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Accueil du site > Actualités > Economie > En quoi le programme de Ségolène représente un danger

En quoi le programme de Ségolène représente un danger

Je vais essayer de vous démontrer à travers ce post pour quelle raison le programme de Ségo est un hors-sujet économique d’une gravité extrême dont la France ne peut plus se payer le luxe. Ce non-sens va enfoncer encore davantage la France dans la voie du déclin, mais également dans celui d’un délitement du tissu social du fait de la paupérisation inéluctable de la société française dans son ensemble.

Pour cela, il faut d’abord savoir quels sont les différents agents économiques qui permettent de produire de la richesse, richesse qui pourra ensuite faire l’objet d’une répartition.

L’entreprise est le seul agent économique à créer de la richesse, condition préalable à la prospérité de chacun. Plus les entreprises créent de richesses et plus il est facile ensuite de les répartir.

Si je commence par ces lieux communs, c’est qu’effectivement, je veux que chacun parte d’un postulat de base qui ne puisse pas faire l’objet d’une quelconque appréciation partisane.

A partir de là, tout gouvernement qui se respecte devrait avoir comme priorité absolue de créer un environnement le plus favorable possible pour permettre aux entreprises de générer le maximum de richesses en tenant compte du contexte économique mondial dans lequel nous vivons. Cela signifie qu’il faut faire tout ce qui est nécessaire pour permettre aux entreprises d’être plus compétitives.

Toutes les économies qui "cartonnent" de par le monde ont adopté la même stratégie. Celle de privilégier la capacité à exporter plutôt que de favoriser le marché intérieur.

Et c’est là que le bât blesse pour la France !!

Pour s’en convaincre, il suffit de comparer la situation économique de l’Allemagne et celle de la France. La France a généré en 2006 un déficit commercial de 30 milliards d’euros (ce qui signifie qu’on importe plus qu’on exporte) alors que dans le même temps l’Allemagne a enregistré un excédant commercial record de 162 millards d’euros. Et pourtant, les deux pays ont à subir un euro fort, mais dans le cas de l’Allemagne, cela ne pèse absolument pas sur leur commerce extérieur, posez-vous la question du pourquoi !

La réponse est simple, c’est que l’offre française est inadéquate en terme de positionnement prix/produit. Cela signifie que l’image de la France en terme de rapport qualité/prix est inférieure à celle de ces concurrents. L’Allemagne n’est pas bon marché, mais elle cartonne parce que ces produits ont une image de qualité absolue, d’innovation technique et de performance. Il faut donc élaborer une politique économique qui va permettre d’une part aux entreprises d’être meilleur marché (c’est-à-dire en baissant les charges sociales et fiscales, ce qui induit une politique de réduction du train de vie de l’Etat et de refonte du modèle social) et d’avoir une meilleure offre produit (en investissant dans la recherche et l’éducation)

Or, aucun gouvernement depuis trente ans (qu’il soit de gauche ou de droite) n’a été capable de mener à bien les mesures qui s’imposent soit par choix idéologique (le cas de la gauche) soit par manque de courage politique (le cas des gouvernements de droite qui se sont succédé) pour jouer sur l’effet de levier capable de permettre à la France d’améliorer la compétitivité de ses entreprises afin que ces dernières génèrent le plus de richesses possible.

Quelles sont les raisons de ce contre-sens économique de la France depuis trente ans ?

Un modèle social qui fait la fierté de la France et que le monde entier nous envie mais que personne n’est assez stupide pour nous copier.

Cette suffisance qui nous aveugle finira par nous conduire à notre perte car nous nous accrochons désespérement à une chimère qui n’a jamais existé et que nous avons inscrite dans le marbre comme faisant partie de notre identité culturelle.

Bien sûr, certains gros méchants dont je fais partie diront que nous avons 9 % de chômeurs et au moins autant d’exclus du système, un taux de croissance de 2% (quand la moyenne mondiale est à 5%) ainsi que 1.200 milliards d’euros de dette (et bientôt 2 000 milliards d’euros puisque les retraites des fonctionnaires du baby boom n’ont pas été provisionnées), mais bon on ne fait pas d’omelette sans casser des oeufs et si c’est le prix à payer pour notre bonheur, alors ne soyons pas matérialistes et voguons allègrement vers les 2.000 milliards de dettes et les 20% d’exclus.

Certains diront que dans les années 70, notre modèle social marchait bien, qu’il n’y avait aucune dette. Et pour cause, ce n’est pas que le modèle marchait mieux, c’est que les déficits publics étaient financés par des bons d’Etat qui étaient payés avec une monnaie qui a dévalué en vingt ans de 70% face au mark.

Le modèle social français qui consiste ni plus ni moins à vivre à crédit, c’est-à-dire de dépenser plus que ce qu’on gagne, a été financé dans les années 60 à 80 par des dévaluations qui ruinaient ceux qui avaient souscrit aux bons d’Etat français.

Puis, au milieu des années 80, du fait de la construction de l’Europe et de la planification de la monnaie unique européenne, les pays se sont engagés à ne plus avoir recours à l’arme de la dévaluation. On ne pouvait donc plus financer les déficits résultant du modèle social français par l’arme de la dévaluation. Comme les gouvernements qui se sont succédé n’ont pas voulu réduire les dépenses car il s’agissait de mesures trop impopulaires (et le courage politique est une denrée rare dans ce pays), la dette a commencé à se creuser à raison de 3 à 4 % du PIB chaque année. La dette atteint maintenant 65% du PIB et la situation est de plus en plus intenable.

Et les solutions à prendre sont connues puisqu’elles sont appliquées à l’étranger, mais encore une fois, elle nécessite un courage politique d’une équipe capable de résister à un mouvement social de grande ampleur et à une opinion publique qui pourrait au fil du mouvement devenir défavorable. Or, du fait du quinquennat, ce courage politique est une denrée en voie d’extinction car l’échéance suivante électorale étant rapprochée, la peur de ne pas être réélu oblige les politiques à caresser l’opinion publique dans le sens du poil et donc à remettre aux calandes grecques les mesures qui pourraient fâcher.

De plus, l’opinion publique est en permanence sous l’emprise d’une politique de démagogie sectaire qui vise à opposer systématiquement le capital et le travail.

A ce titre, je vais prendre quatre exemples :

- Il y a quelques semaines, beaucoup de personnes bien pensantes se sont émues que les entreprises françaises aient perçu en 2006 65 milliards d’euros sous forme d’aides. On entendait alors : haro sur ces salauds de patrons qui s’en mettent encore plein les poches.

Ces personnes bien pensantes ont seulement oublié de dire que, dans le même temps, les entreprises françaises ont eu à subir pour la même année 291 milliards de prélèvement obligatoire (charges sociales, IS, Taxes professionnelles, etc...) pour 62 millions d’habitants.

Ces mêmes personnes bien pensantes ont oublié de préciser que, à titre de comparaison, l’ensemble des entreprises allemandes avait été prélevées de 221 milliards d’euros alors que l’Allemagne compte 85 millions d’habitants.

Nous faisons donc peser sur nos entreprises beaucoup plus de charges que les entreprises allemandes. Difficile dans ces conditions de permettre aux entreprises d’être compétitives.

- Dans le même cadre, certaines voix bien pensantes ont stigmatisé les bénéfices records des entreprises du CAC 40, démontrant par là même que l’ensemble des entreprises se porte bien. Sauf que la grande majorité de ces entreprises sont maintenant internationalisées et qu’elles vont générer du chiffre d’affaires sur les marchés en croissance, c’est-à-dire bien loin de la France, voire même de la zone euro. Ainsi, à titre d’exemple, Total, qui a réalisé 12 milliards de bénéfices, réalise 95% de son chiffre d’affaires en dehors de France. De plus, pour ce qui est des entreprises hors CAC40, une étude a montré que le taux de marge de ces dernières n’avait jamais été aussi bas depuis vingt ans, montrant que leur situation économique est de plus en plus précaire.

- Souvenez-vous également de l’affaire Hewlett-Packard qui a voulu fermer une usine en France alors qu’elle avait perçu 1 million d’euros de subventions de la part de l’Etat. Nos voix bien pensantes sont montées au créneau en criant au scandale appelant au remboursement de cette somme. Ils avaient toutefois oublié un petit détail vraiment sans importance, c’est que la société Hewlett Packard avait payé à l’Etat français, sur la même période que celle où elle avait reçu le million d’euros, 711 millions d’euros d’IS.

- Enfin, prenons le cas de France Telecom. Celle-ci a racheté en 2000 à la société Vodafone au moment de la bulle internet la société Orange pour une somme astronomique tout en cash, faisant de cette dernière à l’époque la société la plus endettée au monde. Puis la bulle spéculative se dégonfle et la valeur d’Orange dégringole et France Télécom se trouve dans une situation financière très difficile. Là, les voix bien-pensantes crient aux méfaits de la privatisation partielle et que France Telecom aurait dû rester dans le secteur public. Sauf que ces mêmes voix bien-pensantes oublient que c’est parce que l’Etat est resté majoritaire dans le capital de France Telecom que le paiement d’Orange n’a pu se faire que par paiement en cash et non par échange d’actions comme cela se fait traditionnellement. Un paiement par échange d’actions aurait rendu la transaction financière insensible aux fluctuations des marchés financiers. C’est donc la non-privatisation de France Telecom qui a poussé cette entreprise dans une situation financière délicate et non l’inverse. Et la non-privatisation a été la conséquence des mouvements orchestrés par nos voix bien-pensantes.

Je pourrais multiplier ces exemples à l’infini, mais cette politique de désinformation a pour but de stigmatiser la haine du patron, du profit et de poursuivre la lutte des classes.

Or, si on regarde ce qui se passe dans les autres pays qui ont atteint le plein emploi, on s’aperçoit qu’ils ont tous opté pour le libéralisme, qu’il soit social (cas des pays scandinaves) ou non (pays anglosaxons + Chine + Inde + Russie).

Je pense, pour ma part, que le social-libéralisme est la meilleure voie car il permet un partage équitable des richesses tout en s’assurant le meilleur environnement possible pour les entreprises. Mais il n’est assurément pas celui adopté par le Parti socialiste français et ce, pour une bonne raison.

Une bonne partie de l’électorat de gauche est antilibéral et le PS ne peut pas se couper de cette base électorale sous peine de ne jamais gouverner. Le PS agit donc de manière clientéliste et son programme en est l’illustration.

Alors, si on passe à la loupe les différentes mesures économiques proposées par Ségo, on s’aperçoit qu’elle fait une politique de la relance de l’économie par la demande :

- Elle propose le SMIC à 1 500 € pour relancer le pouvoir d’achat :

Or, en augmentant les niveaux des salaires les plus bas, on créé une pression sur les entreprises pour augmenter tous les salaires. Très bien pour les consommateurs, mais moins pour les entreprises qui ont, du coup, beaucoup plus de problèmes à être compétitives, y compris sur leur marché domestique.

De plus, la contagion du privé s’opère sur le public (inflation oblige) et alourdit du coup les charges de l’Etat augmentant de facto les déficits publics et la dette (puisqu’ils ne veulent pas baisser le nombre de fonctionnaires).

Donc ce scénario présente le double désavantage de diminuer la compétitivité des entreprises vis-à-vis du monde extérieur et de plomber la dette publique.

Si certains jugent qu’il n’y a pas de recette miracle pour s’en sortir, la relance de la consommation est à coup sûr un contresens dans le contexte de la globalisation des échanges telle que nous la vivons.

De plus, dans la mesure où les entreprises ne pourront pas vraiment répercuter ces hausses de salaires sur leur prix du fait de la compétition avec les autres pays, ceci va encore réduire leurs marges et elles auront alors moins de moyens pour investir dans la recherche et le développement par rapport à leurs concurrents.

Enfin, et c’est la conséquence de la baisse de compétitivité qui résulterait des hausses de salaires, croyez-vous réellement que les hausses de salaires se traduiront par une augmentation significative de la consommation des produits français. Ces hausses de salaires iront subventionner les économies du Sud-Est asiatique.

- Généralisation des 35 heures à l’ensemble des entreprises :

Cette mesure vise à réduire le chômage en proposant de répartir le gâteau travail pour tout le monde. On notera que nous sommes le seul pays à croire encore à cette chimère. De plus, rappelons-nous qu’une bonne partie des aides aux entreprises ont été octroyées pour compenser l’effet 35 heures payées 39 heures.

De plus, rappelons que ce sont les petites entreprises qui ne sont pas passées aux 35 heures parce qu’elles étaient les plus fragiles. Ce passage aux 35 heures devrait les fragiliser davantage et l’objectif affiché de création d’emplois pourrait se traduire par des destructions d’emplois massives, surtout si cette mesure est conjuguée à la hausse des bas salaires.

Là encore, cette mesure est un contresens dangereux pour notre économie.

- La réallocation de la cagnotte des 65 milliards d’aides aux entreprises :

Seule cette mesure paraît trouver grâce à mes yeux d’autant que, comme l’a déclaré Ségo, c’est pour retirer aux grandes entreprises qui sont les principales à bénéficier de ces aides et donner plus aux petites entreprises. Ceci est louable, mais encore une fois, les grandes entreprises ont bénéficié de ces aides pour les employés français pour compenser l’effet dévastateur sur la compétitivité du « 35 heures payées 39 heures ». Inutile de préciser que les grandes entreprises qui ont un pouvoir de menace (notamment en terme d’emploi) bien plus important que celui des PME risquent de mettre à mal cette mesure.

- Les 500 000 emplois tremplins :

Il s’agit encore de dispositifs du genre « emplois jeunes » qui n’ont comme utilité que de faire baisser artificiellement les chiffres du chômage à un prix, toutefois, celui d’alourdir les déficits publics.

Il s’agit donc, là encore, d’une mesure dangereuse qui altèrera la compétitivité de notre économie productive.

Conclusion :

La politique de relance de la consommation élaborée par Ségo montre que le Parti socialiste n’a toujours pas pris la mesure des enjeux économiques issus de la globalisation des marchés. Le programme s’inscrit toujours dans une démarche clientéliste et corporatiste d’autant plus dangereuse pour la France qu’elle constitue un hors-sujet économique puisque la politique économique pronée par ses derniers agit sur la demande alors que tous les économistes s’accordent à penser que le problème de la France est un problème sur son offre.

A contrario, le programme de Sarko, même s’il n’est pas parfait, présente l’avantage de jouer sur l’offre en faisant en sorte de baisser les charges sociales qui pèsent sur les entreprises via la TVA sociale. Ce surcroît de compétitivité des entreprises françaises répond directement au problème de fond français tel que je l’ai exposé précédemment. Sachez d’ailleurs que la TVA sociale a été expérimentée en 1987 au Danemark et a contribué au redressement du pays au même titre que la Flexisécurité (deux gros mots pour le Parti socialiste). Il est d’ailleurs paradoxal de voir que le Parti socialiste qui prend comme modèle « les modèles scandinaves » refuse systématiquement de regarder les mesures qui ont permis à ses modèles de réussir la cohésion sociale. Encore une fois, cette myopie est due à une démarche clientéliste qui écarte toute mesure allant à l’encontre des intérêts de son électorat et ce, même si l’intérêt du pays est en jeu. C’est en ce sens que le programme de Ségo constitue une réelle menace pour le pays.

Sachez que la TVA sociale et la Flexisécurité sont deux mesures qui font partie du programme de Sarko. Sachez également que l’Allemagne a aussi mis en place cette mesure au 01/01/2007.

Le surcroît de compétitivité liée à la TVA sociale va permettre d’enregistrer des commandes supplémentaires qui permettront de générer des richesses supplémentaires qui pourront être alors redistribuées.

Elle permettra d’activer le dispositif sur les heures supplémentaires prévues dans le programme de Sarko qui valideront l’augmentation du pouvoir d’achat. Le programme économique de Sarko est donc nettement plus cohérent et il présente l’avantage de s’attaquer au mal français. Le programme Sarko s’apparente davantage au programme libéral social (avec la sécurisation du parcours professionnel, la Flexisecurité et la TVA sociale) qu’au modèle libéral pur que beaucoup veulent lui faire incarner.

Pour toutes ces raisons économiques et d’autres encore, je voterai en mon âme et conscience Sarko. Je voterai Sarko non seulement pour moi mais également pour mon bébé de 19 mois car je pourrai regarder droit dans les yeux en lui disant que j’ai choisi pour lui le candidat qui présente la politique économique capable de permettre à la France de se redresser.


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88 réactions à cet article    


  • arrakeen 4 mai 2007 13:04

    les 35 heures n’ont en tout cas permis aucun emploi à l’hopital... derniere trouvaille : devant le nombre impréssionnant de RTT (que personne n’arrive à solder d’ailleurs) il est imposé dans certains établissements une réduction de la durée du temps de travail quotidien de 9 minutes (les employé pointant par exemple à 15h21 au lieu de 15h30) car cela permet de « sucrer » 4 à 5 RTT par an d’ou des économies... bravo !!!


    • TrégoDan 4 mai 2007 14:39

      Eh bien... Qu’est-ce qu’il pensera ton fils quand il saura que la seule façon de choisir une société pour son bonheur était fondée sur la pensée économique ? Combien faut-il payer pour le bisou du soir, pour l’histoire racontée, pour la partie de tobogan ? Peut-être qu’en jouant la carte de la compétitivité internationale qui te séduit tant tu arriveras à abaiser le coût de ce qu’il attend...

      J’espère que tu me suis ? Mais je n’en suis pas certain vu ton choix final pour le 6 mai...

      Allons y pour faire du Cac 40 le baromètre de la vie sociale, supprimons encore ce qui parait inutile (les bisous du soir ne sont pas rentables dans ton modèle régit par la production de dividendes pour le capital, alors supprime les...).

      Merci au moins d’avoir cherché à expliquer ce mystère qu’est pour moi la justification de l’horreur économique. Mais, tu vois, c’est en pensant au modèle de vie que je veux construire pour mes filles que je voterai dimanche pour empêcher ceux qui ne parlent que d’accaparement des richesses de gouverner leur vie. je crois encore que notre, bref, passage terrestre répond à d’autres valeurs que celles de la capitalisation et de la thésaurisation alors l’idéologie libérale n’a pas de prise sur moi et sur quelques millions d’autres qui partagent au moins cela.

      Bien le bonjour à ton fils.

      TrégoDan


      • IP115 4 mai 2007 18:21

        Et le tiens que va t’il penser quand il sera en âge de comprendre que grâce aux angéliques dans ton genre, il n’aura pas encore commencé ses études qu’il aura déjà 20 000, 30 000 voire 40 000 euros de dette sur le dos, et peut être jamais droit à une retraite ?

        Il va dire : « remboursez » !


      • Patrick Ferrante Patrick Ferrante 4 mai 2007 19:31

        Je note juste que le pays qui vous fait tant rêver, votre modèle « absolu », les US, sont en pleine dépression, avec une croissance annonce de 1,3%, une bulle immobilière en pleine explosion, une monnaie qui a décroché et dont la chute n’est pas prête de s’arrêter, un déficit commercial à faire peur à un loup garou smiley un niveau de pauvreté qui est le double de la France (http://www.nationmaster.com/graph/eco_pop_bel_pov_lin-economy-population-below-poverty-line). Le tout sans les services sociaux et sanitaires que tout pays dit civilisé et riche devrait assurer à l’ensemble de sa population. Alors réfléchissez bien avant de choisir le modèle de société pour vos enfants !


      • alala 4 mai 2007 21:59

        @ Patrick Ferrante

        C usant de lire que Sarko est atlantiste et a pour modele l’economie US ...

        Pour commencer il n’est pas dans une logique d’allignement avec les ricains puisqu’il etait contre la guerre en Irak et refuse l’entrée de la Turquie dans l’UE ce qui va à l’encontre des souhaits de la 1ere puissance mondiale ...

        Il considere simplement ce pays comme un allier avec qui on peut etre en desaccord.

        Pour ce qui concerne l’economie, il est opposé à toute ideologie donc opposé au tout liberal mais prefere le pragmatisme avec un etat fort ...

        De plus, il est pour les droits de douanes sur les produits venant des pays qui ne respectent pas les regles du jeu mondial comme la Chine avec le bien que ca peut faire a notre economie et nos emplois et il denonce la facon dont l’emissaire europeen (un anglais) defend nos interets à l’OMC.

        Bref toujours la meme rengaine diffamatoire contre le seul qui puisse relancer l’economie et par la meme ameliorer le niveau de vie de l’ensemble des francais.


      • IP115 5 mai 2007 00:49

        « avec une croissance annonce de 1,3% »

        encore un qui ne sait pas lire ... 1,3% c’est juste pour le 1er trimestre (pour 1,8 attendus). On ne joue pas dans le même cour, en France si on fait 2% sur toute l’année on sera content ... smiley


      • caramico 5 mai 2007 10:34

        C’est le prix que payent les étudiants américains pour faire une année d’étude : bien sûr pas tous ne peuvent se les payer : réservé aux riches.

        Ca c’est un modèle à imiter !


      • SAMUSIC 5 mai 2007 16:38

        enfin un discour humain, mais dommage que maintenant le faire d’être humain est un handicap, bien tôt on vas se damander si on a le droit de sortir et dire se qu’on se pense, je suis tout a fait d’accord avec toi,dommage qu’on nous prend pour des dino. le bonjour a tes enfants tu leurs laissent un bon héritage( ton bon coeur)


      • istrati 5 mai 2007 23:14

        Qui a dit que Sarko n’a pas une démarche clientéliste ???

        les bons qui ont tout compris à la guerre économique d’un côté et « les mauvais joueurs » de l’autre.

        Ce n’est pas un crime de s’enrichir mais c’en est un de le faire sur le dos des braves gens. Sarkozy n’est qu’un conservateur à la mode US. En tout cas les siens sauront bien se prémunir contre les dégâts du libéralisme, eux. Corruption des esprits. Quand aux solutions on les voit à l’oeuvre depuis un certain temps. Non ?

        Si les système nordiques réussissent mieux, c’est parce qu’ils appartiennent à une culture du compromis, avec des syndicats forts et un sens plus aigü du partage et de l’impôt !!!

        Le social-libéralisme, est-ce la nouvelle médication de Diafoirus ?


      • arrakeen 6 mai 2007 15:38

        eh tregodan tu me rends mes 4 RTT pour faire le bisou à mon fils... car maintenant qu’on m’a sucré 9 min de travail par jour, je sors à 15h21 mais il est à l’école !!!


      • oenlyn 4 mai 2007 14:52

        Pour ma part, je pense que si on est dans cette situation c’est que cela a dû et doit encore en arranger certains ; et à mon avis, ceux-là ne pointent pas aux assedic et ne sont pas n’ont pas non plus de soucis de fins de mois....

        - Pour le smic, les 1500 € sont prévus en fin de mandat et donc correspondent à peu de choses près à l’évolution normale des salaires si on les indexe sur l’inflation ...

        - Pour les 35h, il me semble avoir entendu mercredi soir, qu’avant une éventuelle généralisation, il y aura une discussion avec tous les acteurs sociaux.

        Donc rien de catastrophique : respecter le coût de la vie et discuter pour savoir si on peut se mettre d’accord, je ne vois pas bien où est le péril.

        N’oublions pas que tout ceci est de la politique, et comme on le pensait déjà au temps Aristote, la politique est une recherche du bonheur. L’économie (ou plutôt la science économique) est nécessaire, mais à la fois elle dépend de la vision qu’on en a et n’est qu’un reflet de la valeur qu’on donne aux choses. Elle est donc subjective (même si on utilise de puissants ordinateurs avec des programmes mathématiques complexes pour calculer les bénéfices des financiers...). Son problème est qu’on ne peut pas tout valoriser et de manière juste (ce serait trop long) et c’est pour cela qu’elle doit se situer à l’intérieur de la sphère politique et non l’inverse. Et c’est aussi pour cela que les politiciens ont le devoir d’imposer des règles au monde économique et non l’inverse. Car je me répète l’économie ne se soucie guère des individus, seule la politique le fait.


        • domou69 4 mai 2007 15:41

          Je vais essayer d’être plus explicite sur le fait que son programme économique représente une menace :

          Le problème de la France n’est pas un problème de consommation mais bien un problème d’offre. Les produits français sont en général trop chers par rapport à la qualité perçue et il sont trop chers pour une simple raison (nous avons des charges sociales qui double le salaire net de l’employé et qui impacte directement le coût des produits finis français).

          Pour améliorer cette offre, il faut jouer sur 2 leviers, baisser les prix des produits français et améliorer notre image en terme de qualité et d’innovation.

          Si les 2 candidats ont promis de faire un effort en faveur de la recherche et de l’éducation (je ne m’étendrais donc pas dessus), il n’y a qu’un seul candidat qui joue réellement sur la variante prix par l’intermédiaire de la TVA sociale.

          Le problème du projet de Ségolène est qu’elle ne joue pratiquement exclusivement que sur la demande. Cela fait 25 ans que l’on fait en France une politique de la relance par la consommation qui ne dit pas son nom en faisant année après année du déficit budgétaire. En effet, qu’est ce qu’un déficit si ce n’est dépenser plus qu’on ne gagne. Cela revient donc à injecter dans l’économie de l’argent que l’on a pas prélablement gagné.

          Or, pour être efficace, une politique de relance de la consommation doit permettre que les fonds mis dans l’économie reste dans l’économie.

          Et c’est là que la bas blesse ! Lorsqu’on met de l’argent dans l’économie française actuellement en le distribuant, les consommateurs achètent en majorité des produits non français, car les français sont plus chers du fait du manque de compétitivité. Les effets de cette politique de relance de la consommation sont donc très limités et cela entame davantage soit la compétitivité des entreprises (dans le cas des hausses de salaires), soit les déficits et les dettes (dans le cas d’une redistribution par l’Etat).

          Il faut donc préalablement restaurer la compétitivité de l’offre française si on veut espérer qu’une politique de la relance de la consommation soit efficace. Or, j’ai bien écouté le débat et elle a annoncé qu’elle comptait financer beaucoup de promesses qu’elle a faite (au moins 5 ou 6)par la hausse de la croissance résultant de sa politique de relance de la consommation. Or, comme celle ci n’aura pas les résultats escomptés, au final, on aura une croissance aussi molle,un chômage aussi haut et des déficits et une dette qui se sera aggravée. Et dans le monde économique dans lequel nous vivons, prendre un trop grand retard risque de devenir irrémédiable. Sinon, je suis d’accord avec vous sur le fait que l’économie et donc la politique économique n’est pas une fin en soit, mais bien un but pour arriver à l’épanouissement et au bonheur de chacun. Mais si on part mal au niveau de la politique économique (et notamment par rapport à l’évaluation des contraintes économiques globales), cela aura des répercussions sur le reste de l’économie et notamment sur la redistribution des richesses.

          D’ailleurs, en terme de distribution équitable dans un modèle de social-libéralisme, je pense qu’il serait plus judicieux de faire en sorte que patrons, actionnaires et salariés ait les mêmes intérêts d’un point de vue économique. Cela passe par une généralisation du système d’intéressement des salariés aux résultats de l’entreprise. Cet intéressement présenterait l’énorme avantage de constituer une part liée au résultat, c’est à dire à la richesse réellement créée. Il serait souhaitable que cette part soit prélevée avant impôts afin qu’elle ne soit pas marginale.

          Cordialement


        • rod 4 mai 2007 17:45

          Excuse, moi mais je vie au Québec et les salaires fonctionnent exactement comme en france, les gens payent même plus d’impôts (entre 40% et 50% du salaire), alors comment expliques-tu que ici nous n’avons pas tous ces problèmes ? Peut-être les patrons Québecois sont-ils justes plus « efficaces » afin de trouver du travail pour leur entreprise... on dit que le souci de la france c’est les salaires, les charges, les impots et si c’était juste nos patrons, incapables de concurrencer leur homologues étrangers...si ton prix de revient est trop élevé, ben diversifie toi, fabrique de la qualité, utilise ton cerveau...

          PS : j’ouvre ici un débat n’ayant moi même qu’une interrogation et aucun parti pris, mais lancer des idées en l’air comme tu le fais, tu vois bien que cela ne mène nullepart, alors donne nous des CHIFFRES avec liens internet sérieux à l’appui...

          Merci.


        • karg se 4 mai 2007 18:11

          Tous à fait d’accord avec toi, ça explique aussi pourquoi beaucoup de thésard français se barre au Québec. La compétitivité innovation est la seule solution. Mais faut s’en donner les moyens, sauvons la recherche et l’université.


        • Jo 4 mai 2007 18:13

          A rod. Tu ne comptes que la difference entre salaire net et brut. Au quebec cette difference est 40%.

          En france, si tu gagnes 3000euros brut, apres cotisations, csg, crds, impot sur le revenu, tu recevras 2000euros. Et l’employeur doit encore payer le double (6000euros) pour ajouter les charges patronales.

          Aux US de memoire, si l’employeur debourse $6000, le salaire brut est de $5000 et tu as $4000 net, soit le double de la France.


        • karg se 4 mai 2007 21:05

          attention à tes calculs, tu finis par multiplier par 3 au lieu de deux :

          si tu recoit 2000 ton employeurs payent 4000 mais il y a des exonération sur le 1000 premier euro, en fait un smicard coute 1300 environ tous compris.


        • alala 4 mai 2007 22:19

          @ karg se,

          Je suis d’accord avec vous, il faut reformer nos universites, les moderniser les rendre plus performante, idem pour la recherche (2 choses tres liées) mais il faut que ces efforts profitent exclusivement à notre economie hors ce n’est pas le cas actuellement.

          En Chine toute societe etrangere voulant s’implanter doit obligatoirement etablir un partenariat avec une entreprise chinoise qui n’a qu’un seul but, recuperer tout le savoir faire occidental ou nippon ... C une tres bonne strategie de l’empire du milieu pour ne pas devenir simplement l’usine du monde mais bel et bien un pays moderne en passe de devenir la 1ere puissance economique (et militaire) du monde ...

          Dire que nos patrons sont des incapables ne fera pas avancer le schmilblick, on ne joue pas tous avec les memes cartes, il faut donc s’assurer d’avoir la meilleure main possible et Ségo en etant malheureusement legere sur ces questions nous rendra la partie tres tres difficile.

          Les questions economiques sont primordiales ce qui n’est pas en contradiction avec la conception qui veut que l’economie « doit se situer à l’intérieur de la sphère politique et non l’inverse. »


        • karg se 5 mai 2007 00:01

          Je pense pas que sarko soit plus conscient des problèmes économiques, quand sont amis S.Dassault matraque que le problème c’est le cout de la main d’oeuvre ça devient risible.

          La Chine joue pas forcément franc jeux, et c’est pour ça qu’elle réussit : elle n’applique pas bêtement les préceptes du FMI, elle contrôle sa monnaie, les capitaux et les transferts de technologie, c’est aussi difficile de vendre quelque chose en Chine. Va falloir que l’OMC se bouge pour obliger la Chine à avoir un comportement commercial plus ... libéral smiley


        • philippe montagne 6 mai 2007 16:12

          absolument faux. en chine, il faut avoir un partenaire chinois seulement dans les secteurs juges strategiques, comme en france. et puis,de toute facon, assez de ces comparaisons sempiternelles avec la chine, pays du tiers-monde, et les usa, pour demoniser,et pour que les francais aient toujours raison, comparons avec des pays europeens analogues, allemagne, espagne, scandinavie,et ns verrons bien que ns avons tort, que ns n’avons que ds idees fumeuses,instinctives, et totalement deconnectees et de la realite, et des des soi-disants objectifs de societe que ns voulons defendre,


        • Webes Webes 4 mai 2007 14:52

          Comparer l industrie de la France et de l Allemagne est vraiment idiot, relis l histoire économique de ces deux pays, quant a promouvoir le modèle économique de Sarko qui est base sur celui applique par les US et l Uk a savoir la délocalisation de l industrie et le développement d une économie base uniquement sur des activités de services franchement je veux pas jouer les frileux mais !!!!!!!!!! .

          Quant à ta dénonciation du modèle social a la Française, ça me fait bien rire, quand tu auras un cancer ou une bonne epathite C ou plus, tu seras bien comptant (comme le fond tous les expatriés atteint) de le trouver ce modèle social afin qu il te paye ton traitement hors de prix.

          Cordialement


          • Michel 4 mai 2007 16:11

            Je suis chef d’entreprise et je ne vois pas en quoi « les mesurettes » proposées par M.Sarkozy améliorerons la situation économique de notre pays.

            Des heures sup à 125% défiscalisées et sans charge ? Les cotisations patronales pour les salaires voisins du SMIC sont déjà pratiquement nulles (le reste serait compensé par qui ? l’état ? ..bonjour le déficit). Quant au salarié, payé au SMIc, il ne doit pas payer beaucoup d’impôts que je sache..

            Une TVA sociale ? Je n’ai pas trop suivi l’affaire, mais cela signifie automatiquement augmentation des prix. Plus d’argent dans les caisses de L’Etat, mais moins d’argent dans le portefeuille des consommateurs ; je vendrai donc moins de marchandises !! Et puis la TVA ce n’est plus du ressort des pays mais de Bruxelles.. Alors, la mise en place de cette usine à gaz ce n’est pas pour demain. Je vous avouerai que le programme de Mme Royal ne me fait pas non plus sauter de joie. Mesurettes.. toujours des mesurettes..

            C’est pourquoi lorsque l’on me dit que l’on va choisir un candidat en fonction de « son programme économique » ça me fait doucement rigoler !!

            Des réglementations plus souples, un climat social pacifié, un peuple plus heureux, c’est bon pour le commerce et c’est bon pour les citoyens.


            • karg se 4 mai 2007 16:34

              @l’auteur : quand tu aura quelques connaissance en économie qui dépasse celle de Pikéty et de Méda tu pourra te permettre de critiquer de façon constructive le programme de Royal. C’est quoi le sujet de ta thèse ?

              Hors ce n’est pas le cas, tu critique des principes, des gros ensemble sans rien justifier :

              Le SMIC : essaye de vivre avec, on en reparle, mais si tu étais un instruit dans ce domaine du aurai proposé un solution plus réaliste, à savoir le développement de la PPE. cf. subvention des emplois sous qualifié et sous payer proposé par Phelp, prix Nobel d’économie

              Généralisation de 35h : en plus d’être mauvais tu mens, Royal a clairement promis de ne pas généraliser les 35H sans accord entre les partenaires sociaux. T’aurai du regarde le débat plutôt que les meetings de ton champion.

              Réallocation des aides au entreprises : même la cours des comptes, repère bien connu de gauchiste, considère que ses aide sont mal réparti. Je vois pas en quoi essayer de faire mieux pose un problème, surtout que l’argument « trop d’impôts » n’a rien à faire puisqu’il s’agit des réorienter les aides et non pas de les baisser ou de les augmenter. Un peu de rigueur.

              Emploi tremplin : en quoi cela va nous rendre moins compétitif ? que l’extrème gauche les critiques car cela brise le tabou du tous CDI, les critiques pour le cout à la limite, mais c’est un bonne mesure : elle cible un type de jeune (sans qualification) particulièrement victime du chômage et en même temps des entreprises qui ont du mal à recruter des gens compétents (de suite) et pas les moyens d’en former. Une mesure ciblée, un bonne mesure

              Sécurisation du parcours professionnel, flexécurité, c’est justement de cheval de bataille de Royal qui l’ont fait se brouillé avec l’aile gauche du PS, t’est vraiment culoté de demander du social libéralisme alors que c’est justement ce que Ségolène promet.

              Sarko lui parle de protectionnisme, de dévalué l’euro, c’est n’importe quoi et personne ne le remarque (sauf sur libé, mais bien caché dans les rebonds)

              Cette article est mensonger et mauvais au plan scientifique, les votes négatifs c’est pas par hasard


              • ARMINIUS ARMINIUS 5 mai 2007 10:21

                Tout a fait d’accord, d’autant qu’il était trés intéressant de voir la façon dont Thomas Pikétty a démonté le programme économie de Sarko avec des chiffres précis. Quant à comparer l’économie allemande à l’économie française, elles ont chacune leur qualités et leurs défauts,et elles ne jouent pas sur les mêmes ressorts. En conclusion n’oublions pas que se sont les sortants qui laisse l’économie française avec ce retard de taux de croissance, en cinq ans ils avaient quand même le temps de faire mieux !


              • stephanemot stephanemot 4 mai 2007 16:55

                Votre leçon d’économie me paraît presque aussi fumeuse que celle de Ségo, mais au moins on peut y déceler l’ébauche d’esquisse d’un commencement de pseudo simili début de ligne directrice.

                Ségolène Royal n’a pas de programme. Parler d’économie n’a aucun sens avec elle. Parler avec elle n’a aucun sens puisqu’elle ne vous écoute pas.

                La France est en train de comprendre que sous couvert de briguer la présidence de la république, cet étrange candidat se livre à une thérapie en public.

                Ségolène Royal ne sait pas qui elle est et ne veut surtout pas le savoir. Elle a découvert une chose merveilleuse : quand elle sent qu’on l’écoute elle a l’impression d’exister. Et depuis qu’elle a découvert un personnage formidable, « la femme debout », elle l’écoute parler et n’a même plus besoin d’un public pour ses séances d’autosuggestions.

                Il serait préférable de ne pas la réveiller pendant ce joli rêve, il parait que c’est dangereux chez les somnambules.

                Peut être.

                Une chose est sûre : c’est dangereux pour la France, et le pays a intérêt à se réveiller avant dimanche. D’après les sondages, c’est en bonne voie.


                • mélodie 4 mai 2007 16:59

                  Quelles sont les raisons de ce contre-sens économique de la France depuis 30 ans ? quel rapport avec le titre ? depuis 30 ans on a eu Gauche/Droite/Gauche/Droite Ségo n’est pas plus néfaste qu’un autre. Attention au prosélytisme. Mélodie



                    • ARMINIUS ARMINIUS 5 mai 2007 10:25

                      Tiens, le roi du copié/collé est de retour, et noté positif cette fois, signe que des pro-sarko ne l’avaient pas encore découvert.


                    • karg se 5 mai 2007 18:32

                      C’est bizarre mais j’ai l’impression que le Poitou Charente est une région dynamique en ce qui concerne la relation état entreprise, et puis payer 10 euro de plus d’impôts par ans c’est pas la mort. Les pays qui s’en sortent bien on souvent des formes de gouvernance régionale forte, je pense que les politiques décidés à Paris ne peuvent pas résoudre, et qu’on ne fait pas de politique sans argent. Donc critiquer les dépenses de Royal c’est ridicule, surtout quand on connait les transferts de compétences qui ont eu lieu.


                    • rod 4 mai 2007 17:57

                      Puisque l’on parle d’économie, qui peut m’expliquer l’intérêt pour un état de privatiser une entreprise publique qui fait des bénéfices comme le préconise la droite ?

                      Je pensais que des dividentes à long terme étaient plus intéressant qu’un seul versement...mais bon. Comment peut-on dire que l’on a un programme éconimique pour une société et vendre ses sources de revenus ? En outre on sait bien que les prix descendent rarement une fois la société privatisée...

                      PS : regardez l’évolution du prix du gaz, j’y gagne quoi moi ?

                      http://www.lemonde.fr/web/infog/0,47-0@2-3234,54-701414,0.html

                      Encore une fois, veuillez nous donner des chiffres avec sites web sérieux à l’appui.

                      Merci


                      • lezard 4 mai 2007 20:24

                        Tout simplement parce que la droite considère que fournir du gaz à ses concitoyens ne fait pas partie de ses prérogatives.


                      • baobab 4 mai 2007 18:02

                        l’auteur semble considérer que la tva sociale est la réponse miracle pour compenser les très forts allégements de charges (+ de 62 millards d’euros) de Mr sarkozy. Je l’encourage a lire cette article d’un véritable économiste sur le sujet.

                        http://www.lexpress.fr/idees/tribunes/dossier/tribune/dossier.asp?ida=435287


                        • karg se 4 mai 2007 18:04

                          Pour revenir sur la politique de l’offre : malgrès l’acharnement des prétendus chroniquer économistes à considéré que le programme de Royal est une simple relance par la demande, la réalité est que c’est un programme équilibré.

                          Sarkozy veut encore en remettre un couche sur la compétitivité prix, à savoir le contrat unique et la defiscalisation des heures supplémentaires. Hors cela à pour conséquence de favoriser les emplois peu qualifier et donc peu rémunérateur (ça coute moins cher de prend deux smicard qu’un ingénieur). Les conséquences de cette politique sont un augmentation de la part des smicards dans l’emploi globale, peu d’offre pour les diplômés (fuite des cerveau). Cette politique nous met à le merci des problèmes monétaire et du cout de la main d’oeuvre. Même si il faut rappeler que les délocalisations on un rôle mineur dans la destruction de l’emploi en france (dixit M.Husson, chantre de l’ultra libéralisme très connu)*

                          La solution c’est la compétitivité innovation, hors sur ce point Ségo est plus convainquante, pas sur le volume de fond promis (c’est proche de ce que Sarko promet) mais sur la forme et le financement :

                          Sarko mise trop sur du cour terme pour la recherche (contrat de 5 ans) : la recherche fondamentale ne peut qu’être publique en France, les USA l’ont bien compris on l’on bien arrosé sous Clinton notamment. L’autre erreur de Sarkozy concerne les universités : multiplier les droits d’inscriptions ne fera qu’augmenter la part des étudiants issus de milieu socio culturel favorisé, cela va encore mettre à mal l’ascenseur social qui est déjà mal en point.

                          Le problème des Universités c’est des moyens et du renouveau des formations (ce qui se fait, mais ça prend du temps). Il va aussi falloir mettre fin aux grandes écoles fermé sur un concours, mais facilité les passerelles entre la fac et les écoles, pour créer des vrai campus d’excellence.

                          Le financement : réduire de 4 points de PIB, sans augmenter la dette et en investissent 30 à 40 Md, le programme de Sarko est délirant, les économies de bout de chandelle et le non remplacement des fonctionnaires on arrivera à peine à 5 à 10 Md d’euro, loin du compte (5 Md max pour le fonctionnement de l’état, d’après la cours de compte, 5Md max pour les fonctionnaires non remplacé)

                          Il est évident que le relance de l’offre vu par Royal prendra du temps, mais pour tenir autant commencer par rattraper notre retard dans certains domaines (environnement, service à la personne).


                          • Pelletier Jean Pelletier Jean 4 mai 2007 18:07

                            @l’auteur,

                            Quel tissu d’horreurs et de contresens ...c’est dommage de voir Agoravox publier de tels propos. Vous me faites froid dans le dos. C’est pour toutes les raisons que vous invoquez que dimanche je voterez Mme Royal, parce que j’aspire à plus d’humanité. Quelle sotise de vouloir enfermer « le monde » dans une équation économique.

                            Vous me faites peur... terriblement peur je n’ai pas envie d’habiter dans votre monde... je vous le laisse bien volontiers


                            • Pfff ! 4 mai 2007 19:54

                              Ca vous fait peur ? Ou, vous ne voulez pas voir la réalité en face ?


                            • karg se 4 mai 2007 21:11

                              @Pfff : moi j’ai bientôt bac +5, et je serai heureux de voir le pays chuter, un peu comme l’argentine, mais je serai bien tranquille, genre dans un pays un peu moins débile. Faite comme les américains (enfin comme ils vous dises de faire, pas comme ils font en vrai) et vous comprendrai les vrais sens du mots déclin.

                              Cette article est risible, comme certains commentaires, comme la plupart des notes, allez voter Sarko, vous aurez ce que vous méritez.

                              ps : je vais acheter des actions TEFAL, va yavoir besoin de bonnes poeles et de bonnes casseroles bientôt :-P


                            • anamo 4 mai 2007 18:29

                              Le programme de Ségolène Royal n’est pas dangereux en tant que tel !

                              Le vrai danger vient de son inconsistance.

                              2eme tour des présidentielles : Finis les débats participatifs à l’heure des engagements

                              A l’issue du scrutin : Finis les dialogues citoyens à l’heure des décisions

                              La France n’est pas présidente, elle choisit, élit, un(e) président(e) pour la représenter.


                              • slowgun slowgun 4 mai 2007 18:43

                                ce texte est un ramassi de conneries puisque chacun sait que 85% des décisions économiques passent par Bruxelles


                                • jako jako 4 mai 2007 18:48

                                  je suis désolé domou mais vous êtes exactement dans le cas de l’article http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=23630 smiley


                                  • Emin Bernar Pacha 4 mai 2007 18:55

                                    eh les mecs !! eric beysson a signé un article sur l’agora ! feu à volonté !!


                                    • karg se 4 mai 2007 19:25

                                      mdr, j’y avais pas pensé, en tous ca vu les notes des commentaires Allègre, Bernard Tapie, Bigard, Doc Gynéco et compagnie sont venu l’aider


                                    • Forest Ent Forest Ent 4 mai 2007 19:31

                                      C’est au moins le quarantième article recopié sur l’argumentaire OCDE. C’est un devoir de stage ? C’est fatigant à la fin de devoir répondre toujours pareil. Tout ça, c’est le « consensus de Washington » qui a ruiné tous ceux qui y ont cru. Désolé, je passe mon tour cette fois-ci. Voir les précédents. J’aurais au moins bien ri à propos du plein emploi en Russie.


                                      • karg se 4 mai 2007 19:47

                                        A l’OCDE au moins ils admettent que « le niveau du salaire minimal ne semble pas avoir un effet majeur sur le taux de chômage » et « la corrélation entre l’indice de flexibilité est très faible »

                                        Bon ça les empêche pas de promouvoir des bas salaires et la flexibilité, mais les études montre que les questions économiques ne sont pas simple et surtout pas les même d’un pays à l’autre. D’ou la très pertinente remarque dans un des commentaires sur le tissu industriel allemand. On ne peut pas appliquer des solutions miracles, une théorie n’est jamais vrai, elle est juste préférable dans des conditions bien précise.


                                      • Senatus populusque (Courouve) Courouve 4 mai 2007 19:45

                                        En plus, ce soir sur France 3, elle ose appeler « quartiers populaires » les zones de non droit susceptibles de violences à l’annonce de la victoire de Sarkozy.


                                        • karg se 4 mai 2007 22:13

                                          bon commentaire

                                          je pense quand même que l’article est mauvais, au moins dans la forme, quand on donne des chiffres on commence par mettre des sources, j’ai fais deux articles et j’ai veillé à rendre mes écrits vérifiables.

                                          Les chiffres sur l’imposition en Allemagne sont aussi à méditer puisque que les Allemands ne comptent pas les charges sociales dans les prélèvements obligatoires.

                                          Si quelqu’un à une preuve que la courbe de Laffer est vérifié, qu’il la sorte. Et surtout qu’il estime à quel niveau devrait être les impôts en France. Connaissant les besoins de la recherche, des universités, de formation professionnel, je pense qu’on serait surpris, on serait plus proche du Danemark que de l’Espagne.

                                          L’économie est une science, mais elle utilise des modèles mathématique qui ne sont que des approximations grossières de la réalité, d’où certain problème. Par exemple la contrainte spatial est mal pris en compte, d’où sa quasi absence dans le débat, alors que tous le monde sait que le chômage est parfois plus fort d’une région à l’autre, quand c’est pas d’un quartier à l’autre. Idem pour le rôle des compétences dans le marché de l’emploi.


                                        • moebius 4 mai 2007 22:20

                                          Bonsoir domou. Vous comparez l’économie allemande à l’économie française et vous les percevez presqu’essentiellement comme des économies concurentes et vous allez jusqu’a appliquer à cette dualité le shéma antagonique droite gauche. Oui ces deux économie différent ,la premiere s’est specialisé depuis trés longtemps sur la demande extérieur la seconde sur la demande intérieur mais celles ci non seulement différent mais se completent et a vouloir trop tranformer l’une en l’autre on risque tout simplement de saborder ce qui en fait la force et la spécifité. La demande extérieur depuis peu est reparti en allemagne, c’est un fait mais pas sa demande intérieur qui tarde encore. Quand celle ci repartira à son tour, l’économie française dont c’est la spécialité suivra. Amitié


                                          • ARMINIUS ARMINIUS 5 mai 2007 10:36

                                            D’autant que l’économie française est très dépendante de l’économie allemande, l’Allemagne étant à la fois notre premier client et notre premier fournisseur, il est bon de le rappeler... surtout pour Sarkozy qui dans un de ses récents délires s’est permis d’insulter l’Allemagne ; il est bon de le rappeler aussi


                                          • MAd 4 mai 2007 22:38

                                            Je voudrais ajouter ma modeste contribution aux (très) bonnes réactions suscitées par cet article. Karg se, je ne te connais pas, mais je ne demande plus que ça. Tu me mets minable sur l’argumentation smiley J’ai discuté aujourdhui avec une de mes collègues, afin de savoir quelles étaient les raisons qui la poussait à voter NS dimanche. Je me suis rendu compte que sur le plan économique, je n’ai pas su lui répondre grand chose (honte à moi). Il est vrai qu’en plus, l’article suscite bcp de réactions de la part de Bigard, Véronique Genest ou encore Dominique Farrugia (quelle déception en ce qui concerne le dernier nom !) Bref...Je voudrais rajouter une chose dont on a peu entendu parler suite au débat : NS veut financer une partie de son programme en taxant les importations. M. Sarkozy aurait-il oublié que notre premier partenaire économique est l’Allemagne ? Si ce M. est élu, j’attends avec impatience de voir comment il va présenter sa solution miracle auprès de nos amis d’outre rhin !! Ou bien alors se serait-il laisser aller à une improvisation, ce qui m’étonne grandement de la part d’un homme & d’un camp qui n’a cessé de déclamer que son programme est le plus cohérent ! Non, je crois que j’ai compris : NS veut fonder le 3ème Empire smiley N’est-ce pas Max Gallo qui, je cite : « Comme Bonaparte, Sarkozy est un français récent, énergique. Bonaparte, qui s’est imposé par les moyens militaires [commentaire : n’est ce pas la maman de NS qui disait qu’elle le voyait bien faire carrière dans la grande muette ?], ce qui est aussi très différent, arrivait aussi à un moment où il fallait rompre avec certaines pratiques. L’idée de rupture et de rassemblement était au coeur de la pratique bonapartiste ».-Le Point (26/04)- Comme le dit le Canard Enchaîné de cette semaine à propos de cette déclaration : « Si on va par là, le pillage des nations conquises, le baillonnement des opposants [M. Dupont-Aignan en a fait les frais, entre autres !!] & le népotisme effréné, aussi. »


                                            • karg se 5 mai 2007 00:05

                                              mon msn : saddam666@free.fr

                                              aux sarkozyste : c’est un boite poubelle, virus et bombing vous pouvez vous déchainer c’est pas grave.


                                            • IP115 5 mai 2007 00:54

                                              « aux sarkozyste : c’est un boite poubelle, virus et bombing vous pouvez vous déchainer c’est pas grave.  »

                                              Les Sarkozistes se foutent complètement de la boite, franchement on a autre chose à faire ...

                                              PS : saddam666@free.fr ... on voit tout de suite le genre ... smiley


                                            • lowlow007 lowlow007 4 mai 2007 22:54

                                              Alors, vous allez vraiment faire ça ?

                                              Vous les plus purs que d’autres, les plus intelligents que d’autres, vous les plus subtils, vous les cohérents, vous les fins stratèges, vous allez faire ça ? Vous, les à qui on ne la fait plus, les durs du cuir, vous allez vraiment, en ne votant pas pour elle, voter pour lui ?

                                              Vous allez vraiment faire ça ? Vous allez le faire ?

                                              Vous, les vrais de vrais de la gauche vraie, vous allez faire ça ? Pour cinq ans ! Pour cinq ans, peut-être dix, vous allez faire ça ?

                                              Vous, les toujours déçus de tout, vous les amers, les indécis décidés, les laves plus blancs que blanc vous allez faire ça ?

                                              Mais pourquoi ? Parce que quoi ? Parce que jupe ? Parce que talons hauts ? Parce que voix ? Parce que sourire, cheveux, boucles d’oreilles ? Parce que vraie ?

                                              Il n’y a rien qui vous aille dans son programme à elle, rien ? Pas cinquante propositions sur les cents ? Pas vingt ? Pas dix ? Pas une ? Vraiment, rien du tout ?

                                              Trop de quoi ? Pas assez de quoi ?

                                              Pas assez à gauche ? On voudrait, quitte à tout perdre, une campagne à gauche toute ?

                                              Mais même l’extrême gauche, cette fois-ci, au deuxième tour ne joue plus à ce jeu-là. Peu importe, vous, vous allez y jouer ?

                                              Le résultat du 21 avril 2002 ne suffit pas ? Non. On le refait en 2007, mais en mieux. Pas au premier tour, non, carrément au deuxième. C’est plus chic.

                                              Que ceux qui ressemblent à Nicolas Sarkozy, ou qui croient qu’il leur ressemble, que ceux-là votent pour lui, quoi de plus normal. Que ceux qui lui font sincèrement confiance pour améliorer leurs dures vies, que ceux-là l’acclament et votent pour lui, quoi de plus normal. C’est même estimable.

                                              Que les grands patrons votent Nicolas Sarkozy, pas tous d’ailleurs, loin s’en faut, non, mais par exemple les grands patrons de presse, qu’on a vu se si nombreux, si heureux, à Bercy avant hier, qu’ils votent pour leur copain, qui va vraiment améliorer leurs belles vies, c’est moins estimable, mais quoi de plus normal ?

                                              Mais vous, une respiration possible, un air nouveau, un espace de travail politique, une chance espiègle, ça ne vous dit rien ? Vraiment rien ? Mais qu’est-ce qui vous fait si peur ?

                                              Les Italiens ont enfin chassé Berlusconi, les Espagnols, après une grande douleur révélatrice, se sont débarrassés d’Aznar, et voilà que nous, à quelques milliers de voix près, nous allons repasser le plat de la droite dure ?

                                              Il y a un pari à prendre contre une certitude sombre, et vous ne pariez pas ?

                                              Quels désirs obscurs allez-vous satisfaire ? De qui donc, de quoi êtes-vous secrètement solidaires. Ce ne peut-être du bien de ceux qui ont besoin, vitalement, de mieux être. Vitalement. Maintenant.

                                              Supporterez-vous dimanche soir d’apprendre qu’il a manqué une voix ? Une seule. La votre.

                                              Je vous en supplie.


                                              • Casimir 4 mai 2007 23:01

                                                http://fr.news.yahoo.com/04052007/5/le-parisien-renonce-publier-samedi-un-entretien-de-nicolas-sarkozy.html

                                                Après on va dire que c’est NS qui fait des pressions sur la presse ! ON RIGOLE !


                                                • MAd 4 mai 2007 23:27

                                                  Effectivement Casimir, c’est pas d’une très grande ouverture d’esprit...mais qu’est ce que ceci en comparaison avec tous les exemples de pression faite par NS de manière plus ou moins directe. Qui a réussi à faire interdire un livre ? Qui a insulté Marianne de journal de facho & d’antisémite !


                                                • karg se 5 mai 2007 00:45

                                                  On pas le droit de faire de publication politique avant dimanche 20h, donc c’est normal de faire interdire cet article, faut pas déconner non plus. Les pressions de sarko contre Marianne, Plantu, France 3 sont bien réelles.


                                                • Furax77 5 mai 2007 00:49

                                                  L’économie est une science inexacte qui marche ailleurs en europe, et pas en france.

                                                  Et si on essayait autre chose que le passage obligé par l’Etat qui nous prend beaucoup pour nous priver de nos capacités d’autofinancement, et donc d’autonomie, pour nous obliger à passer par lui ?

                                                  Et si j’en avais marre de faire vivre un Etat obèse à l’efficacité non-avérée (où sont les indicateurs ?) ?

                                                  La relance par la consommation a été essayée en 1981. Le gouvernement de l’époque est tombé sur ce que l’auteur a décrit (ce sont les produits étrangers qui ont été préférés). Il a fallu désindexer les salaires du taux d’inflation. Rapidement, nous avons eu une inflation à 1 chiffre au lieu de 2. Les prix ne grimpaient plus. Bingo.

                                                  Je me souviens aussi que le prix de l’essence s’était stabilisé autour de 5 francs à partir du moment où ce n’était plus l’Etat qui en fixait le prix. Il ne cessait de monter jusque là.

                                                  Chômage fort, misère galopante, bombes sociales à retardement (jusqu’à 1800 Euros d’aides possible pour les mères seule. Et après, quand les enfants sont grands ?), smicardisation de la société. Rien ne change depuis 25 ans.

                                                  Changeons, il est plus que temps. Les méthodes socialistes ont fait la preuve de leur inefficacité.


                                                  • karg se 5 mai 2007 00:58

                                                    Quel pays est capable d’avoir un chômage faible, une forte croissance, pas de travailleur pauvre et une société relativement stable ?

                                                    Des pays scandinaves, qui ont des impôts fort (notamment l’impôt progressif sur le revenu) mais qui sont aussi très décentralisé, c’est aussi un de mes griefs envers Sarkozy, il pense tous résoudre en faisant quelques lois à Paris, mais l’économie c’est du local, la terre n’est pas plate, Friedman avait tord.


                                                  • Fred 5 mai 2007 11:37

                                                    des pays qui suppriment l’isf et les droits de succession et qui diminuent leur nombre de fonctionnaire...ca vous rappelle rien ?


                                                  • GRL GRL 5 mai 2007 01:39

                                                    Le regard centré et plus que jamais centré sur son nombril , la France compte ses points retraite et s’inquiete. Elle sait , cette France qu’il n’y a pas de solution miracle à sa situation , que ce n’est pas en cinq ans qu’elle supprimera cette dette , elle le sait, que ce n’est pas en cinq ans qu’elle peut revenir à un taux acceptable d’emploi . Tout çà elle le sait , et une fois encore, elle veut croire à l’illusion de l’arriviste Sarkozy , qui caresse dans le sens de la crédulité , qui parle de travail , de celui des autres , pas du sien évidemment , et qui arrive même à faire croire au peuple qu’elle va faire rivaliser le travailleur français avec le travailleur chinois , sans que cela fasse l’ombre d’un doute. France de la ringardise , du populisme facile , de la culture de la peur, tous les fruits sont là . Sarkozy , son MEDEF , ses actionnaires ,sa bourse , ce n’est pas pour vous messieurs dames,pour vous les miettes , le mensonge et les miettes. La fontaine de médias assureront pour vous une quietude cotonneuse. Dehors c’est dangereux , les jeunes , c’est dangereux . Restez chez vous , ne sortez pas , c’est dangereux . Et puis les jeunes et les anciens çà ne suffit pas , croisons maintenant l’age et le social. Divisons nous un peu plus , les fonctionnaires , les trop nombreux fonctionnaires , les boucs émissaires de l’occasion , qui même en rebellion resteront les fonctionnaires pour toutes les ames peu inspirées d’une France sans espoir qui prefererait gangner sa vie en la plaçant en bourse , mais finalement , quelle tristesse ,quelle crédulité bovine, et quelle tristesse. Les vieux contres les jeunes , les gens de l’état contre les gens du capital , le cytoyen contre sa police , Sarkozy contre la liberté,les combats de nos peres , mais pour vous messieurs dames , une pommade qui calme la douleur, un Sarkozy s’il vous plait ! De l’autre coté de l’atlantique ,un fou à lier dont l’économie et exangue , de la ponction d’un énorrme budget militaire , qui n’attend elle aussi qu’un Sarkozy pour soutient de guerre, pour de nouvelles victimes de balles made in France , ah oui , mais nos points retraite alors ?

                                                    D’un autre coté une femme dont on dit qu’elle n’a réponse à tout, alors qu’elle ne veux PAS repondre aux question sans VOUS . Vous ne voulez pas participer ? Ah , votre pays ne vous inspire pas ? Vous etes ... triste ? Ah , non , vous comptiez vos points ... retraite .... exusez moi , je voulais pas ... vous interrompre .

                                                    C’est dommage , elle , elle propose de trouver dare dare les idées de demain , d’essayer quoi , de trouver , ce qu’on fait du soleil , du vent et de nos poubelles , de nos champs, de nos bagnoles , plutot que de rivaliser avec la Chine des journées de travail de 12 h . Non ? Ah oui , j’entends , elle a un style qui plait pas à tout le monde , non , çà oui , on l’entends partout . D’accord,mais bon ses idées quand on entend qu’elle n’a réponse à rien c’est qu’on a pas compris en fait ,qu’on a pas pu écouter. Ah oui , les points retraite,ne pas perdre le compte des points retraite , Sarko lui au moins , il va mater les fonctionnaires ... Boeaufland , la France. Paresseuse du coeur , la France ! Paresseuse du coeur ! La résidence surveillée et la rente comme seul espoir de vie. Une honte quand on y pense. Allez , dans le schéma partisan , la gauche empecherait , peut etre , les plus riches de trop s’enrichir... alors que la droite elle , cette nouvelle droite conservatrice,fera la guerre au dehors , avec notre argent . Elle n’a eu et n’aura que la vocation d’appauvrir les plus pauvres.

                                                    Et le pire,comme d’habitude, c’est de penser à cette France pro Sarkozy qui , abusée , se plait à imaginer qu’elle pourra vivre éternellement sans les 10 millions de pauvres et de précaires français , qui font partie de ce pays et qui ont grand besoin que l’on chasse ce populiste de Sarkozy hors du paysage politique actif. Mais continuez si ce discours vous ennuie,continuez,à compter,vos points retraite , ne perdez pas le fil , ou faut tout recommencer. C’est une image , bien sur.

                                                    J’ai les boules de tant de connerie et d’abus . Votez Segolene Royal ! Quelles que soient les questions de détail , Votez Segolene Royal pour les questions cruciales , pour la paix,contre cette graine de mafia , contre ce FN en costard !

                                                    Aux 10 millions de pauvres et de précaires de ce pays que le français devenu aveugle, ne voit plus. GRL. Merci.


                                                    • didu didu 5 mai 2007 02:34

                                                      Selon sarkozy.fr, l’election est prevue pour samedi soir !!

                                                      http://www.sarkozy.fr/

                                                      GROSSE BOURDE !!


                                                      • Senso 5 mai 2007 09:30

                                                        Très bonne analyse, mais je crois qu’il faudrait aller plus loin et réduire de façon drastique les dépenses. Bien sûr, il faudra y aller progressivement (et je suis convaincu que Sarkozy a l’intention d’aller au-delà des mesurettes qu’il a présentées au cours de la campagne) mais il faudra donner un coup de barre définitif vers une plus grande libéralisation. A commencer par l’objectif, à terme, de supprimer toute subvention aux entreprises et dans un même mouvement réduire le taux d’imposition et les charges sociales de celles-ci. Mais il faudra bien entendu harmoniser la politique européenne dans ce sens (exemple la PAC).

                                                        Et dans d’autres domaines, il faudra faire le même constat : ce qui ne marche pas doit être abandonné.Par exemple, l’URSSAF - cette machine à broyer les entreprises et les indépendants - doit être abolie, comme l’Europe nous le demande depuis trop longtemps. La Sécurité Sociale doit être démantelée, remise à plat et remplacée par un autre système viable qui responsabilise les assurés.

                                                        Et se poser la question : pourquoi n’y a-t-il que 8% de salariés qui soient syndiqués dans ce pays ? Comment peut-on dire qu’on va négocier avec les partenaires sociaux, alors que ceux-ci sont minoritaires ? Que faut-il faire pour encourager l’adhésion des salariés à des syndicats responsables ? Comment obliger les syndicats eux-mêmes à se poser cette question et à se remettre en question ?

                                                        Autre exemple : il faut cesser de subventionner la presse (quel moyen de la tenir sous coupe réglée !!!) et réduire le budget des télévisions : comment se fait-il que les chaînes publiques n’ont cessé de se multiplier pour ne nous proposer au final qu’une portion très congrue de programmes culturels, nous assommer de jeux et de débats-paillettes comme ceux de Jean-Luc Delarue, avec les salaires mirobolants que l’on sait ?

                                                        Au lieu des subventions dans le domaine culturel (un système dirigiste à la soviétique), il faudrait plutôt proposer des incitations fiscales, voire des défiscalisations totales pour certaines entreprises de pérénnisation de notre culture classique (qui meurt, ainsi que notre langue). Sur le plan individuel, exempter d’impôts les artistes. Car les artistes ne peuvent être enrégimentés, dirigés et doivent mener leur carrière sur la durée comme bon leur semble sans la crainte d’être pénalisés au bout de décades de travail et d’effort et quand ils commencent à récolter les fruits de leur création. (je connais une graphiste qui vient de mourir des suites d’un cancer, après avoir payé de lourds impôts et charges sociales toute sa vie et s’être retrouvée sans un sou - une retraite de misère - seule, sans famille, dans une situation qui aurait été désespérée si des amis ne lui avaient racheté en viager une petite maison très modeste qu’elle avait achetée au fin fond de l’Auvergne pour lui permettre de passer ses derniers mois de vie sans angoisse financière).

                                                        C’est toute notre façon de concevoir l’économie et donc la vie, qui est à remettre en question. Oui, c’est aller vers le libéralisme, par degrés progressifs, mais y aller car c’est la seule approche viable et conforme à la vie. Pour vivre, il faut de la liberté. C’est aussi indispensable que l’air que nous respirons. Certains trouveront que c’est une approche trop simple ou trop simpliste, mais il n’y en a pas d’autre.

                                                        Mais liberté ne veut pas dire inhumanité, comme on veut nous le faire croire. Libéralisme ne veut pas dire sauvagerie, ni manque de compassion. Libéralisme ne veut pas dire laisser des gens sur le bord de la route. Car une liberté sans responsabilité ne serait pas une vraie liberté et il n’y aurait pas de vrai progrès.

                                                        Alors, cela devra passer par une prise de conscience qu’il faut absolument regénérer les notions d’éthique, tant sur le plan individuel que collectif. Je sais que c’est un lieu commun de le dire, mais il est bon de rappeler que la civilisation romaine a péri car l’éthique s’était dégradée, tant chez ses dirigeants que chez ses citoyens. La nôtre est déjà bien engagée sur la même pente et s’effondrera s’il n’y a pas de sursaut individuel et collectif sur le plan moral. Je ne dis pas à l’avance quelle doit être cette morale, dans quelle direction elle doit aller. C’est à chacun de se remettre en question et c’est aux politiques de proposer des perspectives, parmi lesquelles les citoyens choisiront. Il ne s’agit ni « d’ordre moral » ni « d’ordre juste », il s’agit d’aller vers le bon sens et le bien commun. Pour ne pas périr.


                                                        • Senso 5 mai 2007 09:53

                                                          Dis, GRL, tes dix millions de pauvres, ils ont été encouragés par les régimes et les recettes proposées jusque-là (Mitterrand, Chirac et Jospin) ! A force d’assister les gens, sans contrepartie, on les a fabriqués ces pauvres ! A force de pénaliser le travail, on a grossi le chômage.

                                                          Réfléchis un peu. Les systèmes socialistes, ça ne MARCHE PAS. Il faut regarder dans d’autres directions, prendre les idées efficaces vues dans d’autres pays, remettre en question ses conceptions économiques et sociales.

                                                          Quant à Ségolène, elle est DANGEREUSE car elle veut que l’Etat dirige tout, contrôle tout, jusqu’aux bambins qu’on mettra à l’école à partir de l’âge de 3 ans - pour les soustraire à l’influence familiale ?- elle promet tout à tout le monde et en particulier à tous les malheureux. En valorisant les déclassés, les bancroches, les paumés de la vie, elle va en créer encore plus. Et en plus, ça ne marchera pas. Il y aura encore plus de malheureux malheureux.

                                                          Nous avons tous, à un moment ou à un autre, éprouve des difficultés dans la vie, connu le chômage ou des revers. Si nous n’avions pas eu un sursaut pour nous en sortir, nous ne serions pas là. Ce n’est pas en donnant de l’argent en échange de rien qu’on favorise l’aptitude à se prendre en main, à déployer du courage, de l’imagination. Au contraire, on éteint, on tue ceux qu’on assiste. Comme disait Félix Leclerc dans une chanson « censurée » en France : « La meilleur façon de tuer un homme c’est de lui donner de l’argent pour l’empêcher de travailler ».

                                                          SEGOLENE ROYAL est d’autant plus dangereuse qu’elle est confuse, brouillonne, incompétente, dispersée, qu’elle se contredit sans cesse, navigue à vue, essaie de séduire sans vision aucune, sans cohérence, sans direction ni plan. Elle n’aime qu’elle-même et elle est cent fois plus ambitieuse que Sarkozy. Ca en est pathologique. Cette femme a des comptes à régler avec quelqu’un, mais qui ?

                                                          Au moins si le PS avait choisi Strauss-Kahn, il y aurait eu un minimum de bon sens, de rigueur dans la pensée - même si ses « solutions » ne sont que d’autres problèmes comme toutes les recettes socialistes - tandis que là, nous avons affaire à une FOLLE.

                                                          Les Français l’ont enfin compris lors du débat : Ségolène Royal est pathétique, avec ses inventaires à la Prévert, son ton de voix monocorde (on dirait qu’elle s’auto-hypnotise !), la confusion de ses pensées (elle mélangeait tous les sujets dans une même loghorrée).

                                                          Ségolène Royal, c’est la candidate STAR AC’ de la politique. Consternante.

                                                          J’ai honte pour mon pays en l’entendant. Et j’aurais honte si elle était élue !


                                                        • karg se 5 mai 2007 18:48

                                                          Tu sais depuis Oskar Lange il est prouvé que le marché libre et le marché étatique se valent.

                                                          Tu fais quoi maintenant ? va voir mes articles sur l’effet réel de prétendu assistanat aux chômeurs. C’est étrange la réalité, c’est pas comme au bistro, les RMIstes ils sont pas heureux d’y être, les chômeurs de longue duré ils trouvent pas de boulot.


                                                        • Senso 5 mai 2007 10:37

                                                          Jugez sur pièces...

                                                          A l’appui de ce que je viens de dire, voici la preuve du caractère pathologique de Ségolène Royal . Sorties de sa bouche, telles quelles, ces quelques phrases :

                                                          « L’excellence environnementale reconstruit l’énergie profonde pour un retour à la confiance. »

                                                          « La refondation de nos valeurs met en mouvement l’ambition formidable de nos talents personnels. »

                                                          « Le co-développement partagé anticipe l’espérance collective d’un destin commun. »

                                                          « La société de la connaissance assume l’ambition citoyenne » (Proverbe chinois)

                                                          « La démocratie participative idéalise l’énergie créatrice pour un retour à la confiance ».

                                                          « Le désir d’avenir assume l’action citoyenne des personnes ressources ».

                                                          « Un jury citoyen justifie la démarche vertueuse d’un destin commun. »

                                                          « Le citoyen expert tire vers le haut l’action transformatrice du lien social de proximité ».

                                                          « L’égalité des chances assume la problématique motrice des gens riches de potentialité. »

                                                          « Le désir d’avenir met à plat la responsabilité créatrice du lien social de proximité. »

                                                          « L’ordre juste maîtrise la confiance formidable par la preuve ».

                                                          Ils sont tous comme ça à l’ENA ? Et vous voudriez ça à l’Elysée ?

                                                          (source : www.segolenades.com)


                                                          • Senso 5 mai 2007 11:30

                                                            Réponse à JL :

                                                            Ben, oui, banane ! Tu crois que c’est l’Etat qui produit de l’argent ?

                                                            « Les entreprises créent de la richesse » ne veut pas dire que les fonctionnaires, les services sociaux, les mères de famille, les indépendants, les artisans et commerçants, etc. ne sont pas utiles à la société et n’apportent pas de « richesses ». Bien entendu, on ne saurait exclure personne dans une société digne de ce nom.

                                                            Mais le mot « richesses » est à prendre dans le sens littéral : les entreprises en vendant des produits ou des services génèrent de l’argent. Celui-ci ensuite se répartit. Ce n’est pas plus compliqué que cela.


                                                          • karg se 5 mai 2007 19:46

                                                            L’état génère plus de 50% du PIB tu le savais ?


                                                          • JL JL 5 mai 2007 11:13

                                                            J’ai lu : «  »L’entreprise est le seul agent économique à créer de la richesse, condition préalable à la prospérité de chacun. Plus les entreprises créent de richesses et plus il est facile ensuite de les répartir. Si je commence par ces lieux communs, c’est qu’effectivement, je veux que chacun parte d’un postulat de base qui ne puisse pas faire l’objet d’une quelconque appréciation partisane.«  »

                                                            Et je ne suis pas allé plus loin.

                                                            Dans un arbre, seuls les rameaux portent des fruits. Direz-vous que les branches et le tronc ne servant à rien ? Réfléchissez deux minutes avant d’écrire un article indigeste. Cela sera plus profitable à tout le monde.


                                                            • Senso 5 mai 2007 11:33

                                                              Pardon- en séquence...

                                                              Réponse à JL :

                                                              Ben, oui, banane ! Tu crois que c’est l’Etat qui produit de l’argent ?

                                                              « Les entreprises créent de la richesse » ne veut pas dire que les fonctionnaires, les services sociaux, les mères de famille, les indépendants, les artisans et commerçants, etc. ne sont pas utiles à la société et n’apportent pas de « richesses ». Bien entendu, on ne saurait exclure personne dans une société digne de ce nom.

                                                              Mais le mot « richesses » est à prendre dans le sens littéral : les entreprises en vendant des produits ou des services génèrent de l’argent. Celui-ci ensuite se répartit. Ce n’est pas plus compliqué que cela.


                                                            • JL JL 5 mai 2007 13:12

                                                              Je sais qu’il y a beaucoup de crétins ici comme ailleurs. Mais quand ils sont en même temps insolents, cela est regrettable.

                                                              Si les services publics ne créent pas de la richesse, pourquoi les investisseurs voudraient-ils les privatiser ?

                                                              Vous confondez création de richesses et créations de profits ? Ce n’est pas du tout pareil.

                                                              La richesse créée par les services publics est dès l’origine, déjà partagée ? Les profits risquent de l’être de moins en moins.

                                                              Mr l’absurde, essayez de ne pas donner de leçons, ni de traiter ceux que vous ne comprenez pas de banane.


                                                            • Senso 5 mai 2007 20:47

                                                              Tout ça, c’est du bla-bla. Bien entendu que l’éducation nationale, les transports publics, etc., créent de la « richesse » mais ce ne sont pas eux qui injectent de l’argent frais dans le système économique. Plaçons-nous sur le plan du marché mondial, pas de nos petits calculs internes. Est-ce que nos échanges avec d’autres pays sont suffisants, oui ou non et est-ce que les gens qui vivent en France ou visitent le pays achètent suffisamment de services et de produits ? Là est la question.

                                                              Pour le reste, « création de richesse », « PIB » ; etc, tout ça, ce sont des complexités pour noyer le poisson de la prospérité. On a fait de l’économie une usine à gaz pour que ça reste aux mains des spécialistes et surtout de ceux qui n’ont jamais dirigé une entreprise... Mais 1 + 1 fera toujours 2 et 5 - 5 fera toujours 0. Est-ce qu’on dépense plus qu’on ne fait rentrer de l’argent, est-ce que nos investissements permettent à terme de faire des profits ou pas. Sans profit, pas de futur, pas de survie. C’est aussi simple que ça mais ça vous dérange peut-être, la simplicité ?

                                                              Avez-vous déjà tenu une épicerie, JL, ou bien êtes-vous un employé ? Un fonctionnaire ?


                                                            • MAd 5 mai 2007 21:55

                                                              J’ai pour principe de me méfier des gens qui me disent qur tout est plus simple qu’il n’y paraît... smiley

                                                              A bon entendeur...


                                                            • Senso 5 mai 2007 22:36

                                                              A Mad : C’est parce que vous avez peur de vous tromper... Ca frise le désir de confort intellectuel... Sachez que la complexité est inversement proportionnelle à la capacité à observer.

                                                              Enfin, votre réponse n’est pas une argumentation, mais un préjugé !


                                                            • Senso 5 mai 2007 23:46

                                                              Quel niveau d’argumentation ! C’est du Ségolène en boîte ?


                                                            • karg se 6 mai 2007 00:05

                                                              Va y explique moi comment tu fais pour avoir un pays sans état, puisque c’est ça que tu sous entend à travers le non sens absolu du « seul les entreprises crées des richesses ».

                                                              Rappel toi que Salin est payé par l’état pour raconter ses conneries.


                                                            • Senso 6 mai 2007 12:03

                                                              Karg se : Un peu de respect des autres, please ! Qu’est-ce que c’est que ce niveau de débat ? C’est fou comme certains commentateurs manient l’injure comme seul outil de dialogue ! Que font les modérateurs d’Agoravox ?

                                                              Le « crétin » connaît aussi bien que toi Adam Smith et rien dans ce que j’ai dit n’est en opposition avec ses préceptes libéralistes. La vérité est que les explications simples vous défrisent... parce que vous n’avez pas le courage de la regarder en face.

                                                              Comme dit Furax 77 (autre façon d’exprimer ce que je disais plus haut) :

                                                              « Ce qui est sûr, c’est que si l’Etat produit de la richesse du genre »éducation" ou carte-grise, je vais avoir du mal à payer du pain avec.

                                                              Au tout début était l’argent. A à l’arrivée, encore l’argent. Celui que les syndicats (de fonctionnaires) ne cessent de réclamer.

                                                              Pour éduquer nos enfants, il faut de l’argent pour construire des écoles et payer les instituteurs. Cet argent n’est pas fabriqué par la planche à billets. Il est est pris des impôts qui sont prélevés auprès des entreprises privées et des particuliers, privés eux aussi.

                                                              Enlevez le secteur privé et il n’y a plus d’impôt pour faire vivre les écoles. Le dilemne de l’oeuf et de la poule est cette fois beaucoup plus clair."


                                                            • karg se 11 mai 2007 13:10

                                                              Je suis pas un partisan du tous état mais l’état est indispensable pour accomplir ou coordonner des actions que le marché ne peut s’occuper de part sa nature. Regarde Galiléo même la très libéral commission européenne a décider de mettre la main à la poche.

                                                              Chaque pays à un structure socio-économique qui oblige l’état à un certain degrés d’interventionnisme, il est plus faible dans les pays anglo-saxon mais plus élevé dans les pays latins.


                                                            • sbaudry 5 mai 2007 12:42

                                                              Votre postulat de départ « L’entreprise est le seul agent économique à créer de la richesse » est évidemment totalement faux. Est-ce besoin de lire l’article plus loin quand on entend une telle bétise... smiley

                                                              Par besoin d’être un économiste pour savoir que les richesses sont également produites par les services public, dont le plus important est évidemment l’éducation. La valeur de ce service est inestimable, car qui pourra créer une entreprise s’il n’a pas été à l’école primaire, puis secondaire et enfin aux études supérieures ? smiley

                                                              De plus, que faites vous des associations, des bénévoles, des mères au foyer ? Toutes ces personnes crééent de la richesse et certainement bien autant que les entreprises. smiley


                                                              • karg se 6 mai 2007 00:08

                                                                et les infrastructures et la justice et la sécurité et les normes et la recherche etc....

                                                                la liste est longue, ce genre de chose ne se met pas en place sans état central.


                                                              • citoyennelibre 5 mai 2007 15:38

                                                                Tout d’abord un article très intéressant publié dans le Washington Post (qui n’est pourtant pas adepte du socialisme) devrait vous éclairer :

                                                                "La désinformation économique, une aubaine pour la droite.

                                                                La campagne électorale française prouve qu’une mauvaise analyse économique alliée à un problème plus général avec l’arithmétique peut influencer les électeurs et même déterminer l’avenir d’un pays. L’analyse du chercheur américain Mark Weisbrot. Le thème qui a propulsé Sarkozy en avant, c’est que l’économie française est « coincée » et doit être réformée pour ressembler davantage à la nôtre. On pense aussi que la France doit devenir plus « compétitive » sur le plan international car, avec la mondialisation, la concurrence est plus dure. Parmi ceux qui considèrent que les salariés français doivent réduire leur niveau de vie à cause de la mondialisation de l’économie, le plus célèbre est Thomas Friedmann, du New York Times. « Toutes les forces de la mondialisation grignotent les Etats-providence européens », écrit-il... « Les électeurs français tentent de préserver la semaine de 35 heures dans un monde où les ingénieurs indiens sont prêts à travailler 35 heures par jour. » Pour Friedman et la plupart des experts, c’est l’équation impossible. Or il est important de comprendre que cet argument - les citoyens d’un pays riche doivent réduire leur train de vie ou leurs programmes gouvernementaux à cause du progrès économique des pays en développement - n’a aucune logique sur le plan économique. Une fois qu’un pays développé a atteint un certain niveau de productivité, il n’y a aucune raison pour que ses habitants subissent des réductions de salaire, ou travaillent davantage sous le prétexte que les autres pays sont en train de les rattraper. Cette productivité, qui repose sur la connaissance, les compétences, les réserves de capital et l’organisation économique du pays, est toujours là, et augmente d’ailleurs chaque année. Si certains intérêts particuliers avancent l’argument de la concurrence internationale pour abaisser le niveau de vie des salariés français, allemands et américains - et c’est le cas -, cela signifie tout simplement que ce ne sont pas les bonnes personnes qui définissent les règles du commerce international. Le problème, c’est non pas le progrès économique, mais l’existence d’une démocratie limitée où la majorité n’est pas représentée. Passons aux chiffres du chômage des jeunes en France, des chiffres élevés qui définissent la politique du pays et ont influencé l’opinion internationale lors des émeutes de [novembre] 2005. Dans la mesure standard du chômage, les chômeurs sont le numérateur et les chômeurs plus les actifs, le dénominateur (c/c + a). Avec ce système, les hommes âgés de 15 à 24 ans ont un taux de chômage de 20,8 % en France, contre 11,8 pour les Etats-Unis. Mais cette différence s’explique en grande partie par le fait qu’en France il y a proportionnellement davantage de jeunes hommes hors de la vie active - parce qu’ils poursuivent leurs études et parce que les jeunes Français qui travaillent à temps partiel en faisant leurs études sont moins nombreux qu’aux Etats-Unis. Ceux qui ne sont pas dans la vie active ne sont comptabilisés ni dans le numérateur, ni dans le dénominateur. Pour une meilleure comparaison, il faut examiner le nombre total de chômeurs divisé par le nombre de chômeurs dans la population des 15-24 ans. Avec ce système, on aboutit à 8,3 % pour les Etats-Unis et 8,6 % pour la France. Les deux pays ont un sérieux problème de chômage chez les jeunes, et, dans les deux pays, il touche essentiellement les minorités raciales et ethniques. Mais le problème n’est pas tellement pire en France qu’aux Etats-Unis. Sarkozy propose de faciliter les licenciements, de réduire les impôts (y compris les droits de succession), de revenir sur la semaine de 35 heures et d’autres mesures qui favorisent les hauts revenus et les propriétaires de grandes entreprises. Ces mesures redistribueront la richesse vers le haut, comme nous le faisons aux Etats-Unis depuis trente ans. Mais, une fois encore, rien ne prouve économiquement qu’elles feront augmenter l’emploi ou la croissance.

                                                                Royal propose une série de mesures pour doper la demande - entre autres, l’augmentation du salaire minimum, des allocations chômage et la multiplication des emplois subventionnés. Ces propositions sont plus logiques sur le plan économique car elles ont au moins une chance de créer des emplois - en dopant la demande totale et le pouvoir d’achat.

                                                                Si la France bascule à droite lors de cette élection, ce sera largement à mettre sur le compte de la désinformation économique."

                                                                * Directeur du Center for Economic and Policy Research (CEPR) à Washington.

                                                                Mark Weisbrot* The Washington Post

                                                                De plus, si notre balance commerciale souffre, c’est en partie dû à la facture énérgétique (dixit le Ministère du Commerce extérieur) :

                                                                « Hors énergie, le commerce extérieur est excédentaire »

                                                                A l’occasion de la publication des résultats annuels de notre commerce extérieur, Christine Lagarde, ministre déléguée au Commerce extérieur a déclaré : « 2006 est notre meilleure année à l’export depuis 2000, avec une progression de + 8,6 %, contre + 4,3 % en 2005. Notre solde industriel s’améliore : nos exportations industrielles croissent plus vite que nos importations industrielles, les exportations agro-alimentaires, après cinq années d’atonie, repartent à la hausse (+ 6,7%).

                                                                La dégradation de notre déficit commercial en 2006 est étroitement liée à la hausse de notre facture énergétique. En effet, notre déficit total s’est creusé de 6,3 Md€ entre 2005 et 2006, mais notre facture énergétique s’est alourdie de 8,5 Md€. En fait, notre solde hors énergie est resté nettement excédentaire et s’est même amélioré entre 2005 et 2006, en passant de 15,5 Md€ en 2005 à 17,7 Md€ en 2006.

                                                                L’initiative « Cap Export » que j’ai lancée il y a 18 mois contribue à ces résultats encourageants. Face au constat que notre commerce restait trop tourné vers nos voisins européens, nous avons concentré nos moyens publics sur les pays à forte croissance. En 2006, nos exportations ont été particulièrement dynamiques vis-à-vis des grands pays émergents que nous avions identifiés comme prioritaires (+ 40% sur la Chine, + 35% sur l’Inde ou + 42% sur la Russie). Sur la Chine et la Russie, nous progressons plus que l’Allemagne et l’Italie ! »

                                                                Les entreprises françaises ont exporté en 2006 près de 387 Md€ de biens en 2006 (+ 8,6% par rapport à 2005), tandis que nos importations atteignent 416 Md€ (+ 9,8%). Le déficit commercial s’établit à - 29,2 Md€ contre - 22,9 Md€ en 2005."

                                                                Ensuite, il est clair que notre pays exporte moins que l’Allemagne pour une raison simple : nous sommes en pleine désindustrialisation tandis que l’Allemagne a su garder une base industrielle solide. Notre secteur économique qui exporte le plus est celui de l’industrie automobile, hors, ce secteur connaît une concurrence accrue des pays dits émergents (les suicides des ingénieurs de Renault suite à la pression exercée par le management).

                                                                Faut-il aussi préciser que nos grandes entreprises ont préféré privilégier les dividendes plutôt que de miser sur l’innovation et, de fait, ont fui la France pour préférer les pays à faible coût de main-d’oeuvre (exemple des cristalleries d’Arc délocalisées à Nankin ou encore aux Emirats, mais aussi l’exemple Ecce - filiale de textile de LVMH qui fabriquait des costumes de luxe pour hommes - survenu il y a peu et biensûr le cas d’Airbus qui a commencé délocaliser une grosse partie de sa production en Chine, en Inde et en Russie, mais la liste serait trop longue) ?

                                                                Qu’exportera la France si elle ne produit plus rien ?

                                                                Le problème que nous connaissons aujourd’hui est la voracité du capitalisme financiarisé.

                                                                « Il ne faut pas augmenter les bas salaires », j’aimerais savoir quel est votre revenu mensuel car être rémunéré au smic ne permet ni de vivre ni de survivre (compte tenu de la hausse des loyers, des biens courants de consommation, de l’essence...) Faudrait-il aligner les salaires sur les pays émergents ? Et de fait, d’adopter leur train de vie ? Aussi, devrions-nous construire des villes dortoirs où hommes et femmes seraient séparés, où les syndicats seraient interdits et, cela va de soi, où le contrat de travail n’existerait pas ?

                                                                Si c’est votre vision du progrès social, et bien, j’affirme qu’elle est bien triste et inégalitaire (j’ose espérer que notre devise inscrite au frontispices de nos institutions ne soit pas qu’une vaine utopie).


                                                                • karg se 5 mai 2007 18:53

                                                                  C’est faux, la France se dés industrialise pas, la part de l’industrie dans le PIB est stable, le problème c’est qu’elle est faible et que les Allemands ont des produits à vendre, nous pas, puisqu’on n’est dans le creux pour l’automobile et airbus, et que sur les marchés de NTIC et les biotechs on est en retard.


                                                                • fonsdel 5 mai 2007 16:06

                                                                  « L’entreprise est le seul agent économique à créer de la richesse »

                                                                  => Le PIB qui mesure la richesse produite, tient compte des productions des agents publiques, et des administrations ! Je crois même, mais cela appel une confirmation, que pour mesurer la richesse produite par un agent public on prend tout simplement sont salaire. => Votre postulat de depart est faux, le pillier de votre belle demonstration s’ecroule !

                                                                  « Toutes les économies qui »cartonnent« de par le monde ont adopté la même stratégie. Celle de privilégier la capacité à exporter plutôt que de favoriser le marché intérieur. » => Ou sont les preuves de ce que vous dites ? Vous utilisezla meme rethorique que Mr Sarkosy : simplification extreme des problemes, pour ensuite avancer une conclusion soit disant imparable, donc proposer une solution inevitabe. J’appel ceci du populisme. => Par ailleurs certains reprochent a sego de ne pas etre precise dans ses propositions. C’est vrai mais c’est peut être aussi qu’elle cherche à traiter les problèmes dans leurs globalités.

                                                                  « en investissant dans la recherche et l’éducation » => D’ou le soutient annoncé du comite « sauvons la recherche » à segolène. Peut etre estimez vous que ce comité est un rassemblement de « gauchistes et de bien pensants » ?

                                                                  « un modèle social qui fait la fierté de la France et que le monde entier nous envie mais que personne n’est assez stupide pour nous copier » => typiquement une rethorique sarkozyste. D’autre personnes pensent plus modestement que le modèle social francais est orginal et ambitieux. Ces gens demande simplement que le modele social francais soit amélioré, renové, et adapté a une situation qui n’est plus la même qu’en 1945. => Et aucun economiste n’a encore demontre que plus de social entrainait un pays dans l’archaisme et la decadence !

                                                                  « La dette atteint maintenant 65% du PIB et la situation est de plus en plus intenable. » => Oui la dette est une question importante a ne pas négliger. Oui on ne peut pas se permettre de laisser aux generations future le soin de payer nos depenses actuelles. => Mais sego n’a jamais dit le contraire ! Elle a dit qu’elle surveilerait la dette. Et je rappels que sous le gouvernement Jospin le budget était bien mieux maitrisé que quand sarko etait aux finances ! => Vous dites que la situation est intenable. Encore une fois vous dramatisez la situation pour mieux imposer uns solution qui serait a vos yeux inevitable. Regardez le montant de la dette Italienne (120%) et japonaise (130%). A ce que je sache ces pays ne sont pas encore declarés en faillite !

                                                                  « Or, en augmentant les niveaux des salaires les plus bas, on créé une pression sur les entreprises pour augmenter tous les salaires. » => Avez vous deja essayé de vivre avec 1500€ par mois en nourrissant une famille ? Il existe une manière simple de rendre les entreprises competitives : faire travailler les gens 50h par semaines pour 2€ de l’heure. Je vous garantis qu’a ce niveau les entreprises seront ultra competitives ! seuls problemes elles n’auront plus de clients pour acheter leurs produits ! => Je vous rappels la théorie du fordisme où une idee centrale était de payer correctement les ouvrierrs pour qu’ils puissent acheter les voitures qu’ils produisaient.

                                                                  « s’aperçoit qu’ils ont tous opté pour le libéralisme » => parce que segolene propose un retour du communisme ? Ha tiens on m’aurait caché quelque chose ?

                                                                  En conclusion votre article reflete parfaitement, selon moi, la rethorique utilisée par Sarkosy depuis longtemps : 1. j’annonce bien fort une verité que personne ne conteste. 2. Je presente de facon très simplifié et avec des arguments très partiels les causes du problème. 3. Je propose donc de facon implacable la solution du problème. 4. J’enrobe le tout de de mots tels que : "personne d’autre que...«  »on est le seul pays ou...«  »Il est quand même incroyable que...«  »C’est quand même surprenant que..." 5. Et hop ni vu, ni connu, je passe pour quelqu’un de logique, reflechit, avec des idees coherentes et precises.


                                                                  • IP115 6 mai 2007 13:22

                                                                    «  »en investissant dans la recherche et l’éducation« => D’ou le soutient annoncé du comite »sauvons la recherche« à segolène. Peut etre estimez vous que ce comité est un rassemblement de »gauchistes et de bien pensants«  ? »

                                                                    Non, ces gens votent pour ceux qui leur promettent des sous ! et ça pour promettre des sous à tout le monde, elle est forte la Ségo ... smiley

                                                                    Ceci dit, si la vocation de la France est de former gratuitement des étudiants et de financer des chercheurs qui finiront par aller travailler ou développer les découvertes ... dans d’autres pays (parce que toutes les entreprises croulant sous les charges se seront délocalisées, ça va pas le faire ... smiley

                                                                    A moins que l’on renationalise toutes les entreprises (genre URSS ou Venezuela dernièrement) pour les empêcher de partir, la dette de la France s’alourdissant, les français ne pourraient plus partir avant d’avoir remboursé leur part, notre petite URSS à nous quoi ... MDR smiley


                                                                  • karg se 11 mai 2007 13:00

                                                                    t’a tous compris, j’ai une copine en thèse en allemagne, elle a besoin d’acheter des sondes génétiques pour bosser, ça coute 500 euro, que tu sois en Chine ou en Suède, elle en achète toutes les semaines. Les emplois hautement qualifié en biotechnologie coutent plus cher en matériel qu’en salaire, c’est donc pas les charges qui empêche la France d’être présente sur ce marché, mais la médiocrité des fournisseurs de capitaux et la rareté des entrepreneurs... qui sont souvent d’anciens thésards...

                                                                    Si on suit ton raisonnement, on ferme les facs et on réouvre les mines, je comprend pourquoi t’a voté Sarkozy.


                                                                  • moebius 5 mai 2007 23:11

                                                                    Ca n’est pas en réduissant le service publique qu’on créera davantage de richesses mais on aura seulement permis a certain groupes industriels de s’approprier une partie de la richesse publique en contre parti l’état pourra lui réduire sa dette mais à qui l’état a emprunté de l’argent pour financer sa dette ? J’aime bien savoir a qui je dois de l’argent...


                                                                    • Furax77 6 mai 2007 06:16

                                                                      Toute cette énergie dépensée pour faire croire que c’est le service publique qui génère le fric qui fait vivre le secteur privé. La Pravda n’aurait pas mieux manipulé les esprits (ça me fait penser aux victimes qui ont provoqué les agresseurs - tout ceci est bien dans le désordre des choses aujourd’hui en france).

                                                                      Ce qui est sûr, c’est que si l’Etat produit de la richesse du genre « éducation » ou carte-grise, je vais avoir du mal à payer du pain avec.

                                                                      Au tout début était l’argent. A à l’arrivée, encore l’argent. Celui que les syndicats (de fonctinnaires) ne cessent de réclamer.

                                                                      Pour éduquer nos enfants, il faut de l’argent pour construire des écoles et payer les instituteurs. Cet argent n’est pas fabriqué par la planche à billets. Il est est pris des impôts qui sont prélevés auprès des entreprises privées et des particuliers, privés eux aussi.

                                                                      Enlevez le secteur privé et il n’y a plus d’impôt pour faire vivre les écoles. Le dilemne de l’oeuf et de la poule est cette fois beaucoup plus clair.

                                                                      Cet article vous défrise car il est clair et limpide. De plus, comme je le dis plus haut, la « recette » SR a déjà été tentée en 1981 : elle n’a pas marché.

                                                                      Ensuite, c’est une question de philosophie, qui se modélise par la métaphore du pêcheur : les socialistes choisiront de lui apporter sa ration de poisson (assistanat aménagé et entretenu - sans assistanat, sans misère, la gauche n’a pas de raison d’être) quand les gens de droite lui apprendrons à pêcher. Je préfère apprendre à être autonome et avoir le moins possible avoir à faire à un quelconque intermédiaire - esprit d’indépendance que voulez vous.

                                                                      Ce qui est sûr, c’est qu’un social fort ne peut pas marcher sans un « cadrage » fort, cad un contrôle fort des agents économiques : ni la Suède ni le Danemark ne sont des régimes laxistes vis à vis des chômeurs ou de l’argent publique. Alors qu’en France, on distribue généreusement et on laisse les gens se débrouiller, même s’ils ne savent pas. On distribue aussi largement à des syndicats qui ne représentent plus qu’eux mêmes et la fonction publique, et qui appellent régulièrement à la paralysie du pays. Au Danemark, les grèves sont illégales dans la fonction publique pendant une grande partie de l’année, et les licenciements sont très faciles. Du coup, l’embauche est facile aussi, et les chômeurs (5%) ne sont pas inquiets.

                                                                      Ce qui est sûr aussi, c’est que l’on ne peut pas avoir non plus un social efficace sans une économie en bonne santé. En Suède encore, la part patronale des cotisation sociales sur les salaires n’est que de 32%, contre 42% en France, la part du salarié est elle de 7% contre 13% (hors CSG et CRDS) en France. Finalement, ce sont les impôts sur le revenu qui sont plus élevés : 24% contre 15%.

                                                                      Avec vos raisonnement à la MMLN, vous essayez de nous revendre des idées qui ont fait la preuve de leur inefficacité tant du point de vue économique que du point de vue sociale. Quand on est en échec, on change. Sauf quand on est socialiste bien sûr. Faut-il que vous alliez aussi loin que le PCF pour réagir ?


                                                                      • BEY MUS 6 mai 2007 07:24

                                                                        Mr. BAYROU APPRECIE & Mr. Le Pen DEPRECIE

                                                                        L’UMP a non seulement peur de l’électorat de Monsieur François BAYROU qui représentent environ 6 800 000 électeurs dont les 2/3 iront élire Madame Ségolène ROYAL au 2ème tour.

                                                                        Mais aussi de l’électorat des abstentionnistes qui eux représentent environ 7 200 000 électeurs et qui iront donc voter en masse au 2ème tour.

                                                                        Une grande proportion d’entre eux soutiendra Madame Ségolène ROYAL.

                                                                        Donc, un électorat cumulé supplémentaire de 14 000 000 d’électeurs qui iront se départager entre Madame Ségolène ROYAL et Monsieur Nicolas SARKOZI a de quoi faire frémir l’UMP !

                                                                        Car nous savons que les abstentionnistes du 1er tour sont surtout des gens qui voteront à Gauche au 2ème tour.

                                                                        Ce qui est encore plus grave pour l’ UMP, c’est qu’après avoir appelé ses 3 800 000 électeurs à l’abstention, Monsieur Le Pen n’apportera donc pas son soutien à Monsieur Nicolas SARKOZI qui en avait grand besoin pour s’affirmer au 2ème tour.

                                                                        L’ UMP est maintenant aux abois ; d’où la récente rescousse des médias et des « sondages » qui ont multiplié par deux les écarts initialement avancés ( de trois (3) points à six (6) points) au profit de Monsieur Nicolas SARKOZI alors que tout cela n’est que de l’ INTOX .

                                                                        LES ELECTEURS NE SONT PAS DES MOUTONS DE PANURGE !

                                                                        D’après mes analyses, sur la base des résultats du 1er tour et des tendances qui ont suivi, Madame Ségolène ROYAL sera PRESIDENTE le 6 MAI 2007 avec 51,62 % des voix contre 48,38 % pour Monsieur Nicolas SARKOZI.

                                                                        Madame Ségolène ROYAL dépassera alors Monsieur Nicolas SARKOZI d’environ 1 200 000 voix.

                                                                        Bey Mustapha BEBBOUCHE


                                                                        • morice morice 6 mai 2007 10:18

                                                                          Ça fait des mois qu’on nous rabâche le fait que la France est bloquée et qu’un sauveur-débloqueur va changer tout ça d’un coup de baguette magique : Sarko, c’est Mickey en apprenti sorcier, passant son temps à remplir avec des sots (oui j’écris bien sots) un gouffre financier. Des projets délirants, qui ne sont là que pour attirer le chalant, comme de tenter de faire croire à l’accession à la propriété à ceux qui aujourd’hui n’arrivent même pas à obtenir un appartement en location dans un HLM... Un projet fumeux, qui repose effectivement sur une vision de l’économi importée des USA. Une vision de l’économie qui affirme sans le vérifier que les fameuses 35 heures n’ont pas créé d’emploi ou n’ont aucun effet économique dans un monde ou la société des loisirs prend de plus en plus de place... Discutez donc avec des gens qui n bénéficient, de ses retombées : restaurateurs, bistrotiers, vendeurs d’objets de loisirs : ils SAVENT eux la différence. Mais notre apprenti sorcier ne veut rien entendre la dessus, à balader ses seaux et les sots qui l’écoutent religieusement. L’économie prônée par Mr Sarkozy n’a aucun fondement sérieux autre que celle d’augmenter les profits pour une poignée d’individu, par de faire le bonheur de tous. C’est un capitalisme forcené, protétégé par des mesures fiscales préférentielles pour les personnes les plus aisées. Le peuple, dans ces mesures, n’existe pas. Et ce serait ce peuple maasochiste qui va élire un tel président, sur un tel programme ???


                                                                          • Senso 6 mai 2007 12:43

                                                                            Son programme est dangereux ? Non, elle est DANGEREUSE. Voici le programme de Ségolène Royal : créer les conditions d’une guerre civile ! Comme elle sait qu’elle va perdre, elle a déclaré que si Sarkozy est élu, la banlieue sera à feu et à sang- autrement dit, elle commet ce qu’on nomme un « appel au meutre », en faisant croire qu’elle n’est qu’une Cassandre. Bravo, madame l’irresponsable !

                                                                            Voici ce que je lis ce matin (oui, je sais, c’est dans Le Figaro mais est-ce que ça n’en est pas moins vrai ?) :

                                                                            27 voitures brûlées à Paris Publié le 06 mai 2007 Actualisé le 06 mai 2007 : 12h16 Le Figaro 6 Mai 2007

                                                                            Les véhicules ont été incendiés dans les IIIe, Xe et XVIIIe arrondissements. Pas moins de 27 voitures ont été incendiées dans la nuit de samedi à dimanche à Paris. La capitale est d’ordinaire épargnée par ce type d’exactions. Les quartiers visés sont les IIIe, Xe et XVIIIe arrondissements. La police suspecte une ou deux bandes du XVIIIe arrondissement de Paris ou de la Seine-Saint-Denis. Son enquête se poursuit actuellement pour tenter d’appréhender les auteurs. Ils auraient agi sous la forme d’un raid, à pied ou en scooter. Le 22 avril, soir du 1er tour de l’élection présidentielle, une soixantaine de véhicules avaient été incendiés dans le nord-est parisien. Jugés en comparution immédiate, les auteurs de ces délits étaient liés à l’extrême-gauche. Depuis la surveillance de la mouvance anarchiste et autonome s’est intensifiée.


                                                                            • Senso 6 mai 2007 13:04

                                                                              Plus encore : je viens de lire ceci sur le blog de Pierre Assouline :

                                                                              « j’ai reçu un tract qui appel déjà aux AG et autres manifs dans ma fac si il est élu. (...) C’est un vrai appel à la guerre civile , du totalitarisme en douceur : je ne vais pas élire et conforter des gens qui pensent comme ça, de toute façon. »

                                                                              Rédigé par : praesidentin.de | le 04 mai 2007 à 09:05


                                                                              • swirly swirly 6 mai 2007 23:44

                                                                                Votre article commence par un énoncé pour le moins erroné :

                                                                                « L’entreprise est le seul agent économique à créer de la richesse, condition préalable à la prospérité de chacun. Plus les entreprises créent de richesses et plus il est facile ensuite de les répartir. »

                                                                                Non, l’entreprise est le seul agent économique à créer des biens de consommation. Il ne faut pas confondre cela avec richesse. Les discours de Démocrite, Epictète ou Epicure sont des richesses, pas des biens de consommation. Ils ne sont pas le fruit d’une entreprise. L’oeuvre de Jacques Brel est une richesse, mais pas un bien de consommation (pas dans sa forme conceptuelle).

                                                                                L’amour d’un être humain pour un autre est une richesse, pas un bien de consommation.

                                                                                Les pays les plus riches en bien de consommation sont aussi parfois les plus pauvres. Les dépressions et les suicides sont anormalement élevés au japon ou en France. Alors que nos « richesses » sont parmi les plus élevées au monde. Mais uniquement au sens de l’entreprise.

                                                                                Ce dogme économique qui confond richesse et bien de consommation est hélas la gangrène qui ronge notre époque.

                                                                                J’espère que vous ouvrirez les yeux avant qu’il ne soit trop tard pour vous.

                                                                                Bonne soirée

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domou69


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