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Accueil du site > Actualités > Economie > La concurrence, une nécessité naturelle ?

La concurrence, une nécessité naturelle ?

La notion de concurrence est au centre de la théorie économique libérale. Les libéraux les plus ultra l’idéalisent, la rêvent parfaite, et veulent qu’elle s’étende à tous les niveaux de la vie économique. Mais interrogeons un peu les fondements de cette conception de la concurrence parfaite...

Pour faire accepter leurs conceptions du monde économique tel qu’il devrait être, les libéraux les plus acharnés utilisent souvent le parallèle avec les lois qui régissent la vie naturelle. Ainsi, la concurrence serait forcément bonne, quelle que soit l’importance qu’on lui accorde, parce que la nature, système parfaitement rôdé, fonctionne sur le mode de la concurrence.

Cette analyse du fonctionnement de la nature repose sur la théorie de l’évolution des espèces de Darwin. Selon Darwin, les espèces auraient évolué, en se perfectionnant, par sélection naturelle, par concurrence entre les espèces, les plus résistants ou les plus malins s’adaptant, tandis que les espèces plus faibles ou moins chanceuses disparaissaient. Appliquée au domaine de la politique économique, cette théorie prend le nom de « darwinisme social » ; c’est par la concurrence, si possible parfaite, que nos sociétés humaines, comme les espèces animales et végétales, pourront se développer, évoluer vers de meilleurs horizons.

Or, cette application d’une règle « naturelle » aux sociétés humaines pose problème :

- d’une part, l’évolution des espèces dans leur globalité s’est faite au prix de sacrifices innombrables d’espèces plus handicapées que les autres, ou jouissant d’un environnement moins favorable. Transposer ce principe aux sociétés humaines suppose que pour faire progresser nos sociétés, il faille en passer par le sacrifice des plus faibles. Ceci n’est pas acceptable. D’ailleurs les libéraux devraient mieux lire Darwin, qui pensait que ce fonctionnement concurrentiel de la nature, à cause des sacrifices qu’il impliquait, ne devait pas s’appliquer aux sociétés humaines.

- ajoutons que les espèces ont évolué sur une échelle de temps bien plus considérable que nos sociétés humaines ; quand bien même la majorité acceptait de se sacrifier pour le bien de la société, on ne sait pas en combien de temps les bénéfices pour la société entière finiraient par apparaître. Les libéraux donnent souvent l’argument, de manière plus ou moins voilée, que les sacrifices (sous-entendu « des plus faibles ») paieront, « à plus ou moins long terme », sans qu’on sache vraiment à quel terme ils paieront vraiment. Keynes, le théoricien de l’Etat-Providence répondait en son temps à Messieurs les libéraux : « A plus ou moins long terme, nous serons tous morts. »

- précisons également que le fait de transposer de façon brute le fonctionnement de la nature à la société traduit une méconnaissance totale des rapports entre nature et culture. Si les hommes se sont constitués en société, c’est justement pour se protéger de l’hostilité de l’environnement naturel. En élaborant des lois, ces sociétés ont tenté de réguler les pulsions naturelles animales des hommes. Le contrat élaboré entre les hommes pour vivre ensemble n’est pas « naturel », comme le prétendent les libéraux ultra, c’est un contrat « social », élaboré, construit par la société. Il est vrai que cette idée de contrat « naturel » entre les hommes est bien pratique pour justifier l’idée que l’Etat (garant de la loi) n’est pas nécessaire au bon fonctionnement des sociétés humaines. Cette idée selon laquelle les hommes s’entendraient ensemble de manière « naturelle » est tout bonnement stupide.

- enfin, il faut tout de même avouer que les libéraux restent branchés sur la théorie de Darwin, qui date quand même du XIXe siècle ! Et ils se disent modernes ! Or il s’avère que l’étude des systèmes biologiques a évolué depuis Darwin. Aujourd’hui il est clairement démontré que les espèces n’ont pas seulement évolué par concurrence, mais aussi par symbiose, par coopération. Il peut s’agir d’une coopération entre espèces différentes (le requin et le poisson pilote, qui se nourrit des bactéries du premier et jouit de sa protection contre les prédateurs, l’abeille qui utilise le sucre des fleurs pour produire son miel, mais qui aide les fleurs à la pollinisation), ou entre membres d’une même espèce (si les fourmis fonctionnaient sur le mode de la concurrence, et non de la coopération, la fourmilière aurait bien du mal à être construite et l’espèce fourmi ne survivrait pas). En clair, si on veut vraiment rapprocher le fonctionnement de la nature de celui de la société, il serait plus judicieux de dire que la concurrence seule ne peut pas faire progresser les sociétés humaines, il faut aussi faire une place importante à la coopération, qui permet de mutualiser les efforts, ce qui entraîne un gain d’énergie et d’efficacité. Il est évident en effet que dans le cas d’une situation de concurrence entre entreprises commercialisant le même type de produit, chaque entreprise fait des recherches sur la même chose dans son coin, dépensant beaucoup plus d’énergie et de capital que si elles effectuaient ces recherches en coopération.

Je finirai en abordant la notion de compétitivité. On nous dit souvent qu’on ne peut pas échapper au monde extérieur (le monde économique), mondialisation oblige, et que, comme ce monde est hostile, il faut bien s’adapter, en devenant « compétitif », au risque de s’affaiblir. Quand les libéraux ont épuisé toutes les justifications face aux critiques qu’on leur adresse, il leur reste l’argument suprême : il faut être compétitif, même si cela coûte beaucoup de sacrifices, car c’est le seul moyen pour nos sociétés de survivre.

Voyons donc ce qui se passe dans la nature. Certains animaux laissent mourir une partie de leur progéniture, ou bien tuent leurs petits. S’ils font cela, ce n’est pas par cruauté, mais parce que ces sacrifices sont nécessaires à la survie du groupe dans un environnement hostile. Les libéraux qualifieraient l’action de ces animaux de « réaliste » ; ainsi, s’ils demandent des sacrifices sociaux, ce n’est pas par cruauté (personne n’a le monopole du cœur, vous savez !), mais par « réalisme », pour assurer la survie du groupe. Outre que cette conception n’est pas acceptable d’un point de vue éthique, elle est hypocrite. En effet, à la différence des animaux, qui ne peuvent pas agir pour transformer l’environnement global, les hommes peuvent agir sur l’environnement économique, ils peuvent transformer, en agissant au niveau international sur cet environnement, pour le rendre moins hostile, car cet environnement ne dépend pas de causes naturelles, il a été élaboré en grande partie de manière politique. Et ce que le politique a fait, le politique peut le défaire.

La compétitivité, l’adaptation nécessaire, c’est de la poudre aux yeux pour nous cacher les mécanismes qui, à l’échelle internationale, rendent le monde extérieur hostile.


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157 réactions à cet article    


  • miaou (---.---.122.86) 3 janvier 2007 13:41

    Article excellent.

    Si la société humaine s’est émancipé de la tutelle de la nature, ce n’est pas pour subir le joug, artificiellement entretenu, de l’économie libérale et ultra-concurentielle. Le libéralisme, dans sa forme économique extrême, conserve au sein de sa matrice intellectuelle plus que des reliquats d’eugénisme et de darwinisme social. Rappelons que ces éléments, repris sans subtilité pendant la première moitié du 20ème siècle, ont contribué à constituer la base théorique du nazisme et autre fascisme. Que nous réserve, à terme, cette nouvelle mouture, à priori plus insidieuse ?


    • (---.---.23.167) 6 janvier 2007 12:29

      Au goulag, c’est mieux


    • Lavande & Coquelicots Pierce 6 janvier 2007 15:26

      A l’auteur :

      Vous posez comme préalable une transposition qui n’a pas lieu d’être, comme l’ont rappelé de nombreux commentateurs ci-dessous. Le libéralisme n’est pas l’application du darwinisme à l’économie humaine.

      De fait, votre illustration est tout aussi déplacée : y cherchez-vous un poids que n’aurait pas votre argumentation ?

      Pour en revenir précisément à votre argumentation, vous commencez par stigmatiser « les libéraux les plus acharnés » qui auraient imposé le modèle économique actuel. C’est une erreur : si notre système est globalement libéral, il n’est pas sans règles, loin de là. J’espère que vous n’avez pas posé le libéralisme comme une absence de règles ? Ce serait une erreur.

      S’agissant de la concurrence, nous savons que les conditions d’un marché optimal ne peuvent être réunies d’elles-mêmes. Les Etats, et même des organismes supra-nationaux (tels l’OMC) doivent intervenir et fixer des règles pour favoriser le libre-échange et ne pas laisser les Etats forts imposer des relations bi-latérales où les gagnants sont toujours les mêmes.

      De même, le libéralisme implique une concurrence réelle, donc une critique des monopoles et donc du capitalisme excessif (excessif étant ici synonyme de monopolistique). C’est aussi au nom du libéralisme et de la concurrence qu’on sanctionne la vente groupée et les dispositifs rendant les clients captifs.

      A partir de vos présupposés de départ, vous mélangez libéralisme et « ultra-libéralisme » (qui, de fait, n’est pas libéral).

      En France, la condamnation du libéralisme vient souvent d’une insuffisante régulation non du marché, mais des excès du capitalisme.

      Il y a certainement là matière à réflexion.

      Bien cordialement,

      Pierce


    • marie (---.---.21.99) 7 janvier 2007 13:44

      ma question n’est pas philosophique mais très concréte, sérieusement ou est la concurrence ? dans les voyages, l’électoménager, les mobiles..etc..etc..quand je cherche des tarifs soi-disant concurrentiels, je tourne en rond entre des tarifs qui finalement se tiennent tous, alors je ne vois pas où est la véritable concurrence qui ferait que par exemple pour un voyage marseille Londres j’aurais des tarifs réellement parlant en ce qui concerne les écarts de prix, mais généralement après avoir tourné en rond sur internet les prix se tiennent tous. idem pour les frigos et autres, sortis des tarifs haut de gamme, tous les prix se tiennent que ce soit chez carrefour ou autre enseigne. je n’ai peut-être rien compris et j’aimerais bien que quelqu’un me contredise.*


    • La Taverne des Poètes 8 janvier 2007 05:46

      Excellent article en effet, qui montre bien la confusion risquée entre théorie de la compétition -loi biologique- et théorie de la concurrence -loi économique-. Autre point justement mis en avant : l’étude des systèmes biologiques a évolué depuis Darwin et les libéraux focalisent sur la seule notion de compétition. En témoigne le commentaire de Pierce qui ne voit aucune limite au libéralisme si ce n’est l’intervention de l’Etat pour favoriser le libre-échange ou corriger quelques excès du capitalisme, comme le monopole, autrement dit pour protéger le capitalisme contre lui-même ! Or, il est évident que les Etats et organismes supra-nationaux doivent aussi réguler la concurrence sur la base de considérations humaines. (coopération avec le Tiers-Monde, respect des environnements, etc)

      L’illustration est moins heureuse même si l’on considère que la photo du combat de chiens vient faire écho à l’expression « les libéraux les plus acharnés »...


    • Ulysse (---.---.140.2) 3 janvier 2007 13:45

      Voilà une mise en perspective très pertinente, qui permet de rendre à la nature ce qui lui appartient, et à l’humanité la culture.

      Cependant, je reste libéral.

      L’argument du « réalisme » est pour moi correct. Si l’est vrai que l’on peut modifier notre environnement par la politique, il est difficile de tourner le dos au libéralisme, quand plus de la moitié de la planète l’a adopté. Doit-on fermer nos frontières, ou bien convaincre la Chine, l’Inde, l’Amérique du Nord ,l’Australie et la Russie de revenir à des sentiments plus altruistes ? Les deux me semblent fantaisistes. Emmenés par l’égoïsme, moteur central de l’humain (et qui va se cacher même dans l’altruisme, bien souvent), le libéralisme devra atteindre ses limites « naturelles », pour pouvoir enfin refluer.


      • Julot (---.---.78.247) 4 janvier 2007 17:22

        J’ajouterai que quand je lis : « La théorie de Darwin, qui date quand même du XIXe siècle ! Et ils se disent modernes ! »

        Et les droits de l’homme mon cher ? Ils ont quel âge.

        Cela dit l’article est intéressant.


      • Antoine Christian LABEL NGONGO Christian LABEL NGONGO 3 janvier 2007 13:57

        Je trouve l’article intéressant, mais je suis dégoûté par l’image qui y est associé. Je pense qu’une autre image aurait pu exprimer le fonds du sujet. A moins que ce ne soit qu’une provocation smiley


        • panama (---.---.198.59) 3 janvier 2007 14:22

          + 1. A vomir, et je viens de déjeuner en plus.


        • T.B. T.B. 3 janvier 2007 14:35

          Je pense, au contraire, que cette image est très bien choisie (tu voulais quoi ?). La vérité si on veut la connaître se regarde en face. Image qui traduit bien l’article. Les chiens, sur cette photo, ont été dressés par l’homme, pour tuer. C’est un des résultats de « l’intelligence » humaine. Les autres animaux, avec un cerveau moins développé, ne s’entretuent pas ainsi dans leur milieu naturel. Seul l’homme est capable de cruauté. Nous avons beaucoup à apprendre de l’observation des autres espèces dans leur milieu naturel (s’il reste encore des « milieux naturels » !)...


        • (---.---.229.236) 3 janvier 2007 14:40

          Oui, tuer son prochain est une preuve d’intelligence (les autres sont des cons avec une noisette pour cerveau).


        • Frédéric Dalmas frédéric dalmas 3 janvier 2007 14:46

          Cette image est en effet très forte, je sais qu’elle peut choquer mais elle est symbolique de la violance d’une concurrence sans frein. Elle vient d’un site qui dénonce les massacres d’animaux, notamment ceux qu’on fait combattre.


        • (---.---.229.236) 3 janvier 2007 14:49

          Je ne vois pas de concurence sur votre image. Ou vos chiens sont ils en train de servir le mieux possible un client contre de l’argent ? Au reste, je vous rappel que le méthaphore naturel sont une constante des discours NAZI, évidement anti libéraux.

          Si vous voulez illustrer la concurence, mettez donc deux noirs en train de courir le 100 métre olympique.


        • jako (---.---.21.70) 3 janvier 2007 16:22

          exactement du même avis que vous , pour le reste excellent brain strom merci


        • troll (---.---.82.131) 3 janvier 2007 14:03

          oula, je trouve que l’article porte sur une comparaison un peu facile...

          en tout cas, il ne demontre en aucun cas qu’une absence de concurrence est bonne... remarquons qu’il ne demontre pas non plus qu’une totale concurrence n’est pas bonne non plus, meme si elle n’est vraiment pas souhaitable...

          bref un article qui ne fait pas beaucoup avancer le schmilblick...

          desole


          • Frédéric Dalmas frédéric dalmas 3 janvier 2007 14:49

            L’objectif de l’article n’est pas de proposer des solutions, ou de réfléchir sur quel est le bon équilibre entre concurrence et coopération. Ce pourrait être l’objet d’un autre article auquel je vais réfléchir. L’objectif était de soulever certains fondements de la théorie de la concurrence parfaite.


          • jlouis (---.---.224.201) 7 janvier 2007 01:08

            Alors dans ce cas, le terme liberalisme est utilise avec abus. Il aurait fallu parler d’anarchisme peut etre ?

            Le liberalisme est une philosophie de liberte, et comme l’indique la declaration des droits de l’homme, il n’y a nul liberte sans securite de l’individu, organisee par exemple par l’Etat. Le liberalisme prone la securite.

            La photo de cet article montre deux animaux qui semblent se combattre a mort. Ou est la securite ?


          • jacques35 (---.---.136.128) 13 février 2007 22:56

            la concurrence économique est le seul système économique qui « fonctionne » jusqu’à aujourd’hui, un peu comme la démocratie qui était, selon CHURCHILL, le pire des sytèmes politiques, à l’exception de tous les autres...

            Cela ne signifie pas que la concurrence soit une fin en soi, ni une doctrine politique à part entière : la concurrence, si elle est débridée et donc sans règle, amène à l’absence de concurrence, par l’élimination des plus faibles au bénéfice du (des) plus fort(s). A ce stade de l’évolution « économique », le marché n’est plus servi que par une seule entreprise qui peut alors imposer sa loi (ses prix, ses produits...) du fait de la disparition de la concurrence. Il y aurait donc la un paradoxe à considérer la concurrence comme anti-naturelle, vue sur un plan économique.

            L’économie capitaliste, pour prospérer (ou pour se maintenir, c’est selon) a besoin de contre-pouvoirs pour éviter cette situation qui entraîne la fin de la concurrence par la disparition des compétiteurs. certains libéraux - souvent fustigés par les bien-pensants- prétendent que le rôle de l’Etat doit se limiter à mettre en place les règles du marché(nb : aux USA, les libéraux sont situés à gauche sur l’échiquier politique) mais cela est un autre débat...

            Le capitalisme bien tempéré a besoin de règles pour limiter les abus résultant de l’application de la force brutale (ie : de la seule application de la loi du plus fort sur le plan économique) : c’est le rôle de l’Etat d’organiser les règles, de les faire appliquer et de sanctionner les contrevenants et d’adapter ces règles en fonction de l’évolution de l’économie, que cela nous plaise ou non, tous les gouvernements français des 25 dernières années se sont pliés à l’exercice, avec des variantes, mais sans plus...

            Concurrence ne signifie donc pas forcément lutte à mort et élimination du plus faible par le plus fort, au contraire.

            J’espère n’avoir pas été trop long ni trop péremptoire dans mes propos.


          • (---.---.229.236) 3 janvier 2007 14:10

            Article masturbatoire. Tu parles de social, comme si le social n’entrainé pas une concurence effréné pour s’approprié ce que vole l’Etat entre des groupes de pression corporatistes !

            La concurence existe, c’est un fait (Cf « La lutte des Classes en URSS »). Le libéraux disent juste qu’il faut l’orienter vers le bien commun, c’est à dire la libre entreprise et la création de valeur.


            • Frédéric Dalmas frédéric dalmas 3 janvier 2007 14:58

              Je trouve que cette réponse manque de mesure. Et de quels libéraux parles-tu ? Adam Smith défendait la notion de bien commun mais pour les libéraux actuels (de la veine « néo ») la notion de bien commun est suspecte. Pour eux, comme votre réponse semble l’esquisser, c’est de la simple somme des intérêts individuels que nait l’intérêt général, ce qui est une conception quelque peu simpliste... elle oublie notamment la question du conflit d’intérêt, qui est souvent remporté par le plus fort s’il n’y a pas une autorité de régulation qui protège les plus faibles ou les moins avantagés.. Adam Smith considérait d’ailleurs, quoi que certains en disent, que quand des intérêts particuliers menaçaient l’intérêt commun, ils devaient être limités


            • (---.---.229.236) 3 janvier 2007 15:16

              « elle oublie notamment la question du conflit d’intérêt, qui est souvent remporté par le plus fort s’il n’y a pas une autorité de régulation qui protège les plus faibles ou les moins avantagés.. »

              Justement, les plus faible dans une démocratie sont les riches, qui précisement ne sont pas protéger de la convoitise des autre, mais subbissent des discriminations. Car l’argent, quel force cela donne t il ? Aucun si les gens ne sont pas d’accord, et ce n’est donc pas une force. D’ou la necessité d’une neutralité de l’etat, évidement impossible dans sa forme démocratique. Alors à par la délocalisation..

              D’autre Etats ont compris ou était leur avantage, et protége les minorités. Au reste, je ne comprend pas cette histoire d’être contre la concurence. Qu’est ce que vous croyez ? S’il n’y a pas de concurence, et bien chacun restera à a sa place, voila tout, et avec un niveau de vie de merde, car pas de concurence, vous l’avez compris, c’est aucun choix pour le consomateur ou le salarié.


            • Dji (---.---.136.223) 4 janvier 2007 11:05

              Alligner autant d’absurdités en un seul coup, bravo.

              « De tout ceux qui n’ont rien à dire, les plus intéressant sont ceux qui se taisent ».


            • Dji (---.---.136.223) 4 janvier 2007 11:08

              (Je réagissais au commentaire de IP:xxx.x33.229.236 ci-dessus)


            • (---.---.229.236) 6 janvier 2007 12:48

              Tu vas donc m’expliquer ce que peut UN milliardaire avec son unique voix, contre des MILLIONS d’electeur. ; Rien du tout, et le politicien ne va pas mettre 5 minute à choisir ou est son interet (servir la soupe au populo haineux). C’est bien pour cela que les riches se barrent, non ?


            • jlouis (---.---.224.201) 7 janvier 2007 01:15

              Le neo-liberalisme est un terme invente par des detracteurs des libertes individuelles et economiques. Les liberaux ne se reconnaissent pas du tout dans le neoliberalisme.

              Extrait de wikipedia sur le neoliberalisme :

              « Les adversaires du libéralisme - ceux qui se sont si lourdement et tragiquement trompés pendant des décennies - ne pouvaient cacher leurs erreurs qu’en pratiquant la fuite en avant : au lieu de célébrer la chute du mur de Berlin comme le symbole d’un retour à la liberté individuelle, ils ont proclamé la victoire de la démocratie (c’est-à-dire d’un mode d’organisation de la société politique) et ils sont partis en guerre contre les fictions que sont l’ultra-libéralisme et le néo-libéralisme, deux concepts construits de toutes pièces par les collectivistes et dans lesquels les libéraux ne se reconnaissent pas ». (Pascal Salin, economiste francais, professeur a Dauphine).


            • Frédéric Dalmas frédéric dalmas 8 janvier 2007 10:07

              Pas du tout, le néolibéralisme existe vraiment, il est même plus fort actuellement que le libéralisme (économique) véritable. Les néolibéraux qui se réclament du vrai libéralisme (plus modéré) sont plus influents que les libéraux véritables. Le néolibéralisme ou ultralibéralisme pousse à l’excès la notion de « liberté économique ». Par exemple, il va jusq’uà la libéralisation financière (libéralisation de la circulation des capitaux), inspirée par la doctrine monaitariste de milton Friedman, qui dépasse déjà le libéralisme véritable, il prône l’application de la concurrence à des domaines aussi essentiels pour assurer la cohérence et le bien être des sociétés que les services publics vitaux comme la santé, l’énergie, et même l’éducation (après « l’âge de scolarité obligatoire », dixit la Constitution européenne). En somme l’Etat doit pour les libéraux « ultra » se limiter aux fonctions régaliennes (police, armée, justice). Les adaptes de Von Hayek et de sa fondation du Mont Pélerin dont fait partie Madelin par exemple font partie de cette lignée... et quand on écoute un Serge Dassault avec des déclarations qui qui sont une insulte pour la liberté de la presse on le voit le libéralisme « ultra » influent


            • ZEN zen 3 janvier 2007 14:13

              La thèse défendue par l’auteur est bienvenue, à l’encontre d’un darwinisme social, qui tend toujours à réapparaître sous une forme ou sous une autre .La confusion et le mélange des genres est vite faits quand il s’agit de faire l’apologie de la force. D’accord avec Miaou.

              http://fr.wikipedia.org/wiki/Darwinisme_social


              • pingouin perplexe (---.---.12.64) 4 janvier 2007 00:09

                bien d’accord avec votre observation...


              • (---.---.21.139) 3 janvier 2007 14:19

                Bon article. Outre la coopération chez les fourmis, vous auriez pu citer quelques exemples d’espèces plus proches de nous, chez les mammifères. Les loups qui coopèrent et chassent en meute, les lions qui chassent en couple ou en bande, etc. Dans toutes ces espèces, on ne laisse pas mourir de faim un membre du clan, sauf situations extrêmes peut-être où effectivement les plus faibles périront les premiers (sécheresse, baisse des ressources en gibier) ; la concurrence porterait plutôt sur le territoire à contrôler , et c’est plus une réparttion, un équilibre à trouver qu’une vraie concurrence.

                Ulysse :

                Si « la moitié de la planète a adopté le libéralisme », c’est en fait une version qu’on pourrait appeler social-démocratie ! La Chine maintient artificiellement sa monnaie sous-évaluée, les USA subventionnent leur industrie aéronautique par le biais du lobby militaro-indistriel, et soutiennent leur marché de boeuf aux hormones et font pression sur nous pour qu’on accepte de le bouffer. La tendance naturelle aux animaux à trouver un équilibre entre les meutes se retrouve dans ce faux libéralisme : les affaires d’entente illégale et d’entrave à la concurrence sont si nombreuses et dans tellement de domaines (aux USA et en France : Bouygues, le marché de l’eau du temps de la CGE et de sa rivale, opérateurs téléphoniques) qu’on peut se demander si ce n’est pas là une tendance profonde plus naturelle que ce mythique libéralisme.


                • Nicolas (---.---.38.148) 3 janvier 2007 21:52

                  Je n’ai pas une enorme connaissance du monde animal, mais ce « Dans toutes ces espèces, on ne laisse pas mourir de faim un membre du clan » va à l’encontre des documentaires National Geographics passant à la télé le dimanche apres midi. Combien de fois n’a t on pas vu ce pauvre Lion, chassé de la meute (où il n’y a qu’un male) parce qu’il est trop vieux, ou plus faible qu’un autre. Ou cette lionne, malade, qui gémit et qui a aussi été expulsé de la meute et qui attire irresistiblement d’autres lions qui vont la devorer ? Et la cooperation chez les fourmis ? Pourquoi pas... Mais à ce moment la on parle aussi des guerres entre fourmillière de familles differentes !

                  Arretons l’angelisme des animaux. Ils vivent dans un milieu hostile, et ils doivent donc agir en consequence pour survivre


                • nico (---.---.104.210) 4 janvier 2007 10:08

                  Si les animaux avaient notre technologie, t’inquiète pas ils essaieraient de sauver leur faiblard. Personnellement j’ai vu un reportage ou une lionne essayait de sauver son petit alors que celui-ci avait était aveuglé et avait une jambe cassée. Bien sur elle l’a abandonné mais si elle avait pu elle l’aurait sauvé. Les animaux sacrifient le plus faible pas parce qu’ils le veulent mais parce qu’ils y sont obligés. Le libéralisme impose de sacrifier le plus faible sciemment sans aucun état d’âme parce que c’est pour le soit disant bien de l’espèce. Mais si personnellement on me sacrifie parce que je ne suis pas bien adapté au monde économique des libéralistes, je pourrais l’être dans un autre domaine, la force brut par exemple et ainsi détruire ceux qui m’ont rejetés de leur système en en créant un autre se qui inévitablement aura montré que le libéralisme n’est pas plus la solution que la mienne.

                  nico


                • Nicolas (---.---.38.148) 5 janvier 2007 00:52

                  La lionne protege son petit lionceau, mais une mère humaine ne le fait pas ? Et les lions ne devorent jamais les petits lionceaux ?

                  Les animaux sont comme nous. Ils sont pluriels, certains vont proteger, d’autres vont tuer dans leur espece. Le liberalisme n’y change rien (comme le communisme, ou l’integrisme, etc)


                • nico (---.---.22.150) 5 janvier 2007 14:43

                  Le libéralisme tend à encourager ces comportements. Et c’est bien dommage que cette philosophie économique prône que l’homme doit vivre comme les plus vils des animaux au lieu de prôner des valeur anciennement nommé humanistes.

                  nico


                • (---.---.107.66) 3 janvier 2007 16:45

                  Mais enfin, il s’agit simplement d’une photo de chiens... Les chiens sont tellement insignifiants dans l’absolu que je ne vois guère comment ils pourraient être insoutenables.

                  En vérité je ne pense pas beaucoup de mots de ce que je dis plus haut (les chiens ne sont pas insignifiants car ils ont une propension à fourrer leur langue partout), mais j’interviens ici pour la seule raison qu’il me semblait amusant de mettre en avant le premier que :

                  D’aucuns (pas moi en l’occurence) auraient pu écrire :

                  "DW

                  Bien que j’ai très envie de lire votre commentaire, je ne le puis tant que cette photo, qui l’illustre, m’en empêche l’accès. Elle me paraît insoutenable et caetera... "

                  En plus il manque un e à ai.


                • l'Omnivore Sobriquet l’Omnivore Sobriquet 3 janvier 2007 17:04

                  100%, complètement, entièrement d’accord avec chaque lettre du message Demian.

                  Et je répète (cf +bas écrit +tôt) : c’est de l’Art Contemporain votre truc. Pas de ça pour moi.

                  Je n’ai qu’une vie en ce bas monde. Et qu’une âme, à construire, sans deuxième essai. Je refuse ces saloperies. Je choisi ma « vie ». Bye


                • Tama (---.---.172.20) 3 janvier 2007 23:02

                  @ DW

                  Eh non, « bien que » ne peut en aucun cas être suivi de l’indicatif. Quelle triste réalité : vous fîtes une grausse fôte smiley.

                  S’il vous plaît, vérifiez vos sources (les miennes : Larousse 2000, Grevisse XIIIème édition et Robert 1998).

                  Déjà que vous martyrisez la langue française avec une allégresse confinant à la psychose, ayez au moins l’humilité de répondre « désolé, c’était un oubli » lorsqu’un trublion de passage vous reprend...


                • pingouin perplexe (---.---.12.64) 4 janvier 2007 00:22

                  La photo est effectivement insoutenable. Puisse-t-elle, par quelque sursaut indigné, rappeler éventuellement que l’humain vaudrait mieux que cela. Ceci, à condition, aussi, qu’il s’entende à traiter les autres espèces selon quelques notions... d’humanité.


                • Tama (---.---.172.20) 4 janvier 2007 01:18

                  @ 33.229.236

                  J’essaie de ne pas réagir aux trolls, mais bon, j’ai mes faiblesses...

                  - Vous qui n’avez jamais compris un quelconque livre d’économie (ouvert, sans doute, compris, j’en doute),
                  - qui détestez le principe du service public,
                  - qui niez l’existence d’un intérêt général n’étant pas nécessairement la somme des intérêts particuliers,
                  - qui estimez que les fonctionnaires et bénéficiaires de l’aide publique sont des parasites,
                  - qui estimez que les riches sont des faibles que l’Etat refuse de protéger (oh, les pauvres... Oups, non),
                  - qui n’avez sans doute jamais rien lu sur les conditions de travail au fil du temps,
                  - qui ne connaissez ni Weber ni Hobbes, ni Stiglitz ni Maris,
                  - qui pensez que l’absence de démocratie amène la neutralité de l’Etat,
                  - qui pensez si sincèrement que l’unique moteur de la Civilisation est le Marché libre de toute contrainte, et pas la gratuité de la culture ou l’absence de rareté de l’imaginaire humain,

                  Que feriez vous,

                  - Si l’Etat n’avait pas d’armée pour vous protéger,
                  - Si vous deviez payer 20.000 euros pour 1 mois aux soins intensifs (véridique),
                  - Si la police n’existait pas,
                  - Si les pompiers n’existaient pas,
                  - Si un ami devait vous facturer 20 euros à chaque fois qu’il vous résume un bon film ou un bon livre,
                  - Si vous deviez payer des droits d’auteur à chaque fois que vous chantez sous la douche, que vous repensez à un sketch ou que vous visualisez la Joconde en rêvassant,
                  - Si vous deviez payer votre copine à chaque baiser, vos amis à chaque rencontre,
                  - Si votre revenu était aligné sur celui d’un Malgache ou d’un Sierra Léonais ?

                  Sachez, provocateur de pacotille, que l’argent et le marché n’existaient pas il y a 100.000 ans et qu’ils n’existeront sans doute plus dans 100.000 ans. Sachez que l’individu, seul, avec toutes les libertés possibles et imaginables, n’est rien sans les autres, absolument rien. Sachez que, à ses débuts, l’homme vivait en abondance, sans concurrence, sans marché, il suffisait de se servir, et ça ne nous a pas empêché d’évoluer... Mais ce doit être votre plus grand cauchemar, je présume...

                  Tama, au service du public, qu’il soit riche et puissant ou pauvre et misérable smiley.


                • Tama (---.---.172.20) 4 janvier 2007 01:25

                  Erreur de manipulation : le post ci-dessus a été replacé plus loin...


                • (---.---.107.66) 4 janvier 2007 12:02

                  Excusez, j’avais cru bien faire au sujet du e. Je vous ai déjà lu corriger vos propres fautes. L’indicatif me paraissait ici suspect dans la mesure où, dans quasiment tous les cas, on emploie le subjonctif alors même que l’on veut parler de quelque chose de bien réel, ce que je m’expliquais en faisant l’hypothèse que l’indicatif ne pouvait être admis, par règle ou décret grammatical.

                  Cependant, dans « il n’est aucune formule si fixe qu’elle aurait ses exceptions », ne manque-t-il pas un n’ (ce que la grammaire n’autoriserait pas) ? A moins que vous ne vouliez dire le contraire de ce que je comprends et qui me paraît correct.


                • (---.---.229.236) 6 janvier 2007 13:14

                  « Vous qui n’avez jamais compris un quelconque livre d’économie (ouvert, sans doute, compris, j’en doute), »

                  D’autant que l’économie français contredit tout les jour mes brillantes théories libérals : les USA tremble, la GB s’étouffe, de nous voir ansi progresser dans l’économie mondiale, et dans les Université du monde entier on étudi avec avidité le modéle français..

                  « - qui détestez le principe du service public »

                  Police, Justice, Armée, les trois seuls service public. Les autres sont des « services public àla française », totalement inutile et parasite.

                  « - qui niez l’existence d’un intérêt général n’étant pas nécessairement la somme des intérêts particuliers, »

                  Oui, et aux USA ca marche trés bien. Vous, c’est le modéle Roussoiste URSS/NAZI que vous défendez. Ok, en cas de guerre je peux le comprendre, mais pas le reste du temps. L’Etat n’existe que pour défendre les interet particulier.

                  « - qui estimez que les fonctionnaires et bénéficiaires de l’aide publique sont des parasites, »

                  C’est une réalité.

                  « - qui estimez que les riches sont des faibles que l’Etat refuse de protéger (oh, les pauvres... Oups, non), »

                  D’ailleur, il est bien connu que les riches massacre réguliérement par des révolution sanglante les pauvres.. A non, c’est le contraire ! Dur !

                  Et oui, les riches furent les premiére victimes d’Hitler, avant même les Juifs. Car ils sont une minorité, donc n’ont pas de pouvoir.

                  « - qui n’avez sans doute jamais rien lu sur les conditions de travail au fil du temps, »

                  Mais si. Grosse amélioration grace au capitalisme/libéralisme, justement.

                  « - qui ne connaissez ni Weber ni Hobbes, ni Stiglitz ni Maris, »

                  Weber à écris des bêtise intelligente, hobbes est un totalitariste, Stiglitz écrit des livres qui défendent mes idées et a gagné un prix noble pour cela (depuis, il a tourné à 180 dans des livres stupides populistes. Sans doute pour se faire du pognon), et Mari est un communiste qui enseigne l’économie (! !) comme s’il y avait découvers la moindre chose et qu’il y avait partout des complots.

                  « - qui pensez que l’absence de démocratie amène la neutralité de l’Etat, »

                  La démocratie, c’est l’ancien nom de la démagogie. Donc oui, il faut neutraliser l’Etat, car sinon, évidement, les moins riches qui seront toujours les moins nombreux, ne pensent qu’à voler l’argent des plus riches.

                  « - qui pensez si sincèrement que l’unique moteur de la Civilisation est le Marché libre de toute contrainte, et pas la gratuité de la culture ou l’absence de rareté de l’imaginaire humain, »

                  La culture n’a rien de gratuite, elle obéi d’ailleur au Loi du marché. Quant à l’imaginaire humain, de quoi parlez vous ? Les informaticiens sont incapable d’écrire des logiciel sans erreur, alors même que tout les paramétres sont connu etle systéme fermé. Alors s’imaginer qu’on va pouvoir diriger des individue libre dans un systéme ouvert ! Ah HA HA !

                  « - Si vous deviez payer 20.000 euros pour 1 mois aux soins intensifs (véridique), »

                  Vous vous imaginez que vous ne les payez pas déja, sans doute ?

                  « - Si un ami devait vous facturer 20 euros à chaque fois qu’il vous résume un bon film ou un bon livre, »

                  Ou, méchant magazine littéraire et autre suplément culturel des journeaux ! Faut les interdires, non ?

                  « - Si vous deviez payer des droits d’auteur à chaque fois que vous chantez sous la douche, que vous repensez à un sketch ou que vous visualisez la Joconde en rêvassant, »

                  Hum, quel rapport avec le libéralisme, le capitalisme ou le marché ?????

                  « - Si vous deviez payer votre copine à chaque baiser, vos amis à chaque rencontre, »

                  Mais bien sur, vous ne faites jamais de cadeau, vous !

                  « Si votre revenu était aligné sur celui d’un Malgache ou d’un Sierra Léonais ? »

                  Et si vous vous étiez né en Allemagne en 1914 ? Vous seriez un Nazi. Et qu’est que ca prouve comme raisonement ?

                  « Sachez, provocateur de pacotille, que l’argent et le marché n’existaient pas il y a 100.000 ans et qu’ils n’existeront sans doute plus dans 100.000 ans. »

                  Aucune provocation. En tout cas pas plus que le jour ou un type à anoncé aux paysans que la terre était ronde. Si vous voyez des provocation la dedans, c’est que vous êtes Marxiste. C’est un choix, pas le mien, je préféres la Vérité.

                  « Sachez que l’individu, seul, avec toutes les libertés possibles et imaginables, n’est rien sans les autres, absolument rien. »

                  C’est exactement ce que dit le libéralisme, d’ou le marché, qui est un échange libre entre individu.

                  « Sachez que, à ses débuts, l’homme vivait en abondance, sans concurrence, sans marché, il suffisait de se servir, et ça ne nous a pas empêché d’évoluer... »

                  L’homme à passé sont temps à crever de fain avant que la capitalisme n’arrive. Vous racontez des contre vérités. Quant àla concurence, achetez un livre d’histoire, avec des images.

                  « Tama, au service du public, qu’il soit riche et puissant ou pauvre et misérable »

                  Tama, surtout au service de Tama, et de ses priviléges, qui vend fort cher par la violence fiscal de l’Etat des service que personne ne lui à demandé, et probablement avec une qualité moindre que ne le ferait une entreprise privé, et qui grace à cela laisse une ardoise de 2200 milliard d’euro à la prochaine génération (ca prouve que ca marche, le service public, cette dette..)


                • jkjb (---.---.98.180) 7 janvier 2007 10:09

                  vite un revolver !! j’ai pas envie de partager un monde tel que le vôtre. Aucune argumentation n’est utile avec vous . Un tissus de sophisme et un monde égoiste et stupide. Eh oui un Reptilien , ca pense ainsi .


                • vraitravailleur (---.---.196.87) 7 janvier 2007 22:11

                  votre contre-commentaire est intéressant mais il y a trop de fautes d’orthographe. Cela le rend difficilement lisible.


                • (---.---.69.165) 3 janvier 2007 14:31

                  merci de nous rappeler l’hérésie criminogène de la concurrence.


                  • Fred (---.---.20.123) 3 janvier 2007 15:02

                    Excellent Article qui me conforte dans mon idée que notre modèle de société n’est pas bon...

                    Comment le changer et surtout quand ? Faudra-t-il une guerre pour (re)initialiser un nouveau modèle, mettre à zéro les dettes pharaoniques des pays, cesser le diktat des USA ?

                    Ca ne peut pas bien finir.

                    Il reste à espérer que l’utilisation d’armes de destruction massive provoque le développement d’une espèce plus forte que l’homme pour le remettre à sa juste place dans la nature.... peut être les fourmis...

                    Ainsi l’homme ne se verait pas AU DESSUS de tout et donc de la nature, mais bel et bien DANS la nature.


                    • (---.---.229.236) 3 janvier 2007 15:18

                      « Ainsi l’homme ne se verait pas AU DESSUS de tout et donc de la nature, mais bel et bien DANS la nature. »

                      Ya mein Furer !

                      (Rien à branler de la nature)


                    • Thierry (---.---.130.76) 3 janvier 2007 15:13

                      Cet article est absolument affligeant, je ne peux pas ne pas réagir.

                      M. Dalmas, c’est vous qui devriez mieux lire Darwin, car si vous l’avez lu, vous n’y avez rien compris. Dans la théorie de l’évolution originelle, la sélection agit au niveau des individus ; dans la théorie moderne, elle agit au niveau du gène. Or vous prétendez qu’elle agit au niveau des espèces ! De même vous confondez la symbiose, notion qui concerne des espèces (donc non-concurrentes) et la coopération, notion qui concerne des individus d’une même espèce (donc concurrents). Comme exemple de coopération vous choisissez les fourmis, ce qui est très peu judicieux dans ce contexte, puisque les fourmis d’une colonie sont des clones, ce qui explique leur coopération (dans la théorie moderne).

                      Ensuite, vous vous permettez des affirmations péremptoires, comme "Si les hommes se sont constitués en société, c’est justement pour se protéger de l’hostilité de l’environnement naturel." N’importe quoi ! Et les animaux qui ne sont pas constitués en société, c’est sans doute parce qu’ils ne sont pas soumis à "l’hostilité de l’environnement naturel" ?

                      Enfin, on aimerait bien savoir qui sont exactement ces « libéraux » que vous critiquez si amèrement sans les citer. Critiques méritées si leurs idées proviennent d’une lecture du Darwinisme équivalente à la vôtre, mais n’est ce pas plutôt vous qui les avez aussi mal lu que vous avez lu Darwin ? Peut-être même ne sont ils qu’un phantasme psychologiquement confortable ?


                      • Thierry (---.---.130.76) 3 janvier 2007 17:27

                        M. Dalmas,

                        puisque vous ne jugez pas utile de me répondre, et parce que j’ai été trop court, je vais en remettre une couche.

                        Vous voulez critiquer les libéraux. Bien. C’est votre droit. Problème : vous ne comprenez pas bien leurs idées. Vous prétendez en effet qu’un de leur argument "est bien pratique pour justifier l’idée que l’Etat (garant de la loi) n’est pas nécessaire au bon fonctionnement des sociétés humaines". Or si vous aviez fait l’effort de cliquer jusqu’à wikipedia vous sauriez que la doctrine libérale veut préserver un Etat garant de la loi, et de son application.

                        Qu’à cela ne tienne, la critique sera facilitée en confondant libéralisme et darwinisme social, confusion complètement erronée, bien sur. Darwinisme social qui, selon vous, prétends que "c’est par la concurrence [] que nos sociétés humaines [] pourront se développer", alors qu’il s’agit d’une théorie qui tente d’expliquer la réussite sociale par l’hérédité.

                        Et qu’allez vous utiliser pour démonter tout ce fatras ? La théorie de l’évolution, bien sur ! J’ai montré ci-dessus comment vous la maltraitez. Non content de cette trahison, vous critiquez ceux qui l’emploient (selon vous) sous prétexte qu’elle "date quand même du XIXe siècle ! Et ils se disent modernes !" Avec cet argument, il ne faudrait pas lire l’Illiade... La faute de Darwin serait donc de ne pas vous avoir attendu pour être un génie.

                        Bref, vous critiquez un théorie que vous ne connaissez pas, en la maquillant en une théorie que vous ignorez, et en utilisant une théorie que vous ne comprenez pas.

                        Ah oui, vous utilisez aussi votre science anthropologique (innée ?), pour affirmer par exemple que l’"idée selon laquelle les hommes s’entendraient ensemble de manière « naturelle » est tout bonnement stupide". L’homme ne serait donc pas une espèce sociale, n’aurait pas vécu en tribus de chasseurs-cueilleurs, et n’aurait pas développé le langage (pour s’entendre, justement).

                        Et c’est vous qui parlez de « poudre aux yeux » ! En fait, c’est Demian West qui a raison : il s’est arrêté à la photo racoleuse que vous avez jointe à votre article. Votre pensée ne vaut guère mieux.


                      • Frédéric Dalmas frédéric dalmas 4 janvier 2007 12:57

                        Cher Monsieur,

                        Tout d’abord, gardez vous des affirmations insultantes du genre « votre pensée ne vaut guère mieux ». Je ne prétend pas avoir tout lu et être un grand « penseur », contrairement à la posture que vous semblez prendre. Je suis un simple citoyen qui s’informe et qui émet un avis, qui est un avis documenté quoi que vous en disiez. D’autre part votre réponse violente témoigne de votre manque de mesure, caractéristique d’une personne guidée par une idéologie.

                        Je ne répondrai pas à quelqu’un qui dans sa manière d’écrire ne respecte pas son adversaire.

                        Je vous demande juste de prendre en compte la sanction de l’opinion pour juger de votre réponse(regardez l’évaluation de vos commentaires : -3 et -6)...

                        Je vous encourage à écrire un article sur Agora Vox pour exposer vos idées... on verra bien ce qu’en penseront les lecteurs


                      • (---.---.130.76) 5 janvier 2007 15:05

                        Cher M. Dalmas,

                        je vous remercie de votre réponse, même si je la trouve aussi décevante que votre article. Si j’ai pointé vos erreurs, ce n’est pas pour adopter une « posture » équivalente à celle d’Auteur d’article sur agoravox (excusez-moi de ne pas monter aussi haut !). Ni aveuglé par je ne sais quelle « idéologie » ; je n’ai pas exprimé la moindre opinion politique. Il est vrai que j’ai montré mon goût pour la théorie de l’évolution, mais seuls les créationnistes la considèrent comme une idéologie.

                        J’ai pointé vos erreurs parce que je sais que ce sont des erreurs. J’ai dit en quoi ce sont des erreurs. Les votes que vous évoquez ne transformeront pas vos erreurs en vérités. J’aurais même pu vous donner des références si vous me les aviez demandées. Vous préférez l’ignorance : tant pis pour vous !

                        S’il vous prend encore la fantaisie d’écrire des conneries sur un sujet qui me tient à coeur, sachez que je ne vous raterai pas. J’espère qu’au moins cette menace vous incitera à vous documenter sérieusement avant de vous lancer.

                        C’est ma façon de vous respecter.


                      • (---.---.229.236) 6 janvier 2007 13:18

                        « Je suis un simple citoyen qui s’informe et qui émet un avis, qui est un avis documenté quoi que vous en disiez. »

                        Evidement, on ne peut pas tout savoir.

                        En l’occurence cependant, le Darwinisme social se trouve exposé par Zola, dans sa fameuse série. On voit bien dans son oeuvre que les probléme des héros n’ont aucun rapport avec le marché, mais au fait qu’ils sont débiles mentaux pour la plupart, du fait de l’hérédité.


                      • Thierry (---.---.130.76) 6 janvier 2007 18:24

                        Votre remarque sur Zola est très judicieuse. En plus, le but de Zola n’était pas de condamner les pauvres à leur hérédité, mais d’améliorer leurs conditions de vie, afin d’éviter la « dégénérescence » de la « race » humaine. Comme quoi, une théorie (même fausse) ne détermine pas les buts politiques qu’elle peut servir.

                        C’est pour une raison similaire que le lamarckien (et charlatan) Lyssenko était soutenu par l’URSS.


                      • jlouis (---.---.224.201) 7 janvier 2007 01:36

                        Il n’est pas honnete de refuter un argument en disant que la masse est favorable a votre cote. Il fut un temps, la plupart des gens de la planete pensaient qu’elle etait plate... et pourtant, elle est ronde et elle tourne !


                      • Patrick (---.---.101.8) 3 janvier 2007 15:38

                        Cher Frédéric Dalmas,

                        Apparememnt vous êtes un prof issu de l’éducation nationale. Vous ne connaissez pas trop le monde de l’entreprise, et ça se voit. Il serait inexact de dire que votre vision du « libéralisme ultra » est caricaturée, car la caricature est basée sur l’exagération de traits réels. Elle est complètement fantasmée, inventée. Quel parti politique, quelle personnalité défend la « concurrence » telle que vous la décrivez ? Personne, et pour cause.

                        Je travaille pour une entreprise et même pour une banque smiley. Nos clients sont exigents : il demandent sans cesse plus, ils n’hésitent pas à faire des appels d’offres avec 12 banques pour prendre le moins cher. Ils nous obligent à faire toujours mieux. Est-ce que ça signifie qu’on va étriper les employés de nos concurrents, comme les chiens sur la photo ? Non, bien sûr que non. Il faut jouer selon les règles, et c’est le rôle de l’Etat notamment de garantir que les règles sont respectées.

                        La concurrence, ça ne veut pas dire la guerre ni l’anarchie : ça veut dire que le client a le choix, et que les entreprises doivent faire des efforts pour être choisies. Et pour s’adapter aux besoins du client qui changent. C’est l’opposé du monopole, ou le client n’a pas le choix, et l’entreprise fait peu d’efforts et ne s’adapte pas aux changements.

                        L’adaptation aux changements, c’est bien là le point clé. C’est la différence entre entreprise et administration, économie de marché et économie administrée, liberté ou planification.

                        Comparez Europe de l’Est et Europe de l’Ouest sur les 50 dernières années, on a tout de même l’impression que l’économie de marché bien encadrée est plus efficace que le communisme pour créer le bonheur et la prospérité. Tout n’est pas parfait dans le Monde, loin de là, mais je ne vois pas en quoi remplacer les entreprises par des monopoles d’Etat pourrait améliorer les choses. J’ai plutôt l’impression que ça serait le contraire.

                        En résumé : vive la liberté et donc vive la concurrence !


                        • Frédéric Dalmas frédéric dalmas 3 janvier 2007 16:13

                          La catégorisation des individus en « issus de l’éducation nationale » et « issus du monde de l’entreprise » m’a toujours parue limitée. Dans les deux mondes il y a des gens qui vivent avec les oeillères qu’impose leur milieu.

                          Le monde de l’entreprise n’est pas plus le monde « réel » que le monde de l’administration... les libéraux actuels croient souvent que les phénomènes qui se jouent au niveau microéconomique (l’équilibre de l’offre et de la demande, la relation client-entreprise, etc.) peuvent se généraliser au niveau macro. Mais il faut prendre du recul.

                          Et si vous lisez bien ce que j’ai écrit je ne dis pas que toute forme de concurrence est mauvaise, et je ne parle pas d’économie centralisée (d’ailleurs à chaque fois qu’on se permet d’interroger la notion de concurrence, il faut qu’on se fasse taxer de communiste qui voudrait que tout soit monopole d’Etat). La coopération entre individus, groupes ou entreprises, n’a rien à voir avec un contrôle étatique.

                          La concurrence est utile dans certains cas (la banque, la vente d’automobiles, de biens de consommation courante..) mais nocive dans d’autres (le transport ferroviaire, l’Energie, la Poste, l’Education, la Santé...). Et certes la concurrence fait baisser les prix, mais à quel prix ? Pour baisser les prix il faut aussi dans certains cas baisser les coûts (et les côuts du travail entre autre, d’où emplois mal payés, pression sur les salariés, réducation des effectifs, délocalisation vers des pays peu regardant niveau droit du travail, etc..).

                          Tout est une question d’équilibre entre concurrence, intervention de la puissance publique, coopération, en gros liberté, égalité et fraternité..


                        • (---.---.229.236) 3 janvier 2007 18:27

                          « La concurrence est utile dans certains cas (c..) mais nocive dans d’autres (le transport ferroviaire, l’Energie, la Poste, l’Education, la Santé...). »

                          Affirmation gratuite ! (D’ailleur la banque, la vente d’automobiles, de biens de consommation courante était étatisé en France il y a encore 30 ans...)

                          Je rappel qu’aucun économiste sérieux ne conteste les vertus de la concurence, même Karl Marx...

                          Je comprend que certains voudrait vivre en URSS, sans concurence libérale, sans choix, sans avoir à se fatiguer. Mais ce systéme n’est pas viable. La concurence permet l’auto régulation et la satisfaction au plus prés des besoin du client. Sans compte l’énorme avancé scientifique qu’elle provoque.

                          Quand à savoir si la concurence est naturel ou non, il suffit de voir les bagares entre administration pour les budgets et autres bureaux neufs, alors même que cela ne change rien aux conditions de travaille et salaire des fonctionnaires, pour le vérifier..


                        • (---.---.229.236) 3 janvier 2007 18:28

                          « Le monde de l’entreprise n’est pas plus le monde »réel« que le monde de l’administration... »

                          Bein si, puisque l’un vie au crochet de l’autre, sans produire de valeur.


                        • Patrick (---.---.101.8) 3 janvier 2007 18:34

                          << La catégorisation des individus en « issus de l’éducation nationale » et « issus du monde de l’entreprise » m’a toujours parue limitée. Dans les deux mondes il y a des gens qui vivent avec les oeillères qu’impose leur milieu. >>

                          Perso j’ai testé les deux, donc logiquement je devrais avoir moins d’oeillères que la moyenne. Loin de moi l’idée de vouloir vous coller une étiquette, mais votre article est tout de même très partisan (cette odieuse image de pitbulls ensanglantés !) et très loin de ce que je vis au quotidien.

                          La concurrence dans le domaine de l’éducation, ça existe : les candidats au concours de l’agrégation sont bien en concurrence les uns avec les autres. Et les classes prépa sont en concurrence entre elles (leurs profs sont notés selon les résultats de leurs élèves). Les universités aussi (au niveau mondial). Mais c’est de la concurrence dans le bon sens, qui pousse les gens à se dépasser.

                          << La compétitivité, l’adaptation nécessaire, c’est de la poudre aux yeux pour nous cacher les mécanismes qui, à l’échelle internationale, rendent le monde extérieur hostile >>

                          Quels mécanismes ? Quel extérieur ? Quelle hostilité ? Je trouve le monde moins hostile aujourd’hui qu’à l’époque où Christophe Colomb a traversé l’Atlantique. D’ailleurs, ce sont des marchands, pour faire concurrence à d’autres marchands sur la route des épices, qui avaient entrepris cet audacieux voyage...


                        • l'Omnivore Sobriquet l’Omnivore Sobriquet 3 janvier 2007 16:20

                          Une joyeuse et riante photo qui illustre cet article... Je le lirai très probablement tout à lheure mais restons-en à cette photo.

                          Cette image insoutenable de violence : comment pouvez-vous ?? Z’êtes en culte de l’Art Contemporain ? , actionnaire du réseau Carthasis ? M’enfin peut importe...

                          Plus important : voyez les barreaux à l’arière plan, derrière les ienchs. Ils sont en cage. On peut les imaginer drogués aussi, à coup sûrs ivres de haine, ça c’est très visible. Très importante cette remarque : ce n’est pas la nature que vous nous présentez ici, et je suppose dont vous débattez à propos de ’libéralisme’ (ultra zéta et ceatera) : c’est la dénature.

                          Concurrence et même affrontement haineux, entre jeunes mâles dans des effluves de femelles chaudes et jeunes par exemple, ça existe dans la nature, mais ça ne donnera pas ce spectacle de ce regard affreux, trostkiste, porteur de valise, que vous nous infligez en ’accroche’ de votre papier. Jamais. Dans la nature, la sauvagerie a ses limites... naturelles.

                          Tout ça pour dire, que dans la dénonciation de l’ultralibéralisme comme on dit, du capitalisme soit-disant sauvage, le gôchiste omet toujours cette indispensable précision : c’est *en cage* que l’homme est un loup pour l’homme, c’est *dans le poulailler* que le renard est indécent de luxure meurtrière, envers nous tous les poules enfermées...

                          C’est parce que nous sommes enchainés dans une boîte à regarder une autre boîte, dont les taches lumineuses figuratives qui remuent avec du son nous incitent à aller dans une autre grosse boite donner tout ce que nous promettons d’ammasser le mois prochain, en confiance ménagère ; c’est parce que nous sommes coincés dans l’ornière, vissés à la planche, collés à la paillasse, que l’Orange-cubik et mékanik qui nous passe en revue est cette saloperie rousseauiste et gastrique détraquée qu’il faut combattre avec la dernière énergie.

                          Oui l’ultra-libéralisme sauvage d’aujourd’hui, l’Europe-sans-frontières comme on dit à gauche (’de gouvernement’), est effectivement porteuse de ce danger. C’est la grande unification des anciens frères ennemis : socialisme et grand-capitalisme, sous la bénédiction du shamane et son hochet aux grands-yeux qui n’en rêvait pas d’autant... Vive la nature riante, et la civilisation humaine, contruite dans la durée. Ici c’est la catholique bien sûr, que je regrette. Je regrette même ’la colonisation’, le temps où, ici, il y avait ’un colonisateur’, où l’on *privilégiait* le vertueux, fut-il franc-mac (oui !), et en public...

                          Il faut donc rétablir des frontières, intelligentes bien sûr, et une entité politique d’échelle nationale.

                          Laissez tomber Bayrou...


                          • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 3 janvier 2007 16:27

                            La concurrence pure et parfaite n’est qu’un idéal régulateur inaccessible ; mais cela ne prouve pas qu’il ne puisse jouer un rôle positif pour les consommateurs -que nous sommes tous- dans la mesure où il n’est pas la guerre de tous contre tous et donc que cet idéal ne dégénère pas en une lutte sauvage pour la domination monopoliste des forts contre les faibles.

                            Cet idéal exige donc une régulation politique pour faire de l’autonomie économique une liberté au service de tous.

                            La concurrence idéale n’est en rien une loi naturelle : la nature refuse la concurrence dès lors qu’elle produit des monopoles, c’est à dire qu’elle élimine définitiverment les momentanément faibles. De même une compétition sportive n’élimine pas toute concurrence : le succès n’est jamais définitif ! De plus il n’y a pas de concurrence économique sans coopération. Le concurrence fait donc de la compétition le moyen de la satisafaction de tous sous l’autorité de la politique juste. Nous avons donc le choix entre le guerre exterminatrice pour la domination plus ou, moins vécue et voulue comme définitive (qui a dominé l’histoire des hommes) et la concurrence ou compétition économique pacifique ouverte. (voir la relation entre la Chine et l’occident)

                            Conclusion : Il n’ y a pas d’économie libérale pacifique (et donc libérale) sans politique de justice sur le plan international. De même qu’il n’ y a pas de jeu sportif sans règles d’égalisation des conditions et sans arbitrage hors du jeu.


                            • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 3 janvier 2007 17:45

                              Très heureux de votre brillante réintégration sur AV, qui est aussi une victoire de la démocratie, je vous présente mes meilleurs voeux ainsi qu’à toute l’équipe d’AV qui vous a rendu justice. Mais, si je suis toujours opposé au principe de cette démocrasouille électoraliste (à propos des commentaires) qui nous a fait nous rencontrer, je constate que la dernière formule le vide de son sens le plus délétère (c’est à dire le plus tyrannique). C’est aussi une avancée dont nous sommes responsables et qui, par un biais ou un tour détourné , nous rend raison sur le fond.

                              Reste à mettre en oeuvre un véritable arbitrage modérateur.


                            • (---.---.229.236) 6 janvier 2007 13:27

                              « Cet idéal exige donc une régulation politique pour faire de l’autonomie économique une liberté au service de tous. »

                              Pitié non !

                              Une régulation politique, ca s’appel en français un Plan quinquenal ! (politique, donc politicienne !)

                              Vive la dérégulation, vive Reagan et Thatcher, et que l’Etat se contente de d’encadrer les régles de la concurence.

                              « La concurrence idéale n’est en rien une loi naturelle : la nature refuse la concurrence dès lors qu’elle produit des monopoles »

                              Un peu de sérieux ! Si des type passent des diplomes, c’est justement pour « refuser la concurence ». Le but de la concurence est le refut de la concurence, donc le Progrés.

                              « De même qu’il n’ y a pas de jeu sportif sans règles d’égalisation des conditions et sans arbitrage hors du jeu. »

                              Régles d’égalisation ? Bein voyons ! Pour quoi ne pas mettre en pratique cette belle théorie, et faire sauter à la dynamite nos université, grandes écoles, hopitaux, et tout autre chose que n’ont pas les africains (ou je ne sais qu’elle amazonien dans sa savane) et qui leur font donc de la concurence inégalitaire ? Les diplomés aux fours !

                              Si on est égale, c’est qu’on est mauvais.


                            • Bernard Dugué Bernard Dugué 3 janvier 2007 16:30

                              Article bienvenue dans un monde de frénésie économiste

                              La concurrence, dans la Nature, n’est pas une nécessité mais le résultat d’un état du biotope et d’une évolution faite spontanément. Quand la ressource vitale est limitée, il y a compétition et concurrence mais les processus naturels limitent la concurrence (affaire à analyser)

                              Dans notre monde, la concurrence est organisée parce qu’il y a compétition pour une seule denrée, universelle, l’argent. Cela n’a rien de naturel mais tout de culturel

                              Darwin n’a rien à faire dans l’économie et ceux qui s’en servent usent d’une mauvaise foi épistémologique flagrante.En fin de compte, c’est assez simple cette concurrence, comme une course, on met les gens sur la piste de départ, ceux qui arrivent les premiers sont sélectionnés et on recommence


                              • GRL (---.---.91.38) 3 janvier 2007 17:51

                                C’est clair , cette photo est un déni de la vie même , elle ne trouve prise que dans une réalité humaine vécue comme insupportable et transposée sur des animaux . En fait , votre photo est plus parlante que l’article , mais illustre quelque chose qui n’a rien à voir avec la concurrence , encore moins la concurrence naturelle. D’ailleurs Darwin est quelque peu dépassé aujourd’hui ...

                                Aujourd’hui qu’on commence à savoir , à reperer que la concurrence naturelle en question semble s’exprimer chez un etre humain , à plusieurs niveaux de concurrence embriqués , qui ne vont pas tous dans le même sens .

                                Les concurrences interindividuelles , on s’occupe depuis l’antiquité à essayer de les coder par les lois et le code de vie. Même les combats de gladiateurs n’existent plus que de façon codée , dans les multiples arenes du sport , ... vous auriez pu montrer celà d’ailleurs si vous y teniez.

                                De fait , il y a des hommes qui concourent à l’interieur de groupes d’opinion , de familles de clans , oui , à l’interieur.

                                Et il y a autant de groupes , de familles et de clans qui concourent entre eux. La politique nous montre bien celà en ce moment. A l’interieur , des querelles de pouvoir , à l’exterieur , la guerre du pouvoir .

                                L’assimilation d’un groupe vaincu se fait toujours sur le même principe que la phagocytose cellulaire , lyse du groupe vaincu , et réassimilation de ses éléments désormais sans ciment , de ses bases à nouveau libres , comme une nourriture.

                                Les corps politiques le font : naissance , croissance , contact , combat , destruction , assimilation.

                                Les nations le font , les religions le font , tous les groupes idéologiques le font , tous les empires ont finalement tous connu la décadence et leur cycle de vie apparait clairement dans l’histoire de tous les peuples, toutes les religions ont l’ensemble de la terre comme terre promise pour motiver leur appetit sans fin , leur eternelle concurrence.

                                L’appétit du groupe social , est de fait ,à peu pres insatiable.

                                L’individu , là dedans vit une double concurrence si l’on s’interesse qu’aux plus visibles. Mais le mouvement de son corps social en concurrence ne l’amene pas forcément sur le même chemin que ce qu’il vit en terme de concurrence individuelle. Une armée en guerre , n’est pas comme on pourrait le croire , des milliers d’individus ayant tous décidé de faire la guerre , mais des cellules obéissante d’un corps social en concurrence.

                                De même , le corps humain , pour partir dans l’autre sens , est lui même , une foule d’acteurs à priori autonomes en concurrence , et lorsque vous devez rester tres longtemps alité par exemple , les cellules musculaires qui ne servent plus , sont éliminées du corps , vous maigrissez , mais pas par concurrence de leurs voisines , plutôt par votre etre en entier qui n’en a plus besoin. Oui , c’est une façon intrinseque d’envasager un sacrifice au nom du groupe .

                                Il semblerait pour finir , qu’on commence à identifier les mêmes niveaux de concurrence des le niveau atomique de la matière , les electrons etant , si je ne m’abuse , répartis par niveau , et tous prets à bondir jusqu’au sommet , et ce dans chaque atome. Certains auteurs l’expliquent tres bien.

                                Et alors tout çà un seul etre humain semble le vivre en même temps et dans tous les cas , il est question de croitre , d’arriver au sommet de combattre , d’assimiler le vaincu pour croitre encore , et effectivement , un jour , d’etre à son tour détruit.

                                Mais les concurrences , humaines par exemple , sont multiples , et paralleles dans la vie d’un homme. Tous ces actes ne servent pas forcément la concurrence individuelle , parfois , le groupe décide de l’attitude d’un homme , parfois , celui ci refuse son groupe d’appartenance , s’isole , déprime , et parfois en meurt.

                                j’entendais à la radio , un homme parler du cancer , il disait que cette maladie était ... le stade le plus proche de l’immortalité ... Des cellules se rebellent , refusent en quelque sorte de vieillir , et le groupe qui les contient , le corps , lui , curieusement , en meurt ... Voilà donc à propos de l’utilité possible de la mort .

                                De même , dans le gênome de chaque etre , est maintenant reconnue , une petite séquence servant à l’apoptose cellulaire , c’est à dire , à l’autodestruction de la cellule.

                                Il y a semble t-il dans la nature , des milliers de paris embriqués à des niveau de gravité différents que celui qui tient un humain les deux pieds sur terre. Chaque groupe social , chaque famille , chaque individu , chaque cellule de celui ci , et peut etre , chaque atome de la matiere , semble connaitre simultanément plusieurs niveaux de concurrence. Darwin a fait un bout du chemin , certes ... mais le plus beau est cetainement encore à découvrir

                                GRL.


                                • Ontologiae 3 janvier 2007 17:51

                                  Article intéressant, touchant une des axiomatiques du libéralisme et du néolibéralisme.

                                  Je reprend les critiques de Thierry, plus bas. J’ai en effet l’impression que vous comprenez mal, vous aussi, les mécanismes de sélection Darwinien.

                                  En informatique, on utilise des mécanismes de pression évolutive afin de faire évoluer des animaux virtuels et autres algorithmes. On y découvre que la sélection Darwinienne intervient comme le précisait Thierry au niveau du gène. Personnellement, je pense qu’il intervient aussi à plusieurs autres niveau, du moment qu’il y ait un mode d’expression des gènes basé sur un métalangage. Le langage génétique (basé sur les codons ACTG) permet de coder diverses synthèses protéiques. Il s’agit d’un métalangage du fait qu’il exprime un « objectif » (une protéine déterminé) indépendament de son objectif, tout en codant les moyens de sa propre lecture (eh oui, le code génétique permet de « générer » des cellules, elles mêmes capable d’effectuer des synthèses protéiques par lecture du code, ça se mort la queue). On a donc un système complexe à multiple niveau, avec possibilités d’interaction entre chaque...

                                  La coopération ? Il s’agit d’un comportement émergent correspondant à un équilibre entre les intérêts individuels des membres d’une espèce (ie. Transmettre son patrimoine génétique : nos gènes se servent de nous), et survie du groupe, permettant à chacun de trouver son bonheur. La coopération émerge chez les hémynoptères sociaux (les insectes sociaux quoi) et chez les vertébrés, le plus souvent. Beaucoup de mammifères coopèrent en formant des structures sociales complexes assurant leadership et répartition des tâches.

                                  (Lire : http://www.eyrolles.com/Sciences/Livre/9782804134426/livre-les-societes-animales.php?xd=7262d121005c9b6c2db64122b5094655 )

                                  Autre chose, la morale émerge elle aussi par sélection darwinienne, en permettant une coopération plus efficace ; il faut donc toujours faire très attention quand on l’invoque. La morale émerge à mesure que les capacités cognitives d’empathies augmentent. (Lire : http://www.tv5.org/TV5Site/litterature/critique-111-frans_dewaalle_singe_en_nous.htm )

                                  Bref, je m’écarte.

                                  L’erreur des libéraux et néo-libéraux est justement de ne pas comprendre que c’est justement la sélection darwinienne qui a sélectionné la solidarité. Ils n’en n’ont retenu que l’aspect « loi de la jungle ».

                                  Plus généralement et plus fondamentalement, le débat revient toujours au même dileme :

                                  Les systèmes sociaux sont-ils déterminés par des paramètres macro (population, culture, climat, structures sociales) comme le pensent les déterministes, ou sont-ils la superposition d’individualités (l’individualisme méthodologique ou réductionnisme), dont la somme compose la société, comme le pensent les néolibéraux (tatcher a dit « There’s no such thing as a society ») ?

                                  Dans le cerveau d’un néolibéral, l’évolution de la société par décision collective n’existe pas et n’est pas pensable, car il ne peut émerger de structure supérieur à la somme des individus par leurs action concertés (alors que la théorie de la main invisible sous tend, au fond, le contraîre)


                                  • Frédéric Dalmas frédéric dalmas 4 janvier 2007 13:08

                                    Merci de ces précisions savantes. Ce commentaire est très constructif.

                                    Je ne suis pas un expert en biologie, je ne prétends pas être un fin connaisseur des mécanismes de sélection darwiniens.

                                    Je pense juste que les ultralibéraux ne sélectionnent des différentes théories dont ils se réclament ce qui les intéresse.


                                  • (---.---.229.236) 6 janvier 2007 13:29

                                    « la solidarité, loin d’être une rêverie altruiste, trouve aussi sa justification dans son efficacité. »

                                    2200 milliards de dettes, c’est pour vous le résultat de l’efficacité de la solidarité ???????


                                  • Thierry (---.---.130.76) 3 janvier 2007 18:35

                                    @ Ontologiae

                                    Enfin quelqu’un qui me comprends ! smiley

                                    Merci pour vos lumières sur la coopération. Je ne suis pas tout à fait d’accord avec votre conclusion. Les libéraux « purs » veulent limiter l’Etat à la sécurité (justice, police, armée) et laisser le reste au marché. Cela n’est pas incompatible avec la coopération, puisque le marché est justement un système qui organise la coopération. Grâce au marché, j’utilise le travail et les compétences des autres, ils utilisent les miens.

                                    Enfin, une remarque sur le « métalangage » ACTG. Un métalangage est un langage qui permet de parler d’un langage, le code génétique serait donc un métalangage puisqu’il permet d’exprimer la protéine (le ribosome) nécessaire à l’expression du code génétique, c’est ça ?

                                    Mais contrairement aux langages, le code génétique n’a qu’une interprétation figée : ce n’est pas un langage, mais un code. Ou un métacode, si vous voulez. Ce qu’il peut exprimer sur lui-même est très limité, et se résume à : encore, encore, encore... smiley


                                    • Ontologiae 5 janvier 2007 12:32

                                      Je me suis aperçu de mon erreur, il faut donc que j’y réfléchisse. J’y consacrerai d’ailleurs probablement un article, c’est un sujet fondamental.

                                      Quid du métalangage ?

                                      En informatique, un métalangage est un langage de programmation à l’aide duquel on définit ce que l’on veut obtenir. On passe d’une sémantique dénotationelle/axiomatique à une sémantique opérationelle. En axiomatique, on définit ce qu’on veut obtenir. En opérationnel, on définit les états mémoires successifs d’un automates qui va faire le travail : on décrit comment on va faire pour l’obtenir. C’est d’ailleurs l’origine des bugs : on se plante facilement à décrire l’algorithme permettant d’obtenir ce que l’on veut. http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9mantique_axiomatique http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9mantique_op%C3%A9rationnelle http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9mantique_d%C3%A9notationnelle

                                      SQL ou les expressions régulières sont des exemples de langages à sémantique axiomatique, ou métalangage. En effet, on se contente de décrire ce que l’on cherche. SQL est un langage permettant de récupérer des données dans des bases de données. Ce site, comme quasiment tous les autres utilisent massivement ce langage. http://fr.wikipedia.org/wiki/SQL

                                      Select Nom_Ville from liste_villes where region=’PACA’ and nb_habitant>150000

                                      Dans cet exemple, le moteur de base de données va générer un algorithme qui va sélectionner dans la base les villes de la région PACA de plus de 150 000 habitants. On a bien un méta langage : SQL.

                                      C’est pareil pour la génétique : le code génétique est un métalangage décrivant un but (une séquence protéique). J’en suis venu à penser (et attention, pour moi, il n’y aucun finalisme là dedans, que des maths) qu’il doit y avoir plusieurs niveau méta. J’en suis venu à cette conclusion lorsqu’un ami m’expliquait qu’il existe une sorte de second coeur dans le cou de la girafe, et que le fait qu’il soit apparu au hasard d’une mutation génétique est un peu gros. Je pense donc que le code génétique (à moins que ce soit son sous système d’expression) possède un sorte de système de cohérence qui exporte les contraintes : si le cou s’allonge, alors la contrainte de pompage est automatiquement transféré dans le code codant l’embryogénèse (les gènes architectes). Je ne suis pas biologiste, mais algorithmiquement il doit y avoir un truc dans le genre.

                                      Ainsi va d’ailleurs (je pense) la société : constitué de divers systèmes multi-agents (SMA) http://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_multi-agents (la notion est récursive : un agent peut être un système multi agent (ie. une entreprise est un agent d’un SMA « groupe », un service dans une entreprise est un agent du SMA entreprise, un employé est un agent du SMA « service compta de l’entreprise »)), les différents niveau interfèrent entre eux aux moyens de divers métalangages edictant des métarègles (une métarègle étant une règle générant des règles).

                                      Il reste à prouver que le darwinisme émerge d’un système multi agents structuré et généré par un métalangage capable de se reproduire, apparier, etc... mais j’ai faim smiley


                                    • Ontologiae 5 janvier 2007 17:03

                                      « Il est ainsi probable que des millions d’espèces n’ont pas survécu faute de « chance » dans la loterie des mutations. Qu’en pensez-vous ? Ai-je lu Monod trop jeune ? »

                                      Bien évidemment. Je pense aussi que le hasard est déterminant et s’est peut être joué à pas grand choses pour certaines espèces. Le hasard doit jouer su plusieurs tableaux :
                                      - Affiner la préstructuration dont je parle : si je reprend mon modèle, au cours de l’évolution, des femelles ont sélectionnées des mâles aux longs cou. L’évolution du patrimoine génétique s’est dirigé vers la formation de cet espèce de coeur annexe par propagation de contraintes, mais c’était surment une simple tendance qui a été affinée au hasard. En terme mathématique, on aurait une pré-sélection (de par la structure génétique) d’un sous espace solution (en dimension n) qui contiendrai l’espace solution « correcte ». L’évolution, à ce niveau s’occuperai de sélectionner le sous espace « correcte » de ce sous espace.
                                      - Je suppose qu’il y a plusieurs possibilité de préstructuration (de recherches de sous espaces approchant l’espace solution algorithmiquement correcte) du code génétique et que le hasard intervient là aussi. Dans le cas de la girafe, il y a pu avoir une sélection entre l’option « Coeur central plus gros » et « deuxième coeur d’appoint dans le cou ».

                                      Mais de toutes façon on en sait rien, d’une part parce ce genre d’idée est inacceptable pour les biologistes (j’ai testé...), qu’ils n’ont de toutes façon pas la culture mathématiques/informatique pour le comprendre, et que l’on voit les tous début de cette science de la complexité au niveau mathématique (car fondamentalement, ce sont des maths).


                                    • (---.---.229.236) 6 janvier 2007 13:31

                                      « Non, le marché n’est pas « un système qui organise la coopération » : c’est un ensemble de processus conflictuels, qui agissent par élimination, ne serait-ce que pour la formation d’un prix. »

                                      Je ne vois pas ou vous voyez des conflit, vous.

                                      Vous avez faim, vous voulez des petits pois, il y a trois marques, trois prix, vous faite votre choix, ou voyez vous des conflits la dedans ??? Vous faites vos courses avec un révolver ?


                                    • Thierry (---.---.130.76) 6 janvier 2007 14:49

                                      A Ontologiae,

                                      ça ne m’étonne pas que votre position, qui ressemble fort à du Lamarckisme, ne passe pas chez vos amis biologistes. Et je vous signale aussi qu’il y a des biologistes mathématiciens (Antoine Danchin, par exemple). Ne les sous-estimez pas.

                                      J’en profite pour vous suggérer un nouveau pseudo : Téléologiae. smiley


                                    • who_cares (---.---.101.247) 6 janvier 2007 18:37

                                      A propos du cou de la girafe, il intègre dans ses artères des valves anti-retour ce qui facilite la montée du sang jusqu’au cerveau, la nature est décidément bien faite !

                                      Quant à son système capillaire au niveau des pieds il supporte une bien plus grande pression du fait de sa taille que chez les autres animaux, la Nasa les étudiaient pour comparer avec les reflux sanguin vers les extrémités des membres, auxquels sont assujettis les humains en appesanteur.

                                      Le système sanguin des pieds du manchot empereur est lui aussi remarquable (essaie de tenir debout pieds nus 2 mois sur la banquise :) mais bon , je vais pas en parler parce je suis déjà suffisamment hors sujet :)


                                    • minijack minijack 3 janvier 2007 18:48

                                      Je trouve votre sujet intéressant, mais vous le traitez fort mal selon moi.

                                      Je peux comprendre qu’on soit contre une « concurrence à couteau tirés » ainsi que l’illustration le suggère. C’est une caricature à la mode dans le monde libertaire où le collectif s’enracine fortement. Mais c’est aussi utopique que plein de contradictions.

                                      Comment pouvez-vous à la fois vous appuyer sur des arguments temporels en expliquant que les espèces ont évolué « très lentement » sur des millénaires, ceci afin de conforter par opposition votre point de vue « culturel », et dans le même paragraphe ou quelques lignes plus loin, refuser ce temps à la société culturelle en arguant du fait que le Darwinisme n’aurait qu’un peu plus de cent ans, et que donc il aurait forcément tort ?

                                      D’autre part, vous citez en exemple la coopération entre le requin et son poisson pilote. Mais dans ce cas de figure allégorique, lequel des deux préféreriez-vous être ?

                                      Je passerai sous silence « l’évolution » des fourmis qui me semble s’être arretée depuis quelques millions d’années. Et s’il est vrai que les fourmis existent encore, je ne leur envie pas pour autant leur qualité de vie... Comme quoi le « collectif » n’est pas non plus la formule idoine.

                                      La Culture et la Loi existent dans les sociétés animales. Simplement elle ne sont pas écrites, mais les relations entre individus sont tout autant que nous marquées par le rang social et les usages.

                                      Quant à votre comparaison aux sociétés animales dans lesquelles on sacrifie quelques progénitures pour la survie du groupe, chose inacceptable dans la société humaine, je suis au regret de vous dire que c’est complètement faux. De nombreuses sociétés humaines sacrifient leurs enfants. Je dirai même que les sociétés primitives en sacrifient beaucoup moins que nous, puisque avec la pollution que nous avons produite nous sacrifions carrément toutes les générations futures.

                                      Comme disait ce cher Einstein (lui aussi né au XIXeme siècle) : tout est donc TRES RELATIF !

                                      La vérité, comme toujours, est un savant équilibre entre les deux tendances de la nature humaine, le naturel et le culturel. L’un doit être pondéré par l’autre, mais les deux DOIVENT coexister. L’évolution ne serait pas ce qu’elle est si la concurrence n’en avait pas été le moteur, mais si l’égalité entre individus ou entre espèces de fait n’existe pas, l’amour du prochain ou la solidarité sont aussi des données transversales qu’il faut ménager dans l’intérêt du groupe. C’est parce que nous avons toujours accommodé les deux que l’humain a dominé sur le saurien.

                                      .


                                      • marmotte (---.---.70.115) 3 janvier 2007 19:01

                                        @ minijack :

                                        - la sélection n’est pas LE moteur de l’évolution. C’est la moitié du moteur, l’autre partie c’est le hasard, qui génère la diversité et la supprime tout en même temps.
                                        - l’évolution des fourmis s’est arrêtée ? ahlalala, mais c’est un scoop ! vite, envoyez ça à Science ! Mais alors si elle s’est arrêtée, les hemy ... les hyménoptères vont disparaître ? Ils auraient du disparaitre ! Bbizarre, ca fait des millions d’années qu’elles n’évoluent plus, et elles sont toujours là ... mais que fait la sélection !
                                        - je ne savais pas que nous avions été en concurrence avec les sauriens. On ne me dit rien à moi smiley


                                      • minijack minijack 4 janvier 2007 10:49

                                        « je ne savais pas que nous avions été en concurrence avec les sauriens. On ne me dit rien à moi » Bah, pô grave, marmotte ! Rendors toi tranquille quelques milliers d’années, je te sifflerai quand il se passera quelque chose.


                                      • marmotte (---.---.70.115) 3 janvier 2007 18:54

                                        Pauvre Darwin, il doit se retourner un poil là. La plus grande partie de ces travaux est toujours valide, on passe notre temps à y rajouter des ptites choses. Concernant le darwinisme social, effectivement il est de bon temps de rappeler les règles de l’évolution de l’altruisme. Cependant, ce que Darwin n’a pas dit, mais que Wright et Fisher ont écrit, et que les neo libéraux se gardent de dire, c est que l’évolution procède énormément par des erreurs, que la génération et la conséquence de celles-ci sont imprévisibles localement. La sélection et / ou le hasard se chargent de les porter au firmament ou de les éliminer illico. Si le darwinisme social doit exister, alors il doit prendre en compte « l’erreur » , c’est à dire la créativité, la recherche, la diversité, et bien sur l’altruisme. Mais comme il a été dit plus haut, la seule mesure de fitness en économie libérale est l’argent, et non pas la perennité de notre société, de son environnement limité, ou des générations futures. Quant à ouvrir les frontières, cela se fera tôt ou tard, mais quand elles seront toutes ouvertes et qu’une régulation mondiale existera, qu’ouvrirons nous ensuite ?


                                        • Thierry (---.---.130.76) 3 janvier 2007 19:06

                                          Pour résumer, on peut dire que l’article de M. Dalmas analyse les « fondements » de la notion de concurrence, mais au figuré.

                                          Comprends qui peut... smiley


                                          • Comité Cicéron 3 janvier 2007 19:33

                                            C’est tout à fait faux de comparer la concurrence pure et parfaite avec la sélection darwinienne !

                                            La concurrence pure et parfaite est un idéal de civilisation : les talents y sont reconnus, au lieu qu’ils soient brimés par une élite oligarchique, chacun peut faire valoir ses compétences, se former et prendre sa revanche sur les échecs du passé. Seul problème de la concurrence : elle oblige chacun, du bas au sommet de l’échelle, à se remettre perpétuellement en cause. Mais au fond, n’est-ce pas cela l’égalité ???

                                            De plus aucun libéral n’a jamais nié l’intervention de l’Etat, sauf dans les caricatures faites par Hitler ou Lénine. Par exemple, si vous lisez « The road to serfdom » de Hayek, disponible sur internet, vous verrez que la seule chose qu’il demande est que l’Etat se focalise sur ce qu’il peut faire mieux que le privé : en particulier le traitement de la pauvreté, ou la signalisation sur les voies de circulation...

                                            Eh oui ! être opposé à la concurrence est simplement le point commun entre marxistes et nazis ! Je crois comprendre cependant votre texte : pour accepter l’effort demandé par la concurrence, il faut que l’ascension sociale existe.

                                            Pour cela, l’Etat peut développer les bourses d’éducation, encourager le droit à la formation, pratiquer la discrimination positive et beaucoup d’autres choses qui ne sont pas contraires du tout au jeu de la concurrence, mais visent au contraire à éviter que certains soient évincés du jeu de la concurrence en raison de leur naissance ou de leur couleur de peau.

                                            Quant à être opposé au darwinisme, c’est votre droit, mais vous rejoignez sur ce terrain les ultra-conservateurs américains qui veulent remplacer l’enseignement de l’évolution darwinienne par le créationnisme biblique.

                                            Pitié !


                                            • jako (---.---.94.202) 3 janvier 2007 19:37

                                              scp otez cette horrible photo , elle dessert votre article , remplacez là par des photos de foot par exemple


                                              • Serge (---.---.221.103) 3 janvier 2007 19:38

                                                Cette photo écoeurante de deux Pitbulls sanguinolents dans des combats illégaux, représenterait donc les libéraux ?

                                                La notion de concurrence est pourtant bien loin du rapport de force sauvage : il n’y a pas de concurrence sans émulation, ni d’émulation sans admiration. Simplifier à ce point l’esprit humain est grotesque. Georges Lucas et Spielberg sont concurrents mais néanmoins amis, ils vont d’ailleurs produire ensemble Indiana Jones 4.

                                                L’auteur vit dans un monde grossier à la Walt-Disney. Ce n’est pas le seul paradoxe de cet article d’une inculture crasse, qui reprend les clichés les plus redondants, comme cette comparaison entre la théorie de l’évolution de Darwin (actuellement fort discutée), et les stratégies marketing. D’autant plus risible quand on sait que ce sont des libéraux qui inventèrent le syndicalisme et abolirent l’esclavage. Lisez un peu avant de publier sur agoraVox.

                                                Si les français n’étaient pas libéraux, on n’aurait même pas le droit de se marier ailleurs qu’à l’église, on continuerait à tuer les « hérétiques ». soyez plutôt fier que votre pays ait contribué à inventer le libéralisme, y compris dans la forme ultime que lui fit prendre La Boétie : « Pour être esclave, il faut que quelqu’un désire dominer et ... qu’un autre accepte de servir ».

                                                Si vous êtes un mouton ne le reprochez pas aux autres vous êtes le seul à vous vendre.


                                                • (---.---.229.236) 3 janvier 2007 19:42

                                                  On ne voit pas bien : c’est un chien qui suce un autre ??


                                                • rem (---.---.51.63) 3 janvier 2007 19:44

                                                  Je ne comprends pas vraiment l’utilité de cette article qui se veux critique contre la concurrence. La concurrence est inérhente à toute société que ce soit une concurrence économique ou amoureuse. En mon sens, la concurrence permet de contenir les prix et de pousser la créativité technologique. De plus les secteurs sans concurrence n’ont accouché que de produits chers et mal conçus ; l’exemple le plus flagrant est l’OS Windows de Microsoft.


                                                  • rem (---.---.51.63) 3 janvier 2007 19:47

                                                    Pour résoudre ce problème vous prônez la « coopération » à tout les niveaux qui aboutirait à la création de monopole. Economiquement, il n’est sorti rien de bon des monopoles qu’il soit dû à une volonté politique ou à une main mise d’une entreprise sur un secteur économique.


                                                  • Battement d’elle (---.---.90.133) 3 janvier 2007 19:50

                                                    insupportable votre photo ! Et puis cessez de croire que les animaux sont des cons ! ’’En effet, à la différence des animaux, qui ne peuvent pas agir pour transformer l’environnement global ’’ apprenez à regarder !


                                                    • (---.---.229.236) 3 janvier 2007 19:53

                                                      Oui, toute ces crottes sur le trotoire, ca change sérieusement l’environement !

                                                      Salauds d’animaux !


                                                    • (---.---.229.236) 3 janvier 2007 20:05

                                                      Mel est un grand bon homme.

                                                      Chapeau l’artiste !


                                                    • Comité Cicéron 3 janvier 2007 21:10

                                                      Pardon mais je ne vois pas comment un artiste peut comparer cette photo immonde avec les majestueux films de Mel Gibson admirés par feu le pape Jean-Paul II lui-même (qu’on ne peut taxer de sadisme sauf à l’être soi-même) !!

                                                      Mais bon l’article de départ compare bien la concurrence avec le darwinisme... on n’est pas à un rapprochement arbitraire près !

                                                      Demian West, votre goût doit encore s’affiner avant que vous n’atteignez les sommets créatifs !!


                                                    • l'Omnivore Sobriquet l’Omnivore Sobriquet 4 janvier 2007 02:09

                                                      J’ai vu la Passion du Christ de Mel Gibson : aucune indécence ni ’pornographie’ violente ou sadique, rien que du bon gout vraiment. Ne répétez pas les directives Michel Drukker et Bernard Pivot.... Du coup je ne crois pas un mot sur vos pseudo-critiques sur son dernier film.

                                                      L’anti-catholicisme est une tare.


                                                    • Frédéric Dalmas frédéric dalmas 5 janvier 2007 15:51

                                                      Bonjour,

                                                      Je crois qu’il faut arrêter de mettre de la psychanalyse partout. Si j’ai choisi cette photo c’est qu’elle me semblait illlustrer l’idée dangereuse d’une concurrence sans limite. Je ne suis pas du genre à me complaire dans les images morbides ! Et je n’ai pas eu envie d’aller voir le film de Mel Gibson...


                                                    • Internaute (---.---.114.77) 3 janvier 2007 20:42

                                                      Au lieu de montrer ces pauvres chiens vous auriez pu montrer la gueule de ce qui sont en arrière plan entrain de regarder.

                                                      Voilà bien le genre de dérive et de banalisation du vice dans lesquels sombre notre pays. Je suppose qu’il y aura une cohorte de bien pensants pour justifier ceux qui se livrent à de tels actes. Il est temps de nettoyer tout cela sans états d’âmes et les élections de 2007 nous en donnent l’occasion.

                                                      Comme DW je n’ai pas dépassé le 1° paragraphe.


                                                      • Manu Manu 3 janvier 2007 22:32

                                                        Merci pour cet article, surtout pour la conclusion : les fameuses (fumeuses ?) lois économiques n’en sont pas. Plus précisément, elles ne font que décrire la situation UNE FOIS LES REGLES POSEES, par le politique.

                                                        Il est plus que temps de diffuser cette idée. Trop de gens pensent qu’on ne peut échapper « aux lois du marché », qu’on ne peut rien y faire. Alors que l’alternative est entre nos mains...


                                                        • (---.---.229.236) 6 janvier 2007 13:34

                                                          « surtout pour la conclusion : les fameuses (fumeuses ?) lois économiques n’en sont pas. Plus précisément, elles ne font que décrire la situation UNE FOIS LES REGLES POSEES, par le politique. »

                                                          C’est bien, vous avez tout compris à l’URSS, vous !

                                                          Non, les Lois de l’économie exite toujours et partout. Elles exixté en URSS, même si elles étaient officiellement interdite. On connait le résultat. L’économie, c’est une science, pas de l’idéologie.

                                                          « Trop de gens pensent qu’on ne peut échapper »aux lois du marché« , qu’on ne peut rien y faire. Alors que l’alternative est entre nos mains... »

                                                          Et bien, appliquez donc vos jolies théories à vous même aux lieus d’emmerer les autres qui n’ont rien demande. Ca nous fera des vacances.


                                                        • who_cares (---.---.101.247) 6 janvier 2007 19:00

                                                          Il y a en effet des lois économiques bizarre, comme cette fameuse croissance à 2 chiffres imposées par les Fond de pensions américain aux entreprises sous peine de sanction boursière.

                                                          Combien d’année consécutive est-ce qu’une entreprise peut raisonnablement assurer une croissance à 2 chiffres ?

                                                          Est-ce qu’il n’y a pas un moment ou on atteint une limite ? et ou à force de vouloir dégraisser on finit par enlever les muscles de l’entreprises ?

                                                          Remarque depuis la fin de bretton wood et la désindexation de la monnaie sur les réserves d’or, l’argent est devenu totalement virtuel et n’a de valeur que celle qu’on veut bien lui donner.

                                                          C’est un peu comme si on faisait marcher virtuellement la planche à billet, du coup le volume de pognon brasser par les places financières devient énorme, mais c’est une énormité virtuelle.

                                                          Longue vie à l’autarcie paysane, eux au moins, il savent encore produire ce qu’ils ont tous les jours dans l’assiette .


                                                        • Le péripate Le péripate 3 janvier 2007 23:16

                                                          Bonne idée que de traiter de la concurrence. Mais, à mon sens vous l’avez très mal traité. Darwin n’a pas grand chose à voir là dedans.

                                                          La concurrence et l’égoisme sont les moteurs de la « main invisible » dans le dogme libéral.

                                                          Un contre exemple qui ruine cette idée, tirée de la théorie des jeux :

                                                          Deux prisonniers sont enfermés dans une tour. Un a commis un crime horrible, mais on ne sait lequel. Ils ne peuvent pas communiquer.

                                                          Le directeur va les voir l’un apres l’autre, et leur fait la proposition suivante :

                                                          Tu avoues le crime,et l’autre, n’avoue pas. Perpetuité pour toi, l’autre est libre.

                                                          Tu n’avoues pas, l’autre non plus. 20 ans tous les deux.

                                                          Tu avoues et l’autre aussi ! Je suis obligé d’etre plus clément, 10 ans chacun.

                                                          Alors ?

                                                          Mettez vous à la place du prisonnier, vous verrez que vous n’avouerez pas. Vous avez de bonne chance de prendre 20 ans chacun. De jouer perso fais perdre. C’est la concurrence.

                                                          Le Peripate.


                                                          • Le péripate Le péripate 3 janvier 2007 23:29

                                                            Et, à propos de le selection naturelle ,je cite Jacques Ruffié :

                                                            La cible de la selection n’est pas l’individu, ni le gene, mais la population. Or les conditions de la contrainte écologique sont variables avec le temps et l’espace. Dans une population genetiquement monomorphe, tous les individus auraient les memes aptitudes.(...) Une competition severe regnerait au sein d’un habitat severement retreci et aux ressources lmimitées.(...) Le polymorphisme genetique diversifie les aptitudes, recule les frontieres de la niche ecologique, et diminue la concurrence...

                                                            Le Peripate.


                                                          • Le péripate Le péripate 3 janvier 2007 23:34

                                                            Et ce n’est pas fini !!!!

                                                            La concurrence des économistes libéraux est une concurrence pure et parfaite, où tout est connu et prévisible, susceptible d’anticipation certaine. C’est ce qu’ils appellent la transparence. Tout le monde sait tout sur tout. C’est, selon eux, comme cela que les prix se forment.

                                                            Comment peut t-on être si bête ?

                                                            Le Peripate.


                                                          • (---.---.229.236) 6 janvier 2007 13:40

                                                            « Un contre exemple qui ruine cette idée, tirée de la théorie des jeux : »

                                                            Ca ruine surtout toute politique économique de l’Etat, mais vous ne semblez pas l’avoir remarqué...

                                                            « La concurrence des économistes libéraux est une concurrence pure et parfaite, où tout est connu et prévisible, susceptible d’anticipation certaine. »

                                                            Non, ca c’est le modéle de walras et autres socialiste.. Les socialiste pensent toujours qu’ils peuvent savoir (transparence). D’ou leur fantasme de confier l’économie à l’Etat. Les libéraux prétendent exactement l’inverse.

                                                            « Comment peut t-on être si bête ? »

                                                            Il faut s’appeler Le Peripate ?

                                                            Prendre le premier modéle mathématique d’un socialiste comme le paradigme libéral, ca laisse perplexe : vous ne seriez pas un poil malhonnete, vous ?


                                                          • Le péripate Le péripate 7 janvier 2007 11:42

                                                            @236 Si Walras se définissait comme socialiste, il croyait dur comme fer au marché autorégulateur et « pacificateur ». Théoricien de l’équilibre général, il pose le modele de la loi de l’offre et de la demande et de l’interdépendance de tous les marchés. Votre remarque a tout de même le mérite de souligner la proximité des économistes socialistes et des économistes libéraux. En fait, il y a des économistes, point à la ligne.

                                                            Je suis extrêmement intéressé de savoir en quoi l’exemple tiré de la théorie des jeux qui infirme (à mon sens, mais je ne suis pas le seul) le concept de concurrence, est à vos yeux le contre exemple d’une « théorie de l’Etat ».

                                                            En fait, si le « marché autorégulateur » a sans doute besoin d’une théorie, n’ayant jamais existé quelques part, l’Etat se passe très bien de théorie, son existence est sa preuve.

                                                            Le Peripate.


                                                          • (---.---.229.236) 7 janvier 2007 12:37

                                                            « Je suis extrêmement intéressé de savoir en quoi l’exemple tiré de la théorie des jeux qui infirme (à mon sens, mais je ne suis pas le seul) le concept de concurrence, est à vos yeux le contre exemple d’une »théorie de l’Etat« . »

                                                            On trouve cette théorie chez Rousseau, avec des liévres et des lapins, 80 ans avant les début du capitalisme en France.

                                                            Voyez vous, toute cette théorie est bien jolie, mais l’on voit tous les jour comment les hommes s’organisent pour faire respecter les contrats.

                                                            Par contre, l’Etat impose sa politique, et ne fait aucun contrat avec ses citoyens, qui sont donc libre de réagir comme ils l’entendent à une politique économique. D’ou son échec. C’est ainsi qu’une relance par la consomation ne fait qu’augmenter les prix, contrairement au prévisions de l’Etat, et augmenter le chomage..

                                                            « En fait, si le »marché autorégulateur« a sans doute besoin d’une théorie, n’ayant jamais existé quelques part, l’Etat se passe très bien de théorie, son existence est sa preuve. »"

                                                            Comme pour le marché. Vous vous trompez de sens. Théorie ne veut pas dire idéologie. La science se contente d’observer, de rationaliser la réalité et de dire ce qui est la plus efficace.

                                                            Eh bien si, l’Etat à besoin d’une théorie, étant récent ! En l’occurence, celle du « Public Choice » devrait vous interesser au plus au point. Elle explique que les politiques de l’Etat sont soumis à un marché, à des concurence entre fonctionnaires, et donc, sa total inefficacité réel..


                                                          • Le péripate Le péripate 7 janvier 2007 13:21

                                                            Vous semblez penser que le marché autorégulateur a toujours existé. Peut-être faites vous votre les théories du troc primitif ?

                                                            Quand à l’Etat, on peut considérer que Sumer est de l’actualité récente. J’admire votre recul.

                                                            Il serait bon que vous précisiez quelle théorie économique a pour vous la qualité de science. Autrement vos propos reste abscons à rester ainsi dans la critique où ne vois pas bien où elle mène.

                                                            Le Peripate.

                                                            PS prenez un pseudo, cela vous donnera quelque personnalité.


                                                          • Frédéric Dalmas frédéric dalmas 8 janvier 2007 10:14

                                                            Je vous invite à lire l « Antimanuel d’economie » volume 1 de Bernard MAris, et vous verrez que la théorie de jeux montre que la coopération est plus efficace que la concurrence, elle suppose une logique du gagnant/gagnant.


                                                          • Tama (---.---.172.20) 4 janvier 2007 01:24

                                                            Replacement convenable de ce post (erreur de manipulation, la fatigue)

                                                            @ 33.229.236

                                                            J’essaie de ne pas réagir aux trolls, mais bon, j’ai mes faiblesses...

                                                            - Vous qui n’avez jamais compris un quelconque livre d’économie (ouvert, sans doute, compris, j’en doute),
                                                            - qui détestez le principe du service public,
                                                            - qui niez l’existence d’un intérêt général n’étant pas nécessairement la somme des intérêts particuliers,
                                                            - qui estimez que les fonctionnaires et bénéficiaires de l’aide publique sont des parasites,
                                                            - qui estimez que les riches sont des faibles que l’Etat refuse de protéger (oh, les pauvres... Oups, non),
                                                            - qui n’avez sans doute jamais rien lu sur les conditions de travail au fil du temps,
                                                            - qui ne connaissez ni Weber ni Hobbes, ni Stiglitz ni Maris,
                                                            - qui pensez que l’absence de démocratie amène la neutralité de l’Etat,
                                                            - qui pensez si sincèrement que l’unique moteur de la Civilisation est le Marché libre de toute contrainte, et pas la gratuité de la culture ou l’absence de rareté de l’imaginaire humain,

                                                            Que feriez vous,

                                                            - Si l’Etat n’avait pas d’armée pour vous protéger,
                                                            - Si vous deviez payer 20.000 euros pour 1 mois aux soins intensifs (véridique),
                                                            - Si la police n’existait pas,
                                                            - Si les pompiers n’existaient pas,
                                                            - Si un ami devait vous facturer 20 euros à chaque fois qu’il vous résume un bon film ou un bon livre,
                                                            - Si vous deviez payer des droits d’auteur à chaque fois que vous chantez sous la douche, que vous repensez à un sketch ou que vous visualisez la Joconde en rêvassant,
                                                            - Si vous deviez payer votre copine à chaque baiser, vos amis à chaque rencontre,
                                                            - Si votre revenu était aligné sur celui d’un Malgache ou d’un Sierra Léonais ?

                                                            Sachez, provocateur de pacotille, que l’argent et le marché n’existaient pas il y a 100.000 ans et qu’ils n’existeront sans doute plus dans 100.000 ans. Sachez que l’individu, seul, avec toutes les libertés possibles et imaginables, n’est rien sans les autres, absolument rien. Sachez que, à ses débuts, l’homme vivait en abondance, sans concurrence, sans marché, il suffisait de se servir, et ça ne nous a pas empêché d’évoluer... Mais ce doit être votre plus grand cauchemar, je présume...

                                                            Tama, au service du public, qu’il soit riche et puissant ou pauvre et misérable smiley.


                                                            • (---.---.150.114) 4 janvier 2007 01:35

                                                              Merde alors ! et pourquoi que le jony il est pas aller en corée du nord ?

                                                              p’tin y’a d’la concurrence à mort là-bas ? non ?

                                                              ah bon ?

                                                              mais alors comment ça marche ?

                                                              ça marche pas ?

                                                              BEN M.... alors !

                                                              et si ça marche pas pourquoi le messieur y veut faire comme ceusses que ça marche pas ?


                                                              • Nicolas (---.---.199.187) 4 janvier 2007 02:15

                                                                La théorie de Darwin n’exclue pas qu’il y est de la coopération comme le dit l’article. La thèorie de Darwin est toujours d’actulité et a été largement prouvée.

                                                                Autre remarque, les espèces les plus faibles ne sont pas celles qui disparaissent, ce sont les espèces les moins adaptées qui disparaissent !

                                                                Une dernière remarque, pour qu’il y est de l’évolution, il faut qu’il y est de la diversité car les espéces, les plus adaptées aujourd’hui ne le seront peut-etre plus demain. Sans cette diversité, nous ne serions pas là. Si l’homme est l’espèse la plus intelligente, celà ne fait pas d’elle la plus adaptée à son environement. Des espèces sont presentes depuis plusieurs dixaines de millions d’année contraiment à l’homme.


                                                                • Ecriture Automatique (---.---.150.215) 4 janvier 2007 02:47

                                                                  Votre propos a le mérite de lancer un sujet qui fâche par rapport à la moyenne oppressante de la bien pensance, il contribue à la connaissance, à l’élévation et l’élargissement de nos esprits, néanmoins, il pèche si j’ose dire, par manque de recul et de raison pure.

                                                                  Vous êtes atteint du, ou pollué par le syndrome de l’hystérie chrétienne culpabilisante aigüe (ou toute autre religion qui promet sans gage à ses croyants dociles, le paradis de la vérité, et aux autres, l’enfer de l’ignorance), les faibles protégeant les faibles au point que vous préférez couler avec un surplus de passager et précipiter ainsi tout le monde à la mort, plutôt que de sacrifier, si ce n’est vous-même, la juste quantité nécessaire à la survie de l’espèce. Il est vrai qu’en tant que Chrétien, la vraie vie est dans l’au-delà et que comme tous les croyants véritables, vous ne devriez pas avoir peur de la mort puisqu’elle vous est promise jouissive et paradisiaque. Imparable mais incohérent : en quoi le sacrifice sanglant du dénommé et analphabète Jésus, a-t-il sauvé l’humanité et pas le dodo ou le Maya ?

                                                                  Rappel : nous habitons un mince radeau fragile, aux ressources et dimensions limitées, dans un environnement mortel et hostile. Nous sommes de plus en plus nombreux à nous disputer le bout de gras (au droit au logement opposable, on ferait mieux de substituer le droit au travail et à l’égalité des chances face à ce privilège qu’est d’avoir un salaire en regard de ses compétences ; Cf. le nombre de vrais chômeurs).

                                                                  Notre propension à nous laisser enfermer et gouverner par nos pulsions programmées ou dirigées (Cf. ici-même les lamentables réactions affectives devant une image sanguinolente du réel : si tout le monde était de ce niveau moutonnier, il n’y aura pas de chirurgien ni de pompier ni de chercheur ni de gendarme du monde ni de fossoyeur, ni d’éboueur, nos pleureuses seraient alors bien embêtées) est symptomatique de notre incapacité à regarder les choses en face. Notre degré d’intelligence est couplé à notre capacité d’observation. La science nous ouvre les yeux, notre « humanité » acquise les referme, comme le rire est la politesse du désespoir, les tabous une démission du sens critique, l’idéologie une aliénation de l’individu. Tel est le propre de l’homme version sapiens pantouflard, lâche, dupe, irresponsable, contradictoire et corruptible.

                                                                  Or donc, vous touchez au sens de la vie, aux fondamentaux de l’univers, de la Nature, dont certains voudraient départir l’Homme, en tant que créature divine unique, supérieure, élue, enfantée, infantilisée, par une entité métaphysique et invérifiable comme par - comme le - hasard.

                                                                  La concurrence n’est pas le moteur ni le principe de l’évolution. Elle est une conséquence parmi d’autres des conditions de l’existence. C’est le cheminement de l’énergie qui prévaut et compte, celle qui permet à la vie d’émerger, de se maintenir, de se structurer et perdurer, laquelle optimise ce cycle tant et plus, jusqu’à se consommer elle-même à l’instant omega, possiblement aussi l’instant alpha d’un nouveau cycle.

                                                                  Le cycle, le cercle, tel est le schéma de base, partout autour de et en nous, auquel il faut prêter attention pour saisir les lois de la Nature, qui ne sont certes pas celles des hommes (c’est pourquoi, il a, est, perdu d’avance).

                                                                  Tout le monde mange tout le monde, tel est le dénominateur commun, inacceptable et pourtant de facto accepté, même pour des purs végétaliens : des soleils aux trous noirs, des microbes aux estomacs carnassiers, des arbres aux réactions physico chimiques du noyau de la Terre en passant par le pseudo bouclier magnéto atmosphérique : rien ne se crée et ne se perd, tout se transforme, par attirance fusionnelle ou rejet antagoniste (eh oui le racisme est une défense innée de base et l’instinct de survie, qui nous ferait bouffer nos morts, tels des naufragés affamés, ou étriper notre prochain, tel un cadre délocalisé ou un supporter du PSG, une constante freudienne).

                                                                  Ainsi notre confortable société humaine, bâtie sur de véritables mensonges d’échelle (religieux, moraux, culturels, esthétiques : superficiels) qui tomberont avec leurs supports périssables, vit-elle sur l’illusion berçante du tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil - sauf ceux qui prétendent le contraire : à mort les subversifs hors canon -, et que le bonheur est dans le pré - malheur aux incroyants moutons noirs -.

                                                                  Sans cela, la vie serait infernale (pas pour les vainqueurs) et le suicide une action de grâce (pas pour les opportunistes). Ce serait déservir le Grand Dessein. « Croissez et Multipliez ». Consommez et payez nos chères retraites. Maintenez la ruche en l’état.

                                                                  C’est pourquoi, il n’y a plus d’intellectuels ni de débats depuis quelques temps, plus d’avancées conceptuelles majeures autres que matérielles (même les innovations technologiques sont soigneusement soupesées et planifiées). Ceux qui voient et savent in extenso, grosso modo depuis une cinquantaine d’années, depuis que la science asentimentale, agnostique et athée, a mis au jour un récit complet du monde de sa naissance sans prodige à sa mort annoncée, à toutes les échelles, un récit pornographique et amoral s’il en est, même maquillé en conte de fées émerveillant, ceux-là mêmes qui pourraient éclairer la pensée et répondre aux questions essentielles que se pose tout encéphale d’hominidé « intelligent », se taisent, se cachent ou sont censurés, mieux : dénigrés, au profit de systèmes parasites, religieux, politiques, mediatiques, économiques, qui font leurs choux gras de l’exploitation industrielle des illusions, de la naïveté, de la bêtise, de la faiblesse, des divisions, autrement dit de l’escroquerie à tout crin (le camouflage et la tromperie couplés à l’abrutissement, sont des armes de domination massive).

                                                                  On ne peut qu’être frappé par l’autisme consumériste et le « fonçage dans le mur, tête dans le guidon » généralisé d’une part, par la constitution d’élites pyramidales et de potentats mondiaux de plus en plus puissants, alliés et concentrés d’autre part : preuve que la machine macrophage atteint un niveau d’emballement et de canibalisme critique (Cf. profits boursiers et répartition de la richesse).

                                                                  Les requins ou vautours au sommet de la chaîne alimentaire semblent ignorer qu’ils ne sont eux-mêmes qu’un maillon du tube digestif universel qui tend à se mordre l’anus, mais ils ont les moyens, plus que d’autres de se réfugier dans leurs illusions cyniques nihilistes, et de préserver la ressource à son juste rendement sélectif : le système est vraiment parfait car il converge, nolens volens, vers sa propre perfection pan universelle, en dupant les dupeurs, en expoitant les exploiteurs.

                                                                  L’idée, l’idéal serait d’obtenir, plutôt que des élevages inféodés, des cercles autonomes, des synergies win win où les déchets des uns servent d’aliments aux autres (ex : notre CO2 et notre fumier pour les arbres et les plantes qui nous restituent exactement l’O2 et le C dont on a besoin), où la ressource consommée se renouvelle plus vite que les besoins en consommation sinon, à terme, en proportions exactement égales (c’est bien beau la fusion froide ou l’énergie de la matière à volonté, mais quid du carburant quantique et du contrôle des effets dimensionnels secondaires insoupçonnés !?).

                                                                  Ce schéma de base cellulaire vaut pour le macro telle une dynamique fractale sans fin, au point que les cercles vertueux se complémentent pour bouffer tôt ou tard d’autres cercles géants vertueux, concurrents ou comestibles... Et ainsi de suite.

                                                                  Néanmoins et jusqu’à preuve du contraire, le mouvement perpétuel n’existe pas, l’entropie nous guette comme le bâton d’un trou noir aspirant au fond de la baignoire ; arrivera un moment où l’entité dominante s’auto-détruira ou se transformera (la carotte paradisiaque), n’ayant d’autre choix pour croître une dernière fois, exister une ultime seconde seconde, que de se manger elle-même.

                                                                  Mais cela peut bien prendre une éternité.

                                                                  Une infinité conduisant et permettant justement les conditions d’une nouvelle singularité.

                                                                  Le monde est beau et fait envie parce qu’il est en équilibre. Il « est » parce qu’il s’auto-régule, même en l’absence de régulateurs auto-proclamés, prompts à vanter par tous les moyens, leur nécessité auprès de leurs électeurs adorés.

                                                                  L’homme demeure de fait un déséquilibre naturel funeste car il n’a pas intégré cet ordre naturel de plus en plus évident, antinomique avec les croyances issues d’observations superficielles et fragmentaires, vieilles de 3000 ans et qui ont plus que jamais cours (par démission des intellectuels : la nature ayant horreur du vide, les sages sont remplacés par des charlatans, comme un jardin abandonné est envahi par la chienlit) ; il préfère encore une matrice anthropocentrique simpliste qui le mène inéluctablement à une impasse sanction disparition, au mieux à un accouchement-émancipation-mutation, dans la douleur et la violence qu’il a tant honnies et refoulées.

                                                                  Sauf si certains hommes sont assez judicieux et outillés pour se servir de ce dérapage titanikesque comme d’un tremplin salvateur vers une nouvelle branche évolutive plus viable et résonante avec l’horlogerie céleste. Un petit cercle se détachera du grand à la dérive, pour d’autres alliances et d’autres divorces, tantôt féconds, tantôt stériles, mais jamais in fine, contre Nature.

                                                                  Et la boucle sera bouclée.

                                                                  Les évolutions ou changements de cap ont toujours été accidentels ou catastrophiques, et il en sera probablement ainsi pendant fort longtemps à notre misérable échelle.

                                                                  Les points d’origine et d’horizon, eux, demeurent et ne varient pas.

                                                                  L’équation aux limites est finalement des plus triviale.

                                                                  Nos solutions actuelles ne sont, hélas pour nous, pas en cohérence avec elle.


                                                                  • Windows Bug (---.---.0.56) 5 janvier 2007 10:58

                                                                    La vie consomme de l’énergie.

                                                                    Vivre (soi-même) tue (d’autres).

                                                                    Construire ici, c’est détruire là.

                                                                    Gagner c’est faire perdre.

                                                                    La grande hypnose collective consiste à masquer cette inacceptable limitation de notre système d’exploitation. Le propre et le talent des religieux, des philosophes et des politiques, c’est de faire d’une tragédie, un espoir de bonheur...

                                                                    Tels des moutons qui avons brouté toute l’herbe du pré, nous mourrons aussi idiots que nous sommes nés. Et l’herbe pourra recommencer à repousser, d’autres types de moutons (à cinq pattes ?) auront leur chance, jusqu’à trouver l’équilibre recyclique parfait : matière première = déchet.

                                                                    Parce que le pré est limité et parce que l’éco-équilibre n’est pas à l’ordre du jour, les moutons deviennent des loups : la concurrence résulte de cette lutte pour la survie, qui est moins une domination de l’autre qu’une préservation de soi.

                                                                    Croissez et multipliez : égorgez-vous et détruisez tout.

                                                                    La domination de soi va de pair avec la domination du système.

                                                                    Parce que les Capitaines du navire raisonnent d’abord pour leur peau en lieu et place du système, ils condamnent chacun à agir et raisonner pour sa peau, donc à se couler mutuellement corps et âme.

                                                                    Il faut voter Nicolat Hulot, Hubert Reeves, Albert Jacquard, Pascal Sevran, ..., ou se résoudre à guerroyer pour subsister ou vivre mieux ou ne pas disparaître affamé ou asphyxié.

                                                                    La Nature est parfaite parce qu’elle s’auto-régule et tient compte automatiquement de ce principe universel.

                                                                    Le nier ou le contourner vous condamne à disparaître en tant qu’aberration asymétrique, perturbateur homeostatique, accident de parcours, tâche disgracieuse.

                                                                    L’erreur de l’homme est de croire et faire croire qu’il peut changer les règles, les constantes, qu’il invente (dans le sens de créer) alors qu’il ne fait que déterrer ou détourner le lit d’une rivière qui de toute façon, homme ou pas homme, coule et va vers la mer.

                                                                    Le virus humain peut certes triompher un temps, mais s’il tue son hôte, il meurt à son tour, tôt ou tard.


                                                                  • yoda (---.---.63.52) 4 janvier 2007 03:00

                                                                    Bonjour,

                                                                    J’aimerai préciser quelque chose qui me semble important, la théorie darwinienne s’applique principalement a des especes differentes. Et les hommes sont de la meme espece ! La concurrence au sein d’une espece est douce : les forts se reproduisent et se nourrissent plus facilement mais ensuite n’empechent pas les plus faibles de se reproduire ou de se nourrir et le meurtre n’existe d’ailleurs pratiquement pas chez les animaux. La concurrence humaine est spécifiquement « humaine » dans le sens ou les « forts en capitaux » vont jusqu’a priver les « faibles en capitaux » de moyen de survie et s’appropriant toutes les ressources, plus qu’ils ne peuvent ingerer, tout ca pour nourrir leur ego démesuré ; sans parler des massacres et guerres au nom du desir de puissance de quelque uns.

                                                                    C’est la toute la folie humaine qui germe de son desir de toute puissance. Voila un exemple parmi d’autres pourquoi la theorie Darwinienne ne s’applique pas a l’homme et que sa mauvaise interprétation des néo-darwiniens ne sert qu’a justifier rationnellement cette folie humaine. smiley

                                                                    yoda


                                                                    • frederic9 (---.---.232.32) 4 janvier 2007 03:29

                                                                      Une remarque : la concurrence n’a pas l’intention de demander à l’auteur de l’article la permission de s’exercer, pleine et entière, dans tous les domaines de la vie.

                                                                      D’ailleurs l’auteur de l’article n’aurait-il pas l’intention de nous proposer un modèle de société nouvelle, qui viendrait en concurrence avec le modèle que nous connaissons depuis que le monde est monde ?

                                                                      Son seul problème est que son modèle a déjà échoué. La concurrence, toujours elle, avec le bon vieux modèle « ultralibéral » lui a été fatale.

                                                                      Il est amusant de voir que l’on cherche aujourd’hui à rebâtir chez nous un Mur de Berlin qui s’est déjà écroulé ailleurs, il y a plus de quinze ans.

                                                                      Pour empêcher les gens de se barrer sans doute ? C’est à dire pour les mêmes raisons qu’on a bâti le premier.


                                                                      • miaou (---.---.0.24) 4 janvier 2007 09:38

                                                                        Au 18ème siècle, le modèle républicain (réminiscence lointaine de la république romaine) était considéré comme définitivement dépassé... Les ancêtres des mammifères ont patienté des millions d’années avant que les conditions ne leur soient à nouveau favorables. Le succès du « libéralisme » n’a donc rien de définitif et n’est pas gravé dans le marbre.

                                                                        Le dégoût des excès de ce libéralisme (salaire des dirigeants et délocalisations), la montée en puissance des ordinateurs (permettant l’utilisation de puissants outils de planification), les contraintes environnementales de plus en plus fortes (qui se satisferont difficilement, à terme, d’un « laissez-faire » généralisé) sont des pistes intéressantes, plaidant vers un rééquilibrage vers davantage de planification.


                                                                      • (---.---.229.236) 6 janvier 2007 14:03

                                                                        « Au 18ème siècle, le modèle républicain (réminiscence lointaine de la république romaine) était considéré comme définitivement dépassé... »

                                                                         ??? Venise, ca vous dit quelque chose ? Et Cromwell ?

                                                                        « Le succès du »libéralisme« n’a donc rien de définitif et n’est pas gravé dans le marbre. »

                                                                        C’est évident. Mais la suite ne risque pas de vous plaire plus...


                                                                      • miaou (---.---.2.23) 8 janvier 2007 02:06

                                                                        «  ? ? ? Venise, ca vous dit quelque chose ? Et Cromwell ? »

                                                                        Cromwell, parenthèse historique ; Venise, parenthèse géographique.

                                                                        Le régime républicain était donc une anomalie tout à fait négligeable par rapport au modèle féodal/monarchique massivement dominant dans l’Europe de l’Ancien Régime. Tout comme Cuba et la Corée du Nord pour sont des anomalies dans le monde contemporain. Je n’appelle pas à un retour dans les mêmes termes (la république romaine et la république française n’étaient pas des clones), mais un retour à beaoucoup plus de planification est envisageable : d’un côté contraintes environnementales plus fortes, de l’autre les systèmes d’information beaucoup plus puissants et la transparence accrue liée à Internet empêchant la gabegie de l’ère soviétique.

                                                                        « C’est évident. Mais la suite ne risque pas de vous plaire plus »

                                                                        précisez votre pensée, ce système alternatif semblant en revanche avoir votre faveur


                                                                      • Frédéric Dalmas frédéric dalmas 4 janvier 2007 10:31

                                                                        Je constate que mon article fait réagir, débattre et c’est tant mieux. C’était son but que de lancer le débat. Et de nombreux commentaires sont constructifs, qu’ils viennent compléter mon propos où y apporter des nuances. En effet, confondre totalement les lois naturelles aux lois qui régissent les sociétés humaines n’est pas à faire, ce que je précise d’ailleurs. Il y a une différence entre « nature » et « culture ». Mais ce n’est pas moi qui essaie de faire croire que la mondialisation sous sa forme libérale est « inévitable », ou « naturelle ».

                                                                        Cependant, l’humain reste un animal, même s’il est différent des autres et certains phénomènes se retrouvent à tous les échelons du règne animal : concurrence, coopération... Reste à savoir si nos sociétés doivent aller dans le sens de la nature, où faire en sorte de favoriser les bons penchants de la nature (entraide, solidarité,...) et en limiter les mauvais.

                                                                        Les néolibéraux (le préfixe néo est important, car les « néo » ne sont pas les libéraux des débuts) mettent en avant l’idée de concurrence parfaite, ils veulent l’étendre à tous les domaines de l’économie. On dirait que pour eux interroger cette notion signifie qu’on préfère l’interventionnisme et le contrôle de l’Etat partout. Comme si tout le monde raisonnait comme eux, c’est à dire en noir et blanc et en bien et mal, sans nuances. Mais comme dit le proverbe latin « in medio stad virtus » : il vaut mieux réfléchir à l’équilibre (qui ne se fait pas « naturellement » ou par l’intervention d’une « main invisible ») à donner entre concurrence, Etat Providence et coopération, entre liberté, égalité, et... fraternité. C’est ça l’idéal de la République !


                                                                        • konébien (---.---.228.118) 4 janvier 2007 19:17

                                                                          je suis toujours stupéfait de lire ou d’entendre que le libéralisme est responsable de tous nos malheurs alors que depuis Napoléon 3 il n’ a jamais été appliqué chez nous. Culturellement nous sommes un croisement de colbertisme et de socialo marxisme . C’est pourquoi nous avons toujours un dialogue de sourds. On comprend d’ailleurs pourquoi certains prônent la fermeture des frontières. A part Cuba et la Corée du nord tous les autres pays ont instillés plus ou moins de libéralisme dans leurs politiques même les pays nordiques : La Suède en 1993 a largement ébréché son modèle social ,et apparemment ça lui a plutôt bien réussi ; il y a donc un pays du monde développé qui croit encore au monde d’hier. Ce qu’il y a de vrai des théories évolutionnistes c’est que le monde vivant se doit de s’adapter : La vie c’est l’adaptation permanente,le seul moment ou cela cesse c’est avec la mort . Il en va des sociétés comme du monde du vivant (animal ou végétal ) ,désolé pour les personnes qui pensent que l’être humain peut échapper à son destin je voudrai bien comme la plupart des intervenants un monde plus juste ( ce qui nous amènerait à philosopher sur cette notion jusqu’au bout de la nuit),plus moral ,plus ...paradisiaque ;mais depuis que l’homme est homme il n’en n’a pas été ainsi. Nos ancêtre ont bâti la richesse de l’occident sur énormément de travail et une révolution industrielle qui rendit les autres peuple si faibles qu’ils furent conquis , exploités au nom de notre " civilisation l e balancier est en train de s’inverser ,si nous sommes incapables de relever le défi que le nouveau monde en développement nous oppose, alors nous disparaîtrons c’est cela qui est en jeu ,la morale n’a rien à voir la dedans . Penser que nous pouvons vivre dans un cocon protégé est une pure illusion ,le marché ,la concurrence sont terribles ,mais il n’y a pas d’autres alternatives sauf à rêver à un monde justement alternatif que personne n’est capable de décrire mais que les nouveaux arrivants incrédules et plein d’espoir souhaitent nous voir adopter. ce serait la revanche de l’histoire ,de leur histoire Homo homini lupus :la nature n’est pas bonne ;elle est impitoyable et nous en faisons partie


                                                                        • (---.---.229.236) 6 janvier 2007 13:45

                                                                          « Les néolibéraux (le préfixe néo est important, car les »néo« ne sont pas les libéraux des débuts) »

                                                                          Il parait même que la physique a changer depuis aristote.. Les physiciens ne sont donc pas les physiciens du début.

                                                                          ET ?


                                                                        • fouadraiden fouadraiden 6 janvier 2007 15:02

                                                                          l’idéal républicain dites vous ! ça dépend pour qui.pour l’humanité ,la majorité d’entre elle,surement pas.

                                                                          il faudrait convier à votre problème les chinois,les russes ,les indiens et tous les africains bien sur.


                                                                        • Dragoncat Dragoncat 4 janvier 2007 10:53

                                                                          @ l’auteur

                                                                          Vous a-t-on licencié récemment pour donner votre place à quelqu’un de plus compétent ?

                                                                          Vous avez une vision du monde concurrentiel assez singulière : le choix de votre illustration en est une preuve inquiétante.

                                                                          Si argumenté qu’il soit, votre raisonnement est faussé puisque vous donnez le choix au lecteur entre une société concurrentiel du « marche ou crève », ou les moins bons sont jetés par la fenêtre et brulés au lance-flammes ; et une société iddylique ou tout le monde se donne la main avec le sourire pour construire l’eden.

                                                                          C’est « un peu » manichéen.

                                                                          Vous oubliez aussi que quand deux entreprises sont en concurrences, c’est parce qu’au sein de ces entreprises, il y a la collaboration dont vous parlez. Pour qu’une entreprise réussisse, il faut que tous ses acteurs travaillent dans le même sens.

                                                                          Maintenant, si vous découvrez que le monde est cruel et que personne ne va venir vous prendre par la main pour travailler dans le « monde merveilleux de Candy »... Bienvenue dans la réalité. Ce sont pas les « mécanismes qui, à l’échelle internationale, rendent le monde extérieur hostile ».

                                                                          Le monde est hostile. Votre voisin n’a pas votre bien-être pour premier soucis et il fait froid en hiver.

                                                                          Courage !


                                                                          • Frédéric Dalmas frédéric dalmas 5 janvier 2007 15:54

                                                                            Une société idyllique où la concurrence parfaite amènerait à un équilibre grâce à on ne sait quelle main invisible est tout aussi dangereuse...


                                                                          • (---.---.229.236) 6 janvier 2007 13:50

                                                                            « Une société idyllique où la concurrence parfaite amènerait à un équilibre grâce à on ne sait quelle main invisible est tout aussi dangereuse... »

                                                                            Réponse typique d’une forme de pensée IDEOLOGIQUE. Or l’économie est une SCIENCE.

                                                                            Le vaccin non plus ne prétend pas vous assurez l’immortalité, est-il pour autant une médecine idyllique ou la science parfaite amenerait à un équilibre grace à on ne sait qu’elle bactérie invisible ? Vous comprenez que votre pensée est une pensée de forme religieuse, pas scientifique, rationel ou pratique ?


                                                                          • Le péripate Le péripate 7 janvier 2007 11:48

                                                                            @236

                                                                            Ah, je comprends mieux ! L’économie une science ! Figurez vous que l’idéologue, c’est vous, et de la plus dangereuse espèce. Votre « science » est bien plus une religion, et ne discute pas avec un religieux. On le laisse croire. Vous ne méritez pas qu’on vous réponde.

                                                                            Le Peripate.


                                                                          • (---.---.229.236) 7 janvier 2007 12:24

                                                                            Votre réponse prouve que vous ne faites pas confiance à la raison, donc que vous êtes irrationnel.

                                                                            Oui, l’économie est une science.

                                                                            Enfin, je supose que vous ne pouvez accepter cela uniquement à cause de votre position social ou économique. Il est légitime de vouloir défendre ses interets. Mais si vous saboter l’économie française en écartant 300 ans de recherche économique, vous ne serez pas du tout gagnant à moyen terme..


                                                                          • Le péripate Le péripate 7 janvier 2007 12:36

                                                                            Je vois que vous pratiquez le soupçon bourdieusien, à moins que ce ne soit qu’un vulgaire procédé réthorique, l’attaque ad hominem.

                                                                            Il peut, sans doute, exister une science du fait social. Mais que l’économisme se constitue en science autonome, en dehors de l’anthropologie et de la sociologie, c’est ce qui fait d’elle une religion, déconnectée du réel.

                                                                            Mais j’ai peu d’espoir de vous convaincre.

                                                                            Bonne messe.

                                                                            Le Peripate.


                                                                          • Frédéric Dalmas frédéric dalmas 8 janvier 2007 10:20

                                                                            L’économie est une science sociale, au même titre que la sociologie, elle repose sur l’humain, donc sur l’incertain. Il n’y donc pas de lois en écomomie qui se vérifient tout le temps comme les lois physiques... L’artifice de économistes idéologues de l’utra-libéralisme est de faire croire qu’il peuvent tout prévoir, de faire croire que comme en physique ou en mathématiques, la réalité fonctionne comme dans le calcul théorique. Je vous encourage à lire encore et encore Bernard Maris...


                                                                          • (---.---.20.123) 4 janvier 2007 12:06

                                                                            Article bien réel. Et réalité bien triste. L’homme se disant modèle d’intelligence au sommet de la chaîne alimentaire est son premier rivale. Finalement on a rien inventé de mieux que ce qui nous entoure. Cela demontre la suprématie de la nature qui va juqu’à imposer son fonctionnement à toutes espèces ou bien l’incapacité de l’homme a innover. Sur le plan philosophique, si notre société evolue de cette manière se sera un vériatable echec. N’oublions pas que le objectif premier de la vie en société était la protection social. Meme si le liberalisme est en marche depuis plusieurs années et qu’il devient le modèle de référence, je me refuse à me resigner. Pas de fatalisme. Prenons consciences que le véritable pouvoir est détenu pas les consommateurs et non pas ceux qui nous gouverne (lobby). Il est vrai que leur objectif est de nous fragiliser, de rendre notre environnement hostile, nos conditions de vie précaire. Dans le seul but de nous faire croire que la seul solution est d’écraser son voisin pour avoir plus ou mieux que lui. Ainsi je me sentirai plus l’abri, en ecrasant ceux qui m’entoure jusqu’au jour où je serais moi-même ecrasé. Est - ce vraiment ce que nous voulons.


                                                                            • sebos31 (---.---.236.59) 4 janvier 2007 12:40

                                                                              Cet article couche noir sur blanc ce que je me dis tous les jours. La compétition peut pâraître brutale dans certains cas, concurrence durecte mais elle est souvent plus sournoise. Dès l’école on nous l’apprend en nous explicant qu’il faut être le meilleur pour réussir car il n’y a pas de place pour le monde, en nous classant. On exacerbe en quelque sorte notre instinct de domination. De nos jour le maître mot devient individualisme et qui dit individualisme dit compétition entre les hommes, même au sein d’une entreprise. T’es fait pour ce système, t’es bon sinon tu gicles.

                                                                              La multiplaction des SDF en est la preuve. Ceux qui perdent à cette grande compétition sont mis à l’écart.


                                                                              • koébien (---.---.233.43) 4 janvier 2007 12:58

                                                                                pourquoi Darwin ? si vous voulez bien réfléchir une seconde nous pouvons échanger sur ceforum parce que vous êtes né ,je suis né de la compétition la+ féroce qui soit :celle qu a permis à un spertmatozoide parmi les milliards de papa d ’accéder avant les autres à l’oeuf de maman- :)) Pour le reste comme si nous avions le choix .....ce sera s ’adapter ou disparaitre j’avoue que ce débat franco français est hallucinant ;il y a un seul pays développé qui conteste le marché ,la France ,pour combien de temps ?la misère est elle le résultat de cette contestation ???? ou le refus de s’adapter je vous signale qu’a défaut de prix fixés par le marché ;il y a desprix fixés par les fonctionnaires.....là on change d’univers ;au bout du raisonnement on a reconstruit le systéme soviétique sans moi...


                                                                                • Le hérisson (---.---.121.162) 4 janvier 2007 13:07

                                                                                  L’école économique de Chicago a montré que la concurrence attirait les services vers le bas... Nous pouvons d’ailleurs souvent en voir l’illustration en France même. Depuis la concurrence effrénée dans les airs, la sécurité sur les avions, pour citer cet exemple, n’a jamais été aussi mauvaise. Enfin, l’auteur humaniste qui a sans doute le plus évoqué l’esprit de compétition (et non de concurrence) est probablement Albert Jacquard : http://fr.wikipedia.org/wiki/Albert_Jacquard qui est un homme à la fois très cultivé et un grand humaniste. Je conseille à l’auteur de l’article de le lire.


                                                                                  • St James (---.---.9.50) 4 janvier 2007 13:53

                                                                                    Très bon article.

                                                                                    Je rajouterai que répéter le schéma des animaux sous-entend que nous en sommes. Hors notre espèce a évolué pour être plus que cela : la conscience de soi que nous avons, et celle des autres et du monde qui nous entoure, est là pour nous le rappeler – ou devrait l’être le cas échéant…


                                                                                    • konébien (---.---.138.218) 5 janvier 2007 19:53

                                                                                      c’est sûr qu’en regardant la une des TV tous les jours on est rassuré sur la supériorité humaine ;Tiens ,à larubrique faits divers français aujourd’hui , un détenu a tué son compagnon de cellule et lui abouffé le coeur ( info certifiée) si la conscience est du ressort de seuls humains ,(je crois avoir lu le contraire à propos de singes ,des élephants et des dauphins..) vu l’hécatombe effroyable sans discontinuité que perpétue l’espèce humaine ,la seule conclusion possible ’est que cette conscience n’ a pas fait de notre espèce une espèce pacifique mais qu’elle a répond aux tropismes de toutes les espèces vivantes:s’associer quand il ya un intérêt commun et se détruire en cas de conflits d’intérêts .....


                                                                                    • persil (---.---.83.24) 4 janvier 2007 15:37

                                                                                      Deux très bons articles ...


                                                                                      • ZEN zen 4 janvier 2007 20:20

                                                                                        Philippe Renève

                                                                                        « Les « libéraux », que je nommerais plus volontiers antisociaux, puisqu’ils plaident pour l’individualisme contre la solidarité »

                                                                                        Oui, et d’ailleurs Mme Thatcher disait, à la suite des Chicago boys,qu’elle ne savait pas ce que voulait dire le mot« société », qu’elle ne connaissait que les individus..


                                                                                      • (---.---.229.236) 6 janvier 2007 14:01

                                                                                        Votre apriori est qu’une GROSSE entreprise est forcément plus efficace qu’une petite, et donc va bouffer les petites.

                                                                                        Or, on observe exactement l’inverse. Car ce qui compte, c’est la vitesse, pas la taille.

                                                                                        « USA. Ce pays, ouvertement et cyniquement, subventionne à tout-va ses agriculteurs »

                                                                                        Vaguement entendu parler de la PAC ?

                                                                                        "Le problème est que, si des barrières, réglementaires et tarifaires, ne sont pas instituées, l’ultralibéralisme mené au bout aura deux effets :

                                                                                        la délocalisation massive des productions de biens au profit des pays « émergents » (d’Asie esssentiellement), créant un chômage structurel élevé, qui pèsera sur les salaires, à la satisfaction des actionnaires ; "

                                                                                        Aucune entreprise ne choisirait l’Europe en cas de fermeture des frontiéres. Il y aura au contraire délocalisations massives.

                                                                                        « - le triomphe de la finance sur l’esprit d’entreprise, c’est-à-dire de la rentabilité à court terme sur la pérennité des entreprises, d’où une baisse massive de l’investissement.. »

                                                                                        Et d’ailleur Internet prouve bien que la finance ne finance rien ! Ah HA HA HA AH !!


                                                                                      • ZEN zen 8 janvier 2007 10:25

                                                                                        Je précise que l’expression de Maggy se réfère à la « philosophie sociale » d’un auteur qu’elle n’a cessé de lire toute sa vie:Milton Friedman (qui a été l’inspirateur de la politique ultra libérale de Pinochet), pour qui les valeurs de solidarité doivent être bannies pour que vive le marché au profit des plus performants,selon le vieux principe toujours démenti que la richesse de quelques-uns profitent à tous...


                                                                                      • Alper 4 janvier 2007 19:13

                                                                                        Pour gagner de l’argent il faut être attractif, appelons cela compétitif (productif ou créatif). Induite par la mondialisation (peu ou pas de contrôles sur les échanges commerciaux) la course à l’attractivité entre pays, où les conditions salariales et sociales sont différentes, appelons cela concurrence, a pour conséquence une surenchère de la compétitivité et une recherche de réduction des coûts : sur les charges d’abord (sociales, patronales), puis salariaux :

                                                                                        . Le chômage de masse ou la précarité de l’emploi afin d’exercer une pression sur les salaires (aux USA le salaire minimum est inchangé depuis 1997).

                                                                                        . Le chantage à la délocalisation.

                                                                                        En sont des exemples.

                                                                                        Dans un tel processus il est plus que probable que les plus faibles craquent et les plus solides s’imposent : c’est alors en effet une sorte de « darwinisme ».

                                                                                        Enfin un pays qui refuserait ces règles de libres échanges, cela ne dérangerait pas du tout le système : d’autres pays étant prêts à prendre la place. Ainsi, sans effet sur le système, ce pays ne s’exclurait que lui-même. Cela signifie que tant que la majorité des pays n’aura pas rejeté le système ultralibéral, en se tournant vers d’autres organisations plus solidaires(« l’altermondialisme »), celui-ci continuera, se développera en jouant sur les divisions concurrentielles.


                                                                                        • Tama (---.---.185.242) 4 janvier 2007 20:08

                                                                                          A titre de modeste contribution, voici quelques bons ouvrages traitant entre autres du marché et de la concurrence :

                                                                                          Petits ouvrages :

                                                                                          - « Lettre ouverte aux gourous de l’économie qui nous prennent pour des imbéciles », Bernard Maris, Points (Seuil), 142 pages
                                                                                          - « Les mensonges de l’économie », J. K. Galbraith, Grasset, 90 pages
                                                                                          - « Le mythe du marché », Achille Rossi, Climats, 105 pages

                                                                                          Rapides, aisés, sur un ton pamphlétaire, ils sont une gourmandise de l’esprit.

                                                                                          Gros ouvrages :

                                                                                          - « Antimanuel d’économie », Bernard Maris, Editions Bréal, 359 pages
                                                                                          - « La grande désillusion », Joseph E. Stiglitz, Fayard, 324 pages
                                                                                          - « Quand le capitalisme perd la tête », Joseph E. Stiglitz, Fayard, 416 pages

                                                                                          Très faciles d’accès, bien vulgarisés pour les néophytes, clairs, explicites, agréables à lire.

                                                                                          Pour les ultralibéraux : ces auteurs ne sont absolument pas de sombres gauchistes altermondialistes primaires nostalgiques du Mur de Berlin...

                                                                                          Bonne lecture smiley.


                                                                                          • Thierry (---.---.130.76) 6 janvier 2007 14:58

                                                                                            A Tama,

                                                                                            merci pour vos références. Je n’en ai pas lu un seul. Je n’y connais pas grand chose. Mais pourquoi ai-je malgré cela l’impression que votre liste n’est pas très équilibrée ?...


                                                                                          • BRAILLON François (---.---.96.203) 5 janvier 2007 15:32

                                                                                            commercer équitablement : Le contrat : C’est, en matière économique, la forme la plus élaborée, donc la plus moderne, d’échange. Il s’établit grâce au dialogue, nécessaire, pour que chaque interlocuteur, partie prenante au contrat, argumente et défende ses intérêts. Il permet, ensuite, des rapports sereins, car il évite la renégociation permanente, garantit la stabilité des prix et dure parce que chaque partie s’y retrouve. A l’inverse du marché, il permet des rapports équilibrés même si le rapport de force est inégal comme cela est le cas dans les rapports Nord-Sud.

                                                                                            La solidarité : Plutôt que d’exploiter les producteurs des pays pauvres et, ensuite, de faire de l’assistance au développement ou alimentaire, le commerce équitable, cherche à créer des rapports économiques équilibrés permettant aux producteurs de vivre de leur production et aux consommateurs de payer, à des prix raisonnables, des produits de qualité garantie.

                                                                                            Dans l’Aisne ; Suite à un certain nombre de réunions de sensibilisations au commerce équitable réalisées, en 2002 et 2003, grâce à l’appui de la permanente d’Artisans du Monde Nord - Pas de Calais et d’associations humanistes du département de l’Aisne, un réseau s’est mis en place. Son développement a été rapide puisque la plate forme par laquelle transite la logistique départementale, Commerce Equitable 02, a enregistré l’évolution du chiffre d’affaires, en achats, hors-taxes, suivant :  en 2003 : 14 451,33 €uros  en 2004, 24 981,56 €uros.  en 2005, 29 329,65 €uros,  en 2006, 49 490,31 €uros soit, + 69% ; la croissance continue. Le chiffre d’affaires, associations et points de vente confondus, dépasse les 65 000 €uros ttc La structure départementale résulte de la transformation d’une ONG « Tchad, Pays de la Serre, solidaires » qui conduisait des actions humanitaires au Tchad ;  avec l’appui du Ministère de la Coopération, soutien à une action de développement au sud du Tchad ;  avec la logistique du Ministère des Armées, envoi de livres collectés dans les établissements scolaires du nord de l’Aisne. Une AG extraordinaire a transformé l’association en « Commerce Equitable 02 » dont les administrateurs sont élus dans 2 collèges, à parité, celui des associations locales et celui des points de vente. Notre stratégie est de mettre en complémentarité commerce équitable et développement local. C’est pourquoi nous faisons en sorte que les points de vente soient des commerces de proximité qui ouvrent un rayon commerce équitable pour que les citoyens aient, proche de chez eux, une gamme de produits équitables la plus large possible. L’éventuelle conjugaison avec des produits de terroir, assure une cohérence parfaite de l’action.

                                                                                            Les engagements de la filière :  Solidaire : travailler, en priorité avec les producteurs les plus défavorisés dans une démarche solidaire et durable, pour garantir leur autonomie ;  Direct : acheter le plus directement possible pour maximiser la marge du producteur ;  Juste : garantir un prix d’achat juste, celui-ci devant permettre au producteur de vivre décemment ;  Transparent : donner toute l’information sur le produit (lieux de fabrication, conditions de travail) et les circuits de commercialisation ;  Qualitatif : valoriser les savoir-faire traditionnels et l’utilisation d’ingrédients naturels.

                                                                                            Les associations de l’Aisne : Au département, Commerce Equitable 02, Président : François BRAILLON ; tél : 0 323 200 004, courriel : commequit02@wanadoo.fr

                                                                                            en Thiérache, l’ATPCE, Président : Vincent LANEL, tél : 0 323 581 766, courriel, JBurluraux@aol.com . sur Château Thierry, l’ASAPCE, Président : Thomas BERMUDEZ ; tél : 0 680 440 180, courriel, michel.helet@wanadoo.fr sur Saint Quentin, le SQUAPCE, Présidente : Yvonne BOU, tél : 0 323 641 381, courriel, prissettemartine@hotmail.fr

                                                                                            Les points de vente permanents : * Berger du Val de Serre, 2, rue des étangs 02250 Marcy sous Marle tél : 0 323 200 004, courriel : Berger.vs@wanadoo.fr , réseau « Accueil Paysan » * Saveurs et Terroir, 43, rue du Gal de Gaulle, 02260 La Capelle, tél : 0 323 971 716, courriel : contact@saveurs-et-terroir.com * Jardin de Campagne, 02140 Thenailles, tél : 0 323 981 802 courriel : therg@wanadoo.fr * « L’Angélus », Catherine Court, 21, rue des Déportés, 02200 Soissons, tél : 0 323 597 900. * « L’Angélus », 3, Fermes de Beauvois, 02350 Goudelancourt, tél : 0 684 301 070. * Ferme de la Genevroye, 02210 Rocourt-Saint-Martin, tél : 0 323 712 238, * Ferme des Sables, 02840 EPPES, tél : 0 323 256 919, courriel : la-ferme-des-sables@hotmail.fr * Chantal et Alain Hautus, 1 place de l’Eglise 02160 Concevreux, tél : 0323 207 886, * « Ferme de la Tonnellerie », Sylvie, Daniel Boitelle 21 rue Croix 02820 Mauregny en Haye tél/téc 0323 242 282 fermedelatonnellerie@wanadoo.fr * Vive la Campagne, 64 ave de Paris 02200 Soissons, tél : 0 323 732 629 * Canardises des 3 vallées, 02330 Condé en Brie, tél : 0 323 827 496 * Shaoline, 43 rue Chatelaine 02000 Laon, tél : 0323 796 284 * La Grange du Terroir, 56 rue Roger Salengro 59171 Helesmes, tél : 0 327 445 927, courriel : vanessa-hautus@yahoo.fr

                                                                                            François BRAILLON Président Commerce Equitable 02 2 rue des étangs 02250 MARCY SOUS MARLE tél 0323 200 004 téc 0323 200 186 commequit02@wanadoo.fr


                                                                                            • le herisson (---.---.121.162) 6 janvier 2007 14:03

                                                                                              @ Tama

                                                                                              Je suis complétement d’accord avec vous, ce qui n’empêche pas que je trouve l’article assez pertinent quand même. Comme je l’avais écrit déjà, je trouve que le meilleur penseur à l’heure actuelle sur ce sujet est Albert Jacquard.


                                                                                              • Ontologiae 6 janvier 2007 15:33

                                                                                                A Thierry (décidemment ce forum est nul, on ne peut descendre à une profondeur de plus de 3 niveaux).

                                                                                                Le Larmarckisme ou transformisme consiste à penser que l’héridité s"effectue au niveau des caractères acquis. Dans notre exemple de la girafe, une girafe qui étirerait son cou toute sa vie pour atteindre les branches d’un arbre aurait une descendance avec un cou plus long.

                                                                                                Si vous pensez que c’est ce que j’ai écrit, vous n’avez rien compris. Les mécanismes dont je parle s’effectue au niveau génétique, une fois que l’embryogénèse a démarré, l’évolution n’opère plus que dans la futur capacité de l’embryon à se reproduire.


                                                                                                • Thierry (---.---.130.76) 6 janvier 2007 16:32

                                                                                                  A Ontologiae,

                                                                                                  je confirme : je n’ai rien compris à votre "système de cohérence qui exporte les contraintes« . Désolé. J’ai dit que cela »ressemble" à du lamarckisme, parce que supposer qu’il existe un système qui détermine ce qui est cohérent et ce qui ne l’est pas, ça ressemble à l’hypothèse qu’il existe un système capable de déterminer quels seraient les acquis bénéfiques à transmettre, et ceux néfastes à ne pas transmettre. On voit mal comment un tel système pourrait exister, puisque tout est cohérent a priori (heuuu, et même a posteriori).

                                                                                                  Et puis, où est le problème avec le cou de la girafe ? Ça ressemble à l’argument anti-évolutionniste classique à propos de l’oeil. Il y a des tas de choses dans nos corps qui ne peuvent fonctionner qu’ensemble. Ça ne contredit en rien la théorie classique.


                                                                                                • who_cares (---.---.101.247) 6 janvier 2007 16:16

                                                                                                  Article excellent, original et intéressant

                                                                                                  Un sincère Bravo !


                                                                                                  • crévindieu (---.---.4.42) 6 janvier 2007 18:26

                                                                                                    Je remercie l’auteur pour son article et les nombreux commentaires qu’il a suscités.J’y rencontre des gens avec qui je me sens en phase , qui m’ont appris,et je me sens un peu moins seul...Oui Homo homini lupus : l’homme est un loup pour l’homme, et peut monter une grande cruauté,par ses actes et son indifférence.Oui le néo libéralisme c’est monstrueux:l’assurance que les plus rusés et les plus malhonnêtes s’enrichiront sans se retourner sur la misère qu’ils propagent:ce n’est plus de la cruauté ,c’est du sadisme.Oui la concurrence« libre et non faussée » c’est du pipeau:elle n’existe pas : partout,il y a des ententes,des combines,une accélération de la concentration des capitaux dans les mains d’une minorité,qui bientot,si ce n’est pas encore fait pourra s’acheter n’importe quoi,encore plus d’entreprises à dépecer et délocaliser,encore plus d’immeubles inabordables,à l’abri dans leurs paradis fiscaux et entre eux.(l’entre soi permet à bon compte de fermer les yeux, d’être indifférent et de ne pas se sentir géné,si tant est qu’on ait un soupçon de scrupule)L’idéologie libérale,la publicité,ne servent qu’à duper les gens.Pour terminer cette évidence mille fois dénoncée:quelle concurrence entre des produits manufacturés dans le continent asiatique sans règle aucune,par les nouveaux esclaves de la production mondiale ,peut on opposer alors que nous avons des contraintes de coùt de vie(logement,nourriture,etc) probablement 100 fois supérieurs aux leurs ? Je ne parle pas des managers et des commanditaires qui profitent et s’enrichissent de façon immonde sur le dos des travailleurs asiatiques.Mais comme ils sont 2 milliards,ça fiche les chocottes.(Oui,je sais les libéraux me rétorqueront que je confonds libéralisme et dérégulation libre échangiste mondialisée,mais je constate que concrétement les deux vont toujours ensemble.D’où leur discours monomaniaque contre les agents de l’état(justice,inspecteurs,douaniers) qui seuls pourraient exiger l’application des régles. smiley


                                                                                                    • Bruno B. Bruno B. 6 janvier 2007 18:47

                                                                                                      Quelle photo vraiment horrible !...ça me retourne le coeur de voir à quel point l’homme peut être cruel jusqu’à faire s’entretuer de pauvres animaux. A croire que la violence et l’hémoglobine peuvent être divertissantes.... Si je pouvais je prendrai les auteurs de ces combats barbares je les ferai se battre avec leur propre « machine à tuer », parque qu’apparemment il n’ont pas l’air conscient non seulement de la barbarie et de la souffrance endurée par ces animaux obligés de se battre pour survivre (oui, obligés à être violent.... ça fait peine à dire), mais aussi des risque qu’il font encourir aux autres citoyens, car il faut l’avouer, de tels chiens dressés dès le plus jeune âge à tuer, sont difficilement contrôlables.


                                                                                                      • moebius (---.---.113.198) 6 janvier 2007 21:32

                                                                                                        Vous oubliez les parieurs... mais quel est le rapport entre un combat de chien et une une concurence de type commerciale c’est à dire hautement socialisé ? La nature et le commerce !!!!!!????? et la toromachie dans tout ça ?! Oh ! monde cruel quand il faut payer la note, je ne sais que dire, peut etre l’auteur veut’il lacher ses chiens numériques ???!!!! tahiaut, tahiaut, whoua ! whoua ! kaie, kaie,


                                                                                                        • lyago2003 (---.---.155.104) 6 janvier 2007 22:26

                                                                                                          Bonjour, La thèse de l’évolution est remise en cause c’est également une évolution. L’être humain est le plus grand et le plus féroce des prédateurs. En effet, d’un clic de souris j’ai le pouvoir de faire évoluer .


                                                                                                          • HisTerry (---.---.177.133) 7 janvier 2007 02:05

                                                                                                            Je suis étudiant en license d’économie et scandalisé par votre article et la manière dont vous présentez cette science.

                                                                                                            Cette présentation pseudo-scientifique ayant pour but de diaboliser la pensée liberale est à la limite du bon goût d’un point de vue intellectuel (car je ne parle même pas de la photo). Je veut bien que vous me donniez les réferences des ouvrages des économistes qui presentent leur science en faisant un parallèle avec Darwin.

                                                                                                            Car le Darwinisme social est un concept inventé par le courant de pensée que l’on appelle aujourd’hui les alter-mondialistes et est aussi vieux que le liberalisme lui même.

                                                                                                            Cela me rappelle un film documentaire que j’ai vu dans un cinema de quartier presenté par ATTAC l’année dernière (« The Enterprise »), ce film appuyait la thèse que la société anonyme possède tous les attributs de la personne humaine (nom, domicile, capacité juridique, capacité de reproduction (...filiale smiley)mais egalement plus, ce qui fait d’elle une super-structure qui domine l’homme ce qui amène à l’oppression des plus faibles bla bla bla, vous connaissez le refrain mieux que moi.

                                                                                                            Concurrence pure et parfaite = disparition du mamouth

                                                                                                            Société anonyme = goldorak

                                                                                                            Sur 2 sujets différents, mêmes procédés, faire le parallèle entre des concepts scientifiques ou juridiques et des concepts naurels ou ethnologiques.

                                                                                                            Mais l’économie ne peut se resumer comme cela, c’est une science qui cherche à decouvrir comment mieux vivre ensemble dans un monde où les ressources sont rares. Les différentes écoles de pensée (liberales, social-liberales, et alter-mondialistes (le communisme tel le phoenix, renait de ces cendres smiley) ont toutes le même objectif : la recherche du bonheur pour tous, divergent les moyens a employer. Cette divergence est due à la préférence de chacun pour un choix de vie au sein de notre société (en matière de solidarité, responsabilité individuelle et collective, liberté indivuduelle,...). Aucun courant de pensée (il n’y en a pas que 3, c’est plus complexe que cela) n’a la réponse absolue (ça se saurait), mais ils avancent grâce à un raisonnement scientifique, fait de demonstrations mathèmatiques, d’experiences et de tests empiriques, statistiques pour les confronter à la réalité et voir leurs pertinences.

                                                                                                            Vous essayez de décridibiliser un de ces courants au travers d’un concept vaseux mais neanmoins accrocheur et facilement compréhensible pour les néophytes.

                                                                                                            Je vais conclure en ramassant vos armes : Philosophiquement, les personnes qui critiquent le darwinisme, c’est à dire celles qui rejettent les theories evolutionnistes le font en avancant les theories creationnistes, elles avancent l’idée de dessein intelligent, c’est à dire Dieu (dans votre parallèle c’est l’Etat) qui planifie l’évolution des espèces (ça me rappelle quelque chose).

                                                                                                            Decidement, darwinien ou évangeliste, j’ai choisi mon camp.


                                                                                                            • ZEN zen 7 janvier 2007 09:32

                                                                                                              Monsieur l’étudiant,

                                                                                                              je pense que vous faites une confusion sur la notion de « dawinisme social », qui n’est qu’une métaphore imparfaite et dont la critique ne remet pas du tout en question la théorie de l’évolution (revue et corrigée aujourd’hui) que proposait le génial anglais.Vous confondez deux domaines.

                                                                                                              Je vous renvoie à Wiki, qui développe assez bien cette notion, et à la critique qu’en fait l’économiste américain Galbraith. Une petite mise au point :

                                                                                                              « Herbert Spencer (1820-1903). Dans le domaine social le darwinisme a donné naissance au XIXème siècle a une théorie - le darwinisme social - dont le représentant principal est l’anglais Herbert Spencer.

                                                                                                              Alors que le darwinisme est une théorie générale qui concerne l’évolution de toutes les espèces vivantes, le darwinisme social de Spencer est une application sociologique du darwinisme concernant l’évolution interne de l’espèce humaine.

                                                                                                              Le darwinisme social affirme que la compétition, la lutte pour la vie, affecte, à l’intérieur de l’espèce humaine, les différents groupes sociaux qui la composent (familiaux, ethniques, étatiques) de telle sorte que des hiérarchies se créent, qui sont le résultat d’une sélection sociale qui permet aux meilleurs de l’emporter.

                                                                                                              Or, pour Spencer, tous les groupes sociaux étant en compétition les uns avec les autres, tout ce qui peut affaiblir un groupe social bénéficie à ses concurrents.

                                                                                                              En conséquence, Spencer pense que toute protection artificielle des faibles est un handicap pour le groupe social auquel ils appartiennent, dans la mesure où cette protection a pour effet d’alourdir le fonctionnement du groupe et, donc, de le mettre en position d’infériorité face aux groupes sociaux rivaux.

                                                                                                              Le darwinisme social est politiquement utilisé par le libéralisme classique, conservateur, pour justifier de la non-intervention de l’Etat dans le domaine économique et social, intervention qui est considérée comme étant handicapante pour la Société.

                                                                                                              Herbert Spencer, The Principles of Sociology, 3 vol., 1876-1896, Principes de sociologie, 5 vol., Paris, 1878-1898. Herbert Spencer, Patrick Tort, Autobiographie ; Spencer et le système des sciences : naissance de l’évolutionnisme libéral, PUF, Paris, 1987. Herbert Spencer, Le droit d’ignorer l’Etat, Les Belles Lettres, Paris, 1993. »


                                                                                                            • Frédéric Dalmas frédéric dalmas 8 janvier 2007 10:30

                                                                                                              Attention, je ne parle pas des vrais économistes. il y a de très bons économistes même chez les libéraux. Les idéologues de l’ultralibéralisme, qui l’imposent sur la planète sont souvent de piètres économistes, plus guidés par leur étroitesse d’esprit que par une véritable réflexion. Il n’y a qu’à voir ce que Joseph Stiglitz pense des gens du FMI.... Encore, je ne parle pas des vrais et honnêtes libéraux, mais de tous ces idéologues qui caricaturent Darwin comme les écrits des économistes comme ceux d’Adam Smith.. Mon article je le répète n’a pas pour but de présenter la théorie de Darwin, mais la caricature que ces idéologues en font..


                                                                                                            • med (---.---.204.222) 7 janvier 2007 02:38

                                                                                                              Certain ici son écoeuré a la vu d’un simple combat de de chiens. Sachez messieurs, que le modèle libéral tant vanter par ceux surtout qui y gagnent, est infiniment plus cruel que ce combat de chiens.

                                                                                                              Ce n’est qu’une fois que l’on n’a le nez dans la merde que l’on ce dit que ça pue !!!!! Ici certain ne connaissent même pas la couleur de la merde.


                                                                                                              • l'Omnivore Sobriquet l’Omnivore Sobriquet 7 janvier 2007 10:09

                                                                                                                Les chiens sont en cage. C’est en cage que la liberté du prédateur, celle du renard *dans le poulailler*, est horrible. Les libéraux s’attaquent aux cages, pas aux hommes.

                                                                                                                Je mets sur un pied d’égalité l’utopie socialiste et l’utopie libérale, insuffisantes voire puériles, qui réclament et supposent un consommateur parfait ici, choisissant librement et rationnellement parmi ’l’offre’ parfaitement disposée, et là un contrôle parfait, ce qui est une ineptie mathématiquement démontrée aujourd’hui, et des usagers (abonnées...) parfaitement dociles en plus... Oui, les bonnes idées politiques, les actions collectives, politiques, et non, le ’tout le monde s’y met’, caractéristique de l’utopie, voire sa définition même... La propagande constante des médiats du service public pour nous injecter une impresssion favorable quand on entend le mot ’utopie’, régulière, est dégueulasse... A bas l’utopie !! et vive la civilisation.

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