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Il fait trembler les Paradis Fiscaux

Non, il ne s’agit pas de Sarkozy, qui pourtant en a promis la fin, il s’agit d’un nommé Hervé Falciani, célèbre depuis qu’il a extrait des ordinateurs d’une banque 130 000 comptes clients.

Cet « informaticien citoyen » de 38 ans à peine sème le trouble chez les banquiers suisses.

Il a dans son ordinateur les noms de tous ceux qui planquent tranquillement leur argent en Suisse.

Son aventure remonte en 2000 lorsque la banque HSBC l’engage en Suisse comme informaticien.

La banque HSBC est la 4ème plus grande entreprise en Grande Bretagne, et la 1ère en Europe en matière de capitalisation boursière.

Son implantation est mondiale.

Elle s’est implantée récemment en France en acquérant le groupe CCF (UBP, banque Hervet, banque de Savoie, société marseillaise de crédit, banque Dupuy, CCSO, banque Chaix, Banque de Picardie, et la Banque de Baecque-Beau), et elle est aussi en Suisse.

Notre informaticien réalise que tout n’est pas rose dans le fonctionnement de cette banque et tente en vain de faire respecter la réglementation.

Voyant que des pressions commencent à se faire contre lui, il décide de prévenir, dès la fin de l’été 2006, la justice suisse, qui ne donne pas suite.

Celle-ci conteste cette affirmation. lien

Alors, il extrait des ordinateurs des noms et va tenter en 2008 de faire éclater la vérité en se rendant à Beyrouth, aidé par une mystérieuse complice, Georgina Mikhael. lien

Dans cette liste, il y a 4000 noms français dont les avoirs correspondent à 6 milliards d’euros. lien

Là-bas, il tombe dans un piège, tendu d’après lui par sa complice.

Croyant avoir affaire aux autorités gouvernementales, il se rend compte qu’il est manipulé, et retourne en France afin de s’adresser à l’administration. lien

Sous le pseudo « d’Antoine  », il prend contact avec la DNEF (Direction Nationale des Enquêtes Fiscales). lien

En mai, la justice suisse, prévenue par les services secrets des agissements de Falciani, décide d’enquêter.

Puis la justice suisse saisit la gendarmerie française qui perquisitionne sa maison et s’empare de son ordinateur.

Fort heureusement, la justice française refuse de remettre l’ordinateur tant convoité aux Suisses.

Ce qui a permis à Eric Woerth de menacer quelques 3000 exilés français de paradis fiscaux et de faire rentrer à l’été 2009, 500 000 euros dans les caisses de l’état. lien

Le résultat est modeste.

En effet, 200 dossiers examinés, 20 régularisations effectuées, ne sont qu’une goutte d’eau. lien

On estime à 50 milliards d’euros l’argent planqué dans les divers paradis fiscaux par les français fraudeurs.

En tout cas, Eric Woerth confirme avoir obtenu cette liste sans avoir déboursé le moindre centime.

Le 24 juin, Eric de Montgolfier ouvre une enquête préliminaire pour blanchiment.

Et dernier épisode, Hervé Falciani saisit la FINMA (autorité de surveillance des marchés financiers) sur les activités de la HSBC.

Or, si l’on lit attentivement les décisions qu’à pris cette organisation, concernant les cas Madoff et Lehman, on s’aperçoit qu’elle regrette « que le droit suisse en vigueur ne protège pas suffisamment les investisseurs ».

Dans le cas soulevé par Falciani, on devine qu’elle va plutôt protéger les investisseurs que les exposer un peu plus.

C’est d’ailleurs le but qu’elle s’est fixé dans ses statuts : « protéger les clients des marchés financiers, à savoir notamment les créanciers, les investisseurs et les assurés ».

Est-ce que pour les protéger, elle veut garantir leur anonymat ? On pourrait le croire.

En tout cas, il n’y a pas grand-chose à attendre manifestement de cette institution.

Sans l’action d’Hervé Falciani, la liste des 4000 fraudeurs français n’aurait vraisemblablement jamais vu le jour.

On peut s’interroger sur le fait que seulement 20 régularisations aient été effectuées : 1/200ème en pourcentage de résultats, c’est bien maigre.

Pour la petite histoire, c’est en septembre 2008 que le gouvernement avait déclaré « partir en guerre contre les paradis fiscaux ». lien

Les 50 paradis connus représentent 10 000 milliards de dollars d’actifs financiers. lien

Malgré les cocoricos ambitieux de Nicolas Sarkozy lors du G20 de Pittsburgh en avril 2009 déclarant péremptoirement : « les paradis fiscaux, le secret bancaire, c’est terminé », on découvre que la liste noire est toujours d’actualité et que le jeu de dupes continue de plus belle. lien

La Suisse a d’ailleurs apporté un démenti cinglant aux annonces de Bercy évoquant la fin du secret bancaire suisse. lien

Bien sûr on peut toujours signer la pétition (stop aux paradis fiscaux), mais est-ce suffisant ?

Il faudrait encore beaucoup « d’Hervé Falciani » pour que ça change réellement.

Car comme disait mon vieil ami africain : « le tam-tam ne résonne que lorsqu’on le bat ».


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110 réactions à cet article    


  • frugeky 5 mars 2010 09:57

    Il y a déjà une dizaine d’années, le suisse Jean Ziegler estimait que 50% de la finance internationale était off-shore. Sachant que nos gouvernants sont à tu et à toi avec ces requins qui nous spolient, la solution du vote utile me semble un peu vaine. Pas de solution. Suis amer.


    • olivier cabanel olivier cabanel 5 mars 2010 09:59

      frugeky,
      je connais bien Ziegler pour avoir vécu quelques temps à Genève, et je partage ses convictions,
      dommage qu’il soit si peu écouté...


    • plancherDesVaches 5 mars 2010 19:32

      Petite précision néanmoins. Car je fais parti d’un groupe qui s’intéresse aussi au problème.

      Le fait que 50% de la finance internationale transite par des non-pas-seulement place off-shore et/ou paradis fiscaux comme la Suisse est la partie « flux », c’est à dire ce qui circule sur toute la planète. (« officiellement » estimée à 600 000 milliards de dollars annuels).
      (ceci est différent du « stock »(qui a un peu fondu depuis fin 2008) estimé par un cabinet financier indépendant de New York à 1 400 000 milliards de dollars)(la fonte correspond principalement à la titrisation qui s’est pris un coup de la figure depuis Lehman).

      Concernant l’évasion fiscale, pratiquée principalement par les smicards et chômeurs, elle s’est amplifiée avec la crise par crainte d’augmentation des impôts mais a été clairement mesurée en 2008. (dernière mesure faite, les chiffres sont maintenant confidentiels)
      Il a ainsi été chiffré précisément entre les sorties de devises et les entrées sur tous les pays du monde, 10% des entrées « disparaissaient » miraculeusement.

      10 % du PIB mondial... Je ne sais pas si vous voyez ce qui « disparait »...
      Ceci ne tenant pas compte des disparition intra-nationale, bien sûr. Mais celle-là sont plus difficiles... en principe.

      Le problème est qu’avec la perte de revenus des pompes habituelles, les financiers ont faim. Et vampirisent maintenant les états, donc, naturellement le peuple par l’intermédiaire des dirigeants tous achetés ou coincés par la dette...

      Chouette, non ?


    • olivier cabanel olivier cabanel 5 mars 2010 20:33

      PlancherdesVaches,
      merci pour ce complément d’informations tout à fait judicieux,
      j’y ai appris pas mal de choses,
      bravo pour ton travail.
      à+


    • Triodus Triodus 5 mars 2010 10:14

      C’est VOS enfers fiscaux qu’il faut balayer !


      • olivier cabanel olivier cabanel 5 mars 2010 10:23

        triodus,
        oui, effectivement, le mot enfer est plus approprié que le mot paradis,
         smiley


      • Rough 5 mars 2010 10:19

        La suisse n’est pas un paradis fiscal...C’est un état souverain, démocratique qui possède une législation financière différente du racket fiscal qui règne chez nous....


        • olivier cabanel olivier cabanel 5 mars 2010 10:25

          Rough,
          sans vouloir être désagréable, votre commentaire ressemble beaucoup à de la langue de bois,
          bien sur, la suisse est un état souverain,
          ce qui n’empêche pas de trouver anormal que de l’argent parfois sale, puisse s’y trouver à l’abri sans la moindre visibilité.
          non ?
           smiley


        • rastapopulo rastapopulo 5 mars 2010 20:27

          Quelle morale sélective !

          Lorsque le G20 s’exprime après la faillite de Lehman, les gouvernements fantoches ont eu impudence d’accuser les paradis fiscaux européens du désastre !!!!

          Rien, pas un mot sur ceux anglosaxons !!!!

          En plus, la crise actuelle est financière, politique.et économique. La fiscalité est le dernier sujet à traiter (sauf si ce serait pour se venger des responsables de la crise de manière déguisée mais ils sont pas en Suisse).

          Ils doivent bien se marrer les élites financières anglosaxonnes. Le nombre de piège qui sont tendu à leurs concurrents sans aucune réaction parce que l’Europe est plus proche de l’empire de la finance anglosaxonne que de la méchante Suisse. 


        • frugeky 5 mars 2010 10:27

          Je ne m’en prenais pas spécifiquement à la Suisse en parlant des requins mais à ceux qui ont les moyens de faire disparaître de la comptabilité officielle l’argent qu’ils ont amassé en profitant du travail de tous.


          • olivier cabanel olivier cabanel 5 mars 2010 10:57

            Frugeky,
            çà va mieux en le précisant,
            et là comment ne pas être d’accord !


          • le naif le naif 5 mars 2010 10:57

            Bonjour Olivier

            Cette histoire de paradis fiscaux est une vaste rigolade ( voir la liste grise du G20) comme celle des bonus des traders pour détourner l’attention.
            Denis Robert nous a montré ou se situe la tour de contrôle de la finance mondiale, ce sont les chambres de compensation Euroclear à Bruxelles et Clearstream au Luxembourg. Presque toutes les transactions passent par ces deux sociétés. De là il devient facile d’avoir un regard sur la finance mondiale et de contrôler les mouvements de capitaux dans les paradis fiscaux.
            Mais qui le veut vraiment ????
            Jean Claude Juncker patron de l’Eurogroupe, nos gouvernements ???

            Slts


            • olivier cabanel olivier cabanel 5 mars 2010 11:08

              le Naif,
              merci d’avoir proposé ce film de denis Robert,
              çà donne l’occasion de le soutenir, lui qui a été le point de départ de l’affaire clearstream, détournée par la suite à des fins bassements politiques,
              mais on oublie souvent que cette affaire pour l’instant non élucidée, démontre les mécanismes du blanchiment de l’argent,
              ce journaliste est vraiment un grand investigateur, et tout ce qu’il a découvert mériter que l’on s’y intéresse au plus près,
              tout est expliqué, démontré, et parfaitement clair,
              on comprend alors que cette fable des listes blanches, grises ou noires ne sont qu’une vase fumisterie,
              effectivement.
              merci.


            • olivier cabanel olivier cabanel 5 mars 2010 11:13

              et grâce à vous, je propose aux lecteurs de signer la pétition de soutien à Denis Robert :
              http://www.gopetition.com/petitions/pour-denis-robert-contre-la-crise.html
              encore merci.


            • le naif le naif 5 mars 2010 11:51

              Olivier

              C’est fait, merci pour le lien, je n’étais pas au courant pour cette pétition.
              Il y a du beau linge, curieux que cela ne fasse pas plus de bruit !!!

              Salutations


            • Pierre Crépeau 5 mars 2010 12:24

              La boite d’envoie étant masqué par un rectangle blanc sur mon ordi, (signalé dèjà à l’équipe d’Agoravox.....) je tente par ce moyen....

              Bonjours,
              Une bombe cette bien étrange ordonnance de Sarkozy le chef d’un état schizophrène datant du 8 janvier 2009 !!! A creuser de toutes urgence si l’on veut interdire la spéculation sur la variation des prix !!! A buzzer et à gratter !

              Article L211-35. Créé par Ordonnance n°2009-15 du 8 janvier 2009 – art. 1. Nul ne peut, pour se soustraire aux obligations qui résultent de contrats financiers, se prévaloir de l’article 1965 du code civil, alors même que ces opérations se résoudraient par le paiement d’une simple différence.

              Article 1965 du Code Civil. Créé par Loi 1804-03-10 promulguée le 20 mars 1804 : La loi n’accorde aucune action pour une dette du jeu ou pour le paiement d’un pari.

              L’État schizophrène, promoteur de la spéculation
              http://www.latribune.fr/opinions/20100224trib000480339/l-etat-schizophrene-promoteur-de-la-speculation.html
              Légaliser les paris sur les fluctuations de prix
              http://www.pauljorion.com/blog/?p=8779#comment-62368



            • olivier cabanel olivier cabanel 5 mars 2010 13:41

              pierre Crépeaux,
              en tout cas j’ai pu lire votre commentaire,
              et je vous remercie des liens proposés,
              j’encourage tous les citoyens internautes à ouvrir les liens ;,
              c’est édifiant, et ce n’est pas un vain mot.
              encore merci.


            • olivier cabanel olivier cabanel 5 mars 2010 13:47

              le naif,
              pourtant c’est vous qui m’avez proposé le lien vidéo...
              merci encore,
              il faut inviter les unes et les autres a signer cette pétition.
              elle pourrait faire un buzz ?
              à+


            • Voris 5 mars 2010 11:20

              Non, c’est pas Sarkozy, ça c’est sûr : Sarkozy, il fait rire les oiseaux. Mais curieusement, beaucoup d’électeurs (dont une grande part de cocus) continuent de le prendre au sérieux.


              • olivier cabanel olivier cabanel 5 mars 2010 13:18

                Voris,
                je m’interroge aujourd’hui.
                pour quelle raison le ministère du budget n’ai retenu qu’une vingtaine de noms sur les 4000 proposés ?
                et pourquoi, ce meme ministère ne communique que sur 3000 noms ?
                qui sont les autres ?
                des amis du pouvoir en place ?
                comme dirait un certain chroniqueur de canal +, c’est une putain de bonne question !

                pour le reste, je partage ton avis.
                 smiley


              • gimo 5 mars 2010 11:20

                bonjour olivier

                il n’y avait pas par hazard  !!!!! dans la liste 
                le nom d’’un certain sarko ;; !!  ?

                bien sur  !! mis de côté et sourtout ne pas divulguer
                 la vérité est toujours plus grande dans ces cas là
                votre antagoniste n’a pu aller plus loin dommage
                dans cette société malade de l’argent


                • olivier cabanel olivier cabanel 5 mars 2010 13:21

                  Gimo,
                  c’est bien sur une éventualité.
                  sauf qu’il aurait pu prendre une autre identité,
                  je crois me souvenir que pour clearstream, le nom de sarkozy ne figurait pas,
                  il y avait du bocsa...
                  l’opacité est la règle,
                  il faudrait pouvoir éclaircir, mais comment ?
                  il faudrait d’autres courageux Falciani pour faire éclater la vérité.


                • rastapopulo rastapopulo 5 mars 2010 20:35

                  Un adorateur de Bush (et donc des réseaux type CIA, trilatérale, CFR,...) irait en Suisse mettre son argent alors que des paradis fiscaux « amis » sont des opposants à la Suisse.

                  Quand à l’affaire Clearstream, est il vrai que des américains auraient participé au bidonnage qui a permit à Sarko d’évincer Villepin ?

                  Sarko n’aurait même pas besoin de le savoir, il n’enu serait qe plus crédible... La CIA a dû vraiment apprécié la position de Chirac sur l’Irak apparemment.

                   


                • olivier cabanel olivier cabanel 5 mars 2010 22:34

                  rastapopulo,
                  c’est un scénario possible,
                  il est pour moi évident que Villepin a été victime d’un piège,
                  mais çà ne devrait pas pour autant distraire l’attention du vrai sens de l’affaire clearstream,
                  celle qu’à découvert Denis Robert : l’argent sale, et de quelle façon il est blanchi.


                • Chriskiller5 5 mars 2010 11:40

                  La prochaine fois qu’un de ces mecs détient ce genre de liste, qu’il la diffuse sur internet, ce support restant le seul bastion qu’ils ont du mal à contrôler. Hop ça fait le tour du monde et en deux temps trois mouvements, on ressort les fourches. Au lieu de saisir la DNEF et autre FINMA corrompues...

                  Combien de temps va-t-on endurer ça encore...


                  • olivier cabanel olivier cabanel 5 mars 2010 13:22

                    Crhiskiller5,
                    bien sur, à la place de cet « antoine », j’aurais tout balancé sur le net,
                    enfin, n’allons pas lui reprocher son approche puisqu’elle semble porter quelques fruits ?
                    merci de votre commentaire.


                  • xa 5 mars 2010 12:24

                    Deux trois petites choses ....

                    "Notre informaticien réalise que tout n’est pas rose dans le fonctionnement de cette banque et tente en vain de faire respecter la réglementation."

                    Ca c’est ce qu’il déclare. Mais vous avez le droit de croire qu’une personne qui arrive à extraire des données auxquelles elle n’a pas normalement accès, qui sort ces données du pays, en infraction non seulement avec son contrat de travail, mais aussi avec la législation suisse, vous avez le droit de croire que cette personne est foncièrement honnête.

                    Qu’il ait tenté de prévenir sa hiérarchie, pourquoi pas. Rien ne peut le prouver, mais rien ne peut l’infirmer non plus. Donc bénéfice du doute : il a dû prévenir sa hiérarchie.

                    Qu’il ait prévenu les autorités, alors il dispose d’une copie de sa déclaration auprès des autorités. Pourquoi ne la publie-t-il pas ? Ca règlerait le problème de doute sur sa probité à vouloir signaler aux autorités suisses ces informations avant de prendre la piste de Beyrouth.

                    D’ailleurs, quelle drôle d’idée d’aller à Beyrouth pour "mettre cela sur la place publique" ... Pourquoi pas en Allemagne, où les sources policières sont protégées ? Pourquoi pas aux US, pour les mêmes raisons. Il paraît, pourtant, que dans cette liste il y a des contribuables de ces pays. Mais non, il a choisi le Liban. Curieux.

                    Moi, je doute autant de sa version, de celle de sa complice que de celle des autorités. Les deux ont trop à perdre à admettre une « amélioration » de leur version.

                    Je n’en sais rien. Mais je ne me permets pas de présenter cette personne comme « un juste », qui a voulu prévenir tout le monde et qui est sans tâche dans cette histoire ...

                    "Dans cette liste, il y a 4000 noms français dont les avoirs correspondent à 6 milliards d’euros "

                    Je me sens obligé de vous rappeler une petite chose. Disposer d’un compte en Suisse n’est pas illégal. Ce n’est même pas de la fraude.

                    Ca devient de la fraude lorsque :
                    - vous cachez l’existence de ce compte (il est obligatoire de déclarer l’existence d’un compte à l’étrange)
                    - vous faites transitez vers ce compte de l’argent via des mécanismes frauduleux (valises de billets, revenus en France versés directement en Suisse sans déclaration préalable, commissions à l’étranger, héritage non déclaré, etc...)
                    - lorsque vous omettez de déclarer les revenus perçus à l’étranger sur ces comptes, fussent ces revenus non imposables en France
                    - le fait de ne pas déclarer les avoirs sur ces comptes, afin d’éviter l’ISF

                    Rien que pour HSBC, il y a, par exemple, les comptes des employés français résidents en France, mais percevant leurs revenus et primes sur leurs comptes suisses (législation oblige). Ces comptes sont-ils dans les fameux 4000 ?

                    Mais, rien que sur Genève, il y 82000 frontaliers vivant en France, et disposant d’au moins un compte en Suisse. Sont-ce tous des fraudeurs ? Et les suisses résidents français ? Et les frontaliers des autres cantons ?

                    Un raccourci plus que rapide...


                    • frugeky 5 mars 2010 12:49

                      Ce monsieur a essayé de monnayer ses infos, avec plus ou moins de succès, effectivement... Il n’en demeure pas moins que ces infos valent leur pesant de cacahuètes en ces temps de disette budgétaire. Y’a qu’à voir ce chantage mesquin du ministre du budget : soit vous rapatriez vos avoirs, soit vous serez poursuivis. On parle là de milliards d’euros. Pas d’atermoiements. Les foudres de la loi, comme on la réclame pour les petits voleurs. Confiscation immédiate !!!
                      Tenter de salir le bonhomme ne changera rien à la réalité : des milliards d’euros se sont évaporés au lieu de participer à l’économie nationale.


                    • olivier cabanel olivier cabanel 5 mars 2010 13:28

                      xa,
                      tout le monde y pense,
                      on peut imaginer, (avec beaucoup d’imagination) que ceux qui préfèrent avoir des comptes ailleurs que dans leur pays ont quelque chose à cacher,
                      bien sur, ce n’est peut-etre pas le cas,
                      mais alors, pourquoi ne pas jouer la transparence,
                      je connais bien le problème des frontaliers pour l’avoir vécu,
                      ils ont rarement des millions à cacher.
                      il n’en reste pas moins que les promesses sarkozystes font l’effet d’un pétard mouillé au vu de l’importance des sommes planquées.


                    • olivier cabanel olivier cabanel 5 mars 2010 13:39

                      frugeky,
                      il semble qu’il ait essayé de les vendre en Allemagne ?
                      et après tout, çà ne me gène pas.
                      en tout cas, en France, ce n’est peut etre pas le cas.
                      mais l’essentiel n’est-il pas que le scandale éclate,
                      il prend quand même d’énormes risques.
                      si demain, on nous annonce qu’il est mort « d’un accident cardiaque » , nous comprendrons un peu tard qu’il est mort pour rien, et pas accidentellement.


                    • xa 5 mars 2010 14:49

                      Je ne tente pas de salir le bonhomme. Juste de nuancer l’article qui semble présenter le gentil informaticien contre les menteurs officiels et sa méchante complice. Au jour d’aujourd’hui, c’est plutôt osé de prendre sa version pour argent comptant.

                      « Il n’en demeure pas moins que ces infos valent leur pesant de cacahuètes »

                      Encore une fois, ca reste à prouver.

                      Les avoirs des 80000 frontaliers genevois dépassent de loin les 6 milliards d’euros. Et ces avoirs sont parfaitement légaux, non imposables en France, et le ministre peut faire tous les effets de manche, toutes les menaces que vous voulez : les revenus en Suisse des travailleurs français travaillant à Genève sont imposés à Genève et exonérés en France en raison de la non double imposition.

                      Dans ces 80000 travailleurs, il y a des clients de HSBC ... ne serait-ce que les salariés d’HSBC.

                      Ces travailleurs sont-ils dans la liste des 4000 ???

                      « des milliards d’euros se sont évaporés au lieu de participer à l’économie nationale. »

                      Les suisses disent la même chose de ces méchants frontaliers qui prennent leur argent et le dépensent en France, tout en faisant baisser les salaires parce qu’ils peuvent accepter des revenus plus faibles puisque non assujettis aux impôts fédéraux et communaux, mais juste l’impôt cantonal.

                      Vous avez même des « bons suisses » qui rappellent que, pour Genève, les revenus versés aux français qui quittent le territoire au lieu d’aller dans la poche de ces « bons suisses » et d’être dépensé sur le territoire pour stimuler l’économie locale est de plus de 10 milliards de francs annuellement (soit 6.6 milliards d’euros).


                    • olivier cabanel olivier cabanel 5 mars 2010 15:14

                      xa,
                      vous ne tentez pas de discréditer celui par qui « le scandale arrive » ?
                      çà y ressemble pourtant furieusement.
                      jamais il n’a été question des employés français résidents en france,
                      et ces comptes là n’ont manifestement rien à voir avec ceux dont Falciani a enregistré les noms,
                      mais , bon, je ne suis pas là pour entamer une bataille d’experts,
                      je me suis seulement permis d’ouvrir un pan dans l’opacité du système,
                      je m’inquiète plutot pour la santé de Falciola,
                      mettez vous à sa place.
                      bien sur, c’est facile de dire qu’il a essayé de s"enrichir grâce à sa dénonciation, mais à la limite, ce serait mérité, même s’il ne l’a pas fait, parce qu’il pouvait continuer à vivre tranquillement, complice d’agissements discutables.
                      c’est facile pour la police suisse de dire qu’ils n’ont rien enregistré...
                      quelles preuves ?
                      alors, si vous le permettez, je préfère m’interroger sur l’argent lui même, planqué manifestement pour échapper au fisc, plutot qu’a celui qui a permis de le mettre en évidence,
                      et si vous n’êtes pas d’accord, j’essayerais de comprendre vos arguments.
                      qu’est-ce qui vous dérange au fond ?
                      c’est que la vérité éclate ?
                      c’est par quel moyen elle le pourrait ?
                      l’essentiel n’est il pas qu’elle sorte du puit ?


                    • frugeky 5 mars 2010 15:15

                      @ Xa
                      Si l’article parle de 6 milliards d’euros, l’évasion fiscale en France est évaluée à 50 miliards. Le soucis n’est pas les frontaliers qui d’un côté ou de l’autre payent des impôts.
                      Si ces infos ne valaient pas cher, quel besoin aurait eu E. Woerth de proposer un arrangement ? De plus si j’ai bien compris, ces infos ne concernent que ceux qui sont clients D’ HSBC. Or il y a certainement d’autres banques qui reçoivent de l’argent issu de cette évasion. La Suisse ne reconnaît pas l’évasion fiscale comme un délit. On la comprend.


                    • xa 5 mars 2010 16:17

                      @olivier

                      « on peut imaginer, (avec beaucoup d’imagination) que ceux qui préfèrent avoir des comptes ailleurs que dans leur pays ont quelque chose à cacher »

                      Pour la Suisse, il est obligatoire d’avoir un compte en Suisse pour percevoir son salaire (salariés) ou ses versements (indépendant).

                      « ils ont rarement des millions à cacher. »

                      Permettez que je vous contredise pour le cas de la Suisse. Rien que le 3ème pilier, la retraite complémentaire par capitalisation, représente bien plus que les 6 milliards dont vous parlez. A ce 3ème pilier, il faut ajouter les résidus des comptes courants (souvent plus de 10000 CHF pour éviter les frais bancaires) et les éventuels compte épargne sécurité adossés aux emprunts immobiliers des frontaliers.

                      Les salaires sont répartis, sur ces frontaliers, comme en France. L’essentiel de sommes en jeu est détenu par une minorité de ces frontaliers. Alors que les 8000 frontaliers les mieux rémunérés disposent chacun de plus d’1 million de CHF n’a rien d’incohérent.

                      « çà y ressemble pourtant furieusement. »

                      J’ai juste rappelé que vous nous donniez uniquement SA version des faits, et non LA version des faits. Il dit peut être la vérité ... Mais vous acceptez très vite sa version. Sans mettre la moindre distance dans votre présentation.

                      "c’est facile pour la police suisse de dire qu’ils n’ont rien enregistré...« 

                      Négatif. Tout dépôt d’information fait l’objet d’une remise en main propre au déposant d’une copie de sa déposition. Donc il a nécessairement une pièce tamponné par la Police avec sa version, la date de sa déposition, le nom de l’officier recevant la déposition.

                      Il avait un poste important en Suisse. J’ai du mal à croire qu’il soit suffisamment idiot pour croire qu’on peut faire une déposition auprès de la police sans avoir un récépissé concernant cette déposition.

                       »je préfère m’interroger sur l’argent lui même, planqué manifestement pour échapper au fisc« 

                      Et voilà. Exit la possibilité que sur ces 4000 comptes il n’y ait pas QUE des fraudeurs.

                      A votre avis, les traders francais d’HSBC, il les laissent où, leurs bonus ???

                       »qu’est-ce qui vous dérange au fond ? c’est que la vérité éclate ?"

                      Ce qui me dérange, c’est qu’on traduit une info sur 4000 comptes bancaires en 4000 fraudeurs.

                      Ce qui me dérange c’est la traduction rapide d’une suspicion sur 4000 comptes en une culpabilité sur 4000 comptes.

                      Ca me fait penser à une partie civile parlant des coupables qui seront traduit devant les tribunaux. Ca me fait penser à des candidats et des blogueurs parlant du criminel/candidat avant même de se poser la question de la véracité des infos qu’ils utilisent.

                      Ce qui me dérange c’est qu’on passe trop vite sous silence l’opportunité politique de l’annonce du ministre : en pleine période de fausses mesures sur les paradis fiscaux, pouvoir afficher une liste de 3000 fraudeurs, ca le fait politiquement. Et tant pis si on s’aperçoit au final que ce n’est pas 3000 fraudeurs, mais 3000 personnes dont on va vérifier si elles sont en tord vis à vis du fisc.

                      Ce qui me dérange, c’est votre présentation à la JPP / TF1 parlant d’un fait non vérifié comme d’une info béton.

                      @frugeky

                      Attention. L’évasion fiscale n’est pas fraude fiscale.

                      La fraude n’est constituée que par le mensonge (taire l’existence d’un compte), la duperie (mentir sur la valeur des avoirs, recevoir un paiement à l’étranger pour un acte ayant eu lieu ici).

                      L’évasion se fait en suivant les voies légales : c’est l’utilisation des niches fiscales internationales, au lieu de franco-françaises.


                    • frugeky 5 mars 2010 16:51

                      Merci de rectifier, je voulais bien parler de l’évasion consécutive à la fraude. Il va de soi que les sommes déclarées puis expatriées n’ont rien à faire dans le sujet.


                    • olivier cabanel olivier cabanel 5 mars 2010 19:08

                      Xa,
                      pour arrêter la une polémique pas vraiment constructive, je résumerais en disant que dans le fond, Hervé Falciani avait une bonne place, surement bien payé, et je ne vois pas trop l’intéret de mettre sa vie, et son métier en jeu...s’il n’y avait pas anguille sous roche.
                      de toutes les façon, son action a été positive, puisque les capitaux commencent à rentrer,
                      même si en France, c’est un peu au compte goutte,
                      mais la France n’est qu’un pays parmi tant d’autres, et à mon humble avis, çà va bouger un peu dans le monde entier, bien plus surement qu’avec les promesses de notre petit président.
                       smiley


                    • olivier cabanel olivier cabanel 6 mars 2010 08:06

                      xa,
                      voici un lien qui explique tout le mal que l’on peut dire du secret bancaire, en Suisse, ou ailleurs :
                      http://www.domainepublic.ch/files/articles/html/4423.shtml
                      extrait :
                      « et quand le conseil fédéral décrète le secret bancaire non négociable, il sait aussi qu’il s’appuie sur des centaines de milliards non déclarés, et à l’égoïsme de leur possesseurs. il y a une solidarité transfrontière des fraudeurs, une internationale : possédants étrangers, possédants suisses, même combat ».


                    • xa 6 mars 2010 12:19

                      "quand le conseil fédéral décrète le secret bancaire non négociable, il sait aussi qu’il s’appuie sur des centaines de milliards non déclarés« 

                      Pour info, les tribunaux suisses ont récemment rappelé que l’essentiel des informations exigées par les autorités américaines (puisque le conflit venait des US) était protégé par la constitution de la confédération qui garantit le secret des informations personnelles.

                      Cette protection ne peut être levée que dans deux cas :
                      - si les personnes sont en infraction vis à vis de la confédération. Tant qu’elles déclarent, auprès du canton de tenue des comptes, leurs avoirs, leurs revenus, etc... elles ne sont pas en infraction
                      - si les américains peuvent prouver que ces personnes sont en infraction avec les traités internationaux.

                      Or la fraude fiscale est essentiellement une notion nationale. Il n’y a que peu de cas qui soient réglementés au niveau international, ce qui serait potentiellement une solution pour lever le secret bancaire. Potentiellement, parce qu’alors on aurait une contradiction entre le droit interne et le droit externe, contradiction qui n’a encore jamais été tranchée au sein de la confédération sur la primauté du droit international sur la constitution.

                      Le débat juridique serait particulièrement intéressant ... mais il n’est pas à l’ordre du jour.

                      Lisez un peu plus les informations juridiques, les décisions des tribunaux suisses, plutôt que des enseignants. Enfin, libre à vous de croire qu’un Gavillet (enseignant en lettres, donc un »Villach") est plus calé en droit que les membres du Tribunal Fédéral qui étudient en ce moment cette question.


                    • olivier cabanel olivier cabanel 6 mars 2010 14:15

                      allons Xa, ne tournez pas autour du pot, sinon on finira par comprendre que vous avez des capitaux secrets en suisse,
                      il faut lever le secret bancaire,
                      en suisse et ailleurs,
                      ce serait tellement plus efficace.


                    • xa 6 mars 2010 22:23

                      Capitaux secrets en Suisse ?

                      C’est un besoin chez vous de devoir associé secret à Suisse ?
                      Rassurez vous, me concernant, la DGI n’a rien trouvé à redire.

                      "il faut lever le secret bancaire, en suisse et ailleurs, ce serait tellement plus efficace.« 

                      Commencez donc. donnez nous vos informations bancaires.

                      Après tout, vous dites plus loin »pourquoi cacher si l’on a rien à se reprocher".


                    • ADNdidiot 5 mars 2010 12:44

                      Ce qui est « drole » c’est que ces salopards de politiciens sont soit disant partis en croisade contre les fraudeurs, mais eux sont les seuls qui ne risquent rien, et vu ce que palpe cette bande d’escrocs en cumulant les mandats et les postes dans les conseils d’administration, les avantages en nature et accès aux caisses noires tout à fait officielles, il y a fort à parier qu’ils sont aussi les premiers à en avoir à en Suisse ou ailleurs... hein monsieur le grand moralisateur à la tête de grand faux cul Mr E. Voerth, punaise alors celui-là il a la gueule de l’emploi. Un pour tous tous pourri, vive Coluche !


                      • le naif le naif 5 mars 2010 13:14

                        Certaines banques suisse ont d’ailleurs menacé de divulguer les comptes de hauts responsables politiques américains si l’on continuait à les emmerder, histoire de calmer les ardeurs « inquisitoriales » de l’IRS ( fisc américain)

                        A noter tout de même que sans vouloir défendre la Suisse, s’en prendre à elle en particulier sans inquiéter le Delawarre, Jersey, Guernesey, le Luxembourg, Monaco, Les iles Caïmans etc.... (autant de places qui ne figurent plus sur aucunes listes...) cache mal le fait qu’il s’agit d’une attaque en règle de la finance anglo saxonne envers une place financière ( pays souverain) qu’ils ne contrôlent pas.


                      • olivier cabanel olivier cabanel 5 mars 2010 13:29

                        ADNdidiot,
                        pour Coluche, nous sommes d’accord.
                        et dans le fond pour le reste aussi.
                        merci de ton commentaire.
                         smiley


                      • olivier cabanel olivier cabanel 5 mars 2010 13:33

                        Le Naif,
                        reprocher à l’un n’empèche pas de reprocher à l’autre,
                        tous dans le même sac est aussi un peu réducteur,
                        mais je suis d’accord avec toi pour dire qu’aujourd’hui, les paradis fiscaux continuent comme par le passé de planquer l’argent illégalement gagné, ou du moins à l’abri des impots.
                        mais dans quel monde vivons nous ?
                         smiley


                      • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 5 mars 2010 13:19

                        A tous ceux qui approuvent :

                        - le vol http://www.paradisfj.info/spip.php?article2120
                         le recel http://www.tdg.ch/actu/suisse/vol-donnees-hsbc-paris-coupable-recel-2009-12-09 
                        - le droit du plus fort http://www.lematin.ch/actu/suisse-suspend-accord-fiscal-france-205389 

                        au nom d’un objectif dont vous n’accepteriez pas qu ’on vous impose (la France accepterait elle que l’opinion et la classe politique algerienne influe sur ses lois)

                        je vous dis : vous devriez vous mefier.

                        Vous vous dites anti fascistes, mais vous acceptez que l’Etat use de moyens de cohercision tres etendus.
                        Une fois que la Suisse et le Luxembourg seront reduits au silence (je ne l ’espere pas mais on en prend le chemin), pensez vous que l’Etat s’arretera la , ou bien il connectera votre Pass Navigo RFiD au Passeport RFiD et a la carte se securite sociale pour definitivement vous enfermer dand le meilleur des mondes ?

                        Notre liberté depend du fait de ne pas vivre sur une planete prison, mais de pouvoir eventuellement fuir dans un autre pays !


                        • olivier cabanel olivier cabanel 5 mars 2010 13:35

                          Eleusis,
                          il faudrait que les juges aient réellement le pouvoir à l’échelle européenne (et mondiale) d’agir sur ce trafic illégal.
                          j’ai bien peur que ce soit difficile tant ils sont isolés,
                          de même pour les journalistes investigateurs, (je pense a denis Robert :: il faut signer la pétition !!! 4000 signatures, c’est ridicule !!!)
                          merci de votre commentaire.


                        • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 5 mars 2010 13:56

                          les lois etant nationales, lees juges sont nationaux

                          c’est le tout le paradoxe. Il suffit qun Etat arrive a enfermer ses citoyens.

                          avec la « lutte » contre les paradis fiscaux , on est en bonne voix d’y arriver


                        • olivier cabanel olivier cabanel 5 mars 2010 15:15

                          eleusis,
                          je vous félicite pour votre optimisme,
                          mais je ne le partage pas,
                          et j’espère être dans l’erreur.


                        • olivier cabanel olivier cabanel 6 mars 2010 08:07

                          eleusis,
                          voici un lien qui explique tout le mal que l’on peut dire du secret bancaire, en Suisse, ou ailleurs :
                          http://www.domainepublic.ch/files/articles/html/4423.shtml
                          extrait :
                          "et quand le conseil fédéral décrète le secret bancaire non négociable, il sait aussi qu’il s’appuie sur des centaines de milliards non déclarés, et à l’égoïsme de leur possesseurs. il y a une solidarité transfrontière des fraudeurs, une internationale : possédants étrangers, possédants suisses, même combat".


                        • olivier cabanel olivier cabanel 6 mars 2010 14:17

                          eleusis,
                          sauf qu’il y a des juges européens,
                          ils sont tout à fait habilités a décreter la levée du secret bancaire,
                          et çà simplifierait tout.
                          non ?


                        • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 7 mars 2010 11:16

                          1. TOUS les juges sont habilités à demander la levee du secret bancaire, meme en France.

                          2. Le secret bancaire existe aussi, sous une forme allegée, en France

                          3. La Suisse, le Luxembourg, l’Autriche sont des etats souverains et democratiques. De quel droit allons nous demander qu ils modifient LEURS lois pour les mettre en conformité avec les NOTRES ?


                        • FYI FYI 5 mars 2010 17:11

                          Vous vous trompez de combat. Ce qu’il faut combattre c’est l’impôt. Ce dernier est un vol social, c’est pour affaiblir les peuples. En effet, pourquoi un Etat demanderait de l’impôt à ses concitoyens, alors que de par sa souveraineté, elle peut produire l’argent dont elle a besoin, posez-vous la question ? On est toujours dans le problème de la création monétaire !

                          Aussi pourquoi payons-nous l’impôt et depuis quand ?

                          L’impôt sur le revenu par exemple a été crée par la GMF* en 1914, soit disant pour financer la 1ère guerre mondiale ... Mais comme vous le voyez, c’est le temporaire qui dure. Depuis d’autres impôts sont arrivés, car la naïveté des gens aidant, ils ont pu nous faire subir l’insupportable ...

                          *GMF = grand maçonnerie de france


                          • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 5 mars 2010 17:47

                            compltement raison mais il se trouve que meme si on arrive (et c est le but) a enfin adapter les services publics a ce que veulent VRAIMENT les citoyens, il y aura toujours un minimum d’impots.

                            Battez vous plutot pour moins et mieux d’etat et une flat tax a 20% max sans niches. simple et clair.


                          • olivier cabanel olivier cabanel 5 mars 2010 18:13

                            FYI,
                            l’impôt n’est rien face à ceux que nous payons indirectement, les taxes.
                            les impots que l’état perçoit n’est que la misérable partie de ce qu’il prélève en taxe,
                            et les taxes sont injustes car elles concernent aussi les plus pauvres.
                            que ce soit sur les aliments, l’essence, l’alcool, le tabac, les taxes sont partout, et un pays peut bien du jour au lendemain décider de ne plus prélever l’impôt, la plus grande partie de ses prélèvements se fait sur les taxes.


                          • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 5 mars 2010 20:39

                            vu la progressivité de l’impot sur le revenu , pour les salaires entre 2000 et 4000 euros, l’IRPP pese d’un poids insupportable !

                            Les classes moyennes salariées sont le nouveau tiers Etat qui payent pour tous ceux qui ne paient pas d’impot direct : titulaires de minima sociaux, beneficiaires de maxima fiscaux


                          • olivier cabanel olivier cabanel 5 mars 2010 22:37

                            eleusis,
                            s’il est vrai que les classes moyennes payent pour les riches,
                            il est vrai aussi, contrairement à ce que vous dites, que les plus pauvres payent aussi,
                            et beaucoup plus que l’on croit,
                            les Taxes.
                            elles représentent la plus grosse partie de l’impot, et tout le monde les paye, les plus pauvres d’entre nous y compris,


                          • plancherDesVaches 5 mars 2010 19:49

                            Bravo Cabanel.

                            Il faut diffuser l’information sur leurs agissements. C’est ce qu’ils détestent, ces maffiosi. La loi du silence leur sert.


                            • rastapopulo rastapopulo 5 mars 2010 20:14

                              Bizarre de s’attaquer aux concurrents des vrais bonnets anglo-saxons de l’optimalisation fiscale.

                              Comme si s’attaquer à la Suisse ne renforce pas encore plus les « to big to fail » destiné à régner sur le marché des capitaux après la fusion USA-Europe :

                              http://fr.wikipedia.org/wiki/March%C3%A9_transatlantique


                            • olivier cabanel olivier cabanel 5 mars 2010 20:23

                              plancherDesVaches,
                              et vive Internet, et AV qui le permettent !
                              on pourrait se poser aussi la question, pourquoi ne pas enlever la nationalité française à ceux qui se trouvent mieux ailleurs.(avec leurs petits sous)..comme J.Hallydays, et plein d’autres... ?


                            • olivier cabanel olivier cabanel 5 mars 2010 20:25

                              Rastapopulo,
                              je pense que les 130 000 comptes qu’a ramené Falciani dans son ordi doivent embeter pas mal de monde, et pas seulement en Suisse...


                            • rastapopulo rastapopulo 5 mars 2010 20:39

                              ça « emmerde » les personnes qui ne passent par la laveuse anglosaxonne comme par hasard.


                            • Affreujojo Affreujojo 5 mars 2010 20:40

                              Belle hypocrisie que tout cela  ! La Suisse est particulièrement visée car elle est riche et gère un tiers de la fortune mondiale .Avant la crise cela arrangeait tout le monde . Les politiciens et leurs cercles « d’amis » les premiers .Le but des Etats qui attaquent les soi-disant paradis fiscaux cherchent seulement à s’emparer de ce marché lucratif en favorisant les systèmes de trusts bien plus opaques ,hébergés dans de vrais paradis fiscaux comme les îles Anglo-Normandes, le Delaware , Singapour ,les Emirats- Arabes-Unis etc etc .
                              Falciani est juste un voleur opportuniste cherchant à se faire de l’argent , il a peut-être échoué avec les Français et s’est transformé en chevalier blanc avide de justice. Avec l’Allemagne il semble avoir eu plus de succès, en effet les Allemands se déclarent eux très intéressés par l’achat de ces listes malgré le caractère illégal de leur obtention. Cela s’appelle du recel mais cela ne semble pas gêner le gouvernement Allemand . La fin justifie les moyens semble-t-il !
                              Quand à Eric Woerth et ses gesticulations à propos de cette fameuse liste on a vu le résultat !


                              • rastapopulo rastapopulo 5 mars 2010 21:14

                                D’ailleurs en quoi « il fait trembler LES paradis fiscaux » ?

                                C’est quoi ce titre. 


                              • olivier cabanel olivier cabanel 5 mars 2010 22:39

                                Affreujojo,
                                je vous rejoins complètement sur cette analyse,
                                c’est d’ailleurs ce que fait apparaitre les recherches de Denis Robert, et les fichiers d’hervé Falciani.
                                merci de votre commentaire.


                              • olivier cabanel olivier cabanel 5 mars 2010 22:41

                                rastapopulo,
                                c’est un titre qui dit bien ce qu’il veut dire,
                                quel est le problème ?
                                 smiley


                              • rastapopulo rastapopulo 5 mars 2010 23:39

                                Simplement, en quoi d’autres paradis fiscaux sont remis en cause ?

                                PS : encore des européens... 


                              • olivier cabanel olivier cabanel 6 mars 2010 14:18

                                rastapopulo
                                pas seulement le fric planqué en europe, mais partout,
                                puisque j’imagine que dans les 130 000 comptes qu’a ramené Falciani dans son ordi, il doit y avoir des comptes du monde entier.
                                d’où mon titre.


                              • olivier cabanel olivier cabanel 5 mars 2010 22:40

                                bien sur, un petitcoucou,
                                je n’ai pas de secret,
                                olivier.cabanel@yahoo.fr
                                cordialement.


                              • NEMROD34 NEMROD34 25 mars 2012 17:52

                                Oui, dans ton cul au fond à droite...


                              • Jean d'Hôtaux Jean d’Hôtaux 6 mars 2010 01:10

                                @ l’auteur :

                                 

                                1° Vous confondez « secret bancaire » et « paradis fiscal ». La Suisse applique le secret bancaire – inscrit dans la « Loi fédérale sur les banques  (Article 47.) » mais pas dans la Constitution comme d’aucuns le prétendent souvent - mais elle n’est pas un paradis fiscal pour autant !

                                Qu’est-ce qu’un paradis fiscal ? C’est un Etat qui ne dispose pas de loi fiscale ou d’une loi fiscale lacunaire, voire un Etat qui applique des taux d’imposition nuls ou extrêmement faibles !

                                La Suisse ne répond pas aux critères d’un « paradis fiscal », en revanche le secret bancaire y est toujours appliqué.

                                Ce qui a été supprimé dans les traités de double imposition négociés selon le modèle de convention fiscale de l’OCDE, c’est la suppression de la distinction faite selon le droit suisse, entre la « fraude fiscale » et la « soustraction fiscale ». La « fraude fiscale » (blanchiment d’argent, faux dans les titres, revenus d’activités délictueuses, etc.) est poursuivie pénalement en droit suisse.

                                La « soustraction fiscale » (l’oubli de déclarer un montant par exemple) n’encoure en revanche qu’une sanction administrative, une amende qui peut être très élevée, mais ne constitue pas un délit pénal. Cette distinction entre « fraude » et « soustraction » fiscale n’a pas été supprimée dans le droit suisse. Elle est toujours appliquée sur le plan national. Toutefois cette distinction est rendue caduque sur le plan international du fait des traités de double imposition que la Suisse a négociés avec une vingtaine de pays à ce jour, dont la France.

                                 

                                Il est utile de préciser également que le secret bancaire suisse n’est pas absolu. Il peut être levé dans le cadre de procédures pénales et de demandes d’entraide administrative ou judiciaire requises par des autorités étrangères. La Suisse n’a donc pas attendu que le « G20 » dresse ses fameuses « listes grises » dites des « paradis fiscaux », transmises ensuite à l’OCDE pour exécution, avant de sanctionner la fraude fiscale et le blanchiment d’argent. Il est donc erroné de prétendre que la Suisse abrite l’argent du crime selon un mythe récurrent et entretenu par les médias, en France notamment.

                                 

                                2° Vous faites de Falciani une sorte de « Robin des Bois », alors qu’il ne s’agit à l’évidence que d’un vulgaire escroc mythomane dénoncé comme tel par son ex-complice, la Libanaise Georgina Mikhael, avec laquelle il s’est rendu à Beyrouth pour tenter d’y vendre les données bancaires volées.

                                Ce que votre article ne dit pas, c’est que Falciani travaillait chez HSBC à Monaco avant d’être transféré à Genève, ceci au bénéfice d’un contrat d’expatrié. Par la suite Falciani a perdu ce statut d’expatrié qui lui a fait perdre une partie de son traitement. C’est donc vraisemblablement par cupidité que cet homme frustré a agi.

                                 

                                Si Falciani est protégé en France par la police, c’est parce qu’il représente un intérêt financier pour le fisc français. A ce jour la Suisse n’a pas encore lancé de mandat d’arrêt international contre Falciani, qui n’aurait aucune chance d’aboutir par ailleurs et pour cause : Falciani possède la nationalité française et la France n’extrade pas ses ressortissants !

                                En Suisse Falciani pourrait être inculpé pour violation du secret bancaire, présomption de « soustraction de données » et de « renseignements économiques ». Falciani ne se risquera donc pas à revenir en Suisse avant longtemps …

                                 

                                Voir aussi l’article de Sylvain Besson publié par Le Temps de ce vendredi 5 mars « Hervé Falciani contre-attaque


                                • olivier cabanel olivier cabanel 6 mars 2010 06:29

                                  jean D’hotaux,
                                  je ne confonds pas, rassurez vous.
                                  mais la frontière est mince entre les deux.
                                  car on peut avec raison se poser la question du secret bancaire ?
                                  pourquoi cacher si l’on a rien à se reprocher ?

                                  au sujet de Falciani, je suis allé à l’essentiel pour ne pas lasser le lecteur,
                                  et le fait qu’il ait été d’abord à Monaco ne change pas grand chose.
                                  quant à votre jugement sur lui, qui me parait un peu excessif,
                                  vous en faites un escroc mythomane...
                                  un mythomane est quelqu’un qui s’invente ce qu’il n’est pas.
                                  or, que je sache, il est bien informaticien, et il a bien extrait 4000 noms de français, grace auxquels la France a pu agir,
                                  on peut difficilement qualifier çà de mythomanie.
                                  (à mon humble avis)

                                  en tout cas merci de ce lien supplémentaire, (le Temps)
                                  je vous conseille à mon tour un article paru dans le Point, avec le même titre ou presque !
                                  « falciani contre-attaque » paru le 22 février dernier,
                                  et merci de vos précisions.


                                • olivier cabanel olivier cabanel 6 mars 2010 08:09

                                  jean d’hotaux,
                                  voici un lien qui explique tout le mal que l’on peut dire du secret bancaire, en Suisse, ou ailleurs :
                                  http://www.domainepublic.ch/files/articles/html/4423.shtml
                                  extrait :
                                  "et quand le conseil fédéral décrète le secret bancaire non négociable, il sait aussi qu’il s’appuie sur des centaines de milliards non déclarés, et à l’égoïsme de leur possesseurs. il y a une solidarité transfrontière des fraudeurs, une internationale : possédants étrangers, possédants suisses, même combat".


                                • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 6 mars 2010 10:47

                                  c ’est au contraire une distinction assez importante à faire car

                                  - certaines places sont de simples paradis fiscaux = pas ou peu d’impots et taxes
                                  - d’autres des paradis reglementaires = lois allegées pour certaines opérations
                                  - d autres ni l’une ni l’autre mais pratiquent quand meme le secret bancaire

                                  dans la catégorie 1 : les zones franches urbaines francaises, le Delaware, Jersey & Guernesey
                                  dans la categorie 2 : les Caimans, la City de Londres
                                  dans la categorie : Monaco, l’Autriche, le Montenegro

                                  Du coup les mesures à prendre contre chacune de ces places sont différentes et peuvent meme porter atteinte à notre economie.


                                • rastapopulo rastapopulo 6 mars 2010 13:03

                                  pourquoi cacher si l’on a rien à se reprocher ?

                                  Genre payer toute sa vie des taxes et impôts pour se retrouver encore à en payer sur l’héritage.

                                  Tandis que les « fondations » des Soros, Rockfeller & CO. ne seront jamais remise en cause par les pseudo-révoltes qui ne s’attaque jamais aux vrais décideurs.



                                • xa 6 mars 2010 13:50

                                  "mais pas dans la Constitution comme d’aucuns le prétendent souvent"

                                  Le secret bancaire n’est pas dans la constitution. Mais le secret des données privées l’est ! Or dans le cadre d’une contestation de levée de secret bancaire, la justice a estimée que, faute d’une infraction valable en droit interne, la demande de levée du secret violait la protection constitutionnelle des données privées.


                                • olivier cabanel olivier cabanel 6 mars 2010 14:20

                                  eleusis
                                  classer les paradis fiscaux par catégories n’a aucun sens,
                                  juste d’égarer le citoyen
                                  ou l’argent est légal, et déclaré, ou il ne l’est pas.
                                  il suffit donc de lever le secret bancaire, et les paradis fiscaux deviendront vite un enfer pour ceux qui y sont encore.


                                • rastapopulo rastapopulo 6 mars 2010 15:14

                                  n’importe quoi !


                                • xa 6 mars 2010 21:56

                                  « pourquoi cacher si l’on a rien à se reprocher »

                                  Ouh là. Je l’avais pas vu ce commentaire.

                                  Ca ressemble furieusement au discours de certains policiers : si vous n’avez rien à vous reprochez, alors vous n’avez rien à cacher.

                                  Tiens, c’est pas l’un des principes de 1984, ça ?


                                • olivier cabanel olivier cabanel 6 mars 2010 22:11

                                  xa,
                                  c’est pas très loyal comme attaque,
                                  Orwell c’est pas tout a fait çà,
                                  c’est une société opprimée, obligée de se cacher pour résister au pouvoir,
                                  on est quand même assez loin des comptes bancaires secrets...
                                  mais bon, c’est vous qui voyez.
                                   smiley


                                • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 7 mars 2010 11:12

                                  classer les paradis fiscaux par catégories n’a aucun sens ???

                                  je suis desolé Mr Cabanel mais apparemment vous ne maitrisez pas le sujet

                                  je vous explique que certains des paradis fiscaux ne le sont pas au niveau des taxes mais au niveau du droit. Donc les entreprises y vont parce que c ’est plus facile pour elles d ’y faire certaines operations, non pas pour economiser des taxes, mais du temps ou de la paperasse. Exemple : le Liberia, 1ere flotte mondiale, ou Malte dans le meme genre.

                                  Donc le vrai probleme ici c est ce qu on appelle « le shopping legal et fiscal ». Comment empecher les acteurs d’aller prendre dans chaque pays ce qu il y a de plus souple ou plus adapté pour eux ? A moins de creer une France completement autarcique et ultra securitaire, je ne vois pas.

                                  Passons sur le fait que la Suisse et le Luxembourg font travailler 300 000 francais frontaliers.


                                • Joseph DELUZAIN Joseph DELUZAIN 6 mars 2010 07:19

                                  Hélas, comme en tout domaine l’amalgame est vite fait, et il est si facile de s’offusquer et chevaucher son beau cheval blanc.
                                  Heureusement la part des choses et le rétablissement d’une vérité pourtant facile à connaître quand on s’en donne la peine ont été faites par Xa, Jean d’Hotaux, Eleusis. 
                                  Attendez-vous (comme lançait Geneviève Tabouis en son temps) à des jours sombres petits français si vous permettez qu’un gouvernement use de tels procédés pour grappiller encore plus d’argent. Peu importe les motivations de Falciani (je doute fort qu’elles soient nobles, l’avenir nous le dira) ses méthodes empruntent au banditisme. Que diriez-vous si vous étiez l’employeur de cet homme ? Ou un client spolié ? Ah, c’est un Robin des bois !!?... eh bien alors appliquons ses méthodes en toutes circonstances : plus rien de nos vies privées, de nos tics, de nos petites habitudes (ou turpitudes) ne resteront intimes grâce à des hommes de cet acabit. Tout ce que nous aurons confié aux médecins, aux banquiers (!), aux organismes sociaux ... etc. sera sur la place publique. C’est ce que vous souhaitez ?
                                  Pour en revenir à La Suisse, non ce n’est pas un paradis fiscal, mais un lieu choisi par ceux qui souhaitent un minimum d’intimité et de discrétion sans pour cela être traité de trafiquant ou de mafioso. 
                                  Quand aux paradis fiscaux - les vrais - soyez bien assuré qu’ils tournent toujours à plein régime et qu’ils se gaussent des rodomontades « françouaise » car ils savent bien qu’ils ne vont pas se tirer une balle dans le pied ces donneurs de leçon... et casser la tirelire !! 
                                  Alors pitié, pas d’amalgame, c’est trop facile et ça va dans le sens du vent.

                                  (Bon ben là Joseph, tu t’es fait des amis encore ...) 


                                  • olivier cabanel olivier cabanel 6 mars 2010 08:09

                                    joseph,
                                    voici un lien qui explique tout le mal que l’on peut dire du secret bancaire, en Suisse, ou ailleurs :
                                    http://www.domainepublic.ch/files/articles/html/4423.shtml
                                    extrait :
                                    "et quand le conseil fédéral décrète le secret bancaire non négociable, il sait aussi qu’il s’appuie sur des centaines de milliards non déclarés, et à l’égoïsme de leur possesseurs. il y a une solidarité transfrontière des fraudeurs, une internationale : possédants étrangers, possédants suisses, même combat".


                                  • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 6 mars 2010 10:54

                                    j ’ai jeté un coup d’oeil au lien

                                    je ne comprends pas de quoi ils parlent !

                                    il faut savoir que les nationaux suisses paient des impots (assez elevés en plus).


                                  • olivier cabanel olivier cabanel 6 mars 2010 14:21

                                    eleusis,
                                    pourtant l’extrait que je cite dans mon commentaire est parfaitement clair,
                                    relisez bien.


                                  • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 7 mars 2010 10:03

                                    le secret bancaire en Suisse POUR les Suisses existent parce que les nationaux tiennent à la protection de la vi eprivée, ca ne les empeche pas de payer des impots ! De toute facon c ’est retenue à la source tant sur les revenus que sur le patrimoine, en Suisse (cmme au Luxembourg d’ailleurs)

                                    Le fait que les etrangers beneficient du secret bancaire suisse en Suisse est un effet dérivé (ou effet pervers, comme vous voulez) .

                                    Voila les faits.


                                  • olivier cabanel olivier cabanel 6 mars 2010 07:24

                                    joseph Deluzain,
                                    l’amalgame est vite fait, et pour cause.
                                    il faudrait nous expliquer la raison du secret bancaire ?
                                    si on a rien à se reprocher, pourquoi le cacher ?

                                    quant aux exilés bancaires, j’attends avec impatience qu’un gouvernement courageux décide de faire de ses exilés bancaires des éxilés tout court.
                                    puisqu’ils mettent leurs comptes bancaires ailleurs, autant les priver de leur nationalité.
                                    c’est radical,
                                    et çà pourrait se révéler efficace.
                                     smiley


                                    • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 6 mars 2010 11:19

                                      franchement, excusez moi mais c ’est insupportable de lire « si on a rien à se reprocher, pourquoi le cacher ? »

                                      ca justifie aussi :

                                      - ca http://www.lexpress.fr/actualite/societe/besson-reconnait-la-realite-des-controles-au-facies_834861.html (pourquoi refuser de se soumettre aux controles de police, seuls les malfrats ont quelque chose à se repprocher !)

                                      -ca http://www.cnil.fr/la-cnil/actu-cnil/article/article/2/scanners-corporels-jusquou-se-devoiler-pour-etre-mieux-protege/ (pourquoi refuser les scanners corporels, si on a rien a cacher ?)

                                      - ca http://www.pcinpact.com/actu/news/44428-lopsi-cheval-troie-police-perquisition.htm (apres tout, pourquoi refuser la Lopsi 2 si on est pas un terroriste ou un pedophile ?)

                                      - ca http://www.maire-info.com/article.asp?param=1046&PARAM2=PLUS (apres tout, si on a pas de drogue ou de bombes dans le coffre, pourquoi refuser la fouille de vehicule ? PS notez le caractere TEMPORAIRE de l’autorisation)

                                      - ca aussi http://www.blogencommun.fr/2009-01-le-pass-navigo-pas-tres-anonyme-selon-la-cnil/ mais apres tout, si ca permet a la police d’apprehender les malfaiteurs, c est bien non http://www.leparisien.fr/paris/la-police-voulait-faire-parler-le-passe-navigo-21-06-2008-3298579776.php ?

                                      maintenant, au sujet des comptes en banque, je ne savais pas qu ’avoir un compte dans une banque francaise etait un critere pour la nationalité francaise. Le pire c est que vous ne plaisantez qu à moitié

                                      jetez quand mele un coup d’oeil à ca

                                      - http://www.pcinpact.com/actu/news/Mastercard_accouple_RFID_et_cartes_de_pai ement2.htm?vc=1 BANQUE + RFiD

                                      - ca / http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/revue-textes/101/r101-10.pdf FISC + SECURITE SOCIALE

                                      Et ensuite dite moi qu ’on ne se dirige ni vers 1984 ni vers Minority Report


                                    • Raymond SAMUEL paconform 6 mars 2010 10:37

                                      Bonjour,

                                      Je réitère ma question :

                                      Est-ce qu’il n’y a vraiment pas moyen d’inventer (et de placer) un cordon sanitaire entre la finance et nous ?

                                      De façon que ces masses vertigineuses d’argent qui sont dans les caisses des banques ou contrôlées par les banques n’aient plus d’usage possible, que le fonctionnement social se fasse sans faire appel à cet l’argent détourné et stocké pour gouverner le monde ; et qui est en train de le tuer !

                                       Créons notre propre monnaie.

                                      Les spécialistes et techniciens capables d’inventer un autre système (moins dangereux) doivent bien exister ?

                                      En organisant la vie chère pour prélever toujours plus d’intérêts sur les revenus la finance oblige particuliers et Etats à vivre au-dessus de leurs moyens. Si nous restons sous la coupe de la finance nous condamnons la Terre à mort.
                                       
                                      Pour rendre possible un avenir durable (je ne dis pas un « développement durable » qui est impossible) il faut obligatoirement et préalablement se débarrasser de la finance (banques comprises).
                                      Ensuite il faudra aussi, évidemment, CONSOMMER MOINS.

                                      ALORS ARRETONS DE POLEMIQUER ET DE COMPTER L’ARGENT RECU PAR LES TRADERS, METTONS-NOUS PLUTOT AU TRAVAIL. Quand nous aurons nettoyé les écuries il n’y aura plus de traders et pas besoin de polémique.


                                      • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 6 mars 2010 10:52

                                        les monnaies privées existent deja en effet : http://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie_priv%C3%A9e



                                      • olivier cabanel olivier cabanel 6 mars 2010 14:22

                                        paconform,
                                        je ne suis pas sur qu’en changeant la monnaie on changerait quoique ce soit,
                                        il suffit de lever le secret bancaire, et tout sera très vite réglé.
                                        non ?


                                      • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 7 mars 2010 10:06

                                        non, et ce pour deux raisons

                                        Une partie des gens ui fraudent le fisc en France cachent des revenus illicites ou illegaux

                                        si on leve le secret bancaire, on pourra récuperer one shot leur argent d’une année, mais ensuite ? A priori ils ne poursuivront pas leurs activités criminelles ou illegales.

                                        La base fiscale diminuera donc

                                        Il est clair que la baisse du niveau de vie de l’Etat est la seule issue à moyen terme.


                                      • Minga Minga 8 mars 2010 01:44

                                        Pour info : « Solidarité et Progres », c’est la secte à Cheminade, financée par le milliardaire Lyndon Larouche. à réserver aux crédules amateurs de sectes, d’agriculture intensive, et de centrales nucléaires ... Voyez ce qu’en disent des antifascistes de Rennes : c’est édifiant !


                                      • Jean d'Hôtaux Jean d’Hôtaux 6 mars 2010 12:00

                                        @ Olivier Cabanel :

                                        " un mythomane est quelqu’un qui s’invente ce qu’il n’est pas.
                                        or, que je sache, il est bien informaticien, et il a bien extrait 4000 noms de français, grace auxquels la France a pu agir,
                                        on peut difficilement qualifier çà de mythomanie. « 

                                        Malgré vos précisions sémantiques, je persiste à affirmer que Falciani est un mythomane !
                                        Il serait vain de rappeler ici toutes les contradictions de Falciani dans ses déclarations et ses actes. Contradictions mises en évidence aussi bien par les déclarations de son ex-complice. Leur voyage au Liban où ils tentent vainement de vendre des données bancaires volées dont le produit du recel était censé payer le divorce de Falciani ... Evidemment, devant les médias de l’Hexagone, tout acquis à cette cause noble, politiquement opportune, il est de bon ton de jeter l’opprobre sur des boucs émissaires pour masquer les vraies causes (l’endettement excessifs des ménages américains, puis les dérives budgétaires des Etats) cette crise financière qui s’est transformée en crise économique.

                                        Faciani a donc beau jeu de se présenter comme une personne vertueuse et d’expliquer qu’il combat les manquements à l’éthique de son employeur HSBC. Mais alors pourquoi cette conversion tardive ?

                                        Les 4000 noms de Français qu’il aurait fournis au fisc de l’Hexagone certes, mais rien ne prouve à ce jour que tous soient coupables d’évasion fiscale, voire de fraude fiscale. C’est sur cette base que le fisc français tente avec peine de reconstituer ce qu’il faut bien appeler un puzzle, pour qui connaît un peu le fonctionnement des »bases de données relationnelles« .
                                        S’imaginer que Falciani ait eu la maîtrise et la connaissance du »modèles de données« de la clientèle de HSBC, relève au mieux de l’utopie, au pire d’un scénario de roman d’espionnage !
                                        C’est pourquoi je persiste à dire que Falciani est un mythomane !

                                        Sur l’article de M. André Gavillet publié dans »Domaine Public« , celui-ci reflète l’opinion du parti socialiste suisse dont M. Gavillet est une des références.
                                        L’article évoque »l’impôt anticipé« , base de calcul utilisée par M. Gavillet pour évaluer le montant des capitaux de l’épargne placés en Suisse et non déclarés aux fiscs (suisses et étrangers). La méthode d’évaluation utilisée par M. Gavillet me semble pertinente.
                                        Qu’est-ce que »l’impôt anticipé«  ? Cet impôt est une retenue automatique de 35% prélevée par les banques sur les intérêts de l’épargne. Il est restitué par le fisc helvétique aux épargnants qui déclarent lesdits revenus.
                                        Le fisc suisse n’ayant pas accès aux comptes bancaires, secret bancaire oblige, »l’impôt anticipé« est un moyen de technique fiscale pour inciter les contribuables à déclarer leur épargne : aussi bien les capitaux que les intérêts de ceux-ci. L’impôt anticipé étant dissuasif, les contribuables suisses ont donc intérêt à déclarer leur épargne comme le rappelle d’ailleurs André Gavillet.

                                        Il faut rappeler ici qu’en Suisse, les capitaux sont imposés et la France n’est donc pas la seule à pratiquer l’ISF.

                                        Ultime précision : La Suisse restitue une bonne partie des montants de »l’impôt anticipé« issus de comptes de ressortissants de l’UE placés en Suisse, aux pays dans lesquels ceux-ci sont domiciliés. Il serait donc inexact de prétendre que les capitaux français placés en Suisse échappent au fisc français ...

                                        La fiscalité, vaste sujet dont on n’a pas fini de parler !

                                        En conclusion, une citation de Denis de Rougemont dans sa »Lettre ouverte aux Européens« , qui vous permettra peut-être de mieux comprendre les raisons du secret bancaire ancré dans la culture suisse, secret bancaire qui choque tant l’opinion publique française :

                                         » Et l’Etat qui agit en son nom dispose de la vie et de la mort de ses membres, plus ou moins citoyens ou sujets, selon les régimes, mais toujours contribuables ..."

                                        Cordialement !


                                        • xa 6 mars 2010 22:11

                                          Pour compléter :
                                          - les 35% d’impôt cantonal anticipé correspondent au taux maximal d’imposition sur les revenus. Une personne n’étant pas naturellement àce seuil a donc de fait intérêt àdéclarer pour récupérer le trop versé. Note : ce taux dépend du canton, il me semble...
                                          - "Il faut rappeler ici qu’en Suisse, les capitaux sont imposés et la France n’est donc pas la seule àpratiquer l’ISF«  : il faut aussi préciser que l’impôt sur la fortune ne commence pas à1.2 millions de francs suisses après abbattements comme en France ... Il me semble qu’il est dà» dès 50 000 CHF (35 000 euros) de possession, tout type de bien ou compte confondu.
                                          - »Il serait donc inexact de prétendre que les capitaux français placés en Suisse échappent au fisc français". Pas tout àfait. Pour les non résidents non frontaliers, oui. Il y a restitution d’une partie de l’imposition locale. Pour les frontaliers genevois, la restitution concerne la part dans l’impôt cantonal correspondant aux infrastructures locales qui est reversée aux communes françaises de résidence de ces frontaliers. Au passage, ces communes bénéficient donc non seulement des impôts locaux, mais aussi d’une reversion d’impôt suisse.


                                        • xa 6 mars 2010 22:12

                                          A priori, j’ai un soucis d’accents ... Desole.


                                        • olivier cabanel olivier cabanel 6 mars 2010 22:14

                                          xa,
                                          effectivement, çà manque de clarté,
                                          peut etre un bug du à du mauvais copié collé ?


                                        • xa 7 mars 2010 21:35

                                          Je ne sais pas pourquoi, la prévisualisation semblait juste.

                                          Je le refais en rapide :
                                          - l’impot anticipe sur les revenus de placement se fait au taux maximal. Donc il est toujours interessant de déclarer pour récupérer le trop versé.
                                          - l’impot sur la fortune commence à partir de 50 000 CHF de possession, tout type confondu. Soit un « ISF » commencant à 33000 EUR de capital (logement, comptes, véhicules, ... inclus). Donc très tôt.
                                          - le reversement à la France concerne les placements en Suisse pour les non frontaliers. Pour les frontaliers, c’est différent. Pour le canton de Geneve, le reversement concerne uniquement la part d’impôt servant à financer les infrastructures locales. Ce reversement s’opère vis à vis des communes françaises de résidence, qui doivent déclarer nominativement les frontaliers résidant dans ces communes.


                                        • jeffersonrplane 6 mars 2010 13:40

                                          C’est extrêmement facile d’insulter et de refuser de traiter l’essentiel, tout comme fait lors d’un récent psedo procès.

                                          Par contre si des milliers de noms sont en circulation, n’est ce pas le signe d’une faiblesse de contrôle ? il s’agit des banques les plus sures, celles dites « Privées ».

                                          si les « grosses fortunes » réalisaient qu’elle sont plus vulnérables en payent plus chère des services de moins bonne qualité... quel résultat ?


                                          • olivier cabanel olivier cabanel 6 mars 2010 14:23

                                            jeffersonplane,
                                            je partage votre opinion,
                                            j’ai le sentiment surtout que ceux qui ne veulent pas de la levée du secret bancaire seraient mis en porte a faux avec cette décision.


                                          • jeffersonrplane 6 mars 2010 13:56

                                            en s’attaquant à la corruption on peut mettre un terme a tout ca :

                                            il faut que chaque parti politique (pour commencer le PS par expl), idéalement que chaque pays accepte de fournir et maintenir une liste de ses membre aux banques suisses, par exemple, avec autant d’autorisation de divulguer (ce qui est obligatoire pour tout membre de L’OCDE, voir PEP : commission assemblée nationale 2001 Peillon/Montebourg) les comptes et voila une vrai action.

                                            En d’autre termes que chaque pays participe à faire appliquer les lois internationales par la suisse et les autres.

                                            A nous de respecter les droit fondamentaux de l’être humain en respectant la présomption d’innocence..


                                            • olivier cabanel olivier cabanel 6 mars 2010 14:25

                                              jeffersonplane,
                                              et puis il y a une mesure encore plus radicale,
                                              faire des exilés bancaires, des exilés tout court.
                                              qu’ils aillent habiter là ou ils cachent leur argent, et qu’ils perdent la nationalité française,
                                              çà ne dérangera pas grand monde.


                                            • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 7 mars 2010 10:09

                                              donc le fisc décide de qui est francais et qui ne l’est pas ?


                                            • olivier cabanel olivier cabanel 7 mars 2010 18:08

                                              Eleusis,
                                              dans ce cas là, ce ne serait pas le fisc qui déciderait, mais bien l’état,
                                              en faisant voter une loi à l’assemblée qui stipulerait que ceux qui ont des comptes à l’étranger perdent leur nationalité d’origine.
                                              ce serait amusant...
                                              mais je reconnais un peu radical !


                                            • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 8 mars 2010 17:09

                                              Et s’ils restent en France, en tant qu’etrangers residents (c’est pas interdit d’etre erranger en France), voire en tant que refugiés apatrides ?

                                              Franchement, votre idee ...


                                            • Joseph DELUZAIN Joseph DELUZAIN 6 mars 2010 18:01

                                              Pouf ... pouf ... pouf ... il est difficile de suivre quand on n’a pas les mêmes disponibilités que certains intervenants, désolé de ne pouvoir répondre du tac au tac.
                                              Mais qu’aurais-je pu ajouter de plus que Jean d’Hôtaux ...
                                              Juste une remarque : « faire des exilés bancaires des exilés tout court » ???
                                              Êtes-vous sûr de souhaiter cela ? Laissez-moi vous conter une histoire.
                                              Un ami a vendu son entreprise après 40 ans de créations d’emploi, d’impôts, taxes, etc... pour le plus grand profit de l’économie française ; pour des raisons trop longues à expliquer ici, il a transféré le produit de la vente sur un compte Suisse après que le fisc français se soit copieusement servi ; ce n’est donc pas un évadé fiscal n’est-ce pas ? Faut-il lui retirer sa nationalité française ?
                                              Ce serait dommage car depuis la Suisse il continue à investir dans de jeunes pousses technologiques françaises car il est Français avant tout et veut favoriser les jeunes entrepreneurs de son pays. 
                                              Vous voyez l’amalgame est trop hâtivement fait entre les vrais fraudeurs et ceux qui choisissent la discrétion et l’efficacité. L’amalgame c’est faire le jeu de ceux qui se camouflent derrière pour faire leurs petites affaires en douce. 
                                              L’amalgame fait dire des contre-vérités.
                                              N’y voyez aucune attaque personnelle monsieur Cabanel - j’ai d’ailleurs l’occasion d’apprécier certains de vos articles - mais je suis surpris de vous voir revenir obstinément sur des arguments que je trouve fallacieux. Lutter contre l’argent sale d’accord, mais il ne faut pas se tromper de cible. Et ceux qui crient haro sur le baudet (nos dirigeants par exemple) feraient mieux de se taire car avant de donner des leçons aux autres encore faudrait-il balayer devant sa porte (mais c’est une propension bien française que de donner des conseils et c’est ce qui énerve nos partenaires étrangers).
                                              J’aurais aimé développer un peu plus mais la place et le temps me manquent.
                                              Bien à vous.
                                               


                                              • olivier cabanel olivier cabanel 6 mars 2010 18:51

                                                Joseph,
                                                oui, je reconnais d’avoir été un peu trop radical.
                                                et pourtant je me dis que ce serait une bonne solution pour mettre un terme à ces pratiques peu citoyennes,
                                                évidemment, à la lumière de l’histoire que vous m’avez raconté, il faudrait que je mette un peu d’eau dans mon vin républicain. smiley
                                                et merci de votre commentaire.


                                              • Raymond SAMUEL paconform 7 mars 2010 10:40

                                                Bonjour l’auteur, et ceux qui ont mis des liens sur la monnaie,

                                                « supprimer les paradis fiscaux, ça suffit, non ? »

                                                Eh bien NON.

                                                Truster l’argent donne un pouvoir excessif au détenteur (Pouvoir = abus de pouvoir). Ceux qui détiennent l’argent tiennent 6 milliards d’individus à la gorge.

                                                L’argent fictif fait consommer ce qui ne devrait pas l’être sans égard aux possibilités. La Terre ne peut pas le supporter.

                                                L’argent nous égare, c’ est un faux critère d’appréciation des activités et des valeurs humaines.

                                                Etc...

                                                Je ne sais pas si on peut trouver dans les substituts proposés dans les liens une solution pour mettre réellement en place un système qui serait seulement un moyen de pratiquer les échanges. Je ne suis pas qualifié pour ça.

                                                Il me semble seulement que ces premiers travaux sur la monnaie qui sont décrits dans les liens sont à peu près lettre morte, faute de motivation forte sans doute. Une volonté à la hauteur de la situation ferait sûrement émerger des compétences et de nombreuses expériences verraient le jour, à partir de ces ébauches mais aussi hors de celles-ci.
                                                Ce qui n’est, apparemment, pas le cas. Il semble bien que rien ne se passe.

                                                ET POURTANT, GARDER LE SYSTEME ECONOMICO-FINANCIER ACTUEL C’EST SE CONDAMNER A MORT


                                                • olivier cabanel olivier cabanel 7 mars 2010 18:06

                                                  paconform
                                                  ils sont de plus en plus nombreux à se poser la question de l’euro.
                                                  certains imaginent même la fin de l’europe,
                                                  l’épisode grec est significatif,
                                                  même si on peut le reprocher d’avoir triché, la punition qui leur tombe dessus est assez raide,
                                                  l’Europe ne fait rien pour eux,
                                                  et si on y regarde de plus près, la France n’est pas si éloignée de la situation grecque.
                                                  je me demande ce que feraient les français si on leur annonçait demain la division par deux de leurs salaires, de leur retraite ?


                                                • Raymond SAMUEL paconform 8 mars 2010 11:14

                                                  Bonjour O.C.,

                                                  J’aurais tendance à dire que ce qui se passe en Grece est un révélateur de la réalité, c’est à dire de la consommation incontrôlée (par le bon sens) et contrôlée (par le système économico-financier).

                                                  Bien sûr il y a assez d’argent de par le monde pour sauver la Grèce (par un don et non par un prêt), mais cet argent étant principalement créé artificiellement la situation n’en sera changée qu’en apparence.

                                                  « Je me demande ce que feraient les Français si on leur annonçait demain la division par deux de leurs salaires, de leur retraite ? »

                                                  Ce serait prendre les choses à l’envers (et c’est ce qui va arriver). Eh bien je crois qu’ils casseraient tout ou presque, croyant qu’il y a une solution.

                                                  Prendre les choses à l’envers parce que les prendre à l’endroit consisterait à réduire le coût de la vie de moitié d’abord et à réduire les salaires et autres revenus ainsi que les retraites, de moitié ensuite.

                                                  Réduire le coût de la vie de moitié ça veut dire vivre autrement REELLEMENT :

                                                  - Retrouver la pomme de terre et éliminer tout ce qui a été ajouté au caddie depuis trente ou quarante ans,
                                                  - fabriquer des vélos peu chers et les utiliser,
                                                  - réduire de moitié les déplacements des personnes et des marchandises,
                                                  - prévoir avec acharnement au même endroit habitat et occupation professionnelle,
                                                  - réduire drastiquement le nombre des personnes au statut de salarié, leur rendre leur autonomie sans attendre que les licenciements ne touchent la moiié ou les trois quart d’entre eux. Pour l’essentiel, réoccuper les terres abandonnées et les cultiver après allotissements, utiliser les derniers moyens financiers de l’Etat pour restaurer les ruines dans les campagnes et construire ECONOMIQUEMENT (bois cordé, paille) de nouvelles habitations ECONOMIQUES (pièces superposées pour éviter le chauffage central) et remettre en usage les petits matériels agricoles et les savoir-faire agricoles et artisannaux.
                                                  Etc...

                                                  Il restera BEAUCOUP de personnes à secourir pendant longtemps, ça ne se passera pas tout seul.

                                                  IL FAUT IMPERATIVEMENT COMMENCER TOUT DE SUITE.

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