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Accueil du site > Actualités > Economie > L’arnaque de la dette

L’arnaque de la dette

Toujours le même mensonge du remboursement de la dette. La dette d'un état c'est à la fois l'investissement utile aux citoyens mais aussi la création de la monnaie dont à besoin le Pays. Il suffit de lire le traité de Maastricht pour voir que c'est absolument normal. Avant 1973, il y avait aussi de l'investissement mais sans dette parce qu'on ne passait pas par les banques privées pour investir mais par la banque de France ! La loi de 1973 donne le contrôle de la monnaie aux banques et donc le pouvoir de décider à notre place du développement de notre pays. Les grandes banques utilisent ce pouvoir pour accaparer toute création de richesse. Elles détournent la richesse produite par l'économie réelle grâce à l'évasion fiscale avec la complicité des états. Les grandes banques sont responsables de la crise économique de 2008. Elles ont été sauvées par les états qui appliquent une politique d'austérité et bradent les biens publics pour combler le trou. Encore une fois, les États et l'Europe, dirigés par des financiers, sont complices. En contrepartie, les banques accordent des prêts aux états même lorsque la gestion publique est mauvaise et ne favorise que l'enrichissement des plus riches. Il est nécessaire de reprendre le contrôle de notre monnaie. C'est un bien public qui doit être géré par une institution publique, la BCE si l'Europe accepte de redevenir raisonnable ou la banque de France sinon.

 

Toujours le même mensonge du remboursement…

Ça y est la campagne présidentielle a commencé et il recommencent à nous prendre pour des jambons avec leur histoire de dette. Pas une intervention de Fillon ou de Macron sans qu’ils en parlent. Toujours le même discours culpabilisant : « on vit au-dessus de nos moyens » ou encore « il faut faire des économies pour rembourser la dette » ou pire « c’est l’avenir de nos enfants qu’on massacre ». Une bonne fois pour toutes : c’est complètent faux ! La dette existe mais elle est complètement normale et nécessaire !

 

La dette c’est l’investissement !

Dire que le budget d’un état doit être à l’équilibre c’est complètement faux, le déficit fait partie du fonctionnement d’un état. L’état doit assurer l’équilibre courant. C’est-à-dire que ses dépenses courantes : les prestations sociales, les retraites, la sécu, la paye des fonctionnaires et le reste, doivent être égales à ses recettes courantes : les taxes, les impôts… Mais l’investissement est en plus et on le compte dans les dépenses tous les ans et c’est ce qui fait le déficit naturel d’un état. Par exemple financer des autoroutes partout en France ça ne se fait pas en augmentant d’abord les impôts et après on construit. On construit d’abord, ça fait donc un déficit, la nouvelle infrastructure va générer plus d’activité dans le pays donc plus de recettes fiscales et on verra dans un second temps pendant leur utilisation ce qu’il faut faire avec équilibrer les fonctionnement.

 

C’est même écrit dans le traité de Maastricht…

Déjà première chose qui met la puce à l’oreille du fait que l’état doit avoir un déficit et que la dette ne doit pas être remboursée, c’est le traité de Maastricht. Il donne des plafonds de dette : 3 % de PIB de déficit annuel et 60 % de PIB de dette publique. Donc bizarrement, qu’un état ait une dette et soit en déficit ça à l’air tout à fait normal. On nous reproche par contre en France que le déficit est à 4 % du PIB et la dette totale à 100 % du PIB.

 

La dette c’est aussi la monnaie nécessaire aux habitants

La dette de la France ça n’est pas de l’argent qu’on a emprunté à M. Cetelem pour payer la sécu ou les allocations chômages ou les retraites ou les fonctionnaires comme on veut vous le faire croire. La dette c’est la seule manière pour l’état d’augmenter la masse de monnaie dont a besoin son pays pour fonctionner.

Il faut plus de monnaie quand il y a plus de monde

Entre 1950 et 2010, la France a gagné 25 millions de personnes. Autant de monnaie qu’il a fallu rajouter à l’économie pour leur permettre d’être payés et de faire leurs achats, de participer à l’économie en fait.

Il faut plus de monnaie quand le niveau de vie augmente

Entre 1950 et 2010 la vie a changé.Dans la société actuelle, les gens ont une voiture, des appareils électroménagers, des appareils électroniques bref la masse de monnaie que chacun utilise tous les jours a énormément augmenté.

 

Avant y avait pas de dettes parce qu’on créait nous même la monnaie !

On entend aussi des raisonnements complètement faux qui disent qu’on est en déficit depuis 1973, l’année de la première dette. C’est Faux. Avant 1973, l’état français faisait aussi des investissements et donc du déficit, mais comblait le déficit en rajoutant de la monnaie en provenance de la banque de France. La loi de 1973 a été mis en place par Giscard sur demande de Pompidou qui arrivait directement de chez Rothschid (ça vous rappelle rien dans les candidats actuels ?). Elle avait pour but de remplacer les accords de Bretton-Woods qui ont fini en 1971 et donnaient comme rôle au F.M.I. de contrôler la création de monnaie des états.

 

En 1973 les banques d’affaires sont devenues les gendarmes de l’état français

La loi de 1973 dit que l’état ne peut plus demander à la banque de France de créer de la monnaie, il ne peut faire que des emprunts à des banques privées pour faire ses investissements. On invente donc à ce moment le principe de dette de l’état. Le nouveau gendarme devient donc le marché des grandes banques privées, il décide de prêter que si le déficit lui semble légitime (qu’il va rapporter plus tard).

Vous remarquerez que si on fait un emprunt, y a des intérêts. Donc si on rembourse tout avec les intérêts, y a moins d’argent un circulation. Y a un trou, et ce trou comme on peut pas créer de la monnaie pour le combler, bah faut réemprunter, avec intérêt, ça refera un trou etc. Etc.

C’est comme ça que la dette augmente chaque année. Non pas parce que tous les ans le budget est déséquilibré mais parce qu’avec ce système d’intérêts on n’aurait pas assez de monnaie en circulation si on remboursait.

 

Sauf que le gendarme est complice

Les banques ont investi toutes les institutions

Le président de la commission européenne M. Juncker nous arrive directement du Luxembourg, il a été mis en cause dans l’affaire des LuxLeaks pour les petits arrangements de défiscalisation organisés dans son pays. Son prédecesseur M. Barroso a tellement bien géré la crise (du point de vue des banques) qu’il a obtenu un poste chez Goldman Sachs (les plus gros responsables de la crise) juste après son mandat. Le président de la banque centrale européenne M. Draghi nous arrive directement de chez Goldman Sachs. Pompidou venait de chez Rotshild, la plupart des élus sont conseillés par des types de la finance.

Les huiles de l’administration négocient leurs places dans les banques

De l’autre côté, en France une bonne partie des responsables des grandes banques françaises viennent de l’état, ils ont fait polytechnique, l’ENA, ont bossé aux impôts et dirigent nos banques.

 

Sauf que le gendarme triche

La fraude fiscale est organisée entre banques et état

La France paye des intérêts discutables aux banques, 40 milliards par an, juste pour faire le gardien des comptes publics. Mais en plus un rapport du sénat de 2012 nous dit qu’il y a au moins 30 milliards d’euros par an d’évasion fiscale. Un rapport du syndicat Solidaires finances publiques l’évalue à 80 milliards. Cet argent qui échappe aux impôts de façon frauduleuse est entreposé dans des banques complices de la situation. On en retrouve des bouts à chaque affaire style panama papers.

La dette au service des paradis fiscaux

Quand l’état emprunte aux banques, c’est en signant une obligation. En ce moment les obligations durent 7 ans, chaque année elles rapportent et son détenteur récupère toute la somme à la fin. Les banques vendent ces obligations à leurs clients pour gagner de l’argent tout de suite et pas attendre 7 ans. L’acheteur lui il n’est pas forcément français certains ont leur compte dans des paradis fiscaux, la dette aussi ça arrose les paradis fiscaux. 80 milliards c’est plus que le déficit annuel de la France, si le pays allait chercher cet argent il gagnerait de l’argent.

Comment peut-on penser que les grands pontes des impôts qui rêvent d’une place au sommet des grandes banques vont les menacer ?

 

Sauf que le gendarme est intouchable quand il vole

Après la crise de 1929, les banques ont été muselées, jusqu’en 1929…

La grosse crise de 1929 avait marqué les esprits et les états s’étaient mis d’accord pour empêcher les banquiers d’avoir trop de pouvoir. La loi la plus marquante c’est celle de séparation des banques de dépôt et des banques d’affaires en 1933 (banking act). Les banques de dépôt vous les connaissez, vous déposez de l’argent sur un compte en banque et la banque se sert de votre argent pour faire des prêts à d’autres personnes. Mais il y a un autre type de banque, la banque d’affaire. Pour jouer avec, il vous faut quelques millions d’euros de côté. Il y a peu de chance que ça soit votre cas. Dans ces banques d’affaires vous achetez de produits financiers qui sont des paris. Vous achetez et vous espérez qu’ils vous fassent gagner de l’argent. Pour vous attirer à jouer, les banquiers inventent en permanence des nouveaux produits, des paris de plus en plus pourris. En 1999 la loi de séparation des banques est abrogée.

Moins de 10 ans plus tard, la crise des subprimes

En 2008 c’est la crise des subprimes, tout les paris détenus par tous ceux qui ont joué, les riches, les fonds de pensions ne valent plus rien et ne rapporteront rien. Sauf que comme les banques de dépôt et les banques d’affaires sont fusionnées, quand les parieurs perdent, les économies de ceux qui n’ont pas joué sont perdues aussi. Les nôtres quoi. Donc elles ont dit aux états, pas le choix, vous devez nous sauver. La France a avancé 360 milliards pour les sauver. 360 milliards qu’il a fallu emprunter sur les marchés financiers et qui ont fait exploser la dette française à partir de 2008.

Le sauvetage des banques s’est fait sans aucune contrepartie ni régulation

Le plan de sauvetage c’était le moment de reprendre le contrôle de tout ça 360 milliards oui on vous sauve mais c’est fini les conneries maintenant c’est nous les boss ! Du coup on les a sauvé et en contrepartie, rien. Pas une loi, pas de séparation, pas de contrôle, rien.

 

Sauf que le gendarme ne fait même pas son boulot

La dette c’est l’investissement. Sauf que depuis 10 ans il n’y a plus d’investissement. Il faut bien emprunter pour payer les anciens intérêts puisqu’on ne peut pas créer de monnaie. Mais le gouvernement Hollande empruntait plus que ça. Le CICE par exemple n’est pas un investissement, il a pourtant été payé par emprunt. Les banques privées auraient dû refuser de prêter car ce déficit est illégitime. Elles ne le font pas car elles sont de mèche avec un état qui arrose les puissantes multinationales et les banques elles-mêmes. Ce système permet aux banques de déréguler les états à leur profit en plus de tout le reste. Ils servent à quoi les intérêts du coup ?

 

Il faut virer le ripoux

Il est grand temps de changer le système, le pays n’a pas besoin des banques privées pour fonctionner. Tant qu’elles auront ce pouvoir, elles décideront de notre avenir. La Banque Centrale Européenne doit devenir l’organisme de création de monnaie au service des états. Et non plus l’assurance de la domination des banques privées face aux états. Il faut donc en finir avec le loi de 1973 et ses dérivées européennes immédiatement. Le système fonctionnait sans cette loi, il refonctionnera si on l’enlève.

 

L'article en vidéo :

 


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130 réactions à cet article    


  • Leonard Leonard 6 avril 17:09

    Bonjour Mr Draghi,

    Vous avez été adoubé par Goldman Sachs.
    Néanmoins, il serait aimable de faire une politique sympa avec la BCE !

    Donc vous avez été créer par la système et il faut changer des lois monsieur parce qu’elles sont pas bien !

    Cordialement : des citoyens pas contents et en colère...

    Non mais allo... Le mec te dit, il faut, il faut... Mais il se passera rien bonhomme... réveille toi...

    Faut sortir de l’UE... on pourra recréer une monnaie et la battre nous même... Allo ?

    Allo ?


    • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 6 avril 17:10

      Les dettes d’états sont comme les cartes de crédit « revolving » : un moyen pour les financiers de s’enrichir sans qu’il y ait création de richesses mais seulement transferts de fonds du compte des plus pauvres à celui des plus riches en prélevant des intérêts tels que le débiteur qui s’enfonce ne parvient même plus à les rembourser, ce qui l’oblige à demander un autre emprunt ... qui lui est accordé même s’il est insolvable, car les banques se paieront en faisant saisir ses biens tout comme les financiers feront payer la Grèce insolvable en l’obligeant à vendre tout le patrimoine national à des privés et à dépouiller ses citoyens de leurs chemises.


      C’est simple, c’est efficace et vieux comme la monnaie. Philippe le Bel a éradiqué l’ordre des templiers, son principal créancier, parce qu’il n’arrivait plus à sortir son royaume de cette spirale infernale.

      • Xenozoid Xenozoid 6 avril 17:13

        @Jeussey de Sourcesûre


        çela me rapelle comment il domestique des éléphants sauvages en asie,au début la chaine,aprés la faim, le fil

      • BOBW BOBW 14 avril 21:31

        @Xenozoid : Et comme on dit : un éléphant ( même américain) ça« trump énormément » !


      • devphil devphil 6 avril 17:32

        Excellent article


        • Chris 6 avril 17:41

          Encore un qui confond la monnaie avec la richesse ...


          • Laulau Laulau 6 avril 18:05

            C’est excellent, bravo.
            Tout est juste, c’est pourquoi il faut que les insoumis soient au pouvoir pour demander à ce que la BCE rachète les dettes d’état et les gèle, car de toute façon ces dettes ne peuvent pas être remboursées. Elles ne sont qu’un prétexte pour détruire l’état providence et les acquis sociaux.
            Et si la BCE refuse, et bien adieu la BCE, et pour les dettes, vous vous les roulez en pointe et .....


            • Leonard Leonard 6 avril 18:27

              @Laulau

              T’es magique !

              Tu crois que Melenchon ca arriver à la BCE et dire : « on fait comme ça »

              Magique je te dis !

              Et bien sur on leur dit aller vous faire foutre avec vos dettes...

              Allez à la banque, prennez un crédit et aller dire à votre banquier qu’il se roule sa dette...
              Je vous souhaite bon courage...

              (Non mais par contre tu te rends compte que pour toi les mecs de l’UPR n’ont pas de cerveau ? Et que toi tu crois au petit Jesus soviétique ?)

            • Pierre Chaillot Pierre Chaillot 6 avril 19:47

              @Leonard
              Merci pour cette réaction constructive, pourriez-vous nous rappeler quel président français a essayé de changer les traités jusqu’ici ? Sarkozy, Hollande ?
              Vous avez le droit de ne pas croire que les autres états seront d’accord, c’est pourquoi il existe un plan B qui, s’il est mis en application reviendra à recréer une banque de France qui émettra la monnaie française. Je ne vois pas l’intérêt de ne pas essayer avant avec l’Europe.


            • BOBW BOBW 14 avril 21:36

              @Laulau : et Vive un service véritablement public :La Banque de FRANCE smiley


            • La Voix De Ton Maître La Voix De Ton Maître 6 avril 18:20

              La séparation des banques de dépôt et de la banque d’affaires c’est le premier maillon du système.

              C’est à cause de cette confusion que tout le monde est pris en otage. Les banques peuvent demander ce qu’elles veulent aux politiques, sous la menace de ruiner tous les titulaires de compte bancaire.

              C’est seulement après que l’on pourrait aborder une modification du financement public, sans chantage possible.

              Excellent article !


              • eric 6 avril 18:32

                Allez repasser le certif si il existe encore. Ou alors, comme il n’est pas sur que vous ayez le niveau, allez voir dans les pays voisins ce qui se passe.

                Aujourd’hui, si l’État dépense 57% du PIB par an, il n’investit guère car l’essentiel de ses dépenses sont des crédits votés, pour l’essentiel du fonctionnement.

                Depuis que les socialos se sont enkysté définitivement dans l’appareil d’état, à partir de 81, l’argent public sert essentiellement à payer des salaires charges et prébendes diverses de bureaucrates et à acheter des clientèles électorales plus qu’à investir. vous pouvez aller vérifier par vous même.

                Par ailleurs, vous pouvez aussi vérifier que les mécanismes européens sont les mêmes pour tous les pays européens, mais qu’à mécanisme donné, les différents état ont des nombres de bureaucrates, des aides sociales aux vrais plus pauvres des impôts et des taux de chômage très différents.

                j’en conclu que vous devez être genre un agrégé d’économie façon Nathalie Arthaud, c’est à de dire quelqu’un à qui on a donné une peau d’âne par ce qu’il anonait la vulgate des bureaucrates. Celle qui explique qu’il faut leur donner plus d’argent, sur la base de plus d’impôt et qu’ainsi et seulement ainsi, le reste de la population sera enfin heur-eux !

                Du côté de mon village, il y a un centre social pour SDF. Le directeur vient de s’acheter une Toyota électrique.

                Voila ou et l’argent de nos impôts


                • La Voix De Ton Maître La Voix De Ton Maître 6 avril 19:07

                  @eric

                  Du côté de mon village, il y a un centre social pour SDF. Le directeur vient de s’acheter une Toyota électrique.

                  Ha oui, voilà des paroles d’un véritable expert en économie. La dette est donc légitime pour vous ? Le droit à la France de battre monnaie, totalement superflu ?

                  Les salaires du public c’est aussi les profs, les flics, les médecins, les pompiers... en plus des postes qui servent à rien je vous l’accorde. Il représentent 22,7% de la budget de l’état et donc 13% du PIB annuel.
                  L’autre avantage c’est qu’ils consomment, comme vous l’avez si judicieusement remarqué.

                  Question à un grand économiste comme vous : combien d’emplois de fonctionnaires faudrait-t-il supprimer pour rembourser la dette en 10 ans ? N’oubliez pas de compter les indemnités chômage qui en découlent, les RSA et les SDF qui grattent à votre porte.


                • eric 6 avril 19:44

                  @La Voix De Ton Maître

                  J’arrête. 

                  Quand on en est à croire qu’en France, on peut l’on peut licencier des fonctionnaire avec des indemnités de licenciement, c’est qu’on vit dans un autre pays.

                  Quand on ignore que le coût salarial de la fonction public inclue les pensions retraites and co aussi. La part salaire totale dans les seules dépense du seul État est de l’ordre de 41%.

                  Même conseil qu’à l’autre, allez passer votre certif.option, je tape la part des coûts salariaux dans le budget de l’état sur google et on se reparlera après.


                • Pierre Chaillot Pierre Chaillot 6 avril 20:01

                  @eric
                  Ce qu’il y a de bien avec les gens qui maîtrisent leur sujet, c’est qu’il savent démonter une argumentation fausse sans violence ni dénigrement....
                  Le fonctionnement de l’état c’est de la redistribution de richesse interne. Vous ne trouverez pas d’économiste (je n’entend pas par ce terme les journalistes de comptoir de la télé) qui tienne le discours que vous essayez de faire passer. Le fonctionnement d’un état ne coûte rien. Il s’agit juste de faire réaliser des missions utiles à tous (enseigner, soigner...) par des personnes qui ne doivent pas avoir pour objectif de gagner de l’argent mais de réaliser leur mission. On prélève donc des impôts pour financer ce qui est utile à tous. Cet argent circule et n’est pas perdu, donc ça coûte à chacun mais ça ne coûte rien au pays bien au contraire.
                  S’il y a une personne qui essaye de faire passer une idéologie pour une évidence économique c’est donc vous. On peut choisir de supprimer les impôts, la fonction publique, l’état, c’est un choix politique, absolument pas un besoin économique.
                  Revoyez un peu votre littérature, il est même montré que la France fait partie des pays qui ont le mieux résisté à la crise grâce à son niveau élevé de redistribution (un mécanisme qu’une crise ne détruit pas).
                  Qu’entendez-vous par mécanisme ? Si c’est la création monétaire, c’est évident c’est dans le traité de Lisbonne... Le reste, si vous êtes fan de la situation roumaine, n’hésitez-pas à aller faire votre vie là-bas.
                  Merci pour votre conclusion, elle est à la hauteur du reste de la démonstration.


                • La Voix De Ton Maître La Voix De Ton Maître 6 avril 20:29

                  @eric

                  En Grèce c’était tout aussi inimaginable, le licenciement de fonctionnaires. Un petit défaut de paiement et on y est !

                  Le salaire c’est pas la retraite. Faut enlever le mot salarial, ou éviter d’ajouter des éléments nouveaux à chaque commentaire. J’ai tapé dans google et j’ai pas trouvé.

                  Je suis donc allé chercher le rapport parlementaire de 2017 et j’y trouve 74 milliards de retraites du public sur 305 milliards de retraite totale. 41% sorti du chapeau.

                  Effectivement il vaut mieux s’arrêter là.


                • eric 6 avril 22:09

                  @Pierre Chaillot

                  A ce point, c’est vraiment du prodige. Des Hollanddens comme vous, je n’en connaît pas beaucoup. « Ça coûte rien, c’est l’état qui paye ». La redistribution en France d’après l’OCDE, citée par Todd, c’est un euro de coût de redistribution pour un euro redistribué, Plus mauvais ratio des pays développé.

                  Des agents publics plus nombreux que partout ailleurs, distribuent moins, de plus d’argent, en gardant plus pour eux même. Mais pour vous, c’est « gratuit » et c’est bien puisque ces gens consomment...

                  Vous n’allez pas me croire, mais si cet argent qui était destiné aux plus pauvres leur était donné, ben vous savez, ils le consommeraient aussi....

                  J’ai pas regardé votre profil, vous aussi vous vivez de ce racket sur les pauvres ?


                • eric 6 avril 22:12

                  @La Voix De Ton Maître
                  Bon ,j’ai été trop vite allez sur Google voir la différence entre un coût et un prix, puis la définition d’un coût complet.
                  Mais en fait, je dis, cela, je ne dis rien, Tous les branquignols de gauche vous expliqueront aussi bien que moi que les charges sociales, comme les cotisations variées sont un élément du salaire. C’est même pour cela, entre autre, que les gauche de gauche sont hostile aux baisses de charge


                • eric 6 avril 22:44

                  @La Voix De Ton Maître

                  On va commencer par du plus simple : en fait, vous avez les chiffres sous les yeux, mais ne les comprenez pas. 74 milliards de retraites publiques, les pensionnés sont 15% mais ils reçoivent 25 % du total. !!!!

                  Pour mémoire et pour se faire une idée, ce chiffre, c’est en gros le déficit du budget...

                  Cela étant vous avez quelques excuses, pour cacher toutes ces injustices, la pratique est de présenter le budget par des titres qui rendent très difficile la lecture du coût de la fonction publique. Par exemple, on vous parlera de l’éducation nationale, mais sans nécessairement isoler les salaires, les charges, (donc les retraites, ) les coûts de fonctionnements liés à ce personnel pléthorique.

                  Bon, je fais l’hypothèse osée à ce stade que vous savez lire ;
                   :
                  http://www.lefigaro.fr/vox/economie/2014/11/03/31007-20141103ARTFIG00145-budget-2015-le-cout-exorbitant-de-la-retraite-des-fonctionnaires.php

                  Vous me direz que c’est le Figaro, je vous répondrai que c’est les jaunes budgétaires.

                  C’est pourtant facile à vérifier, nous avons plus de fonctionnaires que les pays comparables pour un coût complet très élevés et des résultats que tous le syndicats s’accordent à décrire comme très dégradés.

                  Défendent ce système ceux qui en profite. C’est assez honteux dans un pays ou il y a 11 millions de pauvres.

                  Payés en tendance 13% de plus à travaille " égal, soit disant, que dans le privé, sans chômage, sans réelle cotisation, privilégiés pour leurs retraites, travaillant en fait moins d’heure, si tous ces gens étaient payés comme tous le monde dans u souci d’égalité sociale, on pourrait sortir avec cet argent tous les pauvres de la pauvreté.

                  Mais rien du tout ! Ils vous montre les 40 salaires des 4à patrons du CAC 40, en vous expliquant qu’ils ne sauraient en rien être solidaire des pauvres tant qu’un seul type gagnera plus qu’eux... !

                  Au passage, bien sur, ils ne participent pas à la solidarité contre le chômage, parce que voyez vous ma bonne dame, pourquoi on payerait pour les autres alors que nous, on est pas à risque ?!

                  Et pour couronner le tout, on nous donne bien sur des pourcentages de chômage sur le total actif, alors que si on rapporte à la population à risque et si on regarde ce qui se passe dans d’autre pays, on voit que le coût de la fonction publique pléthorique est une des cause de notre chômage supérieur à celui d’autres pays riches.

                  Et les même de dire que si on diminue le nombre d’agents on va faire augmenter le chômage....

                  A ce stade, le problème, c’est que la charte d’Agoravox, interdit les termes qui qualifieraient réellement les défenseurs de ce système d’exploitation.


                • Pierre Chaillot Pierre Chaillot 6 avril 23:41

                  @eric
                  Une attaque ad hominem quelle grande classe. Enfin c’est du détail par rapport au reste.
                   La France est dans la moyenne de l’Europe pour le nombre de fonctionnaires par habitant contrairement à ce que vous dites.
                  Il n’y a aucun rapport entre payer les fonctionnaires et laisser les pauvres crever de misère. Au contraire ce sont souvent eux qui utilisent le service public.
                  Supprimer des emplois de la fonction publique ça n’améliore pas le partage de richesse. C’est quand même enfantin. Continuons votre raisonnement, faire payer moins d’impôts à ceux qui peuvent en payer çà diminuerai pauvreté ?
                  À aucun moment dans aucun raisonnement je ne parle de privilégier la redistribution vers certaines catégories de personnes. Donner de quoi vivre dignement à tout le monde en France (logement, eau, nourriture, éducation, santé) on peut tout à fait le faire à condition de sortir de votre logique. Vous ne pensez pas qu’il serait plus efficace pour la société d’augmenter le nombre de personnels des hôpitaux ? D’augmenter les places en crèche ? Les pistes sont nombreuses... C’est un choix de société que nous ne prenons pas et pas une impossibilité économique.


                • La Voix De Ton Maître La Voix De Ton Maître 6 avril 23:51

                  @eric

                  Bon, je fais l’hypothèse osée à ce stade que vous savez lire

                  Le graphique dans l’article du figaro est tiré du rapport parlementaire que vous ai lié. Page 6... les chiffes aussi

                  Donc votre explication si j’ai bien compris : la dette est plus causée par la différence de rémunération des salariés du public et salariés du privé plutôt qu’à cause de l’obligation d’emprunter sur les marchés financiers.

                  Il y a des problèmes avec le fonctionnariat je l’ai dit. mais comparons l’ordre de comparaison :
                  - 2000 milliards de dette publique déjà existante (sachant qu’on a déjà payé 1300 milliards d’intérêts)
                  - 265 milliards de remboursement annuel + 40 milliards d’intérets
                  - 270 milliards (salaires du public) + 74 milliards (retraites du privé) = 344 Milliards

                  Imaginons le cas Grec en France : On supprime 25% des fonctionnaires, on économise 86 milliards d’un coup. Imaginons aussi que cette économie soit uniquement utilisée pour rembourser la dette et que le budget soit à l’équilibre. Il faudra 23 ans et 3 mois pour la rembourser (et y ajouter de 5 à 23 ans de plus pour rembourser les intérêts selon les taux)

                  Dans le cas de l’auteur et dans le mien : on redevient maîtres de notre monnaie, on arrête avec les intérêts et l’emprunt de fonds publics sur le marché financier (et on rembourse ce que l’on doit)

                  Vous choisissez quelle option ?

                  N’oubliez pas non plus qu’un fonctionnaire, cela consomme, cela fait tourner la machine économique, cela achète des voitures, électriques ou pas.


                • Armelle Armelle 7 avril 11:00

                  @eric bonjour,
                  Vous vous fatiguez pour rien mon bon Monsieur, rien de plus évident que ce que vous prétendez mais la pathologie concernant ces gens est plus philosophique finalement, il faut la chercher dans leur positionnement dans la société !!! On rate sa vie, on est incapable de s’en sortir sans l’état providence, alors on n’aspire qu’au partage avec ceux qui ont plus, on est jaloux des gens qui eux se défoncent pour vivre mieux !!!
                  Effectivement leurs références sont débiles, stigmatiser les patrons du cac avec leur gros salaire est une farce, car déjà ces imbéciles en font systématiquement l’amalgame avec les 1,2 millions d’entreprises en France (tous les patrons dans le même sac) et à cela nous pourrions leur faire la même réponse en ceci que ces riches patrons « consomment » leur revenu, celui-ci retournant dans le circuit à travers leur consommation...
                  Les bolcheviks sont de retour...La légitimation de la médiocrité...
                  Les cinq années passées auront bien imagé ce propos ;
                  « Les politiques de gauche se terminent là où prend fin l’argent des autres »,

                  Maintenant en ce qui concerne la dette, on peut effectivement discuter sur la légitimité de l’article scélérat du traité de Lisbonne, en revanche le remboursement de cette dette reste lui aussi plus que légitime. En effet ces « cadors » de l’économie iront expliquer aux citoyens que leur pognon en banque placé dans les obligations d’état ne leur sera pas restitué !

                  Quant au sujet du chômage pour les fonctionnaires, vous vous trompez Eric, c’est pire que ce que vous pensez !!! ;
                  https://assurance-chomage.ooreka.fr/astuce/voir/276561/chomage-fonction-publique-quels-sont-vos-droits


                • Yaurrick Yaurrick 7 avril 14:10

                  @Pierre Chaillot
                  Sauf que vous oubliez un point crucial, c’est qu’outre le cout de la redistribution (ce qu’on voit), il y a surtout de grosses désincitations à créer de la richesse voire même de la destruction pure et simple.


                • GASTON7864 8 avril 19:52

                  @Pierre Chaillot

                  J’essaye de suivre, mais pouvez vous m’expliquer des taux d’emprunt « négatifs » à quoi servent ils dans l’objectif de création de monnaie ?

                  Je raisonne à mon niveau, et je ne vois pas pourquoi on ne peut pas gérer un état en bon père de famille ?

                  Chaque profession utilise des méthodes et des mots spécifiques pour qu’on ne puisse pas comprendre.

                  La création de la monnaie fiduciaire a déjà été créée pour arnaquer les citoyens,

                  C’est vrai que la loi de 1973 (provoquée par la fin de la convertibilité du dollar américain) a remis en cause bien des principes monétaires,

                  Si c’est la banque de France qui gère il y aura certainement les mêmes dérives.

                  Une dette égale au PIB ! J’ai peur !

                  Pouvez vous éclairer ma lanterne

                  D’avance merci


                • Pierre Chaillot Pierre Chaillot 8 avril 20:28

                  @eric
                  Par cet article, vous défendez une idéologie et ne prouvez rien du tout. Vous voulez la fin des impôts et de la fonction publique, soit. C’est votre choix de société mais rien dans vos propos ne prouve qu’il est meilleur qu’un autre. Peu importe les opinions de chacun, comparer des choux et des carottes pour ensuite en déduire quelque chose est un acte militant et pas une démonstration.
                  Pourquoi comparer-vous les 75 milliards d’euros de la retraite au déficit ? Parce que les sommes se ressemblent ? Faites vous l’exercice avec tous les financements ?

                  Il est d’ailleurs intéressant de voir que vous citez un article qui utilise les mêmes abus d’argumentation et le même dénigrement que vous.
                  D’ailleurs pour votre information, une des sources principale pour la rédaction mon article est le figaro.

                  Concernant la retraite des fonctionnaires, vous remarquerez que ces derniers sont payés par l’état. Donc c’est l’état qui assure le salaire et la retraite. C’est donc à l’état de trouver les financements courants dans son budget pour financer les deux. Dire que l’état pique dans l’argent de l’état pour financer les salaires des fonctionnaires ou leur retraite c’est une aberration.
                  Si vous voulez que les salaires des fonctionnaires financent exactement les retraites, il suffit de mettre une somme fictive sur la paye de chaque fonctionnaire et de la prélever pour payer les retraités.

                  Encore une fois votre laïus sur le nombre de fonctionnaire est faux. C’est un raisonnement inacceptable que de comparer la France à un pays qui n’a pas d’éducation nationale par exemple. Si vous voulez comparer faites-le avec honnêteté, vous verrez que la France n’a pas plus de fonctionnaires par habitants que le autres pays européens.

                  Votre argument sur le chômage montre une fois de plus que vous ne maîtrisez pas votre sujet. Le chômage est une assurance. Donc chacun cotise pour lui même. Quel est le risque pour un fonctionnaire d’être au chômage ? environ 0, exactement ce qu’il paye.
                  Si vous voulez une solidarité nationale plus grande et changer le chômage en une allocation publique qui serait à chacun de droit, alors oui, tout le monde cotiserai. Cela serait un peu en contradiction avec le fait de diminuer l’impôt... Est-ce la preuve d’une certaine mauvaise foi ou d’une schizophrénie économique ?

                  Il paraît en effet mécanique que d’embaucher massivement des agents pour les hôpitaux ou la sécurité intérieur diminuerai le nombre de chômeurs. Dans l’autre sens, vous remarquerez que le hasard fait que le non remplacement des fonctionnaires se fait en même temps que l’augmentation du chômage... Mais c’est sûrement moi qui compare mal les choses...


                • BOBW BOBW 14 avril 21:43

                  @eric : Et où Passe l’argent de la plupart des travailleurs ? : dans les Paradis fiscaux : smiley !


                • Pierre Chaillot Pierre Chaillot 15 avril 09:55

                  @GASTON7864
                  Bonjour,
                  vos questions sont très pertinentes, j’ai commencé à écrire une réponse, mais elle commence à être aussi longue que l’article initial. Si vous le permettez, je vais proposer un nouvel article en partant de ces questions. Je pense que ça sera profitable à tous d’avoir une nouvelle base de discussion.



                • Daniel Roux Daniel Roux 6 avril 18:56

                  Cet article est un poisson d’avril.

                  La dette, c’est ce qu’on doit, que ce soit un individu ou un état.

                  Les investissements, par définition, rapporte de quoi rembourser l’emprunt mais aussi les intérêts. Un investissement n’est admissible que s’il permet un retour sur investissement.

                  Si les ministres des finances étaient sérieux, ils établiraient un compte particulier pour chaque « investissement ». Ce n’est pas le cas. Tous ce qui est versé à l’état, emprunts compris, tombe dans une grosse caisse, toutes les dépenses sont prises dans cette grosse caisse. L’état ne peut tout simplement pas orienter une recette spécifique sur une dépense spécifique.

                  Emprunter pour financer la force de dissuasion n’aurait aucun sens. Elle ne rapporte rien.

                  Le Traité de Maestricht n’oblige aucun état à s’endetter. Dans le cadre de la monnaie unique, il fixe des limites au déficit budgétaire annuel et à l’endettement total par rapport au PIB mais aussi des limites à l’excédent. Nous savons que ces limites ont été faites au doigt mouillé, sans étude d’impact, mais cela ne change rien, ce sont des limites que nous avons largement dépassée.

                  Un état n’a le choix qu’entre rembourser sa dette ou faire défaut. L’exemple de l’Argentine devrait servir de leçon. C’est étrange à quel point les erreurs des uns ne profitent pas aux autres.

                  Enfin, pas si étrange que cela. Les politiques savent tout cela mais ne pensent qu’à leur ré élection et à leur carrière. « Après moi, le déluge. »

                  Ils se fichent totalement que l’on dépense 40 milliards chaque année, rien qu’en intérêts. C’est le 2ème poste budgétaire, après l’éducation nationale et avant la Défense.

                  Et il manque encore 50 autres milliards, juste pour équilibrer le budget primaire, sans même commencer à rembourser.

                  C’est pour cette raison que la BCE et les gouvernements veulent de l’inflation à tout prix. Pour augmenter artificiellement les recettes, tout en réduisant la valeur de la dette, mais aussi les économies des Français et leur pouvoir d’achat.

                  L’inflation, c’est du vol pur et simple, de l’argent des citoyens les moins riches.

                  L’argent que l’état gagne ainsi, il le prend dans la poche de ses citoyens prisonniers, ceux qui ont profité le moins des baisses d’impôt, des subventions, par dizaines de milliards. Ceux qui en ont profité, les riches actionnaires des grosses entreprises, ont tous des comptes secrets dans les paradis fiscaux et les trusts anglo-saxons, hors d’atteinte du fisc.


                  • La Voix De Ton Maître La Voix De Ton Maître 6 avril 19:25

                    @Daniel Roux

                    La différence entre la dette publique et la dette privée ne trouve que son sens si l’état contrôle la création de la monnaie.

                    Il est évident qu’aujourd’hui l’état est forcé de rembourser comme tout citoyen, et c’est justement là le problème. Il n’y aura jamais de souveraineté sans souveraineté économique, c’est aussi simple que cela. Pire à l’heure actuelle, les états n’arriveront jamais a rembourser la dette contractée sur le marché privé... La France ? jamais. Les USA ? jamais.


                  • Daniel Roux Daniel Roux 6 avril 19:33

                    @La Voix De Ton Maître

                    Un état qui fait imprimer de la monnaie sans contrepartie, c’est à dire au-delà de la progression du PIB, crée de l’inflation et abaisse la confiance dans la monnaie.

                    Il n’y a pas d’issue dans la facilité.


                  • La Voix De Ton Maître La Voix De Ton Maître 6 avril 19:43

                    @Daniel Roux

                    La contrepartie serait faite sur le marché du change.

                    Vous pouvez aussi essayer d’inverser le raisonnement pour voir si cela se tient.

                    C’est ce qu’on fait déjà en Europe, la constitution l’oblige et... ca ne marche pas très bien, pensez au prix que la Grèce a payé pour avoir le droit de ne pas maîtriser sa monnaie et donc laisser filer l’inflation, demandez à ces petites gens si ils ont été contents d’être protégés de l’inflation


                  • Daniel Roux Daniel Roux 6 avril 20:11

                    @La Voix De Ton Maître

                    Il n’y a que ceux qui emprunte à taux fixe bas qui bénéficie de l’inflation, tous les autres en subissent les conséquences néfastes.

                    Les salaires progressent toujours moins vite que les prix des loyers et du reste.
                    L’argent, mis de côté, perd du pouvoir d’achat.
                    Les taux d’emprunt montent en flèche.

                    Demander aux Allemands ce qu’ils pensent de l’inflation.

                    Quant aux Grecs, leurs hommes politique étaient corrompus jusqu’à la moelle, les riches ont expédié des milliards d’euros en Allemagne, pas grand monde ne payait réellement ses impôts, les armateurs et les religieux n’étaient même pas taxés, les dépenses militaires étaient hors de toute mesure.. etc..

                    Le prochain pays sur la liste des pays ruinés est l’Italie. Les dégâts attendus sont considérables. Soit l’Italie sortira de l’euro, soit l’Allemagne et ses alliés du nord en sortiront.

                    L’argent des Français sera alors dévalué de près de 30% par rapport à l’Allemagne qui ré évaluera.

                    Le taux d’emprunt sur les marchés montera en flèche..etc...

                    Nos politiques deviendront-ils miraculeusement honnêtes et respectueux de l’argent public ? J’en doute.


                  • Pierre Chaillot Pierre Chaillot 6 avril 20:34

                    @Daniel Roux
                    Vous confondez complètement les fonctionnements économiques d’un état et d’un individu. Ce qu’il y a de bien c’est que vous annoncez la couleur dès la première ligne. Vous faites de l’économie de comptoir.
                    Non la création monétaire n’a pas à être remboursée. L’état, contrairement a un individu n’a jamais fini d’investir, il est perpétuellement endetté et de plus en plus car ses moyens sont de plus en plus gros vu qu’il se développe (plus vous êtes riches, plus vous empruntez, les milliardaires et les entreprises l’ont très bien compris).

                    C’est aussi complètement faux qu’il doit y avoir un retour comptable sur investissement. Financer la recherche médicale, l’éducation, l’énergie propre, on s’en cogne que ça soit « cher », du moment qu’il y a des externalités positives (meilleure santé...)

                    Quand vous dites que les expériences des uns devraient servir celles des autres, appliquez-les à vos propres raisonnements, regardez le résultat d’une politique de remboursement de la dette, les états-unis ont déjà essayé et ont payé humainement très cher cette absurdité.

                    J’ai vu que quelqu’un m’accuse de confondre monnaie et richesse, j’aimerai qu’il détaille pour moi, car c’est exactement ce que vous faites quand vous dites que l’inflation c’est du vol. L’inflation ne pénalise que les créanciers et les détenteurs de capitaux. Elle favorise par contre tous les autres, l’investissement et le développement.

                    Vous avez le droit de défendre une idéologie mais arrêtez de faire comme si c’était une vérité économique.


                  • Daniel Roux Daniel Roux 6 avril 20:54

                    @Pierre Chaillot

                    Je suis certain que les Argentins, les Grecs, les Zimbabwés, les Allemands même, seront intéressés par vos analyses et conclusions.

                    Rien de tel que l’expérience, non ?

                     


                  • Pierre Chaillot Pierre Chaillot 6 avril 21:18

                    @Daniel Roux
                    Tout-à-fait. Déjà, les allemands ont une dette masquée puisque l’état emprunte à ses propres citoyens (le principe qu’on a sur le livret A pour les HLM en généralisé). De plus, le nombre de pauvres en Allemagne est encore moins glorieux que le notre. Qu’ils aient une politique libérale avec un enrichissement d’une classe sociale privilégiée au détriment des autres, ce qui leur permet d’éviter un investissement par endettement les regarde. ça n’est pas le modèle de société français (liberté égalité fraternité vous vous rappelez ?).
                    Les Grecs (au sens de citoyens grecs) sont une preuve supplémentaire de ce que j’avance. Leur dette était complètement illégitime, ils ont truqués les comptes de la nation avec la participation de Goldman Sachs, pour faire des emprunts dont l’argent était balancé sur des comptes de politiques dans des paradis fiscaux. Une preuve de plus que les banques ne régulent rien bien au contraire. L’Europe exige de brader les biens publics et de ne plus payer les citoyens pour combler le trou créer par les anciens maîtres (sans aller chercher le fric planqué par ces derniers). On voit le résultat aujourd’hui de thèse du remboursement telles que la votre : des gamins crèvent de faim, des vieux se suicident, les filles se prostituent à 2€ la passe. Félicitations.
                    L’Argentine qu’en tirez-vous comme conclusion mis-à-part que le système de dette est faisandé, puisque c’est l’état américain qui en tant que complice de ses propres banques met pression sur l’argentine pour la piller de ses dollars ?
                    Parlons des Etats-Unis au passage, voyez-vous une dette plus colossale et plus absurde que celle de ce pays ? Pourtant personne ne les oblige à l’austérité bizarre ;.. (mis à part les néolibéraux internes qui se servent de cette excuse pour appliquer leur idéologie mais on y revient toujours).
                    Le Zimbabwé, je ne connais pas suffisamment pour commenter mais si c’est à la hauteur de vos autres exemples, je ne m’inquiète pas trop...


                  • La Voix De Ton Maître La Voix De Ton Maître 6 avril 23:02

                    @Daniel Roux

                    Je suis certain que les Argentins, les Grecs, les Zimbabwés, les Allemands même, seront intéressés par vos analyses et conclusions.

                    - Le cas Argentin est différent, avec en cause principale une monnaie adossée au USD
                    - Je vous ai déjà contredit avec le cas Grec (victime de la chasse à l’inflation inscrite dans la constitution et de l’Euro)
                    - Le cas Zimbabwéen est différent aussi (à cause du FMI, de la confiscation des terres et des sanctions économiques qui en découlaient)

                    (FMI dans les trois cas vous noterez)

                    - Le cas allemande est différent aussi (liée au remboursement des dommages de guerre)

                    Vous confondez inflation et hyperinflation. Dans aucun des cas il ne s’agit d’une accélération linéaire de l’inflation mais bien de facteurs et décisions catastrophiques.


                  • Armelle Armelle 7 avril 11:12

                    @Pierre Chaillot

                    Vous avez raté qqes épisodes semble t-il, il y a belle lurette que le livret A n’est plus à destination du financement de la construction HLM !!!
                    Si vous faites de l’économie partant de postulats totalement faux, la crédibilité de votre papier devient bien faible !!!
                    ...on entend souvent ce genre de propos dans les bars, le long des comptoirs qui soutiennent les pochtrons !!!
                    C’est du grand n’importe quoi


                  • Yaurrick Yaurrick 7 avril 14:16

                    @Pierre Chaillot
                    Sauf que là , la dette sert à combler des budgets en déficit, parce que l’état est une gabegie sans nom.
                    En outre, l’inflation contrairement à ce que vous pensez, pénalise surtout les derniers lors de la circulation monétaire, c’est à dire les salariés, et in fine, cela pénalise tout le monde.


                  • Pierre Chaillot Pierre Chaillot 7 avril 15:09

                    @Armelle
                    Bonjour, vous avez raison soyons précis à l’aide de wikipédia :

                    Prêts au logement social

                    Le livret A permet principalement de financer le logement social : la Caisse des dépôts prête aux organismes sociaux de l’habitat (OPAC, offices publics de l’habitat (OPH), entreprises sociales de l’habitat (ESH ex-SA HLM)…) des fonds indexés sur livret A, à des taux privilégiés. À titre d’exemple, le taux du prêt locatif à usage social (PLUS) est au 1er août 2009 égal à 1,85 %, soit livret A + 0,6 %25. Fin 2007, les fonds d’épargne (hors refinancement) prêtaient 88 Md€ (fonds livret A, mais également LDD, LEP…, utilisés dans le financement de :

                     Projets d’équipement : 3 Md€
                     Programmes de logement : 84 Md€, dont :
                     Très sociaux : 4 Md€
                     Locatifs : 47 Md€
                     amélioration de l’habitat : 5 Md€
                     locatifs intermédiaires : 6 Md€
                     projets urbains : 2 Md€
                     renouvellement urbain : 4 Md€
                     Projets divers : 1 Md€

                    Placements financiers

                    La ressource livret A coûte à la Caisse des dépôts en moyenne le taux du livret A + 1,12 %19, soit en août 2008 le taux de 5,12 % (4 % + 1,12 %). Les taux des prêts étant inférieurs au coût de la ressource, il en résulte un déséquilibre bilanciel qui ne permet pas aux fonds d’épargne de prêter l’ensemble de la ressource livret A : un certain montant doit être judicieusement investi sur les marchés financiers pour dégager une rentabilité supérieure, tout en assurant un risque maîtrisé.
                    Qualité des créances détenues par la Direction des fonds d’épargne de la Caisse des dépôts.

                    Fin 2007, le portefeuille de 114 Md€ se décomposait ainsi :

                     Actions : 11 Md€
                     Obligations : 67 Md€, dont :
                     inflation (OATi) : 20 Md€
                     fixe > 5 ans : 8 Md€
                     taux fixe de 2 à 5 ans : 10 Md€
                     taux fixes de 6 mois à 2 ans : 29 Md€
                     Court terme et assimilé (Euribor 3 mois par exemple) : 36 Md€

                    Donc le livret sert bien au logement et Sakozy et Fillon (qui visiblement ont une compréhension vraiment particulière de l’investissement) ont rajouté une composante de spéculation sur les marchés financiers pour faire de la « rentabilité ».
                    Bref il me semble que je n’était pas complètement dans l’erreur....

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