• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Economie > La hausse du salaire minimum (SMIC) n’est pas la panacée
#98 des Tendances

La hausse du salaire minimum (SMIC) n’est pas la panacée

 Au stade où en est la crise économique systémique du capitalisme, on pourrait parler d’agonie du « libre » marché. Il n’existe pas de nouveautés prometteuses qui pourraient laisser espérer une relance de l’économie mondialisée. Le dernier voile à tomber est la hausse du salaire minimum, le SMIC dit-on en France...

Hausse du salaire minimum, fallait y penser

Au stade où en est la crise économique systémique du capitalisme, on pourrait parler d’agonie du « libre » marché. Il n’existe pas de nouveautés prometteuses qui pourraient laisser espérer une relance de l’économie mondialisée. Le dernier voile à tomber est la hausse du salaire minimum, le SMIC dit-on en France, comme panacée pour encourager l'automatisation, l'innovation et les hausses de productivité. (1)

Depuis 2016, la désaffection des militants sociaux devant les discours de la gauche mondialiste est évidente. C’est l'année où Donald Trump et le Brexit ont commencé à influencer les secteurs les plus fragiles de la petite bourgeoisie paupérisée et du prolétariat précarisé, le moment où les sondages des grands médias à la solde ont déclaré que la jeunesse américaine était devenue « socialiste » (sic) alors que les démocrates ont récupéré Bernie Sanders le "socialiste" (sic). Le salaire minimum (SMIC) a été le sujet des Primaires démocrates et les facultés universitaires d’économie ont commencé à produire toute une littérature qui présente la hausse du salaire minimum comme une alternative au néoprotectionnisme préconisé par Donald Trump comme nous l’avons analysé dans notre volume : "La démocratie aux États-Unis. Les mascarades électorales" (2017).

 Récemment, les Gilets jaunes français ont récupéré ce cheval de Troie des mains de l'intelligentsia occidentale. Les Gilets jaunes réclament un SMIC à 1 300 euros... Voici ce que la presse à la solde leur répond ; "Pourquoi le SMIC n'a pas augmenté de 3% le premier janvier 2019" : https://www.rtl.fr/actu/conso/pourquoi-le-smic-n-augmentera-pas-de-3-au-1er-janvier-2019-779581313

L’Idée socialiste du salaire minimum (SMIC)

Cette idée « socialiste » va comme suit : la classe prolétarienne est écrasée sous les dettes alors que le salaire minimum en hausse réduirait l’étalement des salaires et les inégalités sociales, car un salaire minimum plus élevé modifie la répartition du capital en orientant les investissements technologiques vers les secteurs aux salaires plus élevés, augmentant d’autant la productivité sociale globale. Aujourd’hui, les preuves empiriques réfutent cette thèse. Pourquoi ?

Cet article est disponible en trois langues sur le webmagazine : http://www.les7duquebec.com/7-au-front/la-hausse-du-salaire-minimum-nest-pas-la-panacee/

Pourquoi la hausse du salaire minimum gonfle-t-elle le nombre de bénéficiaires sans hausser les salaires réels ?

Comme dans toute théorie économique, les spéculations des économistes avaient un certain fondement pratique. Avec une classe ouvrière disloquée et affaiblie, dans une conjoncture de crise économique systémique et de salaires réels à la baisse, une entreprise préfère embaucher de nouveaux travailleurs précaires au salaire minimum plutôt que d'investir dans de nouvelles machineries et de nouvelles technologies afin de réduire les couts de production unitaires. Ce raisonnement de bon sens économique capitaliste s’applique non seulement aux grandes entreprises, mais à tous les investisseurs. 

« Pourquoi une chaine de restaurants risquerait-elle d’acheter une fourgonnette de livraison si elle pouvait engager des travailleurs qui utilisent leurs propres vélos et sont prêts à ne facturer quasiment rien et uniquement pour ce qui est réellement livré ? On le constate la spirale de la précarisation et de la paupérisation semble sans fin. Pour régler ce problème légalement, disait la gauche, il serait intéressant d’investir socialement. » (2)

La critique marxiste est connue. Face à la crise, le capital s’acharne à accroitre l’exploitation en valeur absolue, c’est-à-dire à accroitre la plus-value absolue (allongement de la journée de travail, accélération des cadences, réduction du salaire à la pièce, etc.), ce qui signifie en moyenne moins d’heures travaillées pour une même quantité de marchandise produite. En augmentant la productivité de la force de travail – le nombre d’heures travaillé demeurant égal par ailleurs, le taux de profit a tendance à chuter, car la même valeur de force de travail est extraite grâce une plus grande quantité de capital. La manière de compenser cette baisse de rentabilité relative consiste à « augmenter la masse des marchandises produites », c'est-à-dire à tirer parti de l'amélioration technologique pour produire et vendre en plus grande quantité – à un prix inférieur – jusqu'à augmenter le profit total en termes absolus (mais non en termes relatifs, ie par unité produite). 

Ce serait le secret du développement des capitalistes chinois qui réinvestissent leurs bénéfices dans la production et dans l’amélioration de la productivité ce qui entraine une hausse des salaires et renforce à son tour la demande intérieure.

Qu’en est-il de ce modèle en pays émergents ?

Mais la gauche et les économistes ont oublié quelque chose d'important : il ne suffit pas de produire plus de marchandises, encore faut-il vendre ces produits afin de réaliser la plus-value qu’ils renferment. La plus-value doit être réalisée et l'existence même d'un profit sur toute marchandise suppose que la demande est extérieure au travailleur qui a produit cette marchandise, car ces travailleurs n’ont pas le pouvoir d’achat pour absorber cette production excédentaire. 

En d’autres termes, s’il n’y a pas de nouveaux marchés à conquérir pour absorber l’augmentation de production, l’amélioration de la productivité provoquera une surproduction et ne fera que créer de nouveaux problèmes pour le capital. C'est pourquoi la mécanisation – la robotisation – et la numérisation de la production sont habituellement implantées au début du cycle d'accumulation capitalistique, lorsque la conjonction du crédit facile – qui crée une demande non solvable – et de l’accès à de nouveaux marchés permet d’écouler une production massive.

L’impérialisme économique et militaire

L’impérialisme peut être défini comme la résultante de l’impossibilité pour le capital national de réaliser toute la plus-value produite sur son marché intérieur où les travailleurs forment la grande majorité des consommateurs et ne peuvent acheter toute la marchandise qu’ils produisent (sinon où serait la plus-value ?). Le capital national réagit alors en se lançant à la conquête de nouveaux marchés (guerre commerciale) et à la fin, une puissance impérialiste peut être conduite à détruire de grandes capacités productives (moyens de production et force de travail) dans une guerre meurtrière.

Prenons l’exemple de la Corée et de Taiwan pays émergents qui se sont beaucoup développés dans les années soixante-dix et quatre-vingt. Pour des raisons géostratégiques de guerre froide contre le bloc soviétique les États-Unis leur ont accordé un libre accès à leur immense marché intérieur. De même pour l’immense Chine (1,3 milliard d’individus) qui a bénéficié de la réduction globale des barrières douanières permettant aux entreprises occidentales de délocaliser leurs usines vers la Chine d’où elles approvisionnent leurs ex-marchés nationaux. C’est ce que les économistes bourgeois appellent la « mondialisation – globalisation » de l’économie impérialiste qui a permis de généraliser ces pratiques commerciales à l’échelle de la planète. Maintenant qu’elle a été placée sous contrôle par le néoprotectionnisme américain, la machine productive chinoise trouve difficile de maintenir des taux de croissance à deux chiffres.

La valorisation du capital par la production de plus-value relative (amélioration des procédés de fabrication) ne fonctionne que lorsqu'il existe de nouveaux marchés pour assurer la demande. C’est pourquoi la menace protectionniste américaine et européenne remet en question la croissance chinoise et c’est pour cette raison que, dans une perspective historique, le mode de production capitaliste industriel-urbanisé et financiarisé a quitté sa phase ascendante, caractérisée par la croissance constante des forces productives, des moyens de production et de la production, lorsque les marchés émergents sont devenus insuffisants.

Car, si l'investissement est bien, à terme, la clé de la croissance, comment peut-on espérer que cet investissement se développe quand la consommation demeure bridée ? On le voit, la question de la répartition des revenus est centrale pour maintenir la dynamique économique d’un pays. Espérer qu'en favorisant les plus riches on relance l'investissement ignore cette vérité vieille comme l'économie qu'il n'y a d'investissement que si les entreprises anticipent une hausse de la consommation. (3)

L’ogre étatique, ce super consommateur surendetté est au bout de sa laisse et ne peut envisager d’accroitre sa consommation alors que sa consommation représente déjà plus de la moitié du PIB national. Voyons le cas de la France :

« L’État français obèse et spoliateur employait 5.666.000 fonctionnaires au 31 décembre 2017, soit une hausse de 47 % depuis 1980, alors que la croissance de la population n’a été que de 24 %. Les dépenses publiques atteignent le chiffre démentiel de 57 % du PIB. La France représente 1 % de la population mondiale, 3% de la production mondiale, mais, à elle seule, 15 % des aides sociales de la planète » (4)

Ce capitalisme, celui de l'impérialisme et du déclin économique ne pourra être sauvegardé très longtemps, et on peut s’attendre que tout naturellement – sans qu’il soit question de psychopathes assoiffés du sang prolétarien – ce monde désespéré s’engage dans la destruction massive – équivalente à celle de la dernière guerre mondiale impérialiste – afin d’éliminer le trop plein de capital fixe. Comprenez bien, cette guerre mondiale en préparation ne sera pas le résultat d’un complot ourdi par des banquiers malfaisants, mais le fruit des lois incontournables du mode de production capitaliste. Inutile de chercher à changer d’attelage gouvernemental au milieu du gué… c’est le système en entier qu’il faut éradiquer.

Et les "néolibéraux" que disent-ils ?

« Les libéraux d’aujourd’hui ne sont pas les champions du libre-échange et du capital ascendant qu’ils étaient au XIXe siècle. Ce sont les représentants, affublés de la rhétorique du XIXe siècle, des intérêts monopolistiques les plus réactionnaires au sein du capitalisme d’État dominant. Sa mission va toujours et sans ambigüité dans le sens de l'attaque directe contre les conditions de vie et de travail de la classe ouvrière. »

« Que disent les libéraux (de gauche comme de droite) à propos de tout ceci ? Ils font leurs calculs et arrivent à la conclusion que fixer un salaire minimum proche du seuil de pauvreté ne peut que… créer davantage de pauvreté, de chômage. En outre, confirmant que, comme nous l’avions prévu, l’augmentation du salaire minimum augmentera le nombre de travailleurs ayant des salaires plus bas, la Banque d’Espagne estime que la hausse de 22% du SMI ne fera que faire augmenter le salaire moyen de 0,8% » (5)

La mécanique capitaliste à but lucratif est tellement cassée, tellement dysfonctionnelle et sans empathie pour la société et pour l’humanité, que le fameux « équilibre » qui permettait la reproduction du capital en mouvement ne peut plus valoriser suffisamment le capital pour rémunérer la dépense supplémentaire en force de travail. En payant en dessous de ce qu’il en coute pour assurer la reproduction de la force de travail – dans le cas de plus en plus répandu des travailleurs pauvres – le capital met sa survie en danger. En d'autres termes, la survie d'une « économie nationale viable » passe par la paupérisation du prolétariat et cela ne changera pas.

Conclusion

Quelle conclusion tirer de tout cela ? Qu'il n'y ait pas d'illusions sur les correctifs et les réformes. Il n'y a aucun moyen de « redémarrer » le capitalisme sans passer par une guerre impérialiste. Il est temps de se lever et d'imposer nos besoins prolétariens sans se préoccuper des avantages du capital. Nous ne pouvons pas attendre que le capital « soit profitable » comme disent les syndicats. Nous devons nous battre pour des réductions du temps de travail et pour des augmentations de salaire pour tous et pour l’embauche de tous les chômeurs. Si le capital ne peut le réaliser, cela signifie que le capitalisme est devenu inacceptable pour la société en général.

 

NOTES

1. https://nuevocurso.org/por-que-no-funciona-la-subida-del-salario-minimo/?utm_medium=push&utm_source=suscriptores&utm_campaign=onesignal

2. https://nuevocurso.org/por-que-no-funciona-la-subida-del-salario-minimo/?utm_medium=push&utm_source=suscriptores&utm_campaign=onesignal

3. http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/rebond-boursier-dans-lattente-de-lexplosion-a-venir/

4. https://fr.sputniknews.com/points_de_vue/201902021039882397-croissance-economie-france-espoirs/?utm_source=push&utm_medium=browser_notification&utm_campaign=sputnik_fr

5. https://nuevocurso.org/por-que-no-funciona-la-subida-del-salario-minimo/?utm_medium=push&utm_source=suscriptores&utm_campaign=onesignal

 

À lire : "La démocratie aux États-Unis. Les mascarades électorales". 


Moyenne des avis sur cet article :  3.5/5   (8 votes)




Réagissez à l'article

51 réactions à cet article    


  • Le421 Le421 10 février 16:19

    Un SMIC à 500€ ne serait aucunement un problème avec des loyers à 100€ et une baguette de pain à 10 centimes.

    Le problème principal tient dans le rapport entre les revenus nets et les dépenses incompressibles.

    Et toutes les études des grands financiers, économistes ou experts de tout poil n’y changeront rien.

    Et quand y’a plus de fric en poche, les magasins ferment.

    Gilets Jaunes ou pas, d’ailleurs...


    • Trelawney Trelawney 11 février 12:54

      @Le421
      Et quand y’a plus de fric en poche, les magasins ferment

      Vous avez raison sur ce point et ça risque d’arriver trés vite.
      En 2018 il y a eu 106000 créations d’emplois en France, soit trois fois moins (328000) qu’en 2017.
      Tous les secteurs d’activité sont touchés (bâtiment, tourisme, commerce). De plus le nombres d’emplois intérimaire (précurseur d’une bonne santé économique) est au plus bas historique.
      Peut de gens n’osent encore aborder le problème par peur des crises de panique, mais 2019 sera une « annus horribilis » en matière d’économie


    • Robert Bibeau Robert Bibeau 11 février 14:00

      @Le421

      Tu as totalement raison la question n’est pas le CHIFFRE absolu du SMIC mais la question du rapport quantitatif que l’on appel POUVOIR D’ACHAT 

      c’est exactement la raison pour laquelle nous conseillons aux Gilets jaunes d’exiger une hausse de salaire GÉNÉRALE DE 15 % ou 20% pour TOUS les salariés 

      On est pas da la redistribution de la richesse ici (le thème favori des petits-bourgs) mais dans l’expropriation accaparement de la plus-value produite par les salariés. 

      Robert Bibeau http://www.les7duquebec.com


    • Xenozoid Xenozoid 11 février 14:11

      @Robert Bibeau

      l’expropriation monétaire ou matérielle sans remettre en cause la propriété et son accumulation est un rêve d’esclaves dans une socété basé sur la propriété,ou un compte en banque est obligatoire


    • Robert Bibeau Robert Bibeau 11 février 15:16

      @Xenozoid

      Tu as raison = le rôle des révolutionnaires prolétariens est de poser des réclamations justes et de défier le pouvoir privé-étatique capitaliste de les comblés = ce qu’il ne pourra pas nous le savons vous et moi 

      Alors la révolution sociale se présente comme l’alternative nécessaire  et à bas le capitalisme 

      Robert Bibeau http://www.les7duquebec.com 


    • Trelawney Trelawney 12 février 08:27

      @Robert Bibeau
      On est pas da la redistribution de la richesse ici (le thème favori des petits-bourgs) mais dans l’expropriation  accaparement de la plus-value produite par les salariés.
      Et le travail du fonctionnaire il est accaparé par qui ? 
      On n’est pas dans un problème de redistribution ou d’accaparement on est dans un problème où l’être humain n’est plus utile au progrès. A partir de là il ne sert à rien et comme il ne sert à rien, la société tels qu’elle est, n’a plus aucune raison de s’en occuper.
      Du temps de Marx où certains considéraient que la richesse provenait de la spoliation du travail de l’ouvrier, ce même ouvrier et Karl Marx ne s’occupaient pas trop du devenir du sauvage en Afrique ou dans les forêts primaires. Ce même sauvage n’avait pas sa place dans la théorie communiste.
      Aujourd’hui ce sauvage c’est nous !


    • Robert Bibeau Robert Bibeau 12 février 13:16

      @Trelawney

      Allons-y argument par argument 

      1. Qui accapare le travail du fonctionnaire ??? Mauvaise question TRELAW 
      2. La bonne question aurait été QUI ACCAPARE la plus-value du fonctionnaire ? RÉPONSE = Personne car le fonctionnaire ne produit pas de plus-value Il coûte de la plus-value dépense que le capital consent de façon à réguler le système social et assurer des services essentiels aux producteurs de plus-value (Quand un ouvrier tombe d’un échafaudage dans un chantier le capital consent encore à ce qu’on le rescape = mais pas au Bengladesh cependant 
      3. L’être humain n’est pas utile au progrès DITES-VOUS = FAUX. Ingénieurs chercheurs ouvriers très spécialisés physiciens etc sont indispensables à la conception de nouveaux appareils nouveaux procédés de fabrication… ce sont les non spécialisés qui sont trop nombreux comme les paysans furent trop nombreux à la fin du féodalisme qui passa au capitalisme et recycla tous ces gueux en prolétaires 
      4. Nous sommes rendu à ce point de non retour où les prolétaires ordinaires sont trop nombreux pour les besoins de valorisation profit du capital. Comme le système n’est pas concu pour les êtres humains mais pour la reproduction du capital alors le système songe à évacuer les humains en surplus en surnombre VOILÀ LA VÉRITABLE SAUVAGERIE 
      5. La sauvagerie c’est peut-être vous mais c’est surtout les multimilliardaires dont vous vous faites le défenseur bénévole sans aucun retour sur votre dépense d’énergie ici sur Agoravox … à moins que vous soyez un trole comme Spartacus ???

      Merci de votre intervention 

      Robert Bibeau Édteur http://www.les7duquebec.com


    • Trelawney Trelawney 12 février 16:15

      @Robert Bibeau
      Tout d’abord Spartacus n’est pas un troll car s’il n’est pas de votre avis il argumente. On s’enrichit en débattant avec des personnes d’opinions différentes.
      Sinon ce que j’énonce, ce sont malheureusement des faits.

      Maintenant si vous voulez savoir comment pense l’intellectuel français et pourquoi le gilet jaune aimerait bien lui taper dessus, je vous laisse regarder cette conférence.
      Vous saurez qui est dieu et qui n’est rien

      https://www.youtube.com/watch?time_continue=1680&v=-WRMZaGpCZ4


    • Robert Bibeau Robert Bibeau 13 février 17:22

      @Trelawney




      À BAS LES « FAKES NEWS » DE L’ÉTAT FRANÇAIS TERRORISTE 


      Il flotte dans l’air de France comme une complicité gauchiste. Dès que les médias bourgeois agitent le chiffon rouge de l’antisémitisme (sic) la go-gauche se précipite pour propager ce « fake news » ridicule.


      Chaque fois que l’État du capital veut frapper le peuple – en Gilets jaunes – et renforcer les mesures de répressions – restreindre le droit de s’exprimer et de manifester – l’ÉTAT déploie cette vieille tactique éculée. Voici qu’une agence de l’État surgit exhibant l’épouvantail « antisémite » sur lequel la « classe politique » se précipite pour faire diversion et justifier de prochaines mesures répressives – contre les Gilets Jaunes.

      L’État bourgeois est en guerre contre les Gilets jaunes – lutte de résistance sociale où la question israélienne – sioniste – antisémite – n’a aucune importance – aucune présence – aucune audience pour le prolétariat français paupérisé qui exige des salaires à la hauteur de son travail.

      Voici la réplique des Gilets jaunes au coup monté de l’exécutif capitaliste.


      Nous, Gilets jaunes, nous battons pour le pouvoir d’achat de tous les français.

      Hausse immédiate des salaires de 25% 


      Bloquons les ronds-points
      Organisons la grève générale illimitée

      http://www.les7duquebec.com/7-dailleurs/gilets-jaunes-francois-boulo-est-lui-aussi-prone-et-donc-recupere-par-les-medias-du-pouvoir-video-2739/



    • ticotico ticotico 11 février 08:42

      La dérive actuelle du capitalisme est assez bien décrite. On pourrait la résumer en « Soit je gagne, sois tu perds. »

      Quand le rapport de force est aussi disproportionné, le système ne peut pas fonctionner, et ne peut qu’entrainer une oppression consentie (comme en Chine) ou une répression démesurée (comme au Macronistan).


      • Robert Bibeau Robert Bibeau 11 février 14:06

        @ticotico

        ERREUR  : En Chine comme en France ou au Canada PARTOUT sous le capitalisme le système se maintient par un dosage plus ou moins bien équilibré d’oppression « consentie-résignée » et de répression sauvage et cruelle 

        Dans l’ancien empire français actuellement comme l’oppression est de moins en moins consentie la répression est de plus en plus ressentie  Attendez seulement que la CHINE ait terminée sa phase d’expansion initiale et vous verrez le mélange OPPRESSION-RPRESSION s’inversée selon le modèle de l’impérialisme français 

        Idem pour l’Allemagne ou les États-Unis et le petit Canada de mes deux …

        Robert Bibeau http://www.les7duquebec.com


      • Spartacus Spartacus 11 février 10:00

        L’auteur Canadien ne connait pas tellement la France.

        Un libéral au Canada ou USA est en France un social démocrate ou socialiste (Type Trudeau).

        Un libéral au sens Français est un « libertarien » au sens canadien.

        Les libértariens en France n’existent obsolument pas au sens politique ou médiatique officiel, bien que de plus en plus nombreux dans la population. Les partis de droite sont des partis étatistes et anti-liberaux qui ne les représentent pas.

        Les gilets jaunes mouvement original ne réclamaient pas de hausse du SMIC. Aujourd’hui les gauchistes ont phagocyté le mouvement et ce ne sont que des conneries de revendications classiques a la con de gauchistes.

        Fini la demande de moins de taxes et moins de politiques identitaires ou clientélistes. 

        Le SMIC en France est surtout pratiqué dans les TPE de -de 10 personnes. 45% des employés au SMIC. 4% Dans les entreprises de + de 500 personnes.

        Ce ne sont pas les grands groupes qui sont les impactés par une hausse du SMIC mais les toutes les TPE ;

        Le « patronat » qui soit disant devrait payer, ce ne sont pas les entreprises du CAC 40, mais surtout le restaurateur du coin de la rue, le garagiste ou le maçon.


        • Eric F Eric F 11 février 10:44

          @Spartacus
          Une des raisons est que les emplois à faible valeur ajoutée des grands groupes sont confiés à des sous-traitants, lesquels ont recours massif aux « travailleurs détachés », travailleurs précaires, voire travailleurs non déclarés. C’est vrai aussi dans le secteur para-public (exemple : nettoyeurs du métro).
          De cela découle le fait que le « revenu médian » soit finalement assez peu au dessus du SMIC, qui absorbe à chaque augmentation les revenus qui étaient juste un peu au dessus. En fait, chaque augmentation devrait être répercutée sous forme d’« échelle mobile des salaires » si l’on voulait éviter ces distorsions -mais ce serait inflationniste-


        • Spartacus Spartacus 11 février 12:44

          @Eric F
          Si le salaire médian est faible, c’est aussi parce que c’est engendré par la progressivité et les effets de seuils des charges sociales :

          Payer un salarié 1500€ net, l’employeur à 1201€ de charges sociales totales.
          Avec 50€ de prime net (1550€ net) , l’employeur à 1272€ de charges sociales totales.
          Soit pour 50€ de plus en net plus de 71€ de charges. Dissuasif.


        • JL JL 11 février 13:02

          @Eric F

          @Spartacus
           
           le salaire médian tout seul n’a pas grand sens ; le salaire médian par rapport au salaire moyen est significatif.
           
           Plus la différence entre les deux est grande, et plus les écarts de salaires sont grands.
           
          10 salaires à 2000 € : Salaire médian = salaire moyen = 2000 €
          9 salaires à 1000 € et un salaire à 9000 € :
          . . . . . . . . . . . . salaire médian= 1000 € ; Salaire moyen = 2000 €


        • zendragon zendragon 11 février 13:41

          @JL
          — 9 salaires à 1000 € et un salaire à 9000 € :
          . . . . . . . . . . . . salaire médian= 1000 € ; Salaire moyen = 2000 €

           
           1800 € pour le salaire moyen, non ?


        • JL JL 11 février 13:43

          @zendragon
           
           Bah, je n’sais plus compter !
           
           smiley


        • Robert Bibeau Robert Bibeau 11 février 14:18

          @Spartacus

          Toujours aussi obtu et aveugle cher Spartacus.

          Une longue élucubration pour dire la même chose que moi pauvre Spartacus

          OUI TU AS TOTALEMENT RAISON quand tu écris ceci : « Les gilets jaunes mouvement original ne réclamaient pas de hausse du SMIC. Aujourd’hui les gauchistes ont phagocyté le mouvement et ce ne sont que des conneries de revendications classiques a la con de gauchistes. » 

          Mon article déclame la même chose que toi. La réclamation du SMIC de misère vise à diviser les Gilets jaunes bourgeois des gilets jaunes ouvriers qui eux travaillent à plus que le SMIC. Les travailleurs des grandes entreprises multinationales font mieux que le SMIC.

          Mais le petit-bourg est le paratonnerre du grand capital et ils pleurnichent en faveur de l’égalité, la fraternité, l’équité, la charité, et autres fadaises de la Révolution française de 1789 

          Le bourgeois des PME a peur du petit bourg cheval de Troie du grand capital le prolo pense que de réclamer le SMIC plus élevé lui fera gagné davantage  si peu une fois que l’inflation aura passer par là et la classe prolétarienne sait bien que le SMIC plus élevé ne haussera pas son pouvoir d’achat 

          C’était le but de cet article que tu sembles avoir compris Spartacus 

          NOUS DISONS QUAND À NOUS HAUSSE DE TOUS LES SALAIRES DE 15 À 20% IMMÉDIATEMENT ET AU DIABLE LE GRAND DÉBAT NATIONAL IL N’Y A RIEN À NÉGOCIER 

           Robert Bibeau http://www.les7duquebec.com


        • Eric F Eric F 11 février 14:20

          @JL
          Il y a deux facteurs conduisant à l’écart relativement faible du salaire médian par rapport au SMIC : d’une part le fait qu’il y a de nombreux revenus effectifs inférieurs au SMIC (temps partiels, précaires, petits agriculteurs, personnes sans travail...), et d’autre part qu’il y a un certain « tassement », le SMIC ayant été revalorisé davantage que la moyenne des salaires pendant des décennies -d’où la très forte propotion de salariés qui ne décollent pas du SMIC ou sont absorbés par lui-.

          @spartacus
          Les charges patronales sur le SMIC sont réduites, ainsi le SMIC net est env 1200€, le SMIC brut environ 1500€ et le cout incluant les charges patronales environ 1600€ (charges salar+patr env 1/3 du total). Noter que le SMIC n’a augmenté que de 1,5% au 1er janvier et non 1,8 comme prévu, donc un peu moins que l’inflation, « compensé » par la hausse de la « prime d’activité », donc par les contribuables et non l’activité économique.


        • pemile pemile 11 février 14:23

          @Robert Bibeau « NOUS DISONS QUAND À NOUS HAUSSE DE TOUS LES SALAIRES DE 15 À 20% »

          Une hausse en pourcentage favorise les gros salaires, une hausse par montant est plus équitable, non ?


        • Robert Bibeau Robert Bibeau 11 février 14:42

          @pemile

          C’est en effet ce que radote la go-gauche qui ne cherche pas à détruire le mode de production capitaliste mais à le réformer pour le sauver 

          Ainsi une réclamation de hausse du SMIC ne bénéficie qu’aux bas salariés (s’ils l’obtiennent évidemment) Macron leur a lâché un petit os de 100 euros par mois  voilà où mène la quête de « justice » sociale d’équité  de fraternité et autres fadaises petites bourgeoises 

          OUI Nous sommes en faveur d’une réclamation générale qui favorise tout le monde y compris les soi-disant « gros salaires » qui n’existent pas sous le capitalisme  il n’y a que les petits-bourgs pour parler de « gros salaires » 

          Toute richesse en société capitaliste est créée par le travail salarié… une hausse de 20% ne fera que nous remettre un peu plus de notre surtravail actuellement exproprié par le capital 

          Le retour sur dépense d’énergie ouvrière (force de travail) sera équivalent pour tous soit (20%) voilà l’équité prolétarienne sous le capitalisme moderne 

          Robert Bibeau Éditeur http://www.les7duquebec.com


        • Robert Bibeau Robert Bibeau 11 février 14:55

          @Eric F

          Tu es un bon analyste économique bourgeois Éric. Tu as totalement raison et tu décris mieux que moi L’ARNAQUE DU SMIC dans le détail… MERCI 

          EN EFFET le SNIC est dans le domaine économique salaire contre profit l’équivalent des services sociaux dans le domaine social Un étalon étatique bourgeois par lequel l’État capitaliste des riches régule le rapport entre les deux pôles antagonistes de l’activité économique capitaliste SALAIRE PROFIT FORMANT en binôme le CAPITAL. 

          Ainsi, l’État capitaliste aime bien que les petits-bourgeois avide de « justice fiscale et sociale et économique » concentrent l’attention des prolétaires non pas sur l’exploitation et l’aliénation salariale MAIS sur la justice distributive des miettes salariales que le capital consent à ses esclaves salariés 

          Ainsi la hausse du SMIC  cet urinoir du capital deviendrait le summum des revendications prolétariennes et agglutinerait encore davantage d’ouvriers autour de ce salaire misérable. L’étape suivante étant que L’ÉTAT FASCISTE décréterait toutes les hausses salariales autour du SMIC 

          À bas le SMIC étatique. Exigeons 20% d’augmentation pour tous les salariés 
          Si le capital ne peut pas nous satisfaire alors que le capital dégage 

          robert bibeau http://www.les7duquebec.com


        • Spartacus Spartacus 11 février 15:47

          @Robert Bibeau
          Si on analyse certaines choses pareillement, alors encore un effort pour devenir libertarien.  smiley

          Les libertariens eux veulent le salaire complet, et la pleine et entière responsabilité pour chacun de maîtriser son argent.
          Plus de charges sociales, mais a chacun de gérer son assurance santé, retraite ou chômage.
          Voire même que le salarié ne le soit plus et facture à l’entreprise son travail, et soi auto-responsable de lui-même.

          Le communisme amène le doute en chacun de sa propre capacité a être autonome. C’est pour cela que même mieux payé les fonctionnaires coco refusent un emploi privé mieux payé.
          La peur de ne pas être du 1er choix.

          ***********
          Allez une petite différence d’analyse cruciale.

          Pour le gauchiste, le capital et les salaires sont liés.
          Pour le gauchiste, les revenus du capital et des salaires sont un jeu à somme nulle avec perdant-gagnant.

          Pour le libertarien, ce n’est qu’un agrégat. Les sociétés les donneuses de revenus du capital sont en général aussi celles qui donnent les meilleurs revenus. 
          Le capital est un « marché ».
          C’est sa rareté qui donne des dividendes élevés.
          C’est le contrat de travail qui définit les salaires, pas les bénéfices.


        • JL JL 11 février 17:43

          @Eric F
           
           l’écart est forcément relativement faible.
           
          Ce qui creuse l’écart c’est le poids relatif des revenus supérieurs au salaire moyen, comparé aux poids des revenus inférieurs à ce salaire moyen, et quelle qu’en soient les répartitions à l’intérieur des deux moitiés.

           

           


        • pemile pemile 11 février 18:29

          @Robert Bibeau « OUI Nous sommes en faveur d’une réclamation générale qui favorise tout le monde »

          Moi aussi, mais c’est pas la question, en quoi cela valide une augmentation générale en pourcentage plutôt qu’une augmentation en montant ?


        • Robert Bibeau Robert Bibeau 11 février 22:54

          @pemile

          aH JE N’AVAIS PAS PERÇU LA NUANCE DANS VOTRE COMMENTAIRE 

          Mon point n’est pas le pourcentage ou le montant mon point porte sur l’étendue de la réclamation 

          SOIT Disons 1000 euros POUR TOUS LES SALARIÉS ET POUR LES RETRAITÉS 

          OU TOUT AUTRE MNTANT agréé mais POUR TOUS 

          mERCI DE votre commentaire 


        • Trelawney Trelawney 12 février 08:56

          @Eric F
          Vous confondez économie et revendication syndicale. Il est vrai qu’avec Marx qui a réussit le tour de force de placer l’économie au centre des débats sociaux, l’amalgame est facile et trompeur.
          La valeur d’un revenu provient de ce que peut fournir la production et rien de plus. Aujourd’hui cette même production n’arrive plus à fournir les salaires, alors on en paie une partie avec la production et le reste avec le crédit. C’est pour cela que la part salaire diminue.
          Si vous travaillez dans le privée, 60% de votre salaire est payé par du crédit et les 40% par de la production brut. Les fonctionnaires eux c’est 100% par du crédit. C’est pour cela que les états cherchent à limiter le nombre de fonctionnaire pour limiter leurs dettes


        • Eric F Eric F 11 février 10:33

          Il existe deux types d’investissements (sans parler des rachats d’entreprises) :

          -ceux destinés à accroitre la production

          -ceux destinés à réduire les couts de production (à niveau de production constant)

          Dans une situation de très faible croissance (en réalité stagnation masquée), ce sont les investissements du second type qui prédominent (pour augmenter la profitabilité), ce qui supprime des emplois.
          Du reste, les investissements du premier type peuvent accroitre la production d’une entreprise ou d’une filière tout en induisant la disparition d’autres entreprises ou filières, le bilan global pouvant être négatif en terme d’emplois.

          Au niveau mondial, entre états, la progression des uns se fait au détriment des autres, on le voit également au sein de l’UE, les pays le plus « low cost » attirent les entreprises (par exemple la production automobile a fortement migré vers les pays de l’Est).

          -Pour compenser, sont créés des emplois subventionnés « non créateurs de valeur marchande » dans l’administration, les aides à la personne sur fonds publics, etc. dont l’article indique que la France est championne du monde et ne peut plus augmenter ce poste (malgré les demandes inépuisables des acteurs sociaux).
          -D’autres pays ont opté pour des emplois aidés dans le secteur marchand, ce qui permet de maintenir des emplois concurrentiels, baisser les importations, booster les exportations (exemple : « jobs à 1 euro » ).
          -Autre option : retour à davantage d’autosuffisance, comme le font les USA de Trump (je ne parle pas d’autarcie, car il n’y a pas coupure totale).

          Concernant la conclusion -assez inattendue- de l’article, un pays isolé qui augmente massivement les salaires, baisse la durée du travail, et embauche tous les chômeurs ...c’est qu’il a découvert des mines de diamants pour financer tout ça. Car sinon, il peut évidemment confisquer les entreprises et le capital (il faudra armer une flotte pour aller le chercher dans les coffres offshore), mais en retour essuiera un blocus économique ...nos amis vénézuéliens en savent quelque chose et pourtant ils ont du pétrole. 


          • Spartacus Spartacus 11 février 12:51

            @Eric F
            Les venezueliens n’ont jamais eu de blocus économique....
            C’est une légende de cocos pour justifier la faillite de leurs idéos.

            La première sanction Américaine date de 2017. 
            J’avais même écrit un article en 2016 pour l’expliquer :
            https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/venezuela-en-pays-du-tiers-monde-180886


          • JC_Lavau JC_Lavau 11 février 12:58

            @Spartacus. On sait : la piraterie coloniale, tu es pour.


          • Robert Bibeau Robert Bibeau 11 février 14:32

            @Eric F

            Bonne analyse ERIC à propos des deux aspects des investissement en moyens de production (absolue variable relatif) Tu as raison 

            Par contre à la fin tu dérapes quelque peu cher Eric

            Tu écris ceci « Concernant la conclusion -assez inattendue- de l’article, un pays isolé qui augmente massivement les salaires, baisse la durée du travail, et embauche tous les chômeurs ...c’est qu’il a découvert des mines de diamants pour financer tout ça. »  puis tu ajoutes ceci QUI EST TRÈS PERTINENT = TRÈS =

            « (il faudra armer une flotte pour aller le chercher dans les coffres offshore), mais en retour essuiera un blocus économique ...nos amis vénézuéliens en savent quelque chose et pourtant ils ont du pétrole.  » 

            1. 1ERE ERREUR Éric ; il est inutile d’aller exproprier les euros dissimulés dans les coffres des banques Off shores. Ces euros ne vaudront plus rien que dalle  ce sont les moyens de production les chantiers les usines les moyens de transports qui nous intéresse pas leur reflet monétaire 

            2) Il se peut comme tu l’écris qu’un pays capitaliste isolé le Venezuela étant un bon exemple ne puisse appliquer notre remède c’est même évident qu’il ne le peut pas = mais alors ce n’est pas le prolétariat qu’il faudra abolir mais le capital = s’il ne sait pas servir le peuple 

            Notre conclusion place le grand capital international devant le dilemme capitaliste = ce mode de production peut-il encore servir l’humanité comme il le fit depuis le XVIIe siècle ou ce système est-il obsolète et incapable de servir la race humaine ???

            Dans ce cas je vote pour qu’il disparaisse. 

            20% de hausse de salaire pour tous les salariés ou kill the capitalism 

            Robert Bibeau http://www.les7duquebec.com



          • Eric F Eric F 11 février 14:33

            @Spartacus
            Il y a eu des sanctions et des chausse trappes à l’encontre du Vénézuéla « bolivarien » depuis bien avant 2017, ainsi sous Obama , et auparavant (cf article de 2008 parlent de tentative de séstabilisation)
            Ceci dit je n’ai pas écrit que c’est le seul problème du Vénézuéla, il y a eu absence de diversification économique et gestion malencontreuse.


          • Xenozoid Xenozoid 11 février 14:35

            @Eric F

            ouai, ils auraient du fabriquer une fausse bombe atomique,comme israel


          • Eric F Eric F 11 février 14:50

            @Robert Bibeau
            Merci de vos remarques. Toutefois j’avais parlé de confisquer les entreprises avant de citer le capital, mais celui-ci est nécessaire pour faire fonctionner l’économie (achat de matières premières, paiement des salaires, investissements...).

            Je pense que vous donnez une alternative entre une petite utopie et une grande utopie,
            -augmenter tous les salaires de 20% n’est possible qu’avec une monnaie indépendante et une relative autonomie économique -or nous sommes dans l’euro- ; Même dans ce cas conduirait rapidement à une érosion équivalente de la valeur de la monnaie pour rétablir la compétitivité internationale (et de plus le cout de nos importations de matières premières enchériraient) -on a connu une situation de ce genre au milieu du premier septennat de Mitterrand-.
            -tuer le capitalisme nécessite une action concertée au niveau mondial, ou dans un bloc de pays quasi autarciques (comme fut le bloc communiste). A terme, on peut considérer (ou souhaiter) qu’il disparaitra du fait de ses contradictions, mais jusqu’ici il s’adapte et non seulement résiste mais se renforce.


          • Eric F Eric F 11 février 14:58

            (complément) Mon feeling est que le capitalisme, qui repose sur l’hypothèse d’une croissance continue (la croissance doit dépasser les gains de productivité), ne pourra survivre à l’inversion démographique. L’effet est un peu retardé par les migrations qui compensent numériquement la dénatalité des pays occidentaux (selon la thèse attaliste).


          • Robert Bibeau Robert Bibeau 11 février 15:07

            @Eric F

            Vous êtes très lucide ERIC et nous nous comprenons 

            1. OUI la révolution prolétarienne sera mondiale ou ne sera pas YES 
            2. La France sera-t-elle le brulot du prolétariat ??? Le prolétariat français répondra. Nous sommes à son service pour y voir plus clair dans tout ceci 
            3. Oui il faudra une autre monnaie pendant une phase de transition du capitalisme au nouveau mode de production prolétarien ON Y VERRA en temps et lieux Mais notre objectif est = PLUS DE MONNAIE PLUS DE BANQUES 
            4. NON le bloc « communiste » ne fut jamais un bloc autarcique et il érigea le CAPITALISME D’ÉTAT AVANT L’UE et avant l’euro  l’URSS a sans le dire gagné la guerre froide forcant le grand capital international à le rejoindre en enfer (suivit par son égérie la Chine pseudo-communiste)
            5. Oui vous avez raison le capitalisme s’effondrera et il cherchera alors à renaitre de ses cendres ENCORE PLUS FORT QU’AVANT COMME EN 1945  
            6. Le rôle des révolutionnaires prolétariens est à la fois de le pousser dans ses derniers retranchement MAIS surtout de l’empêcher de renaître d’obstruer la caverne et de l’exterminer définitivement 

            Robert Bibeau http://www.les7duquebec.com


          • Spartacus Spartacus 11 février 15:30

            @Eric F
            Qu’est ce que vous avez contre le capitalisme ?
            C’est pas un « mode » de production, c’est la propriété du capital. 

            En Corée du Sud sur 2 régions ils ont géré les canaux d’irrigation du riz.
            L’un sous forme communiste, ou tout appartenait à tout le monde et l’autre, les canaux avaient des titres de propriété.

            Au bout d’un certain nombre d’année ils ont comparé les 2 régions. 
            L’un canaux bouchés entretien minimaliste, production de riz à l’abandon.
            L’autre chaque propriétaire en tenait soin, y’en a même qui fleurissaient les bords, la production de riz phénoménale.
            Le communisme ne fonctionne tout simplement jamais en vertu de la loi de la tragédie des communs.

            Le capitalisme c’est ce qui fait faire des efforts et donner le meilleur de soi même pour des gens inconnus. 

            Le capitalisme ne repose pas sur la croissance, mais sur l’offre et la demande.
            Et pas de problèmes d’inversion démographique, le capitalisme est un dieu pour gérer la rareté. On appelle cela la dynamique du capital.

            Samsung au départ était une entreprise qui fabriquait des nouilles. Aujourd’hui des téléphones et dans 100 ans ce sera des téléporteurs vers les planètes de Proxima du centore.
            Nokia au départ fabriquait du papier toilette et aujourd’hui des téléphones. Dans 100 ans elle fabriquera des moyens de communication avec les extraterrestres de Proxima du centore..

            Le capitalisme est indestructible. Même dans les pays communistes il c’est adapté. smiley


          • Xenozoid Xenozoid 11 février 15:32

            @Spartacus

            tu disais que les coréens du nord vivaient dans le secret,comment se fait il que tu sache ce qui se passe la bas ?


          • Spartacus Spartacus 11 février 16:12

            @Xenozoid

            C’est un exemple de Corée du Sud pas du Nord.

            ************
            Aller comme je suis sympa je vais te faire lire la constitution de Corée du Nord (et c’est pas une blague)  smiley

            1. Nous devons tout mettre en œuvre pour unifier l’ensemble de la société avec l’idéologie révolutionnaire du Grand leader Kim Il-sung (fondateur de la nation communiste et grand-père de Kim Jong-un).
            2. Nous devons honorer toute notre loyauté envers le camarade Grand Leader Kim Il-sung.
            3. Nous devons obéir à l’autorité absolue du camarade Kim Il-sung grand leader.
            4. Nous devons faire de l’idéologie révolutionnaire du camarade du Grand Leader Kim Il-sung notre foi et faire de ses instructions notre credo.
            5. Nous devons respecter scrupuleusement le principe d’obéissance inconditionnelle dans la mise en œuvre des instructions du camarade Grand Leader Kim Il-sung.
            6. Nous devons renforcer l’idéologie, la volonté et l’unité révolutionnaire du parti dans son ensemble, en nous concentrant sur le camarade Grand Leader Kim Il-sung.
            7. Nous devons tirer les leçons du camarade du grand leader Kim Il-sung et adopter le style communiste, des méthodes de travail révolutionnaires et un style de travail axé sur les personnes.
            8. Nous devons valoriser la vie politique que nous a donnée le camarade du Grand leader Kim Il-sung et lui rendre loyalement sa grande confiance politique et son sérieux avec une conscience politique et des compétences accrues.
            9. Nous devons établir des règles organisationnelles strictes pour que le parti, la nation et l’armée tout entière fassent corps sous l’unique direction du camarade Grand chef Kim Il-sung.
            10. Nous devons transmettre le grand exploit de la révolution accompli par le camarade Grand Leader, Kim Il-sung, de génération en génération, en l’héritant et en le complétant jusqu’au bout

          • Xenozoid Xenozoid 11 février 16:16

            @Spartacus

            bien sur donc tu sais ce qu’il se passe car tu fais dans la surenchêre comme si tu savais, c’est bien tu fais dans la propagande,t’est pas mieux que le grand leader éduque en suisse,tu as vécu en suisse ?...bouffon

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON







Palmarès