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Doit-on s’attendre à une crise économique mondiale en 2019 ?

Depuis 2016, la croissance économique se présente plutôt pour les Petites et Moyennes Entreprises. Pourtant, si 2018 n’avait rien de particulièrement différent, elle a été le théâtre d’évènements et de décisions politiques dont l’impact économique pourrait s’annoncer désastreux.

Des prévisions des grands noms de l’économie aux situations politiques mondiales, nous faisons le point sur ce qu’essaient de nous dire les indices monétaires et financiers internationaux.

Comprendre les signes avant-coureurs

Lors des précédentes récessions, l’un des premiers indicateurs qui ont pu permettre aux économistes tels que Nouriel Roubini de prédire la crise était une inversion des taux, c’est-à-dire une courbe indiquant des rendements à courts termes supérieurs aux rendements à long terme. On a longtemps dit que c’était le pire scénario boursier imaginable.

Les indices de change, et les fluctuations des taux d’intérêts appliqués par les banques centrales pour tenter de les influencer, sont également un indicateur de la santé économique des états. Ainsi, une dépréciation de la devise d’un pays peut être synonyme d’inflation, tandis qu’une appréciation équivaut à une augmentation du pouvoir d’achat.

Aux États-Unis, le court terme prend le pas sur le long terme.

Des interminables déboires commerciaux avec la Chine aux réductions fiscales qui ont su booster l’économie américaine à court terme, tout porte à croire que Mr Trump a jouit en 2018 d’un regain de croissance qui ne saurait durer. En effet, et bien que les résultats observés des dernières soient plutôt positifs, les élections de mi-mandat ont retiré aux Républicains l’exclusivité des décisions et les directeurs de PME comme les investisseurs surveilleront désormais de près les agissements du président des États-Unis pour tenter d’anticiper les mouvements du marché et l’arrivée prochaine de la crise économique. Devant l’aplanissement de la courbe des taux américains, les économistes de la Réserve Fédérale restent cependant relativement optimistes et avancent des arguments tels que le risque inflationniste moindre et la plus grande crédibilité des banques centrales pour expliquer le phénomène et justifier le fait qu’ils n’envisagent pas de récession avant 2020, au plus tôt.

Brexit or No Brexit ?

En Europe, ce sont surtout les Britanniques qui secouent les marchés boursiers, ou plutôt qui les retiennent. On a longtemps dit que les tradeurs n’étaient pas amateurs d’incertitude, et les interminables discussions entre la Premier Ministre Theresa May et les dirigeants européens qui ne débouchent sur aucun programme concret endommagent, dit-on, chaque jour un peu plus les indicateurs économiques.

L’impact des marchés chinois

L’économie ultra consommatrice des pays asiatiques est un élément de taille dans l’économie mondiale. Or, on a constaté en fin d’année dernière un coup de frein de l’industrie chinoise dont les répercutions sur les autres marchés asiatiques pourraient porter à croire au pire.

Les économistes refusent toutefois de céder à la panique. Si les chiffres prévisionnels de croissance mondiale annoncés par l’OCDE indiquent effectivement un ralentissement qui risque de donner lieu à des tensions commerciales et financières, nombreuses sont les grandes institutions qui estiment qu’il s’agit là d’une étape de fin de cycle dont la violence reste encore à déterminer.


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