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Accueil du site > Actualités > Economie > En ÉCONOMIE aussi « Les Femmes sont l’Avenir de l’Homme » : (...)

En ÉCONOMIE aussi « Les Femmes sont l’Avenir de l’Homme » : eh ALORS ?

Les apports des femmes à l'économie sont essentiels depuis toujours et peu reconnus par les hommes dominateurs. Les "droits de l'homme" s'appliquent de plus en plus aux femmes dans les civilisations modernes et l'égalité homme/femme est portée par les "politiques" et par les citoyens. Le monde économique occidental développé sous les impulsions d'hommes cupides, avides de puissance financière et dominatrice, doit répondre à la demande de Justice et faire une grande place aux femmes dans tous leurs lieux de pouvoirs. Loin d'être une simple compensation, l'invasion égalitaire est à la base d'un processus de profondes transformations de la Société !

Le travail des femmes, êtres inférieurs ou déconsidérés, esclaves économiques et sexuels, n'est pas reconnu à sa juste valeur dans les civilisations anciennes (disparues ou sévissantes encore sous couvert de traditions et/ou de religions). Même la Révolution Française, à caractère universel, n'a pas reconnu "l'Égalité" effective entre les femmes et les hommes ! Pour les femmes, le droit de vote, les droits civils économiques, patrimoniaux et financiers n'ont été que progressivement e très lentement arrachés à la tutelle des hommes.

Pourtant les femmes étaient essentielles pour la reproduction de l'espèce, l'élevage et l'éducation des enfants, tout en pourvoyant à l'économie du foyer (travaux ménagers et de cuisine, jardinage, élevage des animaux, travaux agricoles, gestion du foyer), puis aux apports par des travaux dans les entreprises et usines. La première guerre mondiale a pu être aussi longue et meurtrière parce que les femmes (plus les vieillards et les enfants) ont remplacé les maris et les frères dans les administrations, dans les travaux agricoles pour nourrir les populations et les soldats, dans les travaux en usines devant les machines pour produire massivement des obus, des cartouches, des grenades et des matériels militaires, et dans les fonctions d'ambulancières et d'infirmières ( plus quelques médecins et chirurgiennes). Les femmes étaient alors des hommes comme les autres civils. Après la guerre, avec la paix, les hommages ont été surtout rendus aux soldats, à leurs chefs qui parfois les avaient envoyé "à la boucherie". Les Femmes ont été doublement remerciées, pour leurs contributions jugées patriotiques et normales, et surtout en leur "donnant le droit" de retourner à leurs fourneaux, à leurs enfants, à leurs taches journalières, à leur devoir de remonter le moral des anciens combattants et de donner un grand nombre d'enfants (futurs soldats) à la France. Pour le droit de vote, pour les droits civils, civiques et patrimoniaux, aucune récompense pour les femmes !

Dans le passé des femmes ont montré clairement leur pleine capacité à se substituer aux hommes  : citons Blanche de Castille, Jeanne d'Arc, Catherine II de Russie, La reine Victoria, de nombreuses écrivaines et artistes, les "veuves" Clicquot et Pommery, Coco Chanel, Marie Curie... mais elles sont considérées comme des exceptions qui ne remettaient pas en cause le patriarcat dominant la société.

Depuis la seconde guerre mondiale, il y a eu -du moins en Occident- les retombées du développement des sciences, des techniques, avec l'extension des droits civiques, patrimoniaux et financiers aux femmes, avec en particulier l'accès au divorce et aux moyens contraceptifs (pour maîtriser sa fécondité, pour accéder à sa liberté sexuelle et en retour donner libre cours aux pulsions sexuelles des maris et des hommes). Il y a eu surtout un fort développement de l'instruction et de la formation professionnelle tant pour les divers métiers que pour les professions dites intellectuelles (ingénieurs, architectes, médecins, pharmaciens, économistes, publicitaires, avocats, juges, administrateurs, financiers, instituteurs et professeurs en secondaire et en supérieur).

Pour les divers métiers à ceux anciennement réservés aux femmes se sont ajoutés les "métiers d'hommes" (policiers, militaires actifs, tourneurs, fraiseurs, conducteurs de machines "numériques", conducteurs de camions et d'engins de chantiers, techniciens de conception, de fabrication et d'entretien...). Dans les professions intellectuelles des secteurs entiers ont été "envahis" par les femmes (parfois majoritairement comme pour les institeurs de maternelle, primaire et collèges), au point de restreindre l'accès aux hommes de quelques professions : par exemple, avec un numerus clausus sensiblement constant, toute nouvelle docteresse en médecine se substituait à un docteur mâle et ce dans les différentes spécialisations (les docteresses exercent ausssi en dehors de leur domaine de prédilection (attribué par les hommes) comme la pédiatrie, la nutrition, la dermatologie) et sont même devenues des professeures de médecine.

Dans le monde politique, avec les élus et la meute de communicants et de journalistes, il a fallu faire de la place aux femmes issues de la société civile et des écoles du système (Sciences Po, ENA...), avec la mise en place de quotas et de limitation des mandats en durée et en nombre. Comme le nombre total d'élus aux Assemblées nationales, régionales et départementales est stable et même tend à diminuer pourr plus d'efficacité et par démagogie, le nombre total et le pourcentage des hommes dans les Assemblées et les "Commissions" sont en diminution : c'est un facteur de justice égalitaire vécue par certains hommes comme une régression de leurs prérogatives liées à leur "sexe prétendu fort" !

Dans le monde économique, le pourcentage de personnel féminin à tous les postes de conception, de production, d''excécution, de gestion, de commercialisation, est en constante augmentation et atteint même les postes de direction (malgré la présence tenace d'un plafond de verre maintenu par un système macho) : dans les postes de direction et dans les réunions de direction la présence de femmes (souvent plus compétentes que les hommes pour pouvoir franchir les échelons de sélection) est un bien pour les entreprises : certains hommes peu efficaces, maintenus par habitude, doivent alors bien travailler leurs dossiers et bien assumer leur fonction dans l'entreprise pour ne pas être mis sur "la touche" (au mieux ! ).

Le passage, en grand nombre, des femmes du foyer aux activités économiques du monde de l'entreprise, avec des progrès en robotisation et en ergonomie des postes de travail, a permis au Japon pays à fort déclin démographique depuis des décennies, de maintenir des taux de croissance élevés sans faire appel à l'immigration de travailleurs étrangers (mais çà commence à coincer maintenant). En Allemagne le déclin démographique important a été compensé d'une part, par l'immigration d'étrangers bien formés aux frais de leurs pays d'origine, et le retour au pays des frères enfin libérés, et d'autre part, par la forte mécanisation et automatisation des postes de travail. Évidemment le pourcentage de femmes travaillant à un bon niveau au sein des entreprises a augmenté, mais moins qu'en France du fait d'une politique familiale qui prônait la mère au foyer comme modèle et donc ne proposait pas des formules d'adaptation (crèches, garderies...). L'inquiètude sur la durabilité dans le temps de la faible natalité des allemandes, facteur de déséquilibre du secteur des retraites (malgré la forte contribution des millions de travailleurs immigrés étrangers) a conduit le gouvernement allemand à revoir sa politique familiale et son financement.

Si pour le Japon et l'Allemagne leur avenir économique (et donc politique) passe par une très grande intégration des femmes dans le monde du travail et ce à tous les niveaux de responsabilités, par contre, en France, ou des jeunes relativement bien formés font un passage trop long dans la case "chômage", on pourrait, à tort, promouvoir mollement le travail des femmes à tous les niveaux de responsabilités. Il ne faut pas céder à cette tentation, la France a besoin de toutes ses potentialités bien formées et bien adaptées.

 

Les retours de bâton !

L'emprise de plus en plus égalitaire des femmes, en nombre et en compétences, dans la vie économique active de production de richesses matérielles, de gestion et administration, de services à la personne et aux entreprises, est certes une plus-value pour la Nation, mais elle génère quelques frictions :

- Les inégalités de salaire (souvent de 15% à travail et compétences égales) ne sont plus tolérables moralment et socialement. Dans les bas salaires (SMIC et un peu plus) les salaires sont réduits au minimum pour les deux sexes. Par contre, au niveau intermédiaire et supérieur, la décôte "féminine" est un avantage pour les entreprises qu'elles maintiennent afin de conserver les salaires élevés pour les hommes encore majoritaires. Les inégalités sont souvent maintenues en justifiant des différences de promotion (souvent sans rapport avec les compétences et l'efficacité). Le cheminement vers une sensible égalité en nombre à compétences égales et donc en salaires devrait conduire à une réduction relative des salaires des hommes, qui perdraient ainsi un facteur de leur suprématie. Les hommes jouent déjà des coudes entre eux pour les promotions et les primes, ils devront prendre en compte les collègues femmes, les abaisser ou se présenter/proclamer meilleurs qu'elles sans paraître pour un affreux macho !

- Les pertes d'autorité du mâle dominant, du chef de famille, du Maître ayant autrefois droit de vie (et de mort) (et encore maintenant dans le cadre rétrograde et fondamentaliste de certaines religions), au vu du salaire supérieur de sa femme, de son indépendance financière, de sa possible liberté sexuelle, de son succès, de sa considération sociale et sociétale et de sa beauté,.... sont un facteur aggravant de son comportement naturellement violent envers sa femme, sa compagne ou la gent féminine en général. Mais en aucun cas cela ne vaut excuse de son comportement.

- les femmes, avec la maternité, ont encore l'obligation, la possibilité, le privilège de développer en leur sein, dans leur utérus, un blastocyte en embryon, foetus puis bébé. Le mâle dans la phase de conception n'étant qu'un donneur de spermatozoïdes fécondeurs. Les technologies de la génétique et de l'embryologie font de tels progrès que la dualité complémentaire père/mère ou mâle/femelle n'est plus indispensable. Avec le clonage une mère peut se reproduire à l'identique sans spermatozoïdes. Avec la PMA la femme se libère des relations sexuelles physiques avec un homme, mari ou compagnon à durée limitée. Avec la GPA et les enfants à trois parents (pour pallier les défauts de l'ADN mitochondrial), la tâche de gestation est "confiée" à un utérus prêté ou loué le temps de la gestation. On dissocie de plus en plus la maternité/gestation de la fonction reproduction de l'espèce, avec en plus la sélection des caractéristiques de l'enfant à naître, dont le sexe, la couleur de peau, des cheveux, des yeux etc... Alors qui décidera des caractères sélectionnés du blastocyte à implanter dans un utétus ??? Du fait que les femmes spécialistes de ces techniques sont aussi compétentes que les hommes et sont choisies de préférence aux spécialistes hommes, les femmes pourront évoluer vers la forte prédominance d'un monde de filles et de femmes capables de toutes les activités humaines, avec moins de testotérone et de pulsions guérrières.

 

Le monde de demain sera-t-il un monde de femmes ??? Cette évolution pose des problèmes pas assez pris en compte par l'humanité pour sa nécessaire réduction démographique dans le cadre d'une croissance économique respectueuse des capacités de la planète.


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8 réactions à cet article    


  • Raymond75 6 septembre 12:30

    C’est vrai : il faut reconnaitre que les femmes sont victimes des hommes et de la société en général ...

    Quand même, rappelez moi quand en France il y a eu depuis les années 70 (diffusion de la contraception, et donc liberté pour les femmes) des manifestations d’hommes ou de syndicats opposés à l’égalité des hommes et des femmes.

    Je m’interroge aussi, en observant que les mamans sont collées à leurs enfants jusqu’à ce qu’ils les envois balader vers 10 / 11 ans ; que les nounous, le personnel des crèches et des maternelles est 100 % féminin ; que les enseignants du primaire et des collèges sont ultra majoritairement féminins ; qu’il en est de même (bien qu’en moindre proportion) dans les lycées ; que le personnel médical est majoritairement féminin ; que le personnel judiciaire est majoritairement féminin (quasi 100 % pour les affaires familiales) ; que le personnel des services sociaux est majoritairement féminin ; et qu’il en est de même dans les DRH !

    Et donc, les femmes sont ’victimes de la société’ ; mais à qui s’adressent elles ?


    • hugo BOTOPO 6 septembre 16:32

      @Raymond75
      Mon article rappelle que pendant des millénaires les femmes, en général, étaient sous-considérées dans des civilisations de patriarcat affirmé. Mais il précise que maintenant sous les effets d’une affirmation d’égalité et de justice et de formations professionnelles non discriminatoires, les femmes se frayent un chemin dans toutes les activités professionnelles même celles autrefois réservées aux hommes.

      Je ne les prétend nullement « victimes de la société » même s’il y a encore des corrections à faire pour les salaires, à compétence et travail égal ! De plus en dehors des domaines où elles sont majoritaires (et où les critères de quotas ou d’égalité en nombre ne semblent pas s’appliquer) les législations politiques et sociales tendent à imposer un quota 50/50.
      En tant que victimes réelles de la société elles sont beaucoup plus victimes des coups et meurtres par les maris, compagnons et autres hommes que l’inverse.

      Contrairement à votre commentaire j’attire l’attention sur le fait que les femmes se substituent de plus en plus aux hommes dans toutes les activités économiques et sociales, au point de devenir majoritaires et même d’envisager un monde de femmes dont les hommes disparaîtront : « les femmes avenir de l’humanité »


    • JC_Lavau JC_Lavau 6 septembre 18:43

      @hugo BOTOPO. Les programmes de sciences ont été réformés dans ce but : évincer les garçons.
      On a vu les résultats, en nullité d’une part, nullité baratineuse, aussi approximative que la pelle à deux formes d’un haut obus,
      en émeutes d’autre part, en Suède par exemple.


    • JC_Lavau JC_Lavau 6 septembre 12:46

      N’écoutant que son courage, le preux chevalier vole au secours de la victoire, espérant bien que s’il fait le beau, les guerrières victorieuses lui donneront bien un sussucre.

      Combien de victimes seront esclaves des marchands de drogue ? Boaf ! Un détail secondaire ! Ce ne sont que nos enfants... Et péché supplémentaire, des enfants qui avaient eu un père mâle, ce qui est impardonnable, un péché originel.


      • Albert123 6 septembre 18:27

        Les technologies de la génétique et de l’embryologie font de tels progrès que la dualité complémentaire père/mère ou mâle/femelle n’est plus indispensable.

        pour fabriquer des organismes femelles et mâles c’est certain mais pour élever des hommes et des femmes c’est plus que nécessaire.

        « Alors qui décidera des caractères sélectionnés du blastocyte à implanter dans un utérus ??? »

        celui qui a la plus grande tendance à maîtriser les outils techniques cad l’homme, 

        car l’utérus artificiel c’est pour bientôt.

        « Le monde de demain sera-t-il un monde de femmes ???  »

        on sait déjà ce que donne une île et une entreprise réservées aux femmes (2 expériences assez récentes ayant données lieu rapidement à des échecs cuisants ).

        un monde uniquement de femmes ça donnera surtout 5 siècles minimum de patriarcat pour le rebâtir.


        • San Jose 7 septembre 09:14

          En effet la durée de la guerre de 14 peut s’expliquer par la mise au travail des femmes.

          On a souvent dit que le raccourcissement des jupes et la destruction de la toilette féminine (d’autres disent « modernisation ») est la conséquence de la guerre de 14, les femmes ayant dû adopter des vêtements permettant le travail. 

          Ce n’est pas exact. La destruction de la toilette féminine a débuté plusieurs années avant la guerre, des jupes à peine au bas du mollet étant communes en 1913/14, tandis que passé le milieu de la première décennie du siècle les amples et lourdes robes nécessitant cent retroussis par jour et balayant les trottoirs se firent rares.

          C’est donc la prise d’indépendance féminine à travers l’abandon du vêtement-carcan qui est la cause du plus clair des millions de morts de 14-18. 

          En quoi est-ce plus stupide que tout le délire féminolâtre de Botopo ? 


          • JC_Lavau JC_Lavau 7 septembre 09:52

            @San Jose. Féministolâtre et gynarquolâtre.


          • picpic 7 septembre 13:22

            (souvent de 15% à travail et compétences égales) ...

            Si c’était vrai, pourquoi toutes les entreprises dans leurs logiques de profit, n’engagent elle pas que des femmes ?

            pourquoi on ne dénonce pas que les gens qui travaillent dans les égouts et ramassent les poubelles sont majoritairement des hommes ?

            pourquoi on ne dénonce pas que la majorité des sdf sont majoritairement des hommes ?

            pourquoi on ne dénonce pas que les suicides, sont majoritairement le fait d’homme ?

            pourquoi on ne nous dit jamais que les couples les plus violents, sont les couples lesbiens ?

            pourquoi on parle de femme qui meurt sous les coups de leurs conjoints...sans jamais précisé que le mot « conjoint », inclut les couples lesbiens justement ?

            pourquoi on dénonce toujours le ménage fait par les femmes en oubliant de

            parler de l’homme qui bricole,répare et porte tout ?

            quand je vois les hommes qui conduisant la voiture, la stationne, en sorte pour enlever l’enfant du siège bébé et court à l’arrière du véhicule pour sortir la poussette et la déplier, pendant que madame attend...

            je me demande où tout ça est comptabilisé et je me demande qui est l’esclave de qui ?

            Cette espèce de liste pourrait frôler l’infini si j’avais du temps devant moi...

            ha oui, au fait, prendre les femmes pour de pauvres victimes, c’est de la misogynie, vous les réduisez, pour ma part, elles sont infiniment plus malines que ça...

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