour que chacun ait assez à manger, de quoi se vêtir et de quoi se loger ?

                                      Parce que ce partage "équitable" est contre la nature humaine, qu’il faut donc obligatoirement instaurer une dictature ("du prolétariat") pour y parvenir et que ces mêmes dictateurs prolétariesques se comportent alors comme les capitalistes d’antan en vivant grassement. Sauf que comme il n’y a plus d’économie libre, les ressources sont de plus en plus mal allouées et tout le monde s’appauvrit.

                                      Bien entendu, on objectera aux "décroissants" qu’il y aura dans l’avenir un nouveau type de croissance économique, qui respecte les principes du développement durable.


                                      Ce n’est pas un nouveau type de croissance mais de la croissance. Lorsque le prix du pétrole (par exemple) monte, des gens investissent pour faire des voitures moins consommatrices. De même pour les énergies renouvelables. Les panneaux solaires efficaces se vendront tout le monde le sait. Donc des gens financent la R&D en espérant toucher le jackpot. C’est la ruée vers l’or moderne.

                                      Dans ce nouveau type de croissance, on privilégiera la production de services et de biens immatériels (comme l’information), ce qui évitera de piller à outrance les ressources naturelles. Est-ce techniquement possible ? Pourquoi pas ? J’avoue être incompétent en la matière. Je ferais seulement remarquer que les services et les biens immatériels ne sont jamais totalement coupés d’un support matériel. Par exemple, l’information ne peut se transmettre par télépathie : il faut bien fabriquer des machines (ordinateurs, téléphones) et les relier entre elles. Le secteur des services ne peut pas se passer complètement du secteur industriel. Je suis donc sceptique quant à la perspective d’une croissance indéfinie du PIB mondial.

                                      Oui les NTIC dépendent de l’industrie pour la construction des équipements, le génie civil, etc, etc... Mais prenez par exemple l’exemple d’un CD. Il faut certes toujours un lecteur MP3 et un réseau de télécommunications pour acheminer ce CD. Mais vous ne fabriquez plus de boitier pour chaque CD, plus de galette en plastique. Vous n’avez plus besoin de chauffer la FNAC du coin pour le vendre, plus besoin de moquette pour cette fnac, plus besoin d’uniformes pour les vendeurs, etc, etc... Au final l’empreinte en termes de ressources naturelles est beaucoup plus faible. Vous ne mettez plus d’essence dans votre voiture pour aller dans cette FNAC et vous ne mettez plus de gasoil dans le camion pour transporter les CD. A titre d’information, les installations techniques nécéssaires pour la simple "diffusion et vente" de musique à l’échelle du monde tiennent largement dans un studio. (Equipé et très énergivore au métre carré certes). Avec seulement 20m2 vous remplacez toutes les surfaces de vente d’europe. Ce changement serait anodin si il ne concernait que le disque. Mais il va bientot concerner la presse et le livre (ePaper). La poste pour le courrier simple (hors colis) sera bientot certainement une relique du passé.

                                      La difficulté avec tout cela n’est pas la réduction drastique de l’empreinte écologique. Avec de la volonté on pourrait aller très vite. La difficulté c’est d’accompagner le changement technique pour ne pas avoir 10 millions de chomeurs en France. Ca c’est dur.




                                    • Traroth Traroth 20 août 2008 12:41

                                      Ca n’a rien d’évident. Une forte croissance est souvent le symptôme d’une économie libérale, avec tout son cortège de malheurs : précarité, inégalité, pauvreté, absence de services publics, répression. Les riches profitent et les pauvres trinquent.


                                    • Marc Bruxman 19 août 2008 22:46


                                      en plus l’autre tres gros problème vient de l’ecoulement de la frange mediane des populations occidentales. C’est la fin de la petite bourgeoisie, celle qui fait tourner l’economie d’un pays. Celle qui va au resto, qui voyage, qui achete de la nouvelle technologie, etc.. Appauvrissez cette classe et vous detruirez votre pays en moins de 5 ans


                                      Et si cette classe s’appauvrit ce qui est vrai est ce que ce n’est pas parce qu’elle est surchargée d’impots ?

                                      Pendant ce temps, toute la classe moyenne qui bosse doit payer le prix de notre état centralisé. Quand on vous dit que l’état providence consiste à prendre aux riches pour donner aux pauvres, c’est la théorie. La pratique c’est que l’état providence prend à la classe moyenne pour donner aux pauvres.

                                      Les millionnaires n’en sont que très peu affectés parce qu’ils ont les moyens de réaliser les bons investissements ou de se déplacer eux mêmes dans un autre pays. Vous vous souvenez de Johnny en Belgique ? Monsieur tout le monde ne peut pas vraiment aller habiter en Suisse ou je ne sais ou, un vrai riche lui aura la citoyenneté si il le désire ou s’y établira plus de 6 Mois dans l’année. Et je ne parles pas la de fraude fiscale mais bel et bien de moyens légaux. Déménager à Monaco (ou ailleurs) n’est pas illégal si cela devient effectivement votre résidence principale.

                                      Les pays nordiques ont su maintenir un état providence efficace car la bas, il y a peu de grugeurs. Et que la politique en matiére d’abus est très dissuasive. Beaucoup de ceux qui ralent contre les "offres acceptables d’emploi" seraient outrés si l’on transposait le droit Danois en France. Le Danemark a une assurance chomage efficace et c’est vrai. Mais vous ne pouvez pas rester éternellement au chomage la bas et il y a des gens très diplomés qui deviennent chauffeur de taxi si ils ne trouvent pas de boulot. Ca c’est ce que la gauche ne vous dit pas. Un tel système social peut fonctionner car il est virutellement sans gruge. De plus la gestion y est plus efficace (moins de fonctionnaire).

                                      Je ne sais pas si les Français sont capables d’être aussi disciplinés que les européens du nord.
                                      Si ils ne le sont pas, tout systéme redistributif est voué à la faillite. Par exemple, en France, on va résilier des bails HLM pour des gens qui gagnent plus de 6000 € par mois. La décence aurait voulu qu’ils partent d’eux mêmes. Pas étonnant qu’il y ait des SDF dans ces conditions ! Et le respect de la loi SRU n’y changera absolument rien.

                                      Ce qui est sur en tout cas c’est qu’effectivement petit à petit le niveau de vie de la classe moyenne se fait grignoter par toutes ces taxes qui représentent prés de la moitié de son revenu réel.


                                      • goc goc 19 août 2008 23:05


                                        Et si cette classe s’appauvrit ce qui est vrai est ce que ce n’est pas parce qu’elle est surchargée d’impots ?

                                        pas trop les impots mais plutot les charges sociales, si on compare les salaires moyen dans les 20 dernieres nnées, on s’appercoit que si le salaire brut a plus ou moins suivi le coup de la vie, par contre le net, lui n’a que tres peu augmenté, tant sont elevés les cotisations diverses. Et comme les deux postes les plus importants (maladie et retraite) sont appelé a continuer a augmenter, il est clair que le problème ne sera pas reglé et meme sera amplifié.

                                        sinon aujourd’hui les deux charges les plus importantes dans un menage, sont le poste "energie" et le poste "immobilier", et ces deux postes ont augmenté de façon considerable, bien plus que les impots

                                        Surtout que tous les gens qui ont  "choisi" d’aller habiter a la peripherie des grandes villes (a cause du prix trop elevé des centres-ville), ont vu leur budget totalement modifié par la hausse des energies. Une etude a demontré qu’aujourd’hui un habitant du centre ville depense moins d’un tiers de son budget dans les carburants, alors que le "banlieusard" depense plus de la moitié de son budget.


                                      • Marc Bruxman 19 août 2008 23:19


                                        pas trop les impots mais plutot les charges sociales,


                                        Tout a fait j’aurais du employer le terme prélévements obligatoires, merci de la précision.

                                        Et comme les deux postes les plus importants (maladie et retraite) sont appelé a continuer a augmenter, il est clair que le problème ne sera pas reglé et meme sera amplifié.

                                        Il faudrait la prendre exemple effectivement sur les pays nordiques. Les Pays-Bas ont un très bon système social mais moins de prélévements obligatoires que les français. Si l’on dégraissait réelement le mammouth on pourrait réformer la sécu sans toucher aux remboursements par exemple.

                                        sinon aujourd’hui les deux charges les plus importantes dans un menage, sont le poste "energie" et le poste "immobilier", et ces deux postes ont augmenté de façon considerable, bien plus que les impots

                                        Ces augmentations sont récentes et le pétrole baisse déja (mais rien ne dit qu’il ne remontera pas à terme). L’immobillier pourrait suivre bien qu’en France je ne serai pas catégorique. (Je ne dis pas que ca ne va pas baisser fortement, je dis je n’en sais rien).

                                        Il faut voir aussi ce qui a baissé pendant ce laps de temps. Radio, Téléviseurs, Machines à laver, tous ces biens de consommation ont fortement baissés et se sont améliorés qualitativement. La mauvaise surprise c’est que ce que l’on a gagné en baisse de prix des produits industriels au cours des années 90 on le reperd sous forme de hausse du tangible (matiéres premiéres, immobillier) au cours des années 2000. Mais cette surprise était prévisivble. La nature n’aime pas les espace vides. Si il y a trop d’argent face aux biens disponibles, certains biens vont augmenter. La surproduction dans l’industrie empéche les prix de monter. C’est donc les matiéres premiéres qui ont décollées et l’immobillier.

                                        Surtout que tous les gens qui ont "choisi" d’aller habiter a la peripherie des grandes villes (a cause du prix trop elevé des centres-ville), ont vu leur budget totalement modifié par la hausse des energies.

                                        Beaucoup l’ont fait par gout de la campagne plus que par économie. C’est vrai, habiter au millieu de la verdure c’est souvent agréable. Avoir un jardin à Paris n’a pas de prix. Mais lorsque l’on inclut le cout des transports, et les complications habiter par exemple en grande couronne parisienne n’est pas un calcul très futé au niveau financier. Il y a même des gens

                                        Une etude a demontré qu’aujourd’hui un habitant du centre ville depense moins d’un tiers de son budget dans les carburants, alors que le "banlieusard" depense plus de la moitié de son budget.


                                        C’est pour cela que les centres villes sont plus chers. A Paris intra-muros vous pouvez vous passer de bagnole. Quand on connait le prix d’une voiture, l’économie n’est pas négligeable. Rajoutez le carburant et vous comprendrez pourquoi beaucoup de gens qui habitent le centre de Paris n’ont pas de voiture alors qu’ils en ont largement les moyens.

                                        Il est clair que si la situation continue, les centres villes vont se redensifier. Mais il faut pour cela que les plans d’occupation des sols le permettent. La construction de tours en plein Paris votée par Bertrand Delanoe va à ce titre dans le bon sens.



                                      • Marc Bruxman 19 août 2008 23:32


                                        pas trop les impots mais plutot les charges sociales,
                                        si on compare les salaires moyen
                                        effectivement j’aurais du parler de prélévements obligatoires, merci !

                                        Et comme les deux postes les plus importants (maladie et retraite) sont appelé a continuer a augmenter, il est clair que le problème ne sera pas reglé et meme sera amplifié.

                                        Ce n’est pas une fatalité. Prenez les Pays-Bas, ils ont un meilleur système social tout en payant moins d’impots. Ce qu’on ne dit pas aux Français c’est que si le mammouth était effectivement dégraissé et les abus chassés, on pourrait baisser les déficits sans toucher aux prestations.

                                        sinon aujourd’hui les deux charges les plus importantes dans un menage, sont le poste "energie" et le poste "immobilier", et ces deux postes ont augmenté de façon considerable, bien plus que les impots

                                        Oui ce sont des évolutions récentes. Et l’on ne sait pas si cela va continuer. L’immobillier pourrait baisser ou se stabiliser les prochaines années.

                                        Surtout que tous les gens qui ont "choisi" d’aller habiter a la peripherie des grandes villes (a cause du prix trop elevé des centres-ville), ont vu leur budget totalement modifié par la hausse des energies. Une etude a demontré qu’aujourd’hui un habitant du centre ville depense moins d’un tiers de son budget dans les carburants, alors que le "banlieusard" depense plus de la moitié de son budget.


                                        Si les gens sont allés en périphérie c’est aussi et surtout par regret de la vie à la campagne. On en trouve même qui font Lille-Paris tous les jous en TGV pour habiter au vert. Pour rester dans le commun mais pour prendre un cas semi-extréme, a Paris intra-muros on peut se passer de voiture, mais pas à Marne-La-Vallée ou l’on doit souvent posséder deux bagnoles dans un couple. Prenez les frais de carburant et le cout d’achat des voitures et vous avez la un cout mensuel que vous auriez pu investir dans un loyer plus cher. C’est vrai que vu de ma situation parisienne (banlieue très proche), la hausse des prix du carburant je ne l’ai pas vraiment sentie.

                                        Après il est clair qu’il va falloir accepter de densifier le centre ville et modifier les POS en fonction. Bertrand Delanoe a commencé c’est un bon début que de remettre des tours et des logements dans Paris. Mais c’est alors vivre à la campagne qui va devenir un luxe.


                                      • foufouille foufouille 20 août 2008 11:29

                                        " Il faut voir aussi ce qui a baissé pendant ce laps de temps. Radio, Téléviseurs, Machines à laver, tous ces biens de consommation ont fortement baissés et se sont améliorés qualitativement."

                                        je sais pas ou t’as vu ca. c’est moins cher car concu pour griller plus vite

                                        quand on part du centre ville c’est a cause des bourgeois comme toi qui veulent que les locataires gagnent 3x le montant du loyer. ce qui est rarement possible


                                      • Traroth Traroth 20 août 2008 12:44

                                        La déchéance de la classe moyenne est plutôt causée par la précarisation des emplois, la disparition des sécurités protégeant contre les accidents de la vie, l’augmentation du coût de la vie. La preuve : tout allait bien jusque vers 2002, et maintenant qu’on démantèle tout, les problèmes aparaissent. Mais ça n’a sûrement aucun rapport, allez-vous m’expliquer...


                                      • Adrian Adrian 20 août 2008 15:20

                                        2001 explosion de la bulle internet 2002 croissance en recul 2007/8 c’est les subprimes 2008/9 croissance en recul...
                                        Chirac n’as rien fait durant son mandat..


                                      • Traroth Traroth 20 août 2008 18:41

                                        Le PIB baisse pour la première fois depuis fin 2002. Quand la droite est au pouvoir, que ça soit Sarkozy ou Chirac, on voit le succès remporté... C’est la gloire !
                                        C’est sûr que quand l’incompétence le dispute au dogmatisme libéral quand ça n’est pas à la franche bêtise...


                                      • Traroth Traroth 20 août 2008 18:42

                                        Sans parler de la lâcheté, la dernière qualité dont Sarkozy vient de faire la preuve éclatante aux yeux du monde...


                                      • Adrian Adrian 20 août 2008 19:09

                                        Chirac a déclaré "Le libéralisme  [est une] perversion de la pensée humaine " ou encore "Le libéralisme, ce serait aussi désastreux que le communisme "
                                        Sarkozy est pas libéral...
                                        Les libéraux ne sont ni de gauche ni de droite en plus...


                                      • Traroth Traroth 20 août 2008 19:24

                                        C’est ce que disent tous les libéraux. Ils sont du côté de la minorité riche, qui détruit la vie de tous les autres pour se repaître des restes, appellez-ça comme vous voulez.


                                      • Adrian Adrian 20 août 2008 19:55

                                        Vous ne savez ce qu’est la pensée libéral ça se voit mais vous persistez dans l’ignorance...



                                      • Traroth Traroth 21 août 2008 14:44

                                        Je dirais plutôt que vous n’avez pas saisi la nature oppressive du libéralisme et que vous n’en comprenez pas toutes ses conséquences, pour la simple raison que vous n’êtes ouvert qu’à la propagande libérale (ce que vous appellez "doctrine"), et que vous n’analysez pas ses conséquences là où il a réellement été mis en oeuvre, dans la pratique. Les idées m’intéressent, mais moins que les faits. Et vous ?


                                      • Traroth Traroth 21 août 2008 14:52

                                        Le plus drôle, c’est que le reproche que je vous fais est exactement, mais alors exactement le même que celui qu’on fait généralement aux communistes : leurs idées sont merveilleuses, mais la mise en pratique n’a mené qu’à des catastrophes. Il en est de même pour le libéralisme (même si on peut, dans ce cas, mettre la sincérité des idées en doute : les communistes prétendaient faire le bonheur universl, directement, alors que les libéraux veulent faire le bonheur des entreprises en prétendant que par un effet de billard à 1000 bandes relevant de la pure foi, ça va faire le bonheur universel . Je ne crois pas aux effets de billard à 1000 bandes, et je crois que les libéraux non plus, en réalité, puisqu’ils qualifient de "succès" des désastres très lucratifs pour leurs véritables clients. Comme quand vous dites "Inégalité, vous n’avez que ce mot à la bouche ?", je ne suis pas certain que le bonheur universel fasse vraiment partie de vos préoccupations. Vous défendez donc des intérêts particuliers, et non l’intérêt général. L’effet de billard à 1000 bandes n’est donc rien d’autre qu’un mensonge).


                                      • Adrian Adrian 21 août 2008 19:58

                                        Le bonheur est différent pour chaque personne non ? alors le bonheur universelle c’est pas donner la liberté à chacun de réaliser son bonheur tant que celui ne viole pas les droits d’autrui ? Désastre du communisme allez faire un tour en Corée du nord pour voir... Intérêt général ? Somme d’intérêt indivuduelle ?

                                        Un peu de lecture :

                                        http://jesrad.wordpress.com/2007/01/03/quest-ce-que-le-capitalisme/
                                        http://jesrad.wordpress.com/2007/08/01/mythologie-socialiste-la-violence-du-capitalisme/
                                        http://jesrad.wordpress.com/2007/08/02/mythologie-socialiste-le-cadeau-aux-riches/
                                        http://jesrad.wordpress.com/2007/08/03/mythologie-socialiste-letat-providence/

                                        (normale les mots compliqués aux début des textes)


                                      • Jordi Grau J. GRAU 20 août 2008 09:14

                                        Réponse à Marc Bruxman

                                        Vous avez, M. Bruxman, longuement commenté mon message sur la croissance et la décroissance. Je vais juste reprendre deux points de votre commentaire :

                                        1. Vous prenez deux exemples (les énergies renouvelables et le MP3) pour montrer que la croissance ne dépend pas nécessairement de la surexploitation des ressources naturelles. Je veux bien vous croire. Admettons que des technologies toujours plus perfectionnées arrivent à produire toujours plus de biens en utilisant de moins en moins de ressources matérielles. Le pari est risqué, mais pourquoi pas ? Cela étant admis, force est de reconnaître que nous n’en sommes pas encore là, et que la croissance telle qu’elle existe aujourd’hui n’est pas forcément synonyme de progrès. L’économie mondiale dépend encore aujourd’hui largement de la surexploitation des matières premières, de la consommation à outrance de produits manufacturés et d’une industrie très polluante.

                                        2. Dans mon précédent message, j’écrivais ceci : "Quant au problème de la pauvreté, rien n’empêche qu’on s’y attaque dès maintenant : pourquoi atteindre que la taille du gâteau augmente, alors qu’il suffirait de le partager équitablement pour que chacun ait assez à manger, de quoi se vêtir et de quoi se loger ?
                                        Ce à quoi vous répondez : "Parce que ce partage "équitable" est contre la nature humaine, qu’il faut donc obligatoirement instaurer une dictature ("du prolétariat") pour y parvenir et que ces mêmes dictateurs prolétariesques se comportent alors comme les capitalistes d’antan en vivant grassement. Sauf que comme il n’y a plus d’économie libre, les ressources sont de plus en plus mal allouées et tout le monde s’appauvrit."

                                        Ces quelques lignes mériteraient sans doute un volume entier de commentaires. Je me contenterai de trois remarques :


                                        - quand je dis "partage équitable", je n’entends pas par là une égalité parfaite et immuable entre les hommes. Je sais bien qu’une telle égalité est impossible. Je dis seulement qu’il est fort étrange que, dans un monde globalement riche, il y ait encore des gens qui n’aient pas de quoi manger où se loger. Et je ne pense pas qu’il soit contre la nature humaine de vouloir mettre fin à cette situation.


                                        - la nature humaine a bon dos. A vous lire, on croirait que l’humanité est toute entière composée de petits Harpagon, incapables de partager leurs richesses. Ce qu’on appelle "nature humaine", la plupart du temps, c’est un ensemble d’habitudes contractées dès l’enfance, et qui varient beaucoup suivant le milieu social, la famille où l’époque dans laquelle on a été élevée. J’imagine que le système des castes apparaît comme "naturel" à la plupart des Indiens, alors qu’il nous fait horreur. Mais revenons au partage des richesses. Si je fais partie d’une catégorie sociale montante ou privilégiée, il m’est sans doute "naturel",de voir d’un mauvais oeil ceux qui veulent une répartition plus équitable des ressources. J’aurai le sentiment qu’on veut attenter à ma chère liberté. L’Etat m’apparaîtra comme un vampire assoiffé de mes sous (sauf quand il défendra ma propriété en mettant les délinquants en prison). Mais si je suis dans la dèche, si j’ai du mal à boucler mes fins de mois, je ne considérerai plus nécessairement comme "contre-nature" les prélèvements obligatoires subis par les plus fortunés.
                                        A ce propos, je vous rappelle qu’on n’a pas besoin de faire appel à une dictature de type soviétique pour instaurer une répartition plus équitable des richesses. En France, par exemple, il y a eu une longue période où les inégalités se sont progressivement atténuées, notamment par le biais d’une fiscalité redistributrice. Et tout cela s’est fait d’une manière démocratique. Ce n’est pas le camarade Staline, par exemple, qui a instauré l’impôt progressif sur le revenu...


                                        - vous parlez de l’allocation des ressources, qui doit, selon vous, se faire nécessairement dans une économie libre. En un sens, je suis d’accord avec vous. Malheureusement, j’ai peur que nous n’entendions pas la même chose sous le terme d’"économie libre". Pour moi, une économie est libre dans la mesure où les grandes orientations économiques sont décidées démocratiquement. Je rejette donc tout aussi bien la planification soviétique que le capitalisme, surtout sous sa forme actuelle. Je ne vois pas où est la liberté dans un régime où une poignée de décideurs (gros actionnaires, gestionnaires de fonds de pension, etc.) font la pluie et le beau temps en termes économiques. Sans compter que ces décideurs ne sont pas eux-mêmes si libres que cela, puisque leur comportement est en grande partie grégaire (comme le montre le phénomène des bulles spéculatives et de leur éclatement). Vous me direz que tout cela n’est pas si grave, du moment que les ressources sont correctement allouées. Les mécanismes du marché, pensez-vous sans doute, sont globalement suffisants pour satisfaire aux besoins des gens, ou du moins pour enrichir tout le monde. Malheureusement, cette thèse est extrêmement fragile, et elle semble contredite par de nombreux exemples, comme celui des subprimes.

                                        Sur ce problème de l’allocation des ressources, je vous renvoie à un livre très intéressant  : Petit bréviaire des idées reçues en économie. L’auteur est un collectif d’économistes : les éconoclastes. Editions La Découverte.

                                        Cordialement,

                                        Jordi GRAU


                                        • Internaute Internaute 20 août 2008 11:55

                                          « quand je dis "partage équitable", je n’entends pas par là une égalité parfaite et immuable entre les hommes. Je sais bien qu’une telle égalité est impossible. Je dis seulement qu’il est fort étrange que, dans un monde globalement riche, il y ait encore des gens qui n’aient pas de quoi manger où se loger. Et je ne pense pas qu’il soit contre la nature humaine de vouloir mettre fin à cette situation. »

                                          C’est bien gentil de faire des comparaisons à postériori et de trouver une solution avec une baguette magique. Votre solution date de Robin-des-bois - Je vole les riches pour donner aux pauvres. Même si on l’appliquait elle ne résoudrait absolument rien car vous ignorez les fondamentaux.

                                          La richesse des pays développés vient historiquement de l’accumulation de capital et de travail au fil des générations. Qu’il fut bien ou mal réparti au sein de nos sociétés est une autre histoire mais si aujourd’hui le commerce se développe rapidement grâce au TGV ou à l’avion, ce n’est pas du à l’exploitation des pauvres noirs en Afrique mais au travail acharné et mal rémunéré des générations qui nous ont précédé à commencer par les bûcherons qui, pour un salaire de misère, ont abattu des forêts à la main pour fabriquer des traverses de chemin de fer. Ce sont des siècles de courage et d’ingéniosité qui nous ont apporté l’héritage culturel et industriel qui nous permet aujourd’hui de bien vivre sans trop se fatiguer.

                                          Les pygmées ont eu toutes les possibilités pour suivre notre parcours. S’ils ne l’ont pas fait, nous n’en sommes pas coupables et nous ne leur devons absolument rien.

                                          Le problème est que ce qui n’a rien coûté n’a aucune valeur au yeux de beaucoup trop de gens. On est entrain de tuer la poule au oeufs d’or (ie notre héritage culturel et industriel) en laissant filer à l’étranger nos industries, en laissant envahir notre pays et en laissant se répandre un sentiment de fin du monde où nous serions coupables de notre bien-être et devrions tout donner aux autres.

                                          Les abus actuels sont typiques d’une mentalité du tout pour rien. En définitive, n’ayant pas voulu sauvegarder l’essentiel, nous nous retrouverons dans le tiers-monde bien plus vite qu’on ne se l’imagine. Les services n’ont de valeur que s’ils sont basés sur l’industrie. Sinon, c’est du vent. En laissant la production aux autres on s’appauvrit soi-même. La preuve en est que le modèle économique que nous avons choisi nous a déjà mené à un endettement astronomique en l’espace de 30 ans à peine, même pas une génération et que parallèlement le niveau de vie de la majorité de la population a diminué.


                                        • millesime 20 août 2008 11:59

                                          croire que la main "invisible" du marché peut réguler le marché est une vue de l’esprit (chère aux liberaux),
                                          il faut plutôt comprendre que le système ne s’autorégule jamais. Il faut établir ou rétablir des contre-pouvoirs pour modifier un certain nombre de réglages de la machine économique.
                                          (exemple : on peut citer l’actionnariat salarié. On l’évoque à chaque fois qu’il y a le feu, comme récemment à travers le duel Arcelor/Mittal, mais la loi existe...Laurent Fabius alors premier ministre l’a fait voter...sauf que les décrets d’application n’ont jamais été publiés... !).


                                        • Jordi Grau J. GRAU 20 août 2008 14:09

                                          Réponse à "Internaute"


                                          Vous écrivez, Internaute :

                                          La richesse des pays développés vient historiquement de l’accumulation de capital et de travail au fil des générations. Qu’il fut bien ou mal réparti au sein de nos sociétés est une autre histoire mais si aujourd’hui le commerce se développe rapidement grâce au TGV ou à l’avion, ce n’est pas du à l’exploitation des pauvres noirs en Afrique mais au travail acharné et mal rémunéré des générations qui nous ont précédé à commencer par les bûcherons qui, pour un salaire de misère, ont abattu des forêts à la main pour fabriquer des traverses de chemin de fer. Ce sont des siècles de courage et d’ingéniosité qui nous ont apporté l’héritage culturel et industriel qui nous permet aujourd’hui de bien vivre sans trop se fatiguer.

                                          Mais ce que vous dites ne réfute absolument pas mon propos. Car :

                                          1. Quand je parlais d’une répartition plus équitable des richesses, je ne pensais pas uniquement aux différences entre pays riches et pays pauvres. Au sein même des pays riches il y a des inégalités criantes, auxquelles il n’est pas impossible de remédier. La preuve, c’est que les pays où elles sont les plus réduites (au nord de l’Europe) ne sont pas forcément les plus pauvres. Il n’y a donc pas de fatalité. Et il ne s’agit pas, comme vous dites, de faire du Robin des Bois, et de "voler aux riches pour donner aux pauvres". Il s’agit seulement de redéfinir, de manière démocratique, ce qui appartient à chacun : cela n’a rien à voir avec le vol. D’ailleurs, comme vous le dites vous-mêmes, les richesses produites sont autant le fruit du travail que celui du capital. Il est donc légitime, me semble-t-il, qu’elles soient appropriées au moins autant par les travailleurs que par les détenteurs du capital. Après, tout est une question de rapport de forces : tant qu’on restera dans un régime capitaliste, la répartition des richesses sera toujours le résultat d’un compromis précaire entre ceux qui détiennent les capitaux et les salariés (mais aussi entre salariés, puisqu’ils sont loin d’être tous au même niveau).

                                          2. L’"exploitation des pauvres noirs en Afrique" n’est pas une invention des Tiers-Mondistes. Elle a existé à l’ère coloniale, et elle se continue encore. Lisez, par exemple, L’envers de la dette, de François-Xavier Verschave (Editions Agone). Vous verrez comment Elf et d’autres multinationales des pays riches pillent le pétrole africain avec la complicité de dictateurs corrompus (et également corrupteurs). Bien entendu, cela ne signifie pas que toute richesse de l’Europe et des Etats-Unis proviennent de l’exploitation des pays pauvres. Mais cette dernière n’est pas à négliger. 


                                        • Adrian Adrian 20 août 2008 14:33

                                          "Il s’agit seulement de redéfinir, de manière démocratique, ce qui appartient à chacun"

                                          Oui le fruit de son travail pompé par l’Etat.


                                        • foufouille foufouille 20 août 2008 18:19

                                          si les riches, heritiers pour la plupart etaient moins salaud, ils paieraient plus que le smic et ne delocaliseraient pas. le mechant etat serait pas obliger de voler leur heritage

                                          ds le liberalisme, les etats devenus faibles, se feront bouffer par les gentilles multinationales.
                                          ds la realite le gentil novartis a porte plainte contre le mechant etat indien qui refusait de prolonger un brevet. le truc vendu 7500 coutait 1.5€ a fabriquer


                                        • Traroth Traroth 20 août 2008 18:45

                                          On ne peut pas compter sur les riches pour se discipliner, parce qu’ils sont persuadés que la liberté, c’est d’avoir le droit de presser les autres pour en faire sortir le jus. C’est à l’Etat de prendre ses responsabilités. Mais ils ont suffisamment d’argent pour pousser ceux qui sont supposés nous defendre à nous trahir...


                                        • Marc P 20 août 2008 10:50

                                          Bonjour,

                                          texte pertinent et donc convaincant...
                                          Tout cela me fait penser aux propos de ce prof d’économie qui commençait son enseignement en demandant à ses étudiants s’il savaient comment s’expliquait une telle différence de revenus entre les employés et l’encadrement (la responsabilité n’explique pas tout, si on la leur retire en leur laissant le revenu la frustration est au moins la même)...

                                          L’encadrement est bien mieux rémunéré pour acheter la paix sociale.... disait il....

                                          Il doit bien y avoir du vrai là dedans...

                                          Cordialement...

                                          Marc P


                                          • just_a_life just_a_life 20 août 2008 12:06

                                            Et si on retirait tous les avantages/privileges que s’octroient  tous ses enfoirés — pardon je m’emporte !!!---
                                            tous ses "élus" qui sont au gouvernement ,est-ce que cela leur permettrait de mieux comprendre que la france est leur pays et non leur banque !!!!
                                            ce mettraient-ils en phase avec le peuple ?????


                                            • HASSELMANN 20 août 2008 12:23

                                              Les assidus d’AV savent que depuis un certain temps, par le biais de PROVIDENTIELLE et depuis 2007 au sein de LIBR’ACTEURS (www.libracteur.fr), nous nous efforçons de proposer et d’anticiper.
                                              Je renvois le lecteur à notre site et aux billets ayant trait à la croissance et à l’économie notamment, "NUL NE PEUT DIRE QU’IL NE SAVAIT PAS".
                                              Il se trouve que nous sommes à une place privilégiée, pour disposer des indicateurs, et des analyses sur les stratégies financières à l’échelon mondial, et, partant pour essayer de faire oeuvre de pédagogie.
                                              Il ne faut pas rêver, le Gouvernement ne maitrise rien, les enjeux sont ailleurs et les leviers aussi.
                                              Seul un nouveau modéle economique, assis sur un capital vertueux de proximité, peut changer la donne mais la route sera longue, et il faut avoir le courage d’essayer.
                                              Aujourd’hui les choses sont simples il faut choisir entre INFLATION et CROISSANCE. Nous pensions pouvoir sortir par le haut, avec ce que l’on nomme REFLATION, ce n’est plus le cas.
                                              Nous faisons le pari que les banques centrales et la BCE en tête vont sacrifier la croissance car, sur le long terme, le cou^t d’une inflation galopante est plus lourd que celui d’une recession passagére.
                                              Nous en voulons pour preuve la BCE qui a relevé son taux directeur à 4,25% en juillet. c’est l’aveux de la priorité à la stabilité des prix.
                                              Voilà, c’est peu vendeur pour le grand public, mais on peut sans doute vulgariser le propos !
                                              C’est dans tous les cas plus constructif que des bisbilles, à propos de "guignols" politiques de droite comme de gauche, qui continuent a faire comme si !!!


                                              • lolo 20 août 2008 12:40

                                                Bon article,

                                                Il y aurait un moyen trés efficace de faire exploser la consommation d’un coup et de faire rénaître une classe moyenne qui disons le franchement n’existe plus. Imposer une diminution des loyers et de l’immobilier par 3, et vous verrez la consommation repartir de façon explosive. Certes cela ne ferait pas plaisir à messieurs les rentiers et ceux qui se sont accapéré le capital immobilier, mais libèrerait énormément de pouvoir d’achat.

                                                L’essoufflement de l’économie est simple à expliquer, le moteur de la croissance est la consommation des ménages. Aujoud’hui la consommation ne peut plus augmenter tous simplement car la classe moyenne n’existe plus. Les ouvriers survivent, et les jeunes cadres, professeurs, ingénieurs...sont étranglés par des loyers exorbitants, une inflation élevée et n’arrivent plus à consommer. Aujourd’hui, le pouvoir d’achat ne dépend plus du niveau d’étude, ni de la profession mais tous simplement de l’endroit où l’on vit. Mieux vaut être smicard à la campagne, que cadre moyen dans une grande ville. Bon nombre de cadres refusent aujourd’hui des postes situés dans les grandes villes tout simplement car à salaire égal leur revenu libre va y chutter. Ajoutons à cela qu’à cause de cet état de fait un bon nombre de cadres et de chercheurs fuient la France pour essayer de trouver mieux ailleurs et ce sont autant de force vives qui quittent le pays.



                                                • just_a_life just_a_life 20 août 2008 13:09

                                                  vvvv.libracteurs.fr = LIBR’ACTEURS prend ses quartiers d’été !!! cliqué ce jour.........

                                                  Comme c’est dommage !!!!
                                                  Car la plupart des français eux n’en n’ont pas pris !!! et pourtant ils participent à l’économie de leurs pays ,ont votés pour un soit-disant président du pouvoir d’achat,mais en y laissant leur maigres économies aux bénefices de classe qui s’enrichissent sur leur cul......
                                                  Alors les propagandes à deux balles ....pffffff


                                                  • foufouille foufouille 20 août 2008 18:21

                                                    si les riches, heritiers pour la plupart etaient moins salaud, ils paieraient plus que le smic et ne delocaliseraient pas. le mechant etat serait pas obliger de voler leur heritage

                                                    ds le liberalisme, les etats devenus faibles, se feront bouffer par les gentilles multinationales.
                                                    ds la realite le gentil novartis a porte plainte contre le mechant etat indien qui refusait de prolonger un brevet. le truc vendu 7500 coutait 1.5€ a fabriquer

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