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Accueil du site > Actualités > Economie > L’euro est une bombe à retardement

L’euro est une bombe à retardement

Les questions européennes sont au cœur de cette campagne électorale, et il apparaît de plus en plus que la ligne de séparation entre les candidats repose plus sur ces questions que sur le clivage droite-gauche dont les lignes ont été brouillées par un quinquennat prétendument socialiste et qui ne fut, au mieux, que sociétaliste.

Parmi ces questions, celle de l’euro est la moins abordée car très technique et souvent absconse. Il y a beaucoup d’idées reçues sur l’euro qui ne permettent pas de comprendre pourquoi il pose problème et pourquoi il nous conduit inexorablement à une crise qui fera passer celle des sub-primes pour une aimable plaisanterie.

Cet article va tenter de donner quelques clefs de compréhension. Attention, comme tout article de vulgarisation, il comporte des approximations afin d’être compréhensible par le plus grand nombre. Pour ceux qui voudraient aller plus loin, on trouve sur le net de nombreux articles, notamment ceux de Jacques Sapir ou de Vincent Broussau, qui rentrent plus dans le détail.

Tous les euros sont égaux, mais certains sont plus égaux que d’autres

Tout d’abord, il faut comprendre que l’euro n’est pas une monnaie unique comme on nous l’a vendu. Il y a un euro français, un euro allemand, un euro italien… qui sont des monnaies différentes, qui portent le même nom et s’échangent avec un cours fixe de 1 pour 1, et qui ont toutes cours légal dans l’ensemble de la zone : vous pouvez utiliser légalement vos euros français en Allemagne ou en Espagne. Tout ceci donne l’illusion qu’il s’agit bien de la même monnaie, mais il s’agit bien d’une illusion car il existe bien, même si cela ne se voit pas, un mécanisme de change au sein de la zone euro. Cela peut paraître un détail, mais le diable aime beaucoup se cacher dans les détails.

Prenons l’exemple des billets en euro. Ils sont semblables quelle que soit leur origine (Française, Allemande, etc.) mais diffèrent là encore par un détail : la première lettre du « numéro » de série du billet. S’il commence par un U, c’est un euro français. S’il commence par un Y, c’est le plus facile à retenir, c’est un euro grec. La liste complète des codes pays est :

Pays

Lettre

Allemagne

X

Autriche

N

Belgique

Z

Chypre

G

Espagne

V

Estonie

D

Finlande

L

France

U

Grèce

Y

Irlande

T

Italie

S

Lettonie

C

Luxembourg

variable

Malte

F

Pays-Bas

P

Portugal

M

Slovaquie

E

Slovénie

H

 

Le billet qui disparaît

Imaginons maintenant que vous ayez en poche un billet de 50 euro dont le « numéro » de série commence par un Y. Pas de problème, il vaut la même chose que si c’était un euro français et vous pouvez l’utiliser sans soucis dans tous les pays de la zone. Mais imaginez maintenant que la Grèce décide de quitter la zone et de revenir à la Drachme. Que vaudra alors votre billet de 50 euros grecs ?

Ben rien. Zéro. Peau de balle.

Bien sûr, c’est une métaphore. En pratique, il y aura une période de transition où vous pourrez recycler votre billet, comme il y a eu lors du passage à l’euro. Mais il faudra bien que quelqu’un paye, et c’est la Grèce qui devra rembourser des sommes colossales à la Banque Centrale Européenne (BCE) et, à moins de faire tourner la planche à billets et de payer en monnaie de singe, ce que la BCE n’acceptera certainement pas, elle ne le pourra pas et fera défaut. Pareil pour l’Italie, l’Espagne, le Portugal… si d’aventure l’un de ces pays prenait la même décision.

Et les pièces et billets ne représentent que la partie émergée de l’iceberg euro vers lequel ce Titanic qu’est l’Union Européenne est en train de se précipiter alors que l’orchestre continue à jouer « Tout va très bien madame la marquise ». Car l’essentiel des échanges monétaires au sein de la zone est constitué par de la monnaie immatérielle : la monnaie scripturale, qui est faite de zéros et de uns au sein d’un immense réseau informatique.

Target 2, le retour

Que se passe t-il quand Mr. Rastapopoulos, richissime armateur grec, s’offre une Mercedes à 50 000 euros ? Ces euros grecs vont être transférés vers une banque allemande et seront au passage convertis en euros allemands. Le « bureau de change » de la zone euro est un système informatique comptable baptisé Target 2, qui a succédé au système Target 1, plus connus des financiers français sous le sigle TBF. Deux systèmes que je connais de l’intérieur pour y avoir participé (modestement) lorsque j’étais prestataire à la Banque de France.

Le principe de Target 2, c’est de demander à la banque centrale du pays destinataire de libérer 50 000 euros allemands au profit de Mercedes, contre une créance, une « reconnaissance de dette », de 50 000 euros allemands par la Banque centrale de Grèce. Autrement dit, c’est un peu « tu payes à ma place et je te rembourserai quand tu m’achèteras avec tes euros allemands de la féta et de l’ouzo ».

Mais voilà, l’Allemagne exporte plus vers les pays du sud que ceux-ci n’exportent vers l’Allemagne. Cette dernière se retrouve donc avec une montagne de créances pourries, laquelle se chiffre en centaines de milliards d’euro et ne pourra jamais être résorbée, même si les allemands se mettent à manger de la féta à chaque repas (et aussi de la morue, du gazpacho, du chianti…). Le paradoxe, c’est que l’Allemagne est le pays qui profite le plus de l’euro car celui-ci est sous-évalué par rapport à son économie réelle et que cela dope ses exportations, mais c’est elle qui en souffre le plus car ses finances se fragilisent inexorablement. Et les Allemands n’aiment pas cela du tout.

Mais ce n’est pas tout. Imaginons que l’Italie, qui l’envisage sérieusement, revienne à la Lire. Elle devra en théorie rembourser à la BCE des sommes colossales et ne le pourra pas, pas plus que la Grèce. Que va t-il arriver alors ? Ce sont les pays qui resteront dans l’euro qui vont payer pour elle. Autrement dit, ce sont les pays qui quitteront le Titanic en premier qui s’en sortiront le mieux. Les autres finiront ruinés. C’est beau, la solidarité européenne.

Le piège abscons

J’espère que j’aurais réussi par ce petit article à vous convaincre qu’il y a urgence à prendre le large avant que le bateau coule. Puisque nous sommes à quelques jours d’une échéance électorale majeure, réfléchissez-y si vous compter voter pour un candidat qui souhaite conserver l’euro : en votant pour lui, vous commettriez un acte suicidaire.

Vous êtes prévenus.


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89 réactions à cet article    


  • zygzornifle zygzornifle 15 avril 16:46

    c’est comme la bombe que le débile de Trump maître du monde et surtout maître immonde a balancé en Afghanistan mais en pire .....

    L’Europe a été pourrie par tous les politiques qui ont traînés leur cul dans ses rangs car le projet initial était bon mais a force de pisser dans la sauce il n’y a plus que de la pisse ..... 

    • Sylvain07 16 avril 23:55

      @zygzornifle

      Dernière appel pour les retardataires sur le départ imminent du vol UP’AIR ASSELINEAU numéro 2017 à destination de la SOUVERAINETÉ et la LIBERTÉ de la FRANCE et du peuple FRANÇAIS... APPEL FINAL ! loool !

      Il reste 6 jours avant la fin du cauchemar.

      Avant de voter à regarder ABSOLUMENT.

      https://youtu.be/Wn3zcQdDICg

      BONNE RÉFLEXION.



    • Marc Chinal Marc Chinal 18 avril 11:12

      @Sylvain07
      C’est toujours drôle de voir des gens penser qu’un système monétaire quel qu’il soit, est la solution pour l’avenir...

      ça fait 3000 ans qu’on se tape dessus à cause de cet outil qui est à la fois un outil d’échange et à la fois un outil d’exclusion,
      mais... non, ils continuent de le défendre avec des idées nationalistes « Moi je ferai mieux que les autres ! »

      smiley


    • meslier meslier 15 avril 16:56

      Le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz a publié le 30 décembre dernier une tribune dans le magazine Fortune dans laquelle il se montre très pessimiste sur l’avenir de l’euro, allant jusqu’à prédire que 2017 pourrait bien être l’année de l’effondrement du projet de monnaie unique.

       L’austérité, dont l’Allemagne pensait qu’elle ramènerait rapidement la croissance, a misérablement échoué dans tous les pays où elle a été tentée

      Le résultat est que les pays riches s’enrichissent, les pays pauvres s’appauvrissent, et à l’intérieur de chaque pays, les riches s’enrichissent et les pauvres s’appauvrissent .

      Ce qui peut être perçu comme une bonne politique en Allemagne ne l’est pas forcément ailleurs.

      Ce n’est sans doute plus qu’une question de temps avant que l’Europe se retourne sur son passé et voie l’euro comme une expérience intéressante et pleine de bonnes intentions, mais ayant échoué - et cela au grand détriment des citoyens et de la démocratie .


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 15 avril 19:49

        @meslier
        L’euro n’a pas été une décision économique, mais politique.
        Avec une monnaie commune, sans possibilité de la dévaluer, les gouvernements sont contraints de faire « une dévaluation interne » c’est -à- dire, faire baisser le prix du travail en détruisant les acquis sociaux.
        La Loi El Khomri est le résultat de la zone euro.

        « Les ravages sociaux de l’ euro, une stratégie délibérée »


      • Ecométa Ecométa 17 avril 10:36

        @meslier
        Dans les années trente du siècle dernier l’Allemagne par sa politique a conduit le Deutschemark à la faillite : ferait-elle de même avec l’Euro ? Il ne fait aucun doute que l’Allemagne a parfaitement su jouer sur ses différences de valeur monétaire de l’Euro, ceci, avec tous les pays de la zone euro !


      • Alren Alren 15 avril 19:00

        Quand il s’agit d’importations, il serait préférable de parler de factures impayées plutôt que de dettes, car ces impayés ne sont pas le fait des États mais des importateurs privés.

        Si les Italiens remplacent l’euro par la lire, ils pourront dans un premier temps écouler leurs euros circulant auparavant dans le pays pour payer les factures des pays conservant cette monnaie.

        Si cela ne suffit pas, ils proposeront leurs lires et tout le problème sera d’établir le taux de change.

        S’il est trop bas, le paiement des factures sera certes élevés mais les produits italiens seront bon marché, notamment les voitures, les hélicoptères, les vêtements, les chaussures etc. et pas seulement les produits agricoles car l’Italie est aussi un pays industrialisé.

        Ils risquent d’inonder les pays à euros qui devront y réfléchir à deux fois avant de « torpiller » la monnaie italienne.


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 15 avril 19:43

          @Alren
          L’euro se torpille tout seul ! Il est inadapté à 17 économies différentes.
          Voici les explications pour la Grèce, qui valent pour tous les pays du sud de l’ Europe.


          L’euro va éclater de toute façon, ceux qui s’en sortiront le mieux sont ceux qui quittent l’ UE en premier, puisqu’il faut sortir de l’ UE pour sortir de l’euro.

          Ceux qui s’accrochent à l’ UE , parce qu’ils sont incompétents en matière monétaire, vont nous coûter un bras !
          « La tragédie de l’ euro » par Asselineau

        • GASTON7864 16 avril 12:40

          @Alren

          OK c’est applicable à la France. Yaca fauqu’on …..


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 15 avril 19:50

          Merci à l’auteur pour son article, qui n’a eu guère de succès, hélas !
          Je crois que nous avons une classe politique incompétente dans bien des domaines, mais particulièrement dans les questions monétaires.


          • Bernard Pinon Bernard Pinon 16 avril 09:24

            @Fifi Brind_acier
            Merci à vous. Sur un sujet aussi technique, il ne faut pas s’attendre à un grand succès, surtout que la prise de conscience du problème de l’euro (et de l’UE) n’est encore qu’émergente - et que dans l’esprit de beaucoup, la critique de l’euro (et de l’UE) est associée à l’extrême-droite (c’est une des fonctions du FN pour l’oligarchie).


          • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 16 avril 11:44

            @Fifi Brind_acier

            Bonjour,

            une classe politique incompétente dans bien des domaines, mais particulièrement dans les questions monétaires.

            Par contre, les surdoués des questions monétaires, comme Mr Strauss-Khan ont réellement pesé sur l’Euro, n’oublions pas que c’est cet homme politique qui a déterminé la valeur de l’Euro en France. Et aujourd’hui, s’il n’avait pas été écarté, il serait le premier, je suppose à faire en sorte de sortir vite de ce magma monétaire et économique. D’une part,

            D’autre part, depuis sa création et sa mise en place, les plus grands économistes ont tiré la sonnette d’alarme, vous citez Stiglitz, mais di Rosa, grand économiste avait bien avant lui prévu un krak de l’Euro. Et à l’époque personne ne l’écoutait, et on lui riait au nez. C’est ce qui est entrain d’arriver. Les politiques au pouvoir depuis sa création, continuent d’évacuer la question monétaire du grand-public, et ne la traitent qu’en tout petit comité entre « spécialistes ». Or, cette question vitale n’est plus entrain d’échapper au grand-public, n’en déplaise à tous les bateleurs qui considèrent le Peuple comme une monnaie d’échange contre le Pouvoir. Et bien sûr, ne parlent JAMAIS de la toxicité de cette monnaie de singe, adossée au Dollar, qui lui-même est une monnaie de singe, diffusée à grande échelle par la planche à billets ce qui lui assure d’être encore présent sur la scène internationale.

            Pour sortir de l’Euro, il faut préalablement sortir de ce qui l’encadre : l’UE, toxique par nature. Car si nous réfléchissons bien, peu de choses culturellement parlant, lient les différentes zones géographiques européennes, toutes soumises à des zones d’influences différentes : Est : slave, nord : germanique, depuis la Hanse, qui fut une première expérience ratée, pour des raisons commerciales, sud : latine et orientale. Et les Anglo-saxons, à part.
            L’Europe n’a jamais vraiment existé, si ce n’est géographiquement. Et vouloir en recréer une à partir de ces oripeaux équivaudrait à dire que les cultures et les influences géographiques n’existent pas. L’UE européenne ferait mieux de s’appeler : UA : union atlantiste. Au moins, cela aurait le mérite de la franchise.


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 16 avril 19:05

            @Nicole Cheverney
            DSK a surveillé la mise en place de l’euro, mais la zone euro a été créée en 1965 à Washington.


          • bonalors 16 avril 00:27

            l Euro et UE vont sombrer, non par la volonté des peuples, mais leur déclin, et cela fait toute la différence, car la souveraineté supposerais que l’on croit en une destinée commune, celle d’une nation, mais il me semble que la nation Française n’est restée qu’a l ’état de notion, pour faire un jeu de mot facile,
            La nation Allemande elle existe


            • baldis30 16 avril 09:03

              @bonalors

              bonjour,

              « La nation Allemande elle existe »

              Elle existe depuis Bismarck, Guillaume II et leurs successeurs dont un certain adolf et une certaine merkel ..

               Elle existe ... on a vu ses ravages : à Oradour sur Glane, à Vassieux, à la Chapelle en Vercors, aux fosses ardéatines, à Mozzabutto, à Tulle, et en bien d’autres lieux où elle anticipa par exemple à Guernica

              Alors à cette existence il vaut mieux y mettre fin définitivement ... quelle que soit la méthode ...


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 16 avril 09:44

              @bonalors
              L’État français existe depuis 800 ans !
              Alors que l’Italie et l’Allemagne sont des Etats récents.
              « Asselineau - l’ Histoire de France »


            • bonalors 18 avril 22:29

              @baldis30
              y mettre fin ?
              quelle que soit la methode ?
              vous pensez de ce que vous dites ?
              Personnellement je ne touche pas a un cheveu d’un etre humain c’est mon cote niais et chretien mais bon ...

              La nation Allemande existe car ce peuple partage une destinee, bonne ou mauvaise ...
              Que partage les Francais, si l’on raisonne en terme d’un avenir commun ??????
              La diplomatie, l hypocrisie, et le cote faux cul ?
              Je peux me tromper et le souhaite, la moitie de mon sang est serbe, l’autre francais,alors mon point de vue a défaut d’etre objectif est a moitie exterieur, l’on pourrait dire ....


            • gwenmar 16 avril 01:43

              C’est l’Europe et son Euro qui va nous transformer en Corée du Nord. Les abstentionnistes, les gens qui ne s’intéressent pas à la politique, parce que ça « pique la tête », nous ont foutus dans une belle merde. Ils vont pleurer et nous avec quand il n’y aura plus qu’un haut fonctionnaire bruxellois qui sera chargé de la gestion de la « zone ouest » de l’Europe, des pays bas à Séville, point. Nous vivons peut être la dernière présidentielle francaise de notre ère. Après tout, les gens n’ont que ce qu’ils méritent.


              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 16 avril 08:02

                @gwenmar
                Vous avez déjà vu un débat contradictoire sur la sortie de l’ UE et de l’euro ?
                JAMAIS !


                Nous voyons défiler un cortège de pintades et d’experts tous européistes et d’une incompétence rare. Où voulez-vous (en dehors de l’ UPR, censurée pendant 10 ans) que les Français trouvent des informations nécessaires à la compréhension de la situation ?

                Jacques Sapir et Murer ont fait une étude remarquable sur les scenarii de sortie de l’ euro. Quand sont -il invités à présenter leur travail aux Français ?

              • Croa Croa 16 avril 10:58

                À gwenmar,
                Ceux qui s’abstiennent ne sont pas les pires. Que faut-il penser des ânes qui votent toujours pour les mêmes ? De ceux qui vont voter Macron bien qu’objectivement nullissime ?


              • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 16 avril 11:48

                @Croa

                Bonjour,

                Objectivement parlant, peu de gens voteront pour Macron, ce n’est q’ une bulle gonflée à l’hélium médiatique !


              • Croa Croa 16 avril 17:30

                À Nicole Cheverney « peu de gens voteront pour Macron »
                .
                Pas autant qu’annoncé, certainement, mais « peu » tu exagères ! Macron est objectivement nul mais les médias ont plus d’influence qu’on ne veut bien l’admettre, hélas !
                (Je pense qu’il fera environ 10% des exprimés et plutôt un peu plus que moins.)


              • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 16 avril 18:59

                @Croac

                Sans vouloir jouer les bookmakers anglais, j’opterai plutôt pour un nombre à un chiffre. Et de toutes façons, même si je me trompe, il n’atteindra pas le nombre de suffrages nécessaires pour se maintenir au second tour. Il n’y a pas que Paris, n’oublions pas la Province dans toutes ses composantes et les DOM, la Corse, où il remporte très peu de succès et même une franche antipathie.
                Il y a quelques mois, il pouvait faire illusion, plus maintenant.


              • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 16 avril 19:00

                @Nicole Cheverney

                Erratum : lire Croa et non Croac ! Avec mes excuses.


              • charle27 16 avril 04:02

                En vue de sortir des personnes srieuses de leur priode de calvaire financire suite un rejet de vos banques ou en vue d’effacer vos dettes,payer vos factures ou monter un projet ; moi Francois Charlemagne,sensible a ces cas de traumatisme financire je suis dispos octroy un prt allant de 1000 1.250.000 avec un taux trs raisonnable et des conditions trs simple .Un seul chemin srieux se dvoile a vous pour vos demande de prt ,crivez moi ! Merci cordialement


                • charle27 16 avril 04:03

                  En vue de sortir des personnes srieuses de leur priode de calvaire financire suite un rejet de vos banques ou en vue d’effacer vos dettes,payer vos factures ou monter un projet ; moi Francois Charlemagne,sensible a ces cas de traumatisme financire je suis dispos octroy un prt allant de 1000 1.250.000 avec un taux trs raisonnable et des conditions trs simple .Un seul chemin srieux se dvoile a vous pour vos demande de prt ,crivez moi ! Merci cordialement


                  • foufouille foufouille 16 avril 10:04

                    @Fifi Brind_acier
                    faut sortir plus souvent vu le nombre de commerces qui ferment.


                  • baldis30 16 avril 08:57

                    Lumineux sur le plan technique...

                    Toutefois n’oublions pas que l’euro n’est pas la conséquence du traité de Maastricht, ou du TCE ce qui est du pareil au même, mais de celui qui fut approuvé en France par référendum ...

                    En fait c’est la p..... de commission et de ses sbires qui se trouveront dans la m.... pour expliquer .... le pourquoi, du comment de la sorte ....

                     ce qui implique totalement une refonte complète des relations entre états .... et le retour immanquable à l’Europe des nations ...

                    Un certain général de Gaulle ..... 




                      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 16 avril 10:00

                        @chantecler
                        Très bon article, qui montre que loin de rapprocher les économies européennes, l’euro ne cesse de les faire diverger ! Les emprunts n’ont pas les mêmes taux suivants les pays, plus l’économie est en difficulté, plus hauts sont les taux d’emprunts ! Une honte .


                        Quant à la conclusion : « Une nouvelle ère basée sur la coopération des nations pourrait alors voir le jour… », elle suppose que tous les pays européens soient redevenus souverains. Dans l’ UE, c’est la Commission européenne qui négocie les Traités au nom des pays.

                      • gogoRat gogoRat 16 avril 10:28

                        Merci à l’auteur pour avoir prudemment pesé sa conclusion ... qui laisse place au boycott du scrutin  ! :
                        "réfléchissez-y si vous compter voter pour un candidat qui souhaite conserver l’euro : en votant pour lui, vous commettriez un acte suicidaire. Vous êtes prévenus."
                         
                         
                         En effet, laisser au lecteur cette liberté de ne pas veauter ( avant de le considérer comme un ’prévenu’ - En droit français, le prévenu est la personne, physique ou morale, faisant l’objet des poursuites judiciaires,
                        - non : là c’est juste un jeu de mot de ma part pour plaisanter !) ...
                        c’est éviter le piège des tromperies par réduction-rétrécissement des enjeux et possibilités qui se présentent à chaque citoyen.
                         
                         Suffirait-il qu’un candidat propose la meilleure solution mathématique à une problématique économique pour qu’il devienne de facto Celui que tout bon cowboy devrait vouloir voir incarner 66 millions d’âmes ?
                         
                         Et l’on pourrait remplacer le cas économique par toute autre genre de problématique : restera la malhonnêteté de la ’vente liée’ ( exemple : Sous prétexte que vous tenez absolument à acheter un ordinateur donné, on vous oblige, pour l’acquérir, à acheter aussi un système d’exploitation qui ne vous intéresse pas )
                         
                         Cautionner le ’choix’ d’un incarneur (ou incarneuse) de toute la France et des petits Français ( en lui donnant en prime, entre autres, l’accès au bouton nucléaire) c’est une décision et un acte bien plus grave que de choisir une option économique !

                         Et puis si l’on tient vraiment à une option ou une action politique particulière,
                         pourquoi se confiner à une seule et unique procédure imposée. Pourquoi s’interdire l’imagination de nouveaux moyens ?
                         Il n’y a pas que La Présidentielle dans la vie ! Ne réfléchir et n’agir qu’une fois tous les 5 ans, de façon minimaliste, en veautant ? Très peu pour moi.
                         (rappel d’une piste beaucoup plus puissante que le référendum d’initiative populaire :
                         des ’cahiers de doléances’ modernisés à concevoir collaborativement ...)
                         



                        • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 16 avril 11:05

                          bonjour,

                          Vouloir re-négocier les traités européens, c’est un peu comme si les naufragés du radeau de la méduse négociaient leur façon d’être bouffés avec les requins !

                          Re-négocier des traités qui n’ont jamais été négociés auparavant mais totalement imposés par les diktats de la commission de Bruxelles équivaut à prendre les gens pour des neuneus.

                          On ne négocie pas avec les décombres fasciste de la deuxième guerre mondiale : l’UE ! On se barre et vite, en limitant au mieux les dégâts ! Article 50, je rappelle.


                          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 16 avril 11:43

                            @Nicole Cheverney
                            Vous avez lu l’article sur la Grèce chez Berruyer ?

                            "(...) Ce que Syriza n’a pas voulu comprendre (ou qu’elle a feint de ne pas comprendre), c’est la nature profondément idéologique de ce qu’il est convenu d’appeler la « construction européenne » dès l’origine, mais de manière bien plus brutale depuis la décennie 1986-1995 (Acte unique européen, traité de Maastricht, création de l’Organisation mondiale du commerce).

                            Ce que Syriza, comme l’ensemble des partis socio-démocrates, feint d’ignorer, c’est que la moindre politique de gauche – fût-elle extrêmement modérée – est désormais impensable dans ce cadre. Et que ce cadre-là a précisément été conçu pour servir à cela. Qu’il est donc irréformable.(..)


                          • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 16 avril 11:57

                            @Fifi Brind_acier

                            Bonjour Fifi,

                            Irréformable, c’est tout à fait ce que disait Attali dans un débat où il exposait l’impossibilité de sortir de l’UE, pour un pays membre, d’après lui c’était très compliqué.
                            Et qu’en tant que rédacteur des traités où il avait mis sa patte, cette impossibilité était intentionnelle.
                            Quelle plus belle preuve que l’UE est cadenassée et qu’il sera vraisemblablement impossible de re-négocier des traités fait à l’origine pour ne pas être négociables ?

                            Et si Syriza nous a fait croire qu’il pouvait renégocier, il savait d’avance, que ce serait impossible. Syriza la montagne qui a accouché d’une souris. Car aucun homme politique européen ne peut ignorer cela, à moins d’être un imbécile.


                          • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 16 avril 12:08

                            @Nicole Cheverney

                            Voici les propos exacts tenus par monsieur Attali :

                            Université participative de 2011, organisée par Ségolène Royal.

                             "On s’est bien engagés à faire en sorte que sortir ne soit pas possible... ON a soigneusement oublié d’écrire l’article qui permet de sortir... (rires dans la salle)... c’était pas très démocratique évidemment, mais c’était une grande garantie pour rendre les choses plus difficiles... Parce que si on sort... parce que c’est impossible... mais si... naturellement on peut... Je ne rentre pas là-dedans... c’est très compliqué... c’est très compliqué...« 

                            Question : pourquoi monsieur ATTALI n’avoue-t-il pas l’existence de l’article 50 du TUE ? qui pourtant figure dans les »dispositions finales« , alors que les rédacteurs ont tout fait pour empêcher le retrait des pays membres qui le désirent ? 

                            La disposition de l’article 50 qui fut initiée après-coup, ne peut pas, par son amplitude libératoire de ce carcan, plaire aux concepteurs et aux rédacteurs du Traité de Lisbonne. Raison pour laquelle il n’est jamais évoqué.


                          • JL JL 16 avril 12:58

                            @Nicole Cheverney
                             

                             Attali a dit : « On s’est bien engagés à faire en sorte que sortir ne soit pas possible... » et il aurait dû ajouter : « même avec l’article 50 ».
                             
                             Vous dites : ’’La disposition de l’article 50 qui fut initiée après-coup, ne peut pas, ... plaire aux concepteurs et aux rédacteurs du Traité de Lisbonne. Raison pour laquelle il n’est jamais évoqué. ’’
                             
                             A quoi bon évoquer un article qui, s’il était activé, révélerait la supercherie ?
                             
                             Où a-t-on vu que lorsqu’un peuple de 60 millions d’habitants décide démocratiquement de sortir d’un piège dans lequel ses anciens dirigeants ont voulu l’enfermer, devrait se plier à la volonté des geôliers de pacotille que ces traîtres ont adoubés ?
                             
                            Est-ce que c’est sérieux de dire : « je n’en veux plus de vos règles idiotes, et j’en appelle à votre règle numéro 50 pour m’y autoriser » ?

                          • JL JL 16 avril 13:15

                             « On s’est bien engagés à faire en sorte que sortir ne soit pas possible... » Attali aurait dû ajouter : « même avec l’article 50 ».

                             
                             C’est ce qu’en 2005 j’avais désigné sous le nom de mécanique à cliquet.
                             
                             
                            Ce TFUE est respecté à la lettre par les collabos et ne piège que les souverainistes de bazar.

                          • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 16 avril 13:39

                            @JL

                            B’onjour,

                            Et veuillez m’excuser de la longueur de ma réponse.

                            Dans un premier temps, je voyais exactement les choses comme vous, or, mon raisonnement sur la question a été infléchi par le fait que la situation mondiale a forcément changé avec la montée en puissance de la Russie, qui joue un rôle fondamental dans les relations internationales. Vous me direz, mais qu’est-ce que cela a à voir avec l’UE et l’article 50. Si l’on appuie notre raisonnement sur les déclarations d’Attali, tout simplement lorsque Attali faisait cette déclaration, c’était un an avant que Hollande soit étu, c’était bien avant que l’imbroglio international lié à la Syrie, prenne le virage qu’il a pris, c’était bien avant que la Russie ait eu un poids important sur le règlement syrien, c’était avant la révolution de Maïdan/Ukraine, et c’était aussi un an avant que l’anti-européisme se développe réellement dans l’opinion publique et que par conséquent, les politiques de casse-sociales qui ont été initiées pendant le quinquennat de Hollande soient devenues trop visibles et intolérables. Alors monsieur Attali, bien sûr jouait sur du velours, et il savait de quoi il parlait, et ne comptait peut-être pas s’en arrêter là, c’est la raison pour laquelle, devant la montée du sentiment anti-UE, la Commission Européenne a renforcé les traités, en verrouillant la sortie de l’UE un peu plus. Sous l’influence des Think tank européistes et atlantistes.

                            Je n’ai jamais prétendu que l’article 50 est une demande de permission le petit doigt levé, c’est à peu près le contraire, c’est : Vous avez pondu un oeuf qui s’appelle article 50 et maintenant mes amis, nous allons vous le faire avaler de gré ou de force ! Et vous ne pourrez rien y faire, même avec des menaces car un traité international ne peut être dédit par ses signataires, car il est malheureusement pour vous, signataires, trop tard ! Il fallait y penser avant !

                            Cameron a demandé un référendum, car il n’avait surtout pas imaginé que le peuple anglais irait jusqu’à voter pour le Brexit. Croyez-vous qu’il aurait demandé un référendum, lui l’Atlantiste, s’il avait prévu le coup de Traflagar du peuple anglais ? C’est la raison pour laquelle, il est parti en sifflotant, soit-disant micro ouvert. Chante toujours, ma poule !
                            Bien sûr que les Anglais n’auraient jamais eu la moindre initiative de ce côté là, si l’UPIK n’avait monté en flèche dans les sondages et gagné à des élections. Le référendum était juste pour contrer les menées de l’UPIK. Et pour Cameron, son calcul était clair, les Anglais sont Atlantistes et le resteront. Bien mal lui en a pris !

                            Frexit par l’article 50 seraient la conséquence diamétralement opposée de décisions de temporisation pour la sortie, en évoquant des re-négociations qui prendraient autant de temps nécessaire, pour qu’au final un pourrissement de la situation vienne bloquer toute vellétité, car ce ne sont en réalité que des vélléités -de sortie unilatérale de l’UE et le retour à l’indépendance de la France et sa souveraineté.Je n’ai malheureusement pas le temps nécessaire de développer plus en détail ma démarche, mais je vous assure qu’elle est le fruit de mois de réflexion. Comme je l’avais précisé, on n’adhère pas à une solution comme l’article 50 pour faire plaisir à monsieur Asselineau, non, on adhère à un langage raisonnable, pour éviter soit, des atermoiements, soit des conséquences hasardeuses et financières qui nous mèneraient au marasme.

                            Cordialement.

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