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Accueil du site > Actualités > Economie > D’une bi-monnaie

D’une bi-monnaie

Dans l'antiquité, le roi possédait une mine d'or, payait grassement son armée afin de défendre cette propriété, qui lui permettait de battre monnaie.
L'or étant limité en quantité et étant peu pratique d'usage (masse, insécurité), peu à peu, les alliages ont remplacé l'or puis les banques centrales ont joué le rôle d'émetteur de symboles de valeur.

Il s'agissait donc de s'accaparer et contrôler le monopole d'émission de symboles de valeurs, pratique permettant de dominer l'acquisition de biens et de services.
Nos sociétés sont basées sur cette socialisation antique et très inégalitaire, qu'il s'agit ici d'équilibrer.

Critique

C'est nier et obérer là où est concrètement la création de valeur : le travail échangeable. Je précise échangeable car un travail qui ne sert pas autrui ne mérite pas d'être monétisé, autant rendre service à soi-même à titre gratuit. Alors que, in fine, la monnaie-crédit n'est là que pour permettre l'échange de propriété.

Dès lors, le travail se retrouve être la variable d'ajustement de ces cycles de monnaie-crédit. Car rien ne peut justifier qu'il soit le bouc-émissaire de l'usurpation de la propriété par la multiplication des symboles monétaires collatéraux, que ce soit en terme de différence de symboles de richesse en temps d'expansion, ou de sa contraction en période de crises.
Il ne peut donc pas être la variable d'ajustement si les ressources monétaires se raréfient ou marginalisé si elles abondent. Il peut cependant l'être si les ressources physiques ne le permettent plus (formation des capacités de production non complète) ou si son offre de capacités (à produire un bien ou un service) ne répond plus à la demande.

Le système monétaire et financier mondial n'est plus qu'une pyramide de Ponzi, non pas où le titre de propriété du nouvel entrant permet de rémunérer le sortant, mais où l'ancien titre de propriété permet de justifier le nouveau, qu'ils soient vrais ou faux.

Détail du flux et transaction

Dans le système actuel, l'entrepreneur se doit de valoriser son bien, en ce qui nous concerne, à hauteur de ses coûts salariaux afin de les rémunérer. 

Dans la proposition, lorsque le travailleur a produit une création de valeur, elle lui revient de droit en termes de symboles (monnaie), mais cette valeur ne peut être à deux endroits à la fois. 
Et comme elle se doit d'être créditée sur son compte, elle n'entre plus dans le prix du bien du produit. Le capitaliste ne peut plus faire de plus-value mais n'a pas à valoriser le produit contre salaires (cela mérite un statut juridique en terme d'entreprise, d'association, de coopérative, de fondation, voire d'institution ou d'administration).
Seul le prix du produit porte ce coût du capital.

La monnaie-travail paye à hauteur du coût en monnaie-crédit uniquement (il n'a pas besoin de payer la création de valeur propre aux travailleurs de l'entreprise, ils disposent de ce droit), la monnaie-crédit paye à hauteur du coût en monnaie-travail uniquement (il s'agit de faire rentrer de la monnaie-crédit dans l'institution financière ce qu'elle a du sortir dans l'échange précédent, afin d'équilibrer la réserve en devises) ;

- les travailleurs ne sont plus en compétition entre eux sur les salaires (minimaux, pour le reste ils sont en compétition afin de les limiter -proposition non idéale en l'état, mais retenons qu'il n'a plus à payer le travail à minimum garanti d'autrui-), la décence commune n'étant pas la même d'une zone économique homogène à l'autre ;

- une chambre de compensation permet de calculer les salaires afin que le bilan en monnaie-travail et monnaie-crédit soit le même ;

- la raréfaction d'une monnaie permet d'équilibrer l'autre, facteur de stabilité anti-crise majeur ;

Conséquences

Cette distinction majeure dans la formation des prix étendue à la monnaie permet :

- une remise à plat de la mondialisation ;

- de réduire les prix des biens de base, prérequis à la lutte contre la pauvreté, la faim ;

- de contrecarrer le productivisme, l'automatisme, et de restaurer l'emploi ;

- de déjouer les stratégies protectionnistes qui ont leurs limites (du fait des tactiques de réponse du berger à la bergère) tout en favorisant les marchés intérieurs, plus compétitifs du fait des coûts de transports plus 
importants dans la formation dex prix ;

- de déjouer les stratégies de raréfaction de l'emploi type NAIRU ;

- d'éviter les dérives dans l'emploi (stages) ;

- dans une optique libérale et marxiste, d'individuer la création de valeur et donc de rendre son autonomie à l'agent économique, afin de contrecarrer les stratégies d'oppression ou d'exploitation (il n'y a plus d'abus d'autorité de la main qui donne, car celui qui crée de la valeur reçoit automatiquement), seules les stratégies collaboratives ou coopératives restent efficientes ;

Conclusion

Lancer une telle institution monétaire n'a pas besoin de capitaux pour être lancée, puisque ceux qui y travailleraient auraient de fait droit à rémunération. Il resterait à légaliser ce qui ne peut sembler que légitime, les capitaux entrant grâce aux entreprises ou administrations souhaitant bénéficier de ses services, du fait de l'avantage concurrentiel induit.


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7 réactions à cet article    


  • riff_r@ff.93 riff_r@ff.93 12 avril 09:50

    Rien compris.


    • Zolko Zolko 13 avril 00:49

      Il y a beaucoup d’erreurs dans cet article :
       
      1) s’il y avait 2 types de monnaies convertibles (monnaie-travail et monnaie-crédit) la meilleure tuera la moins bonne, et après une période de transition on se retrouvera dans la même situation qu’aujourd’hui
       
      2) il ne faut pas seulement payer le travailleur, mais aussi l’outil de production, c.à.d. celui qui a fabriqué l’outil de production : c’est l’amortissement, mais c’est pas un crédit, c’est plus une sorte de location : qu’en faites vous dans votre modèle ?
       
      3) il y a des travailleurs qui en 1 jour font le travail que d’autres en 3, et il y a des travailleurs qui font du boulot impeccable et d’autres un travail de cochon : comment encouragez-vous le bon travail, si vous ne mettez pas les travailleurs « en compétition » ?


      • Claude Simon Gandalf 13 avril 15:47

        @Zolko1)


         s’il y avait 2 types de monnaies convertibles (monnaie-travail et monnaie-crédit) la meilleure tuera la moins bonne, et après une période de transition on se retrouvera dans la même situation qu’aujourd’hui.

        Pourtant, dans les agrégats monétaires, l’on distingue bien différentes monnaies coexistants, de la monnaie fiduciaire jusqu’à la quasi-monnaie.
        Seul le fait qu’elles soient fongibles permet de les faire coexister, sans forcément exclure l’une et l’autre.
         
        2) il ne faut pas seulement payer le travailleur, mais aussi l’outil de production, c.à.d. celui qui a fabriqué l’outil de production : c’est l’amortissement, mais c’est pas un crédit, c’est plus une sorte de location : qu’en faites vous dans votre modèle ?

        Vous avez raison, je n’ai pas pris le soin de définir l’amortissement, qui est à la croisée de l’investissement et de la consommation.
        A priori, si le travail est à but capitalistique, la monnaie qui permet de le rémunérer est de ce type, donc salarial, moyennant intérêt de la location dans le prix du matériel, reporté sur le prix de vente.
         
        3) il y a des travailleurs qui en 1 jour font le travail que d’autres en 3, et il y a des travailleurs qui font du boulot impeccable et d’autres un travail de cochon : comment encouragez-vous le bon travail, si vous ne mettez pas les travailleurs « en compétition » ?

        Je ne pense pas que la compétition soit le cadre pour réaliser un excellent travail, mais la capacité, sauf à faire mousser un process permettant de ne conserver que ceux qui l’éxécutent décemment ou à remettre en question ceux dont vous considérez une certaine opprobe. 
        Il existe également des stratégies afin de redonner la capacité adéquate ou l’étude afin de faire coïncider capacité et travail. Mais je vous avouerais que vous me prenez à court sur le sujet. Je n’ai pas d’expertise particulière dans ce domaine.


      • Claude Simon Gandalf 13 mai 15:05
        Mais, après réflexion,

        le mieux serait de considérer que celui qui travaille pour un bien d’investissement assure sa valeur d’usage, qui se perd au fil du temps (amortissement comptable) : il assure donc la création de valeur mais également son auto-destruction. Et peut, de ce fait être intégré à cette proposition monétaire.

      • baleti baleti 13 avril 15:31

        Il ne peu y avoir un équilibre de la monnaie-travail et monnaie-credit, puisque celle ci, devraient tenir compte des autres monnaie, des autres consommateur.et producteur a travers le globe.


        Un équilibre ne peu être juste, s’il n’est pas définie pour le monde entier.Le vrai problème et le déséquilibre des devises, et du salaire en rapport avec la monnaie avec laquelle est calculer le salaire de celui qui produit.

        Le vrai problème, est le monopole.C’est aussi cette pratique qui déséquilibre les cout et prix de revient. Tu a parler du transport, a cause de se transport, on en vient a l’emballage, a cause de cette emballage, c’est la planète et l’homme qui en prennent un coup ect ect ect .........
        La mentalité égoïste , a pousser au monopole, les économistes les entreprise en général, a ne pas faire les bon calcul.

        De croire que partager, le temps de travail, les richesse en général, va diminuer les gains individuel, est faux 

        un exemple
        Disons que l’on ne travaille que 4 jours par semaine soit, 32 h.Le temps qu’il reste au salarier, va lui servir a consommer,c’est l’augment qui peu faire réfléchir, mais dans la réalité le salarier épargne en général, au mieux ils consomme mal, se qui fait le jeu de « la finance ».
        Le salarier,aura le temps de se reposer pour mieux réfléchir, se divertir pour évacuer le stresse,mais surtout le temps de s’occuper de sa famille, en gros le salarier va avoir de temps de VIVRE.

        Le résultat est simple, le salarier produit plus et de meilleur qualité, le patron gagne un peu moins,mais pas dans tous les cas, mais a mois de souci, moins de travaille, donc ils peu aussi, se reposer ............ 

        Se genre de calcul, peu se faire avec le transport, l’emballage,le markéting et la pub, des postes très couteux, qui peuvent être diminuer,et qui va baisser les prix de revient et surtout cette concurrence, qui pousse au monopole.Pour cela il faut la volonté de partager équitablement, et se qui étais de se servir du « pauvre », serais d’ en faire un collaborateur,pour optimiser les richesse et les échange, au final tous le monde serais « plus riche »,Les gaspillages, des invendue, et des surproductions, on un impacts sur tous le monde, même si on en a pas conscience. 

        Tous ses mauvais calcul, augmente les dépenses public, donc les impos, et la y en a encore une tartine a .............

        Le « dominateur » a compris qui doit donner a bouffer au peuple pour qu’il travaille, mais il a peu compris qu’il doit nourrir l’envie de vivre de sont prochain,pourquoi ???????

        Le jours ou les populations aurons décider, de pousser leur dirigent a fermer les paradis fiscaux, est le seul geste fort qui pourrai pousser l’humanité, a partager.Le coeur des magouille mondial de la finance et la politique, est gérer dans ses banque illégale, moralement parlant. En deux mot, a quoi bon s’accaparer un max de richesse, si on doit en donner 50% en impos, et a quoi bon voler ou mal gagner de l’argent, si tu ne peu le « ranger » nul par.

        Nous peuple du monde entier, avant de critiquer nos patron et dirigent, on doit se remettre en question, en commençant par chasser ses démons qui nous pousse a être mieux que notre prochain, que se soit matériellement, ou intellectuellement ECT ECT ECT ........
        Comprendre se qu’est partager et être l’égal de l’autre, c’est déjà donner l’exemple, et c’est le fardeau de ceux qui en sont conscient .

        • Claude Simon Gandalf 13 avril 16:03

          @baleti


          C’est vrai, ce papier est une réponse face à l’impuissance fiscale. Je sais qu’il ne résoud pas la question du partage qui revient à l’état (je n’ai jamais été qu’en économie privée).

          Car je soupçonne des politiciens ou des administrations d’être de connivence avec l’évasion fiscale privée, pour leur profit, par faveur, par négligence ou par incompétence.

          C’est leur faire une faveur de trop, j’en suis bien conscient.

          Mais cela permet de limiter le gaspillage de la surproduction.

          Evidemment, développer un modèle économique apporte de suite des inquiétudes écologiques.
          Mais dans une version précédente de cette thèse, je développais le fait que cela permettrait l’emploi, ou même la recherche, en écologie par exemple.



        • baleti baleti 13 avril 17:18

          @Gandalf



          «  »C’est vrai, ce papier est une réponse face à l’impuissance fiscale. Je sais qu’il ne résous pas la question du partage qui revient à l’état (je n’ai jamais été qu’en économie privée).«  »

          J’ai jamais fait d’économie, ayant été un petit entrepreneur, j’ai été immerger, en dehors de ma volonté, dans « le capitalisme »,la fraude fiscal, et le produit le plus rentable, donc le plus convoité. 

          «  »Car je soupçonne des politiciens ou des administrations d’être de connivence avec l’évasion fiscale privée, pour leur profit, par faveur, par négligence ou par incompétence.«  »
          On ne peu parler d’incompétence, quand se système se perfectionne tous les jours.

          «  »Evidemment, développer un modèle économique apporte de suite des inquiétudes écologiques.«  »
          Des inquiétude, t’est trop gentil, ils sont en train de tous « défoncer ».


          Qu’elle présidentiable, a parler de l’importance, des nuisance, des paradis fiscaux, sur l’économie mondial, aucun, pourquoi ???????????.
          C’est pourquoi je ne vote pas,tous est déjà décidé, même le suspense smiley

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