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La nouvelle concurrence pure et parfaite

Coup de tonnerre dans le monde merveilleux de la concurrence pure et parfaite européenne : « il faut actualiser les règles de la concurrence afin de survivre dans ce nouveau monde », citation à peine retouchée de la vice – présidente de la commission Européenne. Alors, la concurrence aurait-elle perdu toutes ses vertus ? 

Hier encore, la concurrence pure et parfaite définissait la seule feuille de route à suivre afin que nos économies puissent un jour espérer atteindre le Graal. Mais, l’arrivée du nouveau monde a tout changé, un monde fait de nouveaux monstres (GAFAM et BATX), de nouveaux termes (effets réseaux, plateformes bifaces), de nouvelles technologies (Robotisation, IA), et de vieux démons de la géopolitique (la logique des blocs, protectionnisme)

Que faire lorsque le monde change ? Il y a deux attitudes possibles :

  • soit on s’adapte au nouveau monde.

  • soit on change le monde pour qu’il redevienne comme avant.

Il parait difficile d’imaginer un retour en arrière : on n’inverse pas facilement la flèche du temps. Il faut donc s’adapter au nouveau monde, si possible sans renier ses principes. C’est tout le message qu'a semblé vouloir faire passer Margrethe Vestager ce lundi. Etrange revirement ou capitulation pour cette fervente pratiquante de l'orthodoxie en termes de sécurité concurrentielle : ces deux principaux faits d'arme ont notamment été l'amende record infligée au couple Google & Apple, et le refus de mariage au couple Siemens & Alstom.

 

Concurrence : lexique

- Une concurrence entre A et B c’est lorsque A et B cherchent à obtenir la même chose

- Une concurrence loyale entre A et B c’est lorsque A et B cherchent à obtenir la même chose, mais en s’imposant les mêmes règles

- Une concurrence déloyale entre A et B c’est lorsque A et B cherchent à obtenir la même chose, mais avec des règles différentes

 

Robinson et la concurrence pure et parfaite

On fait souvent appel aux robinsonnades pour illustrer les principaux sujets de réflexion de l’homo œconomicus : bricoleur-agriculteur-éleveur. Robinson est alors catalogué comme le théoricien de service, alors que Vendredi se soit affublé du costume du pragmatique dont l’horizon technique est sérieusement plus limité, mais sérieusement plus réaliste.

  • La concurrence c’est naturellement bon pour l’homme. La concurrence permet que « les vices individuels se transforment en vertus collectives » : c'est la fameuse fable des abeilles de Bernard Mandeville qui a tant et tant de fois servi de marche pied aux penseurs de l’économie libérale.

  • La concurrence c’est bon pour le consommateur : les producteurs se font concurrence pour offrir un prix le plus bas possible afin de satisfaire le consommateur qui a alors le choix du roi. En termes microéconomique, ce prix n’est pas loin d’égaliser alors ce que l’on appelle le coût marginal : cela signifie que l’entreprise s’arrêtera de produire lorsque l’unité qu’elle produirait en plus lui coûterait autant qu’elle ne lui rapportait.

  • La concurrence c’est bon pour le progrès : le producteur ne veut pas tomber dans le piège de la concurrence, car alors c’est la baisse de profits assurée. Comment faire ? l'innovation, la différenciation, la médiatisation. 3 bonnes raisons pour faire évoluer le monde vers du mieux ? L'innovation se nourrit souvent de progrès techniques, à condition de protéger un temps l’innovateur pour lui assurer une rente comme récompense de sa trouvaille ; la différenciation répond à tous vos besoins en vous proposant exactement le produit dont vous avez besoin ; la médiatisation (marketing ou propaganda) vous crée même de nouveaux besoins au cas où vous en manqueriez…

  • La concurrence pure et parfaite c’est encore mieux. Pure et parfaite ? il faut imaginer un monde où tout le monde peut produire, acheter ou vendre n’importe quoi, chacun agissant en pleine connaissance de cause, sans avoir aucune influence sur les prix. Si dans ce monde vivent des gens rationnels (je préfère 10 euros à 5 euros), alors la théorie économique a prouvé à l’aide d’un tour de passe-passe formel (théorème du point fixe de Kakutani) qu’un équilibre général se réalise, et qu’il est même compatible avec une forme d’idéal : optimum de Pareto… Un idéal certes critiquable car il supporte les inégalités ; et finalement quelques réserves techniques non négligeables qui limitent le message final.

  • La concurrence comme expression de la liberté. « Tout ce qui contraint la concurrence contraint aussi la liberté d’entreprendre, d’apprendre, de choisir, de consommer, etc… » ; Milton Friedman n’a jamais dit tout cela, mais nous ne sommes pas loin de sa pensée : toute entrave à la libre concurrence (Etat, monopole,…) constitue une limite à la liberté. Souvent décrit comme une caricature du libéralisme, on lui préfère les débats jugés plus profonds sur la nature humaine et les limites du « laisser-faire » : Hobbes, Locke, Rousseau

 

Vendredi et la concurrence sauvage

Vendredi aime bien écouter les histoires de Robinson. Cela a un côté divertissant, et cela peut même fonctionner si tout le monde y croit. Mais Vendredi n’adhère pas vraiment à la caverne de Platon que lui décrit Robinson. Plus pragmatique, il lui propose d’ouvrir les yeux sur le nouveau monde :

  • Un monde où les biens et services viennent directement au consommateur d’où qu’il vienne, sans qu’il ne bouge de son canapé, mais juste en cliquant sur sa tablette ; miracle industriel permis grâce au cocktail explosif globalisation & technologie

  • Un monde fait de monstres géants qui colonisent toute la galaxie industrielle et vampirisent nos données personnelles : GAFAM et BATX écrasent tout sur le passage, et rien ne semble arrêter leur marche en avant

  • Un monde fait d’effets réseaux, plateformes bifaces (Google, Facebook), de monopsones (Amazon, Uber), d’entreprises protéiformes qui s’achètent se rachètent et freinent la concurrence (méta-multi entreprises), de coût marginal nul et rendements croissants (J.Rifkin) ; dépoussiérant les logiques économiques traditionnelles

  • Un monde fait de nouvelles expressions telles que « the winner takes all » c’est à dire « malheur au perdant », qui est une illustration du fameux effet papillon appliqué à l’économie : de petits écarts de prix peuvent générer d’énormes écarts de profits. Autre expression riche d’enseignement « si tu ne paies pas, le produit c’est toi »

  • Un monde où la fin de l’histoire n’est finalement pas arrivée, et où l’on assiste à un retour de grands blocs géopolitiques dont l’opposition se fait principalement sur le front économique ; ainsi les marchés restent suspendus à un Deal commercial entre les Etats – Unis et la Chine

  • Un monde où le message du "tout pour la mondialisation" devient inaudible, car ayant laissé deux acteurs majeurs sur le carreau : l'environnement et la classe moyenne des pays riches. La mondialisation resterait donc inachevée : retour de l’homo strategicus.

 

Que fait la police ?

Il existe une police de la concurrence mondiale : c’est l’OMC, censée garantir le bon respect de règles du jeu entre grands acteurs. Mais, comme de nombreuses institutions internationales, elle n’est plus que l’ombre d’elle-même. Pire, elle ne serait même plus en état de fonctionner.

Que peut faire la police de la concurrence Européenne ? Les textes de loi les plus vagues sont souvent les plus efficaces, car passe – partout ; il existe pourtant bel bien ce genre de texte …

« Certains arrangements ne sont pas interdits s'ils bénéficient aux consommateurs et à l'économie dans son ensemble. C'est par exemple le cas des accords en matière de recherche-développement et de transfert de technologies. Ces cas sont couverts par les règlements d'exemption par catégories »

 

Conclusion : l’impératif catégorique de la concurrence

Jadis, cette la concurrence pure et parfaite s’imposait comme une forme d’impératif catégorique (Kant) applicable à tous et non négociable. Puis la bascule progressive dans le nouveau monde (Trump, Brexit, Chine) ont fait basculé l’Europe dans une forme d’impératif catégorique minimaliste : tu fais ce que tu veux, mais moi je continue de respecter mes principes de concurrence pure et parfaite. Aujourd’hui, les autorités européennes estiment que le coût de la vertu est devenu exorbitant ; ils semblent désormais pencher du côté conséquentialiste : la fin justifie les moyens. Il est vrai qu’une condition nécessaire à l’avènement d’un idéal est la survie. 


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17 réactions à cet article    


  • Tall Tall 17 décembre 2019 12:22

    Une concurrence déloyale entre A et B c’est lorsque A et B cherchent à obtenir la même chose, mais avec des règles différentes

     

    C’est exactement ce que fait l’UE avec la libre circulation des biens et des personnes. Elle met en concurrence déloyale des systèmes nationaux de solidarité ( fisc, sécu ) très différents.


    • Sozenz 17 décembre 2019 12:34

      Une concurrence entre A et B c’est lorsque A et B cherchent à obtenir la même chose


      c est quoi la même chose ? prendre la plus grosse part du gateau possible ?

      si c est ce que vous voulez dire . alors oui je suis d accord avec votre phrase .

      la concurrence c est un truc guerrier .

      comme on pourrait entendre votre phrase c est que le gateau soit partagé de façon egale .. ce serait comme dire . deux sportif de haut niveau veulent arriver tous les deux sur la ligne d arrivée en même temps


      • Sozenz 17 décembre 2019 12:41

        la concurrence a ses perversité . et c est bien cela qui est le plus parlant . c est donc avant tout detruire les autres concurrents , pour avoir le marché le plus grand et faire les prix que l on veut .

        c est ce qui se passe dans l agriculture par exemple 

        il n y a pas de concurrence loyale ; Dès que l on se met en compétition c est terminé .

        c est la raison pour laquelle ce qui est vitale au peuple doit etre sous la coupe de l etat et etre regulé pour ne pas voir la paupérisation de tous .

        Le néo liberalisme qui se prépare est un massacre pour tous sur du long terme ;

        et c est extrêmement dangereux pour tous ..pour les gros comme pour les petits .

        si les mecs étaient un peu visionnaires , ils le sauraient .


        • Le421 Le421 17 décembre 2019 18:22

          @Sozenz
          Visionnaire, c’est bon pour la perspective à long terme.
          Maintenant, on est dans la culture de l’immédiat...


        • Sparker Sparker 17 décembre 2019 12:52

          Oui la concurrence est un peu infantile comme mode de fonctionnement et de régulation. Mais bon on en est pas encore là en matière de critiques des tenants et aboutissants de l’humanité.

          Pour que l’homme vive sa « spécificité » il faut qu’il l’impose, il ne peut pas n’être qu’un élément naturel comme les autres espèces.

          Ainsi de la disparition ou dégradation progressive des animaux, végétaux et minéraux qu’il dilapide pour satisfaire son « hominisation » supérieure.

          Apparemment le retournement de situation commence à s’imposer.


          • Pere Plexe Pere Plexe 17 décembre 2019 14:53

            La concurrence est toujours encensée par ceux qui pensent avoir un avantage décisif sur les concurrents.

            Ils feignent alors de ne pas voir cette distorsion et militent pour cette pseudo équité qui pérennise l’avantage en question et l’avantage concurrentiel qu’il engendre.

            La notion même de concurrence loyale n’est que le nécessaire masque moral d’une réalité inique.

            Aujourd’hui c’est l’occident, longtemps et largement bénéficiaire de cette guerre qu’est la concurrence, qui s’aperçoit que ses avantages s’étiolent qui milite pour la limiter.

            On a rarement vu plus clair aveu de faiblesse.


            • Sparker Sparker 17 décembre 2019 14:56

              @Pere Plexe

              « La concurrence est toujours encensée par ceux qui pensent avoir un avantage décisif sur les concurrents »

              Surtout quand c’est les ouvriers ou employés qui en portent la réalité, vu ce qu’on nous fait subir par manque de compétitivité...
              Car bien sur eux, les tenants de ce mythe, ne sont jamais en cause vu les retraites qu’ils se tapent...


            • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 17 décembre 2019 15:12

              @Pere Plexe

              Bof ...les idées ça va ça vient...l’ Europe ne produit plus d’idées, elle n’ est que suivisme avec une ou deux décennies de retard . Vive nos élites. Le moindre prolo il y a vingt ans savait qu’on allait dans le mur ...


            • Sozenz 17 décembre 2019 15:57

              @Pere Plexe
              excellent commentaire


            • Raymond75 17 décembre 2019 15:48

              En 1988 un français a obtenu le prix Nobel de Sciences Économiques ; Maurice Allais. Qui en a entendu parler ? pratiquement personne : il fut ostracisé, mis sur la touche, ignoré.

              Il était libéral, mais considérait que l’économie devait bénéficier au progrès social, et il était bien sûr convaincu des inégalités dans le monde, et au sein d’un pays.

              Pour faire très simple, il était partisan d’un libre échange maitrisé, c’est à dire en plusieurs temps : d’abord entre zones économiquement homogènes (par exemple Amérique du Nord, Europe de l’Ouest, Europe de l’Est) ; puis, lorsque l’une de ces zones avait rattrapé son retard sur une autre zone, élargir le périmètre du libre échange.

              Sinon a t’il dit, « ce sera le règne du dumping social et du dumping fiscal [on ne parlait pas encore des dégâts écologiques), et la stagnation vers le bas ».

              C’est exactement ce qui est arrivé ... Il est plus simple dans nos grandes écoles et dans la presse générale de diffuser la ’pensée unique’ comme un dogme, un mantra, en ne regardant pas la réalité en face.

              https://www.les-crises.fr/le-testament-de-maurice-allais/


              • Raymond75 17 décembre 2019 15:50

                @Raymond75

                Extrait de Maurice Allais :

                "Un protectionnisme raisonné et raisonnable

                Ma position et le système que je préconise ne constitueraient pas une atteinte aux pays en développement. Actuellement, les grandes entreprises les utilisent pour leurs bas coûts, mais elles partiraient si les salaires y augmentaient trop. Ces pays ont intérêt à adopter mon principe et à s’unir à leurs voisins dotés de niveaux de vie semblables, pour développer à leur tour ensemble un marché interne suffisamment vaste pour soutenir leur production, mais suffisamment équilibré aussi pour que la concurrence interne ne repose pas uniquement sur le maintien de salaires bas. Cela pourrait concerner par exemple plusieurs pays de l’est de l’Union européenne, qui ont été intégrés sans réflexion ni délais préalables suffisants, mais aussi ceux d’Afrique ou d’Amérique latine.

                L’absence d’une telle protection apportera la destruction de toute l’activité de chaque pays ayant des revenus plus élevés, c’est-à-dire de toutes les industries de l’Europe de l’Ouest et celles des pays développés. Car il est évident qu’avec le point de vue doctrinaire du G20, toute l’industrie française finira par partir à l’extérieur. Il m’apparaît scandaleux que des entreprises ferment des sites rentables en France ou licencient, tandis qu’elles en ouvrent dans les zones à moindres coûts, comme cela a été le cas dans le secteur des pneumatiques pour automobiles, avec les annonces faites depuis le printemps par Continental et par Michelin. Si aucune limite n’est posée, ce qui va arriver peut d’ores et déjà être annoncé aux Français : une augmentation de la destruction d’emplois, une croissance dramatique du chômage non seulement dans l’industrie, mais tout autant dans l’agriculture et les services"


              • Sparker Sparker 17 décembre 2019 16:22

                @Raymond75
                Trop réaliste et concret Maurice Allais.
                Ici il faut fantasmer, s’enrichir, devenir milliardaire, la startup nation à la conquête du monde qu’il faut dominer et donc rendre les autres dépendants, le struggle for life des élites c’est le combat, que dis-je la guerre... Make buisiness great again quel qu’en soit le prix...
                et généralement on sait qui paie.
                MA c’est les passions tristes, sans envergure sans prétention sans orgueil, on se fait chier avec des économistes comme ça diraient certains, genre spartac, faut avoir envie de gagner, de faire perdre, chuter et quand les autres crèvent la dalle c’est que vous êtes un bon qui réussi.
                Depuis la cour de récréation et les sacs de billes le formatage et là. Arrivé adulte c’est déjà plus craignos, y’en à qui reste sur le bord... mais bon c’est rien, c’est des riens... de la chair à pognon.


              • Raymond75 17 décembre 2019 18:00

                De Maurice Allais toujours :

                "En réalité, ceux qui, à Bruxelles et ailleurs, au nom des prétendues nécessités d’un prétendu progrès, au nom d’un libéralisme mal compris, et au nom de l’Europe, veulent ouvrir l’Union Européenne à tous les vents d’une économie mondialiste dépourvue de tout cadre institutionnel réellement approprié et dominée par la loi de la jungle, et la laisser désarmée sans aucune protection raisonnable ; ceux qui, par là même, sont d’ores et déjà personnellement et directement responsables d’innombrables misères et de la perte de leur emploi par des millions de chômeurs, ne sont en réalité que les défenseurs d’une idéologie abusivement simplificatrice et destructrice, les hérauts d’une gigantesque mystification« ...

                Les deux européens idiots utiles de la finance internationale se reconnaitrons : Jacques Delors et Pascal Lamy.

                Le premier fut une belle prise : chrétien, responsable syndical, socialiste, ministre puis président de la Commission Européenne. Très âgé, il eut un sursaut de lucidité il y a quelques temps : »nous aurions dû faire progresser aussi l’Europe sociale" ; il aurait dû, mais il ne l’a pas fait !

                Le second fut socialiste (bien sûr), commissaire européen du commerce, puis président de l ’OMC ; il est un partisan doctrinaire du libre échange sans aucune régulation. Malheureusement, il bouge encore ...

                Cet authentique socialiste fut aussi (Wikipedia) :

                ’De 1996 à 1998 inclus, Pascal Lamy est membre de la branche Europe de la RAND Corporation (RAND Europe Advisory Board9).

                Il a également été président de la commission Prospective du CNPF, futur MEDEF jusqu’en septembre 199910.

                Il a été à plusieurs reprises membre du bureau du club Le Siècle.

                Il a participé très régulièrement à la conférence de Bilderberg (en 2000, 2001, 2003 et 2005), « laboratoire d’idées » réunissant les chefs d’entreprise les plus influents de la planète’

                Avec une gauche comme cela, la finance internationale doit trembler et passer de nombreuses nuits d’insomnies !!!


                • av88 av88 17 décembre 2019 20:34

                  La concurrence, libre et non faussée.

                  https://www.youtube.com/watch?v=P2W4FsDVKMY


                  • Pere Plexe Pere Plexe 18 décembre 2019 19:42

                    Dans les situations critiques, quand on parle avec un calibre bien en pogne, personne ne conteste plus. Y’a des statistiques là-dessus ( Audiard Mélodie en sous- sol)


                  • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 17 décembre 2019 23:40

                    Bof ...l’ Europe toujours à courir derrière les vielles lunes de l’ école de Chicago. Misère.


                    • Ratatouille 2 le retour Abou Darbrakam 18 décembre 2019 11:10

                      @Aita Pea Pea
                      toujours à courir derrière les vielles lunes.
                      -
                      Ha ... ! les jeunes lunes ,ronde,blanche,tellement ronde quand mettant un compas dans l’anus tu fait un cercle parfait,nostalgie quand tu nous tiens....

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