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Humanité nouvelle intégrée à la nanomicrobiologie : retour au niveau 0.0

Dans un monde où l'économie, dite néolibérale capitaliste, a perverti et contrôle la société, les nations, les gouvernements et l'information (réseaux de diffusion et contenus), alors toute réflexion nouvelle sur l'avenir de l'humanité, pour lui éviter de se fracasser sous ses contraintes matérielles, se heurte aux contraintes économiques fondamentales ! Ainsi c'est essentiellement sous l'angle de l'économie que l'on peut envisager "une Humanité nouvelle régénérée". Les progrès de la nanomicrobiologie ouvrent des perspectives prometteuses sur l'essence naturelle de l'Homme, sur le niveau fondamental 0.0

La filiation ou le cousinage de l'homme avec les hominidés et les grands singes est prouvée scientifiquement par les études sur l'ADN et sur de nombreuses caractéristiques spécifiques biologiques et comportementales. Ce qui n'exclut pas, dans l'évolution génétique, un coup de pouce "divin" (ou d'extraterrestres) selon les récits anciens ou légendes bibliques. Le résultat est un être qui se distingue en partie de l'animal et qui a développé spécifiquement des besoins et des réponses y afférentes.

L'homme a besoin de boire, de manger, de se couvrir de vêtements pour lutter contre les éléments climatiques, de s'abriter ou de se loger, de se déplacer, de lutter contre des maladies et blessures, d'avoir des échanges sociaux coopératifs avec ses congénères, et de se situer dans le cycle de la vie et de l'après-vie. Sauf sur ces derniers points les besoins sont couverts directement ou indirectement par le soleil et son énergie reçue sur la Terre  : les plantes comestibles et les phytoplanctons sont sources d'alimentation d'animaux terrestres et marins, le bois sert d'énergie de chauffage et de cuisson et de matériau de construction, les chutes d'eau et le vent alimentent les moulins (hydrauliques ou à vent) en attendant les turbogénératrices et les aérogénérateurs. Le charbon issu de la carbonisation des arbres et des plantes au carbonifère (avant l'apparition de bactéries décomposant la matière végétale) et les hydrocarbures liquides et gazeux issus de la transformation de la biomasse, sont des énergies concentrées, utilisées par l'homme d'abord en métallurgie puis en fournitures d'énergie thermique et mécanique pour l'ére industrielle. Pour ces générations d'énergies, comme pour la biomasse alimentaire, la source originelle est l'énergie solaire reçue sur la terre. Le Soleil, source de vie, a été reconnu par les hommes primitifs comme une force divine ou une énergie "vitale". Il a même été divinisé dans des civilisations anciennes dites primitives, dans des religions ancestrales.

De nos jours le Soleil n'est plus une divinité mais il reste la source directe (capteurs solaires) et indirecte des énergies dont la mise en oeuvre par les hommes a permis son développement en puissance matérielle et en nombre d'humains (démographie galopante depuis quelques décennies). En énergie, seules les ressources minérales des combustibles nucléaires ne sont pas liées au soleil. L'incroyable développement technologique mis en oeuvre par les humains s'accompagne d'épuisement de ressources fossiles (divers minerais et combustibles) et de ressources halieutiques, de disparition de nombreuses espèces animales et végétales, d'épuisement des sols agraires, de leur urbanisation et enfin de la pollution généralisée de l'atmosphère, des sols et des milieux aqueux.

Le soleil divinité bienfaitrice a été remplaçé par la création humaine d'un Dieu spirituel, immatériel, tout puissant, doué de toutes les qualités. Sa vénération/adoration est cultivée et imposée par des religions et leurs clergés aux individus et aux pouvoirs politiques en place, parfois jusqu'à la confusion des pouvoirs ! Cependant des idéologies athées (fascismes, communismes) ont tenté de balayer les religions traditionnelles et leurs clergés, sans succès car elles ont été vite minées par le pouvoir corrupteur de l'argent. La religion du profit, (accaparement par quelques-uns d'une grande partie de la richesse créée par d'autres), l'obsession de la rentabilité et l'adoration du Dieu-argent, sans lequel on ne peut rien faire, ni vivre décemment, sont les fondements des comportements sociaux, économiques et politiques des humains, dans le monde actuel ! La lutte biologique pour la survie équilibrée des animaux et des plantes, dans la biosphère planétaire, est réduite au niveau des humains à un système économico-financier néolibéral capitaliste qui envahit tous les secteurs de vie individuelle et sociétale : non seulement pour les activités économiques classiques (produits et équipements matériels, produits financiers) mais encore pour les activités médicales et pharmaceutiques, la culture, l'éducation et l'enseignement, les communications personnelles classiques et intimes (sentimentales, philosophiques, croyances ésotériques, politiques et même religieuses), et les sciences de la nature, de la matière et de l'homme (en particulier l'information, la communication et les neurosciences).

De nos jours, l'homme, grâce aux développements de ses capacités neurologiques et leurs mises en oeuvre technologiques en sciences de la matière, en physiologie humaine, en pilotage comportementaux, en réflexions spitituelles et transcendantales..., se projette ou se fourvoye en un homme augmenté, en un surhomme, en bref il devient sa propre divinité.

 

L'impact de la nanomicrobiologie sur l'humain

La nanomicrobiologie est une biologie qui n'a rien à voir avec l'utilisation de nanomatériaux encapsulant des molécules de traitement, porteurs de clés spécifiques pour se fixer sélectivement sur (et dans) des cellules malades à traiter médicalement, comme pour les cellules cancéreuses à détruire par des rayonnements nucléaires absorbés sélectivement par les molécules de traitement explosant alors la cellule cancéreuse.

La nanomicrobiologie est l'analyse, l'étude et l'utilisation des organismes microscopiques et des molécules, au sein des êtres vivants de la flore et de la faune planétaire. Elle s'est révélée avec la mise au point du microscope permettant de voir des microbes, des bactéries, de façon sporadique au XVII et XVIIIième siècles, puis comme une notable avancée de la biologie et de la médecine au XIXième siècle. C'est l'époque de la découverte des vaccins préventifs (et même curatifs si la période d'incubation est longue, comme pour la rage avec Pasteur). Les vaccins induisent des comportements durables du système défensif (lymphocytes) de l'homme sollicité par des anticorps produits lors de la vaccination. De nombreux vaccins ont été mis au point aussi bien contre des bactéries pathogènes visibles au microscope que contre des virus, plus petits et invisibles au microscope. Les vaccins utilisent en général une préparation atténuée, moins virulente, ancienne, des microbes pathogènes. À l'époque de Pasteur et de ses collègues européens, les microbes ainsi découverts sont systématiquement considérés comme pathogènes : on faisait la différence avec les ferments (en fait des bonnes bactéries) utilisés dans l'élaboration du vin, du vinaigre, du cidre, des alcools, des fromages, de la panification (au levain dit naturel). La différence entre virus (invisibles) et bactéries résidait alors dans la taille de ces microbes.

En 1917 Félix d'Hérelle, chercheur en biologie de l'Institut Pasteur découvre les virus bactériophages qui pénètrent dans les bactéries, s'y multiplient (de 50 à 200 fois en moins de 30 minutes), font exploser les bactéries : les "enfants" allant s'attaquer à d'autres bactéries. En cas d'infection pathogène sévère, comme pour le staphylocoque doré, l'utilisation d'une préparation de phages ou bactériophages adaptés, conduit à une guérison rapide. Ces antibiotiques naturels spécifiques ont été utilisés avec succès jusqu'à la découverte de la Penicilline et sa diffusion commerciale : la préparation de la culture de phages exigeait des préparateurs biologiques compétents et sérieux. Tout laboratoire biologique compétent peut préparer des phages, ces derniers relevant du domaine public, alors que les antibiotiques sont protégés par des brevets au bénéfice des industriels. Depuis 1917 de nombreux phages spécifiques à des bactéries pathogènes ont été sélectionnés. Cependant, jusqu'à une période récente, début du siècle en cours, les bactéries en contact avec l'homme et les animaux étaient considérées comme pathogènes : les bonnes bactéries étant cultivées pour l'agro-alimentaire (yaourts, fromages, fermentations alcooliques des glucides ...) ou se développant dans les sols pour dégrader les matières organiques. Et pourtant, sans le savoir l'homme (et les animaux) est un immense réservoir de bactéries commensales.

 

Le corps humain est le support de colonies de bactéries commensales et bienfaitrices : le microbiote

L'extérieur et l'intérieur de l'homme sont colonisés par des microorganismes, principalement des bactéries :

- sur la peau de 1000 à plusieurs millions par cm2 selon la topographie (aisselles, aines, intérieur oreille, zones de sudation...) et l'état de "décapage" de la peau ; total estimé 1012  ; ce sont des bactéries et microorganismes aérobies ;

- dans la cavité nasale et le haut du larynx environ 108/cm3 de sécrétions des muqueuses, (plus en cas d'infections) ; les poils du nez et les muqueuses piègent les microorganismes aérobbies lors de la respiration ;

- dans les poumons il existe un "microbiote pulmonaire" en voie d'exploration scientifique : il est difficile de cerner le microbiote protecteur des invasions pathogènes microbiennes, le tout se retrouvant, en partie, dans les expectorations : bactéries et microorganismes anaérobies ;

- dans la cavité buccale 108 à 109/cm3 de salive (soit cent millions à un milliard par millilitre) ; bactéries en majorité aérobies ;

- dans l'estomac au suc gastrique très acide ne subsiste que "quelques" bactéries anaérobies comme les "pilori helicobaster" ;

- dans l'intestin grêle recevant le chyle gastrique, les sucs biliaires et les sucs et enzymzes intestinaux, les populations de microorganismes anaérobies sont encore considérées comme "secondaires" pour la digestion et l'assimilation des nutriments ;

- dans le colon ou gros intestin les populations de bactéries et microrganismes anaérobies, dégradant les matières issues de l'intestin grêle, sont en nombre considérable, de l'ordre de cent mille milliards (1014) (soit 10 fois plus que le nombre de cellules humaines (globules rouges naturellement exclus)), soit une densité d'environ 100 milliards/cm3 (1011/cm3) ;

- dans la cavité vaginale la densité bactérienne normale est de l'ordre de 108 à109 /cm3 de secrétion de la muqueuse vaginale, (principalement des lactobacilles anaérobiques).

 

Le microbiote classique centré sur le tube digestif comprend une masse de bactéries supérieure à 1 kg (jusqu'à 2kg selon la corpulence). Il est principalement composé de diverses espèces de bactéries (160 principales communes, et un total potentiel de 1200 selon les régions, les cultures alimentaires, les climats...). Le microbiote comprend aussi un nombre important de virus (le virome) et de champignons microscopiques (microbiote fongique) : dans les virus, invisibles au microscope optique, il y a certainement des virus bactériophages.

Le microbiote intestinal, sert non seulement dans les fonctions de dégradation des aliments pour les rendre assimilables mais encore de lutte contre les microbes pathogènes. Il est composé à plus de 80% d'Eschérichia Coli, dont des sous-espèces sont pathogènes (gastro-entérite).

Le microbiote cutané comprend un pourcentage non négligeable de staphylocoques (bactéries aérobies) qui peuvent être en partie entraînés vers les cavités buccales, nasales, puis laryngiques et pulmonaires. Si les staphylocoques viennent en contact d'une plaie ou lésion dans des zones en partie aérobbie, alors ils s'y fixent et se multiplient puis déclenchent une grave infection. Par contre, s'ils sont entraînés dans les zones purement anaérobies, ils ne peuvent se multplier et seront éliminés.

 

Les déréglements du microbiote humain

Le microbiote se forme dès l'accouchement, par "enrichissement" au contact des parois vaginales, puis de la peau de la mère, des différents contacts cutanés et aériens et par l'allaitement maternel. Un accouchement par césarienne est déjà un handicap pour le bébé. De l'hygiène excessive et décapante peut réduire le développement naturel des microbiotes. 

La consommation de produits néfastes, volontaire (alcools, tabac fumé, drogues, excès de sucres et de matières grasses) ou involontaire (pollution atmosphérique des particules et des gaz chimiques, pollution de l'eau, émanations des produits ménagers, contamination des aliments par les différents pesticides, par des hormones,...), agit sur l'équilibre du microbiote et donc sur la santé. Les infections bactériennes et virales pathogènes sont également néfastes, même si des réactions sont induites pour détruire les intrus.

Une consommation est particulièrement destructrice du microbiote et induit des déréglements, c'est celle des antibiotiques par voie orale, voie majoritairement utilisée : les antibiotiques sont destinés à détruire les bactéries et alors celles du microbiote sont soumises à un "tsunami" dévastateur !! Les compléments probiotiques sont utiles mais restent insuffisants. Les médicaments classiques, avalés, ont des effets, (ignorés ou minorés par les laboratoires pharmaceutiques), sur le microbiote.

Le rejet dans la nature des déchets de la digestion (médicaments, oestrogènes contraceptifs, antibiotiques,...) par les fèces et l'urine, et les produits d'hygiène corporelle provoque des dégats ou déréglements considérables. Par exemple les oestrogènes rejetés des pilules contraceptives polluent les eaux, modifient et dérèglent la reproduction des poissons dans les mers et océans. Des chercheurs évoquent l'hypothèse plausible des "perturbations du genre" chez les humains. Les cas de malformation et "d'indécision" des organes sexuels, les dissociations entre le sexe apparent et le ressenti dans l'esprit, sont de plus en plus nombreux !

 

La nanomicrobiologie dans la nature

Les microorganismes sont présents massivement chez tous les animaux et dans les plantes (racines, troncs, feuillage, fleurs). Leur rôle est essentiel pour le développement de la vie. En particulier, la terre arable support des racines des plantes contient (pour une terre riche et fertile) 40 millions /gramme de bactéries et l'eau douce de la nature environ 1 million/cm3 de bactéries. En plus des bactéries, le sol est riche en virus, champignons, microalgues, protozoaires... on estime à 10 000 le nombre d'espèces recensées et à des millions le nombre d'espèces à découvrir. Le milieu des microorganismes est indispensable pour décomposer les matières organiques (déchets végétaux et autres), attaquer des matières minérales, "produire" les sels minéraux et les molécules indispensables au développement de la flore, absorber l'azote atmosphérique et le rendre transportable (sels nitriques) vers les cellules de la plante en croissance. L'agriculture intensive mécanisée, grosse consommatrice d'engrais chmiques et d'une multitude de pesticides, tasse les sols et détruit le "microbiote" des sols : les productions sont alors appauvries en oligo-éléments, en saveurs et en composés organo-leptiques.

Pour les animaux à sang chaud et à tube digestif la présence de microbiote est indispensable à la vie, comme tel pour les ruminants capables de décomposer des végétaux très résistants.

Les insectes et les oiseaux sont porteurs extérieurement et intérieurement de microorganismes dont certains sont pathogènes pour l'homme. Les poissons et les planctons sont aussi colonisés par les microorganismes.

Enfin, il existe même des bactéries spécifiques capables de dépolluer les sols, comme pour les hydrocarbures et même des métaux (ou métalloïdes) toxiques, y compris des radioactifs ! Ces bactéries sont destructrices pour les hydrocarbures et produits organiques, et se contentent de concentrer en leur corps les molécules radioactives ou métalliques : il faut alors séparer ou trier les bactéries "radioactivées" pour dépolluer. Il y aurait aussi des plantes dépolluantes soit par leurs feuilles absorbantes, soit par leurs racines en liaison avec leurs bactéries.

Dans le cadre de l'évolution des espèces à partir des premiers microorganismes monocellulaires (bactéries, archées, virus), vers des organismes pluricellulaires et vers toutes les espèces de la biosphère de la terre, par sauts lamarckiens et par sélection darwinienne, l'évolution "verticale" s'est faite en conservant une liaison "horizontale" commensale de microorganismes. Cette liaison s'est développée et enrichie par la multiplication d'espèces différentiées adaptées à tous les organismes vivants et donc aux organismes "supérieurs", dont l'homme.

Cette évolution progressive pendant des centaines de millions d'années a donné naissance à toute la biosphère où les individus et les espèces luttent pour leur espace vital et pour leur survie. Chez les animaux le dilemme est souvent "manger une proie ou être manger par un prédateur" avec une chaîne équilibrée de prédation, car en cas d'excès de proies leurs prédateurs se développent en grand nombre et inversement si les prédateurs deviennent trop nombreux pour les proies existantes, alors ces prédateurs vont disparaître par la famine ou comme proies pour d'autres prédateurs. Chez les animaux dits supérieurs l'homme est le prédateur ultime des animaux et des plantes : il s'est débarrassé des anciennes pandémies (peste noire...) prédatrices de l'espèce humaine, et actuellement il se développe en grand nombre, (en trop grand nombre ?), malgré les guerres : il est son propre prédateur !

Dans le monde des bactéries, des archées et des champignons il y a aussi une lutte pour l'espace vital, avec une adaptation de la croissance de la population (par mitose ou parthénogénèse) et parfois des luttes entre bactéries d'espèces différentes (avec action des enzymes) ; de plus les bactéries peuvent se faire détruire par leurs virus spécifiques (les phages) qui se multiplient en leur sein.

 

La nanomicrobiologie facteur économique de croissance et de survie de l'homme

L'homme n'est pas seulement une "planète" composée de cellules regroupées en organes, c'est aussi le support d'une multitude de microorganismes commensaux (son microbiote) lui permettant de vivre. L'homme, pour sa nourriture et son habillement, est aussi prédateur d'organismes vivants de la biosphère, organismes dépendants également de leurs microorganismes. L'homme absorbe aussi des microparticules (poussières, nanomatériaux dans des cosmétiques et dans des produits alimentaires, molécules diverses : perturbateurs endocriniens, poisons chimiques, pesticides, HAP,...) dont certaines présentent un caractère cancérogène ou destructeur de cellules en particulier dans le cerveau. Ainsi l'homme et son biotope spécifique doivent être le sujet de nombreuses études, afin de connaître ce qui est bon ou néfaste pour la bonne santé et la survie de l'individu et de l'espèce. Ensuite, les défauts persistants, les accidents de la vie dans la biosphère, devront être combattus par la médecine et la pharmacopée.

Si le microbiote est indispensable à la vie normale de l'homme, pour un fonctionnement correct et pour lutter contre beaucoup d'agressions, il ne peut assurer seul la lutte contre des envahisseurs pathogènes. En ce qui concerne les bactéries pathogènes, le monde nanomicrobiologique a conçu des virus bactériophages ou phages, des antibiotiques vivants, que les biologistes humains peuvent et doivent rechercher dans la nature, cultiver et sélectionner. Ces phages depuis des centaines de millions d'années ont vécu et survécu en liaison avec leurs bactéries. De plus ces phages n'induisent pas des multirésistances comme les antibiotiques. Le nombre de décès annuels en France (4000) et dans l'UE (25000) imputables spécifiquement aux maladies nosocomiales dans les établissements hospitaliers (dont cliniques) provoquées par des infections de bactéries multirésistantes aux antibiotiques, pourrait et devrait être fortement réduit (par un facteur 10) par l'utilisation systématique de thérapies et prophylaxies à base de phages !

Naturellement la lutte contre toutes les émissions de pollutions gazeuses et particulaires de l'air, de l'eau et des sols est un impératif de bonne santé. Ces pollutions extérieures peuvent également provenir de l'intérieur des logements, des chauffages à combustibles, comme des industries, des transports, de l'agriculture. Les capacités de lutte des microbiotes humains ne dispense pas de lutter contre les sources des pollutions.

Si actuellement la mode médiatique promeut la lutte contre les pollutions de particules (et de gaz toxiques ou à effet de serre) issues des véhicules automobiles (les camions, tracteurs, locomotives diesel, les navires marchands et de plaisance..., semblent exclus du tapage !) les pollutions particulaires et chimiques de l'agriculture intensive sont de plus en plus prises en considération par des consommateurs et par certains agriculteurs (souvent les plus exposés).

 

Des politiques de recherche et développement de niveau 0.0

Par anologie aux niveaux des secteurs de fréquences utilisées par les télécommunications, en particulier pour les "smartphones" et autres , qui, selon les performances en débit (rapidité et quantité de données) et en logiciels de traitement, sont dénommées 2.0 ; 3.0 ; 4.0 et bientôt 5.0 (le 1.0 étant le b.a-ba de l'informatique), alors le niveau 0.0 proposé se veut antérieur à l'informatique numérique tout en exploitant l'infinité d'informations que la nature et les microorganismes mettent à la disposition de l'homme. Cette exploitation rationnelle par des humains chercheurs scientifiques et personnel d'exploitation, nécessite l'utilisation :

- de moyens d'analyses modernes et simples en microbiologie, (humaine médicale, animaux et plantes), destinés aux techniciens exploitants et chercheurs, moyens à la dispositionde petites cellules de bilogistes et agrobiologistes,

- des moyens ultraperformants pour analyser la composition et le fonctionnement des nanomicroorganismes (virus, bactéries...) et des cellules des plantes, des animaux, des champignons et des hommes, jusqu'à la biologie nucléaire, moyens dans de grands laboratoires de recherche,

- des écoutes et analyses des techniques traditionnelles et ancestrales, adptées aux sols, aux climats, à la faune et à la flore,

- de l'agriculture dite biologique, de la permaculture et de l'agroforesterie, adaptée aux climats locaux,

- de l'aquaculture biologique avec les algues, planctons, bactéries...,

- des techniques de régération des sols, de protection des lessivages par les pluies et de retenues des eaux pluviales, de protection des vents désertifiants....,

- des connaissances traditionnelles et modernes de la pharmacopée.

organisation pratique

La mise en oeuvre d'un grand plan de développement avec des comités "théodules" de réflexions et de pilotage, impliquant de nombreux centres de recherche (INRA ; CNRS ; INSERM ; INSTITUT PASTEUR....) n'est pas adaptée, au moins dans la phase de "bouillonnement des idées". Une directive d'incitation vers les centres de recherches et de labos universitaires (thésars) est suffisante.

Par contre, sur le terrain il y a déjà de nombreuses initiatives et associations dynamiques en permacultures, agroforesterie, agrobiologie, régénération des sols, cultures de bactéries (production de composts et de méthane, sur déchets végétaux, animaux (abattoirs et cuisines), boues organiques de stations d'épuration...), aquacultures biologiques... En complément, il serait bon de créer de nombreuses petites cellules de "bio-lab" (auto gérées ?) comme il existe des "fab-lab" pour produire en "3D" des pièces en plastiques (machines simples peu onéreuses). Pour les métaux ce sont des machines onéreuses, complexes utilisées dans les industries de pointe : aviation, spatial). Ces "bio-lab" analyseraient les microorganismes, "cultiveraient" des bactéries et rechercheraient leurs bactériophages (l'analyse fine des phages et des virus reste du ressort des labos équipés de microscopes électroniques et autres équipements ultra performants).

L'intégration de la recherche et de la culture des phages  pour le monde végétal et animal d'élevage, ainsi que pour les fabrications de produits fermentés (et fermentescibles) est à développer. Il existe déjà des phages anti listéria dans le commerce (LISTEX ; P100 ; A151) et pour certaines espèces de salmonelles. Le verrouillage des activités de santé, de la prophylaxie et des thérapies, par les organismes médicaux et les industries pharmaceutiques (et leurs puissants lobbies), ne permet d'envisager que des actions limitées dans le domaine des phages en milieu médical.

 

extension dans les pays en difficulté alimentaire

Dans de nombreux pays, (notamment en Afrique sahélienne) des associations locales ou internationales mettent en oeuvre, avec succès, les technologies de l'agrobiologie : il reste un long chemin avant la généralisation. En particulier, en Inde, Madame Vendama Shiva (Navdanya), fait un travail remarquable de formation et de diffusion.

Ces nouvelles technologies de régénération des sols, de la fixation des terres contre l'érosion des vents et des pluies, d'agrobiologie sans pesticides ni engrais, permettent aux villages d'assurer leur autosuffisance alimentaire et de réduire la perte de population vers les bidonvilles ou vers l'émigration. Les installations de fermentation anaérobies des déchets végétaux, des fumiers et des fèces humaines, produisent du méthane utilisable comme combustible dans les foyers, et même dans les moteurs thermiques. L'association avec des panneaux solaires photovoltaïques, de moins en moins chers, et des aérogénérateurs (pays ventés), permet une bonne autonomie de vie aux villages paysans. L'autosuffisance alimentaire et les activités d'enseignement (école primaire, au minimum), de santé (dispensaires, centre de soins,) et les divers artisanats, seront la base de la fixation des populations et d'un déveoppement "humain" dans des régions en proie à la désertification, à la sous-alimentation et au sous développement.

 

Vers un renouveau de la liaison de l'homme avec son milieu et avec lui-même

La prise de conscience des fondamentaux de la vie, de la biologie animale et végétale, doit obliger l'homme à se remettre en question. Son assujettissement aux injonctions des hommes de pouvoir en religions, idéologies politiques, idéologies économiques (lois des marchés) et financières (règne de l'argent-roi, de la divine finance), conduit pour certains "à un mur", à du non-sens et pour d'autres à une implosion ou explosion planètaire ! Les invitations à la solidarité planétaire ne résistent pas aux démagogies individualistes. Les satisfactions du court terme l'emportent sur la sécurité espérée du long terme !

La profonde dépendance de la vie humaine et de la biosphère aux divers microorganismes monocellulaires (virus, archées, bactéries, champignons) et aux nanomicroparticules organiques, gazeuses, et minérales, oblige l'homme à se repenser, à se redéfinir dans ses liaisons et dépendances avec la biosphère et la planète.

La première remise en cause concerne la santé et les conditions de maintien en bonne santé. Les conditions de production de bioaliments sont essentiels, avec le respect de la biologie des sols et de la nature. Pour les soins contre une pathologie, l'utilisation des phages et du monde bactérien est indispensable. Les nombreuses molécules extraites principalement du monde végétal (synthétisées par l'industrie pharmaceutique) sont des compléments utiles pour les soins.

La seconde remise en cause concerne la vie en société, avec des cellules collaboratives et complémentaires, solidaires dans leur mission de produire des aliments sains. Des cellules de ce type s'activant dans les sciences de la nanomicrobiologie pour produire des phages et pour réhabiliter les sols et milieux bactériens. La généralisation des petites structures agrobiologistes dans les hameaux et les villages en plus de produire, en quantité, des aliments sains avec plein d'oligoéléments et de bonnes saveurs, régénéreront les sols et les protections contre le ruissellement, et revitaliseront le milieu rural en créant des emplois à tous les niveaux de qualifications. La transformation de 20% des surfaces agricoles françaises entraînerait la création d'un million d'emplois  ! Tout en améliorant la santé des Français !

Ces deux remises en cause sont également indispensables dans les pays dit "en dévelopement" soumis à des risques de famines, de sécheresses, de désertification et d'exode rural. L'extension à ces régions ne nécessite que de la formation à différents niveaux et des capitaux peu importants.

 


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1 réactions à cet article    


  • zygzornifle zygzornifle 27 janvier 12:41

    Ce qui n’exclut pas, dans l’évolution génétique, un coup de pouce « divin » (ou d’extraterrestres)...


    Les pauvres extraterrestres ont du se pendre en voyant le résultat de toute cette évolution : Hanouna .....

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hugo BOTOPO


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