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Accueil du site > Actualités > Economie > Garder raison sur le niveau de la dette publique

Garder raison sur le niveau de la dette publique

Papier publié en avant-première par Front Populaire

 

Bien sûr, à 2813 milliards d’euros, et 113% du PIB, il est facile, avec la forte remontée des taux longs et les annonces de la BCE, de se faire peur et d’en conclure l’urgente nécessité d’une cure d’austérité, alors même que leurs conséquences sont toujours plus criantes dans la santé ou l’éducation. Pourtant, un élément démontre que la situation est bien moins périlleuse que certains disent le croire.

 

Plus d’un quart de notre dette est virtuel

C’est une réalité trop peu connue, détaillée par Jean-Pierre Robin dans un article du Figaro. Sur les 2813 milliards de dette publique de notre pays, pas moins de 671 milliards sont détenus par la Banque de France et 70 milliards par la BCE et d’autres banques centrales européennes, soit 26,3% du total. En clair, notre pays se doit à lui-même plus d’un quart de sa dette publique. Cette partie de notre dette publique n’est pas du tout de la même nature que le reste, parce qu’il s’agit à la fois d’un passif et d’un actif. En réalité, après toutes ces vagues de monétisation des dettes publiques par les banques centrales, nous devrions plutôt avoir deux statistiques sur la dette publique : la dette brute (2813 milliards, 113% du PIB), et la dette nette, celle que nous devons à d’autres que nous (2072 milliards, 83% du PIB).

 En fait, à la suite des vagues de monétisation déclenchées dans la zone euro, malgré les réticences de l’Allemagne, notre dette nette est finalement moins élevée qu’en 2009. Face aux crises de l’UE et à la crise consécutive à la crise sanitaire, les banques centrales ont monétisé une part significative de notre dette publique, limitant les taux et la pression des marchés. Ceci n’est pas spécifique à l’Europe, puisque notre continent a plutôt été modéré dans l’utilisation de cet outil. A contrario, le Japon s’est massivement désendetté depuis dix ans, même si le chiffre brut (plus de 250% du PIB) donne toujours l’illusion d’un niveau d’endettement colossal. La Banque du Japon a ainsi racheté environ la moitié de la dette publique du pays, faisant de ce qui devrait être un danger un non problème, lui permettant de relancer son économie, même avec une dette publique brute et des déficits publics très élevés.

 Bien sûr, cette pratique peut finir par devenir inflationniste, mais le cas du Japon montre que, bien gérée, il est parfaitement possible d’éviter ses possibles inconvénients. La zone euro a fait des choix différents en achetant beaucoup d’actifs privés. Et il a fallu la conjoncture exceptionnelle de la guerre en Ukraine et de sortie des restrictions liées à la crise sanitaire pour que l’inflation remonte : nous pourrons juger l’an prochain si cela a nourri un rebond inflationniste durable. Mais aujourd’hui, alors que la remontée des taux longs donne une nouvelle occasion au gouverneur de la Banque de France de défendre la casse des services publics et la baisse du pouvoir d’achat des classes populaires, il est important de relativiser la crainte que peut susciter cette remontée des taux d’intérêts. Pour plus d’un quart de notre dette, elle n’a aucune conséquence, puisque les intérêts payés par la France reviendront… à la France…

 Néanmoins, dans le cadre de la zone euro, la situation est plus complexe qu’au Japon, où la politique de la Banque centrale est directement déterminée par le gouvernement. Ici, le gouverneur de la Banque de France est indépendant, et la BCE a annoncé la fin du rachat net de titres de dettes publiques au 1er juillet, et une hausse des taux. Mais il est rassurant de constater que près de 90% de la monétisation de notre dette publique a été réalisée par notre banque centrale, et non par la BCE, point trop ignoré des négociations menées par l’Allemagne pendant la crise de la zone euro, qui a permis de cantonner l’essentiel du rachat des dettes publiques de chaque pays de la zone euro dans leurs banques centrales nationales. Un « détail » qui faciliterait grandement une déconstruction de la monnaie unique… De facto, ces dettes ne sont pas tellement détenues par la BCE, mais surtout par les banques nationales.

 Bien sûr, le gouverneur de la Banque de France agite un surcoût de 40 milliards du coût de la dette pour une hausse d’un point des taux d’intérêt à long terme, mais outre que c’est une vision à 10 ans, il ne prend pas en compte le fait qu’un quart de ce surcoût serait récupéré, et surtout que les dix dernières années et le Japon nous montre qu’il est parfaitement possible de se désendetter par la monétisation.


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57 réactions à cet article    


  • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 6 juillet 11:01

     

    Pour payer McKinsey et Pfizer, le « quoi qu’il en coûte ».

    a conduit à une augmentation de la dette d’un montant astronomique de 500 milliards d’euros !
     
    Si le quoi-qu’il-en-coûte a été financé avec des prêts à taux zéro, quand il faudra renouveler la dette car c’est toujours comme ça qu’on fait, ce sera à des taux douloureusement élevés.
     
    Le communisme c’était « Donne moi ta montre, je te donnerai l’heure »
    Le néolibéralisme c’est « Donne moi ta montre, je te vendrai l’heure »

    Et le Grand Reset ce sera « Donne moi tous tes bien, je te les louerai ... si je veux »


    • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 6 juillet 11:46

      @Francis, agnotologue
       
       L’État néolibéral gère la dette souveraine comme un vulgaire consommateur inconséquent son crédit revolving.


    • Clark Kent Séraphin Lampion 6 juillet 12:00

      @Francis, agnotologue

      ou plutôt comme un employé de l’organisme financier créditeur


    • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 6 juillet 12:42

      @Séraphin Lampion
       
       oui, aussi.


    • Yaurrick Yaurrick 6 juillet 19:57

      @Francis, agnotologue
      Et si, chose incroyable, l’état, au lieu de signer depuis 50 ans des budgets déficitaires, s’en tenait à des budgets équilibrés et donc à ne pas vouloir mettre ses paluches partout ?

      Quant au great reset, avez vous lu le livre (et non pas des extraits sortis de leur contexte) ?


    • logan 6 juillet 23:32

      @Yaurrick
      Alors c’est plutôt bien qu’un état ait des budgets déficitaires. Ca veut dire que le reste la société est excédentaire.
      Si l’état ponctionnait autant d’argent ou même plus à la société qu’il n’en dépensait, alors ce serait un élément de récession.


    • Lynwec 7 juillet 12:51

      @Francis, agnotologue

      Tout observateur un peu attentif aura remarqué que depuis la réforme Pompidou-Giscard de financement de l’état, les décisions des politiques au pouvoir ont systématiquement créé de la dette ( systématiquement est particulièrement adapté puisque c’est entièrement voulu ) .
      Partant de là, on peut en conclure que la Dette est totalement illégitime, de la même manière que si un habitant de la même ville faisait des achats sous votre nom sans votre accord ( et nous n’avons jamais été consultés sur les décisions budgétaires ) .


    • Lancelot 7 juillet 13:14

      @Yaurrick
      Arrête de croire que cette crevure de klaus schwab fils d’un nazi qui a nommer young leader des raclures comme macron trudeau la pécresse et au service des citoyens tu me fais penser au quotidien qui avait rabâcher les même conneries que toi ! Il suffit de voir les vidéos entière ou klaus parle avec macron ou d’autres chefs d’états ! 


    • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 7 juillet 13:45

      @Lynwec
       
       ’’la Dette est totalement illégitime, de la même manière que si un habitant de la même ville faisait des achats sous votre nom sans votre accord ’’
       
      Bonne comparaison.
       
       ps. ’’ dette illégitime ’’ : On parle aussi de dette odieuse.


    • Clark Kent Séraphin Lampion 6 juillet 11:24

      Depuis la promulgation de la loi Pompidou (n°73-7) le 3 janvier 1973, la France ne peut plus emprunter à sa propre banque nationale (article 25), comme c’est le cas pour beaucoup de pays dans le camp du bien.

      Conséquences :

      • enrichissement des banques privées sur le dos de l’état via nos impôts
      • transfert de la création monétaire à ces mêmes banques privées.

      Or, le processus de la création monétaire est directement lié aux emprunts bancaires (cf le film de Paul Grignon "l’argent dette") et, depuis cette loi, l’Union Européenne a été instituée. L’article 104 du traité de Maastricht impose la même interdiction de se financer directement auprès des banques centrales :

      Article 104 : "Il est interdit à la banque centrale européenne et aux banques centrales des États membres, ci-après dénommées « banques centrales nationales », d’accorder des découverts ou tout autre type de crédits aux institutions, organes ou organismes de l’Union, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres. L’acquisition directe, auprès d’eux, par la banque centrale européenne ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite."

      Les états signataires s’interdisent donc de se financer directement à taux zéro auprès de leur banque centrale ou de la banque centrale européenne (BCE). Ils sont obligés de s’adresser aux banques privées qui leur proposent les taux qu’elles décident, allant jusqu’à 25% d’intérêts pour la Grèce en mars 2012. Ces banques privées empruntent, elles, au taux de 0% auprès de la BCE en 2017.

      Pour la France, le montant des intérêts de la dette cumulés et payés aux banques privées était fin 2012 d’environ 1 800 milliards d’euros, c’est-à-dire exactement le montant de la dette de l’état français début 2013 ! L’état français n’aurait pas été déficitaire s’il n’avait payé aucun intérêt aux banques privées pour ses emprunts depuis 1973, mais avait continué de se financer à 0% auprès de sa banque centrale. Cette situation profite aux banques privéeset ce sont les contribuables qui en pâtissent, puisque ces sommes ne sont pas affectées à des financements d’équipements ou de services publics qui eux sont soumis au régime sec amaigrissant !


      • Cyril22 6 juillet 17:59

        @Séraphin Lampion
        Eh non la loi de 1973 n’interdisait pas à l’état d’emprunter directement à la BDF, elle en encadrait l’usage, le montant maximal devait notamment être établi par le parlement. L’état a continué ainsi ces emprunts jusqu’en 1984 en parallèle aux emprunts bancaires, mais en a réduit l’usage et y a renoncé, du fait des attaques contre le franc. Si l’endettement public s’est accru à partir de 1974 c’est lié aux déficits croissants du fait des dépenses de relance consécutives à la crise pétrolière, et effectivement la part des banques privées s’est accru.

        La véritable interdiction est celle de Maastricht en 1993, que vous indiquez.


      • Lynwec 7 juillet 12:54

        @Cyril22

        Effets de manches destiné à dédouaner les deux compères au service de qui on sait de cette arnaque particulièrement immorale, il n’en reste pas moins qu’ils en ont mis en place les conditions .


      • Cyril22 7 juillet 19:44

        @Lynwec
        Plutôt que rabacher les clichés et rumeurs urbaines, mieux vaut chercher l’info hors contexte polémique.

        -source : L’impossible réforme de la Banque de France dans les années 1980 dans Vingtième Siècle. Bertrand Blancheton. Revue d’histoire 2018/2 (N° 138), pages 79 à 92

        - extraits :
        ’’La loi de 1973 préserve très clairement la possibilité pour l’État de se financer auprès de la Banque de France, même gratuitement, et la maintient sous une forte tutelle. Il n’y a pas de rupture nette : la loi acte seulement l’expertise de la Banque de France dans le domaine monétaire’’.

        ’’Une convention de Trésorerie du 17 septembre 1973 fixe ainsi le montant des concours de la Banque à 20,5 milliards de francs dont la moitié à titre gratuit’’


      • Lugsama Lugsama 9 juillet 14:40

        @Séraphin Lampion

        C’est faux, elle le pouvait mais plus sans passer par la représentation nationale.
        Et accessoirement cette pratique était tellement délétère pour l’économie qu’on ne le faisait plus déjà à cette époque. 


      • Clocel Clocel 6 juillet 11:28

        Les moissons de BlackRock et de Vanguard...

        Les français ont choisi la servitude, c’est leur choix, faut dire qu’il n’y avait pas beaucoup d’options au fond des urnes, ils n’ont jamais compris que l’important n’était pas ce qu’il en sortait mais ce que l’on pouvait mettre à l’intérieur...

        Bha, quelques substances, l’accès à des univers parallèles, ce sera bien suffisant pour la majorité d’entre eux, et n’est-ce pas le but de toutes bonnes démocrassies qui se respectent, le bonheur d’une majorité, fût-elle de 12%  !?

        Ita est


        • Clark Kent Séraphin Lampion 6 juillet 11:40

          @Clocel

          « Les français ont choisi la servitude, c’est leur choix, »

          Non !

          L’ article 123 du traité de Lisbonne reprend mot pour mot l’article 104 du traité de Maastricht, également identique à l’article 181 du traité constitutionnel européen et ce traité est entré en vigueur le 1er décembre 2009, malgré le NON français
          - entre autres pays à refuser ce traité- au référendum du 29 mai 2005.


        • jocelyne 6 juillet 11:43

          @Clocel
          non, les français n’ont pas choisi Mc kinsey , ils ont choisi un vague président sans programme c’est là ou ils sont très cons, le pire est qu’en ce moment même se renouvelle la chose à l’assemblée, on vote une loi sans en connaitre le contenu, de la folie. Vous vous rendez compte que même le RN se couche ?????


        • Clocel Clocel 6 juillet 11:46

          @Séraphin Lampion

          Et... Qu’ont-ils fait lorsque la « caste » nous l’a mis à l’envers ?

          C’est pas le tout de « voter » encore faut-il avoir le courage de faire respecter ses choix !

          Faut être cohérent, un minimum, on est traité comme des paillassons sinon...

          Encore une fois, on a ce qu’on mérite, ni plus, ni moins.


        • Clark Kent Séraphin Lampion 6 juillet 11:53

          @Clocel

          Et tu proposes de faire quoi, concrètement ?
          Sortir les fourches et remettre la grande veuve en service ?


        • Clocel Clocel 6 juillet 11:55

          @jocelyne

          Mais le FN/RN n’a jamais fait autre chose que se coucher, il est là pour ça !

          Souvenez-vous de le gueule du menhir se retrouvant au second tour en 2002 !

          Merde, la tuile, il avait rien prévu . pépère, il était venu faire sa crotte quinquennale et s’apprêtait à fêter la défaite avec ses potes à Montretout, et le voilà en plein exercice d’improvisation pitoyable.

          Faut être sérieux, voter Le Pen, c’est voter Macron en deux bandes...


        • Clocel Clocel 6 juillet 12:03

          @Séraphin Lampion

          La violence ne me pose personnellement aucun problème, à condition qu’elle ne s’exerce pas toujours du même côté...

          On l’a oublié, mais elle peut être légitime, si tu peux pavaner publiquement, c’est parce que d’autres ont mouillé le maillot.

          Et oui, les bois de justice appartiennent à notre héritage et la terreur est un moyen brutal mais rapide de faire avancer l’Histoire.


        • Cyril22 7 juillet 17:43

          @Séraphin Lampion
          Même en tenant compte du ’’non’’ de 2005, l’article 104 du traité de Maastricht serait resté en application, ce traité là avait été approuvé par referendum.
          J’avais voté ’’non’’ dans les deux cas, mais j’ai l’impression que la politique a évolué sur le point, puisqu’on parle dans le présent article du rachat de dette d’état par les banques centrales.


        • Parrhesia Parrhesia 6 juillet 11:41

          >>> Ici, le gouverneur de la Banque de France est indépendant, <<<


          Parce que, franchement, vous croyez que l’actuel Gouverneur de la Banque de France (indépendamment de sa valeur personnelle qui n’est pas en cause) a pu effectuer le parcours qu’il a effectué au sein de la sphère financière européenne en étant vraiment indépendant ???


          • Clark Kent Séraphin Lampion 6 juillet 11:57

            @Parrhesia

            « Gouverneur de la Banque de France » est un titre honorifique depuis la loi Pompidou-Giscard et surtout depuis la création de l’Euro et de la BCE. En fait, il est dépendant de Christine Lagarde.


          • Parrhesia Parrhesia 6 juillet 12:33

            @Séraphin Lampion

            Ceci ne contredit pas cela... Au contraire !


          • OJBA 7 juillet 13:20

            @Séraphin Lampion MeuHHHHHH non, il est dépendant de Christian Lindner. L’europe est choucroute, les pays du nord par acceptation, les pays du sud par obligation


          • Hervé Hum Hervé Hum 6 juillet 12:43

            où avez vous vu que monétiser la dette permet de la réduire ?

            Monétiser la dette consiste uniquement à accroitre d’autant la masse monétaire en circulation, car il s’agit uniquement d’une écriture comptable pour la banque centrale.

            Autrement dit, monétiser la dette n’ajoute pas de l’argent, mais consiste juste à ne plus chercher à le récupérer pour le sortir du système. La monétisation conduit donc à l’inflation et/ou à l’accroissement de richesse pour une minorité et à l’appauvrissement pour les autres.


            • logan 6 juillet 23:46

              @Hervé Hum
              Si c’est la Banque Centrale qui détient les bons du trésor de l’état, ça veut dire que l’état n’a pas à rembourser un créancier ni à lui payer d’intérêts.
              C’est ce que Mélenchon tentait d’expliquer en vain durant l’élection présidentielle, la Banque centrale peut décider de jeter ces bons du trésor à la poubelle et cela n’aura aucune espèce de conséquence.
              Quand la banque centrale achète des bons du trésor avec de la monnaie créée, il y a bien une nouvelle quantité de monnaie qui est injectée dans le système. Il y a eu un échange de monnaie sous forme bons du trésor en monnaie normale.
              Mais l’état avait déjà échangé cette monnaie sous forme de bons du trésor contre de la monnaie normale auprès de ses créanciers et l’a dépensé.
              Donc il y a bien une augmentation de la masse monétaire dans l’opération.


            • Hervé Hum Hervé Hum 7 juillet 12:45

              @logan

              peu importe la manière, ce que j’écris c’est que la monétisation de la dette consiste en un jeu d’écriture où l’argent prêté ne fait plus l’objet de remboursement, donc, cela revient a augmenter la masse de monétaire permanente alors qu’un crédit remboursé n’augmente pas la masse monétaire vu que cet argent est détruit par son remboursement.

              Vous pouvez sophistiquer autant que vous voulez, fondamentalement, la monétisation d’une dette consiste à augmenter la masse monétaire en circulation permanente et qui donc crée une dette systémique de même valeur, car ce que Mélenchon ne sait peut être pas, c’est que la monnaie contient en elle même une face crédit (ou créance) et l’autre face débit (ou dette), sans cela, c’est une monnaie de monopoly. Donc, plus il y a de monnaie en circulation, plus il y a de créance et de dette. La dette ne se réduit pas à un emprunt, elle est consubstantielle de la créance, mais où le créancier est le détenteur physique de la monnaie et le débiteur celui qui n’en a pas ou est demandeur. C’est la condition ABSOLUE pour qu’une monnaie ait une valeur réelle, sans cela, elle n’a aucune valeur réelle.

              Bref, peu importe que ce soit des bons du trésors émis par les dirigeants de la BCE ou non, ces bons du trésors ont été émis en monnaie et s’ils ne sont pas remboursés, donc détruits, il s’agit d’une augmentation de la masse monétaire qui peut favoriser l’inflation sous certaines conditions et qui furent invoqués pour obliger les dirigeants des pays à emprunter sur les marchés privés et leur interdire de se prêter à eux même sans devoir rembourser.

              Ce sont là des bases élémentaires et les ignorer permet toutes les manipulations et abus de ceux qui ont le contrôle du système.


            • logan 8 juillet 16:17

              @Hervé Hum
              « Vous pouvez sophistiquer autant que vous voulez, fondamentalement, la monétisation d’une dette consiste à augmenter la masse monétaire en circulation permanente et qui donc crée une dette systémique de même valeur »
              Une dette systémique ?
              Drôle de façon de voir les choses.
              Il me semble à la base que la monnaie est avant tout un moyen de réaliser des échanges, le fait d’avoir de la monnaie en circulation me semble donc d’utilité publique.
              C’est le rôle de l’état ( et du coup à notre époque de la banque centrale ) de s’assurer que ce soit le cas.
              Et le mécanisme de la dette n’est clairement pas la seule façon d’injecter de la monnaie dans le circuit monétaire. Il peut aussi y avoir de la création monétaire pure.
              Et il peut y avoir des échanges entre monnaie-dette et monnaie permanente.
              Cela ne lui enlève aucunement sa valeur.

              Les gens ne vont pas arrêter de payer en euros juste parce que la masse monétaire a augmenté avec de la monnaie permanente. Soyez raisonnable.


            • charlyposte charlyposte 6 juillet 12:50

              On ne parle jamais de la dette morale envers le peuple qui n’a rien demandé hormis travailler et celui de vivre dignement smiley


              • Parrhesia Parrhesia 6 juillet 12:58

                @charlyposte
                Malheureusement je crains qu’il n’y ait de dette morale sensible envers le peuple que dans la mesure où le peuple présente les qualités suffisantes pour faire valoir sa dette !!!
                Ce qui, de toute évidence, n’a pas été le cas lors de la réélection de l’actuel président.
                Enfin ! Tout n’est peut-être pas perdu ...
                Bonne journée.



                • troletbuse troletbuse 6 juillet 14:23

                  @troletbuse
                  Analyse du Saker sur la situation actuelle
                  Le chaos
                  https://lesakerfrancophone.fr/la-3eme-guerre-mondiale-pour-le-nuls


                • I.A. 6 juillet 15:07

                  « Cure d’austérité » n’est que la formule consacrée signifiant que nous allons encore perdre du service, des aides et des biens publics.

                  Le procédé :
                  Ils s’en mettent plein les poches, provoquant ainsi la dette (au nom d’une pandémie, d’une guerre Russo-ukrainienne, d’un « plan de compétitivité-emploi » accordé aux entreprises, etc...), puis ils brandissent ensuite le motif de cette dette pour vous supprimer vos aides, vos biens (aéroports, Alstom, Tour Eiffel, Arianespace...), et vos sercices publics.

                  « Ils » : le grand capital, les États-Unis, les ultralibéraux, l’élite financière - au choix. Dans les faits, un ramassis de parasites immondes.

                  Donc oui, il y aura bien « cure d’austérité ». Objectif : disparition du secteur public et réactualisation de l’esclavage, ou servage, sous une appellation up to date...


                  • Yaurrick Yaurrick 6 juillet 19:53

                    @I.A.
                    Si l’on parle de cure d’austérité en tant que baisse des ressources, cela est plus un fantasme qu’une réalité.
                    Par contre la gabegie étatique, oui, c’est une triste réalité... Mais ce qui est incompréhensible, c’est la propension à vouloir PLUS d’intervention étatique et de gabegie.


                  • logan 6 juillet 23:48

                    @Yaurrick
                    Allez dire ça aux grecs qui ont vu leur PIB divisé par 2 pendant la cure d’austérité qu’ils ont subit.


                  • I.A. 7 juillet 10:57

                    @Yaurrick

                    « Dépenses publiques », autre terme consacré...

                    En réalité, tout cet argent public sert à rémunérer généreusement leurs amis : les fameux cabinets de conseils, les fameux instituts de sondages, les fameuses « commissions flash », sans oublier les potes de l’industrie de l’armement ou du médicament.




                  • OJBA 7 juillet 13:22

                    @I.Au nom d’un prétexte. Il faut juste le trouver


                  • pallas 6 juillet 15:39

                    Bonjour,

                    .


                    L’Algérie détient une grande partie de la dette de la france, de plus fournit gaz et phosphore.


                    La france n’est devenu qu’un valet ne pouvant pas rembourser, donc l’échange est devenu caduc, mème la stratégie de l’immigration ne fonctionne plus vu que le grand remplacement est pratiquement terminé.


                    La france est rejeter du concert des nations, sa stratégie suicidaire en est la conséquence


                    Une nation de perdant agissant comme un vulgaire drogué et sans compter les ressortissants ayant des mœurs pédophiles qui ont sévie en Afrique, c’est le Mat en partie d’Echet


                    La Tunisie demande des compte à la france pour les enfants violés par le soit disant philolosophe michel foucault (grand adulé des médias et sociologues)


                    Le premier coup de semonce est le retrait à la télévision de tous les programmes qu’ils soient animation, série, film de la part du Japon ou Américain


                    Ces choses ne s’achètent pas, il s’agit de location a diffuser et rien d’autre


                    Quel sera le deuxième coup de semonce ?


                    Le français et la française ont une trés mauvaises réputations dans le monde, il n’y a pas de rapport avec la religion mais uniquement de comportement qui est totalement affligeant


                    Sur la scene international la france viens d’être inscrite sur la liste noire, c’est officiel


                    Salut


                    • Doume65 6 juillet 16:39

                      @pallas
                      C’est de la bonne que tu fumes !


                    • pallas 6 juillet 17:08

                      @Doume65 ,
                      .

                      Bonjour,

                      Au vu de l’état lamentable de ton pays qui ressemble à une poubelle tes propos me font doucement rigoler.

                      La tour eiffel est sur le point de s’effondrer, elle est en ruine, rouillé, n’est ce pas ce que tu est ?.

                      Un peuple imbu de lui meme, effrontée, d’une arrogance crasse, ne voyant pas que sa maison n’est que ruine ne mérite rien

                      En titre de comparaison la ville de Paris fait « quart monde » face à Alger la capitale Algérienne.

                      Ne voit tu pas que tu n’existe plus, tel un reliquat de l’ancien monde ?

                      ha ha ha ha

                      Amuse moi d’avantage !!!

                      Salut


                    • Cyril22 6 juillet 17:48

                      2072 milliards ’’seulement’’ au lieu de 2813 milliards, ça ne change pas fondamentalement les ordres de grandeur, et on ne nous dit pas comment l’état remboursera la banque nationale, désormais indépendante de lui (la phrase ’’notre pays se doit à lui-même plus d’un quart de sa dette publique’’ est plutôt ’’l’état doit à la BDF un quart de sa dette").



                      • lecoindubonsens lecoindubonsens 6 juillet 23:24

                        Imaginons que pour les 52% de dette détenus par des français ...

                        • ligne simplement effacée chez BdF
                        • pour les autres etablissements financiers, remboursement progressif au lieu de donner des dividendes aux actionnaires

                        Solution sans doute bizarre pour les comptables, mais en réalité, a qui cette solution ferait-elle mal ? Personne !

                        Sauf bien sur aux actionnaires, mais comment justifient-ils ces dividendes alors qu’ils ne rendent aucun service ! Acheter des actions pour les revendre dans les mois (voire les minutes) qui suivent ne rend aucun service a la société, et encore moins a notre collectivité. Alors pourquoi leur donner de l’argent ?


                        • Cyril22 7 juillet 11:58

                          @lecoindubonsens
                          Ce ne sont pas des actions, les titres de dette d’état figurent dans de très nombreux supports d’épargne des ménages genre assurance vie, justement ceux qui ne placent pas en bourse


                        • lecoindubonsens lecoindubonsens 7 juillet 16:29

                          @Cyril22 « Ce ne sont pas des actions... »
                          Pas de pb, ok avec vous, je savais.
                          Quand je cite « actions », c’est juste pour dénoncer les dividendes versés a des actionnaires des établissements financiers. Si à l’origine, il pouvait être normal de « remercier » quelqu’un qui aidait une entreprise en risquant son argent, il y a bien longtemps que ce n’est plus le cas. Les actionnaires actuels (en majorité des hedge funds et etablissements financiers) ne rendent aucun services aux actionnaires, et donc aucune raison de leur verser de l’argent. Donc si au lieu de verser des dividendes, ces établissements utilisaient ces mêmes sommes pour effacer progressivement la dette = sujet réglé !


                        • Cyril22 7 juillet 16:56

                          @lecoindubonsens
                          Oui, vu sous cet angle là. Par contre, annuler la partie d’épargne constituée de bons d’état ne toucherait pas les actionnaires, mais les ménages. On se souvient des ’’emprunts russes’’ du début du siècle dernier (il y a eu un remboursement partiel symbolique un siècle plus tard)

                          Sur le fond concernant les actions, effectivement seules les mises sur le marché et augmentations de capital vont aux entreprises, mais les échanges en bourse sont à 95% constituées de transactions entre actionnaires (la ’’capitalisation’’ boursière d’une entreprise dépend des cours de bourse, elle n’est pas dans les caisses de l’entreprise, mais dans celles des actionnaires)


                        • lecoindubonsens lecoindubonsens 8 juillet 10:13

                          @Cyril22
                          "les échanges en bourse sont à 95% constituées de transactions entre actionnaires (la ’’capitalisation’’ boursière d’une entreprise dépend des cours de bourse, elle n’est pas dans les caisses de l’entreprise« 
                          Nous sommes bien d’accord !
                          Dit autrement, très probable que la quasi totalité des actionnaires actuels touchent des dividendes sans n’avoir jamais rendu aucun service aux entreprises (ni à personne d’ailleurs), c’est ce que je trouve scandaleux et que je dénonce. Les dividendes sont donc des transferts de fonds illégitimes (d’un point de vue »bon sens« et »équité") du collectif vers des joueurs de poker... qui gagnent globalement.


                        • lecoindubonsens lecoindubonsens 14 juillet 10:19

                          @lecoindubonsens
                          c’est dommage que ceux qui mettent UNE etoile à mon commentaire ci dessus n’expliquent pas pourquoi, à leurs yeux, les dividendes touchés par exemple par les hedge funds, sont justifiés et équitables. Quels service rendus pour justifier ces paiements ?


                        • logan 6 juillet 23:33

                          "Bien sûr, cette pratique peut finir par devenir inflationniste

                          "

                          Pouvez-vous nous expliquer par quel mécanisme ?


                          • Cyril22 7 juillet 12:05

                            @logan
                            j’ai cru comprendre que les banques centrales rachètent de la dette d’état, et l’argent de ce rachat est injecté sous forme monétaire sur le marché. C’est ce surcroit de masse monétaire ainsi créée qui peut devenir inflationniste et/ou créer une dépréciation de la monnaie par dilution. On a en ce moment un retour d’inflation et une baisse de l’euro (ce qui enchérit le cout des importations donc nourrit l’inflation)


                          • logan 8 juillet 16:03

                            @Cyril22
                            Merci pour la réponse.
                            Je pense que vous vous trompez.
                            Ce que vous dites avait sans doute du sens à une certaine époque, mais ce n’est plus le cas aujourd’hui.
                            La monnaie est aujourd’hui totalement dématérialisée et sa valeur n’est plus liée à un métal précieux comme l’or, on dit que sa valeur est flottante.
                            Plus concrètement, cela signifie simplement que sa valeur est déterminée par les échanges sur des marchés financiers. Et elle est donc totalement arbitraire.
                            Je ne veux pas dire par là que rien de réel ne peut l’affecter, mais en tout cas la manière dont cela l’affecte dépend entièrement des comportements humains de ceux qui officient sur ces marchés.
                            On peut par exemple penser que le taux de change entre l’euro et le dollar est affecté par la guerre en Ukraine, mais il ne s’agit là que de comportements spéculatifs, la réalité de la production et de la masse monétaire en Europe ou aux USA n’a pas changé fondamentalement en si peu de temps ;)
                            Il n’y a donc plus vraiment de rapport entre la masse monétaire et sa valeur.
                            Donc si lien entre création monétaire et inflation il y a ce n’est pas celui-ci.
                            Une autre idée ?


                          • BA 9 juillet 09:03

                            Après 50 ans de construction européenne et de mondialisation heureuse, le résultat est … le chaos.


                            Un des partisans de la construction européenne et de la mondialisation heureuse, Jacques Attali, vient de reconnaître cet échec total : cette politique menée depuis 50 ans aboutit à un désastre.


                            Les démocraties occidentales foncent vers le chaos.


                            C’est un terrible constat d’échec, dressé par Jacques Attali lui-même.


                            Jacques Attali écrit :


                            Vers le chaos, en 6 étapes.


                            Il faudrait être le dernier des aveugles pour ne pas voir que la structure même des institutions démocratiques est en train de craquer dans de très nombreux pays ; et en particulier dans les plus riches :


                            Aux Etats-Unis, le précèdent président, après avoir truffé les plus hautes institutions judiciaires du pays de magistrats clairement décidés à revenir sur les principaux acquis démocratiques des soixante dernières années, a tenté un coup d’Etat pour rester au pouvoir, avant de devenir le favori de la prochaine élection présidentielle, dans un climat d’affrontement très brutal.


                            En Grande Bretagne, le règne de Boris Johnson, commencé comme une comédie bouffe, se termine comme une triste farce, dont la démocratie sortira très affaiblie, sous les applaudissements de la presse à scandale et la colère des victimes du Brexit.


                            En Allemagne, une coalition aux abois essaye de maintenir en vie un gouvernement attaqué à la fois par les partisans d’une alliance russe, et ceux d’une soumission plus grande aux Etats Unis. 


                            Même aux sages Pays-Bas, la maladroite gestion d’une réforme agricole visant à accélérer la réduction des émissions de gaz à effet de serre a mis tous les paysans dans la rue, entraînant des grèves innombrables, et provoquant des violences gigantesques qui semblent dépasser les initiateurs du mouvement.


                            Enfin, en France, une majorité relative, attaquée sur sa gauche et sur sa droite par des extrêmes incapables de produire un plan réaliste de gouvernement, voit s’annoncer des colères et des grèves, sans même attendre la traditionnelle rentrée sociale.


                            Face à cela, les dictatures russe et chinoise, ironiques, pensent que le temps travaille pour elles, que l’Occident va bientôt capituler, trop occupé à retrouver son gaz et son pétrole, et à empêcher la révolution de s’étendre ; et elles s’apprêtent à avaler, comme premières prises de guerre, l’Ukraine et Taiwan.


                            De fait, les événements ne leur donnent pas tort. Si on continue comme ça, l’Histoire est à peu près écrite : les démocraties foncent vers le chaos, en six étapes.


                            1. - Exaspération : les peuples ne comprennent plus comment, après avoir été bercés de promesses de bien-être, de croissance et de progrès social, ils se trouvent brusquement confrontés à des raretés, des catastrophes naturelles, des pannes d’ascenseur social, qui se traduisent par de l’inflation et du pessimisme, sans que le pouvoir politique ne semble capable d’y remédier.


                            2. - Manifestations : face à cela, les plus touchés réagissent. Très souvent, cela commence par les paysans, très vite rejoints par tous les exclus de la modernité, et en particulier les habitants des territoires délaissés.


                            3. - Délégitimation : devant l’incapacité des élites qui les dirigent à organiser une économie juste et capable de concilier ces objectifs apparemment contradictoires, les peuples ne croient plus en leurs institutions et se mettent en marche pour en renverser les dirigeants et en piétiner jusqu’aux symboles les plus sacrés.


                            4. - Désorganisation : dans une telle situation, les services publics se défont, les règles de sécurité ne sont plus respectées, les hôpitaux sont désertés, les écoles sont abandonnées, les forces de police sont débordées ; le fonctionnement de sociétés complexes devient impossible.


                            5. - Révolution : quand un pouvoir démocratique se sent ainsi attaqué, il se crispe, prend peur, multiplie les erreurs, et il perd vite le contrôle de la situation. Les tentatives innombrables de révolutions qui avaient jusqu’alors échoué finissent par réussir, et les régimes les mieux établis finissent par tomber.


                            6. - Contre-Révolution : effrayées de leurs audaces, les bourgeoisies, un temps alliées aux peuples pour se débarrasser d’élites qu’elles avaient elles même créées, se ressaisissent et mettent en place des régimes autoritaires.


                            Si l’on ajoute que désormais plus d’une personne sur dix dans le monde souffre de la faim, que la moitié des enfants de la planète n’a pas eu accès à une école décente depuis deux ans, on comprendra que la colère et la révolution ne seront pas qu’une affaire de riches frustrés, mais que la rencontre de deux colères, celles des riches et celles des pauvres, peut entraîner le monde vers le chaos.


                            La solution existe. Elle est toujours la même : expliquer, dire la vérité, être juste, tracer des perspectives, montrer qu’il existe un projet démocratique mondial, national et local, qui permettrait de satisfaire à la fois les exigences de la frugalité et celles de l’abondance : celui de l’économie de la vie, dont la croissance ne suppose pas un gaspillage croissant de ressources naturelles. Il serait passionnant de le comprendre, de l’expliquer, de le mettre en œuvre et de réunir les peuples autour de ce seul projet qui peut sauver l’humanité.


                            https://www.attali.com/prospective/chaos/


                            • CATAPULTE CATAPULTE 9 juillet 10:10

                              l’urgente nécessité d’une cure d’austérité

                              Voilà qui ne va pas plaire à l’UPR... toujours contre la rigueur ( lorsqu’elle est européenne) et pour la relance (sauf lorsqu’elle est européenne)... Dans cette histoire, il n’y a que la bêtise qui soit française...

                              L’Union a lutté durant toute la décennie passée contre une inflation trop faible, proche de 0%... Celle de ces derniers mois fait office de rattrapage... Elle doit cependant rester contrôlable. L’émission de liquidités de ces dernières années, plans de relance anti-covid inclus, contraint désormais la BCE à arbitrer plus strictement ses rachats de titre.


                              • CATAPULTE CATAPULTE 9 juillet 10:17

                                Pourquoi s’inquiéter en Europe, en France de se qui n’inquiète pas ailleurs ?

                                La Chine est aussi endettée que les pays d’Occident ! Elle a distribué sa dette publique nationale sur les collectivités locales, voilà tout ! Une dette dissimulée qui explique en grande partie la faiblesse structurelle du Yuan.


                                • CATAPULTE CATAPULTE 9 juillet 10:33

                                   la dette brute (2813 milliards, 113% du PIB), et la dette nette, celle que nous devons à d’autres...

                                  .

                                  Non. On ne redéfinit pas ainsi les agrégats. La dette brute est l’ensemble de la dette et la dette nette est la brute diminuée des créances sur tiers.

                                  La définition de l’auteur laisse entendre que la dette française détenue par la Banque de France exige moins d’être remboursée que la dette vis à vis de l’étranger. Grave erreur ! Cette part de la dette qui est une dette monétisée exige au contraire d’être particulièrement monétisée...

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