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Accueil du site > Actualités > Economie > Insolvabilité planétaire

Insolvabilité planétaire

La distinction entre crise de liquidités ou crise de solvabilité peut certes sembler technique mais elle dépasse le cadre académique ou la simple querelle d’experts car c’est précisément de l’identification de la nature de la crise actuelle que dépendent les actions de nos Gouvernements et Banques Centrales. Une réponse et des mesures inappropriées - autrement dit un pronostic erroné - étant effectivement susceptibles d’aggraver la crise...De fait, les enjeux sont de taille. 

En effet, Toutes les parties concernées sont gagnantes si ma banque ou ma famille acceptent de me prêter une somme dès lors que je me retrouve à court de liquidités : Mon activité ne sera pas interrompue, mes employés seront le cas échéant payés, mon prêt sera remboursé avec intérêts, l’économie ayant ainsi bénéficié de ces diverses contributions...

Pourtant, mon problème pourrait également être autrement plus grave - et plus structurel - qu’un problème de liquidités si, quel que soit l’apport en cash, mon activité n’est tout simplement plus profitable du fait du nouvel environnement économique. Ce prêt me mettra dès lors en danger en même temps que mon créancier car mon activité déclinante nécessitera progressivement d’autres apports en liquidités qu’il me sera impossible de rembourser. Ces prêts contribuant ainsi à mettre en péril ma famille ou ma banque tout en m’enfonçant dans un endettement inextricable...Dans ce dernier cas de figure, les répercussions seront néfastes pour l’ensemble des acteurs économiques : En fait, j’aurais contribué à entraîner ma famille ou ma banque dans ma faillite et dans mon insolvabilité !

Les intervenants économiques - y compris les Etats - ayant ainsi basé leur croissance de ces dernières années sur une masse de dettes, cet exemple simple est précisément reproduit aujourd’hui à grande envergure aboutissant donc à un phénomène d’insolvabilité globale. Le monde entier se rend compte aujourd’hui qu’il est plus pauvre qu’il y a dix ans et, à ce titre, l’année 2009 sera cruciale car toute la chaîne des acteurs et intervenants économiques et financiers tenteront de ré évaluer leurs actifs afin de déterminer leur niveau de solvabilité tout en gardant à l’esprit qu’un certain nombre de ces valorisations poursuivent leur dégringolade ! De surcroît, cette détermination de solvabilité ou d’insolvabilité est d’autant plus délicate que les agences de notation ont perdu toute crédibilité et qu’une grande majorité d’investisseurs a perdu confiance dans les indicateurs traditionnels de mesure du risque.

Par ailleurs, comme nombre de commandes sont annulées et comme la consommation ralentit dramatiquement en dépit de prix en baisse, nul n’ose non plus se fier aux bilans des entreprises. Quant aux Etats, aux Gouvernements et autres municipalités ou cantons, ils ne se retrouvent guère en meilleure posture car menacés de défaut de paiement du fait de recettes fiscales en berne combinées à des déficits massifs...

En fait, l’ensemble de la sphère financière internationale devient aujourd’hui comparable à un trou noir qui absorbe toute richesse sur son passage : de l’oligarque Russe au magnat du pétrole Arabe en passant par la naguère prospère industrie Chinoise ou par le jadis très illustre fonds de pension, difficile de distinguer qui est encore solvable...Il n’est pas jusqu’à la solvabilité des Etats - comme la Russie mais également comme la Grande Bretagne ou comme les Etats-Unis - qui ne soit ouvertement remise en doute !

La donne ayant prévalu ces vingt dernières années est à l’évidence caduque, la configuration pour 2009 est très clairement celle d’une insolvabilité globale ou tout au moins à très grande envergure. 


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55 réactions à cet article    


  • John Lloyds John Lloyds 4 février 2009 10:34

    Selon cet article, la situation actuelle est due au fait que les produits du temps des vaches grasses ont été dilapidées (je m’engagerais plutôt à dire ont fini dans les fouilles des auteurs de ce hold-up planétaire). Selon l’auteur, les mêmes erreurs qu’en 1929 ont été reproduites.

    Si on tient compte du fait que ceux qui ont été à l’origine de cette crise, non seulement n’ont pas été révoqués, mais sont toujours aux commandes, quand ils n’ont pas pris du galon, si on tient compte que de nombreux experts avaient tirés la sonnette d’alarme 1 an voire 2 ans avant la crise, on déduira que, soit cette crise a été voulue, et qu’on doit la considérer comme un nouveau 11 septembre, soit que nos dirigeants sont d’une telle incompétence qu’il faudrait les passer au peloton d’exécution.

    L’article en question n’entrevoit aucune issue, j’ai bien peur maintenant qu’il faille se mettre en position crash, tête sur les genoux et mains sur la tête, et prier pour que la violence du choc ne soit pas trop rude quand l’avion touchera le sol.


    • Tonton Tall 4 février 2009 12:15

      Les marchés, ce matin, n’ont pas lu l’article, ouf .. !.... smiley


    • John Lloyds John Lloyds 4 février 2009 12:48

      La tendance du jour comme représentative du long terme, quel expert ! smiley


    • Tonton Tall 4 février 2009 13:51

      Cétait une boutade et vous le savez... tandis que le catastrophisme ambiant est bien une tendance momentanée qu’on extrapole au long terme pseudo-rationnellement ( un graphique, ça fait scientifique )

      Car quel est le modèle qui peut vraiment intégrer l’interaction contradictoire des échanges qui faiblissent effectivement et des actions gouvernementales qui agissent contre ce courant.
      Modèle impossible à établir vu qu’on ne sait même pas ce que la force publique planifiera dans 3 mois.
      Ce qui est certain, c’est qu’ils ont compris et sont très motivés pour enrayer la dégringolade.

      Aussi, les expertises dans des domaines aussi complexes que l’économie, et surtout dans une période hors-norme comme celle-ci, je m’y fie autant que la météo à 3 mois.
       


    • John Lloyds John Lloyds 4 février 2009 14:20

      "Ce qui est certain, c’est qu’ils ont compris et sont très motivés pour enrayer la dégringolade"

      Tellement bien compris qu’ils ont recollé les mêmes à l’ouvrage, et que le G20 a accouché d’une chiure de mouche. A raison de trois G20 dans l’année, dont ne restera que la photo de la beuverie, et à raison de 1/2 millions de pertes d’emploi par mois aux US, on la sent bien la motivation.


    • geko 4 février 2009 14:29

      Je penche pour la première solution ! Tout cela est voulu ! Nos dirigeants politiques sont conseillés par des banquiers et clearstreamés pour loyaux services rendus.

      L’histoire se répète mais avec un scénario un peu plus affiné, expérience de 29 oblige.Bien avant fin XIX les Etats Unis ont connu une période similaire à celle d’aujourd’hui !

      "L’économiste Hugh Rockoff a voulu savoir d’où les millionnaires de l’époque - ceux dont la fortune s’élèverait maintenant au moins à 70 millions de dollars - tiraient leur fortune.
      Comme on pouvait s’y attendre pour une période d’industrialisation rapide, les enterpreneurs manufacturiers sont les plus nombreux, avec environ un quart du total des très hauts revenus. Mais grâce aux informations disponibles sur leurs parcours, Rockoff montre que ce sont des investissements dans la finance et dans l’immobilier qui leur ont permis d’étendre considérablement leur fortune, en dépit de la panique financière de 1893 et de la dépression des années 1890. Les marchés financiers et donc été, hier comme aujourd’hui, la source d’un accroissement des inégalités qui attendra son paroxysme à la veille de la crise de 1929
      "

      Les voilà vos entrepreneurs qui ont goût de l’aventure et de la prise de risque. Ces super héros du progrès sont souvent de vulgaires escrocs !

      Toujours aux USA Mr Santi ? On y est plus en sécurité qu’ailleurs ?


    • Tonton Tall 4 février 2009 16:50

      John

      Vous parlez d’une réforme pour la régulation du système financier... là c’est vrai que ça traîne des pieds, et je ne suis pas optimiste non plus.
      Mais moi je parlais de l’évolution économique actuelle et les mois/années à venir, en rapport avec l’article.
      C’est là-dessus qu’ils sont bien motivés pour agir, et que la plupart ont déjà agi et continuent de le fairet au moins au plan intranational.
      Déjà la réaction publique pour éviter le gros crash bancaire en septembre dernier a été sans précédent. S’ils ne l’avaient pas fait, aujourd’hui, la plupart des banques seraient déjà fermées avec des conséquences catastrophiques qu’on imagine à peine. C’est ce qui s’est passé en ’29.


    • John Lloyds John Lloyds 4 février 2009 17:25

      Oui bien d’accord, mais rien ne sert de mettre des pansements sur la jambe de bois, la plupart des experts s’accordent à dire que c’est le système qu’il faut réformer en profondeur, et le dernier G20 nous a montré que c’était hors de question. Restent donc les mesurettes, même si ce sont des mesurettes en centaines de milliards de $, qui ne font que reculer l’intégralité du problème.


    • Tonton Tall 4 février 2009 22:58

      Je suis dac que si on se contente de sortir de la crise ( ce qui, dans l’immédiat, est vital ), mais qu’on ne fait rien de vraiment net pour éviter que ça se reproduise un jour, ça laissera un goût très amer....
      Et la nature humaine étant ce qu’elle est, je partage assez votre scepticisme sur ce plan.

      En fait, pour que ça bouge, il faut au bon moment et au bon endroit des mecs à carrure, des pointures...
      Et à ce titre, Obama, Brown, Sarko et Poutine ne me semlent pas être des cons ... il me reste donc un petit espoir malgré tout


    • Forest Ent Forest Ent 4 février 2009 10:47

      C’est vrai. Mais ce n’est pas comme si c’était une surprise.  smiley


      • zelectron zelectron 4 février 2009 11:04

        ...et qui plus est, par de "savants"* tours de passe-passe, au nez et à la barbe des "zotorités" de contrôle, de tutelle, de vérification, gendarmes de bourses en tous genre (et la plupart du temps avec leur complicité active ou bienveillante), la majeure partie de ces escrocs ( les états et gouvernements excusés par principe) s’est mise à l’abri de toute poursuite ou action judiciaire (d’ailleurs bien molles.)

        * savant au sens du singe manipulé par un illusioniste et sa (ou ses) complice(s)


        • Grasyop 4 février 2009 11:17

          À chaque dette correspond une créance. Si toute la planète ou presque est surendettée, qui sont les créanciers ?


          • JL JL 4 février 2009 12:00

            Très juste Graysiop, et c’est un problème récurrent. Sauf que, pour gagner un dollar, certains n’hésitent pas à en détruire 100. Le capitalisme étant fondé sur la rareté, ce qui ne se vend pas est détruit. Une société de consommation n’est pas une société d’abondance : elle détruit autant qu’elle crée.

            Ceci dit, il y a effectivement deux probèmes : la finance d’une part, le capitalisme d’autre part. Et sur le premier point, votre question demeurera sans réponse. Cela vient de ce que les économistes sont, par formation, autistes : pour se distinguer des comptables, ils semblent avoir banni de leur vocabulaire les concepts débit et crédit, et quand ils parlent d’actifs, de dettes, de créances, etc. c’est toujours dans un contexte réservé aux spécialistes. C’est toujours un discours de dominant, de sorte que les actifs sont ceux à qui ce discours est dédié. J’en veux pour preuve ces fameuses dettes que l’on vend ou achète, ce qui est toujours un sujet d’étonnement pour les non spécialistes.


          • Tonton Tall 4 février 2009 11:20

            Dans 1 an ou 2 ans à la même heure, on va bien se marrer en relisant toutes ces âneries
            C’est comme les Jehova, la fin du monde pour demain ...


            • manusan 5 février 2009 03:10

              Oui comme les articles d’il y a 7 mois sur le pétrole à 200 dollars le baril en fin d’année.


            • JL JL 4 février 2009 11:44

              Le post capitalisme ce serait en quelque sorte hériter d’une planète ravagée : ce n’est "ni fait ni à faire". Ni fait parce que misère, désolation, pollution, ni à faire et pour les mêmes raisons.

              Nous n’en sommes peut-être pas encore là, mais pas loin assurément.


              • sapiens 4 février 2009 12:03

                Cet article est en fait un "résumé" du communiqué ci dessous...
                http://www.europe2020.org/spip.php?article585&lang=fr
                Je crois qu’il serait souhaitable (et plus éclairant) pour les lecteurs que les auteurs citent leurs sources...


                • geko 4 février 2009 15:26

                  Alors là Mr Santi vous me êtes très décevant !


                • Grasyop 4 février 2009 15:23

                  Merci Sapiens !

                  C’est en fait bien plus grave qu’un article mal sourcé, c’est du plagiat pur et simple !

                  Qu’on en juge :

                  Original : « Cette distinction entre crise de liquidité et crise de solvabilité peut paraître très technique et finalement peu déterminante pour l’évolution de la crise en cours. Pourtant, elle n’a rien d’une querelle académique puisque, selon le cas, l’action actuelle des gouvernements et des banques centrales sera utile ou au contraire totalement inutile, voire dangereuse. »

                  Copie : « La distinction entre crise de liquidités ou crise de solvabilité peut certes sembler technique mais elle dépasse le cadre académique ou la simple querelle d’experts car c’est précisément de l’identification de la nature de la crise actuelle que dépendent les actions de nos Gouvernements et Banques Centrales. Une réponse et des mesures inappropriées - autrement dit un pronostic erroné - étant effectivement susceptibles d’aggraver la crise...De fait, les enjeux sont de taille. »

                  Original : « D’ailleurs, des milliardaires russes [10] aux pétromonarchies du Golfe arabique en passant par l’Eldorado commercial chinois [11], ce sont toutes les « poules aux œufs d’or » des entreprises et des établissements financiers de la planète (et notamment européennes, japonaises et nord-américaines [12]) qui s’avèrent désormais insolvables ou tout juste solvables. »

                  Copie : « de l’oligarque Russe au magnat du pétrole Arabe en passant par la naguère prospère industrie Chinoise ou par le jadis très illustre fonds de pension, difficile de distinguer qui est encore solvable... »

                  Et un mauvais plagiat en plus, car l’original est plus clair que la copie. Et cite ses sources, lui.

                  Quel intérêt peut-on avoir à plagier les textes des autres ? M. Santi, cela mériterait une explication !

                  Décidément, il y a beaucoup d’escrocs parmi les économistes... smiley


                  • sapiens 4 février 2009 15:46

                    Merci d’avoir prononcé le mot que je me retenais d’employer...


                  • Michel Santi Michel Santi 4 février 2009 16:13

                    Accusations tout à fait injustifiées car je promet n’avoir jamais lu ce texte. J’ai écris cette analyse suite à une discussion avec un économiste Britannique que j’ai rencontré aux Etats-Unis il y a quelques jours et qui a évoqué tous ces points avec moi...

                    Je pose effectivement la question : Quel intérêt aurai-je à plagier ?? Et mes précédentes analyses : Plagiat également ? Que l’on fasse des recheches !

                    Quoiqu’il en soit, j’en ai assez de me faire insulter pour des articles que j’écris grâcieusement et dont la rédation me prend plusieurs heures.


                  • sapiens 4 février 2009 17:04

                    Monsieur Santi,

                    Je pensais m’en tenir à ma remarque d’origine mais votre commentaire relève de la provocation. Je sors donc de ma réserve. Votre article, monsieur, est un plagiat.
                    Pour preuve que les coïncidences relevées plus haut n’en sont pas, je rajoute celles-ci.

                    original : les acteurs économiques (Etats compris) qui ont fondé leur croissance de ces dernières années sur l’endettement.

                    copie : Les intervenants économiques - y compris les Etats - ayant ainsi basé leur croissance de ces dernières années sur une masse de dettes,

                    original : Et 2009 est l’année qui va obliger tous les acteurs économiques à tenter d’évaluer concrètement l’état de leur solvabilité, sachant que nombre d’actifs continuent encore à perdre de la valeur.

                    copie : l’année 2009 sera cruciale car toute la chaîne des acteurs et intervenants économiques et financiers tenteront de ré évaluer leurs actifs afin de déterminer leur niveau de solvabilité tout en gardant à l’esprit qu’un certain nombre de ces valorisations poursuivent leur dégringolade !

                    original : Les agences de notation ont perdu toute crédibilité.

                    copie : les agences de notation ont perdu toute crédibilité

                    original : Donc toute la sphère financière est à juste titre suspectée de n’être plus qu’un immense trou noir.

                    copie : En fait, l’ensemble de la sphère financière internationale devient aujourd’hui comparable à un trou noir qui absorbe toute richesse sur son passage

                    original : Pour les entreprises, plus personne ne sait si les carnets de commande sont fiables [7] puisque, tous secteurs confondus, les clients annulent massivement les commandes [8] ou n’achètent plus, même quand les prix sont cassés, comme le confirme la forte baisse des ventes de détail de ces dernières semaines [9]. Et pour les Etats (et autres collectivités publiques), c’est dorénavant l’effondrement des recettes fiscales qui fait craindre une envolée des déficits pouvant entraîner là aussi des faillites.

                    copie : Par ailleurs, comme nombre de commandes sont annulées et comme la consommation ralentit dramatiquement en dépit de prix en baisse, nul n’ose non plus se fier aux bilans des entreprises. Quant aux Etats, aux Gouvernements et autres municipalités ou cantons, ils ne se retrouvent guère en meilleure posture car menacés de défaut de paiement du fait de recettes fiscales en berne combinées à des déficits massifs...

                    Je pense la démonstration concluante. Je laisse au lecteur curieux le soin de trouver les autres "similitudes troublantes" qui émaillent votre texte.

                    Quant à votre intérêt à publier ces "analyses", elles relèvent sans doute de celui à polir votre joli profil de cambiste / trader /analyste financier. Si j’avais du temps à perdre, je m’essayerais à décortiquer aussi vos récentes contributions.

                    L’une des motivations de ce site (comme du GEAP dont vous aviez plagié le travail) est d’éclairer le citoyen lambda plutôt que de faire insulte à son intelligence. Cette dernière a déjà été mise à rude épreuve par des parangons d’intégrité tels que vous. A ce titre, Monsieur, je crois que vous n’avez rien à faire ici.


                  • Michel Santi Michel Santi 4 février 2009 17:53

                    Ecoutez : Je suis également troublé par l’ordonnancement et la similitude de certains mots et, honnêtement, penserais plus ou moins comme vous si je n’avais pas écris ce texte.

                    Pourtant, je réitère n’avoir jamais lu ce texte auquel vous vous référez avant aujourd’hui ! Mon texte provient d’une discussion avec un collègue survenue il y a moins d’une semaine. Discussion du reste entièrement faite en Anglais.

                    Allez sur mon site, consultez les archives, j’ai écrit en 15-16 ans des centaines d’articles et si je plagiais, ça se saurait.

                    Cela dit, je suis sincèrement navré de l’impression que cela laisse aux lecteurs.


                  • Grasyop 4 février 2009 18:08

                    Vous voulez dire que c’est le LEAP qui vous a copié (et qu’ils ont antidaté leur article) ? Si c’est le cas, ils sont très forts car ils ont réussi à ajouter toutes les sources d’informations que votre article ne donne pas !

                    Monsieur Santi, vous êtes un fieffé menteur et vous feriez mieux d’avouer au lieu de raconter n’importe quoi ! Comme beaucoup de traders, vous avez joué et vous avez perdu.


                  • Michel Santi Michel Santi 4 février 2009 18:22

                    Non, je ne joue pas : j’essaie depuis de longs mois d’écrire des papiers sur ce site, sans rémunération, tout simplement afin de contribuer à éclaircir certains aspects de la crise actuelle. 


                  • Le péripate Le péripate 4 février 2009 18:29

                     On s’en fout, plagiat ou pas plagiat. Bien que je diverge assez souvent sur les analyses de Santi, ses papiers sont en moyenne mille fois plus intéressant et intelligent que le tout venant économique d’Avox. 


                  • sapiens 4 février 2009 18:34

                    Mr Santi,

                    Il n’y a pas de coïncidence. Chacune des phrases de votre article est une copie de la contribution du GEAB.
                    En voici d’autres exemples...

                    original : Si vous avez un problème transitoire de trésorerie et que votre banque ou votre famille accepte de vous prêter les fonds nécessaires pour que vous traversiez la passe difficile, leur effort est bénéfique pour tout le monde. En effet, vous continuez votre activité, vous pouvez payer vos employés ou vous-même, votre banque ou votre famille est remboursée (avec un intérêt sans aucun doute pour ce qui est de votre banque), et l’économie en général a bénéficié d’une contribution positive.

                    votre copie : En effet, Toutes les parties concernées sont gagnantes si ma banque ou ma famille acceptent de me prêter une somme dès lors que je me retrouve à court de liquidités : Mon activité ne sera pas interrompue, mes employés seront le cas échéant payés, mon prêt sera remboursé avec intérêts, l’économie ayant ainsi bénéficié de ces diverses contributions...


                    original : En revanche, si votre problème n’est pas du à un problème de trésorerie mais au fait que votre activité n’est pas rentable et ne peut pas le devenir dans les conditions économiques du moment, alors l’effort de votre banque ou de votre famille devient d’autant plus dangereux pour tout le monde qu’il a été important.

                    votre copie : Pourtant, mon problème pourrait également être autrement plus grave - et plus structurel - qu’un problème de liquidités si, quel que soit l’apport en cash, mon activité n’est tout simplement plus profitable du fait du nouvel environnement économique. Ces prêts contribuant ainsi à mettre en péril ma famille ou ma banque tout en m’enfonçant dans un endettement inextricable...

                    Je ne vois même plus l’intérêt d’utiliser les caractères gras pour souligner vos emprunts quasi mot à mot...


                  • sapiens 4 février 2009 18:42

                    Non, justement, on ne s’en fout pas. Je trouve scandaleux que Mr Santi s’attribue de la sorte le travail d’un groupe de réflexion. En matière d’information comme dans d’autres domaines, il y a une condition avec laquelle on n’a pas le droit de transiger : l’honnêteté intellectuelle.


                  • JL JL 4 février 2009 19:01

                    Peut être y a-t-il une autre explication : Mr Santi et l’autre personne ont écouté religieusement le même discours. Peut-être y avait-il plusieurs personnes, et ce que Mr Santi nous présente comme étant sa réflexion ne serait que le reporting d’un lobbyiste.

                    Si ce n’est pas un plagiat, je ne vois pas d’autre explication puisque Mr Santi lui-même n’en propose pas. L’économie est un art divinatoire, mais de là à permettre la transmission de pensée ! 

                    Un indice : notre ami péripate qui est un connaisseur es lobbying trouve ces discours très bien.  smiley


                  • geko 4 février 2009 19:10

                    C’est vrai que les articles de Santi ont beaucoup éclairé ma lanterne et je vais même à penser qu’ils sont parmi les plus subversifs sur AV pour qui prend le temps de les comprendre !

                    Mot à mot ! Vous êtes excessifs Sapiens !

                    Il n’était pas rare que mes profs d’économie prennent pour exemple la gestion d’un compte familial pour bien expliquer les principes à enseigner !

                    Quand vous avez une idée dites vous bien que vous n’êtes jamais le seul à l’avoir ! Voilà quelques années je voulais créer un magazine régional sur la vie et les sports en montagne ! J’ai abandonné le projet car demandant un investissement trop important mais quelques mois plus tard un magazine du nom que j’avais trouvé est sorti en presse "Massif Central" ! Je n’ai pas accusé personne de plagiat !!

                    Je ne pense pas que Santi soit malhonnête intellectuellement !


                  • sapiens 4 février 2009 19:33

                    Geko, vous devriez vous garder de comparer la possibilité d’avoir une même idée, avec celle de reproduire presque mot pour mot une argumentation.

                    Probablement, vous connaissez le paradoxe du singe savant. Si vous lui en laissez le temps, un tel singe placé devant une machine à écrire et tapant au hasard produira quelques vers de Shakespeare. La probabilité que Mr Santi ait écrit cet article sans plagier la contribution du GEAP est à peu près aussi élevée que de voir notre singe composer Hamlet en quelques milliards d’années. Mais je vous l’accorde : cette probabilité n’est pas nulle. En ce qui me concerne, toutefois, une telle somme de coïncidences ne révèle rien d’autre que la triste vanité de Monsieur Santi.


                  • Proto Proto 4 février 2009 19:47

                    Bien vu.


                  • geko 4 février 2009 19:49

                    Tout cela est très gênant j’en conviens ! Restons positif cela m’a permis de découvrir le site du LEAP !


                  • Le péripate Le péripate 4 février 2009 23:27

                     Nous ne sommes grands que parce que nous sommes juchés sur les épaules de géant, a dit je ne sais plus qui.
                    Le droit d’auteur n’est que le droit pour un auteur de protéger comme il l’entend son produit. Rien d’autre, en droit naturel. Quelqu’un qui publie sur internet souhaite évidemment voir ses idées reprises. Sinon, qu’il les garde dans un tiroir !
                    Notez, par exemple, que les picts avatars utilisés sur Avox n’ont certainement payé aucun droits d’auteur ! En tout cas, pas moi.
                    Si je reprends une idée, je la fait mienne.


                  • sapiens 5 février 2009 00:09

                    Je regrette Peripate, mais je ne peux pas partager votre point de vue. Reprendre les idées d’un autre presque mot pour mot fait d’abord de vous un perroquet. Et ces oiseaux-là ne devraient rien pouvoir signer de leur plume...


                  • Le péripate Le péripate 5 février 2009 00:23

                     Remarquez, interdire chacun de répéter ce qu’il lit, entend, et voit, aurait son intérêt : le silence. 


                  • Le péripate Le péripate 5 février 2009 00:32

                     Mais, c’est assez surprenant de la part de gens qui trouvent normal d’être très régulièrement spolié de plus de la moitié de leur revenu, d’être si sourcilleux sur le "droit d’auteur". Vous êtes, finalement, des capitalistes dans le domaine intellectuel. Pourtant, la remarque a été faite depuis longtemps que lorsque une idée passe d’un humain à un autre, elle reste aussi chez l’initiateur, contrairement à un billet de banque, par exemple. Ce n’est donc pas un domaine économique dans le sens ou la "marchandise" ne s’échange pas, mais diffuse.
                    Je ne cite pas Pythagore a chaque fois que je vérifie un angle droit. Ni ne paye de taxes, merci.


                  • sapiens 5 février 2009 00:48

                    Peripate, le problème n’est pas ici de diffuser ou non l’information aurpès du plus grand nombre.

                    Pour reprendre une comparaison picturale, on trouve des copies bon marché de tableaux célèbres partout de nos jours - et j’allais dire, tant mieux - mais en général, la copie d’un tableau, elle, préserve la signature originale.



                  • sapiens 5 février 2009 01:00

                    Peripate, vous ne citez peut-être pas Pythagore en appliquant son théorème au triangle rectangle, mais si vous le démontrez sur Agoravox en le baptisant "théorème de Péripate", vous risquez de suciter quelques réactions...


                  • Le péripate Le péripate 5 février 2009 01:04

                     Un tableau est encore un objet, que l’on peut garder, ou céder. Mais une idée ? De la céder ne m’ôte rien, au contraire même, surtout dans l’ordre du savoir." L’intérêt général" n’est-il pas augmenté, amélioré, quand une idée est sélectionnée, choisie, et répandue ? D’autant plus qu’il y a plus de mauvaise idées que de bonnes, plus de façons d’être dans l’erreur que dans le vrai. Ainsi donc, si je croise une idée, et qu’elle me paraît bonne, parce que j’ai aussi en moi d’autres idées, que je les croisent, les fassent se multiplier, c’est bon.

                    Plagier est un crime sans victime. Et, encore une fois, c’est à l’auteur de décider les moyens de protéger son idée, s’il y tient. Ceci dit, remercier en citant, ça peut se faire. smiley


                  • Le péripate Le péripate 5 février 2009 01:08

                     Oui, vous avez raison. Mais nous n’en sommes pas à ce point là, ici. 


                  • sapiens 5 février 2009 02:05

                    Plagier un texte, c’est se l’accaparer, en niant de facto l’existence de son auteur (ce que résume très bien la formule "sa vie, son oeuvre" : autrement dit, si vous touchez à l’une, vous touchez à l’autre).

                    A plus grande échelle, ce phénomène d’accaparation (de plagiat) se double souvent de réécriture. On obtient alors ce qu’on appelle l’Histoire avec un H majuscule (écrite, cela va de soi, par les vainqueurs, avec les conséquences qu’on sait, ce qui est déjà une bonne raison de l’étudier).

                    Vous me direz que je compare un voleur d’oeuf avec un voleur de boeuf, mais vous connaissez le dicton...

                    Plagier un texte revient à réécrire l’histoire (avec un petit ou un grand h).

                    Or nous vivons dans une humanité de transmission. Je n’y peux rien, c’est ce qui fonde notre culture. Je peux me tromper, mais je pense que pour être intégrées, les idées ne peuvent pas être seulement transmises, elles doivent être articulées dans le temps à travers l’histoire de ceux et celles qui les ont formulées à l’origine. C’est pourquoi on étudie des écrivains en littérature, des penseurs en philosophie, des peintres en art (et non ceux qui les ont plagiés). Même si ces hommes et femmes sont le vecteur d’une époque, ils ne se réduisent pas à elle. Ils constituent des repères. Pour cette raison, je crois qu’il importe de rendre à César ce qui lui appartient (quand bien même il ne s’agirait là que de la paternité d’un petit article sur l’insolvabilité planétaire).

                    Peace !


                  • JL JL 5 février 2009 09:39

                    Péripate dit tout et son contraire : les mots ont le sens qu’il leur donne au moment où il les prononce. Le droit d’auteur, les brevets, tout ça lui passe au dessus de la tête, sauf quand il s’agit de protéger les intérêts des multinationales qui au nom de ces droits sont en passe de s’approprier tout ce qui vit et prospère sur la planète.

                    Quant à donner 50% de ses revenus à la collectivité, je lui citerai un principe fondamental dans la marine : "une main pour toi, une main pour le bateau". Cela veut dire : si tu te tiens des deux mains, tu ne fais rien, si tu travailles des deux mains tu tombes à l’eau. Une vie c’est la moitié entre l’enfance, les vacances, et la vieillesse. Par ailleurs, les services publics sont incontournables. Je trouve que 50% pour payer tout ça c’est encore trop peu.

                    Péripate dit n’importe quoi.


                  • geko 5 février 2009 11:19

                    Tout à fait d’accord avec votre développement sur le plagiat Sapiens !

                    Cependant pour le cas présent quel est l’intérêt pour Santi de plagier ?

                    Aux vues de sa situation et de son parcours, je ne pense pas qu’il vienne chercher ici une quelconque reconnaissance encore moins un quelconque intérêt financier ! En tout cas je ne perçois pas la manipulation !

                    Pour revenir au singe devant son clavier, les économistes ont une dialectique bien à eux (un peu trop formaté à mon goût) surtout dans des domaines techniques comme celui de la monnaie !

                    J’accorde le bénéfice du doute à Santi. A chacun sa conscience ! Nulle doute que le gendarme Léon éclairera notre lanterne d’ici peu smiley


                  • Mouche-zélée 4 février 2009 16:15

                    Soit je suis idiot, soit nos politiques sont plus décalés encore que n’importe quel toxicomane sous hallucinogénes :

                    1/ Il semblerai que l’artisanat soit la première entreprise de France .
                    L’artisanat ne délocalise pas .
                    N’aurait-il pas été judicieux d’aider les artisans à pourvoir embaucher au lieu d’aider des multinationales qui délocalisent à loisir ?
                    Combien ais-je entendu d’artisans dire  : "J’ai du travail à revendre mais je n’ai pas les moyens d’embaucher"

                    Je suis loin d’être un amoureux de la précarité et de l’intérim, à minima n’aurait-il pas été judicieux de développer des contrats d’intérim simplifiés pour les artisans et surtout pouvant se passer des sociétées d’intérim négrières et vampiriques ?

                    Sarkozy nous parle de pragmatisme
                    , le vrai pragmatisme est de court-circuiter toutes les boites d’intérim en créant des contrats intérimaires et un mode de payement simple, pouvant se passer de ces multinationale de la taxe sur le travail des autres, machines à masquer le chômage et fabriquer de la précarité .
                    (de l’audace, toujours de l’audace et sans pouvoir ête accusé de protectionnisme...)

                    2/ Si nous en croyons nos économistes, il semblerai que la sortie de crise sera annoncée par la révision au "juste prix" de l’immobilier, d’après les spécialistes .

                    Traduction : Lorsque des sociétés de gestion immobilière, des agences immobilières et des particuliers seront ruinés parce que leur bien aura été acheté plus cher que sa valeur réelle, là nous sortirons de la crise, les actifs toxiques seront sortis du marché ....

                    Je ne suis pas économiste mais on m’a toujours dit "quand le bâtiment va, tout va".
                    Donc, lorsque l’immobilier sera au "juste prix" nous pouvons prévoir la VÉRITABLE CRISE puisque nombre de personnes vendront à perte, d’autres auront des biens qui ne valent plus rien, le marché immobilier se crispera.
                    En clair le plus dur est à venir, nombre d’entreprises de construction risquent de fermer leurs portes .

                    Nous ne sommes pas sortis de l’auberge même si nous voulons rester positifs ....
                    Le juste prix ce n’est pas pour tout de suite .
                    Il ne faut pas rêver ...


                    3/ La crise qui entraine "l’épuration" des marchés
                    Il ne faut pas rêver non plus, il y a trop à perdre pour tout le monde, trop de scandales en perspective, trop de ruines potentielles.
                    Donc on colle une rustine sur la chambre à air en attendant la prochaine crevaison ....
                    On espère simplement que ce sont d’autres générations qui devront changer la roue ..

                    4/ Les spirales infernales Françaises :
                    Hier je voyais des retraités avec le minimum vieillesse 650€/mois .
                    Je trouve que ce n’est pas assez mais je ne puis m’empêcher de dire :
                    -" Des retraités ne devant plus se déplacer ni faire de démarches pour travailler ne s’en sortent pas avec 650€/mois.Comment voulez vous que les tributaires du RMI puissent s’en sortir tout en cherchant du travail avec 390€/mois ? ? ?"

                    Un RMI’ste n’est pas un fainéant,
                    c’est seulement une catégorie plus que fragilisée, ayant peur de revenir aux trois mois de délai de carence, de devoir se battre avec ses papiers, de devoir subir des erreurs administratives et des délais de payement, des lenteurs de réception de sa fiche de paye (intérim) .

                    Pour avoir testé le système, travailler en intérim vous offre des heures de déclarations à faire, des batailles pour avoir sa fiche de paye en temps et en heure, des déclarations prises en compte par la CAF au bout de trois mois seulement ...
                    L’allocation logement est ré-évalué avec du retard, donc trop perçu, donc ennuis pour une personne ayant prévenu dès son retour vers l’emploi précaire . (ce n’est pas punir l’honnêteté ça ?)

                    5/ Le jeunisme :
                    Le jeunisme est une imposture, être jeune est estimé par la fonction publique Française de l’ANPE à moins de 35 ans, après c’est trop tard !!!
                    Avec les études les jeunes sortent de la fac à 25 ans, donc ils n’ont que 10 ans d’attractivité ...
                    Nous devrions virer TOUS nos politiques plus âgés que 35 ans pour voir s’ils ne prendraient pas les mesures qui s’imposent ...

                    Le handicap n’en parlons pas, le jour ou l’association Cap Emploi servira a quelque chose l’état fera des économies .

                    6/ Pour le plan de relance je suis vert de rage, le porte parole de l’UMP, Dominique Paillé a dit : -"Aucune aide d’état aux entreprises ne doit être distribuée au détriment de l’emploi" ...
                    Je connais pas mal d’entreprises qui licencient malgré les aides, alors elles vont rembourser les aides ? Chiche !

                    7/ Quand est-ce que notre pays cessera de construire des spirales vicieuses de précarité ?
                    Un RMI ’ste se moque de pouvoir cumuler 3 mois de RMI + salaire au début d’un contrat, il préfèrerai ne pas devoir vivre 3 mois sans aucun revenu pour pouvoir prétendre au RMI !

                    -Pour avoir le RMI il faut 3 mois sans aucun revenu .

                    30 jours consécutifs de découvert et c’est l’incident bancaire .

                    Une échéance de crédit manquée et c’est aussi l’incident bancaire .

                    Incident bancaire = annulation de tous tes crédits (obligation de les rembourser immédiatement) + annulation des chéquiers et des cartes de crédit + frais de dossier exorbitants prélevés par la banque de France (+ cher que les montants du crime !!!).

                    Pour échapper aux huissiers qui vendent les biens à perte, pour ne pas être expulsé de mon logement, je n’ai pas eu d’autre choix que de me mettre en surendettement, c’est affolant pour 210€ + 3 mois de loyer (au final pour 1 000€), je suis bloqué pour 10 ans, avec 6000€ à rembourser ...

                    Le grand comique c’est que l’aide au logement fonctionne avec les revenus de l’année précédente, donc si tout allait bien financièrement en 2005 pas d’aide au logement en 2006. (encore un truc super bien foutu)


                    Des exemples comme ça j’en ai des centaines en stock, largement de quoi AGIR réellement de façon pragmatique ET logique .
                    Des économies pour l’état sont réalisables tout en étant extrêmement populaires, si vous êtes intéressé par ces idés merci de me le faire savoir .
                    Je me moque que ce soit un type de droite ou de gauche qui veuille arrêter la crétinisation de masse, pouvu que l’aliénation cesse enfin .

                    8/ Le bouclier fiscal est une machine à diviser les citoyens et exacerber la haine :
                    En effet, cette mesure fait porter la plus grosse charge de la solidarité nationale sur les salaires moyens .
                    Injustice totale, un couple où les deux travaillent et ont des enfants à charge paye proportionnellement plus qu’un patron de Renault (aidé par le plan de relance) qui gagne plus de 1 000 années de smic par an .
                    Comment voulez-vous que ces gens s’en sortent ?
                    Comment voulez vous qu’ils puissent ne pas détester les gens sur le bord de la route qui mettent en danger leur famille et les études de leurs enfants ? (par le biais de l’impôt et des taxes)

                    C’est ça la France qui se lève tôt et se couche tard, la France qui a peur de tout perdre, c’est à cette France que nous faisons porter la majeure partie de la solidarité nationale (proportionnellement à leurs revenus) .

                    9/ Obama veut limiter les revenus des grands patrons à 500 000$/an, je suis contre cette mesure.
                    Laissons les grands patrons Français gagner bien plus mais taxons les beaucoup plus !
                    Ce au nom de la solidarité nationale et des masses de précaires qu’ils exploitent sans aucun sentiment humain. (intérim, discrimination par l’âge, par le mode de transport, par le handicap etc...)
                    S’ils devaient se payer les ghettos ultra-sécurisés des riches états uniens ça leur coûterai bien plus cher !
                    Le "french way of life" ça se paye et leurs enfants bénéficieront du système social une fois émancipés, ce sera leur retour sur investissement .

                    10/ "En cas d’erreur adminsitrative la charge de l’erreur ne peut être assumés par l’administré, ni par l’agent administratif travaillant sous des prérogatives d’emprunt. Elle doit être assumée par la communauté"

                    Si vous vous rendez à n’importe quelle audience du TASS, vous réaliseriez que les Français payent les erreurs administratives, ce texte de droit public ne vaut rien .
                    (j’ai les notes internes du ministère de la santé sous la main, elles vont contre le droit public, donc sont incitation à l’illégalité administrative)

                    Ce n’est pas le seul donaine administratif dans ce cas, essayez donc de récupérer une somme indûment donnée aux impôts ... (impossible de la récupérer)
                    Après les politiques se demandent pourquoi les citoyens n’aiment plus autant leurs administrations ....

                    11/ En parlant d’intérim, savez vous que depuis 2005 (loi votée en 2004) les sociétés d’intérim ont le droit de licencier un accidenté du travail dans le cadre d’un contrat "de date à date" .
                    C’est la communauté qui paye les conséquences de l’accident, et l’intérimaire qui ne bénéficie pas d’ASSEDIC même s’il est hospitalisé une année entière .... (on écrit accidenté sur le CV pour cette période )
                    Aucun syndicat n’en a parlé de celle là, l’opposition non plus....
                    (fan de LCP je n’ai rien vu !)

                    Notez que l’intérim est un des secteurs du travail les plus accidentogénes, cela porte un nom :
                    Précariser le citoyen et vider les caisses publiques pour aider des intérêts multinationaux privés !

                    Le citoyen est il oisif ou est-ce le pays qui marche sur la tête par "incitation à la débauche" ?



                    • bubu 5 février 2009 11:34

                      Pas le temps de commenter, mais pratiquement 50% des solutions proposées sont aussi irréalistes qu’asociales à terme si on étudie l’impact réel de chacun de ces points.

                      Les idées simplistes ont rarement débouché sur de vraies solutions. Ou alors, il faut se limiter à de l’idéologie et des slogans pour stimuler la réaction. Mais la réalité implique un certain pragmatisme et surtout une analyse appronfondie des tenants et aboutissants.


                    • Graffias Graffias 4 février 2009 17:33

                      La crise économique mondiale n’est pas une fin c’est un moyen. Savez-vous que les crises financières sont destinées à déboucher tôt ou tard sur des guerres ? Ce qui nous concerne plus particulièrement nous Francais est cette information : C’est quasi officiel, la France signerait son retour dans l’OTAN. L’accord US d’attribuer deux commandements à des généraux français, préalable élyséen à la réintégration au sein de l’alliance, a été validé. Le « pot de bienvenue » est pour le 3 avril à Strasbourg lors du soixantième anniversaire de l’alliance.

                      je lance une idée à John Lloyd pour son prochain article : La France dans L’OTAN, pourquoi ? comment ? quels objectifs ? quelle stratégie ?


                      • John Lloyds John Lloyds 4 février 2009 18:15

                        Oui, je pense aussi que la WW3 - reset idéal de la dette - sera inévitable, d’ici 2 à 3 ans, et cela commencera, à mon avis, avec l’Iran, cet été ou début de l’automne. Merci pour ces infos sur l’Otan, c’est en effet un élément à prendre en compte.


                      • millesime 4 février 2009 21:19

                        Frank Biancheri Président de NEWROPEANS est aussi un des animateurs de LEAP/2020 et j’ai reproduit sur mon blog une partie de l’article en question...et je dirais moi aussi que vous l’avez plagié... !


                        • nortydal 4 février 2009 21:20

                          D’accord pour la solvabilité des etats... on commence a avoir des dépêches. Les couts du crédit pour ces Etats vont augmenter mécaniquement du jour au lendemain... donc dette plus importante...

                          Honnêtement il est difficile de faire une prévision sur ce qui va se passer, mais la guerre avec l’Iran, ça fait 3 ou 4 ans que j’entend parler de cette histoire... Si il y a une déflation trop importante au niveau mondiale, une attaque est possible... ça aurait l’intérêt de mettre le prix du baril à des niveau inconnu.

                          Pour l’instant les licenciements augmentent, la consommation baisse, les capacités de production se réajustent,et enfin on annonce tout doucement le BESOIN de concentration dans différents secteurs d’activités...

                          Les fausses annonces et rumeurs pour destabiliser des groupes sont courantes, ne vous y trompez pas on est au début d’une période de création.

                          Ce qui etait impossible avant la crise avec les lois anti trust devient possible pendant. Ne vous y trompez pas c’est une mutation et pas une destruction totale du systeme.

                          Ce qui est certain c’est que les droits sociaux, les libertés individuelles et les pouvoirs des Etats seront réduits.


                          • Claude Simon Tzecoatl 5 février 2009 01:17

                            Plagiat ou pas plagiat, je me rallie à l’avis de Gecko. D’ailleurs, Forest Ent il y a quelques mois dans des posts a déjà tenté de nous expliquer la différence entre cirse de liquidité et crise de solvabilité. Alors pourquoi pas un article à ce sujet ?

                            C’est comme en musique, avec 12 notes, à la longue, certains titres peuvent se ressembler.

                            Mais s’il peut sembler qu’il y a plagiat, ce n’est pas l’essentiel de la polémique.

                            Non, ce qui me turlupine, c’est la prise de conscience récente de l’auteur à ces histoires de dette, alors que moultes articles sur avox critiquent le système de monnaie d’endettement de puis des lustres. Oui, nous savons qu’en Europe, il y a un tiers de dettes de plus que de monnaie en circulation.

                            "Le monde entier se rend compte aujourd’hui qu’il est plus pauvre qu’il y a dix ans"
                            Non, ne disons pas de bêtise, le monde est plus riche en termes d’actifs physiques qu’il y a 10 ans. Cependant, l’endettement a considérablement augmenté, plus rapidement que la monnaie en circulation, et cela commence de par cette crise à détruire du capital physique (parc immobilier américain laissé à l’abandon par ex, dépression économique par ailleurs).
                            Oui, la monnaie d’endettement a commencé à détruire l’économie réelle, il va falloir en sortir pour que cela cesse. Mais le secteur bancaire est trop près de ses petits intérêts immédiats bien à lui, autant en reparler d’ici 10 ans.

                            "En fait, l’ensemble de la sphère financière internationale devient aujourd’hui comparable à un trou noir qui absorbe toute richesse sur son passage"
                            Imaginez les producteurs de pommes vendre leurs pommes à la condition que les clients leur rendent plus de pommes, tout en ayant interdiction d’en produire. C’est ce que font les banquiers avec la monnaie, Et c’’est un risque d’involvabilité systémique.

                            Mais la monnaie permanente n’est pas la panacée dans le cas américain, déficits commerciaux abyssaux oblige.


                            • kamaraimo 5 février 2009 04:55

                              Comment peut-on connaître notre insolvabilité vu ceci : http://www.leap2020.eu/24-Mars-2006-M3-n-est-plus-par-la-Reserve-federale-US_a141.html ?

                              et la situation ressemble-t-elle à 1929 (surproduction) où plutôt à 1873 (prémisse du plan Marshall) ?
                              http://www.ledevoir.com/2008/10/09/209839.html

                              cette crise aura eu au moins l’effet bénéfique de me re-intéresser à l’histoire....





                              • faxtronic faxtronic 5 février 2009 09:36

                                Revenons au sources. A la sortie du moyen age, le royaume de France etait crible de dette. A la fin du XV siecle, le roi de France a simplement au crediteurs du royaume d aller se faire foutre. Cela a donner la renaissance.

                                Si l insolvabilite est planetaire, pourquoi pas pas truc du genre :"aller vous faire foutre" planetaire comme au XV siecle. Que peuvent faire le prive contre l etat redevenu fort ? Rien !


                                • plancherDesVaches 5 février 2009 17:31

                                  Faxtronic, vous oubliez que les campagnes électorales sont largement "sponsorisées" par le pouvoir financier. Et qu’aussi, un état "fort" devrait ne plus céder aux sirènes de l’argent, mais :
                                  http://www.lesechos.fr/info/inter/afp_00115642.htm
                                  "qui visaient à inciter les Américains les plus fortunés à rester dans le pays et à y investir"
                                  L’on voit bien, maintenant, qu’investir peut être considéré comme pomper le maximum de richesse.

                                  C’est d’ailleurs en train de s’épaissir au niveau des US... :
                                  http://www.lesechos.fr/info/inter/300327585-l-economie-americaine-plus-malade-de-jour-en-jour-previent-obama.htm
                                  Le projet de création de monnaie spécifique des Pays du Golfe est un couperet de plus qui semble aussi peser...

                                  Et en parlant d’insolvabilité, nous sommes légèrement choqués, un groupe d’économistes dont je fais parti, que le Royaume-Uni est gardé sa note maximale alors que les agences de notation dégradaient celle de l’Espagne et de la Grèce, entre autres.
                                  Mais bon, entre libéraux, on se serrent les coudes, comme dit notre bon Fillon. (ils s’achètent entre eux, c’est une pratique que nous ne connaissons pas, mais qu’il vaut mieux éviter de toute façon)

                                  Alors, voilà. Le premier pays du G8 qui craque, comme l’Islande, a perdu...
                                  Ainsi, il ne faut pas croire qu’un pays, face au 600 trillions de dollars de dettes (les "actifs" smiley à éponger (au bas mot, car absolument pas vérifiable et augmentant chaque jour par des "découvertes") soit à l’abri d’un manque de confiance qui ferait que le taux de ses bons du trésor ne deviennent pas inacceptables.

                                  Et à moins d’un renversement de gouvernement dans le G20, entrainant une prise de parti des autres pour l’un ou l’autre des billigérants, tout cela se joue, actuellement, sur l’échiquier du purement financier.

                                  Hé hé... Mais tout cela fait apparaître où sont les vrais pouvoirs. Prennez des notes sur la situation actuelle, gardez-les pour vos enfants, qui, avec un peu de chance, ne referont pas les mêmes erreurs....Je croise bien fort les doigts. Car pour nous, c’est foutu.


                                  • kamaraimo 6 février 2009 04:01

                                    mais non ce n’est pas foutu : plein de sites fleurissent sur la notion de monnaie sociétale. Mais késséssé ?

                                    extrait de http://objectifs.societal.org/articles.php?lng=fr&pg=12 (bon je suis sceptique sur la faisabilité au niveau d’un Etat, trop grand, mais au niveau d’un région pourquoi pas ?) :

                                    "Ce ne sera ni par l’impôt, ni par l’emprunt, mais par utilisation d’une monnaie sociétale complémentaire à l’euro, émise par l’État à hauteur des besoins déterminés par les projets décidés ; Monnaie gratuite (elle ne peut produire d’intérêts) elle serait permanente (ce n’est pas une monnaie de crédit), électronique et nominative. Elle serait également non convertible en devises étrangères mais a cours forcé (toute personne, physique ou morale, sur le territoire national, devra accepter en paiement cette unité de compte sociétale dont la valeur faciale serait équivalente à l’euro).
                                    Précisons qu’au départ, la masse monétaire en monnaie sociétale à mettre en circulation sera déterminée par l’estimation des besoins que révèleront les enquêtes nationales,régionales et communales préalables, en tenant compte des effets produits sur le bien être des citoyens dans un cadre écologique et non des effets produits sur la simple « consommation ».
                                    Afin de garantir cette monnaie sociétale, l’État, par le biais du Trésor Public, émettra des bons du Trésor spéciaux en unités sociétales, sans intérêt ni échéance, qu’il cèdera à la Banque de France. Cette dernière ouvrira un compte en monnaie sociétale du même montant, à partir duquel les banques privées pourront s’approvisionner selon les besoins dont elles auront connaissance, grâce aux prévisions qui leur auront été données, tant en capital qu’en exploitation par les entreprises à finalités sociétales engagées dans la réalisation des différents projets sociétaux.
                                    Par la suite, c’est l’équilibre entre la masse monétaire et la valeur de la richesse réelle créée par l’activité sociétale qui déterminera s’il est nécessaire d’injecter plus de monnaie ou d’en retirer.
                                    Ainsi, cette monnaie permettra la réalisation de tout ce qui participe au bien être et au bonheur des individus mais qui ne peut ni être proposé par les entreprises commerciales faute de rentabilité, ni financé par l’État qui ne peut plus augmenter les prélèvements ni s’endetter plus lourdement."

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