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Accueil du site > Actualités > Economie > Immobilier : après les taux bas, un réveil difficile ?

Immobilier : après les taux bas, un réveil difficile ?

A première vue, les taux de crédits particulièrement bas sont favorables aux emprunteurs. Ils permettent d’acheter soit plus grand, soit sur une période plus courte. Ils autorisent également les renégociations de prêts contractés il y quelques années à des taux plus de deux fois supérieurs. Une situation qui semble donc tout à l’avantage de l’emprunteur. Est-ce vraiment le cas ? Analyse.

Depuis 2008 et la crise dite des subprimes, l’économie mondiale est fragilisée.

En raison de l’ampleur de la crise, les banques centrales ont pris des mesures exceptionnelles, consacrant des centaines de milliards d’euros pour acheter des dettes souveraines.

C’est ainsi que la Banque Centrale Européenne (BCE), avait annoncé en janvier 2015 qu’elle injecterait, jusqu’en septembre 2016, 1140 milliards d’euros pour acheter de la dette publique et privée. Depuis, ce plan a été prolongé jusqu’en mars 2017. Ce sont désormais 80 milliards d’euros mensuels qui sont engloutis dans le Quantitative Easing. Il est probable que la BCE annoncera, en décembre de cette année, la prolongation de ce plan bien après mars 2017.

Parallèlement à cette politique de rachat des dettes d’Etats et de sociétés privés, la BCE a ramené progressivement son taux directeur à 0%. Ce taux interbancaire sert à déterminer le taux auquel les banques prêteront aux entreprises et aux particuliers. 

Pour inciter les banques à ne pas thésauriser leurs liquidités, la BCE a également diminué son taux de dépôt. En principe, ce taux est positif et rémunère les dépôts d’argent des banques auprès de la BCE. Depuis juin 2014, ce taux est négatif. Actuellement, il est de -0.4% pour inciter les banques à prêter plus aux entreprises et aux ménages à dessein de stimuler l’activité économique.

Les objectifs de cette politique monétaire

Très concrètement, les objectifs de la BCE sont multiples :

  • Favoriser l’accès aux crédits des entreprises afin de soutenir les investissements ;
  • Favoriser l’accès aux crédits des particuliers pour relancer la croissance ;
  • Lutter contre le risque de déflation et approcher l’objectif communautaire d’une inflation annuelle proche des 2%.

Ce plan repose uniquement sur l’afflux de liquidités pour les banques censées injecter tout cet argent dans l’économie réelle.

Jusqu’ici tout va bien

Les effets de la politique d’assouplissement monétaire de la BCE sont donc concrets, pour une partie de la population, puisqu’emprunter, en vue d’acheter un bien immobilier, n’a jamais été aussi bon marché.

En octobre 2016 malgré un ralentissement dans la baisse des taux de crédit, il ressort que le taux minimum sur 20 ans est de 1.08 %. A priori, aucune raison de s’en plaindre, n’est-ce pas ?

Dans cette ambiance d’euphorie générale, les renégociations des anciens prêts vont bon train, comme le montre cette note d’octobre de la Banque de France.

En 2015, ils représentaient la moitié de ces nouveaux crédits. Après la stagnation de la baisse des taux et leur légère remontée durant l’été, les dossiers portant sur des demandes de renégociations de crédits avaient baissé.

En 2016, le mouvement a repris en raison de la baisse continue des taux depuis novembre 2015, passant de 2.36%, toutes durées confondues, à 1.72 % en août 2016. Cela a donc fait grimper de plus de 20 points la part des dossiers de renégociations de crédits, passant de 28.5 %, en mars, à 49.9 %, en août de la même année.

Jusqu’à présent, cette situation semble donc profiter aux acheteurs qui bénéficient de conditions exceptionnelles pour emprunter. Cela contribue également à augmenter le pouvoir d’achat de ceux qui ont un crédit plus ancien. Renégocier son prêt permet de gagner beaucoup d’argent, soit en remboursant plus vite son crédit, soit en allégeant le montant de ses mensualités.

Le revers de la médaille ?

Derrière ces relatives bonnes nouvelles pour les emprunteurs, il y a un os. Les résultats de l’assouplissement monétaires de la BCE ne sont malheureusement pas à la hauteur des attentes. La BCE révisant d’ailleurs ses objectifs de croissance et d’inflation aussi bien pour 2016 que pour 2017. La même BCE qui s’attend désormais à une hausse du PIB de la zone euro de 1.4 % au lieu de 1.5 % en 2016. Pour 2017, la prévision de hausse n’est plus que de 1.7% au lieu de 1.9%.

Concernant l’inflation, les projections de la BCE pour la zone euro affichent une baisse très nette par rapport aux prévisions précédentes. Ainsi, pour 2016, la hausse attendue est ramenée à 0.1% au lieu de 1%. En 2017, la hausse attendue passe à 1.3% au lieu de 1.6%

Quelle conséquence pour l’immobilier ?

Si une grande majorité des acteurs de la profession verse dans le déni de réalité et dans l’autosatisfaction la plus manifeste, certains professionnels, plus avisés, tirent la sonnette d’alarme.

Ainsi, Sébastien de Lafond, explique depuis des mois que le marché immobilier est sous « perfusion massive », gavé aux taux bas, mais également au PTZ et au Pinel. Les points clés de la note de « Meilleursagents.com », de septembre 2016, détaillent tous ces points.

Henry Buzy Cazaux, dans sa tribune de Capital, constate également cette jubilation collective et pointe du doigt un problème qui arrive à grand pas : la santé financière des banques face à l’érosion de leurs marges. S’il est difficile de verser une larme pour ces dernières, il faut comprendre qu’une banque est une entreprise comme une autre et que son objectif est d’engranger des profits. Avec une politique de taux bas, elles se retrouvent coincées.

Les taux bas n’apportent pas de remède et deviennent la cause principale du problème. Le marché immobilier a une épée de Damoclès au-dessus de la tête et évolue dans la crainte de la hausse des taux. Les principaux acteurs et les pouvoirs publics, qui n’ont aucune politique du logement digne de ce nom, alimentent cette euphorie générale à grands coups d’effets d’annonces et de communiqués pour maintenir l’illusion que tout va bien pour le marché immobilier.

Hors, non, tout ne va pas bien pour le marché immobilier

Très concrètement, le résultat s’avère catastrophique pour le marché immobilier.

Derrière l’euphorie générale basée, entre autres choses, sur le nombre de transactions dans l’ancien, le marché va plutôt mal. En effet, comme le précise si bien Sébastien de Lafond, le marché est sous perfusion. Est-ce le signe d’un marché qui se porte comme un charme ? Si la baisse massive des taux entretient l’illusion que tout va bien, les aides gouvernementales prodiguent au malade les derniers soins palliatifs.

Ajoutez une bonne communication laissant entendre que « tous les voyants sont au vert » et le tour est joué : c’est formidable, tout va bien, il faut acheter, vite, foncez ! Malheureusement, tout n’est pas aussi rose et les fondamentaux participant à la bonne santé du marché sont totalement absents :

  • Croissance économique française complètement atone ;
  • Chômage toujours aussi soutenu ;
  • Manque de confiance en l’avenir ;
  • Les prix, toujours trop élevés ;
  • La possibilité d’une surbulle immobilière qui serait cataclysmique ;
  • La sortie des taux bas qui se complique au fur et à mesure que les mois défilent.

L’étau se resserre

Les taux bas, voire négatifs, ont ceci de particulier qu’ils donnent l’impression que la machine fonctionne parfaitement bien. Dans un premier temps, effectivement tout est réuni pour faire croire que c’est une bénédiction. Les inconvénients viennent assez vite car les taux bas sont la conséquence de la politique d’assouplissement de la BCE qui se nomme aussi « planche à billets ». En d’autres termes, cela signifie que cet apport de liquidités n’est rien d’autre que du papier, papier n’ayant pas plus de valeur que celui utilisé pour les toilettes :

  • Les milliards d’euros consacrés à cet assouplissement monétaire n’arrivent pas jusqu’au consommateur ;
  • Les entreprises, TPE/PME, n’ont pas forcément besoin de crédits, elles ont besoin de visibilité, de perspectives de marché, de commandes ;
  • Les entreprises qui bénéficient le plus de cette manne sont les plus solides, les multinationales à la trésorerie déjà bien garnie ;
  • Les conditions sont, il est vrai, très bénéfiques aux emprunteurs. Toutefois, ces conditions favorables ne le sont que pour les meilleurs profils. Tous les autres en sont exclus.Cet article de LaVieImmo, relatant le rapport d’un groupe d’experts chargés de faire des propositions pour améliorer l’accès au crédit de ceux qui ne sont pas employés en CDI, est assez révélateur. Il évoque une étude du courtier Vousfinancer confessant que seuls 3.5% de ses clients en CDD parviennent à emprunter. D’un autre côté, selon une estimation de la Dares, 85 % des embauches actuelles se font en CDD ;
  • Cette politique de la planche à billets est utilisée depuis plus de 20 ans au Japon par sa banque centrale. La croissance est amorphe et l’inflation nettement inférieure aux objectifs affichés. Pourquoi le plan de la BCE fonctionnerait-il mieux que celui du Japon ? Jusqu’à présent, les résultats sont aux abonnés absents ;
  • Cet afflux d’argent se faisant par le biais des obligations d’Etats, le risque de crise obligataire est réel ;
  • Les emprunteurs sont également des investisseurs et les victimes de cette politique des taux bas apparaissent. Les assurances vie sur fonds euros voient les rendements s’effondrer pour les épargnants ;
  • Le risque est que tous les investissements se fassent dans l’immobilier, jugé à tort comme plus sûr. Cela participerait à la création d’une bulle gigantesque précipitant la chute du reste de l’économie. En effet, les liquidités ne se reporteraient pas dans l’économie productive, ou pour une part infime. Un scénario infernal ;
  • Il serait dangereux qu’une bulle immobilière se forme. Les prix s’affichent déjà à un niveau insoutenable et la folle hausse des années 2000 n’a pas été compensée par la baisse entamée en 2011. Les prix sont à un plafond car, en dépit de facteurs hyper favorables, soit ils baissent, soit ils augmentent faiblement. A la moindre hausse, le marché se grippe. Ce qui fait perdre des milliers d’acheteurs solvables, principalement les primo-accédants. Sans eux, le marché ne peut pas fonctionner. Au risque d’entraîner une augmentation du stock de biens anciens en vente, une baisse du nombre de transactions et ensuite une baisse des prix généralisée jusqu’à ce que l’équilibre soit retrouvé. Sauf nouvelle intervention étatique ou baisse des taux encore plus marquée.
    L’inconvénient de l’immobilier réside dans l’illusion de richesse qu’il procure dans un patrimoine. L’étude de Xerfi, reprise dans cet article de Challenges, explique parfaitement cette illusion de richesse ;
  • Cet apport de liquidités providentielles empêche les Etats d’entreprendre de vraies réformes et d’œuvrer pour stopper les déficits budgétaires. Suicidaire…

Des lendemains qui déchantent pour les banques

Le problème des taux bas réside dans la baisse des rendements pour les banques. Même s’il est difficile de s’émouvoir de leurs difficultés tant elles génèrent de milliards de bénéfices, il faut essayer de comprendre ce à quoi elles s’exposent et par conséquent à quoi elles nous exposent.

Cette baisse de rentabilité génère quantité d’effets pervers :

  • Pour tenter de maintenir les rendements, les banques risquent d’investir dans des produits de plus en plus dangereux. Nous payons encore aujourd’hui les effets de la crise de 2008. Si elles sont obligées de prendre de plus en plus de risques, n’est-ce pas jouer avec le feu ? Les conséquences d’une nouvelle crise seraient encore plus dévastatrices, selon les économistes ;
  • L’augmentation des tarifs bancaires. Ce n’est pas grand-chose, mais, depuis peu, des frais de tenue de comptes entrent en application et d’autres services, jusqu’alors gratuits, deviennent également payants ;
  • Les discussions de Bâle IV sur de nouvelles règles prudentielles pour les banques et qui concernent directement les crédits immobiliers inquiètent. J’expliquais toutes les craintes ressenties dans mon article Agoravox d’avril dernier.
    Mon article a d’ailleurs été repris en partie par Dominique Thiébaut dans l’Obs.
    Ces discussions font frémir les professionnels de l’immobilier tant elles pourraient bouleverser le marché en excluant certains profils de candidats à l’achat ;
  • Les risques sur l’emploi sont également présents. Depuis la crise de 2008, les banques ont supprimé 600 000 emplois dans le monde ! Il est assez évident qu’il ne faudrait pas arriver jusqu’à une tempête si une nouvelle crise devait éclater. Le moindre coup de vent suffirait à déclencher des plans de licenciements massifs.

Conclusion

La politique d’assouplissement monétaire de la BCE explique les taux bas dont bénéficient les emprunteurs pour leur acquisition immobilière.

Si le bénéfice est immédiat et fait économiser des milliers d’euros sur le coût du crédit, il faut toutefois relativiser cet enthousiasme débordant. Seuls les meilleurs profils peuvent profiter de ces conditions favorables. L’immobilier reste toujours surévalué et les taux bas ne font que masquer temporairement ce problème.

Ce bourrage de crâne sur les taux bas ne doit pas non plus faire oublier que nos parents achetaient de l’immobilier à des taux bien plus élevés et ne s’en portaient pas plus mal. Au début des années 90, les taux étaient supérieurs à 9% et il était rare de rembourser sur une durée excédant 15 ans. Aujourd’hui, en dépit de taux bas, s’engager sur 15 ans est pratiquement mission impossible pour d’éventuels emprunteurs.

Comme on le voit depuis la chute des taux, il est toujours possible de renégocier son crédit pour bénéficier de conditions plus avantageuses. Acheter à un prix trop élevé et déconnecté de la réalité est une action irrévocable. Plus important que le taux de votre crédit immobilier, le prix d’achat du bien reste l’élément déterminant.

L’euphorie générale ne doit pas masquer la réalité. La qualité d’un bien doit se juger sur ses seules qualités intrinsèques et sur celles de son environnement. La vigilance doit toujours être de mise, quelle que soit la vigueur du marché. Un achat immobilier engage pour 20 ans, l’erreur se paye chère et longtemps, voire à vie.

Même pour un achat de résidence principale, il faut se transformer en analyste, à cause des facteurs externes comme les taux, pour savoir si, oui ou non, la décision d’acheter comporte un risque. Au niveau du logement bien entendu, mais aussi au niveau financier. Risquez-vous de perdre de l’argent à court ou moyen terme ?

Et pour ceux qui ont pu profiter de la période folle des années 2000, lorsque la plus-value en cas de revente était systématique, c’est une tout autre histoire à présent. Bien peu de professionnels de l’immobilier, sérieux, s’engagent sur de telles perspectives de gains faciles dans les années à venir. La revente sans perte d’argent est déjà considérée par beaucoup comme une belle performance en soi.

C’est la raison pour laquelle les taux bas ne doivent pas faire oublier que le bien doit être l’objet de toutes les attentions. Le crédit est juste un moyen de concrétiser votre projet. Mais si le projet est fondamentalement mauvais, ledit crédit ne changera rien à l’affaire. Si vous vous engagez sur un bien nécessitant trop de travaux, une copropriété ruineuse, des nuisances trop nombreuses dans son environnement, vous vous exposez à des pertes financières subséquentes. La légèreté avec laquelle vous aurez acheté ne sera peut-être pas celle de vos futurs acquéreurs si vous avez besoin de vendre. Vous risquez alors de devoir réviser vos prétentions financières à la baisse pour pouvoir vendre et vous perdrez de l’argent parce que votre achat aura manqué de rigueur et de discernement.

Il est malheureux que l’achat immobilier, répondant au besoin fondamental de se loger, soit devenu un casse-tête et fasse peser un risque énorme sur l’acquéreur. Les taux bas et la flûte enchantée, instrument de prédilection de certains acteurs, entretiennent l’illusion que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Ce n’est pas le cas. Cette réplique du film « La haine » peut s’appliquer à l’immobilier :

« Jusqu’ici tout va bien. L’important ce n’est pas la chute, c’est l’atterrissage. »

 

Laurent CRIADO

Site Internet : guidepratiqueachatimmobilier.com

Cet article peut volontiers être repris, sans coupures, pour informer le plus de monde possible. La photo illustrant l’article doit rester la même. Le nom de l’auteur doit figurer distinctement en début d’article, un lien doit renvoyer sur la page Agoravox de l’article. Merci à toutes et à tous.

Merci aux journalistes de respecter la déontologie de la profession en mentionnant clairement la source et en évitant toute forme de plagiat.

Si vous avez des attentes sur des thématiques liées à l’immobilier, prévenez-moi directement dans les commentaires ou via mon site.


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77 réactions à cet article    


  • zygzornifle zygzornifle 24 octobre 2016 11:14

    avec l’augmentation de la TVA de 2 a 3% que la droite va mettre en place l’économie va une nouvelle fois pourrir sur place ....


    • Laurent CRIADO Laurent CRIADO 24 octobre 2016 11:42

      @zygzornifle
      Merci pour votre lecture et votre commentaire.

      On peut effectivement se poser la question de la pertinence d’alourdir les prix des produits et des services pour le consommateur, c’est-à-dire nous...

      En même temps, elle s’intitulerait « TVA sociale », ça doit donc être pour notre bien.


    • robert 24 octobre 2016 11:18

      Excellent, merci à vous.


      • Laurent CRIADO Laurent CRIADO 24 octobre 2016 11:43

        @robert

        Merci à vous pour votre lecture et vos encouragements.


      • chantecler chantecler 24 octobre 2016 12:03

        A dire vrai je ne m’inquiète pas trop pour la santé de nos chères banques .
        Pendant des années nous avons vu ouvrir , se multiplier des agences et recruter des conseillers .
        Y compris des organismes qui ne sont pas à vocation bancaire : la poste , assurances...
        Alors qu’il y ait un souci aujourd’hui lié à l’inflation de ce type d’activité ne m’empêche pas de dormir .
        Le client s’est savamment fait plumer par lesdites banques : tout était bon pour le racketter .
        La poule aux oeufs d’or est constipée , faudra dégraisser un certain nombre d’emplois bien rémunérés ?
        La « crise » est passée par là et que je sache il n’y a pas que les banques qui sont touchées .
        Vous rappelez dans votre article comment et combien la BCE et les banques centrales les ont soutenues , (QE) , maintenues sous perfusion sans leur demander quoi que ce soit en échange .
        Pas de régulation , pas de séparations banque de dépôts et banques d’affaires ,même pas limiter la spéculation .
        Alors permettez-moi de ne pas sortir mon mouchoir .


        • Laurent CRIADO Laurent CRIADO 24 octobre 2016 12:40

          @chantecler

          Merci pour votre lecture et votre commentaire.

          Réussir à verser une larme concernant le sort des banques, c’est ce que j’explique dans l’article, est effectivement compliqué.

          Cependant, le malheur des banques rejaillit sur toute l’économie et au final sur nous.

          Donc, même si on ne porte pas les banques dans son coeur, il est difficile de ne pas être préoccupé par leur sort et par conséquent par le nôtre.


        • ouam2 (---.---.41.186) 24 octobre 2016 12:05

          Salut Laurent CRIADO,

          Tu à completement raison dans ton analyse.

          Une des clefs pourquoi ca doit etre haut (pour l’oligarchie dominante) :

          - Les taxes sur les transactions

          - Le calcul de la taxe foncière

          - Endetter les esclave le plus longtemps possible (et oui, un endétté ne revendique pas)

          - etc... (avec les future taxes qui vont encoe plus exploser yvelynes +66% !!! sur un AN !!)

          bref ... faut etre un arraché du cibouleau pour vouloir acheter à paris (ou ailleurs) en france ce jour


          • Laurent CRIADO Laurent CRIADO 24 octobre 2016 12:43

            @ouam2

            Merci pour votre lecture et votre commentaire.

            Les prix hauts arrangent en effet tous ceux qui sont directement intéressés aux prix.

            Professionnels, notaires, régions, départements, Etat, etc. Bref tous ceux dont les revenus grossissent au fur et à mesure que les prix montent.

            L’immobilier, ce n’est plus seulement un bien et un logement, c’est devenu tout un package, dont celui des taxes qui n’en finissent pas d’exploser. Votre exemple est là pour l’illustrer. J’en parle régulièrement dans mes articles. D’ailleurs, mon article de l’année dernière, "Propriétaires immobiliers : demain, tous tondus ?" allait en ce sens.

            http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/proprietaires-immobiliers-demain-173873

            C’est mon article le plus lu et il est numéro 10 des articles Agoravox les plus lus depuis un an ! Merci encore une fois à tous les lecteurs.

            Il est évident qu’une fois piégée par le paiement de son crédit, une personne a beaucoup moins de temps, d’énergie et d’envie de revendiquer.

            On la tient suffisamment muselée pour la rappeler à l’ordre si besoin.

            Je ne sais pas s’il faut être fou pour acheter, une chose est sûre il faut être extrêmement vigilant et rigoureux.


          • SamAgora95 SamAgora95 24 octobre 2016 12:14

            « ..Les milliards d’euros consacrés à cet assouplissement monétaire n’arrivent pas jusqu’au consommateur ;  »



            Ce n’est pas complètement vrai, l’argent parvient au consommateur par l’intermédiaire des taux bas justement, puisque le coût du crédit est réduit.

            • Laurent CRIADO Laurent CRIADO 24 octobre 2016 12:48

              @SamAgora95

              Merci pour votre lecture et votre commentaire.

              Ce n’est peut-être pas, pour vous, complètement vrai, mais ce n’est pas complètement faux non plus !

              Quand vous dites que l’argent arrive au consommateur par l’intermédiaire des taux bas, c’est ce que je précise dans l’article, tout le monde n’en profite pas, loin s’en faut. Le consommateur, ce n’est pas seulement celui qui est dans les petits papiers de son organisme de crédit et qui peut acheter un ou plusieurs logements à dessein d’en tirer une rente immobilière. Le consommateur, c’est celui qui aimerait bien changer de véhicule, acheter une deuxième paire de chaussures, se payer une formation, mandater un artisan pour rénover son logement, etc. Bref, celui dont l’argent est dépensé dans le seul circuit profitable à tous : le circuit du monde productif.

              Des milliers de personnes sont exclues du crédit à cause de leurs profils, jugés à risque par les banques, et ne voient donc jamais la couleur d’un seul centime. Pour ces personnes, les plus nombreuses, ce n’est pas une aubaine. Ca ne change rien à leur vie ou alors en mal.

              Et n’oublions pas que cette pomme est empoisonnée. Si, pour l’instant, certains peuvent en profiter, et c’est tant mieux pour eux, cela ne veut pas dire que le réveil ne va pas être difficile.


            • Ahmed Jouany 24 octobre 2016 12:14

              Bonjour Laurent,


              Encore un article qui fait mouche. Je partage totalement votre analyse. Et comme le souligne, à juste titre, ouam2, tout semble fait pour maintenir des prix élevés, seule garantie pour un Etat corrompu tel que le nôtre de recettes fiscales à bon prix et de docilité car, oui, un peuple occupé à trouver de quoi rembourser son crédit ou payer son loyer ne revendique pas. Je me demande quelle sera la prochaine rustine pour maintenir les prix aussi élevés, baisser encore les taux ? Je pense que le chant du cygne est proche et franchement tant mieux, on reviendra à des valeurs plus saines que la spéculation et la mise en esclavage d’autrui. Les banques ? Ma foi, qu’elles crèvent, même si j’ai bien saisi votre mise en garde, un sorte de jeu de dominos en fait. Encore merci pour vos analyses. Quel dommage que les journalistes de la « grande » presse ne nous gratifient pas de vrais articles de fond comme ceux qu’on trouve ici, mais c’est un autre sujet.

              • Laurent CRIADO Laurent CRIADO 24 octobre 2016 12:57

                @Ahmed Jouany
                Merci pour votre lecture et votre commentaire.

                On peut effectivement se demander quelle sera la prochaine action qui permettra de maintenir ces prix complètement fous.

                Pour le peu d’empathie que suscitent les banques, et c’est compréhensible, encore une fois, nous sommes liés à elles. Si elles vont mal, nous irons mal aussi.


              • Olivier Perriet Olivier Perriet 24 octobre 2016 14:42

                les taux super bas n’ont-ils pas pour conséquence la hausse des transactions, la demande en hausse et au final des prix de l’immobilier surévalués ?

                c’est sûr que ça fait les affaires des professionnels de l’immobilier, mais des ’consommateurs’ pas sûr.


                • Rincevent Rincevent 24 octobre 2016 15:05

                  @Olivier Perriet

                  les taux super bas n’ont-ils pas pour conséquence la hausse des transactions, la demande en hausse et au final des prix de l’immobilier surévalués ? C’est bien ça, sauf que nombre de transactions capotent quand la banque décide de ne pas suivre. J’ai actuellement l’exemple d’une amie qui vend sa maison : ça fait trois fois que des acquéreurs se désistent au dernier moment, crédit pas accordé...

                  Il suffit de pister les annonces immobilières pour voir des biens qui trainent depuis X mois, voire années. Au delà des communiqués triomphants de la profession, le seul baromètre (à peu près) sûr c’est l’indice des notaires. Là, c’est ce qui a été effectivement vendu, pas du fantasme.


                • Laurent CRIADO Laurent CRIADO 24 octobre 2016 15:20

                  @Olivier Perriet
                  Merci pour votre lecture et votre commentaire.

                  Un des effets des taux bas est justement la hausse du nombre de transactions dans l’ancien.

                  Cette hausse des demandes fait peut-être monter, légèrement, les prix sur certaines zones tendues, mais au niveau national c’est le statu quo ou la baisse.

                  Les prétentions à la hausse de certains vendeurs sont freinées par peur de ne pas faire la vente et que le marché se bloque.

                  Il est sûr que beaucoup de biens sont surévalués si on les juge sur leurs seuls qualités intrinsèques.

                  Pour les agences, elles pratiquent de plus en plus le forfait, avec un minimum.

                  Je ne comprends donc pas qu’elles ne soient pas plus enthousiaste à l’idée qu’une baisse permettrait d’augmenter considérablement le nombre de transactions et donc leur CA, grâce à ces forfaits minimums.

                  Tout le monde en bénéficierait, les acheteurs, les vendeurs, les banques et l’Etat.


                • Laurent CRIADO Laurent CRIADO 24 octobre 2016 15:51

                  @Rincevent

                  Merci pour votre lecture et votre commentaire.

                  L’exemple de votre amie est là pour illustrer le fait que tout le monde ne bénéficie pas des retombées de la BCE, loin de là. Une partie seulement des candidats à l’achat peuvent obtenir un crédit immobilier auprès des banques. Mais, comme vous le signalez, les communiqués signalant que "tous les voyants sont au vert" ne s’encombrent pas de ce genre de détails.

                  Pour le baromètre des prix, celui des notaires n’est pas à prendre pour argent comptant. Quant au nombre de transactions, effectivement, il a son utilité. Concernant les prix, il n’est pas exempt de tout reproche, j’en ai déjà parlé par ailleurs.

                  Il n’existe pas d’indice ou de baromètre des prix de l’immobilier affichant une fiabilité absolue. Il faut piocher un peu partout.Et surtout se référer au bon sens. Certains types de biens, trop nombreux, sont incontestablement surévalués. Les épaves thermiques, ceux en copropriété à problèmes, ou mal gérée, ceux qui présentent trop de nuisances dans leur environnement, ceux qui nécessitent trop de travaux de rénovation et qui reviennent plus cher qu’un bien neuf, etc... C’est pourquoi il ne faut jamais oublier que le bien et seulement le bien doit être au coeur d’un projet d’achat. Projet d’achat qui doit correspondre à un projet de vie bien évidemment.Une fois ce projet de vie clairement défini, on peut se mettre en quête d’un achat bien qu’il ne s’agisse pas d’une fin en soi. Et il convient de comparer systématiquement les offres de biens anciens avec celles de biens neufs, aux normes les plus modernes. Ce simple exercice met en évidence une exigence tarifaire surréaliste dans l’ancien. On ne se départit pas de telles sommes sur un « coup de coeur », mais après avoir parfaitement étudié son projet.


                • Rincevent Rincevent 24 octobre 2016 16:07

                  @Laurent CRIADO

                  Je ne comprends donc pas qu’elles ne soient pas plus enthousiaste à l’idée qu’une baisse permettrait d’augmenter considérablement le nombre de transactions… C’est la logique même. Mais l’agence, elle est coincée entre le vendeur (son client) et l’acheteur (celui qui va la payer, finalement). Beaucoup de vendeurs n’ayant toujours pas intégré la situation actuelle, elle devient souvent une agence de voyage touristique immobilier, en attendant que ça se décoince…


                • Rincevent Rincevent 24 octobre 2016 16:32

                  @Laurent CRIADO

                  Pour les notaires, j’avais bien dit « à peu prés sûr ». Au royaume des aveugles… Quant au comparatif ancien/neuf, il est objectivement en faveur du neuf, à deux détails près : 1) les surfaces. Au fil du temps, les promoteurs rognent inexorablement sur ce point, demandant aux architectes des acrobaties qui finiront par atteindre leurs limites. 2) Le foncier. Chez moi, il est rare et on en est à racheter de belles villas pour les raser et mettre à la place des R + 3, avec un coût final conséquent et donc on rogne…


                • Laurent CRIADO Laurent CRIADO 24 octobre 2016 18:16

                  @Rincevent

                  Les agences sont coincées entre le vendeur et l’acheteur parce qu’à un moment donné elles ont laissé filer la situation.

                  Certaines, fermées depuis, ont préféré la logique de court terme et de la prise de bénéfice immédiate avec les commissions et ont laissé certains vendeurs s’enflammer sur les prix. Les autres, toujours là aujourd’hui, ont dû « s’adapter » à cette situation pour ne pas mettre la clé sous la porte.

                  Ce qui est vrai, c’est que l’on peut se demander à quoi sert une agence et donc un professionnel, si derrière il n’y a pas une vraie valeur ajoutée dans ce processus d’achat immobilier. Et aussi celui de vente puisque c’est le vendeur qui la mandate. Comme partout, il y a des « professionnels » particulièrement incompétents qui arrivent à discréditer l’ensemble d’une profession. Et, comme partout, il existe d’excellents professionnels qui justifient leurs honoraires. Je ne jette donc pas le bébé avec l’eau du bain. Exercée avec passion et technicité, la profession d’agent immobilier est tout à fait utile. Quant aux bonimenteurs et autres opportunistes, le temps se charge de les débarquer, même si, c’est regrettable, ils commettent beaucoup de dégâts au passage. Plus qu’un niveau de diplôme, il conviendrait de valider une réelle compétence à comprendre ce que l’on vend.


                • Laurent CRIADO Laurent CRIADO 24 octobre 2016 18:18

                  @Rincevent

                  Oui, oui, je sais, j’avais bien vu. Ne vous inquiétez pas, ce n’était pas pour vous ^^

                  Dans le neuf, il y a aussi des « abus » et forcément des postes où il faut rogner.

                  En zone tendue, vous le décrivez très bien, on achète un pavillon avec terrain pour le raser et construire du collectif. Il y a aussi le cas de grands terrains qui sont divisés et vendus à des promoteurs pour faire la même chose.

                  Cela s’explique en partie par la décentralisation qui n’existe pas dans les faits. Tant que quelques villes et secteurs géographiques regrouperont l’essentiel de l’activité économique, les gens s’entasseront et paieront cher leurs biens immobiliers.

                  C’est malheureux car une activité répartie sur tout le territoire permettrait que la tant recherchée « croissance » profite au plus grand nombre plutôt que d’aligner de beaux chiffres dans un budget national. Il y a tant à faire avec ces territoires délaissées dans toute la France. Arrêtons par exemple de vouloir lutter contre les paradis fiscaux mondiaux ou européens et attirons les entreprises et les entrepreneurs de la planète grâce à une simplification fiscale et administrative qui profiterait à tous. Nous avons toutes les infrastructures pour accueillir par milliers des entrepreneurs. Cela créerait des besoins, de l’activité, partout. Peut être même que cela permettrait de rouvrir certains hôpitaux et services publics abandonnés. Créons un système de bonus/malus fiscal pour que les entreprises s’installent en territoire hors zones tendues.

                  Pour réussir cela, il faudrait des politiques non professionnels qui se sont levés tôt le matin pour aller bosser plutôt que ceux en place depuis des lustres, juste bons à nous faire les poches et à nous faire en plus la morale.

                  Comment voulez-vous qu’un politique qui n’a jamais bossé de sa vie en entreprise et quand je dis en entreprise, je veux dire en allant au charbon, comprennent les besoins des gens ? C’est mission impossible dans la configuration actuelle.


                • siobhan 24 octobre 2016 15:36

                  Question bête : cette farouche volonté étatique de sauver l’immobilier n’est-elle pas due à la crainte d’une grogne électorale sachant que le patrimoine des Français se réduit essentiellement à leur logement justement ?

                  Question bête numéro 2 : en supposant qu’un politicien décide de lâcher la pierre, les Français, rentiers dans l’âme pour beaucoup, s’en accommoderaient-ils ?

                  Merci.


                  • Laurent CRIADO Laurent CRIADO 24 octobre 2016 17:08

                    @siobhan

                    Merci pour votre lecture et votre commentaire.

                    Effectivement on peut se demander s’il n’y a pas une volonté des politiques de ne pas se mettre à dos une partie des électeurs.

                    C’est sans doute pour ce motif qu’aucun candidat à la présidentielle n’évoque le logement en en faisant une de ses priorités. Comme l’illusion opère en ce moment, pourquoi prendre le risque de s’aventurer sur un terrain où ils risquent de perdre des voix ?

                    Si c’est compréhensible dans le sens de ne pas « froisser » et diminuer le patrimoine des Français, l’étude Xerfi reprise dans Challenges, montre bien que cette « richesse » n’en est pas une.

                    http://www.challenges.fr/immobilier/actu-immo/comment-l-immobilier-masque-la-grande-panne-du-patrimoine_430249

                    C’est justement tout le contraire car elle handicape le reste de l’économie, productive donc.

                    Une économie florissante et de nombreux secteurs qui embauchent n’est-elle pas préférable à une situation dans laquelle l’immobilier est hors de prix et transforme les ménages en esclaves modernes. Payer son crédit (ou loyer), sa nourriture, ses soins, sont la seule constante actuelle et devient de plus en plus pénible pour nombre de nos concitoyens. Mais cela, nos hommes politiques n’en ont cure préférant la logique électorale à celle de l’intérêt général. Combien de temps cette politique de l’autruche va-t-elle tenir ? Mystère. Une chose est certaine, les prix ne grimperont pas jusqu’au ciel. Ils sont déjà à un niveau insoutenable, déconnecté de la réalité, mais on préfère alimenter le débat politique en « coinçant » les politiciens avec le prix d’un pain au chocolat...

                    Pour ce qui est de de s’en accommoder, je pense que les Français préfèreraient manger autre chose que de la pierre et avoir plus d’argent à la fin du mois pour se faire plaisir et consommer en utilisant leur argent ailleurs que dans le puits sans fond d’un crédit ou d’un loyer.


                  • Rincevent Rincevent 24 octobre 2016 17:14

                    @siobhan

                    ...rentiers dans l’âme…
                    Là, vous parlez des bailleurs mais, vu l’état de la planète finance actuellement, le rentier aurait quel autre choix que la pierre ? Des actions en bourse ? Le krach annoncé va bien finir par arriver un jour. Des obligations ? Réputées sûres jadis, aujourd’hui même des États font faillite (Chypre, Grèce, demain, qui ?). Je crois que la bulle immobilière a encore de l’espérance de vie, à condition qu’on ne débranche pas brutalement les perfs, bien sûr.


                  • siobhan 24 octobre 2016 17:18

                    @Laurent CRIADO

                    Vous avez raison mon cher Laurent mais le Français moyen aime se rappeler sa richesse virtuelle grâce au seul pécule qu’il croit posséder : l’immobilier. Ce qui fait bien les petites affaires de nos champions de la politique du moindre effort, trop heureux de ne pas avoir nécessité de plancher sur une politique profitable au plus grand nombre. Argent facile quand tu nous tiens. Merci pour votre réponse fort détaillée.

                  • siobhan 24 octobre 2016 17:26

                    @Rincevent

                    En effet, je parlais des bailleurs. 
                    Des actions en bourse ? Trop risqué.
                    Des obligations ? idem.
                    Des assurances vies ? Grosse arnaque en perspective.
                    De l’immobilier ? Ah mais oui mais c’est bien sûr ! Je crains la douche froide pour beaucoup d’investisseurs et de moins investisseurs. Ces « facilités » immobilières me font penser à un piège qui va se refermer brutalement. Alors qu’il existe bien d’autres manières de faire travailler (utilement) ses économies : financer l’économie de proximité ou (pourquoi pas) démarrer le projet d’entreprise dont chaque Français rêve (si on en croit les sondages récurrents sur la question). Le truc c’est que l’immobilier est perçu comme facile et sûr et répond bien au credo suivant : faire travailler plus (le locataire) pour faire gagner plus (le bailleur). La nature humaine en somme. 

                  • Rincevent Rincevent 24 octobre 2016 18:08

                    @siobhan

                    l’immobilier est perçu comme facile et sûr… Ceux qui pensent ça ne sont vraiment pas sur le terrain ! J’ai une voisine qui avait trois apparts en location : entre la vacance entre deux locataires, la fiscalité changeante, le syndic, les frais d’entretien, les remises aux normes, les dégradations et les impayés, elle a commencé à revendre…

                    Je serais assez d’accord avec vos alternatives, mais j’ai pris le terme rentier au sens strict (celui qui touche de l’argent sans trop s’impliquer). Ce que vous proposez est bien différent, ça demande de la motivation, voire de la militance et ça, ce n’est pas la tasse de thé du « rentier ».


                  • siobhan 24 octobre 2016 18:19

                    @Rincevent


                    Bien d’accord avec votre portrait : l’immobilier n’est pas une sinécure dans les faits mais force est de constater que nombreux (trop nombreux ?) sont ceux qui le perçoivent comme tel. 

                    Ce que je propose exige certes travail, discipline et motivation. Au moins autant que la gestion locative de trois appartements si je me réfère à vos propos avec des perspectives plus réjouissantes et moins destructrices pour l’économie. Mais j’aurais pu également proposer la version plus douce : investir dans des franchises de lavages automatiques par exemple. Du boulot, certes, mais plus cadré grâce au franchiseur.

                  • Laurent CRIADO Laurent CRIADO 24 octobre 2016 18:28

                    @siobhan

                    Merci, merci !

                    Oui, je sais que beaucoup s’accrochent à cette idée, mais vient un moment où le tour du « magicien » ne fonctionne plus et où les gens se rendent compte de la supercherie.

                    Une étude récente, émanant d’un organisme de crédit (à prendre avec des pincettes mais cela se vérifie en sondant son entourage) signalait qu’il manquait 3 à 400 euros aux ménages pour qu’ils puissent vivre sans soucis majeurs. C’est intéressant parce que ça correspond au moins à ce qui est monopolisé en trop par un crédit ou un loyer excessif ! Comme quoi, il ne faut pas chercher loin la source de tous nos maux. Mais c’est sûr qu’il vaut mieux être « virtuellement » riche, manger des pâtes, et se faire plumer à coups de taxes locales qui, comme le soulignait un lecteur, ne cessent d’augmenter (son exemple de +66% dans le département des Yvelines se passe de commentaires) !


                  • Laurent CRIADO Laurent CRIADO 24 octobre 2016 18:36

                    @Rincevent
                    C’est justement là que réside le risque. Que l’immobilier finisse de concentrer toutes les richesses. Cela créerait un « monstre » encore plus énorme qu’il ne l’est déjà. Si la bourse, les obligations et les assurances vies ne sont pas la panacée, il existe l’économie réelle et/ou le soutien à des porteurs de projets d’entreprises. Je crois que c’est le propos défendu par Siobhan.


                  • Rincevent Rincevent 24 octobre 2016 19:30

                    @Laurent CRIADO

                    Tant de gens vivent sur le dos de la Bête, qu’ils n’ont vraiment pas envie qu’elle maigrisse… Pour l’économie réelle, l’économie de proximité, le soutien à projets, en tant que consommateurs nous pouvons faire quelque chose en modifiant, par exemple, notre rapport à un autre Léviathan, j’ai nommé la Banque (et donc notre banque).

                    Plutôt que d’engraisser cette autre Bête, qui joue à l’économie-casino à l’autre bout du monde avec notre argent, pourquoi ne pas se tourner vers des structures du genre Crédit Coopératif (c’est permis sur AGV de citer des noms de banques ?) qui prêtent en priorité à des porteurs de projets locaux. Ça ne nécessite pas de gros efforts, ni trop d’implication personnelle.


                  • Laurent CRIADO Laurent CRIADO 24 octobre 2016 20:21

                    @Rincevent

                    Il est clair que certains « investisseurs » ont pu, et peuvent toujours, tirer parti de l’immobilier pour générer des revenus de « rentiers ».

                    Je prends comme vous le terme rentiers, stricto sensu, car la réalité de beaucoup est tout autre. Vous le décrivez très bien avec l’exemple de votre voisine. L’investissement locatif n’est pas de tout repos et les années « magiques » appartiennent au passé. C’est ce que je décrivais dans un article précédent.

                    http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/l-immobilier-est-il-un-182086

                    Mais bon, que voulez-vous, certaines croyances ont la vie dure, surtout quand le bourrage de crâne de toute part est quotidien.


                  • Laurent CRIADO Laurent CRIADO 24 octobre 2016 20:24

                    @siobhan

                    Il est vrai que lorsqu’on commence à regarder de près les chiffres et la « rentabilité » de certains investisseurs immobiliers, il n’y en a pas.

                    En revanche, ceux, tous millionnaires à les écouter, qui vendent la recette miracle pour en faire le moins possible grâce à l’immobilier, ils pullulent !

                    Mouiller sa chemise, créer un business, une activité pour générer des revenus, de la valeur ajoutée et, pour certains, créer des emplois, c’est autrement plus enrichissant pour le bien de tous que de contracter un crédit à la banque pour acheter et y mettre un locataire destiné à payer le crédit. Sauf s’il s’agit d’une activité à part entière. Car des promoteurs, investisseurs, spécialisés dans l’immobilier, j’en connais, qui font les choses proprement et qui ont compris que dans l’investissement immobilier, l’élément le plus important, c’est l’humain et un locataire stable parce que bien traité.

                    Quand vous comprenez ça en tant qu’investisseur, vous détenez la clé de la rentabilité.


                  • Laurent CRIADO Laurent CRIADO 24 octobre 2016 21:08

                    @Rincevent

                    C’est sûr mais « qui veut aller loin ménage sa monture ».

                    Il me semble que la monture est à bout de souffle.

                    Pour réaliser des gestes simples, engageants et engagés, facilement, il y a des solutions parfois très simples et accessibles pour changer les choses.


                  • shyroki (---.---.56.238) 24 octobre 2016 17:34

                    Mes parents en 1983, ils avaient économisé 100 000F ( 15000€), ils gagnaient à deux 15 000F/ mois ( 2300€), les taux de crédit étaient de 18% et ils ont racheté le crédit à 11% en cour de route.


                    La maison coûtait 450 000 F ( 70000€), ils ont due emprunter 390 000 F ( 60000€) 
                    il y a eu 40 000F ( 6000€) de frais divers (assurance, frais de notaires, dossier, etc ...)
                    Leur crédit a durée 15 ans et ils ont remboursé la somme de 930 000F ( 142000€) à la banque

                    Bilan : en 15 ans à deux avec des salaires normaux, 33% d’endettement et 20% d’apport 
                    ils ont put acheter leur maison. 
                    Le taux d’endettement de mes parents (pour la maison) est passé de 33% à 21% en 15 ans


                    Aujourd’hui en 2016, j’ai économisé 60 000€, ma copine et moi gagnons 3300€/mois les taux de crédit sont de 1.5%

                    Une maison (équivalent à mes parents) coûte 300 000€, je dois emprunter 260 000€
                    il y aurait 20 000€ de frais divers (assurance, frais de notaires, dossier, etc ...)
                    Le crédit durerait 24 ans et on rembourserait la somme de 350 000€ à la banque

                    Bilan : en 24 ans à deux avec des salaires normaux 33% d’endettement et 20% d’’apport
                    Ma copine et moi avons la capacité d’acheter une maison
                    Au vue de l’évolution de nos salaires et des taux de crédit, il est peut probable que nous gagnons 12% sur notre taux d’endettement entre le début et la fin de notre crédit.

                    Il y a 9 ans d’écart pour la même chose et très peut de perspective de retrouver du pouvoir d’achat en cour de route. L’effort a fournir pour ma génération pour obtenir la même chose que la génération précédente est considérablement plus grand.


                    Je me contre fou des taux de crédit, moi je voudrais vivre en 1983

                    • Laurent CRIADO Laurent CRIADO 24 octobre 2016 18:59

                      @shyroki

                      Merci pour votre lecture et votre commentaire.

                      Votre exemple illustre bien l’énorme enfumage autour de ces taux bas et plus généralement des prix de l’immobilier.

                      De multiples facteurs ont contribué à cette dérive :

                      - Baisse progressive des taux depuis la fin des années 90 ;

                      - Allongement de la durée des crédits ;

                      - Augmentation des aides et incitations fiscales de l’Etat ;

                      - Facilité au niveau des apports. Le crédit étant possible pour 100 %, voire 110 %, du prix du bien ;

                      Ce que vous souhaitez, revenir aux standards de 1983 pour payer moins cher, ne serait-ce pas le cas de centaines de milliers de Français si on prenait le temps de leur expliquer les méfaits de cette politique immobilière insensée ? Après tout, la plupart ne sont riches que sur le papier, les inconvénients sans les avantages du statut de millionnaire.


                    • shyroki (---.---.88.237) 24 octobre 2016 23:09

                      @Laurent CRIADO
                      Il est assez difficile de comprendre tout les mécanismes économiques.
                      Mais certain sont très nocif pour l’immobilier

                      - La baisse des taux tue l’inflation pour qu’il n’y est pas de perte de valeur pour ceux qui possède des capitaux, ça diminue les échanges et fait monter les prix
                      - Allongement de la durée permet d’asservir plus longtemps
                      - Les aides immobilières, un mécanisme horrible qui s’additionne aux capacités de payer, ça fait exploser le prix, ces aides sont pratiquement directement donner aux bailleurs.

                      - L’absence de plan ambitieux pour construire de nouveau logement
                      - Les étudiants qui ont du pouvoir d’achat (aides et parents) font flamber les prix de la base du marché
                      - Les marges indécente des agences immobilières (surtout dans les années 2000)
                      - La ghettoïsation qui crée des quartiers impopulaire et crée une sélection par l’argent dans d’autre
                      - La désertification des campagnes qui sans infrastructure (travail, école, santé) perdent leur jeunes qui ne peuvent se loger facilement dans les villes

                      Effectivement Il faudrait retirer tout les produits économique qui gravitent autour de l’immobilier, pour revenir à un mécanisme simple d’offre et de demande


                    • shyroki (---.---.88.237) 24 octobre 2016 23:27

                      @shyroki
                      Ha oui pour en revenir avec la comparaison avec mes parents, cela pourrait être parfais comme exemple.

                      Mais j’ai dix ans de plus qu’eux et je ne me suis pas encore lancé dans ce projet immobilier qui me prendra encore quelques années.

                      A age équivalent, cela aurait tout simplement été impossible !


                    • Laurent CRIADO Laurent CRIADO 25 octobre 2016 10:07

                      @shyroki
                      Les raisons que vous exposez sont justes.

                      Pour beaucoup, elles relèvent du bon sens, celui-là même qui manque à nos décideurs politiques.

                      Ils n’ont aucune notion de l’argent, ils ne savent sans doute pas ce que c’est de se saigner pour payer un crédit ou un loyer délirant. Je l’ai déjà dit dans d’autres commentaires, mais il suffit de lire les programmes concernant le logement des candidats à la présidentielle. C’est le vide, le néant, ils proposent tous les mêmes mécanismes, les mêmes aides qui ne fonctionnent pas et participent du chaos économique et social. Le problème vient d’eux, ces politocards professionnels qui nous enfoncent jusqu’au cou.

                      Le seul à proposer un peu d’innovation est Monsieur Poisson.
                      Il dit que l’immobilier est trop taxé et trop assisté. Il affirme vouloir étudier tout cela et supprimer progressivement tous les dispositifs d’allègements fiscaux.

                      Il souhaiterait cibler les aides sur les zones tendues. C’est là que ça coince, car s’il y a zone tendue, c’est à cause de l’absence de décentralisation.

                      Avec une activité économique répartie sur tout le territoire, les habitants des zones tendues seront libres de s’installer dans ces territoires aujourd’hui délaissés. Ce serait la voie idéale pour restaurer un mécanisme simple d’offre et de demande sans trucage, sans artifices coûteux et déstructurants.


                    • Laurent CRIADO Laurent CRIADO 25 octobre 2016 10:09

                      @shyroki

                      Vous soulignez avec justesse tous les effets négatifs d’un immobilier pour millionnaire.

                      L’immobilier, grâce à une politique ambitieuse et innovante, pourrait être une locomotive pour la France. Une locomotive qui bénéficierait au plus grand nombre au lieu de ne servir les intérêts que de quelques uns. Au lieu de ça, il ne se passe rien. Il n’y a aucune politique publique concernant le logement. C’est complètement désolant.

                      Ce que vous vivez pour votre projet d’achat, des milliers d’autres personnes le vivent également. Donc, en plus de capter toutes les liquidités, aux dépens des autres secteurs de l’économie, cette « politique » immobilière désastreuse évince des pans entiers de citoyens de l’accession à la propriété. Même si ce n’est pas une fin en soi, les gens ne peuvent même pas décider s’ils veulent ou pas s’engager puisque la réalité les rattrape et décide à leur place. Imaginez le casse-tête pour une personne célibataire avec des revenus mensuels moindres que dans votre exemple : c’est le cauchemar.


                    • Arthaud Arthaud 24 octobre 2016 17:35

                      Salut Laurent Criado


                      Je viens de voir qu’Agoravox règne sans partage dans Google avec les mots crise immobilier ..

                      Google actu ( crise immobilier ) : premiers et premiers !

                      Allez, je fonce lire votre papier .. on partage les mêmes analyses en partie

                      • Laurent CRIADO Laurent CRIADO 24 octobre 2016 19:32

                        @Arthaud

                        Merci pour votre lecture et votre commentaire.

                        Vous régnez en tête de liste dans Google Actu, maestro ! Peut-être le signe que beaucoup de gens s’intéressent, de plus en plus, aux publications d’Agoravox et c’est tant mieux car on y trouve pas mal de bonnes feuilles sur plein de sujets différents.

                        Il est vrai que certains journaux, dégoûtent les gens de les lire, tant ils servent la soupe aux « puissants ».

                        Ce serait formidable d’arriver à retranscrire ce réveil citoyen à la politique et de renvoyer tous ces incapables... ben... je ne sais pas trop où puisqu’ils n’ont pas de métier à part politicard professionnel.

                        Merci de votre enthousiasme et bonne lecture.

                        A plus tard.


                      • Arthaud Arthaud 24 octobre 2016 17:52

                        Excellent


                        La seule croissance actuellement est celle des actifs « financiers » dixit un banquier luxembourgeois .. s’y connaissent ces gens là !

                        Vous faites une liste : 

                        • Croissance économique française complètement atone ;
                        • Chômage toujours aussi soutenu ;
                        • Manque de confiance en l’avenir ;
                        • Les prix, toujours trop élevés ;
                        • La possibilité d’une surbulle immobilière qui serait cataclysmique ;
                        • La sortie des taux bas qui se complique au fur et à mesure que les mois défilent.

                        Il y en a à ajouter

                        Vous avez vu à quoi elle ressemblent les villes en ce moment ? pollution (de tous ordres ..), asphyxie, encombrement, bruit, insécurité, croulantes sous les ferrailles.. on dirait de plus en plus la demeure du chaos à Thierry ..

                        Ouam2 a raison ..

                        Mais, je vais pas refaire mes articles

                        En France : 3 millions de maisons vides et des océans de bureaux et de friches industrielles et de bâtiments désaffectés

                        Mais, pour montrer de beaux aspects : kesk elle est belle la campagne de la France, les petites villes impraticables pour les ferrailles, les « maisons paysannes de France »

                        Tient, je vais aller aider à plier La Décroissance .. à Lyon, lundi

                        Ouf, y’a pu à attendre longtemps maintenant pour vivre autrement

                        NB : me suis encore pas procuré « le Guide » .. ce sera fait

                        • Laurent CRIADO Laurent CRIADO 24 octobre 2016 20:20

                          @Arthaud

                          Déjà fini !

                          Merci pour vos encouragements.

                          Ce que vous ajoutez, concernant l’état de certaines villes, est la conséquence directe de la politique consistant à entasser les gens au même endroit.

                          Insécurité, pollution, nuisances, temps de transport insoutenables, etc...

                          Comme vous le montrez dans votre dernier article, il y a des logements vacants dans toute la France qui ne demandent qu’à accueillir des ménages.

                          L’absence de décentralisation dans les faits et cette absurdité de concentrer toute l’activité économique sur quelques zones géographiques asphyxient tout le pays et, surtout, ses citoyens.

                          Il y aurait tellement à faire avec tous nos territoires laissés-pour-compte, c’est un énorme gâchis...

                          Bon courage pour lundi.

                          Pour le Guide, j’en serai ravi. Si vous êtes sur Issy (92) ou dans la région, n’hésitez pas à me contacter pour boire un café.

                          Au plaisir,



                        • Arthaud Arthaud 24 octobre 2016 20:48

                          Vous avez vu ? à l’instant .. au spectron, la 2 : l’immobilier dans la Silly-conne vallée ?


                          Désopilant

                          Et comme dit Charles .. préparez-vous

                          • mimi45140 24 octobre 2016 21:26

                            Tout a fait d’accord avec vous , j’ajouterais que lorsque les taux étaient à 9 % l ’ inflation faisait augmenter les salaires ,à l heure actuelle avec les taux négatifs les salaires ne vont pas augmenter,et qu’en régle générale après les cotes arrivent les descentes , nous devons étre au col.


                            • Laurent CRIADO Laurent CRIADO 24 octobre 2016 21:55

                              @mimi45140

                              Merci pour votre lecture et votre commentaire.

                              Avant tout projet d’achat, l’important c’est de bien clarifier son projet de vie.

                              En fonction de cela, vous pourrez vous concentrer sur l’élément qui doit être au coeur du projet, le bien et seulement le bien.

                              Ses qualités intrinsèques vous garantissent-elles que vos deniers sont bien utilisés ? En vaut-il le coup ou est-ce un vieux clou ?

                              Son environnement correspond-il à votre projet de vie ?

                              Le crédit et son taux ne sont qu’un moyen et non une finalité dans votre projet d’achat.

                              Pour votre métaphore sur les descentes après les cols, on rejoint la réplique du film que j’ai mise en fin d’article !


                            • ddacoudre ddacoudre 24 octobre 2016 22:33

                              bonjour L Criado.
                              bonjour, long article mais intéressant. il était temps que la BCE prenne des mesures politiques. s’il ne s’agissait que de moi je changerais son statut. heureusement que la planche ç billet existe car depuis l’abandon de la référence à l’or si nous l’avions gardé, l’or serait inaccessible où des populations entière seraient dans la misère. les atzéqques avaient des fèves comme monaie ce n’est pas ce qu a tuer. ensuite il faut maitriser cette planche à billet. vivre avec le risque d’une inflation ou avec celui d’une dette colossale, je préfére vivre avec le risque d’une inflation.je ne voit pas en quoi le budjet de l’état peut être un problème autre qu’idéologique par l’impôts et les taxes les citoyens achétent un service de la même manière qu’ils achétent celui d’une assurance.
                              il est juste que pour les banques à terme cela représentent une difficulté que de faire du gain facile avec les taux d’intérêts, que le service banquaire deviennent payant parce que ne sont plus les emprumteurs qui les financent, ne me gène pas en soit, je paie ceux du toubib, ceux de l’état, ceux de ma compagnie d’assurance etc. quelles aillent sur l’investissement d’affaires elles le font déjà avec leur traders et c’est juste qu’avec des taux 0 elles perdent une garantie sans risque. alors que quelques fonds de pension et autres se trouvent dans la mouise puisqu’ils sont concurencés par des taux 0, n’est pas pour me déplaire. l’économie ne nous dispense pas d’une pensé politique je dirais même le contraire, si nous sommes aujourd’hui dans la dificulté c’est justement par absence de pensé politique autre que de dire en économie il ne faut pas en avoir, et la BCE gardiene de l’orthodoxie néolibérale y est venu par obligation.
                              tu rapelles à juste titre que la précarité n’est pas un facteur de consommation, or c’est ce que nous propmettent d’augmenter les candidats LR pour tous les fonctionaires par des contrats à durée limitée. soit 5,64 millions, alors qu’il y a 3,2 millions de précaire en cdd. il ne le feront heureusement pas puisque l’on a faire qu’à une annonce politique, même sans cela leur projet d’austérité se poursuivra comme dans toute l’europe et je ne sais pas jusqu’où la BCE suivra.je n’ai pas trop compris les taux à -0,4%, j’ai connu des avances de trésorerie pour les urssaf à - 2 jours voire plus, mais des taux à - 0,4 je ne vois pas.
                              cordialement.ddacoudre.over-blog.com.


                              • Laurent CRIADO Laurent CRIADO 24 octobre 2016 23:03

                                @ddacoudre

                                Merci pour votre lecture et votre commentaire.

                                Long article, long commentaire ! smiley

                                Concernant le taux à -0.4%, il s’agit du taux auquel la BCE rémunère les liquidités que les banques déposent dans ses « coffres ».

                                Avec le taux actuel, la BCE qui souhaite donc inciter les banques à prêter aux ménages et aux entreprises plutôt qu’à thésauriser, les banques perdent de l’argent sur leurs dépôts.

                                Schématiquement, en plaçant 100 euros, elles repartent avec -0.4 %, soit dans cet exemple 99.6 euros.

                                Ce tableau de la Banque de France, vous montre l’évolution des taux directeurs de la BCE.

                                https://www.banque-france.fr/economie-et-statistiques/changes-et-taux/les-taux-directeurs.html


                              • goc goc 25 octobre 2016 00:08

                                Bonjour Laurent Criado

                                D’abord merci pour l’article qui est une excellente synthèse de la situation catastrophique de l’immobilier

                                J’aimerais que dans votre prochain article vous nous fassiez une analyse précise de l’influence du surcout de l’immobilier dans la crise économique actuelle.

                                Par exemple, j’avais émis un jour, l’idée qu’on devrait diviser par 2 le prix de l’immobilier, c’est à dire des loyers et des remboursements de crédit.

                                Bien sur c’est une cas d’étude, et il est clair que cela mettrait les banques en faillite (ce qui permettrait de les racheter à 1euro et repartir sur des bases saines tel qu’un mode d’imposition unique base sur l’imposition à la source des rentrées d’argent et non uniquement des salaires).

                                Si en plus on libérait du foncier et on autorisait l’implantation de mobile-home sur des terrains non constructibles (mais obligatoirement viabilisé), cela relancerait quand même la construction, surtout si les prix sont assez bas. L’intérêt de cette solution, c’est de fournir une nouvelle base au glissement social (j’ai d’abord un studio, puis un appartement, puis une maison, etc..) plus adaptée aux primo-accédants pas assez « solvables » aux yeux des banques.

                                Grâce à cela on pourrait aussi baisser les salaires de 10% ainsi que les charges de 10% aussi, ce qui nous rendrait a nouveau compétitifs, et donc cela relancerait notre économie. et donc l’emploi. Après il faut aussi que l’État lance des grands chantiers qui devront être les locomotives de notre économie.


                                • Laurent CRIADO Laurent CRIADO 25 octobre 2016 10:11

                                  @goc

                                  Merci pour votre lecture et votre commentaire.

                                  Je note votre idée d’article. Vos idées sont intéressantes et proposent de sortir des schémas répétées et qui n’ont jamais fait leurs preuves.

                                  Car s’il y a une chose de sûre concernant l’immobilier, c’est qu’il faut absolument innover et s’affranchir de modèles vouées à l’échec qui en plus de ne pas fonctionner participent à la dégradation de la situation en plongeant les gens dans la précarité et l’exclusion.


                                • ouam2 (---.---.41.186) 25 octobre 2016 00:44

                                  @goc

                                  supposons...

                                  « Par exemple, j’avais émis un jour, l’idée qu’on devrait diviser par 2 le prix de l’immobilier, c’est à dire des loyers et des remboursements de crédit. »

                                  Tu viens toi de t’acheter et de t’endetter sur 30 ans dans un appartement valant 200.000 €

                                  Il te reste 170.000 à payer (chiffre arbitraire pris au pif, ca peut etre plus ou moins, c’est pour l’exemple)

                                  demain il ne vaut plus que la moitié / 2, cad 100.000, tu perds directement 70.000€

                                  Donc tu fais quoi ? 

                                  Comme les copains, tu ne payes plus et tu te débrouille pour etre insolvable

                                  (cas d’école espagnol) 

                                  comme ca tu n’a perdu que 30.000 plus les différents frais d’aquisition, les 70.000 sont pure pertes, donc en plus ton bien est saisi (et tu t’en fous) ce qui fait encore chuter plus la situation financière d’ensemble.

                                  Et bien sur tout le monde fera pareil que toi...les autres ne sonts pas plus con !

                                  et hop bienvenue dans le monde merveilleux de lehmans brothers (ou de l’immobilier espagnol et caixia), sauf que tout ca est aussi appuyé sur des ovpcm (bref des emprunts d"etats directement ou indirectement adossés) 

                                  ca veut dire plus de retraites pour tes parents (ou toi meme), plus d’etat... le crash total direct quoi.

                                  Mais bon pourquoi pas ? allons y smiley


                                  • goc goc 25 octobre 2016 01:35

                                    @ouam2
                                    demain il ne vaut plus que la moitié / 2, cad 100.000, tu perds directement 70.000€

                                    non, tu n’as pas bien lu. J’ai bien précisé que cela concerne aussi les remboursements de prêts qui sont également divisé par 2. Ton appart à 200k€ tu n’auras plus a rembourser 170k mais la moitié donc si tu avais des mensualité de 1000e, là tu n’auras à payer que 500€ chaque mois.

                                    Alors c’est clair que les banques ne vont pas aimer, mais ça c’est aussi une façon de remettre les pendules à l’heure. Les banques ne sont pas « too big to fall » mais bien à nationaliser et à nettoyer afin de reprendre le contrôle de l’économie et de la finance (on ré-introduit le droit de prêt de la BdF supprimé par Pompidou)


                                  • ouam2 (---.---.41.186) 25 octobre 2016 02:28

                                    @goc :

                                    j’avais donc bien compris tes propos et tu recrée donc un lemans brothers.

                                    sauf que nous, nous ne sommes pas les usa, donc baooummm...

                                    Si c’etait si simple, cela serai merveilleux, malheureusement bcp trop de choses sonts imbriquées pour le voir si simplement.

                                    Sauf à vouloir perdre ton boulot, ta sécu, l’etat et les services publics en général.

                                    Tu à un super cas d’école si tu à envie d’approfondir avec le haircut qui s’est passé à chypre.

                                    ou l’exemple des grec est aussi interessant ainsi que celui l’espagne et de l’immobilier.


                                  • Laurent CRIADO Laurent CRIADO 25 octobre 2016 10:38

                                    @ouam2
                                    Ce que vous décrivez comme conséquence est une possibilité s’il n’y a aucune préparation.

                                    C’est justement parce qu’on la connaît qu’il faut qu’une baisse des prix soit progressive, accompagnée et généralisée sur tout le territoire. Il y aura sans doute des moments difficiles à surmonter, le but est de ne laisser personne au bord de la route.

                                    Pouvons-nous accepter et nous contenter de la situation dans laquelle nous sommes actuellement ? Est-ce une situation enviable ? Est-ce une situation bonne pour la France et avant tout pour chaque citoyen ? J’en doute au plus haut point.

                                    Plutôt que d’attendre que l’équilibre se fasse naturellement et brutalement, travaillons dessus maintenant et retrouvons le chemin d’une activité économique florissante et bénéfique à tous.


                                  • Laurent CRIADO Laurent CRIADO 25 octobre 2016 10:40

                                    @goc
                                    Vous mettez le doigt sur un problème épineux, la loi de 1973. Peut-être faut-il y chercher à ce niveau les solutions.


                                  • ouam2 (---.---.41.186) 25 octobre 2016 10:51

                                    @Laurent CRIADO :

                                    « C’est justement parce qu’on la connaît qu’il faut qu’une baisse des prix soit progressive, »

                                    Voila, je ne vois pas d’autres alternatives que celle ci

                                    Pour ce faire il faut :

                                    Arretter avec le patacaisse de normes alacon, qui s’empilent les unes aux autres, des prixs délirant de commissions immobilières, des frais d’aquisition, tva & co ....

                                    Dans le cas inverse, il ne se passera rien d’autre que la vente qui échappera irrémédiablement aux locaux qui ne pourronts plus se loger dignement. 

                                    (ce qui peut etre interessant pour un pouvoir dirigiste en place octroyant le droit de vie et de mort aux personnes allant dans le sens du poil, clientélisme & co)

                                    et loin d’etre conspirationniste, juste réaliste.

                                    cdt, 


                                  • Laurent CRIADO Laurent CRIADO 25 octobre 2016 15:00

                                    @ouam2

                                    Pour les normes, elles ne sont pas forcément responsables de la dérive de la situation. Les politiques aiment bien charger les normes, qui au passage sont votées par eux, afin de dissimuler leurs lacunes et le néant habitant leurs programmes et solutions sur le sujet du logement.

                                    Dans l’ensemble, nous sommes les premiers bénéficiaires des normes. Une isolation performante, une installation électrique confortable, un WC qui ne débouche pas directement sur un salon, des appartements accessibles aux PMR, une isolation acoustique optimale, qui nous coupe certes du plaisir d’entendre son voisin tirer la chasse d’eau, mais bon il faut savoir faire des sacrifices sont autant de détails plaisants à vivre au quotidien. C’est sûr qu’il existe des aberrations, mais ce n’est pas la majorité des normes, loin de là.

                                    Concernant les agences, je l’ai toujours dit, du moment qu’elles apportent une vraie valeur ajoutée, il est normal de payer pour leur service. Dans le cas contraire, effectivement, un seul euro est un euro mal dépensé.

                                    Les frais d’acquisition sont effectivement trop importants et fondés sur du vent. Quelle est la légitimité pour l’Etat de toucher de l’argent lorsqu’un qu’un logement change de mains ? Aucune. Des frais réduits seraient compréhensibles pour payer le travail de la publicité foncière et celui du notaire et c’est tout. En sachant que pour le premier poste, nos impôts servent en principe à en assurer le financement. Pour le notaire, c’est une rémunération contre un service, donc c’est logique.

                                    L’exclusion des locaux est un vrai problème.

                                    Vendons la France à la découpe aux riches de la planète ! Ah c’est déjà ce qui se passe pour les biens les plus somptueux...



                                  • demissionaire bonalors 25 octobre 2016 07:59

                                    a nouveau seul les vieux qui ont ruine leur pays, parti a la retraite tôt avec de tres bonne retraite (alors que ma generation et celle d apres vont mourir de faim avec des retraites dérisoires a + de 67 ans) , profite de ces taux bas

                                    Vivement la guerre thermo nucleraire que tout le monde crève, enfin de la justice tout le monde, on sera tous a egalite devant sa mort imminiente ...

                                    L avantage considerable de ma generation et apres et l on sait que l on va mourir mais dans notre lit mais plutot de froid et de faim donc on s en fout de tout, voir de mourir d une guerre nucleaire
                                    Alors que vous les vieux vous avez peur ah ah ah ah car vous avez du fric du confort des voyages, c est vous qui allez l avoir dans le cul in final ....


                                    • Arthaud Arthaud 25 octobre 2016 10:32

                                      @bonalors


                                      Non, non, soyez pas si émotif, si angoissé .. 

                                      1) la Guerre nuke ? .. il en restera bon an mal an un bon quart .. y’a de l’espoir

                                      2) L’avantage de notre génération, c’est qu’on va devoir combattre et pas seulement s’en remettre à Papa-Maman ou à « l’état » ou à la CIPAV

                                      Très-Belle journée comme dit la belle Carole


                                    • Laurent CRIADO Laurent CRIADO 25 octobre 2016 11:15

                                      @bonalors

                                      Merci pour votre lecture et votre commentaire.

                                      Sans en arriver à ces extrêmes, il existe des solutions à déployer dès maintenant. Je parle de solutions qui n’ont jamais été expérimentées et qui pourtant sont prometteuses, bien plus en tout cas que ces éternelles politiques de soutien à une situation devenue catastrophique.

                                      Cela permettrait de rassembler les gens au lieu de créer continuellement des clivages. Mais bon, ce n’est pas en votant toujours pour les mêmes politiques en place que la situation changera. Il faut plus de politiques non professionnels, non « franchisés » d’un parti, libres de s’exprimer et de voter en leur âme et conscience à l’Assemblée.

                                      Que se passe t-il en effet à l’Assemblée ? Des consignes de vote venant des partis, ce qui signifie peu ou prou qu’un total de 577 députés ne sert à rien s’ils votent tous de la même manière. Prenons-en un seul de chaque parti et réunissons-les dans une salle de conférence d’un hôtel pour voter les lois. On économisera sur le budget de fonctionnement. Je caricature, mais posez-vous la question : a-t-on besoin d’autant d’élus s’ils ne font qu’appliquer les consignes de leur parti sans aucune singularité ?


                                    • Laurent CRIADO Laurent CRIADO 25 octobre 2016 11:18

                                      @Arthaud

                                      C’est clair qu’il faut combattre, mais pas forcément au sens littéral. Les zones de combat possibles :

                                      - Dans les urnes ;

                                      - Des idées innovantes et profitables au plus grand nombre ;

                                      - La lutte contre l’immobilisme.


                                    • demissionaire bonalors 28 octobre 2016 23:58

                                      @Laurent CRIADO
                                      je hais l optimisme car c est l attitude des laches
                                      Sinon merci pour vos bons mots, mais mon registre biensur n est celui que de la provocation
                                      Deja bebe je faisais chie mes pseudo-parents (de placement) pour rassasier la bete (je suis de braves gens qui voulaient mettre aussi un peu de beurre dans les epinards smiley
                                      Je viens de la DASS
                                      Bien a vous et n oubliez pas de vous porter bien, ainsi que les votres


                                    • demissionaire bonalors 2 novembre 2016 04:54

                                      @Laurent CRIADO
                                      Merci pour votre reponse, aujourd hui les hommes politiques et elus sont tous alignes sur une meme politique celle du pire, car la majorite des citoyens sont alignes sur le meme mode de pensee cad Otanesque. Ils croient que cela va permettre de maintenir leurs petits privileges, retraite, sachant que ce sont tjrs les autres les mechants.

                                      Alors que depuis longtemps, les enjeux ne sont meme plus la droite ou la gauche, voir notre systeme sociale ou meme democratique, mais il s agit bien de survie,
                                      D ici peu l Europe telle que vous l avez connu n existera plus, car les americains veulent la mettre a terre, pour mieux la feoder, mais on sait que tel le docteur Frankenstein, les US accouchent tjrs d un monstre, cad la guerre totale ....

                                      Tres peu sont visionnaires ou comprennent, l humanite manque cruellement d intelligence, et de courage ...
                                      cdlt


                                    • Aristide Aristide 25 octobre 2016 11:48

                                      Étonnant cette vision étriquée du problème du prix de l’immobilier, la courbe des prix est la même dans la grande majorité des pays. Seuls, l’Allemagne, la Suisse et le Japon ont une stagnation du prix depuis des décennies. Dans TOUS les autres pays du monde, il y a une augmentation moyenne supérieure à celle de la France pour la même période.


                                      Il est donc assez illusoire d’essayer de trouver une solution française à un phénomène mondial. Les causes sont très différentes en fonction des pays, mais le phénomène est global. au mieux, il est possible nationalement d’agir mais il ne faut pas se faire des illusions, les prix de l’immobilier ne pourront pas être « régulés ».

                                      Maintenant, il n’est pas interdit de mener une politique ambitieuse pour le logement social, pas seulement en défiscalisant les placements immobiliers locatifs mais par exemple en replaçant l’Etat et les communes au centre de la politique du logement. Mais, bon, c’est un voeu pieu qui a très peu de chance d’aboutir. Tellement les moyens indispensables pour cette politique nécessiteraient la creation de nouveaux impôts.





                                      • siobhan 25 octobre 2016 12:34

                                        @Aristide

                                        Vous semblez maîtriser des sujets aussi divers et variés que la cueillette des champignons en sous-bois, les prix de l’immobilier lunaire ou la fabrication de cendriers en papier recyclable bio. Aussi est-il fort regrettable de ne pas nous faire part de vos innombrables lumières en commettant quelques articles éclairants pour nous, pauvres hères démunis d’un savoir universel. Vraiment regrettable. J’aurais pris beaucoup de plaisir à vous lire et à commenter avec autant de verve que les 389.236.673 articles que vous avez commentés, record en cours.

                                      • Les désespérés (---.---.91.21) 25 octobre 2016 13:21

                                        Je ne pense qu’il ne faut pas être fou pour acheter à paris, simplement averti d’une réalité qui ne changera pas mais fluctuera : le prix au m2 baissera de 10K€ à 8K€ puis remontera à 12K€.

                                        Paris est une ville internationale , arrêtons de la comparer au reste de la France , elle est bien plus attractive que Berlin ou Madrid par exemple

                                        La population ne cesse d’augmenter , les investisseurs continuent à acheter et je parle de ceux qui investissent sans se préoccuper(du taux de chômage , de l’inflation , de la situation économique de la France : eux vont bien ... ) ,Paris est à comparer avec New York , Vancouver , Los Angeles , Londres ou des secteurs comme la cote d’azur , zone caribéenne ... 

                                        Quel est l’intérêt à ce que les prix baissent ? Aucun.

                                        Alors ils ne baisseront pas ..

                                        Merci à bientôt


                                        • siobhan 25 octobre 2016 15:30

                                          @Les désespérés

                                          Vous semblez bien sûr de vous. Des professionnels aguerris n’ont pas la même analyse que la vôtre. 
                                           
                                          Aucune situation n’est figée, à Paris comme ailleurs. Genève est également une ville internationale et pourtant certains biens ne trouvent pas preneurs aux prix actuels. Ce n’est pas parce que vous décrétez que les prix ne baisseront pas qu’ils ne baisseront pas. Vos propos sont subjectifs et votre démonstration n’en est pas une pour vous garantir une telle liberté péremptoire. Argumentez. Démontrez. Etayez. Le reste, c’est du vent. Il y a mille raisons qui peuvent affecter la stabilité apparente d’un marché. 

                                          Je rejoins les propos de l’auteur et de plusieurs commentaires : les prix sont ce qu’ils sont parce que truqués par l’Etat. Si on revient à des fondamentaux sains (suppression des aides fiscales, du PTZ, des taux bas, des durées d’emprunt à rallonge, obligation d’apport, etc.), le château de cartes s’écroule à Paris comme ailleurs. Dans un temps pas si lointain, une quinzaine d’années en arrière, il était possible d’acheter 100 m2 dans les beaux quartiers de Sèvres pour moins d’un million de francs, prix négociables, avec vue sur la Seine. Et que s’est-il passé depuis sinon une série d’encouragements fiscaux à la hausse des prix ? Rien de bien concret. Sèvres n’a pas subi une affluence démographique qui expliquerait une telle hausse de prix. Elle n’a pas non plus été achetée par le Qatar. 

                                          Le point sur lequel vous avez raison, c’est que les rentiers achètent beaucoup d’immobilier à Sèvres, à Paris, à Rueil et ailleurs. Le jour où l’incitation fiscale prendra fin, patatras ! Ruinés, les gars... Ca a déjà commencé avec le jeu des hausses de taxes locales. On en reparlera.

                                        • Les désespérés (---.---.91.21) 25 octobre 2016 17:27

                                          @siobhan
                                          Effectivement certains biens ne trouvent pas preneurs sur Genève aujourd’hui a 11K€ le m2 !!!! ce n ’est pas grave ils descendront un peu à10K€ par m2 , et reviendront encore plus haut.

                                          Les prix sont truqués par l’état : dans les villes ou il n’y pas de tension.

                                          Je ne vois pas qui aurait intérêt à ce que les prix baissent ? sur sèvres justement il y a certains immeubles qui valent plusieurs M€ , détenus par de grands groupes Français et étranger.

                                          Vous me parlez des taux d’intérêt , aides fiscales ... : les investisseurs ne sont pas concernés .

                                          Ils peuvent dégager du cash d’autres pays en plus si ils ont besoin , pas besoin d’emprunter en France.

                                          Merci

                                           


                                        • Arthaud Arthaud 25 octobre 2016 21:31

                                          Les désespérés


                                          « Quel est l’intérêt à ce que les prix baissent ? Aucun.

                                          Alors ils ne baisseront pas ..

                                          Merci à bientôt »


                                          Bravo ! Vous avez raison Les désespérés ..


                                          Les prix ne baisseront pas .. pas du tout .. Jusqu’à l’effondrement du château de cartes


                                          Et comme dit Charles ..


                                          • smilodon smilodon 25 octobre 2016 21:53

                                            @ l’auteur : Je ne suis pas aussi « spécialiste » que vous...Pourtant, J’ai comme le « sentiment » que « tout est trop beau pour être vrai » !........ Un sentiment qui rejoint votre analyse !....Adishatz.


                                            • Laurent CRIADO Laurent CRIADO 26 octobre 2016 16:21

                                              @smilodon

                                              Merci pour votre lecture et votre commentaire.

                                              Vous savez, parfois, avoir un sentiment par rapport une situation est suffisant. Vous êtes de plus en plus nombreux à l’avoir ce sentiment et surtout à vérifier concrètement que la réalité diffère radicalement du message rassurant claironné sur tous les toits.

                                              De nombreux lecteurs sont venus témoigner de la réalité, ici ou sur la page FB d’Agoravox, par rapport à ces taux. Vous en connaissez certainement dans votre entourage également. Le bilan est clair : le ras-le-bol est palpable et justifié car hormis les gros investisseurs ou les meilleurs profils, les taux bas ne changent rien au quotidien de monsieur et madame tout le monde.

                                              Des témoignages qui illustrent bien le décalage entre la flûte enchantée que quelques uns veulent nous jouer, coûte que coûte, et le terrain, les actes, où de nombreuses personnes sont refoulées de la manne providentielle que constituerait ces taux bas en raison de leurs profils jugé non « bankable ».

                                              Ceux qui peuvent en profiter, tant mieux, encore une fois. Malheureusement, beaucoup restent sur le pas de la porte.


                                            • Laurent CRIADO Laurent CRIADO 25 octobre 2016 22:07

                                              MISE AU POINT

                                              A la suite de commentaires injurieux et diffamatoires à mon égard, je souhaite clarifier certaines choses.

                                              J’ai choisi d’écrire des articles consacrés à l’immobilier parce que c’est un domaine qui me passionne et dans lequel j’évolue depuis longtemps. C’est aussi une façon pour moi d’informer ceux qui le souhaitent sur la réalité de ce milieu. Je le fais ici, sur Agoravox en tant que rédacteur invité, mais aussi sur mon blog et directement auprès des personnes qui souhaitent éclaircir certaines zones d’ombre sur leur projet d’achat. Ma motivation n’est pas pécuniaire puisque les réponses détaillées et précises que je fournis à tout un chacun le sont à titre gratuit. Ca, c’est pour la partie informationnelle car mon savoir s’appuie également sur une mise à jour constante de mes connaissances techniques ainsi qu’une expertise de terrain.

                                              Grâce à mon expérience personnelle, professionnelle, mes diplômes, puisque j’en ai, et mon ouverture d’esprit, j’estime avoir assez de recul et de légitimité sur le sujet.

                                              Je peux concevoir que mes articles et mes idées puissent ne pas être partagés par tous et, entre nous, tant mieux. C’est le principe de ce site, échanger des points de vue, défendre ses idées, arguments contre arguments, avec les règles de courtoisie et de respect en vigueur entre personnes intelligentes et civilisées. Je prends le temps de répondre à la presque totalité des commentaires qui me sont adressés au lieu de poster l’article, trois p’tits tours et puis s’en va.

                                              Pourtant, certaines personnes se permettent de déverser leur haine contre moi ou quiconque, lecteurs et commentateurs, ne partagerait pas leurs élucubrations. J’ai choisi de ne pas (plus) leur répondre parce que toute discussion est impossible et énergivore. En aucun cas je ne rejette un débat ou un contradicteur. Je suis prêt à débattre avec tout le monde, expert ou pas, du moment que la discussion se déroule dans un climat sain où courtoisie, respect et bonne foi ont leur place aux côtés d’arguments solides et étayés. Je suis toujours disponible et prêt à partager un café avec les lecteurs comme je l’ai encore fait cet après-midi. Alors, me reprocher ma suffisance ou je ne sais quelle autre tare, c’est justement un peu fort de café !

                                              Je ne suis pas là pour être flatté, je n’en ai pas besoin. Ce n’est pas ce que je recherche et, à mon âge, on ne se préoccupe plus de vouloir plaire à tout le monde. Je ne suis pas là non plus pour me faire insulter, diffamer ou passer un bilan de compétences professionnelles. Des journalistes reprennent mon travail et en soulignent la précision. Des experts immobiliers, des économistes, des juristes, des chefs d’entreprises du bâtiment me font des éloges sur mon travail qu’ils jugent de qualité. Quant au fond de mon travail, les analyses d’experts évoluant sous les feux médiatiques vont dans le même sens que les miennes. Je ne cherche ni médaille ni compliment. J’aime ce que je fais et pouvoir aider le plus grand nombre ici, sur mon blog ou ailleurs suffit à mon bonheur.

                                              Je ne me cache pas, j’ai effectivement plusieurs activités dans ma vie professionnelle. Et alors ? Une personne ouverte d’esprit y verra une volonté d’apprentissage, d’expérience et de partage. D’autres à l’esprit étroit y trouveront à redire. Je ne vole personne et, au contraire, rends service à beaucoup de gens qui me remercient par la suite avant de louer mes services à leur entourage. Parce qu’elles ont une confiance absolue en mon travail. Je n’ai rien à cacher, j’agis sous ma véritable identité contrairement aux haineux de service qui se servent du web comme d’un défouloir. Ces mêmes personnes emplies de haine semblent en agacer plus d’un car des lecteurs ont été plus prompts que moi à signaler leurs agissements orduriers à la modération. Je ne répondrai jamais à leurs messages et signalerai systématiquement leurs dérapages venimeux à la modération dès à présent. Comme je l’ai dit, je ne suis pas ici pour me faire traiter de tous les noms d’oiseaux.

                                              Je remercie les vrais lecteurs et commentateurs d’apporter de la valeur aux échanges et regrette qu’une fois de plus un débat enrichissant tourne au pugilat virtuel.

                                              J’en profite aussi pour émettre une requête auprès de la modération. Merci de garder ce site pour ce qu’il est, un lieu de partage des connaissances et de mettre de l’ordre en recadrant automatiquement les interventions inappropriées qui n’apportent absolument rien à Agoravox et, au contraire, en font une zone de combat de rues des plus exécrables.

                                              Merci à toutes et à tous.


                                              • Arthaud Arthaud 25 octobre 2016 22:31

                                                Bonsoir, 


                                                Je relisais votre papier d’il y a un an : 

                                                « Propriétaires immobiliers : demain, tous tondus ? »
                                                46 000 viste et des .. ! 

                                                Score rarement atteint sur AV, et qui vous honore 

                                                .. mais .. on peut ne pas s’étonner que d’aucuns voient en vous un dangereux terroriste cassandrique ! 

                                                Quant aux commentaires déplacés .. bah .. que ça vous retourne pas ! peut-être des proprio qui constatent la pertinence de vos vues .. faut les comprendre

                                                Mon papier « 
                                                Crise de l’immobilier et manque d’intelligence professionnelle ... »

                                                m’a valu quelques inimitiés, y compris dans la réalité, surtout qu’il sort premier quand on fait :

                                                Google ( crise immobilier )

                                                Bien cordialement

                                                • Laurent CRIADO Laurent CRIADO 26 octobre 2016 16:17

                                                  @Arthaud

                                                  Bonjour,

                                                  L’article que vous mentionnez a effectivement été beaucoup lu et partagé. Numéro 10 au palmarès des articles les plus lus sur Agoravox depuis 1 an et dans le top 500 (sur plus de 106.900 articles) depuis la création du site en mars 2005. Plus de 500 partages Facebook. Cela ne serait pas possible sans vous et tous les lecteurs qui me font confiance. Je les en remercie.

                                                  Mes analyses qui recueillent à chaque publication suffrages et partages en nombre semblent légitimer mes propos.

                                                  Je ne m’intéresse pas aux personnes qui cherchent la confrontation, le conflit et jouent les victimes lorsque la modération élimine méthodiquement, et en toute cohérence avec la Charte du site, leurs messages orduriers.Toute discussion avec ces fauteurs de trouble est vouée à l’échec. Je le sais, j’ai déjà tenté d’avoir une discussion avec eux dans le passé, cela dérape toujours et je finis par recevoir quantité de critiques infondées quand ce ne sont pas des torrents d’injures et de propos diffamatoires qui agacent tout le monde pour rester poli.

                                                  Par rapport à l’inimitié que l’on pourrait me prêter à l’encontre des propriétaires, il n’en est rien. Je n’aime pas les abus chez les propriétaires sans scrupule, comme j’abhorre les abus chez les locataires indélicats. Rien d’autre. J’essaie simplement de remettre l’église au milieu du village. Cette part infime d’abus de quelques uns, dans les deux camps, exacerbe inutilement les tensions. Lorsque la relation opère en bonne intelligence, chacun, propriétaire comme locataire, y trouve son compte. Au-delà de ce positionnement clivant par nature, j’essaie simplement de démontrer la folie qui s’est emparée d’un marché qui, fondamentalement, n’en est pas un puisque se loger décemment relève des droits élémentaires de tout être humain. Lorsque j’emploie l’expression « marché immobilier », je le fais uniquement par commodité rédactionnelle. Qui peut décemment me dire que les dérives de prix propres à l’immobilier n’ont pas un impact économique et social catastrophique notamment, mais pas seulement, sur des pans entiers de l’économie productive (les PME) qui ferment boutique ou luttent pour leur survie parce que leurs clients n’ont plus d’argent une fois acquitté loyer ou crédit titanesque ? Doctrine largement reprise par des économistes et professionnels de l’immobilier qui trouvent peut-être grâce aux yeux de mes détracteurs.

                                                  Ce que vous signalez est malheureux. Ce n’est pas parce que nous écrivons des articles (d’ailleurs, chapeau pour votre référencement Google qui récompense les longues heures de travail nécessaires à la rédaction d’un article), qui peuvent ne pas plaire, que nous devons subir les manquements aux règles élémentaires de civilité et de courtoisie.

                                                  Merci en tout cas pour vos messages toujours bienveillants.

                                                  Bien cordialement,



                                                  • Lolo85 (---.---.50.123) 28 octobre 2016 20:02

                                                    Que faire pendant ce temps la ? Perdre son epargne en cas de faillite des banques ou acheter un bien immobilier surévalué avec un enorme risque de moins valut en cas de revente et perdre l’apport qu’on a mis dedans !!!


                                                    • non667 30 octobre 2016 20:56

                                                      avec les immigrants qui arrivent et arriveront de plus en plus nombreux et qui souhaitent habiter paris quai de seine les prix de l’immobilier tant à l’achat qu’a la location ne sont pas près de baisser !

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Laurent CRIADO

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