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Accueil du site > Actualités > Economie > La bulle délirante des Uber, Tesla & co

La bulle délirante des Uber, Tesla & co

Elon Musk a récemment envoyé une de ses voitures dans l’espace pour en faire la promotion. Par-delà le caractère totalement mégalomane et ubuesque de promouvoir une voiture électrique d’une manière si peu écologique, le plus effarant reste la confiance des marchés financiers à l’égard d’entreprises alors même que leur croissance amplifie leurs pertes au lieu de les combler.

 

Les chiffres totalement fous des licornes
 
Difficile de ne pas être pris de vertige par le grand écart entre les valorisations boursières et leurs résultats financiers. Les résultats 2017 annoncés récemment par Tesla sont accablants : 1,96 milliard de pertes pour 11,76 millards de chiffre d’affaires et seulement 1550 Model 3 livrées au 4ème trimestre, tout en assurant pouvoir en produire pas moins de 5000 par semaine au second trimestre. Comment ne pas être sceptique sur la rentabilité d’une telle accélération alors que la hausse de 68% des revenus en 2017 a encore creusé ses pertes, trois fois moins importantes en 2016 ? Tesla continue de ressembler à un shéma de Ponzi avec ses avances demandées pour des livraisons bien incertaines…
 
 
Sachant que les marchés attendaient trois fois plus de livraisons de Model 3, on aurait pu imaginer un krach de l’action de celui qui envoie une voiture dans l’espace en perdant près de 2 milliards. Mais non, si l’action a perdu 10% un moment, elle s’est vite reprise et les marchés évaluent la valeur de l’entreprise à 56 milliards ! Deux fois plus que Renault, dont les seuls bénéfices représentent près de la moitié du chiffre d’affaires de Tesla, et qui réalise près de 60 milliards de chiffre d’affaires. De même Tesla vaut plus que Ford, ses 150 milliards de chiffre d’affaires et près de 7 milliards de profits ! Warren Buffet n’a-t-il pas dit que les marchés sont « exubérants et irrationnels  » ?
 
Uber a également annoncé ses résultats 2017 et des pertes de 4,5 milliards sur l’année (contre 2,8 en 2016). Sur le 4ème trimestre, l’entreprise a touché 2,2 milliards sur les 11 milliards de CA généré par ses services, tout en perdant 1,1 milliard  : en clair, quand Uber touche 100, elle en dépense 150, dont près de 30 comme dépenses exceptionnelles du type rémunération des actionnaires… Bien sûr, les marchés peuvent se raccrocher à la croissance de l’entreprise, de l’ordre de 60%, mais comme pour Tesla, il est difficile de ne pas se dire qu’il s’agit seulement du même type de bulle qui portait tout ce qui touchait à la radio avant le krach de 1929 ou Internet avant celui de 2001.
 
Il y a une petite once de logique dans cette confiance effarante des marchés à l’égard des licornes : ils ne veulent pas passer à côté des prochains Microsoft, Google ou Facebook, dont la position monopolistique assure des profits colossaux. Si Uber pourrait en avoir le profil, cela est plus discutable pour Tesla, qui est loin d’être seul sur son créneau (Renault notamment) et va bientôt affronter une concurrence plus féroce. Le soutien des marchés a un caractère autoréalisateur car il donne à ses chouchous des moyens totalement décorrélés de leur performance financière. Mais le passif des marchés montre aussi qu’ils sont capables d’erreurs de jugements colossales qui se payent très cher.
 
 
Et quand on voit que les marchés valorisent Amazon 700 milliards pour moins de 2 milliards de profits et 60 milliards de chiffre d’affaires, difficile de ne pas en tirer la conclusion que nous vivons une nouvelle bulle totalement extravagante qui finira à nouveau par un krach financier et probablement la faillite de certaines licornes. La seule question qui se pose est de savoir quand.

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71 réactions à cet article    


  • Diogène Diogène 20 février 10:02

    Il faut relire Schumpeter. Les crises ne sont pas de simples ratés de la machine économique ; elles sont inhérentes à la logique interne du capitalisme  et nécessaires à la « croissance » (des profits) qui n’est pas synonyme de développement (social) et même parfois son antagonisme. Les innovations (comme la machine à vapeur, le numérique et internet) interviennent presque toujours au creux de la vague des périodes de dépression, parce que les crisse bousculent les positions acquises et rendent possible l’exploration d’idées nouvelles en ouvrant des opportunités. Au contraire, lors d’une période haute de non-crise (comme les « trente glorieuses), l’ordre économique et social bloque les initiatives, ce qui freine le flux des innovations et prépare le terrain pour une phase de récession, puis de crise qui débouche malheureusement sur des destructions massives pour déblayer le terrain, comme c’était le cas pour deux guerres mondiales. La dernière n’a d’ailleurs jamais été vraiment terminée : elle a épargné le territoire de l’état le qui avait accumulé la plus grosse masse de capitaux et, après l’Europe, a déplacé les foyers de destruction en Asie, puis au Proche-Orient.


    • zygzornifle zygzornifle 20 février 10:20

      On pourrait pas envoyer l’Élysée le sénat et autres nid de vipères dans l’espace direction le soleil avec tous le monde a l’intérieur ? ça nous permettrai de souffler un peu ...


      • zygzornifle zygzornifle 20 février 10:22

        Au moins la Tesla échappera a l’équarrissage du nouveau contrôle technique.....


        • Spartacus Spartacus 20 février 10:30

          Mais non !

          C’est de l’argent privé. En cas de faillite ca ne rejaillit que sur ceux qui y ont mis de l’argent.

          C’est pas comme la SNCF, EDF ou AREVA ou c’est le contribuable qui est pénalisé par des fonctionnaires irresponsables et statutaires intouchables et jamais sanctionnés...


          • Buzzcocks 20 février 11:17

            @Spartacus
            Tesla, c’est 4.9 milliards de subventions publiques.
            Vous qui vous prétendez Libéral, Elon Musk, c’est du capitalisme de connivence comme les libéraux aiment les dénoncer.
            http://www.latimes.com/business/la-fi-hy-musk-subsidies-20150531-story.html

            Et je ne compte pas les bonus écologiques versées pour ses voitures électriques et donc parait il écologiques.


          • Spartacus Spartacus 20 février 11:30

            @Buzzcocks
            Effectivement je vous l’accorde. Tesla est du capitalisme de connivence.

            Mais qui est responsable de la connivence ? 
            L’état qui est assez con pour donner de l’argent ou celui qui prend ce qu’on lui donne ?.



          • Buzzcocks 20 février 11:33

            @Spartacus
            Les deux mon général... les deux venant des mêmes milieux, et se renvoient des ascenseurs en permanence.


          • Eric F Eric F 20 février 12:25

            @Buzzcocks
            verser un bonus écologique pour des voitures électriques de haut luxe et grand prix, en extorquant un malus à ceux qui achètent une voiture essence compacte de base, c’est la redistribution inversée ! Et les Hulot et Hidalgo de pousser en ce sens, bonne conscience verte à bon compte pour eux...


          • Eric F Eric F 20 février 13:21

            @Spartacus
            « 
            En cas de faillite ca ne rejaillit que sur ceux qui y ont mis de l’argent »
            sauf que les banques les incorporent dans les placements « multisupports » de l’épargne des ménages (FCP, assurance vie...), directement ou indirectement car ces titres pèsent sur les indices, et en cas de crash entrainent dans le mouvement même les titres dont la cote est cohérente. On avait vu ça il y a dix ans avec Natixis qui abritait des titres « à risque » mais à été refourgué par la Poste et la Caisse d’Epargne en tant que placement « de père de famille ».


          • Doume65 20 février 15:18

            @Spartacus
            Quand on explique que nous sommes à la veille d’un nouveau crash boursier, Spartacus, à court d’argument un tant soit peu intelligent nous sort « C’est de l’argent privé »

            - Merci pour l’info, Sparta !
            - En quoi cela change-t-il quelque chose à ce qui a été dit ?
            - Le dernier crash n’a-t-il pas été épongé par de l’argent public ?

            Soit Sparta est complètement masochiste, soit il profite tellement de ce système pourri dans lequel les profits sont privés et les pertes communes qu’il dira n’importe quoi pour le défendre.


          • Albert123 20 février 17:30

            @Buzzcocks

            « Tesla, c’est 4.9 milliards de subventions publiques. »

            n’en voulez pas à Tesla si les gauchistes ont réussis à favoriser le capital avec leur écologisme de façade, 

            N’en voulez pas aux réactionnaires si les progressistes en ont favorisé l’émergence avec leur humanisme de façade, 

            N’en voulez pas au électeurs de Trump, si les démocrates ont tout fait pour que celui ci soit élu. 

            N’en voulez pas aux gens de faire preuve de sens commun alors que ceux qui gémissent en permanence passent leur temps à démontrer qu’ils n’en ont aucun.


          • HELIOS HELIOS 20 février 17:38

            @Buzzcocks


            Tesla a envoyé une de ses voitures dans l’espace... OK, mais savez vous qu’aucune assurance n’a accepté de payer pour faire de ce lancement un lancement commercial.
            Il a t-til eu, même, un client qui a demandé que son matériel soit satellisé grâce a cette fusée ?

            C’est bien de critiquer toujours, mais en l’occurence, il n’y avait rien a faire d’aitre... ou mettre des cailloux... 

          • HELIOS HELIOS 20 février 17:41

            @HELIOS

            J’oubliais, même... en faisant ça, Tesla a utilisé son materiel pour de la pub ce qui en comptabilité est une charge, donc entraine une baisse d’impôt.

            Ne pas l’avoir fait eu été une faute de gestion


          • Eric F Eric F 20 février 18:07

            @HELIOS
            il perd de l’argent en fabriquant des bagnoles, mais trouve les moyens pour mettre au point un lanceur plus puissant que ceux de la NASA, dont il est sous-traitant : le miracle américain !


          • baldis30 21 février 08:30

            @Eric F
            bonjour,

            bien d’accord avec votre analyse, mais comment voulez-vous faire comprendre cela à Spartacus ? Vous prenez le risque qu’il s’étouffe et que nous ne puissions plus rigoler de ses élucubrations ....


          • mmbbb 21 février 13:01

            @baldis30 ok le jour ou vous aurez un cancer, vos medicaments viendront certainement des USA Surtout refusez de les prendre et prenez ceux des labos francais


          • mmbbb 21 février 13:03

            @Eric F A Lyon Bollore a fourgue ses voitures electriques C est la ville qui a la charge de l entretien In fine c’est le contribuable qui paie pour faire plaisir au ecolo bo bo C ’est a peut pres la meme sauce !


          • HELIOS HELIOS 21 février 18:46

            @Eric F


            ***** il perd de l’argent en fabriquant des bagnoles *****

            Vous deviez nous expliquer le sens de « il perd de l’argent... »

            Pour le commun des mortels, cela veut dire que son activité, « fabriquer des bagnoles » lui coute strictement plus que le cheque reçu par l’acquereur pour la bagnole achetée.

            en ce sens il perd surement... quoique...

            Au sens financier, au sens recherche, au sens influence économique... le « il perd », si c’est le cas, represente un formidable investissement ou, au minimum, une marche d’escalier pour acceder a une autre dimension économique.

            Il ne perd rien !!!

            il faut cesser de dévaloriser, ou tout du moins, il faut comprendre et respecter la démarche de ceux qui agissent... tant qu’il n’y a aucune illegalité.
            Si la loi vous parait anormale, aidez ceux qui veulent la faire changer.

            Lisez ceci et vous serez déja sur le bon chemin. Si les constructeurs de voitures gagnent de l’argent, ce n’est pas ce cas pour tous leurs modèles.
            Changeaons la loi et interdisons a un modele de financer la perte d’un autre, ce serait déja une bonne démarche... et peut etre que les prix s’ajusteront.


          • Eric F Eric F 21 février 22:35

            @HELIOS
            c’est un constat simple que de constater que la marque Tesla est déficitaire depuis sa création. Alors comment Musk peut-il dégager de l’argent pour faire des recherches dans divers domaines, peut-être s’endette-t-il sur la base de sa capitalisation boursière pharaonique par rapport au CA ? Et en plus, il achète certaines firmes, sans doute par émission d’actions ?


          • Diogène Diogène 20 février 10:48

            « En cas de faillite ca ne rejaillit que sur ceux qui y ont mis de l’argent. »


            ceux qui y ont mis de l’argent sont anonymes et ont planqué tous les profits en Suisse, à Malte et à Singapour. Ceux qui morflent sont ceux qui vendent leur force de travail et n’ont plus personne à qui la vendre dans leurs pays.

            • Trelawney Trelawney 20 février 11:05

              @Diogène
              Ce que vous venez de dire là c’est du populisme. Ouin Ouin c’est toujours le petit qui trinque.

              Un entrepreneur fait un deal avec un salarié : un nombre d’heures de travail contre un salaire. L’entrepreneur peut choisir son salarié et le salarié n’est pas obligé d’accepter le deal. Les deux savent que lorsqu’il n’y a plus de travail le deal est rompu.
              Si vous avez une solution autre que celle ci donnez la nous ça fait des millénaires qu’on l’attend

            • Spartacus Spartacus 20 février 11:16

              @Diogène

              Ils n’avaient personne avant UBER a qui la vendre.
              Quand UBER a offert un travail aux habitants de Garges les Gonesse (horreur immobilière type soviétique de l’ex ceinture rouge) pour récupérer à Roissy CDG les gens qui auparavant pleuraient devant un taxi qui refusant de les prendre parce c’était pas sa « zone ».

              En transformant les zonards sans diplômes de cette ville que la société n’avait absolument rien a proposer, en belles personnes bien fringuées avec une cravate et conducteurs d’un beau véhicule et qui sourient aux clients et socialement reconnus.

              A force de haine envers la société marchande, vous finissez par ne plus voir le rôle social bien plus efficient de ces sociétés.
              A la SNCF on n’embauche pas ces gens là...

            • Legestr glaz Ar zen 20 février 11:51

              @Spartacus

              Avez-vous fait un voyage à Epinal ces derniers temps ?

            • Diogène Diogène 20 février 13:15

              @Trelawney


              « Ce que vous venez de dire là c’est du populisme. »

              Damned !!!

              Me voilà catalogué, étiqueté et rangé dans une case pour le restant de mes jours.

              Quand vous pourrez m’expliquer ce que signifie ce mot, « populisme », utilisé à tort et à travers pour clouer au pilori aussi bien l’extrême gauche que l’extrème droite en passant par des réformistes comme Mélenchon, des nationalistes comme Orban, vous m’aurez permis de mourir moins bête (mais je mourrai quand même).

            • Montdragon Montdragon 20 février 13:41

              @Spartacus
              A la SNCF on n’embauche pas ces gens là...

              Pas ici et pas eux !
              Mais en province les régies semi privées, les caf les autobus les tram les pôle emploi embauchent en priorité ces gens-là.
              Dans 10 ans on nous expliquera que les bus ne pourrons plus rouler sans eux, argument inversé et enfoirisant.


            • biquet biquet 20 février 14:21

              @Spartacus
              Celui qui n’a rien, n’a effet rien à perdre ; c’est une proie facile pour un exploiteur qui ne pense pas « charité chrétienne ».


            • Trelawney Trelawney 20 février 14:56

              @Diogène
              Je reprends ce que vous venez de dire :

              ceux qui y ont mis de l’argent sont anonymes et ont planqué tous les profits en Suisse, à Malte et à Singapour. 
              Trés loin de la vérité car l’essentiel des investisseurs sont de petits épargnants qui ont placé leurs économie dans ce qu’ils pensent être des sociétés d’avenir. Ceux qui placent leurs argent en Suisse ou Singapour le placent dans des établissements financiers qui gèrent l’actionnariat et qui ne vivent qu’avec les frais de courtage.
              Ceux qui morflent sont ceux qui vendent leur force de travail et n’ont plus personne à qui la vendre dans leurs pays.
              Ils ne perdent que leurs salaires à venir, pas ce qu’ils ont déjà gagné car on ne viendra jamais reprendre ces sommes.

              La vérité est que l’on est toujours l’exploiteur de quelqu’un et exploité par un autre. La frontière n’existe pas, car il n’y a jamais deux camps bien définis 

            • baldis30 21 février 08:32

              @Diogène

              bonjour,

              « Damned !!! »

              Lorsqu’ils n’ont plus d’arguments sensés ils utilisent la dérision ou l’injure comme réponses !


            • Le421 Le421 21 février 09:00

              @Trelawney
              le salarié n’est pas obligé d’accepter le deal

              Mais bien sûr.
              Dans un monde gangréné par le chômage.
              Beaucoup de gens prennent ce qu’ils trouvent...
              Diplômée en esthétique, la serveuse du Bar des Sports est bien contente de trouver un petit job de deux mois payé au ras des pâquerettes... Elle s’appelle Mélanie, au cas où vous penseriez à un « fake »...


            • Trelawney Trelawney 21 février 09:14

              @Le421
              C’est un fait vieux comme le monde et ça se nomme la loi de l’offre et de la demande. Vous pouvez penser que pour une société évoluée cette conception est barbare et injuste, mais il n’y en a pas d’autre et il faut être taillé pour ce mode de vie.

              Une société évoluera sur des concepts comme l’assistance médicale, l’éducation des enfants, l’aide aux personnes âgées et ensuite aux personnes en difficulté. Mais il ne faut pas se méprendre sur ses motivations : C’est pour permettre au pays d’être économiquement compétitif en ayant du personnel en bonne santé et compétant.
              Je n’approuve pas cette situation et j’ai beau me essayer de me persuader du contraire, mais ce n’est pas l’homme qui fait évoluer la société, mais simplement le progrès technologique.

            • HELIOS HELIOS 21 février 18:53

              @Trelawney


              ... ce que vous dites est vrai, mais cela doit marcher dans les 2 sens. lorsque une ressource est rare, elle devient chère. 

              Avez vous vu, les entreprises rémunerer plus les metiers en tension ? non... ces entreprises reclament des baisses de cotisation, favorise l’acces au marché du travail de ceux qui n’ont pas les mêmes règles (immigrés, travailleurs détachés)... 

              pourquoi pensez vous qu’il n’y a pas assez de personnels dans la restauration ? parce pour le smic personne ne veut travailler aux heures des repas commencer a 10h du mat, avec sieste forcée de 14 a 18h et retravailler ensuite jusqu’a 22 heures, dans le fin fond d’un sous sol.

              Augmentons le salaire et vous verrez qu’il y a des candidats....

            • Trelawney Trelawney 22 février 07:57

              @HELIOS
              Augmentons le salaire et vous verrez qu’il y a des candidats....

              Il y aura des candidats, mais si pour reprendre votre exemple on augmente les salaires dans la restauration, on ferra passer le menu moyen de 25 à 35 voir 40 euros et il n’y aura plus de candidat pour manger ce menu. Donc plus de client plus de salaire.
              Dans un restaurant la gestion c’est 1/3 pour l’aliment, 1/3 pour les salaires et 1/3 pour le restaurant.
              Sur un menu à 30 euro, ça fait 10 euro pour les salaires. Avec un coût moyen horaire à 25 euro et disons 4 personnes dans le restaurant ca vous fait :
              4*25*8 = 800*3 = 2400/30 = 80 repas à servir par jour. Vous ne les faites pas et vous ne payer pas vos salariés. et 4 personnes pour 80 repas, elles ont intéret à courir
              Donc soit le salarié est exploité par le restaurateur qui est exploité par le client, le fisc, le banquier. Soit c’est le système économique qui ne permet pas de payer plus

            • HELIOS HELIOS 22 février 15:39

              @Trelawney

              Il fut un temps où j’ai eu quelques « amis » dans la restauration.

              Je peux vous assurer qu’ils s’achetaient une maison tous les 5 ans et toute la famille changeait de voiture chaque année. apparemment cela continue allégrement et je peux aussi vous dire qu’ils ne se privent de rien pour des affaires de taille relativement restreinte.

              Voila des gens qui vivent directement sur le « entreprise » -la notion d’abus de bien social ne les dérange pas- et par dessus se plaignent lorsque la rentabilité de leurs « capitaux » baisse en restant pour autant a des taux que même les banques admirent.

              Et c’est eux qui crient les plus fort. Ils sont toujours en train de raler, ne trouvent ni chef ni cuisinier ni même serveurs qui les quittent rapidement.

              Evidement je ne parle pas non plus du café-troquet restaurant familial de village que la famille fait fonctionner. Pour eux, il y a toujours le fils du cantonnier (cela n’existe plus, certes) qui n’a pas eu le certificat d’etude (cela n’existe plus non plus, ce sont des images) et qui effectue son boulot proprement entre la plonge et le ménage de la salle.

              une rentabilité normale, avec toutes les facilités actuelles permettent de faire des menus entrée/plat ou plat/dessert a moins de 10 euros même en payant correctement les salariés. Sur la cote d’azur, il y a ces restaurants qui offrent ce type de repas a moins de 15 euros et ils s’en tirent tres bien (je ne parlent pas de ceux qui sont sur la Promenade ou la Croisette)

              Votre calcul semble bon, mais la répartition et les couts que vous indiquez, sont justement ceux qu’on ne veut plus voir, des marges de banques. La vie ce n’est pas ça, heureusement.
              Helas, quand un jeune veut s’installer, c’est sur « votre » base que calculent ceux qui ont les moyens de leur financer leur installation et trouvent que jamais ils n’atteindront un quelconque equilibre... ils vont alors grossir les rang de ce cher Paul E.

              ... enfin, retablissons la réalité pour revenir au sujet... si le cout des salariés se trouve trop elevé, les restaurateurs peuvent toujours amenager les conditions pour rendre le metier moins penible et donc moins cher.

            • Didier 67 Didier 67 11 mars 20:18

              @Trelawney

              Autre solution propos ?e il y a 3 mill ?naires : Cdd de 6 ans ferme. Ensuite, libert ? ou esclavage. C’est ?conomiquement coh ?rent : ?a met chacun devant ses responsabilit ?s. Tu passes ta vie ? attendre qu’un autre te donne du travail ? Tu sais ce qui t’attend. Tu as toujours eu besoin des autres pour t’enrichir ? Et bien tu soigneras leurs dents jusqu’ ? la fin.


            • Trelawney Trelawney 20 février 11:00

              Déjà vous confondez Tesla et Space X. Secundo si Space X envoie avec un lanceur qui revient sur terre, une Tesla de 2.3 tonnes loin dans l’espace A part Souyouz personne n’est en capacité de le faire.

              Donc Space X se place comme leader des lanceurs de satellites et autres.
              Pour ce qui est de Tesla, posez vous la question de savoir qu’elle est la marque de voiture électrique la plus en avance sur son temps : Toyota ? Renault Nissan ? Tesla ?

              Pour ce qui est de la finance : La seule et unique chose qui compte dans la valeur d’une action est : les dividendes qu’elle rapporte.
              La capitalisation boursière est une somme d’argent virtuelle qui sert à deux choses : asseoir une valeur d’entreprise pour la négociation de prêts bancaires. Faire entrer chez les banques des sommes d’argent issues des frais de négociation lors de vente ou l’achat d’actions. Ces sommes d’argent servent à l’élaboration de prét bancaire pour la dite société. Autrement dit les banques financent ces entreprises à l’aide des frais de courtages qu’elles se sont pris sur les actions de la dite entreprise. C’est donc le pigeon d’actionnaire qui finance

              Tesla volume d’actions : 56.3 Milliards de $. Volume échangé quotidiennement 5.5% en moyenne soit 2.82 milliards de $. Montant de frais de courtage 1.5% soit environ 40 millions de $ par jour soit 10.4 milliards de $ par an soit 20% de sa capitalisation boursière

              • Rincevent Rincevent 20 février 13:00

                @Trelawney


                Pour ce qui est de la finance : La seule et unique chose qui compte dans la valeur d’une action est : les dividendes qu’elle rapporte.
                Pas aussi simple. Apple, par exemple, a toujours tenu la bride serrée à ses actionnaires pour avoir suffisamment de fonds disponibles pour la R&D, poste essentiel en informatique.

                Moyennant quoi, la Pomme pèse fin 2017, 900 milliards de $ (première capitalisation boursière mondiale) et l’action qui avait débuté à 44 $ en vaut 172 $ ce matin, qui dit mieux ?


              • Trelawney Trelawney 20 février 16:29

                @Rincevent
                L« action ne vaut ce qu’elle vaut que lorsqu’elle est vendue. Le fait de bloquer les dividendes incitent les spéculateurs à »jouer" sur le cours de bourse et si vous prenez une capitalisation à hauteur de 900 milliards $ et une masse d’achat et de vente à 10% pour ce type d’entreprise, ça vous fait 90 milliards avec un frais de courtage à 1.5% donc 1 milliards de $ de frais de courtage (le vrai cash) par jour soit 260 milliards de rentrée d’argent pour les banques rien qu’avec l’action Apple. Et que l’action ait perdu ou gagner, le banquier s’en fiche comme de l’an 40. L’important étant de faire acheter et de faire vendre pour le compte de l’épargnant à qui il prendra ses frais de courtage un max d’actions.

                Les banques n’ont qu’à financer la R&D d’Apple pour maintenir le navire à flot.
                Un trader ne gagne sa vie et fait gagner la vie de sa banque que sur les frais de courtage et rien d’autre C’est pour cela qu’il peut être remplacé par une machine

              • Rincevent Rincevent 20 février 17:33

                @Trelawney

                Sur le rôle des sangsues financières, je ne peux qu’être d’accord avec vous. Ce que je voulais souligner, c’est qu’une entreprise peut parfois s’extraire de la dictature du jeu boursier pour son plus grand bien.

                Steve Jobs, après s’être fait virer de sa propre boite, y était revenu alors qu’elle coulait. Ayant réussi, ô combien, il avait imposé sa façon de voir, à l’opposé des exigences des actionnaires. Aujourd’hui, la Pomme peut se passer des banques, même si elle emprunte toujours pour des raisons fiscales, essentiellement.


              • Trelawney Trelawney 21 février 09:21

                @Rincevent
                des sangsues financières

                La raison première d’une banque est d’amasser un maximum de cash qui lui servira de caution à la création d’emprunts, qui eux serviront à nous payer ce dont nous avons besoin (salaires, retraites, frais de santé, logements et même maintenant nourriture)
                Parce qu’il n’y a pas assez d’or ou métaux précieux pour subvenir à nos besoins, la création de l’argent se fait par l’emprunt et donc les banques sont d’immenses pompes à cash pour créer cet emprunt ou cette dette qui nous est vitale.
                C’est triste à dire, mais les banques sont autant utiles que l’eau que nous buvons et l’air que nous respirons.

                Malgré cela il existe des petits malins qui savent se servir du système pour envoyer des voitures dans l’espace ou fabriquer des smart phone pour y écrire ces conneries. Tout n’est pas perdu !

              • generation désenchantée 20 février 12:42

                Si les licornes du numérique et de l’ écologies font faillites , ce sera une bonne nouvelle

                j’ ose même pas imaginer la gueule de tous les « écologistes » , spéculateurs , bobos donneurs de leçons , politiques et autres qui nous vantent leurs nouveau monde idéal

                la chute va être terrible pour eux , une faillite a la Barings de 1995 , lehman brothers , et une crise boursière sur les marchés liés a la nouvelle économies « vertes »

                je pense que cela va être très dur pour les politiques de faire accepter aux population un sauvetage de ces secteurs , il y a trop de taxes et d’ impôts pour que les populations acceptent cela 

                Surtout que ces secteurs ont été largement médiatisée , subventionnés , aidé , mise en avant
                en détruisant par ailleurs des milliers d’ emplois et des secteurs entiers de l’ économie réelle
                précarisant les classes sociales populaires et moyennes

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