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La BCE doit passer du QE pour les banques, au DOMO pour l’EMPLOI et la RÉHABILITATION de la PLANÈTE

La BCE, avec le QE, a créé et injecté plus de 2500 Md€ dans le système bancaire, somme que devront rembourser principalement les États, donc leurs contribuables. Les objectifs de la BCE ne sont que partiellement atteints. Alors que pointe un ralentissement économique prélude d'une potentielle récession, les mesurettes "énarchiques", poudre aux yeux, malgré les promotions médiatiques, ne sont pas à la hauteur des enjeux. Un DOMO remplaçant le QE peut et doit répondre aux enjeux de la création massive d'emplois et de réhabilitation de la planète massacrée par les activités économiques libérales des humains.

Depuis la crise de 2008/2009 de la solvabilité des banques, puis des États venus les secourir financièrement et donc s'affaiblir et s'endetter, la BCE avec parfois la caution du FMI, a organisé avec les États membres de l'Eurogroupe des mécanismes européens pour le soutien des finances des états venus au secours des banques de leur pays : tels le FESF, le MESF puis MES ... car la BCE qui avait prêté à court terme (moins de 3 ans) aux banques en 2008/2009 pour leur éviter de tomber en faillite, ne voulait plus assurer ces injections de liquidités avec des contreparties aléatoires. Avec les mécanismes nouveaux ce sont les États qui s'engageaient et qui risquaient d'éponger les pertes.

Les banques se sont relevées, ont fait des bénéfices et distribué des dividendes sans rétablir une bonne santé financière et sont restées fragiles. Les compromis successifs de Bâle ont imposé plus de rigueur aux banques et la nécessité de renforcer leurs fonds propres (ou le ratio des prêts accordés sur les fonds propres).

La BCE, toujours interdite statutairement de prêter directement aux États, mais autorisée à fournir des liquidités aux banques, quitte à créer de la monnaie ab nihilo, a généralisé sa politique exceeptionnelle d'achat, sur le marché secondaire des obligation étatiques, de quelques emprunts grecs au plus fort de sa crise financière (en 2010), avec le feu vert de la Troïka et des états membres de l'Eurogroupe. Toutefois les banques restaient fragiles, l'économie européenne stagnait, l'inflation restait proche de zéro et le chômage trop important pénalisait les citoyens et les économies. Alors, sans la bénédiction de l'administrateur allemand, la BCE s'est lancée dans le QE (Quantitative Easing) depuis mars 2015, cette mesure de masse devant résoudre les 4 insuffisances ci-dessus. Ce QE devait être limité dans le temps (un an ou un peu plus) du fait des retombées positives rapides envisagées ! Hélas, 3 fois hélas ! Les résultats se font attendre et après 4 années de QE, environ 2500 Md€ ont été injectés, soit plus de 20% du PIB annuel de l'Eurogroupe, soit 5 à 7% du PIB selon l'année !

Apparemment les banques européennes sont plus solides et leurs bénéfices augmentent (suffisamment pour payer des amendes colossales infligées par "la Justice américaine" pour punir et surtout affaiblir les banques et l'économie européennes. En absence des évolutions au jour le jour du bilan de la BCE et des BCN ("filiales associées"), la BCE ne communique que les montants mensuels disponibles de QE (d'abord 60 Md€/mois sur 2015, puis porté en 2016 à 80 Md€, puis redescendu à 60 Md$ , puis 40 et 30Md€/mois en 2018 pour clore à 15 Md€/mois en novembre et décembre 2018. Actuellement on ignore les montants réels de liquidités effectivement créées pour le QE, car d'une part, les emprunts concernés devaient rester à court terme (pas plus de 3 ans pour l'échéance) avant d'admettre des emprunts à moyen et long terme, et d'autre part les remboursemens des prêts par les états, ne viennent pas réduire le bilan de la BCE et sont mis dans le pôt disponible pour les émissions nouvelles de QE !

Pour les trois autres objectifs (remontée de l'inflation, reprise de la croissance de l'activité et baisse du chômage) les résultats sont insignifiants. Si les montants du QE avaient financés uniquement l'économie de l'Eurozone alors il y aurait eu une croissance de 5 à 7% avec création de 6 millions d'emplois directs et plus d'une dizaine de millions avec les indirects : le chômage aurait été réduit de plus de la moitié ! Rien de cela n'est arrivé ! Quel dommage !! Les fonds du QE sont allés à la spéculation, aux placements en bourse (beaucoup plus rémunérateurs que les obligations), aux financements des opérations de rachats d'entreprises... et aussi à financer les nouveaux emprunts publics !

Pour les États, la masse ou manne financière du QE, n'a eu que très peu d'effets : les charges d'emprunts et leurs remboursements restent inchangés, les virements allant aux BNC/BCE au lieu des banques commerciales ; par contre, l'abondance de liquidités et la politique de la BCE de taux faibles ont fait nettement baisser les taux des emprunts publics, abaissant alors progressivement les charges en intérêts sur les dettes publiques !

 

FAUT-IL ARRÊTER LE QE ?

Les émissions du QE devaient durer de 1à 2 ans maximum. La BCE maintient les émissions malgré leurs faibles impacts sur l'économie européenne. La majorité des États de l'Eurozone ont des bubgets publics déficitaires : non seulement ils doivent rembourser les emprunts arrivant à échéance mais encore emprunter pour financer leurs déficits budgétaires.  Les fonds émis par le QE sont alors les bienvenus ! Alors le QE est maintenu avec des créations nettes de monnaie se réduisant au fur et à mesure des remboursements par les États.

La sortie du système anorexique actuel exige une croissance soutenue (2 à 3%) des économies de l'eurogroupe avec une inflation proche de 2%. Alors les PIB croissent en valeur courante de 4 à 5% alors que les déficits annuels restent en moyenne dans la gamme de 2 à 2,5% : d'où une réduction des dettes relativement au PIB courant d'environ 2% par an, pour converger vers les valeurs de "bonne gestion publique" !

Les politiques économiques actuelles en France, (L'Allemagne fait financer par ses pays clients déficitaires en balance commerciale et par les pays fournisseurs de main-d'oeuvre qualifiée une bonne partie des ses dépenses budgétaires réelles ou virtuelles (budget élevage/formation des jeunes), ne sont que de l'agitation : moins de charges sur le salaires mais plus de CSG sur les retraités, plus de taxes sur les énergies pour renflouer le budget général et financer des primes sur les énergies propres (production d'énergies vertes et véhicules électriques). etc...

 

LE DOMO DOIT SE SUBSTITUER AU QE

Le DOMO (Dispositif One More One) où un euro (1Md€) doit être abondé par les emprunteurs de 1 autre euro (un autre Md€).  La BCE prête alors pour financer des projets d'utilité générale, donc pour créer de la richesse et des emplois. Les projets concernés ne sont pas finançables classiquement car non rentables selon les critères des marchés financiers. Les prêts du DOMO couvrant 50% du montant des investissements ou dépenses, sont remboursables par annuités, à l'issue des travaux sur des périodes de 10 à 50 ans avec des taux d'intérêts nuls. Les montants annuels fournis par la BCE (utilisant les remboursements des emprunts rachetés par le QE) seraient de 300 à 500 Md€/an, ce qui entraînerait des montants de travaux et d'investissements de 600 à 1000 Md€/an, donc des richesses créées par plus d'une dizaine de millions d'emplois supplémentaires.

Les 50% complémentaires seraient financés par les États et/ou collectivités territoriales bénéficiaires des fonds du DOMO. Comme les projets, études, travaux financés bien qu'indispensables, ont une très faible rentabilité directe, alors les subventions habituelles (toujours limitées) des états sont remplacées par la subvention de 50% du coût des projets TVA incluse. Les différentes caisses publiques (impôts, charges sociales diverses, taxes... ) percevant plus de 50% de la richesse produite, leurs rentrées financières couvriront donc la subvention étatique. Nota Bene : ceci fonctionne en France car les différents comptes sociaux sont déficitaires avant la prise en charge d'une partie des cotisations par le budget général de l'état. En outre, les dépenses supplémentaires des titulaires des nouveaux emplois et la baisse des allocations qu'ils percevaient auparavant, vont contribuer à une amélioration des comptes publics.

Les activités éligibles au DOMO

Les principaux secteurs éligibles sont liés aux changements climatiques, à la limitation du réchauffement planétaire, à la production d'énergies "vertes", aux économies d'énergies, aux transports décarbonés, à la protection de la biodiversité, à la réhabilitation biologique et hydraulique des sols, à la protection des cotes maritimes et des rives des cours d'eau. Un autre secteur prometteur est celui de l'alimentation bio de qualité, de la permaculture et de la bonne santé (en opposition à la malbouffe déséquilibrée et polluée de pesticides et d'antibiotiques).

Les isolations thermiques des locaux et habitations sont très rentables à court terme pour l'isolation des combles. Par contre, le remplacement des fenêtres anciennes par des fenêtres à double ou triple vitrage s'amortit par des économies d'énergie en 20 à 30 ans sans intérêts. Les petits propriétaires souvent non imposables, n'ont pas les moyens de financer de tels travaux et même d'avancer une partie des financements : la solution du DOMO, gérée par des organismes type ANAH, avec contrôle des travaux et des devis, ne coûterait rien au propriétaire  : ce dernier devant rembourser seulement 50% du montant des travaux sur 5 ans (isolation des combles) à 20 ans (fenêtres DV) sans intérêts, les économies annuelles réalisées couvrant les annuités.

Les productions d'énergie vertes (solaire, éolien, hydrolien marine et terrestre) plutôt que d'être subventionnées de différentes façons (collectivités territoriales, surtaxes sur les factures d'électricité, prix garantis) seraient éligibles au DOMO pour des collectivités publiques (communes,) ou semi-publiques (syndicats comprenant des habitants et des collectivités) ; les prix du KWH étant négociés pour 10 ans en couvrant l'amortissement et le fonctionnement ; les collectivités engagées devant rembourser la part des 50% de la BCE. En ce qui concerne les méthaniseurs de lisiers, de pailles, de déchets agricoles et de l'agro-industrie, de jardins ou ménagers, leur utilité au-delà de la production d'énergie est importante pour protéger les cours d'eau, les lacs, les mers et les nappes phréatiques, pour éviter les odeurs et pour une meilleure hygiène publique. Avec le DOMO les projets seraient "rentables" financièrement !

La réhabilitation des sols, des forêts, des haies pour le renouveau biologique et pour faciliter la pénétration des pluies dans les nappes (éviter les ruissellements dévasrateurs), en liaison avec le renouveau de l'agriculture biologique devrait aussi être éligible au DOMO.

Les transports décarbonés (trains, metros, trams, télécabines, trottoirs roulants..) exigent souvent des infrastructures onéreuses : les projets ne peuvent être viables qu'avec des subventions ou participations des collectivités territoriales et nationales. Les projets en cours butent sur les financements et doivent être étalés dans le temps, alors que les besoins sont patents depuis longtemps. Le DOMO permettrait d'accélérer et de développer les projets en cours et à venir. Beaucoup de Maires seraient fanatiques de ce système de financement. Par contre les voitures électriques (totales et hybrides) devront faire l'objet de réflexions, analyses et études probatoires avant de les rendre éligibles au DOMO : il subsiste trop d'inconnues sur la production massive des batteries au lithium, sur leurs durées de vie, sur leur éventuel recyclage, sur les pollutions indirectes... Le DOMO devrait financer des recherches sur d'autres types de batteries, bien moins chères, avec des matériaux facilement disponibles ; sans oublier la filière hydrogène très prometteuse avec des procédés de fabrication peu polluants. Déjà des essais de prototype de bus ou de loccomotives (ex-diesel) sont en cours.

La génération biologique

Après les générations industrielles mécaniques et les générations chimiques (pesticides, engrais, médicaments), la génération de l'information et des savoirs découvre que l'homme est un objet/sujet vivant, interdépendant de son environnement climatique et surtout biologique. Il est une galaxie contenant des milliers de milliards de cellules et encore plus de microorganismes (bactéries, virus et polluants (gaz, nanoparticules, poisons...)). Tous les êtres vivants, les animaux, les plantes, les algues et champignons, sont égalrement interdépendants.

Déjà l'agriculture biologique et la permaculture tiennent compte de ces interdépendances : leurs recherches et leurs développements doivent pouvoir être financés par le DOMO, car elles contribuent à fournir une alimentation saine, équiibrée, riche en oligoéléments et en saveurs. Les retombées sur la santé des hommes et des animaux et sur l'emploi sont très importantes pour justifier leur éligibilté au DOMO : cela permettait d'accélérer les conversions des exploitations agricoles que les états freinent par manque de moyens financiers ! Il y a en France un gisement de plusieurs centaines de milliers d'emplois, si n'est de quelques millions.

La médecine biologique, celle de la bonne santé a un grand avenir :

Au XIX ième siècle, longtemps avant la découverte des molécules antibiotiques, les biologistes médecins et chercheurs ont su utiliser les propriétés multiples de la biologie, avec les découvertes des vaccins contre les pathologies à bactéries (visibles au microscope de l'époque) et à virus (invisibles à l'époque). Et en 1917 Félix d'Hétrelle chercheur biologiste à l'Institut Pasteur a découvert que pour chaque bactérie existait un virus tueur. Des bléssés de guerre en voie d'infections bactériennes mortelles ( même les SARM avant l'heure) ont pu être sauvés d'une mort certaine : la découverte des phages ou bactériophages, organismes vivants non brevetables a été éclipsée par les découvertes des antibiotiques, des molécules actives des médicaments. De nos jours, l'utilisation massive des antibiotiques dans les élevages (à titre préventif ou comme facteur de croissance) et dans les thérapies appliquées aux humains, est à l'origine du développement des "antibiorésistances" et au développement des maladies dites nosocomiales qui sont à l'origine de plusieurs milliers de décès chaque année en France (plus de 20 000 dans l'UE) sans que cela inquiète les responsables de la santé publique !!! Ce bilan catastrophique est passé sous silence par les politiques et par les médias ! Les grands laboratoires de la pharmacie se désintéressent de la phagothérapie car les phages, virus naturels, ne sont pas brevetables, car seule leur importe leur motivation de rentabilité financière, de profits. Alors toutes les études non seulement sur les phages mais sur les interactions des bactéries, des virus, des enzymes au sein du corps humain et chez les animaux et les plantes , doivent être massivement développées et financées par le DOMO : des laboratoires d'hopitaux universitaires, de cliniques, d'Instituts de recherches médicales et bilogiques (INSERM...) seraient prets à se lancer dans de telles recherches de grand intérêt public.

Enfin, et à titre non limitatif, les études sur la nocivité des sucres (diabète, maladies dentairres), des graisses et des adjuvants de l'agro-industrie (pesticides, effets coktail, engrais, antibiotiques, médicaments, alicaments, adjuvants alimentaires...) devraient être financées par le DOMO au sein d'institutions indépendantes des industiels.

 

 

Le DOMO est une procédure de financement qui ne coûte rien aux contribuables, qui permet de se prémunir contre une partie des aléas climatiques et de restaurer le potentiel biologique de la planète. Le DOMO doit permettre à l'homme de rentrer pleinement en communication, en symbiose avec le monde du vivant dont il est un rouage solidaire et non pas le maître dominateur et destructeur.


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3 réactions à cet article    


  • victormoyal victormoyal 19 juillet 10:31

    Toutes les banques sont dirigées par des voyous !


    • Julot_Fr 19 juillet 20:56

      On ne peut demander au loup de prendre soin des brebis.. en realite, plutot qu’un loup, ce s’agirait plutot d’un predator (film avec schwarzi) car les victimes se font encule sans savoir d’ou les coup viennent..


      • ddacoudre ddacoudre 20 juillet 01:13

        Bonjour

        Je ne connaissais pas ce Domo Je soutenais pour les mêmes fin la création d’une banque verte Écomonétaire pour réaliser tout ce qui découle de la protection et la dépollution que même les capitaux privé ne pourraient financer tant les besoin sont énormes. http://ddacoudre.over-blog.com/2019/06/creer-un-capital-public-ecomonetaire.html

        Cordialement ddacoudre overblog

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Auteur de l'article

hugo BOTOPO


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