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Accueil du site > Actualités > Economie > « L’inflation n’est pas le problème, c’est la solution (...)

« L’inflation n’est pas le problème, c’est la solution »

Le Monde publie sous ce titre merveilleux une interview de Paul Krugman, expert économiste et « gourou » des marchés. 

Je vous l’ai annoncé il y a quelques semaines (Une seule revendication : L’ANNULATION de la dette) : le monde politique et financier divisé dans ses intérêts, incapable de s’accorder sur une annulation des Dettes souveraines dont le poids est devenu intolérable pour l’économie mondiale, ce monde politique et financier va se trouver bientôt d’accord sur une solution « neutre » préservant les intérêts des uns et des autres, à savoir les Banquiers prêteurs et les États emprunteurs, et axant la « solution » de la crise sur l’inflation. Une inflation qu’ils voudront « modérée » et qui va GALOPER ! Le principe en est simple : le jour où la baguette vaudra 10€, une dette de quelques dizaines de milliers de milliards d’euros sera dégonflée au 1/10 de son importance relative et par lors parfaitement « supportable ».

Les financiers voyaient bien sûr il y a quelques mois encore cette prétendue solution comme inacceptable dans la mesure où elle réduit leurs avoirs antérieurs eu 1/10 de leur « valeur », mais à tout prendre puisqu’ils ont à choisir entre des pertes et le cataclysme, autant assumer des pertes que de risquer le cataclysme. C’est le consensus qui se dégage depuis que, la veille de Noël (21 décembre 2011) la Banque Centrale européenne s’est mise comme ses consœurs, à faire fonctionner la planche à billets. Décision qui a marqué la « fin » de la Crise de l’Euro.

Quel est le problème alors ? Quelle différence entre une solution monétaire comme l’inflation et une solution financière ? C’est simple : dans une solution monétaire, – celle sur s’accordent politiques et financiers – tout le monde prend la même part sur les pertes, les financiers comme les États ET SURTOUT COMME TOUT UN CHACUN ! Dans cette solution monétaire, la première victime, ce sera toi, la deuxième, ce sera moi… alors que dans une solution financière d’une part les prêteurs (banques) ne retrouvent pas leurs investissements – ce qui est logique : quand on a prêté sans y regarder, on fait des pertes, c’est le propre de tout investissement – d’autre part les États gardent sauve toute leur capacité de créer des Dettes – alors qu’une reconnaissance de faillite les rendrait INCAPABLES de continuer à emprunter et donc à dilapider le patrimoine commun comme ils l’ont fait depuis un siècle dans les Guerres et la stupide Consommation (dont nous n’avons que faire).

Bref, on continue comme par-devant, on efface tout sur le dos de l’économie réelle et on continue notre SOCIETE DE M… comme si rien n’était. Au programme, trente douloureuses, braves gens. Vous allez en baver, avec la face angélique de Hollande comme avec la tronche d’enterrement de Sarkozy. Vous avez eux trente glorieuses de 1950 à 1980, trente dispendieuses de 1980 à 2010, allons-y pour trente douloureuses  ! Reste à vous apprendre les vertus d’économie, de « civisme », et de restriction… voire celle de solidarité... dans le Malheur !

Il n’y a pas d’autre solution que l’Inflation ! (monétisation), c’est le message politico-financier qui deviendra de plus en plus au fil des mois le message unique. Avec ses modulations, comme il se doit en « démocratie », l’inflation-austérité (Droite) et l’inflation-relance ou rêve (Gauche). Pure et simple différence de Discours. 

NON, il est une autre solution : l’annulation des Dettes : reconnaître explicitement les pertes des financiers, réduire les États à la seule capacité de financer leurs besoins !!!

MAIS pour cela il faut reconnaître nos DEUX ennemis : la Finance et l’État, pas l’une plus que l’autre, car ils sont une seule et même réalité. L’impact de la Phynance sur notre économie est l’impact de l’État sur notre VIE  ! La Crise de la dette est bien une Crise de Civilisation !

MALTAGLIATI


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66 réactions à cet article    


  • devphil30 devphil30 31 janvier 2012 11:20

    Cette solution serait trop simple , l’objectif est plutôt d’asservir les peuples avec une collusion entre les banques , le pouvoir politique et les industriels 


    Philippe 

    • maltagliati maltagliati 31 janvier 2012 11:29

      Point de vue quelque peu sommaire, Philippe, puisqu’en l’occurrence cela va tuer l’activité économique... et donc nuire à l’industrie ! Première phase du programme : une vaste récession. Le résultat du tout reste comme vous dites une forme d’asservissement, d’accord.


    • Kuota Kuota 31 janvier 2012 18:43

      Oui il faut annuler les dettes, lever le secret bancaires pour se rendre compte que derrière ses dettes il n’y a rien que du vent, et que l’argent prêté ne sort pas des coffres des banques, mais du néant et que les dettes retourne dans le néant.


      Je crois qu’il est important que chacun se rendent compte que l’argent qui est prété est de l’argent qui est créer et qu’un emprunt c’est une activation de la planche à billet.
      La masse monétaire à augmenter de 800 % en 30 ans en Europe, elle augmente de 10 % par ans. La relation planche à billet et inflation est très faible en définitive, il faut y intégrer la composante rareté, la composante intérêts.

      Il faut aussi interdire les prêts avec intérêt qui sont un cause structurelle majeur de l’inflation. Vous interdisez le pret avec intérêt et l’inflation baisse, voir s’éteint pour tout ce qui n’est pas touché par la rareté.


      Le pauvres ne craint pas l’inflation si on indexe son salaire sur l’inflation.... mais le riche rentier lui craint l’inflation, d’ou le role cynique de la BCE de protéger ses amis rentiers en luttant contre l’inflation...


    • mortelune mortelune 1er février 2012 10:31

      Bonne analyse Kuota


    • maltagliati maltagliati 1er février 2012 11:46

      Une opinion grosse comme un câble de marine mais qui vous dispense sans aucun doute de chercher plus loin. Vous n’êtes malheureusement pas le seul. Je me permets de vous faire remarquer que Marx a réfléchi et écrit plus de vingt ans sur ce qu’est l’argent, ce que signifie la Valeur etc. En pure perte ? Il semble...


    • gogoRat gogoRat 7 février 2012 15:32

       @ Kuota : Votre remarque ne fait que renforcer un oubli savament « propagé » ; sous écrivez :

      « Le pauvre ne craint pas l’inflation si on indexe son salaire sur l’inflation. »

       Et personne n’ose faire remarquer que le pauvre qui n’a pas de salaire est complètement occulté par votre raisonnement !
       Cette catégorie de nos concitoyens (de moins en moins négligeable en France) est alors exclue jusque dans les raisonnemets de la vox populi ?
       !

      L’auteur disait déjà, à propos de l’inflation :
       

      « tout le monde prend la même part sur les pertes »

      Cette assertion peut paraître juste dans une logique procédurière, fondée sur les seules valeurs auxquelles s’intéressent nos lois actuelles : les valeurs finacières.
       Et il est alors d’une logique sans faille de dire que l’argent fictif doive être dévalué !


       Mais, pour être correct, par ces temps de grand froid où nous savons tous différencier la mesure du thermomètre et le « froid apparent », on ne peut ignorer que le coût monétaire de la survie n’est pas le même pour le sans travail, ou pour le précaire ( voire « précarisé ») ... que pour le boursicoteur !
      ...

    • JPhilippe 31 janvier 2012 11:59

      Un voie qui n’est jamais discutéé ni explorée :

      Puisque les dettes se rachètent entre établissements financier à 20% -30%-40% - 50%, etc.. de leur valeur faciale.
      Pourquoi les états ne font-ils pas racheter leurs dettes,pour annuler ensuite tout ce qui dépasse le prix de rachat ?, Pourquoi laisser des bénéfices pharamineux entre les mains de spéculateurs ?


      • maltagliati maltagliati 31 janvier 2012 12:05

        Parce que si les Etats le font une fois, ils ne le feront pas deux fois : qui voudrait encore prêter à quelqu’un qui rembourse 1/5 ? Parlez-en à votre banquier !!! Or le pouvoir des politiques aujourd’hui repose sur cette capacité infinie de s’endetter. C’est une forme d’asservissement particulière, j’en conviens, elle n’en est pas moins bien réelle !


      • JL JL1 1er février 2012 12:06

        Une forme d’asservissement qui fait le bonheur de l’oligarchie.

        Il est clair que, sous couvert de libéralisme, c’est l’oligarchie qui tire toutes les ficelles.

        D’ailleurs, le libéralisme est par nature, congénitalement, oligarchisue. S’il ne l’était pas, il serait l’anarchie.


      • Old Dan Old Dan 31 janvier 2012 12:59

        L’annulation de la dette ?... Evidemment !
        De toutes façons, tôt ou tard, droite ou gauche,...

        Le pb est de savoir le faire « en douceur » sans les clashes habituels
        (Guerre, révolution stérile, pauvreté et misère extrêmes,
        totalitarismes de tous poils et... retour de Dieu divers !)
        Bof


        • maltagliati maltagliati 31 janvier 2012 14:41

          D’accord avec vous, mais la douceur de la méthode inflatoire, voyez ce que cela donne en Grèce, et ce que cela donnera bientôt en France... Comme vous dites, bof !


        • epapel epapel 31 janvier 2012 14:13

          Ce qu’il a de bien avec les solutions simples, c’est qu’il faut peu de mots pour les énoncer.

          Mais ce qui est compliqué avec les solutions simples, c’est de les mettre en application.

          Ce que l’auteur oublie, c’est que la contre-partie des dettes publiques ce sont des assurances-vies et des fonds de pensions, c’est à dire les économies de la moité de la population.


          • maltagliati maltagliati 31 janvier 2012 14:38

            Je l’oublie si peu, cher ami, que c’est même une de mes principales préoccupations. Dans le contexte de l’inflation généralisée, les retraités seront les PREMIERES victimes. Fini l’âge d’or des vieux ! Dans le contexte d’un règlement financier de la Dette, les économies de la population sont à sauvegarder, EVIDEMMENT et non à traiter par la CSG (Rocard) et autres recettes « nationales » bien connues.
            Merci de m’avoir complété sur ce point qui figurait en toutes lettres dans mon article sur l’annulation de la dette.

            Ceci dit, d’accord avec votre formule sur le simple et le compliqué. Je ne fournis pas une solution, je trace une ligne de JUSTICE qu’il faut avoir le courage et l’intelligence de développer sans e réfugier dans la FACILITE injuste de l’inflation.


          • Aldous Aldous 31 janvier 2012 14:30

            Très bon article.
            effectivement l’affirmation "le jour où la baguette vaudra 10€, une dette de quelques dizaines de milliers de milliards d’euros sera dégonflée au 1/10 de son importance relative" est trompeuse.

            Le pain n’est pas une référence étalon.
            Surtout si les salaires n’ont pas suivi la hausse du pain. Le seul résultat certain c’est qu’il serait alors 10 fois plus cher de manger à sa faim en faisant un produit réservé aux riches.

            Les pauvres se rabattrons alors sur les racines, la soupe populaire ou le cimetière.

            Ceci pour expliquer que l’effet de l’inflation sur les pauvres et les riches n’est pas le même.

            Les riches s’en sortirons de la façon suivante : Ils augmenterons les taux de leurs prets à l’état en fonction de l’inflation.

            Bref, l’inflation c’est bien si les taux sont déjà élevés et que les salaires sont indexés à l’inflation.

            Dans notre situation actuelle, avec des taux bas et des salaires désindexés, l’inflation serait socialement dramatique et médiocrement efficace.

            Dans le cas de la Grèce c’est l’inverse. Les taux sont déjà intenables et l’inflation lui permettrais de redevenir compétitive sur ses marchés (tourisme, aluminium...)

            Conclusion, l’Euro-zone n’est pas uniforme et ce qui soignerait l’un peut tuer son voisin.

            La seule solution est de casser la machine à crée des dettes souveraines en effaçant ces dettes odieuses au sen juridique du terme

            http://fr.wikipedia.org/wiki/Dette_odieuse


            • maltagliati maltagliati 31 janvier 2012 14:46

              J’ai pris l’exemple du pain, comme j’aurais pu prendre n’importe quel autre. Il est vrai que je me nourris essentiellement de blé (pain et pâtes).
              Je vous invite à quitter les aspects « indexation » et « compétitivité » auxquels tous les énarques et autres technocrates lient l’inflation. Pour comprendre ce que cela veut dire vraiment, il faut envisager le RAVAGE SOCIAL commis par l’inflation dans une société où tout ce que vous avez pu rassembler par votre travail se trouve ramener à zéro par une mécanique sociale.

              Pour le reste, OUI, il faut casser la « machine à dettes souveraines » !


            • sisyphe sisyphe 31 janvier 2012 17:59

              Désolé, mais si les salaires sont indexés sur l’inflation, on n’en tirera que des avantages, parce que les seuls perdants seront ceux dont l’argent ne produit rien, mais rapporte des bénéfices. 


              En cas d’émission de monnaie par les Banques centrales en faveur des pays, de toutes façons, l’inflation sera limitée ; il suffit d’y indexer les salaires, et ce n’est que les thésaurisateurs, les créanciers et les spéculateurs qui y perdront. 

            • maltagliati maltagliati 31 janvier 2012 18:37

              Je pense que vous vous méprenez tout à fait sur les mécanismes de l’inflation. Quand une Banque centrale de la monnaie, elle ne la « donne » pas, elle achète avec cet argent fraichement imprimé des effets se trouvant sur le marché, c’est de là que part la mécanique inflatoire, qui n’est pas quelque chose qu’on « contrôle » mais quelque chose qui vous tombe dessus. Une nouvelle fois, politiques et financiers jouent aux apprentis sorciers, mais dans ce cas précis en sachant bien par avance les malheurs qu’ils vont causer, malheurs qui leur semble moins graves que leurs propres pertes. Amen.


            • sisyphe sisyphe 31 janvier 2012 18:47

              C’est ça, c’est ça ; on le connait le couplet sur le terrible danger de - brrrr tremblez dans les chaumières - l’inflation, rabâché par les libéraux, pour protéger les colossaux bénéfices des usuriers privés. 


              Le danger, il n’est pas de l’inflation (il n’y a qu’à voir comment, depuis le début de la crise, les USA font fonctionner la planche à billets, sans effets autrement désastreux), mais bien la récession, qui empêche, de toutes façons, les états de pouvoir rembourser leurs dettes illégitimes, malgré les plans d’austérité de plus en plus drastiques. 

              Je le répète : une inflation contrôlée, avec les salaires indexés dessus, ne peut être que salutaire ; sauf pour les usuriers, les capitaux dormants, les spéculateurs, et autres fond de pension. 

            • epapel epapel 31 janvier 2012 23:38

              Un inflation importante avec les salaires indexés dessus est par nature hors de tout contrôle.

              Je signale que la masse monétaire augmente annuellement de 5% dans la zone euro avec une croissance de 1%, ce qui implique une inflation de 4%.

              Vous voulez faire quoi, du 10% l’an ?

              Et ça changerait quoi pour la dette publique ? Rien car les taux d’intérêts augmenteraient en conséquence.


            • gogoRat gogoRat 7 février 2012 15:50

              @ Aldous : voir @ Kuota plus haut
               ... Qui oserait affirmer sans rougir que la proportion grandissante des Français actuellement sans salaire aurait nécessairement démérité quelque part et doivent être exclue des débats spéculatufs ? ...
               D’où cette idée (de plus en plus reprise sur le net) d’exiger une garantie de survie décente pour chaque Français : c’est le minimum qui puisse être exigé en contreparie de l’injustice de « solutions » telles que l’inflation débattue ici.


            • JL JL1 31 janvier 2012 15:01

              Ce qui est excessif est insignifiant - comprenez : n’a pas de signifié, de sens.

              Pourquoi recourir à cet exemple absurde d’une inflation de 1000%

              Par ailleurs, l’inflation, que je sache, ne se décrète pas, et ne se contrôle pas comme le rbinet de votre lavabo !

              Bref, je dirais comme Martine Aubry : « Quand c’est flou, y-a un loup ».

              D’ailleurs, il se démasque en écrivant : « nos DEUX ennemis : la Finance et l’État ».


              • maltagliati maltagliati 31 janvier 2012 15:41

                Je vous serais reconnaissant, Monsieur, quand vous me répondez, de me parler à moi. Cela veut dire quoi : « IL » se démasque ?
                Je n’ai pas à me démasquer, je suis très franc : je combat autant la gauche que la droite. La gauche est malade d’Etat, c’est clair, il n’y a là rien de flou ! Il faut la combattre comme un ennemi, et je le fais à visage découvert.


              • JL JL1 31 janvier 2012 16:06

                @ maltagliati,

                vous permettez que je m’adresse à vous ainsi ?

                vous écrivez : « nos deux ennemis » ! Qui est ce nous envers qui je serais obligé ?

                Oui, avec ce « nous » incongru dans ce texte, vous avancez masqué, et je le redis.


              • maltagliati maltagliati 31 janvier 2012 16:22

                Merci JL1 de reprendre le ton de la conversation.
                NOUS, comme vous me le demandez, ce sont ceux qui, travailleurs, épargnants, retraités etc. comme nous allons éponger la dette des Etats à la place des politiques et des financiers, responsables du marasme, les uns pour avoir mené une politique folle, les autres pour avoir prêté à l’aveugle.


              • JL JL1 31 janvier 2012 16:45

                maltagliati,

                de quelles « politiques folles » vous parlez ? Celles qu’ont appliqué PS et UMP et que Bayrou et ses amis ont toutes votées ? 

                Sauf erreur, vous roulez pour le Modem, un parti qui a l’ambition de se glisser entre les deux duettistes cités, si proches l’un de l’autre qu’on ne pourrait pas y glisser un fil dentaire.

                Le slogan du modem si j’ai bien compris, c’est : « NOUS on appliquera la règle d’or » !

                Ce NOUS n’est pas moi !


              • maltagliati maltagliati 31 janvier 2012 17:01

                Désolé, JL1, je ne "roule pas pour le modem, j’ai proposé pour le premier tour de la présidentielle un vote Bayrou pour marquer un NON à l’alliance manifeste du PS et de l’UMP depuis trente ans, dans laquelle la France est bloquée (le FN leur servant de faire-valoir). Je l’ai dit et sais très bien que M.Bayrou est de la même eau que Madame Aubry et Monsieur Fillon (par exemple), mais en votant pour quelqu’un qui est EN DEHORS des partis, il y aurait moyen de faire sauter le verrou que les socialistes et umpistes ont mis sur la France. C’est tout. Après on verra... Un vote ne m’enchaîne à personne. Je dis : on peut mettre le bordel dans le monde politique en faisant passer Bayrou. Pourquoi s’en priver ?

                Ceci dit, je vous réponds sans illusion, car vous par contre vous me semblez pieds et poings lié ! Savez-vous qui a donné l’ordre de tirer sur les ouvriers et marins allemands révoltés en 1918 : deux socialistes (Ebert & Scheideman). 


              • maxime 31 janvier 2012 17:22

                « Je dis : on peut mettre le bordel dans le monde politique en faisant passer Bayrou. Pourquoi s’en priver ? »

                Vous y croyez vraiment, à la révolution avec Bayrou ? Cet homme est un conservateur (donc de droite), qui a toujours voté avec la droite en dernier ressort. Permettez-moi donc d’être très perplexe quant à votre choix.


              • maltagliati maltagliati 31 janvier 2012 17:49

                C’est bien, soyez perplexe ! c’est une excellente chose. Je ne manque pas non plus de perplexité et tiens l’oeil ouvert sur ce que vous soulevez dans vos remarques.


              • sisyphe sisyphe 31 janvier 2012 18:04

                Je n’ai pas à me démasquer, je suis très franc : je combat autant la gauche que la droite. La gauche est malade d’Etat, c’est clair, il n’y a là rien de flou ! Il faut la combattre comme un ennemi, et je le fais à visage découvert.


                dit-il, montrant ainsi que, pour l’auteur, l’ennemi, c’est bien la gauche et l’état. 
                Encore un libertarien de la pire espèce, venant prôner la privatisation de la planète. 

                « malade d’Etat » ; elle est bien bonne celle-là ; en attendant, ce sont bien les Etats qui sont ravagés par la finance toute-puissante, depuis que des lois scélérates d’un système scélérat leur a interdit d’emprunter directement aux banques centrales, sans intérêt. 

                La maladie mortelle vient de la finance, et de nulle part ailleurs. 

              • casp casp 31 janvier 2012 18:08

                J’aime bien Bayrou je l’ai défendu en 2007 ; mais il proposes lui aussi l’inflation et les mesures d’austérité comme seule porte de sortie.

                Soyez cohérent avec votre article, le seul qui propose de faire un audit de la dette publique c’est le Front de Gauche.
                Alors quittes à annuler la dette et à foutre le bordel dans le système UMPS comme vous dites, soyez cohérent et défendez le FG.

                Cordialement.


              • maltagliati maltagliati 31 janvier 2012 18:11

                Mais le Front de gauche propose un remède pire que le mal, l’omnipotence de l’Etat « populaire » qui nationalise tout. En plus il a une fonction bien évidente : ratisser pour Hollande !

                Comme je l’ai déjà dit, je n’ai rien de commun avec Bayrou au niveau du programme...


              • maltagliati maltagliati 31 janvier 2012 18:12

                Vous avez bien choisi votre surnom, Sisyphe !!!


              • sisyphe sisyphe 31 janvier 2012 18:42

                Ca, c’est de l’argument, mon gars ! 


                Et sinon, pas de réponse circonstanciée ? 

                En panne, le libertarien ? 

              • epapel epapel 31 janvier 2012 23:32

                Un audit de la dette, ça ne sert qu’à épater la galerie. Parce qu’elle roule cette dette et qu’il est donc impossible de distinguer les différentes causes de dette en regardant les titres obligataires que vous pouvez très bien retrouver dans votre propre assurance vie en plus.


              • maltagliati maltagliati 31 janvier 2012 16:27

                Excusez-moi, à soi-même, mais je ne comprends pas ce que vous voulez me dire.
                Vous parlez en finale des « impayés des plus riches », ce sont bien les impayés des ETATS dont il est question, ceux avec lesquels ils ont financé les guerres du XXe et la merveilleuse « société de consommation ».
                Mon seul problème est d’essayer d’éviter que le public ne tombe donne dans le panneau qu’on nous exhibe en cinémascope. Et le vôtre, c’est quoi ?


              • perlseb 31 janvier 2012 18:00

                On peut très bien faire marcher la planche à billets et ... rentrer en déflation. Si l’argent créé est distribué aux riches, alors il n’y a aucune inflation : les riches ne vont pas se précipiter dans les magasins pour acheter plus puisqu’ils ont déjà tout ce qu’ils veulent.

                Et c’est bien ce que nous allons avoir et c’est la seule solution pour permettre aux riches de s’enrichir comme avant vu qu’à part la planche à billets, il n’y a absolument plus rien qui rapporte de nos jours (intérêts bas, actions en berne, immobilier sur une bulle, or trop spéculatif sur un marché de dupes, ...).

                Donc les salaires vont diminuer, mais l’inflation restera, en apparence (chiffres INSEE) basse. Mais il est vrai que si on parle en produit constant (à qualité égale) l’inflation est vertigineuse et totalement masquée à la population (puisque tout un tas d’incides sont indexés dessus). Par exemple, un œuf de la qualité d’avant (c’est-à-dire pondu par des poules non en cages et non nourries à la farine de poisson), c’est ajourd’hui un produit de luxe que l’on ne trouve pas toujours dans les supermarchés. On observe aujourd’hui la même chose avec le beurre. Le beurre allégé est entrain de remplacer le beurre standard. Demain, le beurre à 82% de matière grasse sera un produit de luxe que l’on ne trouvera plus (ou alors très cher).

                Par contre vous vous trompez de cible avec l’état. Dans un régime démocratique, l’état c’est nous. Sans état, c’est la féodalité : seuls les riches font des études, ils payent directement leurs mercenaires (pas d’armée ou de police), les autres ont les membres coupés s’ils se rebellent. Donc ce n’est pas contre l’état qu’il faut lutter mais contre l’oligarchie actuelle et plus généralement contre toutes les pyramides (système pyramidal = exploitation de l’homme par l’homme). Il faut distinguer expertise (et la communication non biaisée qui doit l’accompagner) et prise de décision. Si une personne (créateur d’entreprise) a besoin d’un collaborateur (salarié actuellement) pour avancer, alors il divise son pouvoir de décision (égalité avec le collaborateur). Et si ça ne lui plaît pas, il continue tout seul (interdire l’exploitation). Tant qu’il n’y a pas d’égalité sur toutes les prises de décisions, alors la masse sera toujours rendue esclave et l’égalité n’est qu’un vain mot.


                • maltagliati maltagliati 31 janvier 2012 18:08

                  Je vous laisse dans vos certitudes. Désolé, mais il y a en a trop dans votre commentaire, et qui plus est largement erronées.

                  Si l’Etat c’est nous, il ne nous reste qu’à payer bien sûr, mais voici bien de l’extrême simplification !


                • perlseb 31 janvier 2012 20:53

                  L’état démocratique, c’est nous. Mais j’ai la conviction que nous ne sommes pas en démocratie mais en oligarchie. Donc je ne vois pas de quelle certitude vous voulez parler.

                  Je pense que vous avez plus de certitudes que moi en croyant qu’il faut donner une réponse monétaire à un problème organisationel (oligarchie). Les riches qui nous gouvernent ne se sont jamais portés aussi bien qu’aujourd’hu, les changements qu’ils décideront seront toujours mineurs : quand on est en haut de la pyramide, on fait tout pour y rester.

                  Et on ne crée pas d’inflation avec un chômage qui monte : voyez donc la courbe de Philips.


                • maltagliati maltagliati 1er février 2012 09:06

                  Même dans une démocratie l’Etat ce n’est pas « nous ». L’Etat est une entité politico-juridique qui dans la démocratie se présente comme représentant de l’intérêt général. Mais l’est-il vraiment et nécessairement, même dans ce cas limite ? Je vous inviterais à relire par exemple la problématique de Tocqueville sur le despotisme démocratique dans les derniers chapitres de sa Démocratie en Amérique (fin du vol.2) chapitres portant précisément sur ce qu’il voit comme DANGER qui menace la démocratie européenne. Un danger qui selon moi s’est largement réalisé. Là c’est une discussion intéressante. Peut-être pourrons-nous la reprendre à l’occasion d’un autre article ? Je le souhaite vivement. Merci.


                • perlseb 1er février 2012 18:03

                  A partir du moment où il y a des représentants, alors soit ils sont élus soit ils sont tirés au sort. S’ils sont élus, ce n’est pas une démocratie mais une aristocratie (aristos = meilleur, cratie = gouvernement). Notre soit-disant « démocratie représentative » est oligarchique par constitution.

                  Je vous laisse à vos illusions et vous invite à consulter le blog d’Etienne Chouard, en particulier, sa page wiki de création interactive d’une constitution digne de ce nom. Vous trouverez une analyse complète qui permet de comprendre pourquoi notre constitution est extrêmement mauvaise.

                  Si vous pensez le peuple incompétent pour gouverner (tirage au sort dangereux) alors notre monde est le meilleur qui soit et nous sommes tous incompétents pour critiquer les actions de nos « meilleurs ».


                • gogoRat gogoRat 7 février 2012 18:16

                  @ perlseb :
                  concernant vos affirmations à propos des techniques de désignation de nos représentants :
                  « A partir du moment où il y a des représentants, alors soit ils sont élus soit ils sont tirés au sort. »

                   D’accord, à ceci près que le simplisme des analyses dichotomiques restreignant le pouvoir de décision à 2 ou 3 options « clé-en-main » incite à la plus prudente des circonspections. 


                   De même que notre système électoral actuel ne présente pas les seuls candidats possibles ( cf actualité avec l’histoire des signatures ...), il serait difficile de démontrer qu’il n’existe qu’un seul système de scrutin valable ( cf théorie mathématique sur le sujet ...).

                   Le principe du scrutin en général s’appuie sur des propriétés mathématiques séduisantes tout autant que les vertus escomptées d’une sélection stochastique ...
                   mais seul un consensus démocratiquement établit pourrait vous permettre de limiter à ce point nos capacités créatrices et d’adaptation ...
                   Pour ne pas tourner en rond, ne cherchons-nous pas ici à faire vivre une « Agora » ? 


                • Jason Jason 31 janvier 2012 18:50

                  Je pense que l’augmentation de la TVA va créer un peu d’inflation. C’est la réponse du berger Nicolas à la Bergère. Inflation qu’elle redoute.

                  Affaire à suivre.


                  • epapel epapel 31 janvier 2012 23:29

                    Quoiqu’il en soit l’inflation est l’équivalent d’une taxe proportionnelle prélevée sur la totalité des revenus et sur le patrimoine monétaire, et comme toutes les taxes proportionnelles c’est un prélèvement injuste qui touche plus durement les plus pauvres qui n’ont qu’un livret A tandis que le bobo qui a un prêt pour sa maison à 300.000 euros en bénéficie.

                    Ceci, dans la situation où nous sommes, une politique inflationniste pourrait très bien déraper en hyperinflation ce que personne ne souhaite.


                    • johnsmith johnsmith 1er février 2012 01:36

                      Je suis d’accord.


                      L’inflation est un impôt. 
                      (Mais un impôt illégal)

                    • maltagliati maltagliati 1er février 2012 08:58

                      Merci de proposer cette formule à laquelle je n’avais pas pensé : L’inflation est un impôt. Permettez-moi seulement de vous demander le temps d’y réfléchir, car si en l’occurrence elle aurait le même effet qu’un impôt et un des plus injustes, comme la TVA (voir les bons articles sur Agoravox ces derniers temps), l’identification des deux pourrait provoquer des confusions. A voir. Intéressant en tout cas. Merci


                    • Jason Jason 1er février 2012 17:46

                      Oui, mais ces bobos vont tout de même payer plus de 60.000€ de TVA. Ca rétablit un peu la balance.


                    • gogoRat gogoRat 7 février 2012 18:41

                      On en revient, encore un fois, à l’éternelle querelle entre « flat tax » et impôt proportionnel ( qui pour être honnête ne devrait pas pouvoir être autre chose qu’un impôt exponentiel ...)

                       
                       Dans la recherche de justice, classiquement sous-entendue par le débat, le raisonnement, quand on ose le pousser aux extrêmes logiques, se heurte dans les deux cas à des conclusions clairement rejetées par l’immense majorité (bizarrement silenceuse) des internautes.
                      * La flat-tax : pour être juste, ce taux d’impôt unique devrait pouvoir être payé par tous ; y compris par les plus démuni ; donc il devrait être nul !
                      * l’impôt proportionnel : pour être juste, son taux ne devrait jamais cesser d’augmenter avec la hauteur des revenus (pas de dernière trance d’imposition !). Donc il devrait être exponentiel : si bien qu’au delà d’un seuil le contribuable devrait payer plus qu’il ne déclare ! ...

                      D’où, pour rester constructif ; l’idée de rechercher une préservation de la VIE, et d’une vie décente, avant la préservation du sentimemt de justice. Bien des problèmes secondaires pouraient s’en trouver fortement relativisés ...



                    • maltagliati maltagliati 1er février 2012 08:54

                      Nous sommes bien d’accord sur le diagnostic général. Vous ne me dites pas COMMENT en sortir. Or c’est bien là le problème que nous avons à résoudre, « nous » qui faisons ce diagnostic. Je ne travaille, croyez-le, que dans ce but !


                    • amenis 1er février 2012 08:01

                      défaut de paiement = déflation
                      monétisation de la dette = inflation
                      No way ...


                      • maltagliati maltagliati 1er février 2012 08:52

                        Ce mercredi 1er février, voyez la réaction de François Martel à la conférence de krugman à Paris : "La solution à la crise européenne selon Paul Krugman ? Élémentaire, mon cher Watson : l’inflation, qui fera baisser les salaires sans même que les salariés – les nigauds – ne s’en aperçoivent."
                        http://www.pauljorion.com/blog/&nbsp ;&nbsp ; Krugman à Paris


                        • mortelune mortelune 1er février 2012 10:41

                          La crise de la dette ayant été créée de toute pièce dès 1975 au profit de quelques richissimes familles, j’imagine bien ces dernières entrain de tramer quelque chose de bien louche. Pensez-vous que ceux qui dominent le monde financier et qui asservissent les populations via la crise, puissent vouloir vous aider à régler vos problèmes ?

                          Si inflation il y a, elle sera austère, très austère et finira le travail déjà commencé depuis quelques années. 
                          Cordialement,

                          • maltagliati maltagliati 1er février 2012 11:53

                            Une des opinions qui freine le plus la réflexion est celle que vous présentez : tout mettre sur le dos des mauvais, des richissimes etc. Et en plus ils « trament ».
                            Cela existe et c’est scandaleux. ok. Mais est-ce le vrai problème ?
                            Je suppose que de le penser vous rassure. Mais avez-vous pensé que le phénomène de la domination politique dépasse largement la question de la richesse ? Je vous invite à bien réfléchir sur vous-même, vous comprendrez que votre réflexion tourne en rond, sans aucune issue. Quoi d’étonnant à ce que la lune soit morte ? Je compatis.


                          • le castor 3 février 2012 06:34

                            Bonjour Maltagliati.
                            J’ai lu votre article et ses commentaires avec beaucoup d’interet, merci.
                            J’ai constate que certains redacteurs vous avaient sans doute mal compris ou s’etaient peut-etre arretes a votre seul titre qu’ils ont pris pour votre opinion... et que vous-meme ne l’aviez peut-etre pas realise (aux yeux de vos reponses a ces commentaies).
                            Je pense notamment a Mortelune et JL1 a qui je repete : l’auteur ne semble vraiment pas etre en faveur de la solution monetaire que represente l’inflation.
                            Attention aux reputations aussi, je n’ai pas lu les articles precedents de maltagliati mais la lecture de cet article fait penser a priori que son auteur ne peut pas etre un pro Bayrou...
                            La confusion vient probablement aussi du fait que beaucoup des redacteurs qui critiquent la corporatocratie se situent generalement a l’extreme gauche (Etat tout puissant) ou a l’extreme droite (liberal nationaliste), mouvances dans lesquelles l’auteur ne semble pas etre ancre.


                            • JL JL1 3 février 2012 08:41

                              Le castor,

                              que l’auteur ne soit pas en faveur de l’inflation, c’est un « énorme euphémisme » qui saute aux yeux !

                              Qu’il soit ou non pour le modem, n’est pas important, mais ce qui me paraît clair, c’est qu’il est contre tout ce qui menace l’establishment.


                            • le castor 3 février 2012 10:18

                              JL1,
                              selon vous, l’annulation de la dette ne menacerait pas l’establishment ? Pouvez-vous preciser votre point de vue svp ? Comment les pertes collossales des financiers dans ce cas ne les fragiliseraient pas ?


                            • JL JL1 3 février 2012 10:26

                              Le castor,

                              et si au lieu de jouer à cache cache, vous disiez clairement où vous voulez en venir ? Ce n’est pas moi qui suis allé vous chercher, alors, il me semble qu’il vous appartient de sortir de l’ambiguïté.


                              • le castor 3 février 2012 15:29

                                Non, non, vraiment, je ne joue pas a cache-cache et ma question n’etait pas faussement innocente. Et je ne suis d’aucun bord precis mais comme d’autres de plus en plus nombreux, je ressens l’insupportable impression d’etre l’esclave de la finance... Du coup, je reflechis en pur naif (pour l’instant) a des solutions possibles pour changer ca, et celle de l’auteur m’a paru interessante. Je vous ai donc ’cherche’ pour avoir votre opinion (qui semblait en desaccord) et faire avancer le debat. Je vous repose donc ma question autrement : l’annulation de la dette ne bousculerait-elle pas les creanciers (et donc l’establishment) ?
                                Sinon, ma tendance a l’euphemisation traduit mon incredulite et l’ardeur que je mets a lutter contre ce qui ’creve les yeux’... Je tiens aux miens et il est difficile de les proteger tout en etant contre les oeilleres !


                              • JL JL1 3 février 2012 18:56

                                traroth,

                                vous vous en sortez fort bien.

                                Aurais-je mal lu l’article ? Je n’ai pas eu l’impression que l’auteur préférait vraiment l’annulation de la dette : sauf erreur, ce qu’il veut c’est tuer l’État. Même si ça passe par l’annulation de la dette : en somme, sa revendication c’est que le créancier se suicide ! Et l’annulation de fait de la dette qui s’ensuivrait serait un dommage collatéral à passer par pertes et profits.

                                Puisque le but premier de la dette est que ça passe ou ça casse : pour l’oligarchie, l’État vivra aussi longtemps qu’il saura obliger les citoyens à payer le tribut de la dette. Dans le cas contraire, qu’il meurt. L’oligarchie est en train de nous dire par la voix de malagluiti (bof !) ce qu’elle fera si d’aventure on essayait de changer les rêgles qu’elle nous impose via l’UMPS.

                                Lisez donc Le Monde Diplomatique de mars : il y a un dossier intéressant sur le sujet.


                              • le castor 4 février 2012 08:14

                                JL1,
                                merci de votre reponse.

                                J’ai lu le debut (gratuit) de l’article du monde diplomatique sur le sujet, malheureusement (vivant a l’etranger) je ne suis pas en mesure de me procurer la version papier...

                                Concernant l’article de Maltagliati, SI j’ai bien compris, vous lui reprocher d’etre SOIT un ’false flag’ de l’oligarchie visant a faire peur au citoyen lambda en disant indirectement ’Attention, si la dette est supprimee, l’Etat va suivre et ce sera le chaos !’ ; SOIT un radical (partisan de l’ancien regime ou libertaire) qui veut vraiment en finir avec l’Etat et il serait donc ’condamnable’ dans les deux cas...
                                Bah, c’est un peu complique pour moi, je n’ai pas l’habitude de la politique sur forums... de la mesquinerie et des masques et intrigues qu’elle entraine. Bonne lecon.

                                En tous cas, en tant que citoyen lambda, la lecture de cet article ne m’a pas fait peur...

                                 Neanmoins, en ce qui concerne les infos politiques internationales, en voulant garder un esprit critique (et donc sceptique), j’ai moi aussi tendance a voir des ’false flags’ un peu partout... Cet echange (par un parallele avec vous) m’aura donc aussi appris sur ma propre ’parano’ qui parfois va trop loin puisque JE NE SUIS PAS un ’false flag’ et pas ce ’Traroth’ que vous croyez que je suis...
                                Je suis vraiment un nouveau en ce lieu et j’ai perdu du temps a retracer le puzzle...

                                Juste, vous avez l’air d’etre en gros ’officiellement’ d’accord avec ce que disent ’officiellement’ Maltagliati ou galantsay (sur, respectivement, l’annulation de la dette et la desinformation sur l’exportation) mais pour des raisons (en tous cas ’officielles’) differentes...
                                Je m’interroge et me permets de vous interpeler (surtout parce que j’adhere a beaucoup d’idees ecrites dans votre ’profil’) car la division est toujours favorable a ceux au pouvoir et ici (sincerement ou non) beaucoup semblent avoir une dent contre le meme ennemi : la finance.

                                PS : ce serait bien que l’auteur reagisse a notre echange.


                              • JL JL1 4 février 2012 08:51

                                Le castor,

                                j’apprécie votre réponse élaborée et sensée, et je m’excuse pour la confusion avec traroth : n’y voyez aucune malice, c’est seulement que par une bizarrerie inconsciente j’ai associé et confondu traroth et castor ; allez savoir pourquoi !

                                Pour ce qui concerne le fond de votre question : la division et à qui elle profite.

                                Vous conviendrez que le pouvoir sur ce sujet joue à pile je gagne, face tu perds. Et les dominés sont toujours bernés, et c’est facile à comprendre. Je m’explique : soit le pouvoir (ou ses sbires) n’est pas contredit - ex : Mme Parisot -, et chacun est dans son rôle ; soit il est mal contredit (par ignorance ou par intention) : et ça provoque la division des récalcitrants, puisqu’il n’est pas question, du moins pour moi, de ne pas réagir dans la mesure de mes tout petits moyens, à la désinformation.

                                Dans le cas de Gallantsay, son étrange silence est assourdissant . Qu’en pensez vous ?

                                nb. à aucun moment je crois, je n’ai donné à penser que je serais moi-même un false-flag ; c’est à ça que sert la rigueur et la fidélité à ses idées au travers du temps : à donner à savoir de quel bord on est.


                              • le castor 4 février 2012 10:50

                                Pas de souci, excuses acceptees.
                                Je suis d’accord avec vous sur le ’pile je gagne, face tu perds’ du pouvoir en place.
                                Neanmoins, bien que critique, je garde une certaine naivete, un certain espoir en la sincerite (sinon, il ne sert a rien de croire que nous pouvons changer les choses)... du coup, ce soupcon permanent, bien que salutaire, est epuisant. Et c’est justement ce que recherche l’oligarchie par diverses methodes : oter le debat politique (et les decisions) au peuple.

                                Sinon, il est vrai que dans un debat, le silence joue rarement en faveur de celui qui le pratique... J’attends encore pour les auteurs cites. Parfois il faut murir une reponse, parfois on a juste autre chose a faire pendant un temps. Mais si ce silence persiste...

                                Autre chose, dans une discussion, les personnes sinceres ne devraient pas (par orgueil ?) ne pas revenir sur leur propos si elles se sont rendues compte qu’elles se trompaient par un argument ’adverse’ legitime... C’est le contraire (insister dans l’erreur) qui est ridicule ! Et comme justement la perplexite semble etre une caracteristique de l’auteur...

                                Quant a vous JL1, bien que je me sois peu documente, c’est vrai que vous ne m’avez pas l’air d’un false flag (mais maltigliati non plus pour l’instant) mais je serais moins categorique que vous sur le principe de la ’fidelite a ses idees’ puisqu’une personne intelligente a forcement des idees qui evoluent. En outre, a la lecture de votre profil, je n’ai pas reussi a me faire une idee precise de votre ’bord’ reel... Vous pourriez bien sur me renvoyer la reflexion a moi, le grignoteur, mais je n’ai pas dit etre d’un bord puisque pour l’instant, si j’ai des critiques sur la societe, je n’arrive pas a embrasser les solutions proposees par un bord.


                              • JL JL1 4 février 2012 11:17

                                Le castor,

                                cet échange est intéressant. Vous dites : "Autre chose, dans une discussion, les personnes sinceres ne devraient pas ... revenir sur leur propos si elles se sont rendues compte qu’elles se trompaient par un argument ’adverse’ legitime." Plutôt que ridicule, c’est en général plutôt suspect, non ?! Pour moi, c’est un indice important qui signe généralement le false-flag. Et c’est pourquoi j’aime pousser les auteurs dans leurs contradictions.

                                Pour Maltagliati, je ne juge pas seulement sur cet article, notamment celui-ci. Je vous convie à y lire mon commentaire.

                                Pour ce qui est de moi : certes, on peut changer, mais dans la présentation on n’écrit pas l’historique, lequel est toujours disponible si l’on ne change pas de pseudo à la première contrariété. Je ne calque pas ma pensée sur tel leader politique, si c’est ça que vous voulez dire en parlant de mon bord réel : je refuse les clivages ’prêts à porter’ que diffusent à longueur d’antennes et d’articles, les médias de la pensée unique.

                                Pour ce qui est de mon bord réel vis-à-vis de la présidentielle qui se prépare, je ne m’en cache pas et l’ai souvent exprimé ici, ceux qui me connaissent peuvent en témoigner. Je vous laisse deviner, si vous n’avez pas trouvé.


                              • le castor 4 février 2012 12:02

                                A l’auteur :
                                qu’envisagez-vous pour notre societe apres avoir tue l’Etat ?


                                • JL JL1 4 février 2012 19:00

                                  le castor,

                                  puisque l’auteur feint de ne pas nous voir, j’aimerais répondre ici à cette question que vous m’avez posée et à laquelle je n’ai peut-être pas répondu.

                                  Vous demandiez : "selon vous, l’annulation de la dette ne menacerait pas l’establishment ? Pouvez-vous préciser votre point de vue svp ? Comment les pertes colossales des financiers dans ce cas ne les fragiliseraient pas ?"

                                  Il y a quatre manières orthodoxes, dans le cadre des règles libérales que nous sommes censés respecter, de régler les crises de la dette (appelons cela comme çà) :

                                  - La croissance (n’est pas au rendez-vous).
                                  - la monétisation (impossible dans le cadre de l’euroland)
                                  - la rigueur (c’est ce que tente le gvt, à mon avis, une fuite en avant)
                                  - et enfin, le défaut (ce que suggère l’auteur) !

                                  Dans la quatrième hypothèse, il faut savoir que dans le cadre de l’économie libérale à laquelle nous sommes inféodés, ce sont les institutions spécialisées qui suppléeront au défaut déclaré de l’État : je n’ai pas besoin de vous expliquer ce qui est arrivé à l’Argentine et plus près de nous à la Grèce. Pour résumer, si ce n’est pas la rigueur avant, c’est la rigueur après, puissance dix !

                                  Il existe une cinquième solution : se libérer du joug de la finance. Pour cela, les économistes sur lesquels s’appuient les politiques du FDG ont travaillé d’arrache-pied, et je ne doute pas qu’ils présenteront bientôt leurs solution, dont nous savons déjà bien des choses.


                                • le castor 5 février 2012 12:27

                                  Merci de cette reponse JL1.


                                • gogoRat gogoRat 8 février 2012 11:34

                                  @ maltagliati :

                                   Comment en sortir ?
                                   Par exemple : en débattant sérieusement ... sur la question d’un revenu minimum garanti pour tous.

                                   Encore faudrait-il respecter un minimum de self-modération pour éviter de pourrir le débat - comme cela se voit trop souvent - par des apartés désobligeants et stériles essayant d’opposer des personnes plutôt que des arguments. Dois-je préciser que cette remarque ne vous vise en aucune façon ?  smiley 

                                   Une reprise du débat, promise sur ce blog, a semble-t-il été découragée ... Dommage ! )





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