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Accueil du site > Actualités > Economie > Du sens de l’envolée des marchés financiers

Du sens de l’envolée des marchés financiers

 

La crise économique des années 2020 est très particulière. Nous assistons probablement au découplage le plus frappant entre l’économie réelle et l’économie financière. Bien sûr, ce découplage n’est pas nouveau. Mais jamais un tel grand écart n’était apparu sur un laps de temps aussi court, avec la récession la plus sévère depuis des décennies, et des marchés financiers qui battent des records

 

Crise ultra-inégalitaire et bulle financière

Il y a quelque chose de profondément révoltant à constater l’écart de fortune sidérant entre une réalité bien sombre, entre pandémie et crise économique majeure, et l’effarante bulle financière qui ne cesse de grossir. D’un côté, des centaines de milliers de personnes perdent la vie, des dégâts psychologiques considérables et des conséquences économiques encore relativement limitées, mais qui seront colossales une fois que les aides seront réduites ou retirées. De l’autre, le Dow Jones a dépassé les 30 000 points, après être tombé à 18 214 fin mars, plus du double du pic enregistré avant la crise de 2008, le Nasdaq, l’indice des valeurs technologiques, a progressé de plus de 40% en 2020, un contraste saisissant avec la santé du reste de l’économie… Tous les indices sont revenus à des plus hauts.

Bien sûr, on peut arguer qu’il y a une forme de logique dans ces évolutions contradictoires. Il faut rappeler ici le rôle des politiques monétaires des banques centrales. Pour amortir la crise, elles injectent des montants colossaux de liquidités, qui ont poussé les taux au plancher, voir même en territoire négatif pour certains pays comme l’Allemagne et la France. Cela explique doublement l’envolée des marchés. D’une part, cette politique augmente mécaniquement la demande de placements, par la création de monnaie associée, et cette hausse de la demande de placement pousse logiquement les cours à la hausse. Mais parce qu’elle pousse aussi les taux au plus bas, elle augmente fortement l’attractivité des actions, dont le rendement devient largement supérieur à celui des obligations d’états.

Mais par-delà les effets assez directs de la politique monétaire, on peut aussi voir dans ce découplage une forme d’illustration du caractère profondément inégalitaire des politiques économiques menées depuis des décennies. En effet, les conséquences de la crise ne seront pas les mêmes pour tous : les pertes d’emplois et de revenus sont concentrées parmi les classes populaires, quand les classes supérieures sont bien plus épargnées. La crise accentue les inégalités croissantes de notre époque, même si les plans des gouvernements ont en partie amorti la chute. Dès 2021, la baisse des profits de l’an dernier devrait être effacée, selon les marchés  ! Ceci est le nouveau signe éclatant d’un monde qui tourne pour les plus riches et les multinationales au détriment de la majorité.

La flexibilité promue par les politiques dites de l’emploi a permis aux entreprises d’ajuster plus rapidement leurs coûts en licenciant plus facilement, quand l’Etat ne paie pas le chômage partiel. Dès lors, à part pour les secteurs les plus durement frappés par la crise (tourisme, culture, restauration, communication notamment), pour un certain nombre de secteurs économiques (technologie, banques, santé, distribution alimentaire, grande consommation et d’autres), l’impact de la crise est parfois très limité quand il n’est pas carrément positif. En outre, certaines entreprises profitent de cette grande crise pour passer des provisions et se restructurer, mais il s’agit parfois d’un effet d’aubaine, dûment recompensé par des marchés financiers qui restent très optimistes sur les perspectives de profit pour 2021. Cette crise révèle plus encore le caractère inégalitaire de notre système économique.

Pour couronner le tout, à cela s’ajoute un phénomène de bulle parfaitement illustré par la multiplication par 10 des cours de Tesla ou du Bitcoin sur l’année 2020. Après être tombé à 85 dollars, l’action Tesla en vaut aujourd’hui plus de 800, propulsant la valeur de l’entreprise au-delà de la somme de tous ses concurrents  ! Pourtant, j’y reviendrai prochainement, rien ne justifie une telle valorisation, qui n’est que le nouveau produit des esprits animaux des marchés, une nouvelle folie spéculative, qui finira mal. Dans la même veine, après être tombé à moins de 4000 dollars, le Bitcoin a brièvement franchi la barre des 40 000 dollars en début d’année, le double du record de fin 2017, avant de retomber quelque peu. Voici deux exemples qui démontrent que la bonne santé des marchés financiers ne repose pas que sur les fondamentaux économiques, mais aussi sur une spéculation irrationnelle et exubérante.

L’extravagante performance des marchés financiers depuis un an est décidément bien inquiétante. D’une part parce qu’elle reflète la logique d’un système économique qui met leurs intérêts bien avant celui des peuples, jusque dans les politiques des banques centrales. Mais aussi parce qu’elle est le produit d’une nouvelle bulle spéculative dangereuse, qui peut exploser à tout moment.


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42 réactions à cet article    


  • Olivier Perriet Olivier Perriet 27 janvier 10:37

    Une analyse financière à la hauteur des analyses du Brexit habituelles de l’auteur. Enfonçage en règle de portes ouvertes :

    « La crise est inégalitaire » !

    Quelle découverte....

    Et donc... ? On fé koi ?


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 27 janvier 10:52

      @Olivier Perriet

      Moi, je vote pour mon lave-vaisselle : il respecte les programmes.


    • Olivier Perriet Olivier Perriet 27 janvier 11:09

      @Séraphin Lampion

      je me disais aussi que vous raisonnez aussi mécaniquement qu’un appareil ménager smiley


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 27 janvier 11:14

      @Olivier Perriet

      perdu : un circuit intégré n’a rien de mécanique, mais c’est binaire, c’est sûr !

      pour ce qui est de « raisonner », je laisse à mon lave-linge qui, avec son tambours, résonne mieux que bien des cloches


    • hermes 27 janvier 12:11

      @Séraphin Lampion

      Quel humour ! pour moi , Séraphin Lampion est le phénix des hôtes de ce forum.
      Culture , intelligence et humour confondus.
      Respectueusement.


    • goc goc 27 janvier 12:33

      @Séraphin Lampion
      excellent
      Ça me rappelle ce dessin montrant un père (sans doute informaticien) avec sa fille devant un lave-linge et lui disant : « tu vois, toi aussi tu peux apprendre la programmation ».


    • Initiativedharman Initiativedharman 27 janvier 12:13

      Et après la crise, ce sera à nous de payer les frais...


      • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 27 janvier 12:17

        @Initiativedharman
        Même avant, c’était à nous de payer...


      • Jean-Claude BARESCUT 27 janvier 12:14

        Il ne faut pas oublier que la vraie valeur d’un capital c’est ce qu’il permettra de produire. Quand la valeur des actions d’une entreprise s’envole sans que ses perspectives de production future s’envolent aussi, c’est soit une spéculation qui retombera, soit l’effet d’une création monétaire débridée provoquant une forte augmentation du prix des actifs échangeables car la monnaie brûle alors les doigts.


        • goc goc 27 janvier 12:48

          @ l’auteur

          Merci pour l’article. Juste un complément

          1. Si le NASDAQ s’envole, ce n’est que grâce à quelques société et non à toute la techno. Enlever les 5 ou 6 sociétés phares, et il ne restera pas grand chose de cette envolé.
          2. Il ne faut pas oublier qu’une bonne partie des chèques « hélicoptère » destinés à aider les plus « pauvres », ont été utiliser par ces mêmes « pauvres » pour jouer les trader amateurs (ou gogos plutôt). Donc on assiste plutôt à un « couillonnage » des gogos
          3. Corolaire du point 2, les banques se sont aussi mouillé pour offrir des prêts destinés à l’achat d’action, et donc pourraient bien devenir aussi les dindons de la farce. Et l’affaire d’EuropeCar (plus de CDS pour garantir les pertes) pourrait bien en être un signe annonciateur du retournement des marchés.
          4. L’affaire des censures opérées par certaines GAFAM, a fait s’ouvrir les yeux aux internautes (surtout hors USA), sur les dangers que représentent ces sociétés, et du coup, à moyen terme on pourrait voir leur aura disparaitre, et cela se verra sur les marchés.

          • Olivier Perriet Olivier Perriet 27 janvier 14:05

            @goc
            L’affaire des censures opérées par certaines GAFAM, a fait s’ouvrir les yeux aux internautes (surtout hors USA), sur les dangers que représentent ces sociétés, et du coup, à moyen terme on pourrait voir leur aura disparaitre, et cela se verra sur les marchés.


            la censure de Trump va donc faire plonger le Système.

            C’est une analyse objective, ou c’est prendre ses rêves pour une réalité ?


          • Bernard Mitjavile Bernard Mitjavile 27 janvier 14:23

            @goc vous attirez l’attention sur un point très important : l’affaire de la censure par les GAFA. Ceci dit, j’ai peur qu’avec le formatage du grand public contre le « complotisme », cela passe. Hier j’ai vu une émission sur une chaîne public sur le thème du complotisme avec des enseignants supposés apprendre aux élèves à se méfier des complotistes. C’était à pleurer de rire mais j’ai peur que certains ne voient pas le ridicule de ces anticomplotistes et prennent au sérieux ces enseignants qui vont être tout aussi efficace contre le complotisme qu’ils ne l’ont été contre le racisme dans les banlieues en s’aveuglant sur les problèmes posés par l’immigration. Je me souviens d’une prof de bio dans un collège de banlieue s’exclamant suite à des rixes entre élèves « comment le racisme peut encore exister, on leur a enseigné en classe de bio que tous les hommes étaient pareils » et passant à côté de la question des tensions entre communautés.


          • Bernard Mitjavile Bernard Mitjavile 27 janvier 14:42

            @Bernard Mitjavile En fait l’émission sur le complotisme était sur TMC et non sur une chaîne publique


          • goc goc 27 janvier 16:37

            @Bernard Mitjavile
            Je suis en grande partie de votre avis, surtout concernant la capacité des gens à saisir les dangers du « tout numérique ». D’autant plus que ces sociétés continuent d’avancer à pas feutrés. Je viens d’en avoir un exemple avec l’installation d’une imprimante de marque HP, où le délire va jusqu’à refuser de scanner un document si vous n’avez pas de compte chez eux, et je ne parle pas de l’escroquerie actuelle appelée ’Instant Link« qui vous oblige à payer chaque mois, pour des cartouches d’encre même si vous n’imprimez pas.

            Par contre, quand je parlais de défiance, c’est plutôt du coté des bourses (principalement étrangères) qui anticipent l’arrivée de nouveaux »réseaux sociaux« plus »libres". Il suffit de voir la chute de tweeter après sa censure et la montée de Gab.


          • nono le simplet bientot vacciné nono le simplet 27 janvier 13:25

            EDF semble échapper à cette embellie ... mais ça vient sûrement des 12 travaux d’Hercule ...


            • Florian LeBaroudeur Florian LeBaroudeur 27 janvier 13:26

              Tant que les banques centrales pourront injecter de plus en plus de liquidités sans accroc, les bulles peuvent continuer de gonfler.

              La fête s’achèvera quand le virtuel ne pourra plus masquer le réel mais personne ne connait ni le jour, ni l’heure.

              En tout cas, nous sommes bien rentrer dans cet dernière ligne droite tant espéré par les aveugles et tant redouté par les voyants. 


              • Bernard Mitjavile Bernard Mitjavile 27 janvier 13:54

                Un bon article mais qui à mon avis ne met pas en lumière le problème de fond. Quand les banques centrales déversent des milliers de milliards d’Euro et de dollars sur les marchés à des taux très bas ou négatifs pour éponger les dettes et faire tourner la machine, il s’agit d’une création de richesse illusoire : la valeur de ces dollars et euros démultipliés baisse même si, comme il n’y a pratiquement pas d’inflation, on garde l’illusion que l’argent garde sa valeur. En fait, il la perd par rapport à différents biens comme par rapport aux actions qui représentent des parts d’entreprises, par rapport à l’immobilier, à la terre, aux métaux (or, argent etc..) et d’autres biens en dehors de la consommation courante qui voient leurs prix s’élever en Euro ou dollar. Ainsi, celui qui a placé ses économies dans une assurance vie rapportant 1 ou 2% par an a l’impression de ne pas perdre mais par rapport au prix d’une voiture standard, d’un appartement en ville, d’actions etc.. son pouvoir d’achat aura diminué. C’est pourquoi le problème de la dette est beaucoup plus sérieux et créateur d’inégalités que ne le prétendent les politiques qui pensent en général à leur avenir à court terme.


                • Olivier Perriet Olivier Perriet 27 janvier 14:03

                  @Bernard Mitjavile
                  Un bon article mais qui à mon avis ne met pas en lumière le problème de fond

                  C’est vrai que c’est difficile d’aborder le fond dans des articles de 5 lignes.

                  Enfin, j’ai pas l’impression que vous en dites beaucoup plus :
                  en période où où les taux d’intérêts sont bas, pour permettre des emprunts massifs, l’épargne ne rapporte plus.

                  Quelle surprise !!


                • Bernard Mitjavile Bernard Mitjavile 27 janvier 14:27

                  @Olivier Perriet D’accord mais on ne fait pas généralement le lien avec la hausse des actions ou de l’immobilier. On pense qu’il ne s’agit que de spéculation or ce n’est pas le cas.


                • pierrot pierrot 27 janvier 14:28

                  L’année 2020 a été globalement catastrophique pour l’économie mondiale, mais comme toujours avec des exceptions.

                  Pour les bourses qui sont des très mauvais indicateurs économiques (trop sensible aux états âmes des épargnants).

                  Quelques exemples sur 1 an :

                  -CAC 40 : -7 %

                   Dow Jones : +8 %

                  -Nasdaq : +49 %

                   Pétrole : -5 %


                  • Reflexo78 27 janvier 16:44

                    « Il faut rappeler ici le rôle des politiques monétaires des banques centrales. Pour amortir la crise, elles injectent des montants colossaux de liquidités, qui ont poussé les taux au plancher, voir même en territoire négatif pour certains pays comme l’Allemagne et la France. Cela explique doublement l’envolée des marchés. »

                    Oui !

                    Et une autre conséquence des taux bas, rarement dévoilée :

                    Voir à 38’22 du témoignage d’ Anice Lajnef : sa compréhension des risques associés aux taux bas, et sur le pouvoir qu’ils transfèrent aux milliardaires

                    Voyage au cœur du système financier avec l’ex-trader Anice Lajnef, ancien trader à la Société Générale à Paris, Nomura et Barclays à Londres

                    https://youtu.be/KcBJ5WVys_M


                    • Eric F Eric F 27 janvier 16:46

                      Quel est le pourcentage des centaines de milliards créés par les banques centrales qui part dans le circuit boursier par rapport à celui qui va vers les entreprises et les consommateurs ?

                      Seul 5% de l’argent placé en bourse va aux entreprises (introduction, augmentation de capital...), le reste tourne entre détenteurs d’actions.

                      A propos de Tesla, par un jeu d’écriture d’échange d’actions, il pourrait racheter ses principaux concurrents sans débourser un centime.


                      • Olivier Perriet Olivier Perriet 27 janvier 16:54

                        @Eric F

                        quel pourcentage ? Je ne saurais dire, peut-être les milliards qui vont en plan de soutien, chômage partiel, aides et subventions diverses, ou paye des fonctionnaires....


                      • Eric F Eric F 27 janvier 18:19

                        @Olivier Perriet
                        Infiniment peu d’allocataires de minima ou d’indemnités de perte de chiffre d’affaire dégagent une épargne qu’ils placent en bourse !


                      • Olivier Perriet Olivier Perriet 28 janvier 10:06

                        @Eric F

                        c’était juste pour répondre à votre question « quel est le pourcentage des sous créés par les banques centrales qui vont dans l’économie réélle »


                      • biquet biquet 31 janvier 14:54

                        @Eric F
                        "Seul 5% de l’argent placé en bourse va aux entreprises (introduction, augmentation de capital...), le reste tourne entre détenteurs d’actions."
                        Au départ l’introduction en Bourse permet à une entreprise d’obtenir du cash sans emprunter. Mais pour remercier ses actionnaires, elle distribue des dividendes même si elle perd de l’argent (c’est le cas de Tesla). C’est alors sa valorisation en Bourse qui lui permet de distribuer des dividendes. Le problème est que l’autofinancement est réduit à zéro. Pour investir elle emprunte à des taux très bas. Combien de temps ce système, déconnecté de l’économie réelle va-t-il durer ?


                      • Le421... Résistant Le421 27 janvier 17:36

                        Moi, personnellement, ça me fait toujours marrer quand certains semblent ou font semblant de découvrir l’eau chaude.
                        Je ne comprends pas.
                        Les fous idéalistes, ce sont les gauchos à la con comme moi.
                        Ceux qui ne supportent pas que certains engrangent des millions sans rien foutre quand d’autres, qui travaillent pourtant, dorment dans leur bagnole.
                        Y’avait aussi certains Gilets Jaunes qui le dénonçaient.
                        Et ils se sont fait cracher dessus par beaucoup de gens qui se croyaient bien peinards et à l’abri du vent.
                        Sauf que le coronavirus est passé par là.
                        Peut-être qu’un peu de plomb sera rentré dans les cervelles de moineaux !!


                        • chantecler chantecler 27 janvier 17:52

                          @Le421
                          Salut ,
                          Je redonne le lien , pour ceux qui sont passés à côté en début de semaine , de quelqu’un qui explique et qui a tout compris ...
                          https://www.youtube.com/watch?v=KcBJ5WVys_M&feature=emb_logo


                        • Olivier Perriet Olivier Perriet 28 janvier 10:04

                          @Le421

                          moi ça me fait marrer de voir la bonne vieille démagogie des gauchos qui se rattrapent aux branches du corona.

                          Et les milliards déversés en chômage partiel, en indemnités et primes diverses ?

                          C’est du vilain capitalisme je suppose ? On aimerait avoir votre avis objectif&éclairé smiley


                        • Le421... Résistant Le421 28 janvier 13:44

                          @Olivier Perriet

                          la bonne vieille démagogie des gauchos qui se rattrapent aux branches du corona

                          Ça va pas non ? Vous avez du lire ça dans Mickey-Parade, pas possible !!

                          Et les milliards déversés ? Par Macron ? Un gauchiste ?
                          Ah ouais, je comprends.
                          Effectivement, pour vous, même NDA est un « gauchiste »...
                          Là, c’est du lourd, je le concède.
                          Allez, reprenez vos gouttes, les arrêter comme ça, ça vous perturbe...  smiley


                        • V_Parlier V_Parlier 31 janvier 22:33

                          @Olivier Perriet
                          Quand l’Etat impose de fermer c’est normal qu’il indemnise. Sinon, si c’est un vrai gouvernement libéral il n’impose rien et chacun ouvre son magasin s’il le souhaite.


                        • agent ananas agent ananas 28 janvier 11:29

                          Et pas une ligne sur GameStop (l’affaire du siècle), où des p’tits jeunes ont fait mordre la poussière à plusieurs hedge funds en les prenant à leur propre jeu.


                          • V_Parlier V_Parlier 31 janvier 22:35

                            @agent ananas
                            Si ça se répète trop souvent ça finira classé comme action terroriste par les USA, et les parten... euh soumis suivront, UE en tête.


                          • BA 28 janvier 16:07

                            Jeudi 28 janvier 2021 :


                            En 2020, les Etats du monde entier ont été obligés de soutenir leur économie : ces plans de soutien ont atteint un total de 14 000 milliards de dollars ! En clair : toute l’économie mondiale repose sur une gigantesque bulle de dette. Et cette bulle de dette va continuer à gonfler.


                            Covid-19 : la dette mondiale proche de 100 % du PIB, alerte le FMI.


                            La crise sanitaire et l’impact économique massif ont fait exploser les déficits publics dans tous les pays.


                            La pandémie de Covid a mis sous pression les finances publiques. Les États ont dû dépenser massivement pour gérer la crise sanitaire et limiter l’impact désastreux sur l’économie, sur les revenus des entreprises et des ménages. Les plans de soutien ont atteint l’an dernier le montant record de 14000 milliards de dollars, indique jeudi le FMI (Fonds monétaire international) dans son rapport de stabilité financière, soit 2200 milliards de plus depuis la dernière évaluation d’octobre.


                            La recrudescence du virus ces dernières semaines a entraîné de nouvelles mesures de restrictions et nécessité la prolongation des aides. Ce fut le cas en Europe pour la France, l’Espagne, la Grande-Bretagne et l’Allemagne ainsi qu’au Canada et aux États-Unis, où le Congrès a approuvé un nouveau soutien en décembre équivalent à 4,3% du PIB, qui s’ajoutait aux plans du printemps représentant 14,8% du PIB.


                            Le cumul des dépenses et l’effondrement des recettes publiques ont fait exploser la dette publique mondiale à un niveau record de 98% du PIB, évalue le Fonds monétaire, bien au-delà du seuil atteint pendant la crise financière de 2009. C’est dans les économies développées qu’elle est la plus importante, à 122,7%, devant les pays émergents et à revenus intermédiaires (63,3%) puis le monde à faible revenu (48,5%).


                            La crise a logiquement provoqué une envolée du déficit public mondial, de 3,8% du PIB en 2019 à 11,8%. Les pays les plus riches, disposant d’une marge de manœuvre financière plus importante, ont vu leur déficit se creuser à 13,3% contre 3,3% en 2019. Comparé à 10,3% pour les émergents et 5,7% pour les pays à faible revenu.


                            Le FMI note que la détérioration des finances publiques pour les économies développées vient pour moitié de la baisse des revenus et des dépenses supplémentaires alors que dans les pays pauvres cela vient surtout de la baisse d’activité économique. Les États-Unis et le Canada battent des records de déficit, à respectivement à 17,5% et 20% du PIB. Alors qu’Ottawa affichait un excédent budgétaire en 2019.


                            https://www.lefigaro.fr/conjoncture/covid-19-la-dette-mondiale-proche-de-100-du-pib-alerte-le-fmi-20210128



                              • Copain 30 janvier 05:50

                                Amis gauchos, comment allez vous ? 

                                 Wall Street a tremblé : la fabuleuse histoire de « l’argent bête » contre l’argent de fer 

                                https://www.youtube.com/watch?v=ZgOWNnM4d98



                                • Christian Christian 30 janvier 10:50

                                   L’avènement de Vert en tant que bascule serait-il en train de se faire ?

                                  référence de compréhension :

                                  http://www.lirmm.fr/ ferber/Cognition/Spirale-cognition07.ppt.pdf

                                  teal : turquoise

                                  ----------------------------------------------------------------------

                                  « La révolution GameStop a commencé. Il ne sera pas télévisé.
                                  Robb Smith
                                  28 janvier 2021

                                  L’ ère de l’information sur la scène verte a créé les outils qui nous aident à nous sauver de ses propres contradictions, devenant le carburant de fusée qui nous emmène dans l’ ère de la transformation …. Vous obtenez la résilience [dont nous avons besoin à l’ère de la transformation] en distribuant la sagesse aux niveaux individuels du chef du sauveur hiérarchique, vous obtenez la résilience en répartissant le pouvoir, la sagesse et l’économie dans la foule. Donc, il est implicite dans la nature de Green que, en détruisant le pouvoir centralisé, ce qu’il fait également est de le reconfigurer de manière préparatoire à la résilience dont Teal a besoin , semant les graines pour que sa propre solution émerge. - La métacrisie donne naissance à l’ère de la transformation
                                  T
                                  a révolution ne sera pas télévisée, elle sera rediffusée. Et ça a commencé. Au cours d’une série de quatre ans d’événements historiques incroyables, il est difficile de reconnaître objectivement lesquels et quand les plus importants se produisent. Mais je pense qu’il est possible que l’un des événements les plus importants de ces dernières années se déroule au moment où nous parlons : la structure profonde de la société vient de passer à un état de conditions nécessaires pour que l’ère de transformation teal, intégrale, se poursuive. émerger et sans quoi il ne peut pas : la révolution GameStop met en place une demande de la foule qui obligera les détenteurs du pouvoir de la plate-forme verte à évoluer vers Teal ou à devenir de plus en plus hors de propos.
                                  Vous seriez pardonné de penser que la fièvre révolutionnaire est en train de prendre. La tentative de coup d’État par un président en exercice des États-Unis et son incitation à l’insurrection contre le Capitole remontent à quelques semaines. Maintenant, cette semaine seulement se produit un rassemblement organisé contre les vendeurs à découvert institutionnels par des détaillants sur l’action GameStop, qui a entraîné des milliards de dollars de pertes contre les hedge funds.
                                  Mais ils sont liés : les deux étaient des exemples clairs de ma thèse dans Une nouvelle guerre pour le pouvoir selon laquelle la structure verte de l’ évolution socioculturelle introduit un nouveau pouvoir ontologiquement nouveau de convoquer qui est inégalé dans sa capacité à attaquer et à reconfigurer les pouvoirs antérieurs du rationnel - Orange capitaliste (le pouvoir de contracter), mythique -agrarian Amber (le pouvoir de sanctionner, puis le pouvoir de Red pour expulser etc.)… Le vert a toujours été puissant précisément parce que son pouvoir ontologiquement émergeant de se réunir était véritablement nouveau et robuste, ce qui lui permettait pour reconfigurer toutes les puissances antérieures :

                                  • Christian Christian 30 janvier 10:51

                                    suite

                                    La technologie verte, comme celle trouvée sur Reddit, Parlour, Twitter et autres, est sur le point de forcer les structures vertes elles-mêmes à Teal en utilisant le pouvoir même de se réunir pour devenir le pouvoir d’intégration. Les détenteurs du pouvoir vert ont le choix entre évoluer ou mourir. Dit simplement, parce que les plates-formes s’adaptent mal à ce qui se passe réellement, en particulier dans le sillage de GameStop, Green se lance pour la première fois dans le « shopping de plate-forme » sensible aux règles systématiques et syntaxiques des plates-formes elles-mêmes. Ce qui est nouveau et important, car il est un comportement qui se méta- au pouvoir de Green lui - même : en effet, seules les plates - formes qui peuvent peut intégrer une gamme plus complète de la réalité va gagner ici.
                                    La technologie verte permet à chaque personne disposant d’un smartphone de dire non à toute autre structure (qu’il s’agisse d’une entreprise, d’une religion, d’une institution, d’un parti politique, d’une marque, même de personnes (par exemple, annuler la culture)). La technologie de niveau vert, et principalement les médias sociaux, donne aux gens le sentiment de pouvoir rejeter toutes les ontologies pré-données. Comme je l’ai dit dans The Metacrisis is Giving Rise to the Transformation Age :
                                    En effet, c’est l’innovation intégrative en cours au moment où nous parlons qui fait croître les structures de l’ère de la transformation qui intégreront et surmonteront les contradictions d’aujourd’hui à travers des transitions vers une nouvelle conscience (du moi pluraliste au moi intégral), la technologie (informatique quantique, effectivement énergie libre, nanotechnologie, médecine génétique personnalisée, etc.), la gouvernance (oligarchie dysfonctionnelle vers la panarchie représentative), l’éducation (axée sur l’économie, éducation translationnelle préparatoire à l’emploi vers une éducation transformatrice axée sur le citoyen et tout au long de la vie), l’économie (découplage accéléré de la physiosphère de la croissance économique noosphérique) et l’environnement (coûts et circularité complets et internalisés).
                                    Comme beaucoup d’entre nous l’ont souligné, les structures vertes sont massivement libératrices en même temps qu’elles introduisent un désastre pour la santé mentale, l’intégrité psychique et la cohésion sociale ; chaque personne est appelée à être son propre narcisse, une tabula rasa, une pile entièrement construite de mythes, de sens, de rationalité, de jugement moral et de subjectivisme comportemental.
                                    Et aucun de nous - je le répète, personne sur cette planète - n’est équipé pour le faire.
                                    Il n’est donc pas surprenant que dans ce tourbillon d’anomie soit monté Donald Trump, qui, en tant que victime ultime anti-élite et égocentrique lui-même, et maître de la lecture d’une émeute aliénée et en colère, a su toucher les premières pulsions émotionnelles d’un nombre suffisant de ces personnes. pour les rassembler dans une sorte de cohérence temporaire. Et bien sûr, ses partisans apprennent ce qui se passe lorsque vous franchissez les lignes légales et attaquez réellement l’Orange, l’État de droit moderne dans le monde réel et pas seulement avec votre clavier : vous êtes arrêté , et Orange utilise ses pouvoirs de sanction encore intacts ( Ambre) et l’expulsion (rouge) pour maintenir l’ordre social (c’est-à-dire garder l’ holon social orangeintact). Puis sont venues les plates-formes technologiques qui ont épuisé tous les insurgés. Autrement dit, les plates-formes elles-mêmes, de Facebook à Amazon, ont utilisé leurs médias sociaux et leurs technologies de l’information au niveau vert pour accroître à la fois le pouvoir social (elles détiennent le pouvoir structurel sous-jacent au pouvoir de réunion de Green) et le pouvoir d’Orange du capital, du profit et du monopole économique.

                                  • Christian Christian 30 janvier 10:52

                                    suite

                                    L’erreur avec la révolution Trump est que très peu de gens veulent en fait une Orange constitutionnelle saine, moderne et perturbée. Personne, sauf une infime fraction des acteurs de la scène rouge (et Red lui-même seulement 5% de la population, max) veut que l’état de droit soit détruit, que leur Capitole national soit complètement brûlé, ou qu’un groupe d’anarchistes ou de monarchistes lanceurs de bombes réorganiser la société. Tout le monde sait, implicitement ou explicitement, que cela représente une régression horrible vers un atavisme plus ancien et laid. La direction de l’évolution sociale va vers l’intégralisme turquoise à partir de notre pluralisme vert actuel, et non vers l’arrière vers le tribalisme de la magie rouge :
                                    Entrez GameStop. Semblable au Capitole à bien des égards : un groupe lésé de guerriers claviers, convoqués et concentrés sur l’action en ligne, mais prenant ensuite leur grief contre l’establishment d’Orange - cette fois, supposément économique, non politique - en action dans le monde réel. (Je ne veux pas entrer dans les détails du fonctionnement d’une courte pression, mais il y a beaucoup de gens qui couvrent ces détails.) Et maintenant, une réaction similaire pour contenir la révolution, les médias (comme CNBC) appelant à la réglementation des investisseurs de la rue principale et se déplaçant, avec Robinhood restreignant les transactions dans Gamestop (ou AHC, qui est une itération plus récente alors que la foule se réchauffe).
                                    Robinhood protégeant Wall Street ? Robin des Bois… ah ce symbole mythique de longue date du type héroïque qui protège les riches qui dominent le marché contre les masses avides et ignorantes. Attends une minute, hmm.
                                    Si vous n’avez pas de point de vue intégral, il semblerait que le Capitole et le GameStop soient le même contrecoup anti-Orange car ils partagent tellement de similitudes. Ils sont, à mon avis biaisé, en effet les deux preuves de la grande libération, un système mondial à la hauteur de son irrésilience inadaptée face à une consolidation écrasante du pouvoir. Ils attaquent tous les deux Orange et ses formes dominantes de pouvoir institutionnel conventionnel. Ce sont tous les deux des cris primitifs d’impuissance de la part de tous les hommes dépossédés contre ces élites au pouvoir qui ne peuvent pas trouver en elles-mêmes d’écouter plus fort, de penser plus complexe et d’être plus audacieux en brisant nos monopoles de pouvoir pour libérer l’innovation (une innovation qui nous est nécessaire pour aller au-delà d’une phase de libération, par la réorganisation, et dans le nouveau émergeant de l’ère de la transformation).
                                    Mais ils sont radicalement différents d’une manière sérieuse : la GameStop Revolution attaque l’ orange malsain , en particulier son jeu d’argent consolidé en capital, tandis que l’autre attaque Orange en bonne santé , en particulier notre démocratie représentative et notre État de droit. GameStop poursuit une libération progressive à travers une réelle décentralisation du pouvoir et une plus grande autonomie sur nos vies économiques. GameStop tente de briser notre irrésilience civilisationnelle envers l’avenir, et non à rebours dans un antan sauvage et pré-constitutionnel de consolidation du pouvoir monarchique encore plus grande. GameStop est du bon côté de l’histoire, le Capitole ne l’est pas. Et, dans le cas de GameStop, c’est ce à quoi les institutionnalistes sont confrontés :
                                    Alors, qu’est-ce qui rend GameStop suffisamment remarquable pour que j’aie abandonné tout ce que je faisais pour écrire pourquoi je pense que cela pourrait être le début d’un autre changement de phase important dans l’ère de la transformation ? Parce que ceux qui sont déplatformés par les Robinhoods font désormais du shopping sur des plateformes, ce qui indique que le pouvoir de rassemblement de Green est utilisé pour manger Green lui-même, pour le forcer à affronter ses contradictions d’une manière si sérieuse que son seul choix sera d’embrasser un meilleur pouvoir, le pouvoir Teal à intégrer. Si Robinhood n’innove pas avec une intégration Teal qui permet au pouvoir de convocation vert d’attaquer les structures Orange, il sera rapidement rendu obsolète. Et que ce soit le cas ou non, le jeu est déjà joué, ce n’est qu’une question de temps : le capital de la génération montante d’activistes digerati se retrouvera de plus en plus sur la blockchain, où les monopoles de pouvoir existants auront beaucoup plus de mal à manipuler et dominer . C’est pourquoi je dis que l’Internet of Value (par exemple, Bitcoin) est le fondement économique de Teal et de l’ère de la transformation .

                                  • Christian Christian 30 janvier 10:53

                                    suite et fin

                                    Et c’est aussi pourquoi je pense que cette révolution GameStop est une bataille dans un concours qui est encore à ses premiers stades , avec GameStop agissant comme une sorte de 21ème siècle Boston Tea Party. Tout ce que font les institutions en réponse à cette émergence est stupide et faux, exposant leur hypocrisie et leur inadéquation pour le moment, tout en animant des griefs moraux et en renforçant l’appel révolutionnaire aux armes. Remarquez ci-dessous l’utilisation de « mouvement » et vous verrez que pour beaucoup ce n’est pas, et n’a probablement jamais été, un problème économique :
                                    Je viens de télécharger Robin Hood du jour au lendemain pour pouvoir faire partie du mouvement. Maintenant que je ne peux rien faire, y a-t-il d’autres applications que vous suggérez ?
                                    - NEIndianaCardCompany (@NEIndianaCards) 28 janvier 2021
                                    Au fur et à mesure que ce concours se fera connaître à un plus grand nombre de personnes, il attirera des combattants et des défenseurs des deux côtés. Mais contrairement au Capitole, qui bénéficie de peu de soutien populaire et sera à juste titre jugé illégal par la société, GameStop a la réalité de son côté - avec une poignée de personnes accrétant des milliards de dollars de gains de valeur nette au milieu d’une pandémie mondiale - et je m’attends à ce que cela être un matraquage du pouvoir institutionnel quoi qu’il fasse (le seul geste correct pour eux est de construire les systèmes Teal de distribution du pouvoir qui les rendront obsolètes, mais qui leur permettront également d’échanger le pouvoir aujourd’hui contre la légitimité et la participation demain - c’est-à-dire , la bonne décision est de transformer réellement leurs organisations en Teal ;
                                    Dans tous les cas, c’est probablement un bon endroit pour conclure, car l’hégémonie mondiale du dollar américain et le monopole du pouvoir de Wall Street que les attaques de la révolution Gamestop sont les deux faces d’une même médaille (avec seulement des différences nuancées, économique vs politique, national vs mondial, etc.). Et c’est pourquoi je suis convaincu que nous connaissons le champ de bataille où ce concours sera finalement mené et décidé : Bitcoin.

                                  • titi 1er février 01:01

                                    @L’auteur

                                    Les indicateurs boursiers sont une sélection de sociétés choisies justement car bien portantes.

                                    Lorsqu’une société cotée bat de l’aile alors elle est sortie et remplacée par une plus florissante. 

                                    Avec une telle logique, un indicateur boursier ne peut que présenter de bons résultats, puisse que les grosses gamelles en sortent.

                                    Un exemple : 

                                    Sequana Capital — Wikipédia (wikipedia.org)

                                    Cotée en 1996... sortie en 2015 : 13,7 millions d’euros s’évaporent.

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