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Essai sur la société des citoyens responsables - des outils nécessaires

Il est plus facile de briser un atome qu'un préjugé (Albert Einstein)

Contrairement à ce que pensent de nombreux anti-capitalistes, imaginer un nouveau modèle ne passe pas par la suppression des éléments constitutifs de la machine économique, mais surtout revoir leurs usages et réglages.

Pour s'en rendre compte, il faut faire une analyse structurelle et non conjoncturelle, c’est à dire, ne pas suivre un raisonnement par réaction, mais par action directe de la structure étudiée. Et cela passe obligatoirement par étudier les principes, c’est à dire, en considérant le fond et non la forme, où pour cette dernière, il suffit souvent de remplacer un mot par un autre, argumenté par un changement de forme, alors que si on étudie le principe en lui même, des situations peuvent perdurer fondamentalement et ne changer que sur la forme. Autrement dit, ne rien changer au contenu, mais juste toucher à l’emballage. Et nous allons en donner un premier exemple tout de suite.

 

De la relation prédateur/proie humaine à maître/esclave à propriétaire/prolétaires.

Certes, la terminologie évolue, mais si le but reste le même, alors, cela veut dire qu’on est face au même principe et que le fond reste donc identique, seule la forme a évoluée.

Tout d’abord, il convient de remarquer que l’étude de cette relation est bancale, dans le sens où la relation directe maître/esclave ou prédateur humain/proie humaine, (mais pas forcément propriétaire/prolétaire) ne procure pas un avantage du maître sur l’esclave. En effet, car cela implique une présence et attention constante du maître sur le ou les esclaves. Autrement dit, telle quelle, le maître doit travailler au moins autant que l’esclave, car devant le surveiller et le contraindre en permanence et risquer constamment sa révolte.

En réalité, il manque un maillon essentiel qu’est le salarié (1). C’est à dire, celui qui n’est pas contraint de corps, mais persuadé par l’intérêt. Celui qu’il trouve à se placer dans une position intermédiaire entre le maître et l’esclave et à coopérer avec le maître contre l’esclave, pour contraindre ce dernier à obéir aux ordres de travail et ainsi, libérer le maître du devoir de dédier son propre temps à surveiller et exercer la contrainte. De telle sorte, que l’esclave devra obéir au maître et au salarié du maître.

Autrement dit, le salarié percevra une part du travail accompli par l’esclave. Certes moindre, mais suffisante pour le convaincre de se placer du coté du maître et non de l’esclave. Ici, le maître est le prédateur dominant, tandis que le salarié, placé en situation intermédiaire, est un sous prédateur, dominé d’un coté, mais dominant face à la proie qu’est l’esclave. Ce sous prédateur est donc apprivoisé, domestiqué, tel un loup devenu chien, il se trouve alors être le meilleur ami du prédateur humain.Entre parenthèse, la vie en société n'est t-elle pas l'art de s'apprivoiser les uns les autres, mais pouvant se passer des prédateurs et des proies. Et la condition n'est t-elle pas qu'il ne subisite plus de rapports barbares entre les peuples, mais apprivoisés, domestiqués.

L’étymologie du mot salaire venant du latin salarium, le sel « paiement pour travail ou service rendu », il désignait initialement la ration de sel fournie aux soldats romains (salarium), puis désigna l’indemnité en argent versée pour acheter le sel et autres vivres (source wikipedia)

Cela signifie bien que le salarié ne peut pas être traité aux mêmes conditions que l’esclave, ceci pour le distinguer de manière formelle et parce qu’il s’agit d’une persuasion par l’intérêt, donc, volontaire, le salarié ne peut être attaché au maître comme l’esclave. Il doit obligatoirement rester libre, du moins, en dehors du temps de vie négocié, selon les conditions d’un contrat établit et à la condition que ce contrat soit profitable aussi au salarié. Autrement dit, le maître devra payer le temps de vie dédié du salarié, par ce qu’on appelle un salaire et excédant ses seuls besoins primaires. C’est à dire, un moyen permettant au salarié d’échanger, librement, une valeur de référence contre tout objets nécessaire à son propre entretien et majoré d’un intérêt, accessibles chez d’autres maîtres, voire salariés.

Ainsi, l’abolition de l’esclavage a tout simplement prétendu mettre ces derniers dans la position de salarié. De ce point de vue du principe, même si en théorie l’esclavage était abolit au niveau du vocabulaire, en pratique, celui-ci fut maintenu en France jusqu’aux accords dits de Matignon de 1936. En effet, les conditions de travail étaient sinon égales, voir pires que celle de l’esclavage proprement dit et la preuve en est qu’il fallait une très imposante garde, dites nationales (mais obéissant aux seuls intérêts des propriétaires ou maîtres de l’économie), pour maintenir cette masse sous la contrainte de corps. Certes, le prolétaire, (vocable qui se substituat au mot esclave), n’était en théorie plus attaché au maître, mais tout comme l’esclave ne disposant pas des moyens nécessaires à sa propre subsistance, il restait totalement contraint de corps au maître, dont le nom changea pour celui de bourgeois et patron, mais qui restait le seul propriétaire des moyens de production. A noter que le patron n’était plus obligatoirement le maître, mais pouvait être lui même un salarié, donnant alors une plus grande liberté au maître qu’est le propriétaire de l’économie.

De fait, seule la forme changea. L'esclave n'était certes plus attaché directement à son maître, mais indirectement via la monnaie, le premier "disposant" de l'exclusivité de la dette systèmique et le second de la créance. Ce qui changea aussi, c'est que les esclaves devenaient la propriété commune des maîtres au lieu d'être une propriété particulière.

La fin de l’esclavage en son principe de contrainte de corps, fut abolit qu’avec les lois instaurant la sécurité sociale, les congés payés, la retraite et l’obligation de négociations des salaires entre propriétaires et prolétaires économiques. Déplaçant la contrainte de corps vers l’intérêt. Donnant alors une liberté effective au prolétaire dans ses choix et capacités de consommations et le faisant passer réellement du statut d’esclave à celui de salarié. Instaurant la consommation de masse et la société dites de loisirs, jusque là réservé aux seuls maîtres et salariés effectifs. A ce moment là seulement, on pouvait parler d’une relation duale et non tripartite entre propriétaires et prolétaires.

Nous avons là un exemple parmi d’autres que l’étude de cas via les principes, portant sur le sens de la relation, sont en totale contradiction avec l’étude de cas portant sur la forme, donnant lieu à des changements de vocabulaires utilisés, mais pas du but de la relation. Le principe de l’esclavage repose sur la contrainte de corps et non sur la liberté de mouvement, uniquement limité à savoir quel maître subir, tandis que le principe du salariat repose sur la persuasion par l’intérêt et non par la liberté de mouvement. Pour preuve, une personne peut rester toute sa vie au service d’un même patron et ce, jusqu’à se battre pour y rester attaché… D’autant plus que l’intérêt qu’il en retire est élevé ! A contrario, l’état d’esclave n’apporte aucun bénéfice. A ce propos, les exemples d’esclaves ayant atteint des fonctions élevés, loin d'être un contre exemple, prouvent ce qui est affirmé ici, car ils se voyaient toujours gratifiés d’avantages liés à leur fonction. N’avaient d’esclaves que le noms et avaient en réalité atteint le statut de salariés. La plupart d’entre eux percevant un salaire parfois très élevé et leur donnant la possibilité d’acheter leur propre affranchissement ou/et celui de leurs enfants.

Car on ne peut pas obtenir le meilleur d'une personne par la contrainte de corps, mais uniquement par l'intérêt.

Ce qui ressort de la triple relation entre maître-salarié-esclave, c’est que, s’agissant de la production des biens et services nécessaires à la vie humaine, la position centrale n’est ni le maître, ni l’esclave, mais celle du salarié En raison de sa position intermédiaire, le salarié est autant capable de commander que d’obéir. De travailler que de faire travailler. Sa position est un équilibre entre des droits et des devoirs et non pas de déséquilibre, telle celle du maître cumulant la quasi exclusivité des droits et l’esclave, les devoirs. Car il convient de rappeler, encore une fois, qu’il est impossible de parler de droits ou de devoirs indépendamment l’un de l’autre. Tout droit implique un devoir et tout devoir applique un droit. Un monde où il n’y a que des droits, sans restrictions aucune, est un monde sans conditions, sans limite physique d’aucune sorte, c’est le monde de l’imaginaire ou aujourd’hui, virtuel, mais où tout joueur gagne dès le premier essai, puisqu’il est établit qu’il n’y aucun devoirs à remplir. On constate ainsi que pour donner un sens au monde virtuel, les devoirs ne sont pas éliminés, bien au contraire ! Ils peuvent être totalement différents, mais le principe reste immuable, tant que le but du jeu est de suivre un ordre logique spatio-temporel.

Autrement dit, si on peut se passer du maître et de l’esclave, on ne peut pas se passer du salarié en tant que tel dans les relations économiques. Dans une société avec une concentration massive de population, impliquant la production de masse pour répondre aux besoins de cette masse vivant dans les cités et avec une division du travail importante, tout le monde est en contrat d’échange avec tout le monde dans le cadre des échanges économiques, sans cela, tout s’effondre.

 

Du salariat.

Ce qui nous amène à considérer le salaire par lequel le salarié est rémunéré. Ce salaire peut être en nature si et seulement si, cela excède ses besoins primaires et peut être échangé contre tout autre biens. Autrement dit, qu’il contienne la fonction monétaire. Le principe du salaire n’est pas lié à la relation entre maître et salarié, patron et employé (le patron pouvant être lui même un salarié, lorsque le propriétaire délègue cette tâche), mais dans l’échange d’une partie de son temps de vie contre un autre temps de vie dédié.

Autrement dit, le but ou principe directeur du salariat, est d’échanger une partie de son temps de vie contre un autre temps de vie, mais dont on aura le choix de son emploi, déterminé en fonction de ses besoins primaires et secondaires (ce qui exclu l’esclave). Le salaire, selon qu’il résulte d’une contrainte ou d’un intérêt, est celui versé à un esclave ou un salarié. Dans le premier cas, le salaire est limité à la survie, ou besoins primaires, dans le second cas, il doit permettre l’accès à des biens dits secondaires ou d’épargne. Dans le premier cas, la contrainte est extérieure, dans le second cas, la contrainte est intériorisé, motivé par l’intérêt.

Autrement dit, quel que soit le système envisagé pour une économie complexe, le salariat en son principe ne peut pas être éliminé, seuls les intermédiaires prélevant un impôt peuvent l’être et doivent l’être. On doit discuter des modalités pratiques, mais pas du principe en lui même, dès lors où l’économie repose sur l’échange de temps de vie dédié à la production. Dès lors où on veut conserver la liberté (relationnelle) quant à ses choix de consommations et non l’imposer, il faut conserver le principe du salaire, du salariat, dont on peut seulement discuter des critères de rémunérations selon les emplois considérés (pénibilité, spécialisation, dangerosité, nécessité ou pénurie.

Cela veut dire que les « grands » penseurs du communisme et surtout de l’anarchisme, n’ont pas su ou vu le fait que le salariat, toujours au regard de son principe, n’est pas lié au maître mais aux conditions d’existence de toute société complexe. Que le maître ou prédateur humain soit le premier qui, historiquement, à su développer le principe ne change rien, ce dernier est lié à l’échange basé sur la coopération, sur la persuasion par l’intérêt et non par la contrainte de corps, privé d’intérêt.

Ainsi, en voulant supprimer le salariat par réaction au système capitaliste, les penseurs communistes et anarchistes s’interdisaient de trouver un modèle applicable dans la réalité, réduisant alors leur pensée en vœux pieux. D’autant qu’ils ne vont pas s’arrêter à vouloir supprimer le principe du salariat, ils vont aussi vouloir supprimer la monnaie et la bourse, toujours par réaction, rendant alors totalement impossible l’édification d’une alternative au système actuel, car jetant tous les outils indispensables à une économie complexe. C’est à dire, technologique, demandant une très forte spécialisation et une organisation industrielle devant répondre aux besoins de milliards d’individus et non à de petites communautés. Même si les réglages de ces outils peuvent êtres très fortement modifiés, ils ne peuvent pas être supprimés. Tout comme la production peut être aussi très fortement réformée, sur certains éléments de pointe, cela paraît autant difficile qu’improductif.

Enfin, il convient de noter qu’aujourd’hui, 99 % de l’économie est assurée par les seuls salariés, car contrairement aux idées inculquées, est salarié, toute personne qui échange un temps de vie dédié contre un autre. C’est le cas de pratiquement toutes les professions dites « libérales », des agriculteurs, des artisans et de tous les petits entrepreneurs. La différence se situe entre salaire fixe et variable, certains pouvant combiner les deux. Bien sûr, la partie variable est le bénéfice net, mais celui-ci dépend du seul travail de la personne elle même et non du travail d’autrui avec lequel on peut bien vivre sans devoir soi même s’employer. Mais le salarié n’a que faire de maîtres ou patron, sinon pour le maintenir dans la servitude volontaire.

 

De la monnaie (3)

Comme expliqué dans l’article « la monnaie du XXIème expliqué aux nuls et surtout aux experts », la monnaie est la valeur d’échange des marchandises uniquement dans le système capitaliste, ceci, pour dissimuler la part travaillé et permettre la maximisation de la plus-value. Mais dès lors où l’impôt privé que sont les profits est interdit, la monnaie n’est plus la valeur d’échange des marchandises, mais uniquement la mesure de la valeur du temps de vie dédié à la production des marchandises. La maximisation du profit devient alors celle consistant à diminuer le temps nécessaire à la production, tout comme avec le système capitaliste, mais cette fois ci, où le profit est réparti entre tous les producteurs/consommateurs. Cela ne supprime pas d’ailleurs le principe du mérite personnel quand à sa propre productivité, bien au contraire, mais est limité à son apport personnel. Ce qui change alors radicalement, mais nous le verrons plus en détail dans les prochains articles, c’est que le but est de dégager autant que possible le citoyen du devoir de travailler, donc, de lui permettre de se libérer pour les activités choisies. Ces dernières pouvant consister à ne rien faire, comme à produire plus pour consommer plus (sous certaines conditions). C’est une inversion du sens de la relation du travail vis à vis de l’outil de production, permise par sa collectivité (là aussi, selon des modalités précises). Le principe de l'intérêt nest pas non plus supprimé, mais dépendant de son utilité. Par contre, la recherche d’une maximisation du rendement reste identique, mais cela passe dès lors par l’interdiction de l’obsolescence programmé, donc de l’optimisation de la qualité et de la durée d'utilisation. Il y a donc toujours ce souci relatif d'optimisation de la production, mais pas pour permettre l'exploitation d'une minorité sur la majorité, sinon pour que chacun puisse optimiser son propre temps de vie.

La condition pour se passer de la monnaie, repose sur une confiance totale des citoyens entre eux (sauf production entièrement automatisé), quant à leur honnêteté portant sur la gestion de leur équilibre interne entre devoirs (production) et droits (consommation).

Comme nous le verrons par la suite, du fait de la monnaie comme mesure de la valeur du temps de vie dédié à autrui ou détenu sur autrui et de la transposition de la propriété en responsabilité, implique que chacun est le créateur de la monnaie et non plus une banque ou une institution d’État. Car comme la monnaie contient en elle même un coté débit et un coté crédit et la responsabilité économique contient aussi un coté devoir et un coté droit, il est facile de faire correspondre débit avec devoir et crédit avec droit. Sachant, que l’incapacité et l’irresponsabilité, impliquent d’autres critères (2).

 

De la bourse,

Ici, il convient de commencer par rappeler que le rapport offre/demande, est en réalité un double rapport. C’est à dire, que les deux parties doivent avoir une offre et une demande à formuler, sans cela, il s’agit soit d’un don, soit d’un vol. Si on parle que dun simple rapport offre/demande, c’est que l’autre partie est contenue dans la valeur d’échange, généralement monétaire et qui peut être une marchandise quelconque. Mais il y a valeur d’échange, que s’il y a rapport offre/demande.

Ceci étant dit, la bourse est un élément essentiel d’une économie complexe et là aussi, même si historiquement ce sont les banquiers qui semblent êtres les premiers à l’avoir utilisés, du moins dans sa conception moderne, fondamentalement, il s’agit d’un outil collectiviste. En effet, c’est à partir de son essor que les grandes sociétés transnationales vont pouvoir se développer, en permettant de socialiser des capitaux jusque là séparés. De la même manière que le fonctionnement interne des grandes sociétés sont de type socialiste et communiste au niveau des actionnaires. Le système capitaliste s’appliquant qu’envers les employés soit en état de salariés, soit d’esclaves, selon la hauteur de leur rémunération.

La grande différence entre une économie capitaliste et socialiste ( ou communiste, anarchiste, libérale) est le sens du rapport entre l’offre et la demande. Dans le système capitaliste, c’est l’offre qui guide et conditionne la demande, tandis que dans le système socialiste, c’est la demande qui guide et conditionne l’offre. (en modèle responsabiliste, c’est plus complexe). Etant entendu que le principe de devoir déterminer la valeur d’échange reste invariable !

Ce sens est évidemment dû au fait de la présence ou non de la propriété de l’outil économique, dont les capitaux résultant des profits ou impôts privés, font partie. On parle d’offre, de celui qui possède l’outil productif, donc, des propriétaires économiques. En système capitaliste pur, sans dose de socialisme, l’offreur ne satisfait que sa propre demande, y compris et surtout en besoin de main d’oeuvre, laissant le surplus mourir de faim. Autrement dit, ce n’est que la fin de l’esclavage dans les économies occidentales, qui va introduire le sens de la demande comme condition de l’offre, même si en réalité, cette dernière conserve son rôle de guide via la propagande ou publicité de masse, notamment parce qu’elle conserve la propriété de l’outil productif et conserve le quasi monopole des capitaux d’investissement. Car bien évidemment, le salarié n’offre pas un produit fini, ou une matière première, mais une valeur d’échange contre laquelle il peut voir sa demande satisfaite. Mais, sans l’acquisition de cette valeur d’échange par son travail ou activité et quasi exclusivement monétaire, il n’aurait rien à offrir et donc, ne pourrait rien demander (sinon le don ou par le vol). A cela, il convient d’ajouter la hausse des prélèvements obligatoires et leurs redistributions sociales, dont leur poids vont être déterminantes pour permettre d’inverser le sens de la relation demande par l’offre, en offre/demande.

En tout état de cause, la bourse est un outil de gestion des ressources, tant matérielles qu’humaines et ne peut pas être supprimée, mais au contraire, son usage doit être intensifié. On peut d'ailleurs d'ore et déjà remarquer qu'elle est un outil central de l'économie collaborative et d'exploitation prédatrice de l'esprit collaboratif se développant gràce à l'internet. Car si les termes ne sont pas les mêmes, le principe est identique. C'est à dire, la gestion des ressources via des plateformes agissant comme des bourses mettant en rapport l'offre et la demande.

Nous verrons que, loin de supprimer le salariat sur la base de son principe rappelé plus haut, c'est au contraire son avènement le plus complet. Si l'ubérisation est une menace, c'est en raison du seul fait qu'elle obéit aux intérêts de ses propriétaires et non de ses seuls utilisateurs.

Bien qu'à l'écriture, je me rend compte qu'il reste encore beaucoup à dire comme travail préparatoire avant d'énoncer le modèle, qui a d'extraordinaire que l'évidence de son concept de base, même s'il évolue instantanément en grande complexité organisationnelle (s'imposant déjà de lui même via l'interne), je ne peux guère en proposer qu'un de plus avant que ma crédibilité soit engagé. Aussi, ce sera bel et bien le dernier,

 

 

(1) je n'utilise plus le mot "serviteur", en raison de son double sens. Si de nos jours il est synonyme de salarié, éthymologiquement, ce mot veut dire "être esclave",

 

(2) l’incapacité, comme son nom l’indique, concerne tous ceux qui sont empêchés d’accomplir leur part selon leur besoins et aspirations, en raison de maladies, handicap ou retraite et qui donc, repose sur la solidarité générale. Ici, c’est l’incapacité qui fait office de devoir et donne tous ses droits. A contrario, l’irresponsabilité met la personne sous tutelle, au statut d’un enfant.

 

(3) crée ou non ex-nihilo, d’épargne ou de crédit, produisant des intérêts ou fondante, la monnaie contient en elle même un coté crédit et un coté débit, à somme nulle. Sans cela, la monnaie ne peut pas exister ou si on préfère, est une monnaie de monopoly. C’est une loi universelle inviolable. Il est possible de diluer la valeur, comme de la concentrer et même de la supprimer, via la faillite, mais tant qu’elle à cours, l’équilibre intrinsèque de la monnaie entre sa partie débit et crédit est immuable. Le flux ou déséquilibre nécessaire au mouvement, étant assuré par le rapport entre demande et offre. Donc, entre ceux qui disposent de la partie créance et ceux qiu disposent de la partie dette.


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33 réactions à cet article    


  • bob14 8 juin 10:09
    citoyens responsables ?..heu ou ça..sur terre ou ailleurs ?

    • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 8 juin 10:32

      @ Hervé Hum,

      Bonjour et merci pour cet article qui soulève bien des questions complexes auxquelles il est bien difficile de répondre globalement. Nous ne pouvons, en l’état actuel des choses, n’apporter que des réponses partielles. Sur le capitalisme d’abord, sur le fond, sur la forme, et sur les causes de son pouvoir où l’aliénation sur les masses reste la condition sine qua non de sa survie.

      S’il faut analyser le capitalisme, le système sous lequel nous vivons, il repose essentiellement sur le crédit, et les taux usuraires ou prohibitifs. Le salaire n’étant que le moyen accordé aux individus, d’ entretenir ce système avec le crédit.


      Car si nous remplaçons le principe du salaire par un autre moyen d’échange, il restera toujours la société dans laquelle les humains évoluent à divers degrés de confort ou d’aliénation, dans la plupart des pays du monde, reposant sur une société d’hyper consommation, où l’être humain n’est devenu qu’un objet de recentrage de la publicité.


      Quant aux sociétés anonymes, elles ont révolutionné le monde bancaire et boursier, une simple loi datant de la seconde moitié du XIXe siècle, permettant à des particuliers suffisamment aisés de spéculer et d’accumuler des richesses sur le dos des salariés.


      Je pense qu’avant de s’attaquer au « salaire », il faut s’attaquer à l’ADN du capitalisme : la banque, le prêt et le taux d’usure.

      Quant aux moyens d’échange, la monnaie, il faut réfléchir bien sûr à d’autres formules, elles existent.


      Autre chose : ce système qui régit nos vies ne peut perdurer que grâce aux partis politiques, qui sont les bras armés des banques. Le suffrage universel, tel qu’il est aujourd’hui envisagé n’est que la partie pourrissante de notre système. Il est vain, il est vide de toute espérance, car il reproduit à chaque échéance le schéma imposé par les dominants.


      Si du jour au lendemain, nous supprimons à la fois le prêt, le taux d’intérêt, bref, l’usure, vous privez les banques de leur oxygène. Si demain vous envisagez, une autre solution que le suffrage universel uninominal à deux tours, ou à un tour, appliqué presque partout dans le monde, avec des candidats issus des « dominants », mais choisis démocratiquement parmi les citoyens par les citoyens eux-mêmes, comme le propose l’excellent Etienne Chouard, par exemple, nous infirmerons la tendance mortifère actuelle.


      Mais pour arriver à un tel postulat, il faut que les individus ou groupes d’individus reprennent confiance en leur semblables. Ce que le capitalisme dans ses grandes lignes redoute avant tout : c’est pourquoi la « guerre du tous contre tous » par les plus engagés des théoriciens du capitalisme ont porté au fait de la pensée moderne.







      • Hervé Hum Hervé Hum 8 juin 10:49

        @Nicole Cheverney


        merci de votre commentaire,

        cela dit, vous tombez dans l’erreur que je m’emploie à dénoncer, celle consistant à confondre la forme avec le fond.

        Autrement dit, pour l’exemple avec la monnaie, mais c’est valable pour tout le reste, vous pouvez changer le terme, mais pas la fonction. Vous changerez certes la formule, la forme, mais pas le fond, celui ci restera toujours le même, immuable, soit, de devoir établir des règles de bons procédés quand aux échanges. Sans cela, il faut renoncer à une société technique et donc, désolé de vous le dire, mais jetez votre ordinateur, votre portable, tous vos appareils électo-ménager, voiture et éclairez vous autrement que par l’électricité.

        Ici, je traite des conditions nécessaires et non pas d’une vision de l’esprit où l’imaginaire peut créer un ordinateur juste en le pensant !

        Pour ce qui est du crédit, je vous renvoi à mon article « la monnaie du XXIème siècle, monnaie de dépôt ou de crédit ». Car non, le crédit n’est absolument pas un problème, le seul problème, c’est l’intérêt. Tout comme c’est le profit et le loyer immobilier qui pose problème et est la raison d’être de la propriété.

      • Jason Jason 8 juin 11:38

        @Nicole Cheverney


        « Je pense qu’avant de s’attaquer au « salaire », il faut s’attaquer à l’ADN du capitalisme : la banque, le prêt et le taux d’usure ». Auxquels il faut ajouter l’exploitation de l’homme par l’homme, et la captation des plus-values que sont les profits. Les trois aspects que vous décrivez [banque, prêt, taux d’usure] ne sont qu’un aspect de la manière de faire fructifier le capital. Il faut prendre en compte la spéculation mobilière ou immobilière et l’entreprise sous ses formes sophistiquées d’aujourd’hui. je concède toutefois que les entreprises ne peuvent exister sans les banques. je note aussi que les banques, en tant que prêteurs et investisseurs font pression sur les entreprises pour maximiser les retours sur investissements.

        Les machines à créer de la plus-value sont diverses. Et les mécanismes servant à redistribuer cette plus-value à travers les politiques des Etats, sont déséquilibrés en faveur des détenteurs de capital (en général de patrimoine).

      • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 8 juin 21:11
        @Hervé Hum

        Bonsoir, je ne confonds pas le fond avec la forme. Je dénonce les règles de base du capitalisme. Il me semble que dans un régime non capitaliste, nous pourrions tout autant profiter des nouvelles technologies, ordinateur, portable, et avancées techniques. Je rappelle que tous les pays socialistes - il en reste très peu, puisque soit combattus, soit détruits, la population profite de ces avancées techniques. Mais nous sommes arrivés à un stade où les besoins dans l’immédiateté de posséder jettent les gens dans la prison de l’endettement. Et de cela que le capitalisme fait son lit, et profite aux banques. D’ailleurs leur pouvoir est immense et remplace avec le complexe militaro-industriel, les Etats et les institutions. Un seul exemple, Vinci : autoroutes, parkings payants comme à Paris à raison dans certains quartiers où il faut débourser 45,00 Euros par jour pour pouvoir se garer. Le raket est devenu institutionnel par des officines privées, illégitimes et totalement hors sol ! C’est à cela et à cela seul, que le capitalisme a toujours oeuvré, permettre à une petite camarilla de profiteurs de s’enrichir sur le dos des populations. Il y aura mis plusieurs siècles pour arriver à ses fins. Nous y sommes dans la forme la plus perverse qui soit.





      • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 8 juin 21:35
        @Jason

        Bonsoir, l’exploitation de l’homme par l’homme, oui, alors là nous rentrons directement dans le constat fait par le marxisme. Et là je suis d’accord avec vous. J’évoque le salaire, mais je n’ai évidemment pas voulu m’appesantir sur la question cruciale du partage équitable des marges et des plus-values. C’est toute une politique salariale qui est à revoir, bien sûr. Aujourd’hui, les entreprises comme les individus vivent à crédit, pendant que les actionnaires qui ne produisent rien, font des marges et retours sur investissements qui défieraient même les lois de la gravité. Et parfois nous nous apercevons que les investisseurs, les actionnaires et les chefs d’entreprises font partie de la même famille. Si bien que le système est totalement fermé. Ces mêmes chefs d’entreprises, CAC 40, dans le mêmes temps bénéficient d’aides publiques payées par le contribuable. C’est le système qui permet cela, vous parlez de patrimoine, mais n’oubliez pas de préciser... industriel.



      • Hervé Hum Hervé Hum 8 juin 21:41

        @Nicole Cheverney


        j’aurai surtout aimé une réfutation de l’article sur le fond, quand à dire que la monnaie, dans sa fonction primordiale,est la mesure de la valeur du temps de vie dédié où il est indifférent au régime, mais une condition de toute économie complexe avec division du travail.

        Vous pouvez changer de vocabulaire, mais pas la fonction. Sinon, il est plus qu’évident et c’est surtout le coeur de mon essai, qu’une société technologique n’a absolument pas besoin de capitaliste, bien au contraire.

        Le système capitaliste n’est en rien la cause et le moteur du progrès technique, c’est une fumisterie. La raison du progrès dépend uniquement de la volonté ou non de l’être humain de la développer.

        Le monarchisme est fondamentalement un système capitaliste qui a longtemps résisté à toute volonté d’essor technique avant de s’y rallier, motivé par la seule cupidité.

        Ce qui fait le progrès technique, ce sont les défis que l’humain se propose de relever et lui seul, autrement dit, indépendamment du système, qu’il soit capitaliste ou socialiste.

        Sinon, désolé de vous le dire, mais la « petite camarilla de profiteur » s"enrichi depuis quelques milliers d’années déjà sur le dos des populations, sauf que ce n’est pas toujours la même caste. La différence avec aujourd’hui, c’est que toutes ces différentes castes qui se sont succédé, ont finit par fusionner dans une seule caste.

      • Hervé Hum Hervé Hum 8 juin 21:49

        @Jason


        c’est le profit qui permet l’exploitation de ’l’homme par l’homme et est l’ADN du capitalisme.

        De plus, les entreprises n’ont que faire des banques, sauf dans le système capitaliste, mais parce que les banques ont pour mission de donner à l’épargne la même valeur qu’un bien immobilier, c’est à dire, percevoir un loyer.

        EN système socialiste ou ici, responsabiliste, ce sont les citoyens eux mêmes qui son créateur de la monnaie et donc, fournissent les capitaux nécessaires aux entreprises. Une banque est seulement gestionnaire, mais n’a plus aucun pouvoir quand à l’utilisation de la monnaie, donc, sa création et gestion des capitaux. Bref, il n’y plus de banquiers, mais uniquement des salariés.

      • Jason Jason 9 juin 11:42

        @Hervé Hum


        « c’est le profit qui permet l’exploitation de ’l’homme par l’homme et est l’ADN du capitalisme. »

        Plutôt l’inverse. C’est l’exploitation qui forme l’accumulation ou profit. Et deuxièmement, la spéculation basée sur la rareté (et donc la demande) forme aussi un profit ou plus-value. Dans ce cas, exit le travail. 

        Par ailleurs, les spéculations sur la soi-disant nature humaine, qui est tantôt ceci, tantôt cela, ne mène à rien. Quant aux conditions optimales, les conditions « historiques » on voit que cela ne mène à rien non plus. Les événements sont à créer, et l’histoire à réinventer. Après, on remettra tout ça dans des flacons et récits divers qu’on appellera l’histoire.

      • Hervé Hum Hervé Hum 9 juin 14:08

        @Jason


        « Plutôt l’inverse. C’est l’exploitation qui forme l’accumulation ou profit. »

        c’est exact, c’est une erreur de ma part !

        en fait, il s’agit d’une relation qui s’auto alimente avec comme facteur commun, la propriété économique, qu’elle soit immobilière, de l’outil de production ou de l’épargne monétaire.

        Autrement dit, c’est la propriété qui permet l’exploitation et le profit, car sans la propriété, vous ne pouvez pas exploiter autrui pour en tirer profit et avec ce profit, augmenter le niveau d’exploitation.

        Mais ce qui est certain, c’est que le but est de s’approprier le temps de vie d’autrui à son profit exclusif, pour son usage personne, domestique. et se dédier uniquement aux activités choisies. C’est cela le libéralisme pensé par et pour les propriétaires de l’économie.



      • La notion de maître ou esclave est un peu archaïque. Que l’on soit maître ou esclave, le rapport est le même car chacun dépend de l’autre (comme le maso par rapport au sado). Personne n’est entièrement libre. Pour survivre, nous sommes esclaves de notre alimentation, sommeil, air. Certains ont cru (ou cuit) qu’avec les pilules (vertes pour la salade, rouge pour la viande) nous serions délivrés de cette servitude de devoir faire ses courses, éplucher des pommes de terre, mais n’avaient pas compris que cette liberté illusoire serait remplacée par un autre esclavage : remplir l’ennui d’une journée sans intérêt. Pour un esclavage maîtrisé consenti et pleinement assumé. Chacun à la place qui lui convient. J’ai connu des cuisinières et blanchisseuses parfaitement heureuses. et des patrons en plein burn-out.


        • Hervé Hum Hervé Hum 8 juin 10:52

          @Mélusine ou la Robe de Saphir.


          certes, mais il y a un sens qu’on ne peut ni oublier, ni inverser, c’est celui qui veut que ce soit le maître qui dispose de la vie de l’esclave, non du contraire !

          Ici, le maître nécessite l’esclave et le salarié pour pouvoir libérer son propre temps de vie à des activités choisies.

          Il y a donc une grande distinction entre activité choisie et contrainte et absence d’activité.

          Ce qui valide totalement et ne contredit pas votre dernière phrase !!!

        • @Hervé Hum


          j’ai connu disons, le serrage de ceinture dans ma vie. Mais, comme l’envie de créer et d’être libre étaient plus forts,...ces forces m’ont permis de franchir toutes les écluses et obstacles de la vie. Quand je suis montée à Parie en 1985 : 5000 euros en poche et j’ai rencontré un arstiste sculpteur qui vous avez compris n’avait jamais plus que 2 euros en poche. La bohème de Ferré. C’était l’art de la débrouille. Mais bon, ses potes : César, Topor et d’autres, nous permettaient de vivre parfaitement bien.Petis boulot sur les plateaux de T.V,.... Esclavage souvent consenti, pour qui le veut bien,... Bon, c’est mon point de vue,...Le culot n’est pas donné à tout le monde et l’humour non plus,....
          • L’Employé - Éditions de Minuit (1958)

        • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 8 juin 21:24
          @Mélusine ou la Robe de Saphir.

          Bonsoir, la notion d’esclave et de maître n’a jamais été aussi vivace qu’aujourd’hui. Mais elle a pris des formes ignorées dans l’antiquité jusqu’à notre époque post-moderne où elle s’est transformée. Cette notion d’esclavage post-moderne est justement le coeur de tous les combats des peuples aujourd’hui, leur soumission à la domination, contre la guerre, contre l’aliénation, contre la manipulation, contre le sophisme ambiant, etc.

          Et je m’érige en faux, lorsque vous dîtes : « pour un esclavage maîtrisé consenti et pleinement assumé ».
          Car non ! l’esclave ne maîtrise jamais son état, c’est tout juste s’il est conscient de sa soumission". Lorsqu’il sort justement de son état, il se révolte. Et le burn-out patronal que vous citez n’est rien d’autre que cette révolte d’un système d’aliénation, c’est valable pour certains patrons, mais cuisinières et blanchisseuses parfaitement heureuses, on peut l’être, oui, à condition de passer sur les conditions de ces métiers qui aujourd’hui sont plus proches de l’esclavage. Une exemple : les grands groupes et chaînes de blanchisseries qui traitent des tonnes de linge sale en provenance des hôpitaux et des grands hôtels. Allez y faire un tour, et vous verrez ce que représente un esclave moderne consenti mais non assumé.

        • @Nicole Cheverney


          Tout à fait d’accord avec vous. Mais quand votre évier fuit, vous appelerez votre plombier qui doit se contorsionner pour répar la fuite. Quand je lui demande si cela va : vous en faites pas pour moi. Ce Soir sur mes jambes pour former des jeunes filles au judo.
          http://www.programme.tv/news/actu/143274-billie-holiday-bob-dylan-kendrick-lamar-top-14-des-chansons-contestataires-videos/ Alors : remplaçons le terme esclavages, par combat.

        • Jacques Sternberg : 

          • L’Employé - Éditions de Minuit (1958)

          • Corps rit j’ai : j’ai connu disons, le serrage de ceinture dans ma vie. Mais, comme l’envie de créer et d’être libre étaient plus forts,...ces forces m’ont permis de franchir toutes les écluses et obstacles de la vie. Quand je suis montée à Parie en 1985 : 5000 euros en poche et j’ai rencontré un artiste sculpteur qui, vous avez compris n’avait jamais plus que 2 euros en poche. La bohème de Ferré. C’était l’art de la débrouille. Mais bon, ses potes : César, Topor et d’autres, nous permettaient de vivre parfaitement bien.Petits boulot sur les plateaux de T.V,.... Esclavage souvent consenti, pour qui le veut bien,... Bon, c’est mon point de vue,...Le culot n’est pas donné à tout le monde et l’humour non plus,....
            • L’Employé - Éditions de Minuit (1958)

            • kalachnikov kalachnikov 8 juin 11:43

              @ Mélusine ou la Robe de Saphir.

              Je vous tope encore, l’autofictive. En ce temps-là, c’était encore les assignats.



            • kalachnikov kalachnikov 8 juin 11:57

              @ Mélusine ou la Robe de Saphir.

              Ne me prenez pas pour un cave avec vos clichés. C’est de cette intimité rêvée, donc, que vous vient votre goût immodéré pour les concrétions, que bizarrement vous appelez synchronicités...

              Ps arrêtez de manger des thermomètres, la castaflore, votre organisme sature. C’est la dose qui fait le poison.


            • @kalachnikov


              et la rose, le poisson.


              • Difficile d’être synchro-niseur, quand on déraille : http://www.lalibre.be/regions/hainaut/un-train-vide-deraille-a-neufvilles-soignies-les-services-de-secours-envoyes-en-nombre-5b1a4c395532a2968864bdb1. Hier, j’ai regardé une émission sur ARTE. Superbe. Les Mérous ne procréent qu’un seul jour : celui de la pleine lune de Juin et en plus parmi les requins dans un lieu magique. Toute « la scène primitive » a été filmée et reconstituée". https://www.fsolver.fr/?champ=NISEUR. LA PMA APPROCHE. PAS SYNCHRO, plein de petits robots,........https://www.arte.tv/fr/videos/075178-000-A/700-requins-dans-la-nuit/


                • 700 requins dans la nuit. 



                    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 8 juin 19:14
                      " La fin de l’esclavage en son principe de contrainte de corps, fut abolit qu’avec les lois instaurant la sécurité sociale, les congés payés, la retraite et l’obligation de négociations des salaires entre propriétaires et prolétaires économiques. Déplaçant la contrainte de corps vers l’intérêt. Donnant alors une liberté effective au prolétaire dans ses choix et capacités de consommations et le faisant passer réellement du statut d’esclave à celui de salarié.

                      Instaurant la consommation de masse et la société dites de loisirs, jusque là réservé aux seuls maîtres et salariés effectifs. A ce moment là seulement, on pouvait parler d’une relation duale et non tripartite entre propriétaires et prolétaires."

                      Avec une telle remarque, l’auteur n’envisage pas le Frexit pour sauver le modèle social français en perdition ?

                      • Hervé Hum Hervé Hum 8 juin 22:03

                        @Fifi Brind_acier


                        Si ce n’est déjà fait, je vous invite à lire le précédent article ou chapitre traitant de l’antimondialisaton.

                        cela dit, je suis pour le Frexit, mais certainement pas pour revenir à la situation d’après guerre et une des raisons, mais pas essentielle, en est que les conditions n’existent plus et ne peuvent plus revenir telles quelles.
                        Pour ma part s’il s’agit de préserver les acquis sociaux, cela ne passe certainement pas par la sauvegarde d’un modèle ayant été instauré dans le but de préserver la propriété économique d’une bourgeoisie en place, à un moment de l’histoire où elle se sentait menacé et où la France risquait d’être placé sous tutelle des USA.

                        Asselineau vous trompe, ses arguments peuvent faire illusions face à l’UE, mais certainement pas face à la non rétroactivité de l’histoire, c’est à dire, que la France ne dispose plus de l’avantage technique qu’elle disposait au sortir de la 2ème guerre mondiale sur les pays d’Asie. Interdisant, de fait, tout retour en arrière.

                      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 9 juin 06:45

                        @Hervé Hum

                        Il ne s’agit pas d’un retour en arrière à la Libération, mais de remettre en place et les régulations et les lois qui existaient avant Maastricht : gestion de la monnaie, contrôle des mouvements de capitaux, taxes à certaines importations, faire les lois en France, ne plus dépendre de l’ OTAN etc.


                        Si la Révolution n’arrive pas, vous n’avez aucun Plan B.
                        Sauf laisser disparaître le modèle social français.

                      • Hervé Hum Hervé Hum 9 juin 09:41
                        @Fifi Brind_acier

                        Désolé, mais les lois d’avant Maastricht, sont issues pour l’essentiel des conditions qui existaient à la libération.

                        Aujourd’hui, soit vous continuez de mettre les salariés de tous les pays en concurrence, soit vous les mettez en coopération, mais cela passe par une organisation politique et économique mondiale.

                        dans ce contexte, il faut évidemment sortir de l’UE pour revenir au cadre national, mais uniquement pour le préparer au cadre mondial, mais débarrassé de la propriété économique qui impose ses propres conditions quand à la gestion de la monnaie, du contrôle des mouvements de capitaux, etc.

                        Il s’agit donc de supprimer ce monstre qu’est l’OTAN et toutes les structures de blocs.

                        Le monde se construit sur la base de l’individu et non pas des nations, tout simplement parce que, partant de votre localité, passant par les régions et nations, toutes sont construites par la somme des individus qui les composent et où il s’agit seulement d’échelle. Avec ses fonctions et raison d’être, mais dont la finalité aboutit à son dernier niveau qu’est la planète qui les contient toutes.

                        Voir l’article ou chapitre 1 de la relation entre compétition et coopération et le précédent.

                        tenez, montrez les à Asselineau et qu’il vienne faire ou vous donne une réfutation sur le fond !

                      • Jean Roque Jean Roque 9 juin 20:08

                         
                         
                        L’esclave conscient de sa situation (pour-soi) a muté en insconscient cloporte amorphe client (en-soi), c’est le 2ieme stade de la civilisation, celui de la décadence (re-naturalisation).
                         
                         
                        « Devant la concrétisation de la liberté (la sociale démocratie, état hégélien), gogochon dépourvu dorénavant de combat a réclamé l’égalité. Comme dans ‘La vie de Brian’ il a exigé que les hommes puissent faire des enfants (branlettisation), que tout le monde il soit beau et gentil (féminisation), que tous soient ‘français’ (l’immigré remplace l’ouvrier, sociétalisation), et aient tout... formellement... en droit (judiciarisation).
                        [...]
                        Dans ce subjectivisme diarrhéique, dans cette branlette du gogochon, s’irréalise le Politique, à la grande satisfaction de l’oligarchie, qui donnera l’égalité pour tous... le RU ! »
                        Hégélien anonyme
                         


                        • Clocel Clocel 9 juin 20:17
                          @Jean Roque

                          Question : Que peut-on attendre de tels sujets ?

                          La vie c’est des flux, si tout est neutre...

                        • zygzornifle zygzornifle 11 juin 09:10

                          Quand on aura des politiques responsables alors on y songera ......


                          • Hervé Hum Hervé Hum 11 juin 10:21

                            @zygzornifle


                            au cas où tu l’aurai pas remarqué, je ne parle pas des politiciens, mais des citoyens. Ce qui exclu les premiers.

                            la responsabilité, elle se prend et se donne qu’en la perdant.

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