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Accueil du site > Actualités > Economie > La crise qui n’arrivait jamais

La crise qui n’arrivait jamais

Tout va bien selon certains, trop bien selon d’autres. L’économie américaine connait le plus long cycle d’expansion de son histoire. Or, c’est cela justement qui serait suspect : une crise majeure serait imminente. À moins que cette fois ce soit vraiment différent ?

L’économie américaine serait-elle devenue un long fleuve tranquille ? Près de 10 ans d’expansion sans accroc majeur, du jamais vu dans l’histoire de l’Amérique. Le marché de l’emploi est en pleine bourre sans générer de tensions salariales : que du bonheur pour les autorités monétaires, et qui permet bien des audaces à Donald Trump. Les marchés financiers n’en demandaient pas tant.

 

Oui, mais voilà, l’expansion serait trop belle pour être honnête. Nous serions dans le cas d’une alarme incendie qui ne s’est pas déclenchée depuis trop longtemps, et c’est cela qui est suspect. On appelle cela un fait négatif : l’illustration la plus connue est celle de Sherlock Holmes, déduisant du chien qui n’aboie pas qu’il devait certainement connaitre le meurtrier (Sliver Blaze).

 

Que faire ? Doit-on prendre le risque d’éteindre un feu qui n’existe peut-être pas ? Doit-on appliquer un principe de précaution ?

 

  • Oui, d’après les pessimistes. Ces gens-là avancent que les indicateurs traditionnels d’une crise majeure sont déjà là, et qu’il faut les écouter même au risque de se tromper : il vaut mieux une alarme qui se déclenche même s’il n’y a pas de feu, qu’une alarme qui ne se déclenche pas alors qu’il y a le feu (faux positifs vs faux négatifs). 
     
  • Non, d’après les optimistes. Ces gens-là soutiennent que le monde a changé, et qu’il faut accorder une écoute toute relative aux indicateurs traditionnels, voire les ranger dans la boite à anachronismes. Et de toute façon, pourquoi perdre du temps à convaincre les pessimistes ; c’est à eux que revient la charge de la preuve d’une crise imminente.
     
    Dans le doute, on se résout alors à attendre. Mais l’attente peut susciter des réactions plus ou moins exubérantes selon les cas. Attendre une crise qui ne vient pas, attendre un bus qui est en retard, ou encore attendre Godot (Samuel Beckett), sont autant de bonnes raisons de devenir très nerveux, notamment quand il s’agit des marchés financiers. 
     

Le chien qui n’aboie pas

Le chien qui n’aboie pas n’effraie personne. Or, parfois c’est justement le fait de ne pas aboyer qui devrait nous effrayer. C’est en tout cas la thèse défendue par ceux annonçant une crise majeure. D’après eux, l’expansion économique serait trop longue pour être honnête. Nous aurions dû avoir des forces de rappel à l’œuvre ramenant l’économie et les marchés à des niveaux plus raisonnables. Citons les 4 cas populaires avancés par les pessimistes, et les réserves avancées par les optimistes :

 

  • La boucle chômage – salaires : lorsqu’il y a trop d’emplois, cela se traduit par des tensions sur les salaires. Nous avons effectivement un trop plein d’emploi, mais toujours pas de tensions sur les salaires. Pour les pessimistes, c’est une mauvaise nouvelle car les salaires devraient finir par fortement accélérer. Pour les optimistes, cela s’explique par un cycle économique bien différent, avec notamment la montée en puissance de la concurrence en ligne (monopsony), la mondialisation (global value chains), l'âge de la retraite pour les babyboomers aux salaires plus élevés, tous ces effets exerçant une force de rappel des prix vers le bas. 
     
  • Les taux d’intérêt et la croissance : théorie et faits valident un lien entre les taux d’intérêt et la croissance économique : sur longue période, les taux sont supérieurs ou égaux à la croissance économique (en valeur). Le problème, c’est qu’aujourd’hui, on est bien loin du compte d’après les pessimistes : les taux à 10 ans américains évoluent à près de 2 % alors que la croissance en valeur est à près de 5 %. Mais, pour justifier un tel résultat les optimistes invoquent notamment une baisse tendancielle d’un taux d’intérêt neutre d’équilibre
     
  • La dette et les taux : curieusement, il n’existe pas de niveau optimal de la dette d’un point de vue théorique. Toutefois, il existerait des niveaux dits raisonnables : d’après les pessimistes, les niveaux supérieurs à 100 % de dette publique sur PIB seraient critiques. Les optimistes rétorquent que lorsque le taux d’intérêt devient très inférieur à la croissance économique comme aujourd’hui, c’est au contraire une occasion pour s’endetter car alors les intérêts sur la dette à payer deviennent moins importants relativement aux recettes sur la croissance.
     
  • Les valorisations des actifs risqués : les marchés ne peuvent pas monter au ciel entend-on. Aujourd’hui, les investisseurs paieraient bien trop cher les actifs financiers compte-tenu des bénéfices à venir escomptés par les entreprises. Les marchés ne montent pas au ciel donc, mais le ciel cela commence quand exactement ? Les optimistes répondent que le ciel commence là où finissent les taux d’intérêt : les taux agissent comme une force de gravité sur les actions, plus ils montent, et moins les actions peuvent monter. Or, aujourd’hui les très faibles niveaux des taux autoriseraient les actifs risqués à monter très haut.
     
    Il semble donc difficile de départager les pessimistes partisans du « la crise est imminente » des pessimistes partisans du « cette fois c’est différent ». Que faire ? Attendre.
     

Le bus qui ne passe pas

La crise arrivera peut-être demain, après demain, ou bien n’arrivera pas. Comment savoir ? Nous sommes un peu dans le cas de celui ou celle qui attend le bus, qui aurait dû passer depuis un moment, mais qui n’est toujours pas là. Que faire ? on peut essayer de prévoir : on sait que la crise et le bus passent régulièrement, parfois un peu en avance ou un peu en retard ; mais on sait aussi que parfois ils ne passent pas. Est-il possible de prévoir leur arrivée ? Oui, partiellement.

 

  • D’un point de vue empirique, la recherche académique valide globalement l’idée qu’il existe des indicateurs qui anticipent partiellement certains retournements. Ces indicateurs sont autant des variables économiques que des variables financières. Prises séparément, leur pouvoir prédictif est limité et variable, mais prises ensembles elles aideraient à prévoir.
     
  • D’un point de vue théorique, il n’est pas interdit de prévoir les rendements des marchés, contrairement à une croyance populaire invoquant l’efficience des marchés : ce qui est interdit est de prévoir le prix que je suis prêt à payer pour obtenir les rendements anticipés ; de plus cela n’est pas interdit pour tout le monde en particulier, mais pour l’investisseur moyen.
     
    Donc le problème est réglé. Il suffit de faire un travail d’inventaire des meilleurs indicateurs, et de voir ce qu’ils nous disent pour les jours prochains. À peine surpris, on obtient bien que les indicateurs traditionnels anticipent un avenir plus sombre aussi bien au niveau économique que financier. Mais, quand ? Là, c’est plus difficile. D’ailleurs ces indicateurs sont réputés pour anticiper le bon sens du marché, pas le bon moment pour passer à l’action (le fameux timing). 
     
    D’autre part, ces mêmes indicateurs seraient moins performants depuis quelques années, signe qu’ils ne sont pas indépendants du contexte : or, ce contexte serait justement très particulier, certains invoquant la fameuse stagnation séculaire, une forme de croissance molle mais pas trop.
     
    Enfin, on aimerait bien trouver la combinaison magique d’indicateurs qui permette d’anticiper tous les retournements. Mais, à trop chercher la formule, on risque la suroptimisation. Les spécialistes savent que ce type d’approche est particulièrement fallacieux et dangereux, puisqu’elle conditionne exagérément la prochaine crise à obéir aux mêmes mécanismes que les crises passées.
     
    Bref, on-a toujours pas trouvé la méthode qui fonctionne à tous les coups. D’ailleurs, cette méthode générale n’existerait pas, ni pour les crises, ni pour savoir si le bus finira par passer. On pourra trouver une méthode pour un cas, une autre méthode pour un autre cas, mais aucune méthode générale.
    Il s’agit là d’un problème bien connu de l’informatique théorique : le problème de la Halte de Turing. Imaginons un informaticien ayant lancé un programme qui tourne en boucle, mais ne s’arrête pas. Peut-être s’arrêtera-t-il un jour ? peut-être pas. Il imagine alors un autre programme qui va tester si le programme va s’arrêter. Mais lui-même, qui va le tester ?… Il n’existe pas de programme.
     

Des sacrifices pour éloigner la crise

La crise arrivera un jour, ou n’arrivera pas. Mais on peut toujours faire en sorte qu’elle arrive le plus tard possible. Pour cela, les investisseurs ont trouvé un moyen : sacrifier des bouts de performances sous de faux prétextes : un indicateur avancé un peu faiblard, un tweet de Donald Trump un peu agressif, une Banque Centrale un peu maladroite dans sa communication, sont autant de bonnes raisons pour l’investisseur de prendre ses profits sur les marchés d’actions, et de se redonner du souffle pour revenir plus tard plus fort encore.

 

L’objectif est de ne pas motiver une réaction négative des autorités : en effet, imaginons des marchés monter invariablement, quelle que soit les nouvelles ; les autorités interviendraient pour mettre fin à la fête. Le marché doit donc monter mais pas trop, se montrer mesuré et réceptif à la mauvaise nouvelle : il doit faire illusion, que la hausse reste conditionnelle, que l’appétit ne soit pas immodéré, que les investisseurs ne soient pas des chats dévorant leur bol de croquettes.


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23 réactions à cet article    


  • La Voix De Ton Maître La Voix De Ton Maître 14 août 18:13

    Le problème c’est les taux d’intérêts proches de zéro (voire négatifs dans d’autres pays)

    Les taux d’intérets à zéro, c’est la stratégie sectionnée en 2008 pour permettre aux banques de se refaire une santé.

    Dix ans plus tard : Les banques n’ont rien changé aux bonnes habitudes de la spéculation, mieux : elle ont pu emprunter gratos pour spéculer encore plus. La Deutsche Bank a fait faillite il y a peu (même si l’on a requalifié cette faillite en changement de stratégie)

    Les entreprises n’ont pas investi, elles ont emprunté à taux zéro pour racheter leur propres actions pour doper leur cours de bourse (et par la même occasion rémunérer grassement les dirigeants qui revendent leurs stock options)

    En mettant des taux bas, on détruit la signification des indicateurs dont vous parlez : on ne peut plus faire la différence entre les entreprises zombies qui survivent d’un crédit à un autre (Tesla, Uber...) de celles relativement solides. La spéculation (sur l’immobilier, les matières premières...) est décuplée.

    Bref, la crise qui s’annonce sera celle du retour à la vraie valeur. L’or ou le Bitcoin sont la vraie valeur nous-dit-on partout aujourd’hui... mais combien s’endettent pour jouer dessus ? Il va y avoir un sacré recadrage je vous dis, une nouvelle forme de crise jamais vue, il y aura déflation et inflation en même temps, mais sur des actifs différents.


    • Le421 Le421 14 août 19:00

      @La Voix De Ton Maître
      Et ce n’est pas pour rien que les gens prudents investissement connement (? ??) sur l’or.
      Un signe évident.
      La Fraaaaannnnsse, qui a tout compris, vends son or au plus offrant comme autrefois les autoroutes et autre France Télécom.
      On est vraiment les « kings » dans ce pays...
      Pas étonnant que les Donald Trump en puissance nous aiment.


    • La Voix De Ton Maître La Voix De Ton Maître 14 août 19:35

      @Le421

      Certains pourraient dire que l’or ne se mage pas.
      Mais si l’on regarde l’évolution de l’or dans les années 20-40, on voit qu’il y a une courte spéculation puis une baisse longue et constante jusqu’après la seconde guerre mondiale... Il aurait fallu en acheter quand personne en achetait.
      L’or c’était et c’est une valeur de banque centrale (La Chine l’utilise pour rassurer et assurer la valeur de sa monnaie), elle peut être confisquée si nécessaire.
      Après que Sarko ait vidé une partie des coffres de France juste avant sa phase spéculative, on va dire que c’était double bénef : faire profiter les amis d’un or pas cher soumis à la hausse, et faire réduire le déficit de l’état français (que Sarko a quand même réussi a presque doubler)


    • Désintox Désintox 14 août 18:28

      « Nous avons effectivement un trop plein d’emploi, mais toujours pas de tensions sur les salaires. »

      Cela veut peut-être dire que le « plein-emploi » américain est complètement bidon.

      Il existe une façon simple de faire baisser le chômage en France : il suffit de supprimer les allocations chômage. Ainsi, les chômeurs n’iront plus s’inscrire à pôle emploi (pour quoi faire ?) et le gouvernement pourra annoncer triomphalement le plein emploi.


      • Le421 Le421 14 août 19:02

        @Désintox

        le « plein-emploi » américain est complètement bidon.

        Allons, allons, mon brave !!
        Arrêtez les « fake news » !!
         smiley  smiley  smiley


      • Le421 Le421 15 août 08:40

        @Le421
        Je plaisantais, bien sûr !!


      • exol 15 août 08:44

        @Le421

        Et en quoi l’emploi chez les ricains est il important pour notre pays , ou c’est juste pour cracher sur ce pays . C’est un peu comme l’emploi à Sarlat , tout le monde s’en branle .



      • BA 15 août 00:03

        Les marchés plongent alors que les risques de récession grandissent.


        Wall Street a connu l’une de ses pires journées de l’année, mercredi, en raison de l’inversion de la courbe des taux. Un indicateur qui annonce généralement une récession. Le taux d’intérêt sur les bons du Trésor américains à dix ans est passé temporairement sous celui des bons à deux ans, ce qui n’était plus arrivé depuis 2007.


        https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/les-marches-plongent-alors-que-les-risques-de-recession-grandissent-1124402


        • jjwaDal jjwaDal 15 août 06:31

          Difficile de dire le niveau de fièvre du patient, vu qu’on a délibérément cassé le thermomètre dès 2008, un peu partout. Le système financier était à l’origine du hoquet de 2007/2008 et il est bien évidemment à l’origine du prochain. En fait plus que de crise il faut parler de conséquences logiques du fonctionnement du système économique dans lequel nous sommes plongés depuis la fin des années 1970. Dès le moment où les salaires stagnent voire diminuent en valeur réelle, la population stagne ou diminue (Japon, allemagne), la population vieillit (on consomme et emprunte moins avec l’âge pour des raisons évidentes), on a les ingrédients pour une économie qui ne peut plus suivre l’évolution à la hausse des dépenses de santé et retraite par ex, ni même continuer de se faire rançonner (les taux d’intérêts) par le système bancaire et (la chasse aux aides) financier.
          Tout cela se passe avec en toile de fond une augmentation de la population mondiale qui n’aspire qu’à une seule chose, à savoir rattraper nos niveaux de consommation per capita, sur une planète aux ressources finies.
          Evidemment on sent bien que ça doit craquer d’une façon ou d’une autre et les injections d’antalgiques finiront par tuer le patient qu’elles ne peuvent nullement guérir, si elles persistent.
          Nourini l’a dit « Vous faites de l’austérité ou de la dette, ça ne marchera pas ». Donc un peu partout on a fait les deux en espérant que ça marche.
          Ce n’est pas un manque d’intelligence, mais une superbe illustration d’un conflit d’intérêt majeur entre les intérêts à court terme d’une minorité contre les intérêts à long terme d’une hypermajorité de la population mondiale.
          Gangrène ou arrêt cardiaque, les médecins ne se prononcent toujours pas, mais excluent un état stationnaire durable.


          • nono le simplet nono le simplet 15 août 07:02

            @jjwaDal
            bel article et beau commentaire ...


          • Le421 Le421 15 août 08:44

            @jjwaDal

            Tout cela se passe avec en toile de fond une augmentation de la population mondiale qui n’aspire qu’à une seule chose, à savoir rattraper nos niveaux de consommation per capita, sur une planète aux ressources finies.

            Bien résumé.
            Et il ne faut pas avoir fait HEC ou l’ENA pour comprendre cela...


          • foufouille foufouille 15 août 09:10

            @Le421
            avant qu’ils aient des routes partout et qu’ils sachent entretenir une voie ferré, il faudra du temps.


          • chantecler chantecler 15 août 07:54

            Bonjour,

            Article bien intéressant .

            Effectivement la fièvre de rachat d’or est tout de même un peu préoccupante :

            ceux qui rachètent sont effectivement pessimistes sur les possibilités économiques réelles de leur pays à se faire du pognon.

            A défaut d’entreprises saines sur lesquelles on pourrait compter à moyen et long terme .

            Les niveaux de chômage et d’endettement publics et privés sont aussi , par ailleurs très préoccupants .

            Un jour les débiteurs voudront d’autres retours sur investissements .

            Quitte à provoquer la crise .

            En 1929 il en a été ainsi .

            L’argent « disponible » via les banques (cf Galbraith) était si bas que beaucoup ont emprunté pour pouvoir spéculer .

            On parlait alors d’hystérie ou d’orgie boursières qui attiraient mains capitaux à wall street .

            Jusqu’au crack....

            Le hic tout de même : si les chiens n’aboient pas, on a tendance à museler la masse des prolos , des travailleurs, des salariés globalement .

            Par la répression des mécontents et manifestants .

            Par le silence des médias : (tout va très bien madame la marquise).

            Quitte encore à détruire des pays entiers avec la possibilité de s’approprier de leurs actifs : gisement de pétrole de gaz , de matières premières .

            Bref sans doute le feu couve , mais l’incendie n’est pas déclaré.

            A l’instar de ce qui s’est passé à Notre Dame de Paris, à partir d’un manque de cohérence dans la surveillance du bâtiment confié à plusieurs entreprises privées ou non , mais morcelées et « responsables ».

            Enfin une dernière remarque : on parle de macro économie et d’états : les USA, l’Allemagne, la France etc, etc ...

            Tout cela est bien beau mais ça ne veut pas dire grand chose : les pays sont composés de populations , de classes bien hétérogènes : certaines : les oligarchies les classes supérieures s’en tirent bien ,avec parfois des fortunes exponentielles d’autres tirent le diable par la queue .

            On a tendance (les médias) de les ignorer , de les mépriser ou de les diaboliser.(bullshit ,dit notre bien aimé président)

            Il n’empêche qu’elles vivent mal ou très mal .

            Par exemple il paraît que dans notre pays le marché de la voiture d’occasion est bien plus dynamique que celui des voitures neuves .(malgré les aides publiques payées par tous y compris les pauvres)....

            Mais comme ces voitures neuves sont construites là où les coûts de production sont les plus bas , ça ne nous impacte plus vraiment . Je dirais même peut être tant mieux : comme la productivité est très forte on en arrive à fabriquer des biens, des autos jetables .

            Car les usines mondialisées sont toutes en surproduction : les « temps modernes » sont adaptés à une production de guerre cad de biens dont la durée de vie est très réduite, du fait d’une orgie de destructions , d’un gaspillage effréné qui épuise d’ailleurs ce qui reste de nos ressources .(que l’on pense aux deux dernières guerres mondiales... !)

            On pourrait imaginer une reconversion vers la maintenance des marchandises fabriquées

            , des automobiles par exemple ,

            plutôt que la course au mieux disant ,et « amélioration technologique » ,... qui redévelopperait les métiers de réparateurs , de mécaniciens , d’agents de maintenance non délocalisables ....

            ...

            Mais nos entreprises sont très adaptatives ....

            Hier sur F.I à 8H j’ai entendu de sacrées bonnes nouvelles : dans notre pays on a fait un must : des patrons ont reconverti des usines qui construisaient des canons à eau à usage civile (pompiers terrestres et maritimes) en canons à eau anti émeutes que l’on vend à la Chine .

            Voilà qui donne de l’espoir .  smiley 

            ...


            • Le421 Le421 15 août 08:41

              Le chien qui n’aboie pas n’effraie personne. Or, parfois c’est justement le fait de ne pas aboyer qui devrait nous effrayer

              Je confirme avec une triste expérience...

              Le seul qui m’a mordu gravement n’a pas aboyé du tout.

              Ceci dit, il est mort intoxiqué !!  smiley


              • melian 15 août 10:48

                Tu voulais dire quelque chose Karl ?


                • p.castor p.castor 15 août 12:30

                  On a l’impression que l’auteur de cet article en garde sous le pied.On sait que les grandes crises ont pour cause principale l’excès de mauvais endettement privé .Steve Keen dans son dernier ouvrage : « pouvons nous éviter une nouvelle crise financière ? » répond clairement par l’affirmative à cette question.Or , il semble bien que l’on s’inscrive actuellement dans cette configuration...


                  • Croa Croa 15 août 23:59

                    À p.castor,
                    Alors ça c’est facile à trouver. T’as les étudiants américains qui se sont endettés à tout va. Si ceux-ci ne décrochent pas le travail auquel ils se sont préparés ou sans le revenu espéré impossible qu’ils remboursent quoi que ce soit. C’est bien pire que les « subprimes », cause de la crise précédente, vu que dans ce cas les baisés avaient au moins une baraque à revendre.


                  • jjwaDal jjwaDal 18 août 01:59

                    @Croa
                    A propos de « baraque à revendre », j’ai croisé l’information selon laquelle une grande ville américaine (San Fransisco de mémoire) avait pris des mesures réglementaires pour interdire et verbaliser le fait de dormir dans sa voiture, tellement le phénomène semble avoir pris de l’ampleur. Il est même possible qu’une part de ces « campeurs » aient un travail, vu que la spéculation sur l’immobilier n’a jamais cessé (il faut bien placer ces montagnes d’argent/pécul) donné aux banques par la FED. Quand le monde réel se met à critiquer la réalité alternative des médias de masse et des pouvoirs en place, où va t’on ?... smiley


                  • Vaietsev 15 août 17:14

                    La crise pour ceux qui aime et vivent seul ,pas pour les autres ,pour ceux là ,on leur laissera le temps qu’ils prendront de s’occuper à fabuler des fake news que nous mettrons en place pour nous occuper .

                    La crise n’existe jamais tant pour les amoureux de la vie ,de la politique ,sans quoi chaque président,chaque homme ne finirai pas par lacher et laisser allez .

                    C’est pas la politique le jeu cruel ,ce sont chaque citoyen hautement instruit ou ses gens des mondes parrallèlles ,qui insiste à nous dire quoiqu’il advienne ,c’est NON partout .......................et la fausseté du monde à disparu ??

                    T’ai merde alors ,moi qui ne voie que fausseté dans ce pays et partout ,je suis choqué d’entendre que dans ce monde n’existe que le NON ,ce non en fait qui n’est qu’un engagement quotidien de chaque citoyen ,ben voyons ,bonne blague ,je la referais .

                    Serai ce alors les mondes parrallèles qui fabule sur l’agora ou la mort ??c’est sûr,ou pourquoi comme le disent les USA ,le fictif américain qui se vante de ME dire que mes lectures sur l’agoravox ne sont que les hautes connaissances de l’amérique .

                    là en fait ,pour ça ,je doute ,quoique ,ils sont capables de tout ses ricains avec l’avance technologique qu’ils ont ,d’ailleurs on dis que plus vous êtes loin et plus vous avez d’avance ,plus vous avez perdu et homis de bonnes choses dans votre course à moins que l’amérique est déjà la mémoire absolue pour chaque citoyen ,allez le fictif ne m’étonne plus ,j’suis plus assez naif pour avoir un point de vue de puis longtemps .

                    Le fictif nous occupe ,pourvu que les terriens aient des vies merdiques,pour le reste ,n’en demandons pas de trop ,un travail de rêve ,une vie en relation libre ,faut pas deconner non plus ,vous servez à rien et deja vous nous demandez tout . 


                    • Vaietsev 15 août 17:24

                      Je dois dire ,qu’en termes de confidences ,j’ai de superbes bonnes copines chez moi ,ce quelque soit la couleur de peau ,et je voies qu’une vie réussie pour ses femmes n’est pas à penser ,encore moins à envisager 

                      Leurs seul interet , foutre la merde ,comme le dit un imitateur ,pourvu que ceux qui ne demande pas à avoir une gueuze se vautre la gueule et tombe dans le ridicule .

                      Pour ça ,c’est déjà fait ,et leurs c... de pédale dure les y ont bien aidés et bien entendu en échange d’une gaterie.


                      • yapadekkoaqba yapadekkoaqba 16 août 07:57

                        Bof ! C’est le tunnel sans fin de Raymond Barre, et comme l’économie est vallonnée il laisse place à des parcours à ciel ouvert puis reprend sa course dans un tunnel et ainsi de suite.


                        • Kapimo Kapimo 18 août 15:50

                          La « crise » est à terme inévitable, puisque l’économie financière telle qu’elle fonctionne aujourd’hui n’est qu’un immense Ponzi alimenté par les banques centrales et les états. Il n’y a pas de limite à la continuation de ce Ponzi, puisque les acteurs principaux (états, banques centrales) sont à la botte de la finance (lire mafia) et donc non autorisés à perdre confiance, ceci quel que soit l’état des « indicateurs ».

                          La crise arrivera quand les mafieux au pouvoir le décideront, c’est à dire quand la binôme décervelage/soumission & outils de surveillance/répression sera suffisamment performant pour garantir aux zélites l’impossibilité de révolte des populations.

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