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Accueil du site > Actualités > Economie > Faut-il taxer les riches ?

Faut-il taxer les riches ?

Tout bon « young leader » a appris au catéchisme de l’ « école de Chicago » que le moindre impôt entrave forcément la croissance et qu’une augmentation de la pression fiscale directe tue l’économie. Les experts ne manquent pas pour venir expliquer ce phénomène érigé en axiome aux JT de 20 heures, en s’appuyant sur des diaporamas Powerpoint remplis de camemberts, barres et histogrammes en 3D de plus en plus élaborés. Tout comme les médecins de Molière s’exprimaient en latin de cuisine (1) pour masquer leur ignorance et tenter d’impressionner de plus ignorants qu’eux, les émules de M. Langlet jonglent avec les graphiques pour agrémenter leur idéologie d’un vernis scientiste.

Pourtant, s’il est évident que les impôts entament la marge de profit, ce qui agace les actionnaires et les forcenés du retour sur investissement (ou rendement du capital investi), nuisent-ils vraiment à l'économie globale, et leur réduction a-t-elle un impact positif sur sa stimulation ?

La réponse est claire : les allégements fiscaux encouragent la délocalisation économique et le dumping social, mais ils sont inefficaces et inutiles en ce qui concerne les décisions d'investissement. Lorsqu'on interroge les responsables d’entreprises sur les facteurs importants dans leurs décisions d'investissement, les impôts arrivent loin derrière les marchés, les fournisseurs et la main-d'œuvre (3) qui représentent une proportion beaucoup plus importante du budget d'une entreprise que les taxes et sont déterminants pour assurer la pérennité de l’organisme concerné. Même les crédits d'impôt à l'embauche affectent peu la décision d'embauche des DRH pour le recrutement de personnel qualifié (4).

Pour rester dans l’univers économique que nous connaissons et sans faire de plans sur la comète, on peut constater qu’aux États-Unis (5), les états à taux d'imposition élevés, tels que le Minnesota, obtiennent de meilleurs résultats en termes de croissance économique, de chômage, de revenu familial médian et de maintien sur place des entreprises que les états à faible imposition tels que le Mississippi ou l’Alabama. Les impôts élevés permettant les dépenses publiques consacrées à l'éducation, à la formation de la main-d'œuvre et aux infrastructures sont en corrélation directe avec le revenu, le faible taux de chômage et le maintien des entreprises locales. Il ne faut pas voir seulement un des deux plateaux de la balance, mais s’intéresser aussi à la contrepartie, voir la valeur que les entreprises retirent des services publics financés par les impôts en termes de main-d'œuvre instruite et d'investissements dans les infrastructures collectives, transports et communication.

En fait, ce que devraient expliquer les animateurs Powerpoint des JT, c’est qu’en réalité, la croissance économique est directement liée aux taux d'imposition ; il suffit de comparer la croissance économique annuelle mesurée par la variation en pourcentage du produit intérieur brut (PIB) au taux d’imposition des particuliers le plus élevé et au taux d’imposition des sociétés le plus élevé. Si les impôts étaient un frein à la croissance économique, on devrait constater une relation inverse entre la croissance de l'économie d’un pays et un taux d'imposition élevé. Le PIB devrait augmenter plus rapidement d’autant plus que les taux d'imposition des particuliers et des sociétés sont bas. Si les taxes étaient un facteur majeur de dissuasion de la croissance économique, les courbes des graphiques Powerpoint des JT devraient aller dans des directions opposées : le PIB devrait baisser dans les mêmes proportions que l’augmentation des taux d'imposition.

 

Pendant la crise économique qui a suivi le krach boursier de 1929, les taux d'imposition des sociétés et des particuliers aux Etats-Unis (6) ont augmenté, et de 1934 à 1937, le PIB a augmenté respectivement de 17%, 11% et 14% par an. Les taux d'imposition des sociétés les plus élevés ont grimpé à plus de 50% dans les années 60, sans que l’on constate un ralentissement de la croissance économique. Il en va de même avec les taux d'imposition les plus élevés sur les particuliers les plus riches, qui étaient de 91% dans les années 1960. Par contre, depuis les années 1980 après les réductions d’impôts, rien n’indique que l’économie globale (et non pas les profits des investisseurs) se soit développée plus rapidement que par le passé, alors que les économistes pensaient qu’ils avaient un impact presque magique sur l’économie. On pourrait même constater le contraire à travers les phénomènes de paupérisation des classes sociales les plus démunies constatés dans tous les pays occidentaux.

Le PIB augmente plus fortement dans les périodes où les taux d'imposition sont les plus élevés que lorsque les impôts sont réduits ; dans les pays réels, ceux qui existent, les taux d'imposition n’ont pas un impact négatif sur la croissance économique globale, contrairement à ce qu’affirme le credo récité tous les soirs à l’heure du dîner. Statistiquement, dans l’ensemble, il n’ya pratiquement aucun lien entre les taux d’imposition des riches et des entreprises et la croissance économique globale.

Il est faux de prétendre que des taux d’imposition élevés sur les riches et les entreprises nuisent à la croissance économique et à la création d’emplois ou que leur réduction ait un effet de stimulation proclamé. Par contre, l’augmentation des impôts des riches serait non seulement plus équitable, mais ce serait aussi un moyen efficace de stimuler l’économie par l’amélioration des infrastructures et d’aider les pauvres. Et tout cela sans même remettre en question les système économique lui-même.

 

  1. - Le latin de cuisine est proche du « macaronique », langue inventée au 15ème siècle en Italie, substrat du « macronique » moderne dont se délecte la volaille à bijoux dans les poulaillers d’acajou.
  2. - entreprises de l’économie réelle : celles qui assurent par leur acticité la production de valeur ajoutée sur laquelle spécule la finance casino.
  3. – une main-d’œuvre qualifiée porteuse d’un savoir-faire et d’une culture d’entreprise ne conserve son potentiel économique que si une rémunération équitable incite les salariés à rester dans l’entreprise.
  4. – les gains de productivité (qui ne sont pas liés directement à la profitabilité et peuvent tout aussi bien se traduire par un autofinancement et/ou une diminution des prix de vente) amènent les entreprises à remplacer le personnel non qualifié par des robots, il faut chercher ailleurs la solution à l’emploi de ce personnel. La formation professionnelle, interne ou externe est une piste souvent évoquée mais rarement aboutie.
  5. – on ne peut comparer que ce qui est comparable ; on ne peut pas se livrer à ce type d’observation en Europe, car l’UE n’est qu’un espace géographique dans lequel des états ont réalisé des conventions d’échanges commerciaux obéissant à un principe de « subsidiarité » trompeur. Ces états ont des caractéristiques très hétérogènes et disparates dans leurs législations, alors que les Etats-Unis sont une fédération intégrée (avec un gouvernement fédéral, une armée et un passeport unique pour ses citoyens).
  6. – les conséquences du traité de Versailles ne permettent pas de faire une analyse pour les pays d’Europe à la même époque : la dette de guerre imposée à l’Allemagne et les destructions des infrastructures à reconstruire en France faussent toute tentative d’analyse.

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109 réactions à cet article    


  • math math 10 janvier 14:22

    OUI……… smiley


    • Pere Plexe Pere Plexe 12 janvier 19:08

      @math
      c’est symptomatique que le seul impôt qui les touchait spécifiquement est quasi supprimé.
      Je suis pour ma part favorable à une taxation progressive des personnes en fonction de leur patrimoine et non sur leurs revenus.
      Ça parait logique et plus conforme à l’esprit de la constitution.

      Reste que c’est fort peu en vogue ....


    • Axelle Hamilton 12 janvier 21:34

      Les « riches » n’auront-ils pas encore plus peur d’une banque nationale pour libérer le Peuple de la dette odieuse qu’ils lui infligent ?
      Voir mon article ...
      https://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/une-banque-nationale-suffirait-211571
      Mais c’est sûr qu’il faut les taxer aussi afin de financer les services publics ...


    • Sergio Sergio 10 janvier 14:28

      C’est plus rentable de taxer les pauvres car y en a plus ! Et y en a plus, car on en fait l’élevage intensif, c’est cynique et tellement vrai, j’en sors !


      • François Pignon François Pignon 10 janvier 14:48

        @Sergio

        « C’est plus rentable de taxer les pauvres car y en a plus !  »

        Alphonse Allais est mort trop tôt pour obtenir le Prix Nobel d’économie auquel le destinait naturellement la célèbre injonction a célèbre injonction

        « Il faut prendre l’argent chez les pauvres, ils sont plus nombreux que les riches » mais ça, c’était vrai quand les pauvres étaient encore solvablesdes pauvres insolvables, ça n’est taxé que par la TVA, mais quand ils ne peuvent même plus la payer, ils ne peuvent plus acheter les produits de grande consommation qui remplissent les caisses du trésor ; c’est ballot !
        mais l’« économie du partage » a tout prévu : le co-voiturage, le jardinage bio, le vélo
        ces salauds de pauvres vont obliger les usines à arrêter les chaines de productions s’ils arrêtent d’acheter

      • Sergio Sergio 10 janvier 15:36

        @François Pignon

        Mr Pignon, vous êtes un briseur de rêves !


      • goc goc 11 janvier 00:35

        @Sergio
        On a même connu « Crazy Georges » qui faisait payer les pauvre 2 fois le prix d’un appareil en leur proposant un crédit « à la journée » , c’est à dire que tu payais 1€ par jour (en fait tu étais prélevé de 30€ chaque mois) pendant 1 an une télé qui coutait même pas 200€.
        Ils avaient inventé l’adage « plus t »es pauvre, plus tu paye cher !"


      • Konyl Konyl 11 janvier 10:41

        @goc
        Vendre des télévisions pour rendre con les gens, et en plus à crédit.
        Il faudrait être bête pour se laisser avoir, je me dis souvent qu’on a pas un flingue sur la tempe quand on va acheter une télévision ou un iPhone. Il faut aussi que les gens se responsabilisent.
        J’ai abandonné la télé il y a 4 ans, j’ai juste un écran pour regarder du contenu que je choisis. Les enfants ne la réclame plus, c’est le bonheur.
        Le tuner TNT devrait être interdit quand on voit certaines débilités


      • Yanleroc Yanleroc 11 janvier 10:45

        @ goc,
        Les enfants ne la réclament plus, c’est le bonheur. 
        Tes enfants n’ ont ni smartphone ni ordi connecté ?..


      • Konyl Konyl 11 janvier 11:56

        @Yanleroc
        Un téléphone pour la plus grande, sans 4G et du wifi a certaines heures.
        Et vu la bande passante chez moi, le streaming c’est KO :)


      • shayologo 12 janvier 09:03

        @Sergio
        il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni riches… Des Français qui travaillent, rêvant d’être riches et redoutant d’être pauvres ! C’est ceux-là que nous devons taxer, encore plus, toujours plus ! Ceux là ! Plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser…c’est un réservoir inépuisable.
        -Diable rouge-


      • Yaurrick Yaurrick 10 janvier 14:42

        C’est déjà le cas, les 10% les plus riches s’acquittent de 70% du total de l’IRPP., ils paient de la CSG, de la TVA, n’ont aucune aide.


        • François Pignon François Pignon 10 janvier 14:49

          @Yaurrick

          pour la TVA et la CSG, les 90% restants les aident bien !


        • Yaurrick Yaurrick 10 janvier 14:52

          @François Pignon
          Parce que vous croyez que les riches ne paient pas plus de TVA en volume que les autres ?


        • François Pignon François Pignon 10 janvier 14:59

          @Yaurrick

          puisque vous voulez finasser, finassons : s’ils paient plus de TVA en volume que les autres alors qu’ils sont 10% de la population , ça veut dire qu’ils achètent plus de 90% des produits commercialisés. En serions nous arrivés là ?

          un taux est un taux, un résultat est un montant, vous le savez très bien et il n’est ni utile ni amusant de prendre les autres pour des andouilles, ça ne produit rien de positif


        • Yaurrick Yaurrick 10 janvier 15:19

          @François Pignon
          Ce que je voulais dire, c’est que les ménages les 10% les plus riches paient certainement bien plus en montant (et en taux ) que les 90% autres ; la conséquence est que la fiscalité est assez largement concentrée sur ces 10%.

          Malheureusement, on a atteint un tel niveau de fiscalité sur l’ensemble des citoyens qu’elle est en est devenue confiscatoire et étouffe tout les citoyens, au grand malheur des moins bien lotis.


        • sweach 10 janvier 15:36

          @Yaurrick
          *C’est déjà le cas, les 10% les plus riches s’acquittent de 70% du total de l’IRPP*

          Vous êtes un peu crétin avec cette affirmation, c’est le principe même de l’impôt sur le revenu, les riches payent plus que les pauvres dans cet impôt, c’est une justice social (un concept qui vous échappe).

          Par contre si vous regardez la fiscalité globale, c’est surtout les pauvres qui sont impactés.

          *ils n’ont aucune aide.*
          PARDON ???
          Vous connaissez les niches fiscal ? Actuellement avec l’optimisation fiscal et les subvenions d’état, les riches participent assez peu à l’effort national et le comble certain coûte à la collectivité.
          Les riches peuvent utiliser leur impôts pour eux même


        • Konyl Konyl 10 janvier 15:38

          @François Pignon

          Un bonhomme qui achète une montre de luxe à sa femme qui couterait 10 000 euros va donner 2000 euros de TVA à l’état. C’est probablement ce que pourra payé au maximum un couple au SMIC pendant une année de course alimentaire.

          LVMH TVA 2017 : 500 000 000 d’euros (en France 6% de 42 Milliards de CA Monde)
          https://www.lvmh.fr/actionnaires/profil/chiffres-cles/#groupe


        • Yukimuras 10 janvier 16:41

          @Konyl
          Peu importe la richesse du bonhomme, il ne va pas s’amuser à acheter une montre à 10k€ tous les jours. Tandis que les « pauvres » dépensent tout ou quasi.


        • Yaurrick Yaurrick 10 janvier 16:50

          @sweach
          Ce qui est crétin, c’est de ne pas voir que je ne faisais que répondre à la question de l’article. Et que pour nombre d’intervenant, le bon impôt c’est celui que les voisins paient à leur place.

          Et non, la fiscalité étouffe TOUS les citoyens ; le servage la moitié de l’année pour le compte de l’état (le plus haut niveau de fiscalité du monde !), ça vous semble normal ? Vu les brillants résultats en matière de chômage, de pauvreté, de dette, aucune chance que je défende un tel mode de fonctionnement, et tant pis pour les adorateurs de l’état.


        • François Pignon François Pignon 10 janvier 17:04

          @Yaurrick

          tout dépend au service quels intérêts est l’état
          quand l’état finance la construction d’autoroutes avec l’argent des contribuables pour en attribuer l’exploitation à des sociétés privées qui font payer des péages aux mêmes contribuables et qu’il privatise tout ce qui est juteux pour ne garder que ce qui est une charge irréductible (voies ferrées, lignes électriques, hopitaux, pompiers, etc...) alors forcément, hein ça marche beaucoup moins bien, comme la 2CV de Bourvil !


        • sweach 10 janvier 17:19

          @Yaurrick
          L’article ne vise pas spécifiquement l’impôt sur le revenu, votre réponse est donc orienté.

          Pour ma part je trouve qu’on ne paient pas suffisamment d’impôt, j’aimerai cotiser beaucoup plus pour ma retraite par exemple.
          Sans forcement vouloir que ce soient le voisin qui paye à sa place j’aimerai une meilleur justice fiscal, car je trouve anormal que des gens qui gagnent plus que moi puisse payer moins d’impôt.

          Puis notre pression fiscal a considérablement baissé cette dernière décennie, surtout depuis 2008.

          Effectivement le citoyen landa en n’a pas vu la couleur car c’est principalement les cotisations patronales qui ont fondu pour tomber sous la barre des 27 Milliard, soit à peine 8% du budget de l’état.

          Le plus haut niveau de fiscalité ? hors subvention et allègement fiscaux.
          Car on a un jeu malsain de je te prend d’une main pour te rendre de l’autre, sur ce point je pense qu’on est effectivement les champions.

          *Vu les brillants résultats*
          Vous n’imaginez pas à qu’elle point la vie serait plus chère et plus difficile sans la fiscalité et les rôles de l’état.
          Vous voulez les priver de moyen pour rendre notre vie encore plus difficile, moi je voudrai au contraire qu’on donne des moyens à notre nation et notre peuple.


        • Yaurrick Yaurrick 10 janvier 17:52

          @sweach
          L’IRPP n’est payé que par près de la moitié des foyers fiscaux, c’est donc pire en matière de concentration de fiscalité. On arrive à des situations où effectivement la fiscalité devient ubuesque, avec des effets de seuils et autres niches : alors qu’il faudrait tout simplement une flat-taxe, sans niches et que tout le monde soit à la même enseigne, bref une vraie égalité devant la loi.

          Les cotisations patronales auraient baissé ? Regardez votre feuille de salaire, c’est quasi la moitié de votre salaire qui part en cotisations salariales et patronales. Et en plus vous n’avez aucun choix quant à l’allocation des sommes prélevées. En vertu de quoi l’état estime t-il savoir mieux que moi combien je désire placer pour ma retraite ou mon chômage ?

          Les subventions, prélèvement, et autres crédits d’impôts, c’est déshabiller Pierre pour habiller Paul, en entretenant au passage une cohorte de règlements, d’emplois surnuméraires... Bref ça participe à la gabegie et à la destruction de richesses..

          Le rôle de l’état n’est pas de nous mettre à sa merci, de vouloir s’immiscer dans nos vies et de nous déresponsabiliser. Vous faites le jeu des apparatchiks de l’état qui veulent vivre sur le dos des con-tribuables.


        • nun01 10 janvier 19:59

          @Yaurrick
          S’il fallait protéger quelques pauvres, on ne mobiliserai pas 80 000 crs pendant 2 mois pour les protéger donc oui les riches doivent payer plus


        • sweach 11 janvier 13:59

          @Yaurrick
          Nous ne tomberons jamais d’accord.

          Je suis pour la justice social et l’égalité, vous êtes pour la loi du plus fort et la liberté.

          Nous avons besoin d’un équilibre entre égalité, liberté et Fraternité.

          L’égalité c’est être tous à le même enseigne, de pouvoir tous faire la même chose, donc la sélection par l’argent ne doit pas exister dans une société égalitaire.

          La liberté, c’est le droit de pouvoir faire quelques chose.

          La Fraternité c’est de pouvoir compter les un sur les autres pour des objectifs commun être unis autour de valeur commune.

          Trop d’égalité et vous n’avez plus la liberté de rien faire.
          Trop de liberté et vous donnez le droit d’écraser les autres.
          Trop de Fraternité et vous tombez dans le communautarisme.

          Quand 1% de la population écrase les 99 autres, avec de grande inégalité (éducation, logement, santé, transport), nous avons clairement trop de liberté.

          Soyez réaliste nous manquons d’égalité dans notre nation, il est urgent de changer cette situation de grès ou de force.


        • Konyl Konyl 11 janvier 14:14

          @sweach

          « Trop de liberté et vous donnez le droit d’écraser les autres. »
          C’est parce que les gens ne comprennent pas que la liberté ne peut pas être individuelle, la liberté est collective. Sinon le respect n’existe plus.


        • Onecinikiou 12 janvier 00:34

          @Yaurrick

          Le taux marginal d’imposition sur les ménages les plus riches étaient de 91% aux Etats-Unis pendant plusieurs décennies au cours du siècle passé, ce qui n’a nullement impacté la croissance comme démontré par les chiffres, bien au contraire. C’est le premier point qui bat effectivement en brèche la vulgate néolibérale.

          Le second point étant que, si l’on se fie à votre perception qui l’est non moins (néolibérale), les Etats-Unis sous McCarthy était un affreux pays communiste digne des pires « démocraties populaires » d’Europe de l’Est puisque l’impôt y était alors on ne peut plus « confiscatoire »... ?

          En général pour démasquer les fausses pudeurs relatives à l’impôt de nos zélateurs d’Adam Smith et de Ricardo, il convient de leur soumettre ce dilemme : préféreriez-vous être taxé à 91% sur un revenu annuel mettons d’1 million lourd  reste à vivre = 90000  que de ne pas être taxé du tout sur un revenu de 22000€ (reste à vivre équivalent), qui est le salaire annuel médian en France ? 

          A tout prendre vous choisiriez quoi ? Il me semble que poser la question c’est y répondre, et qui a le mérite de dévoiler instantanément la tartufferie de certains.


        • Elseniorraoul 12 janvier 08:11

          @sweach

          A Sweach : Un peu de retenue dans vos propos. On ne traite pas les gens de crétin dès la première phrase, alors qu’à la lecture de vos commentaires vous pourriez passer pour un maître en la matière. Sachez que seulement 42% des français payent un impôt sur le revenu, ça fait peu quand même, non ? Effectivement, compte tenu du sytème de progressivité tel qu’il est conçu,10% réglent 70% de l’IR. Personnellement, je fais partie de ces 10%. Je suis chef d’une petite entreprise et je gagne 4500€ /mois. Alors en réaction à cet état de fait je pourrais dire, que ce n’est pas normal que 58% des français ne payent pas d’impôts (même minine), ou que les très riches dont vous en conviendrez je ne fais pas partie, ne sont pas assez taxés. Eh bien non, je paye mes impôts et j’accepte votre soit disant principe de solidarité. Mais quand je lis vos commentaires, je suis juste révolté. J’aimerais connaître votre CV fiscal, votre situation dans la vie, les sacrifices réalisés, la richesse que vous avez créé. Visiblement le concept de « justice sociale » n’est que dans un sens dans votre bouche, si elle vous profite tout va bien, mais vous qu’elle est votre contribution réelle à part des mots derrière un ecran. Parfois je suis dégoûté d’être français à cause de gens comme vous qui ne font que réclamer des droits sans avoir aucun devoir. A minima, vous pourriez avoir un peu de respect pour Yaurrick qui faisait juste une remarque de vérité. Votre réflexion n’engendre qu’exaspération et clivages dans la société française. En d’autres mots plus clairs : faite vous la vous mëme votre justice sociale plutôt que de cracher sur ceux qui joue le jeu. Quand au sujet principal, je le dis comme je le pense, François vous êtes un imposteur en expertise économique, qui pompe des sujets sur le net américain sans même que nous puissions vérifier les chiffres avancés. Votre article mélange tous les concepts, en oubliant par contre le principe d’avantage comparatif. Vous oubliez aussi de dire que la France est le pays recordman du monde des taxes. Alors à quoi sert votre propos ? Nous expliquer qu’il en faut encore et toujours plus en France ? Que ce pays n’est pas assez redistributif ? Ou vous expérimenter le discours avant d’aller répendre la bonne parole dans des pays où le problème se posent vraiment ? A force d’insister Mr Pignon dans ce sens, nous finirons par casser le jouet 😉. A bon entendeur...


        • Yaurrick Yaurrick 12 janvier 12:46

          @Onecinikiou
          Ce n’est pas parce que le taux marginal aux USA était de 91% que cela siginifiat que la perception de l’impôt se faisait correctement, d’ailleurs le taux de 75% sous Hollande a montré qu’il était inefficace.
          Il suffi de regarder les travaux d’Arthur Laffer, il montre qu’au delà d’un certain niveau niveau de taxation, les rentrées d’argent sont moins élevées. A l’inverse, l’effet d’une diminution du taux d’imposition montre que le montant collecté est plus élevé, typiquement le Royaume-Uni sous Thatcher (que l’on appelait l’homme malade d’Europe)

          Vous n’ignorez pas en outre que le contexte de l’époque (sortie de la 2e guerre mondiale) où l’Europe était ravagée et nécessitait une reconstruction, cela a fait que les USA ont longtemps été la 1e puissance économique (car peu impactée) et ont pu écouler nombre de leur productions (aidé par le plan Marshall), dans un environnement où le commerce mondial se limitait à une petite dizaine de pays.

          Votre question est juste ridicule : la France a déjà la fiscalité la plus élevée au monde, et pourtant d’autres pays s’en sortent bien mieux tout ayant une taxation moins importante.
          Le problème n’est pas dans le fait que certains soient riches, le problème est de combattre la pauvreté. Et pour ça il faut créer de la richesse, a ceci près que l’état s’arroge près de la moitié du salaire de chacun... Vous vous trompez de combat , vous ne faites qu’attiser la jalousie et diviser les citoyens.



        • Yaurrick Yaurrick 12 janvier 12:58

          @sweach
          Je trouve amusant que vous parliez de cette histoire de 1% de population qui écrase les 99% autres.
          La France c’est un 1% de la population mondiale, où un smicard est plus riche que 95% de la population mondiale .
          Si je vous suis pour être cohérent, il faudrait que tous les français renoncent à leur éducation, leur logement, leur santé ?


        • JL JL 12 janvier 13:49

          @Yaurrick
           
           ’’La France c’est un 1% de la population mondiale, où un smicard est plus riche que 95% de la population mondiale  ’’
           
          c’est incroyable les sottises que peuvent répéter les groupies du pouvoir !
           
          Un smic en France où le coût de la vie est 1000 fois plus élevé que chez les pygmées c’est à peine suffisant pour survivre on appelle ça la misère  alors que là-bas ils ne connaissent ni la pauvreté ni la misère.
           
          La pauvreté c’est n’avoir pas assez d’argent pour vivre décemment dans un pays où tout se paie : les hommes préhistoriques n’étaient pas pauvres !
           
          La misère, c’est n’avoir aucun moyen de subvenir à ses besoins élémentaires.


        • Yaurrick Yaurrick 12 janvier 16:19

          @JL
          « Un smic en France où le coût de la vie est 1000 fois plus élevé que chez les pygmées c’est à peine suffisant pour survivre »
          Comme si la fiscalité et la réglementation délirante en France n’y étaient pour rien.

          « Les hommes préhistoriques n’étaient pas pauvres »
          Quel brillant horizon que la vie préhistorique, on se demande pourquoi ils se sont fait suer à développer l’agriculture, l’architecture, la médecine, l’industrie...

          La misère est un drame, c’est malheureusement vrai.
          La bonne nouvelle c’est que ça se combat en créant des richesses. La mauvaise est que les richesses ne se créent pas ex-nihilo et nécessitent un environnement favorable, là où nous ne faisons que le rendre néfaste.


        • JL JL 12 janvier 16:48

          @Yaurrick
           
           ’’ les richesses ne se créent pas ex-nihilo et nécessitent un environnement favorable ’
           
           Et qui fabrique un environnement favorable à la création de richesses, selon vous ? C’es qui, les routes et les moyens de (télé)communications ? C’est qui, les écoles qui forment les travailleurs ? Les hôpitaux, qui vous soigne ? L’armée, la police ? C’est qui ? C’est ex-nihilo aussi ?
           
           Pfff !
           
          La vision économique des apprentis libéraux est d’une insondable bêtise.


        • JBL1960 JBL1960 12 janvier 18:05

          @François Pignon = En lisant le titre, l’article et les premiers commentaires, m’est venue une idée = Et si on taxait les « oncs » plutôt ?

          Jean Yanne avait dit : S’il y avait un impôt sur la connerie, l’État s’autofinancerait.

          L’avait pas tort le Jeannot hein ?

          Tenez, rions un peu, tant qu’on peut, avec le Jean Yanne, en image, en vidéo, en réflexion sur un sujet qui revient en force... La limitation de la vitesse à 80 km/h sur les départementales... Y’a un peu plus car le sujet est à tiroirs, comme le rire, avec Jean Yanne !


        • Yaurrick Yaurrick 12 janvier 18:06

          @JL
          On vous dit que l’environnement en France ne cesse de se dégrader comparativement aux autres pays, ce sont des faits.

          Et pourquoi donc on a des cliniques privées, des réseaux de télécoms des opérateurs, des autoroutes privées ?
          Vous croyez que seul l’état est capable de construire une route, des automobiles, des boulangeries, épiceries, des écoles ou des médicaments ?

          Laissez les gens choisir par eux même au lieu de leur imposer de force qui doit fournir tel ou tel service ou produit.


        • Pere Plexe Pere Plexe 12 janvier 18:47

          @Yaurrick
          c’est commode de ne s’intéresser qu’a un impôts qui représente moins d’un quart du total.
          Sinon l’IRPP n’est plus qui s’appelle IR depuis 1971 


        • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 12 janvier 18:54

          @Yaurrick

          C’est sur ...comme dans le film « Ridicules » il est bon de se foutre de maux qui ne nous touchent pas. Le libéralisme pur a cette particularité qu’il veut regenter le monde sans en connaître une once .


        • JL JL 12 janvier 19:24

          @Yaurrick
           
          ’’On vous dit que l’environnement en France ne cesse de se dégrader ’’ Oui en effet, depuis que les libéraux sont aux affaires.
           
          ’’ pourquoi donc on a des cliniques privées ’’ : Les cliniques privées, ça vous dérange ? Pas moi.
           
           ’’Vous croyez que seul l’état est capable de construire une route, des automobiles, des boulangeries, épiceries, des écoles ou des médicaments ?’’

           
           Quels amalgames !
           
           ’’l’économie capitaliste est un circuit dont les deux actes fondateurs sont la décision privée d’investir pour produire des biens et des services marchands et la décision publique d’investir pour offrir des services non marchands. Autrement dit, les « prélèvements obligatoires » sont effectués sur un produit intérieur brut (PIB) déjà augmenté du fruit de l’activité non marchande.’’
           
          Les autoroutes, relèvent d’une décision privée ? Où ça ?
           
          Pour le reste, de quoi vous vous plaignez ? Des PPP  ?
           


        • JL JL 12 janvier 19:27

          @JL
           
           

          Le problème n’est pas les fonctionnaires qui ne sont que des exécutants : le problème ce sont les élus corruptibles et corrompus.

          Si vous voulez savoir où est gaspillé l’argent public, c’est là :

          Lorsque État et Économie font des affaires

           

          ’’Ces dernières années, le partenariat public-privé (PPP) semblait être la solution idéale pour réaliser des grands projets de travaux publics, même quand les caisses de l’État étaient vides. La plupart des États européens se sont donc lancés dans des projets PPP. Mais cette coopération permet-elle forcément d’augmenter l’efficacité des projets de grande envergure ? Et quel impact aura ce modèle à long terme ?’’

          ’’
          ’Quasiment partout où la gestion de l’eau a été privatisée, les consommateurs font face à la hausse des prix. En France, quelques entreprises se partagent le marché de l’eau. Stéphane Saussier, professeur à la tête de la chaire de recherche sur l’Economie des Partenariats Public-Privé à la Sorbonne Graduate Business School, travaille sur les conséquences de ces monopoles.’’ (vidéo, 3 mn).

          ’’Les PPP sont la parfaite illustration de dépenses publiques insouciantes qui se décharge de leurs responsabilités sur les générations futures. A long terme les PPP ne réduisent pas la dette, ils l’augmentent. Holger Mühlenkamp de l’Université de Spire parle d’une « illusion de financement ». Pour lui, l’échec ne tient pas aux dirigeants, mais aux politiques menées.’’ (vidéo, 3 mn)

          ’’Véritable joint-venture entre les intérêts publics et privés, les PPP se sont imposés dans les sphères décisionnelles grâce à un important travail de lobby. A l’époque, l’Allemagne était gouvernée par la coalition des sociaux-démocrates et des écologistes. Rudolf Scharping, alors ministre de la défense, a joué un rôle majeur dans l’adoption des PPP par la politique allemande. Aujourd’hui, sa vision est résolument critique.’’ (vidéo, 2 mn)

          ’’Les gagnants des PPP, en plus des fonds d’investissements, sont quelques grands groupes de BTP européens, et surtout une armada d’avocats d’affaires et de cabinets de consulting. Ce dernier secteur pratique l’omerta, et les demandes d’interviews sont plutôt mal accueillies. Ute Jasper, avocate à Düsseldorf, fait partie des rares consultants qui ont bien voulu parler de leur travail.’’ (vidéo, 3 mn)

           
           y a-t-il un seul libéral qui dénonce les PPP ? AUCUN !!!

           smiley

        • Yaurrick Yaurrick 12 janvier 20:21

          @Pere Plexe
          Un impôt qui ne représente qu’une faible partie des recettes, mais néanmoins payé par moins de la moitié des contribuables. Et dont 70% du montant provient de 10% des contribuables les plus riches, qui paient bien entendu d’autres impôts et taxes.

          @Aita Pea Pea
          Les maux en question, les libéraux ne s’en foutent pas comme vous dites... et ceux qui veulent régenter la vie de tout le monde, aux dernière nouvelles ce sont bien l’état et toute sa clique.

          @JL
          Ah bon, les libéraux ont été aux affaires, première nouvelle !! Pour moi, ce ne sont que des étatistes en puissance, et qui comme vous le faites remarquer, sont surtout adeptes du capitalisme de connivence.
          Rien de nouveau, y compris lors des partenariats publics-privés et autres délégations de service public, les apparatchiks usent du couvert de l’état pour leurs intérêts personnels.

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