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Accueil du site > Actualités > Economie > Le beurre et l’argent du beurre

Le beurre et l’argent du beurre

Hier, je faisais le plein de choux de Bruxelles chez ma maraichère préférée quand la discussion est tombée, assez inévitablement, sur le beurre.

 

Le plus marrant dans cette histoire de beurre, c’est que si tout le monde parle spontanément de pénurie — selon le champ sémantique mis en place par les médias dès le début de la crise — il suffit de lever un sourcil en accent circonflexe pour que l’interlocut⋅eur⋅rice corrige immédiatement avec un la soi-disant pénurie de beurre. Comme quoi, la bonne info finit toujours par se répandre, y compris par capillarité.

Les voleurs de valeur

Devant donc la prise d’otage des consommateurs de beurre par la grande distribution, la résistance s’est rapidement organisée.

Je voulais acheter un extracteur de crème pour mon compagnon — il y en avait plein encore, il y a deux semaines —, mais hier, les rayons étaient vides, le magasin avait été dévalisé, m’informe-t-elle

Il faut dire que ma maraichère vit en couple avec un éleveur de vaches. Lui aussi, devant les montants dérisoires auxquels les coopératives et grossistes entendent acheter le fruit de son travail, s’est mis à penser à la boucle locale. Plutôt que de vendre quasiment à perte ses animaux, il a tenté récemment de proposer aux clients de sa conjointe de se réunir à plusieurs pour acheter une bête sur pied, tuée dans un abattoir local (enfin, tant qu’il en reste… autre histoire d’ultraconcentration en vue), découpée sommairement et répartie ensuite entre les familles participantes. Une très bonne affaire pour tout le monde… et même un peu pour la vache, qui ne part pas dans un périple invraisemblable et concentrationnaire pour être abattue moins cher en Allemagne, découpée encore moins cher ailleurs en Europe, puis emballée encore chez d’autres pauvres diables avant de revenir dans un triste rayonnage aux néons, à un prix qui éliminera plus de 50% de la population d’office.

L’éleveur y trouve donc une meilleure rémunération de son travail, les familles retrouvent une partie de la culture campagnarde des provisions faites en commun, le tout pour une alimentation moins chère et de meilleure qualité.

Du coup, le conjoint éleveur commence à penser à se passer aussi d’intermédiaires confiscateurs pour sa petite production de lait. D’où l’extracteur de crème et les premières tentatives de produire, pour commencer, de petits fromageons 100% vaches gasconnes. Je trouve bien sûr toute cette stratégie industrieuse et localière des plus réjouissante :

Oui, c’est très malin : en transformant vous-même la matière première, c’est vous qui récupérez directement la valeur ajoutée au lieu de la laisser à toute une chaine d’intermédiaires qui ne servent que leurs propres intérêts. Et nous, on y gagne encore de meilleures choses à manger, tout en cessant de nourrir les marges arrière de ceux qui n’en ont rien à secouer de nos besoins.

Autrement dit, nous nous partageons directement le beurre et l’argent du beurre, au lieu de paniquer devant les rayons vides.

Le client roi…

Parce que c’est là que l’histoire devient intéressante : le fait que le quasi-monopole de la grande distribution ait décidé de priver la population d’un produit de première nécessité juste pour conserver leurs marges dans une immense guerre commerciale où les seuls gagnants passent ensuite leur temps à planquer leur fric loin de l’impôt commun.

Le beurre manque dans les linéaires de certains magasins. Une absence qui ne relève pas d’une pénurie de lait chez les producteurs, mais d’ « un problème de négociations commerciales entre industriels laitiers et distributeurs », selon la Fédération Nationale des Producteurs Laitiers [1]. Ces derniers jours, plusieurs actions ont été organisées par des agriculteurs dans des grandes surfaces précisant dans des tracts : « Ce magasin manque de beurre parce qu’il ne veut pas le payer à son juste prix ! ».

Source : Beurre : une « pénurie » liée aux pratiques des multinationales

Parce que là, franchement, ça se voit à quel point plus personne n’en a rien à battre de celleux sur le dos desquel⋅les se réalise la valeur : le client final. Il ne s’agit pas de contenir les prix pour préserver le pouvoir d’achat des consommateurs, mais bien de conserver la marge qui a été négociée et provisionnée en début d’année. Et si pour arriver à leur fin, il leur faut prendre en otage toute la population… Eh bien, ça leur convient très bien.

D’ailleurs, comme je le faisais remarquer à mon astucieuse maraichère, il n’y a pas eu le soupçon d’un poil de cul de baisse de l’approvisionnement en beurre de l’Aldi du coin, dont le modèle d’approvisionnement ne dépend pas des grosses centrales d’achat. Par contre, il est probable que je paie mon beurre (demi-sel, toujours demi-sel), un peu plus cher ces derniers temps.

La question que peu de gens se pose, c’est plutôt que maintenant que l’économie de marché a prouvé qu’elle ne marche qu’au profit et qu’elle tend naturellement à mettre en place des situations de despotisme hydraulique pour imposer sa volonté à la population en dehors de tout contrôle démocratique, de quoi comptent-il nous priver la prochaine fois ?

Formation du domaine de la rareté

D’ailleurs, la pénurie de beurre met tout le monde en émoi, mais celle de médicaments — exactement pour les mêmes motifs de rentabilité immédiate élevée au rang d’absolu indépassable — a tout de même moins fait de bruit, alors même qu’elle est autrement plus dangereuse et significative.

Dans les officines, c’est moins problématique, mais « le manque de certains médicaments est embêtant », constate Isabelle Adenot. Ainsi Altim, utilisée pour des infiltrations contre les rhumatismes ou des pommades gynécologiques utilisées contre les effets de la ménopause sont en fortes tensions d’approvisionnement.

Comment expliquer ces ruptures ? Les origines sont multifactorielles : des stratégies industrielles de rationalisation des coûts de production qui conduisent les laboratoires à produire en flux tendu, des difficultés survenues lors de la ­fabrication de matières premières ou des produits finis, souvent délocalisée en Chine, en Inde… ou ­encore des défauts de qualité sur certains médicaments. Ces signalements ont augmenté de 624 en 2004 à 1 702 en 2015, selon les chiffres de l’ANSM.

Il suffit donc d’un grain de sable pour que la chaîne ne fonctionne plus : un atelier fermé, un retard, une mauvaise anticipation de la demande… Pour Patrick Errard, président du LEEM (les entreprises du médicament), « les productions de médicaments se font de plus en plus à flux tendu, nos usines produisent pour le marché mondial ». Alain Astier y voit d’autres raisons plus économiques. Ces produits ont tous un point commun : « Ce sont pour la plupart des vieilles ­molécules qui rapportent peu ».

Source : Des centaines de médicaments vitaux en rupture de stock

On nous a vendu le capitalisme comme producteur d’abondance, alors qu’il ne fait que créer de la rareté. Dans une absurde parodie des Monty Python :

« DI50 » : c’est le nom de code du bâtiment. Il se dresse, là, devant nous, colossal. Un beau vaisseau de 9 000 m2. 107 millions qu’on va détruire. Plus qu’un Téléthon… Lancé en 2003, le projet symbolisait la « volonté de développement » du groupe. L’ère de la recherche sur des petites molécules advenait, et le DI50 en serait «  le pilote à la pointe de la technologie mondiale, prévu pour durer vingt à trente ans ». C’est l’ancien responsable du site, Philippe Courbin, qui claironnait ça. Neuf ans plus tard, en 2012, une fois le navire achevé, marche arrière toute : on passe aux molécules biologiques, le travail sur des organismes vivants. C’est la tendance du moment, plus difficile à copier pour ceux qui fabriquent des génériques. Le DI50 n’est plus adapté. Le détruire complètement coûterait trop cher. Le garder, c’est un million d’euros de taxe foncière. Cet automne, on va donc juste enlever le toit et quelques fenêtres.

Source : Les vandales de la santé, Fakir

Pas de beurre, pas de médocs… même logique et même combat, ça et toutes les autres privations en cours et venir, tout ça pour gaver les plus riches, à nos dépens, à tous…


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56 réactions à cet article    


  • L'enfoiré L’enfoiré 15 novembre 11:40

    Bonjour Monolecte,
     J’ai appris qu’en France, vous êtes peut-être les plus gros consommateurs de beurre.
     Je ne me rappelle plus du nombre de kilos par an, mais ce n’était pas triste.
     Chez moi, on ne mange pas de beurre. Seulement des substituts de beurre, margarine, huile ou autres pour faire la cuisine
     Donc pas impacté

    Votre conclusion, je la modifie un peu :
    Pas de beurre, pas de médocs… même logique et même combat, ça et toutes les autres privations en cours et venir, tout ça pour gaver les riches dont vous êtes peut-être plus que vous ne le pensez tous…

     


    • L'enfoiré L’enfoiré 15 novembre 11:45

      Une autre question. qu’avez-vous fait quand on a découvert le trop plein de fipronil dans les oeufs ?
      Si c’est ce que je pense, imaginez que vous en avez dans le beurre.... smiley



    • Shawford Shawford 15 novembre 11:58

      @L’enfoiré

      Salut, en tout cas la margarine et autres drivés, c’est de la belle m... sur le plan nutritif par rapport au beurre, d’où l’engouement aux USA, Chine & cie d’ailleurs.
      Faut croire que les pubs sur les omega machin à la c... de la margarine, vous vous y faites bien prendre outre Quiévrain ! smiley


    • L'enfoiré L’enfoiré 15 novembre 12:09

      @Shawford

      Yes Sir...
      Je viens d’en coller sur mes tartines avec une pensée émue pour vous. smiley


    • L'enfoiré L’enfoiré 15 novembre 12:12

      Mais j’attends les réponses de Monolecte, le poil à gratter du Web.... smiley


    • Shawford Shawford 15 novembre 12:20

      @L’enfoiré

      Un poil sur la motte de beurre, c’est pas très urbain ! smiley

      ...Je sors smiley


    • L'enfoiré L’enfoiré 15 novembre 12:44

      @Shawford

       En effet, Le cholestérol de motte de beurre avec un poil, c’est pas sûr que cela marche.. smiley


    • Shawford Shawford 15 novembre 12:56

      @L’enfoiré

      ... mouais, tu parles que ça marche, je pense plutôt pour ma part que manger de la margarine revient à prendre un ticket de métro ! En terme de modernité c’est mieux en apparence, mais ça vaut pas les bonnes vieilles méthodes ! ^^ smiley smiley

      Et je suis pas le seul à le penser (plus sérieusement) :

      Margarines et cholestérol : bénéfices réels sur la santé ou intox ? http://www.e-sante.be/margarines-6-trucs-savoir/actualite/522 
      Conclusion : en comparaison avec la consommation de la même quantité de beurre, la margarine peut avoir un impact positif sur la baisse du « mauvais » cholestérol (le LDL-cholestérol), mais aucune étude à ce jour ne prouve la diminution de l’apparition des maladies cardiovasculaires sur le long terme. De plus, l’innocuité des phytostérols semblent être incertaine et les margarines qui en contiennent doivent être évitées chez les enfants et les femmes enceintes ou qui allaitent.

      Margarine = infâme avatar de l’agro-industrie avec de l’huile de provenance douteuse
      Beurre = extraction mécanique non trafiquée de crème naturellement contenue dans le lait

      Forcément, y’a pas photo in fine quand on cherche bien ! smiley


    • L'enfoiré L’enfoiré 15 novembre 18:55

      @Shawford

      Les bonnes vieilles méthodes ne sont plus ce qu’elles étaient, si tu regardes un peu autour de toi.
      Je t’ai souvent dit : il n’y a que ceux qui s’adaptent à toutes les circonstances sont les seuls qui survivront dans notre monde en évolution constante.
      La Chine commence de beaucoup plus bas et chaque chinois voit demain comme un jour meilleur que la veille.
      Notre occident est en voie de la perte de vitesse constante,
      Tiens, si cela t’intéresse, j’ai un invité sur mon blog.
      Il parle de Madagascar.
      C’est un autre tabac.. si tu vois ce que je veux dire. smiley.


    • Shawford Shawford 15 novembre 20:17

      @L’enfoiré

      Yep, fouillé cet article sur Madagascar de ton ami qui a l’air d’un sacré lascar ! smiley

      Reste qu’avec « tes » chinois, pas du tout sûr que demain ou après demain soit un jour meilleur pour cette île ! smiley


    • leypanou 16 novembre 09:07

      @Shawford
      Reste qu’avec « tes » chinois : pas que les chinois, les indiens, les canadiens, les thaïlandais, les zuniens, les sud-africains, etc, etc, bref, un pays en train d’être dépecé par tous les prédateurs de la terre où le mot libéralisme peut « prospérer », une épidémie de peste récemment.


    • Shawford Shawford 15 novembre 12:02

      Bonjour,

      beau et convaincant plaidoyer pour les circuits courts, vous en extrayez les vrais avantages !

      Concernant la vache, vous ne le mentionnez pas, mais l’utilisateur de l’extracteur de crème a surtout l’avantage considérable de lui éviter d’aller à l’abattoir, à la vache !
      Je me suis dit que c’était mieux en le disant. smiley smiley


      • Olivier Perriet Olivier Perriet 15 novembre 12:07

        L’argumentation des éleveurs n’est pas logique :

        la grande distribution organiserait la pénurie, tout en faisant pression à la baisse sur les prix.

        En gros, ils vendent moins et pas cher : ils sabrent eux-mêmes dans leurs propres bénéfices.

        Ce qui revient à dire que les grandes surfaces s’improvisent humanistes, et garantes du maintien du pouvoir d’achat des consommateurs.

        Alors que le prix d’achat aux éleveurs peut bien augmenter, le commerçant s’en moque, puisque c’est toujours le consommateur final qui paye.

        En bref, il y a bien une pénurie de beurre, quoi qu’on en dise.


        • L'enfoiré L’enfoiré 15 novembre 12:19

          @Olivier Perriet,

           Il y a une loi du commerce qui répond à cela.
           Quand on ne parvient plus à faire du bénéfice, on diminue toujours les coûts de production et on fait des ristournes dans les magasins pour appâter à nouveau les clients.
           Que c’est-il passé avec le lait quand les prix ne compensaient pas le prix coûtant ?
           Les producteurs l’ont déversé dans les égouts en appelant les médias pour le faire parvenir aux consommateurs.
            


        • Olivier Perriet Olivier Perriet 15 novembre 13:50

          @L’enfoiré

          ça n’a pas grand rapport avec la situation actuelle, où ce sont les éleveurs qui expliquent que la grande distribution organise la pénurie, si ?


        • L'enfoiré L’enfoiré 15 novembre 19:00

          @Olivier Perriet,

           Tout est dans tout et réciproquement, cher Olivier.
           L’agriculture est un tout.
           Pourquoi les agriculteurs ne se réunissent pas pour contrer la grande distribution ?
           Pourquoi achètent-ils des machines nouveaux modèles qu’ils ne parviendront pas à payer avant plusieurs années ?
           Ce sont des questions bêtes et méchantes, bien entendu. smiley


        • Olivier Perriet Olivier Perriet 15 novembre 19:38

          @L’enfoiré

          L’agriculture est un tout, certes, mais la mondialisation et les mutations de l’économie peuvent expliquer que des problématiques se posent maintenant et pas avant :

          les producteurs de beurre aiment peut-être mieux vendre leurs produits comme des produits de luxe sur des marchés asiatiques que comme des produits de base dans la triste supérette décrite par l’auteur. Un peu comme l’arrivée de Parisiens aisés dans l’Île de Ré a fait flamber l’immobilier alors que les locaux n’avaient rien demandé.

          et les éleveurs préfèrent aussi mettre en place ces fameux circuits courts qui sont de fait réservés à des connaisseurs (j’allais dire « privilégiés » ) comme le décrit l’auteur.

          Au final, pour ce qui reste les gros volumes de vente, les tristes hypermarchés, il en reste moins, et les étals sont moins abondants.


        • Thom Aldrin Thom Aldrin 18 novembre 08:28

          @Olivier Perriet


          La pénurie est une consequence d’une manigance de groupes de la grande distribution qui possèdent des magasins a l’étranger comme carrefour par exemple ainsi que de grosses sociétés qui récoltent du lait et le transforme en beurre et en creme , mais ce n’est pas le but de la manœuvre !!

          En réalité, c’est parce que les grands groupes qui récoltent le lait et le retraitent en creme et en beurre, arrêtent de redistribuer leurs produits sur le marché français pour le revendre plus cher en chine et surtout aux USA !!

          Ils sont aidés en cela par les spéculateurs que sont les banques et les sociétés financières en general pour faire grimper le prix du beurre sur les marchés mondiaux...

          Le résultat c’est que le beurre disparaît des rayons en France pour ensuite apparaître a l’étranger en faisant gagner encore plus d’argent aux actionnaires de ces sociétés comme Lactalis...

          ils ne se tirent donc en aucune manière une balle dans le pied a ce niveau...

          Mais là ou ils prennent de gros risques c’est de « juste » un peu pousser les français consommateurs de produits laitiers a faire comme ces français avec les producteurs de legumes, c’est a dire decider de court-circuiter la grande distribution pour établir des circuits courts ou producteurs et consommateurs en partagent les benefices. 

          Voila pourquoi de plus en plus d’agriculteurs et d’éleveurs ouvrent un magasin en commun dans les grandes villes et bénéficient alors d’un succès très inquiétant pour les carrefour et cie !!

          Dans ces conditions, la grande distribution est en train de creuser sa tombe a force...

          Voilà un édito très instructif sur la situation. C’est un spécialiste de la finance et de l’économie qui parle :https://insolentiae.com/penurie-de-beurre-dans-les-epinards-lenorme-mensonge-que-lon-vous-cache/

          Puis un autre billet pour dementir que la penurie va cesser :https://insolentiae.com/france-la-penurie-de-beurre-ne-va-pas-durer/

          bonne lecture

        • cevennevive cevennevive 15 novembre 12:22

          Bonjour et merci Monolecte !


          C’est en effet ce que je pense et ce que je fais...

          Hier, je suis allée dans des fourrés abandonnés pour cueillir des olives. Je vais les apprêter. Et en même temps, j’ai ramassé par terre de vilaines poires dans les ronces dont je vais faire des compotes. Là, c’est gratuit, juste un peu de peine et un sécateur pour pouvoir progresser.

          Mais, évidemment, à la campagne tout cela est plus facile.

          Ici nous avons aussi des maraîchères comme la vôtre qui vendent des légumes de saison. C’est le samedi matin. Si vous voyiez le nombre de personnes qui s’y servent ! Il faut remplir son panier et attendre au moins 20 minutes pour payer. En attendant, on papote et on rencontre plein de gens comme nous. On peut voir aussi, autour de nous, les jardins de la maraîchère, les salades, les choux, les carottes, etc

          Il y a aussi une famille qui élève des abeilles et récolte du miel. je viens d’en acheter deux pots.

          Le beurre ? Il y en a aussi à Lidl sans problème, mais pas à Carrefour...

          Et pour ceux qui mangent cet ersatz de beurre dont on nous vante les bienfaits, je leur recommande plutôt de mettre de l’huile d’olive sur leurs tartines.

          Bien à vous.

           


          • L'enfoiré L’enfoiré 15 novembre 12:27

            @cevennevive bonjour,

             A Lidl, dites-vous...
             Un petit article va vous faire sourire et pourtant il est vrai :

            Les riches font davantage leurs courses chez Lidl et Aldi que les pauvres” Selon les résultats d’une nouvelle étude réalisée en Grande-Bretagne, 77% de ceux qui gagnent plus de 50 000 livres par an (56 927 euros) font leurs courses alimentaires dans des magasins de hard discount tels qu’Aldi et Lidl, comparé à 73% des ménages au revenu de 15 500 livres (17 641 euros) ou moins.

          • flourens flourens 15 novembre 12:28

            moi tout ce que je vois c’est 6 mois de Macron et plus de beurre, encore 6 mois et ce sera plus de viande et 6 mois de plus plus de pain, même si Marie-Brigitte-Antoinette nous invite à manger de la brioche
            je crois qu’il reste des stocks de tickets de rationnement des années 50, chic, ça va bientôt resservir


            • L'enfoiré L’enfoiré 15 novembre 12:37

              @flourens,

               Exact. Toutes les grandes surfaces se sont lancés dans des campagnes de remboursement sous forme de tickets de rationnement de 5 euros que vous ne pouvez évidemment pas échanger autre part que dans le magasin qui le décerne.


            • pipiou 15 novembre 13:08

              @flourens

              C’est sur qu’en France il faut se battre pour se nourrir.
              Tout est rare dans notre pays puisque, selon l’auteur, « le capitalisme fabrique la rareté ».

              Lançons une grande « Cause nationale » : le retour à l’obésité.  smiley


            • baldis30 16 novembre 11:26

              @flourens
              bonjour,

              je me suis posé la question de savoir si cette campagne n’était pas orchestrée afin d’examiner les réactions de la population à une substance essentielle et sans substitut,sauf, c’est mon cas usage intensif de l’huile d’olive. Parce que les manipulateurs existent, par exemple sur le cours des produits agricoles de toute nature.

               En France on n’aurait pas attaqué le riz, qui n’est pas essentiel dans notre cuisine, mais le beurre ou le sucre là cela peut avoir des répercussions sur la psychologie des foules ....


            • Sparker Sparker 17 novembre 23:16

              @pipiou

              Ha ! vous allez pouvoir vanter la diététique capitaliste, une voie d’avenir...


            • taketheeffinbus 15 novembre 12:55

              Tout le monde parle en termes de carences, sans jamais parler d’excès... Le beurre n’a rien d’indispensable, ni d’ailleurs les produits laitiers, ni la viande.

              Les plus grandes sources de calcium : http://pix.toile-libre.org/upload/original/1510746571.png

              Les plus grandes sources de protéines : http://pix.toile-libre.org/upload/original/1510746715.jpg

              Les plus grandes sources de fer : http://pix.toile-libre.org/upload/original/1510746748.jpg

              Présentation scientifique qui contredit les vieux arguments de protéines incomplètes et cie des discours officiels : http://www.dailymotion.com/video/x301lfy


              • rogal 15 novembre 14:35

                @taketheeffinbus
                De fait, pour la vitamine A, le caviar peut remplacer le beurre.


              • sweach 15 novembre 19:22
                LOL !

                Le calcium est loin d’être indispensable dans notre alimentions, certaine étude prouvent même que l’excès de calcium peut être nuisible.

                Par contre vos tableaux me fond sourire :
                Affectivement en cherchant beaucoup on peut trouver un peu de protéines dans les végétaux, mais vous allez quand même avoir du mal avec la méthionine et la lysine deux Acide aminé essentiel.
                Idem pour le fer visiblement d’après vos tableaux il faudra bien épisser vos repas ^^

                Mais la carence la plus importante sera pour la vitamine B12 

                Vous pouvez combler un peu ces carences en mangeant des levures, qui est un organisme unicellulaire de type eucaryotes, ça ressemble beaucoup aux cellules animal et apporte presque les même nutriment, mais bon il faut voir si c’est compatible avec les délires alimentaire de certain.

                Un adulte qui fait n’importe quoi avec son alimentation, pas de viande, pas de poisson, pas de graisse, etc ... Ca ne me dérange pas.
                Mais si ces lubies alimentaires touchent des enfants je ne suis pas d’accord.


                HAAAA la vidéo, elle me demandera un peu plus d’étude à tête reposé, mais visiblement il y a un bié, avec 100g d’aliment sec et 100g d’aliment
                idem pour les « besoins adulte » qui sont donné par kilo et non pour un individus (le calcul est farfelu).

                Pour 100g d’oeuf vous avez 12g de protéines mais pour 100g d’oeuf sec, vous avez 50g de protéines.

                Quand on voit dans ces tableaux 20.9g de protéine pour 100g d’haricot blanc, il y a clairement un souci dans ces chiffres, idem pour les 490mg d’AA soufré pour un végétal.

                D’après le NET on peut voir que le haricot blanc contient 7g de proteine et qu’il n’a que 80 mg de cystéine et 74 mg de Méthionine pour 100g d’aliment.

                Visiblement l’auteur mélange volontairement deux masses différentes et choisi ses chiffres pour étayer son argumentation, mais si on illustre la quantité d’aliment qu’il faut manger pour obtenir le même résultat on comprend pourquoi les végétaux ont des carences en acide aminés.

                Donc pour avoir vos 1 050mg de Méthionine et cystéine quotidien, vous devez manger 682g d’haricot blanc (bonjours l’indigestion ^^) ou bien juste 138 g d’oeuf soit 2 oeufs

                Puis contrairement aux haricot blanc la grande majorité des végétaux sont très pauvre en protéine.




              • sweach 16 novembre 14:58

                @sweach
                Bon reprendre toute la vidéo du professeur Massimo Nespolo serait un travail de titan ^^


                C’est vraiment dommage qu’il est volontairement incorporé des erreurs dans sa présentation car il dit des choses intéressante, sur nos consommations de lait et de viande qui sont trop importante par rapport à nos besoins, sur notre industrie qui pollue nos aliments avec les nitrites et les nitrates et sur nos institues alimentaires qui sont gangrenés par les lobbys

                Même si sur le fond il a raison de dénoncer nos surconsommations, sur la forme affirmer que ne manger que des végétaux peut suffire à nos besoins est assez dangereux, car nous avons de plus en plus de cas d’enfant souffrant de carence alimentaire parce que leur parents sont complètement timbrés et les mettent au régime vegan dès leur plus jeune age.

                Pourtant ce type d’alimentation peut être bénéfique mais si on prend les mesures adéquate pour combler ses manques, hors là il affirme qu’il n’y en a pas ce qui est purement et simplement un mensonge.

              • Sparker Sparker 17 novembre 23:18

                @sweach

                Bof, mes filles ont été nourries végétarien et elle ne se porte pas mal du tout.


              • sweach 20 novembre 10:49

                @Sparker
                Entre végétarien et VEGAN, il y a une grande différence, la principal étant l’usage des oeufs et du lait pour les végétariens.


                Je ne doute pas que vos filles vont très bien, car vous avez sue leur donner des sources de méthionine, de lysine et de vitamine B12 que l’on ne trouve pratiquement pas dans les végétaux.

                Et je pense que vous avez allaité vos filles, (ce qui est la meilleur option) où bien que vous avez utilisé du lait d’origine animal durant leur premier age avant qu’elles aient un régime végétarien.

                Là ou le discourt du professeur Massimo Nespolo devient dangereux est carrément mensongé, c’est qu’il affirme que ces Acides aminés essentiel sont présent en quantité suffisante dans les végétaux.
                Pour illustrer son propos il compare volontairement des choses qui ne possède pas la même échelle, c’est comme si je vous disais que la ville de Melin est plus grande que celle de Paris parce que j’ai plus zoomé dans google map quand je compare l’image des deux villes. 

                Je pense que le régime végétarien est l’un des meilleurs, car juste un peu de lait et un peu d’oeuf est suffisant pour nos besoins en protéine, à voir pour le FER mais on doit en trouver en étant suffisamment varié.

              • sweach 20 novembre 13:52

                @sweach
                Juste pour info j’ai cherché à creuser un peu, car je ne comprenais pas comment un « professeur » et une conférence « scientifique » peut comporter autant d’erreur sans au moins être interpellé par l’auditoire.


                En cherchant on peut voir que le professeur Massimo Nespolo est titulaire d’un de Doctorat en minéralogie, ça veut dire qu’il sera très doué pour nous parler du Quartz (une controverse pour lui)
                Mais pour tout ce qui touche la biologie ou la biochimie, ce n’est pas sa spécialité.

                Pour la conférence de Toulouse, celle-ci n’était absolument pas scientifique mais militantiste, organisé par Animal Amnistie en lien direct avec l’Association L214

                Donc ce discourt est très loin de la science, même s’ils veulent essayer d’en donner l’apparence avec ces vidéos qu’il balance sur le NET.

              • pipiou 15 novembre 13:04

                « Et si pour arriver à leur fin, il leur faut prendre en otage toute la population… Eh bien, ça leur convient très bien. »

                Oh ben alors on reprend les éléments de langage que la Presse utilise quand certains syndicats organisent la pénurie de nos moyens de déplacement !


                • ysengrin ysengrin 15 novembre 14:38
                  Le beurre et l’argent du beurre...

                  Et le c..... de ’la maraîchère.... 

                  • sweach 15 novembre 17:52

                    Votre article est sympatrique mais il ne met pas évidence la prise en otage de notre agriculture.


                    C’est bien jolie de vouloir acheter ou vendre en cycle cour, mais vous allez être vite confronté aux « normes », aux « brevets » et autre « législations », qui vous interdisent de vendre, d’utiliser vos graines, de tuer vos animaux d’élevage, de transformer vos productions (patté, conserve, confiture, yaourt, fromage, ...)

                    Bref c’est devenu une chasse gardé des industriels, de la grande distribution avec la complicité des gouvernements. On a certe gagné sur la qualité microbiologiques, car il y a un suivi et des contrôles sur ce point, mais on a considérablement perdu sur la qualité chimique et nutritionnel.

                    Je pense que l’agriculture est un secteur d’avenir et une formidable solution contre le chômage mais il faut pour cela libérer le marché.


                    • baldis30 16 novembre 11:33

                      @sweach
                      bonjour,

                      « il ne met pas évidence la prise en otage de notre agriculture. »

                      prise d’otages des agriculteurs et prise d’orages des consommateurs autrement dit ... l’art de dresser une partie de la population contre une autre ...

                      On y a réussi en dressant une partie d’anti-nucléaires contre ceux qui essayent de ne pas faire tomber dans le misérabilisme une autre partie ... Les manipulations notamment par des possesseurs de bateaux pneumatiques de 200 cv ou de yachts de quarante mètres existent ... et demandent à être étendues ....

                      cela ne vous rappelle pas un retour quelque 85 ans en arrière .....dans un pays voisin ...


                    • sweach 16 novembre 12:17

                      @baldis30
                      heuuu ?? pas tout compris la ?


                      Alors 85 ans en arrière ça nous donne 1932, pays voisin (allemagne, italie, belgique, espagne, angleterre) vu l’année et le conteste du propo je dirai une référence au début du nazisme en allemagne ????

                      *l’art de dresser une partie de la population contre une autre*
                      Ce n’est pas vraiment le cas, où plus exactement ça serait l’art de dresser le peuple contre les puissants qui ont le pouvoir et empêche aux peuples de produire et de vendre de la nourriture.

                      On peut effectivement parler de la défiance des gens contre les agriculteurs, qui sont né en pleurant des aides, qui polluent et empoisonnent notre environnement et notre alimentation, mais ce n’est pas le débat ni la source du problème.

                      Pour la petite parenthèse anti-nucléaires, il est marrant de voir que tout ce qui est fait va à contre sens, car si on n’utilise plus le nucléaire qu’on construit des éoliens et panneaux solaires qui ne fonctionne pas et qui pollue, on est obligé d’utiliser du charbon et du pétrole pour compenser.

                    • baldis30 16 novembre 12:58

                      @sweach
                      bonjour

                      « mais ce n’est pas le débat ni la source du problème. »

                      mais cela en est le détournement, l’outil insidieux.... l’opportunisme politicien ..... pour éviter de parler d’autres problèmes lançons la possibilité d’un conflit et apparaissons arbitres à grands coups d’annonces spectaculaires ....

                      ce qu’Elgozy qualifia sous la forme « Occupons nous des souris les montagnes accoucheront bien toutes seules » ( In Le paradoxe des technocrates")


                    • sweach 16 novembre 13:14

                      @baldis30
                      *mais cela en est le détournement*

                      Pour l’exemple de l’agriculture, il n’y a pas de fumé sans feu, quand je vois le prix des asperges ou bien des cerises, j’ai beaucoup plus de mal à sortir mon mouchoir pour m’émouvoir de leur sort.

                      Mais le débat est plus complexe et tirer sur l’ambulance n’est pas la bonne approche.

                      Vous avez énormément de citation de coluche pour illustrer la politique ^^

                      “Technocrates, c’est les mecs que, quand tu leur poses une question, une fois qu’ils ont fini de répondre, tu comprends plus la question que t’as posée.”
                      “C’est pas dur la politique comme métier ! Tu fais cinq ans de droit et tout le reste c’est de travers.”
                      “Un bon discours politique ne doit émettre que des idées avec lesquelles tout le monde est déjà d’accord avant !”
                      “La droite a gagné les élections. La gauche a gagné les élections. Quand est-ce que ce sera la France qui gagnera les élections ?”
                      “Moi, les hommes politiques, j’appelle ça des timbres. De face, ils vous sourient, ils sont figés. Mais si jamais vous leur passez la main dans le dos, alors là, ça colle !”
                      “Le plus dur pour les hommes politiques, c’est d’avoir la mémoire qu’il faut pour se souvenir de ce qu’il ne faut pas dire.”

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