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Accueil du site > Actualités > Economie > Le bon sens en action

Le bon sens en action

Concernant l’environnement, il paraîtrait que la situation est grave. Pour tenter d’y remédier, on pourra toujours organiser autant de grands raouts écologiques que l’on veut, rien ne sera réglé tant que la finance ne sera pas mise au pas. Se donner bonne conscience en criant stoïquement aux loups dans l’espoir de noyer le poisson est le genre d’attitude irresponsable que je laisse volontiers aux ronds de cuir réactionnaires qui empêchent toute véritable réflexion. En réalité, nous avons affaire à un problème de fond. Maintenant que les dégâts sont avérés, rien ne sert de les ressasser en boucle. Il vaut mieux faire travailler un peu ses méninges pour trouver un remède. Pour employer une métaphore médicale, je dirais qu’actuellement on cherche à circonscrire la maladie qui ronge le monde en s’attaquant aux symptômes plutôt qu’à la cause. Cette méthode typiquement occidentale ne fait que prolonger l’agonie. Comme de coutume, sur Réaliste il n’est pas de mise de critiquer stérilement, ni de verser dans l’extrémisme opposé qui est tout aussi redoutable que le libéralisme. Il n’est pas non plus au programme de se laisser embobiner par le premier Grenelle venu. Aujourd’hui, plus que jamais, j’ai envie de partager ma vision de l’éco-gestion distributive. C’est un concept simple, qui respecte à la fois la planète et tous ses habitants. Il ne s’agit aucunement de politique partisane, il est tout simplement question de bon sens. Et très franchement, il y a de quoi avouer que c’est une valeur qui fait gravement défaut dans notre époque qui marche sur la tête. C’est pour toutes ces raisons que je vous invite à prendre quelques minutes de votre précieux temps de loisir pour lire et éventuellement réagir.

La vie ou la bourse ?

A l’heure actuelle, l’économique a pris le pas sur le politique. Je ne vais pas vous endormir plus longtemps à décrire le problème, nous le connaissons tous. A moins de vivre cloîtré dans une bulle de bonheur artificiel, il n’y a vraiment pas de quoi trouver le système reluisant. Inégalités, injustices, violences, pillages et destructions sont le lot quotidien des citoyens de ce monde. On nous avait promis l’an 2000, nous voici retournés à l’époque féodale. Les "grands" de ce monde auraient-ils inventés une machine à remonter le temps sans rien nous dire ? D’une certaine façon, ce n’est pas impossible... Alors serrez bien vos ceintures, car l’âge des cavernes c’est la prochaine étape. Mais n’ayez crainte, il n’y a pas de fatalité car il existe toujours un grain de sable pour bloquer les rouages.

La cause, toujours !

Tout ce que nous possédons aujourd’hui, nous le devons aux générations précédentes. C’est d’autant plus vrai pour tout ce qui touche à la connaissance. C’est pourquoi il est impératif de partager. Depuis l’ère industrielle, nous sommes entraînés dans une productivité sans cesse accrue. Cela est dû notamment aux progrès de la mécanisation et de la robotique. La durée et la pénibilité du travail se réduisent sans cesse, quoi que l’on en dise si on se place au niveau global. Là où le bât blesse gravement, c’est que ce qui devrait être une forme de progrès à la base est distribué de façon complètement inégalitaire. Ce qui le transforme de fait en totale régression. Il est tout aussi utopique d’aller demander à une multinationale de renoncer à ses profits que de demander à un enfant d’arrêter les bonbons. C’est bien connu, les milliardaires s’accrochent tous à leur fortune tels des berniques sur leur rocher et tout ce qui la fait grossir encore plus est bon à prendre. Il faut bien le dire, à part celle du sang et de la sueur, l’argent n’a pas d’odeur. Schématiquement, voilà pour la seule et unique cause du problème. A partir de là, vous pouvez ranger votre petit livre rouge, il n’est pas question de faire une resucée de la lutte des classes, ni de couper des têtes. Il s’agit simplement de faire évoluer les règles du jeu afin que chacune et chacun puisse vivre en harmonie aussi bien avec ses semblables qu’avec son environnement.

Comment ça marche ?

Il ne fait pas l’ombre d’un doute que l’on aura toujours besoin de nombreux corps de métier qui sont indispensables au bon fonctionnement de la société. Médecin, chercheur, pompier, agriculteur bio... sont autant de professions qui participent à la qualité de vie collective. A partir de là, maintenant qu’il est entendu qu’il y a une charge de travail à fournir pour le bien-être de la communauté, ce n’est que justice que de la répartir équitablement. S’il y en a qui veulent travailler plus, ça ne sera pas pour gagner plus, mais par simple plaisir. Maintenant, quel que soit le continent, il faut bien que tout le monde puisse vivre convenablement. C’est là où ça devient intéressant, c’est le moment de chausser vos lunettes, si jamais vous en portez. Tous les services publics, tels que la santé ou l’éducation, deviennent 100% gratuits pour toute la population sans exception. Il est tout à fait scandaleux que quelqu’un ne puisse pas se soigner convenablement par manque de moyens. De même qu’il est inadmissible que l’accès à la culture et à la connaissance soit aux mains de la finance. C’est une mesure simple, très facile à appliquer. Ensuite on passe par un premier organisme indépendant chargé de répartir les tâches communes, puis par un second chargé d’estimer les ressources globales de la planète. On équipe tout le monde de cartes à puce éco-gestionnaires que l’on crédite chaque mois. Les prix sont fixés au jour le jour en fonction de la disponibilité des produits et de leur empreinte écologique. Avouez que c’est quand même bien plus logique que de se laisser gouverner par d’obscurs algorithmes boursiers. Là où le concept prend toute son ampleur, c’est qu’une fois qu’un achat de bien ou de service est effectué, le montant correspondant est aussitôt annulé. Il n’y a donc plus de circulation de monnaie, ce qui fait de grosses économies de papier et de métal. Il coule de source que tout ce qui touche de près ou de loin au crédit et aux intérêts est purement et simplement inexistant. Le but étant d’éviter toute forme de spéculation et d’enrichissement éhonté. L’organisme financier perd sa vocation de marchand pour devenir un véritable service public. Le résultat final de l’opération est fort simple : au lieu de perdre sa vie à essayer de la gagner, tout le monde progresse dignement en toute sérénité.

Pour celles et ceux qui ont du mal à comprendre, je vais prendre un exemple concret. Imaginez un peu le cas d’un plombier polonais. Pourquoi "plombier" et "polonais"  ? Tout simplement parce qu’un plombier c’est bien utile et que les Polonais font peur aux esprits étriqués lorsqu’ils exercent cette profession. Cette piètre boutade me vaudra peut-être un jour de séjourner soit dans un goulag soit dans une prison Bouygues si la société continue de se radicaliser. Après cette petite touche d’humour qui n’aura pas manqué de vous arracher une mimique simiesque, revenons à notre brillant exemple. Notre brave plombier exerce en circuit court, il n’aura donc pas besoin de venir de Varsovie pour déboucher vos toilettes sèches car il est installé dans votre quartier. Il doit rendre service à la collectivité 15 heures par semaine, ce qui lui vaut de se faire créditer sa carte de 2500 éco-points par mois qu’il peut dépenser comme bon lui semble en fonction de l’offre réelle du marché. Si jamais il y a moins de travail tant mieux, ça ne change rien pour lui. Il aura plus de temps pour s’adonner à ses loisirs. En revanche, s’il y en a plus et que c’est récurrent, il faudra qu’il fasse appel à un électricien chinois qui n’a pas son quota d’heures. Étant donné qu’ils n’habitent pas très loin l’un de l’autre, ce sera un jeu d’enfant que de lui apprendre à installer des chauffages solaires chez ses voisins français métissés de souche dûment répertoriés par l’ancien ministère de l’Identité nationale désormais recyclé en musé de la honte. Et c’est pareil pour tout le monde. Pouvez-vous m’expliquer pourquoi un médecin devrait-il manger plus et mieux qu’un plombier, fusse-t-il polonais ? Pourquoi un député devrait-il être mieux logé qu’un électricien, fusse-t-il mandarin ? Pourquoi un sportif qui galope derrière la baballe et une bimbo médiatisée qui rassemblent péniblement à eux deux le QI d’un lombric devraient toucher plus que ce qu’un chercheur ne gagnera jamais en une seule vie ? Personnellement, je ne trouve pas de réponse cohérente à ces épineuses questions. Quoi qu’il en soit, au fur et à mesure que les éco-points seront dépensés ils seront effacés de la carte. Et à la fin du mois, on remet les compteurs à zéro pour toujours coller au plus près de l’offre et de la demande réelle. Ce qui au final permet d’obtenir de façon égalitaire une très bonne gestion des ressources planétaires, puisque les prix sont bien sûr fixés d’une manière complètement cohérente. De plus, l’introduction de l’équité dans les échanges permettra à court terme de grandement diminuer les ressentiments de frustration, de jalousie et de sensation d’inutilité. La perfection n’étant pas de ce monde, il n’est pas question de fantasmer sur un quelconque paradis. Le but est simplement d’arriver à vivre ensemble en toute intelligence. Ce qui est déjà un bon point de départ pour cheminer vers une véritable évolution durable.

Faire progresser le système

Pour que ce concept puisse évoluer à son paroxysme, il ne faut pas avoir peur de dégraisser le mammouth. Pour ce faire, l’autonomie a un rôle primordial à jouer. Car, plus on en possède moins on a recours aux autres qui ont autre chose de mieux à faire que de nous assister moyennant finance. Le système éducatif universel d’excellente qualité qui est mis en place permet de faire augmenter le nombre de chercheurs de façon exponentielle. Ce qui débouche inéluctablement sur plus de nouveaux procédés pour soulager les tâches communes. Bien sûr, cela favorise aussi les progrès médicaux et l’avancée de la science en général. Parallèlement à cela, une norme draconienne exige que toutes les manufactures produisent des produits très solides, 100% réparables et 100% recyclables. Ce qui permet de bien gérer les ressources et de recourir à moins de main d’oeuvre. Avec ces trois axes de développement, l’humanité est enfin sur la voie du progrès. A condition toutefois d’avoir la sagesse de recourir à un véritable système démocratique.

L’utopie ?

Dire que l’éco-gestion distributive est utopique, pourquoi pas ? Mais à ce moment-là, elle l’est tout autant que peut l’être la fin du capitalisme sauvage. Il faut bien regarder les choses en face. Le système actuel est voué à l’échec, alors autant songer au plus tôt à comment le remplacer. La nostalgie des trente glorieuses est en train de s’estomper. Tout le monde commence à se rendre compte que nous ne reviendrons jamais à cette époque chimérique où l’ensemble de la population occidentale était censée être heureuse et épanouie grâce à la société de consommation et au plein emploi dans les usines. Depuis, la robotique et la main d’oeuvre bon marché de ce que l’on appelle pudiquement les pays du Sud prennent de plus en plus le relais du bon Français avec son béret et sa baguette sous le bras. Ce qui aggrave d’autant plus l’amenuisement des ressources du fait du gain de production irraisonnée et du transport. L’illogisme complet du toujours plus conduit forcément très rapidement au plus rien du tout. C’est pourquoi il est plus que temps de redresser la barre pour aboutir à un mode de consommation basée sur le durable et le renouvelable. Celles et ceux qui pensent que ce concept est calqué sur la décroissance se trompent lourdement dans la mesure où il est question par la même occasion d’augmenter la qualité de vie. Ce n’est pas de la politique non plus, dans la mesure où la notion de gauche et de droite n’ont rien à y faire. Il faut aussi se méfier des fausses alternatives. Pour avoir jouer le jeu à fond pendant plus de trois ans, je suis bien placé pour affirmer que le prix libre, malgré d’indéniables qualités, est une aberration. Au bout du compte, celle ou celui qui propose finit toujours par se faire avoir. En réalité, c’est un jeu de dupes qui ne fait qu’accentuer les inégalités. Qu’on le veuille ou non, les choses ont un prix et c’est la nature qui le fixe. C’est en l’estimant au plus juste en fonction de plusieurs critères logiques que l’on arrive à une véritable gestion respectueuse des personnes et de l’environnement. Si jamais chez Réaliste nous avions eu l’idée tordue de distribuer nos éoliennes à prix libre, on n’aurait même pas eu le temps de démarrer que l’aventure se serait déjà arrêtée. De même que si nous faisions appel au bénévolat plutôt que de rétribuer comme il se doit les artisans qui nous épaulent, cela ferait bien du monde dans la galère et presque pas de moyens pour avancer. C’est toujours dans l’action que la philosophie s’exprime le mieux. Car c’est par l’expérience vécue que l’on peut faire le tri entre ce qui est utopique et ce qui peut être appliqué. La tendance actuelle est lourde, il y a beaucoup de monde pour disserter sur tout et rien. Beaucoup de monde aussi pour prendre de bonnes résolutions. Mais dès qu’il est question d’agir il n’y a presque plus personne à l’appel. Voilà la réalité, la critique est facile et l’art est difficile.

Il est certes évident que vous n’entendrez jamais parler d’éco-gestion distributive dans les médias marchands, car c’est aux antipodes du message qu’ils sont grassement payés pour passer en boucle : Tais-toi et consomme. Le quidam n’a donc que très peu de chances que cette alternative ne vienne lui taquiner les neurones. C’est un fait, mais ce n’est pas une raison pour baisser les bras. Chaque être humain est en lui-même un média et rien, sinon l’inaction, n’empêche le triomphe de la logique. Rien ni personne ne vous empêche de faire avancer les choses en faisant circuler l’information. Malgré les performances sans cesse grandissantes des moyens de communication modernes qui ne font en définitive que toujours plus nous isoler les uns les autres, le bouche-à-oreilles reste malgré tout extrêmement performant.

Du réalisme clairvoyant et audacieux en action, il n’y a rien de tel pour sortir du bourbier actuel. En attendant, il ne me reste plus qu’à vous souhaiter bonne chance dans ce parfait système actuel où même les centrales nucléaires et les avions à réaction sont paraît-il devenus écologiques. Sans parler de la fameuse sacro-sainte croissance qu’il faut aller chercher à bout de bras aux prix de grands sacrifices. Jusqu’à quand cette farce grotesque et cruelle va-t-elle encore durer ? Sans doute jusqu’à ce que les dindons se fassent plumer jusqu’au trognon. Comprenne qui pourra. Réflexion et action ou démission, telle est la question. Vous pouvez maintenant reprendre une activité dite "normale" et faire comme si de rien n’était. Vous avez également la possibilité de vous servir du forum de l’article ci-dessous pour affiner le concept et faire des propositions concrètes pour aider à sa mise en place. J’aurai l’occasion d’approfondir le sujet un peu plus tard quand tout cela aura bien mûri dans quelques esprits débordants, ce qui m’évitera un douloureux claquage de l’hémisphère droit.



PS : en complément de cet article, les bobos friands d’éco-festivals en tout genre peuvent télécharger la chanson de Didier Super intitulée
C’est la fin du monde et nous on fait la fête et se la passer deux ou trois fois. Il y a un message subliminal dedans.

Cet article copyleft provient du site realiste.info


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15 réactions à cet article    


  • Claude Simon Tzecoatl 2 octobre 2007 11:42

    Article intéressant, mais de ce que j’ai compris de l’économie distributive, elle demande une gestion étatique trop lourde et arbitraire.

    N’étant pas convaincu, je propose un autre système monétaire, celui-ci : http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=28802 , qui est indépendant et respectueux des forces publiques et privées.

    Mainteant, il me semble relativement difficile d’assigner à tout produit une réelle valeur écologique. Et désolé de vous décevoir, mais là encore je pense que le marché, malgré la sommité d’imperfections dont je suis conscient et que vous dénoncez, est plus viable que la fixation de prix écologiques par des états. Bref, je lèguerai plutôt cela à un marché écologique encadré par la force publique.


    • Matt Lechien Matt Lechien 2 octobre 2007 12:29

      Bonjour

      >mais de ce que j’ai compris de l’économie distributive, elle demande une gestion étatique trop lourde et arbitraire.

      Pas du tout. Elle est gérée par deux organismes indépendants. Le seul arbitraire est la valeur réelle d’un bien ou service. Un état n’a pas à intervenir dans la fixation des prix. Ce domaine n’est pas du ressort de la politique, c’est une affaire de spécialistes.

      Le prix d’un produit en fonction de son empreinte écologique est très facile à calculer. Il faut introduire les critères suivants : rareté, main d’oeuvre, transport, renouvelabilité et recyclabilité. C’est d’autant plus facile à calculer que pour bon nombre de produits, le coefficient est fixe.

      Quoi qu’il en soit, il ne faut pas avoir peur de demander beaucoup pour obtenir un peu smiley

      Merci pour le lien.


    • Claude Simon Tzecoatl 2 octobre 2007 13:42

      L’écologie distributive peut donc se résumer à cette définition : création des points d’écologie lors de la production ou mise à disposition de services, destruction de ces même points lors de la consommation.

      Certains de vos critères sont issus du marché : rareté, main d’oeuvre, transport, et peuvent effectivement être indexés sur des chiffres existants. Par contre, la renouvelabilité et la recyclabilité viennent plutôt de la science ou plus humblement de la technique.

      Si votre modèle est séduisant, et je ne pense pas qu’il doit être rangé au rang des utopies mortifères, je ne suis pas sur qu’il ne soit pas perçu comme une contrainte supplémentaire.


      • Matt Lechien Matt Lechien 2 octobre 2007 14:29

        >destruction de ces même points lors de la consommation.

        annulation sonne mieux que destruction smiley mais c’est ça. schématiquement, la carte de paiement fonctionnerait un peu comme une carte téléphonique et non pas comme une carte de crédit. les unités sont annulées au fur et à mesure. cela évite les effets pervers des vases communicants.

        >Certains de vos critères sont issus du marché

        tout à fait. il n’y a pas de raison de jeter le bébé et l’eau du bain. ce serait une attitude extrémiste. l’économie distributive est loin d’être une vue de l’esprit. c’est un concept ancien validé par de nombreux économistes de renom.

        >viennent plutôt de la science ou plus humblement de la technique.

        encore exact. les techniciens, producteurs et scientifiques sont les plus à même d’apporter des éléments concrets pour le chiffrage.

        >je ne suis pas sur qu’il ne soit pas perçu comme une contrainte supplémentaire.

        nous avons tous des droits et des devoirs. dans le système actuel comme dans un autre c’est pareil. au niveau de la contrainte tout dépend de quel coté on se place. si c’est de celui des plus démunis qui sont une majorité en ce monde et de celui de l’urgence de prendre des mesures concrètes pour préserver les générations futures de bien des misères, c’est loin d’être contraignant. le tout c’est de savoir ce que l’on veut vraiment. notre petit confort relatif est bien souvent superficiel. mieux vaut pour tout le monde une stabilité sur le très long terme que des périodes de chaos telles que nous les connaissons. on ne peut pas améliorer quoi que ce soit sans un minimum d’effort, ce serait trop facile.


      • Christophe Christophe 2 octobre 2007 16:50

        rareté, main d’oeuvre, transport, renouvelabilité et recyclabilité

        Comme le souligne Tzecoatl, l’économie actuelle couvre bien certains point mais pas tout : la renouvelabilité (je suppose que nous faisons ici référence à la capacité de renouvellement des ressources) et la recyclabilité (afin de la mesurer à la capacité d’absorbtion des déchets par la biosphère).

        Bien sûr qu’il existe des techniques (intégrées à l’économie) permettant de mesurer les effets des cycles économique en terme d’empreinte écologique. Mais ce n’est pas, actuellement, un problème de l’ordre des formalismes à utiliser, mais des résultats qui en découleront. En effet, si certaines activités économiques sont écologiquement coûteuses (écologiquement fortement dégradantes), que devrons-nous faire ? Laisser le marché s’occuper de la régulation (il a démontré ses limites en ce domaine) ou contraindre le marché ? Et c’est là où le courant dominant de l’économie n’est plus d’accord ; le marché ne doit subir aucune contrainte extérieure !

        A se demander si, pour certains du moins, le marché n’est pas plus important que la vie sur Terre !!! smiley


        • Claude Simon Tzecoatl 2 octobre 2007 17:37

          Il existe des libéraux écologistes, cela va sans dire.

          La marche ne doit pas subir d’entraves, le marché doit s’en accomoder smiley


        • Matt Lechien Matt Lechien 2 octobre 2007 19:53

          >je suppose que nous faisons ici référence à la capacité de renouvellement des ressources

          Désolé pour les néologismes, mais étant donné qu’il n’y a hélas pas d’équivalent dans la langue de Molière, il faut bien innover. recyclabilité = capacité d’un produit à être réutilisé en fin de vie. Par exemple, pour le papier c’est + ou - 7 fois, pour le verre c’est quasiment à l’infini. renouvelabilité = matière première renouvelable ou non et si oui en quelle proportion et durée...

          >A se demander si, pour certains du moins, le marché n’est pas plus important que la vie sur Terre !!! smiley

          La réponse est malheureusement dans la question. Le marché est complètement irrationnel, puisque seul maître à bord dans de mauvaises mains, sans aucun garde fous.


        • Claude Simon Tzecoatl 2 octobre 2007 20:50

          La renouvelabilité est un critère d’intrant à un produit, la recyclabilité est lui un extrant à un produit, pour définir autrement.


        • NPM 3 octobre 2007 13:36

          Une vrai connerie.

          Quelque soit vos Lois, celles de l’économie prévaleront, et donc, votre plombier ne pourra consommer que l’équivalent de ses 15 heures de travail. Ca va lui faire drole s’il fait actullement 39 heures !

          Bref, c’est l’URSS votre truc. Aucun interet. Tout ca par jalousie, pffffff...


          • Matt Lechien Matt Lechien 3 octobre 2007 15:00

            >Une vrai connerie.

            il manque un « e » à vrai. MERCI de faire attention au respect du français. même lorsque l’on est à la limite de la grossièreté. smiley

            >et donc, votre plombier ne pourra consommer que l’équivalent de ses 15 heures de travail.

            c’est très bien comme ça. tout est prévu pour que ça lui suffise. Plombier bon oeil, comme on dit par chez nous.

            >Ca va lui faire drole s’il fait actullement 39 heures !

            c’est bien connu : travail, famille et patrie sont les trois mamelles de la france. on ne peut s’épanouir que par ce biais. et celles et ceux qui pensent le contraire ne racontent que des conneries. il faudrait d’ailleurs tous les enfermer dans des camps de rééducation par le travail. Travaillons donc plus, pour gagner le droit de travailler plus. Il n’y a que des énergumènes qui n’ont jamais exercé un métier pénible de leur vie pour croire que le travail libère. Parlez-en un peu à un maçon ou à une caissière de vos belles théories sur le STO. smiley

            >Bref, c’est l’URSS votre truc.

            Pas du tout. Le communisme est un échec complet, tout comme le capitalisme. Le juste milieu doit se situer pile poil entre les deux.

            >Tout ca par jalousie, pffffff...

            oui j’avoue, je suis jaloux de ta prose et de ton ouverture d’esprit. smiley


          • Claude Simon Tzecoatl 3 octobre 2007 16:53

            NPM, les lois de l’économie sont celles que l’on veut bien s’imposer, et aujourd’hui, on sait qu’elles sont biaisées et corrompues.


          • NPM 3 octobre 2007 17:13

            « les lois de l’économie sont celles que l’on veut bien s’imposer, »

            70 ans d’expérience soviétique, sans parler des autres expérience à travers le monde, infirme votre proposition. L’URSS s’est effondré car elle n’a pas respecté les Lois de l’economies.

            « il manque un »e« à vrai. MERCI de faire attention au respect du français. même lorsque l’on est à la limite de la grossièreté.smiley »

            Merci, je le note.

            « c’est très bien comme ça. tout est prévu pour que ça lui suffise. Plombier bon oeil, comme on dit par chez nous. »

            Formidable. Et donc tout les travailleur vont travailler 15 heures ? Donc, la production va baisser de 233% ! Donc, son pouvoir d’achat aussi, le budget de l’Etat, etc, il n’y a pas de miracle..

            « c’est bien connu : travail, famille et patrie sont les trois mamelles de la france. on ne peut s’épanouir que par ce biais. et celles et ceux qui pensent le contraire ne racontent que des conneries. »

            C’est bien vrai.

            « il faudrait d’ailleurs tous les enfermer dans des camps de rééducation par le travail. »

            En russe, ca se dit « Goulag »...

            « Travaillons donc plus, pour gagner le droit de travailler plus. Il n’y a que des énergumènes qui n’ont jamais exercé un métier pénible de leur vie pour croire que le travail libère. Parlez-en un peu à un maçon ou à une caissière de vos belles théories sur le STO.smiley »

            Personne ne vous oblige à travailler. Simplement, vous ne devez pas prendre l’argent de ceux qui travail alors que vous, vous glandez. Donc pas de sécu, pas de retraite, etc..

            « Pas du tout. Le communisme est un échec complet, tout comme le capitalisme. Le juste milieu doit se situer pile poil entre les deux. »

            Le capitalisme est une réussite totale.

            « oui j’avoue, je suis jaloux de ta prose et de ton ouverture d’esprit.smiley »

            Tu fais bien petit prolo.


          • Matt Lechien Matt Lechien 3 octobre 2007 18:01

            >70 ans d’expérience soviétique, sans parler des autres expérience à travers le monde, infirme votre proposition. L’URSS s’est effondré car elle n’a pas respecté les Lois de l’economies.

            et le capitalisme s’effondrera aussi comme un château de cartes pour avoir poussé les siennes jusqu’au bout.

            >Formidable. Et donc tout les travailleur vont travailler 15 heures ? Donc, la production va baisser de 233% ! Donc, son pouvoir d’achat aussi, le budget de l’Etat, etc, il n’y a pas de miracle..

            au cas où tu ne l’aurais pas encore compris, il s’agit d’un autre système de gestion. ce qui demande un petit effort à ton intellect ankylosé.

            >En russe, ca se dit « Goulag »...

            et chez les extrémistes de droite ça s’appelle les travaux forcés et ça revient au même. extrémistes de gauche et extrémistes de droite c’est le même résultat au final. on aboutit toujours au fascisme. ton intolérance en est la plus brillante démonstration.

            >Personne ne vous oblige à travailler. Simplement, vous ne devez pas prendre l’argent de ceux qui travail alors que vous, vous glandez. Donc pas de sécu, pas de retraite, etc..

            Pas besoin de prendre l’argent des grands travailleurs comme toi. J’ai assez de boulot comme ça. D’ailleurs, ça me chagrine de devoir cotiser pour ta sécu et ta retraite. tu devrais pousser ta logique d’égoïste jusqu’au bout et faire appel à des sociétés privées plutôt qu’à une gestion étatique digne de Moscou. smiley La sécurité sociale et la retraite, c’est bien trop communiste pour toi. Un bon vieux système à l’américaine, il n’y a rien de tel pour que tout le monde finisse sa vie riche et en bonne santé.

            >Le capitalisme est une réussite totale.

            C’est une très bonne blague. Tu devrais la proposer à Carambar. Pour la peine, ils t’offriront ton poids en caramel mou.

            >Tu fais bien petit prolo.

            c’est désormais la bourgeoisie qui nous fait sa lutte des classes. smiley Ah ces salauds de pauvres ! Ils font tous exprès de l’être rien que pour embêter les riches.


          • NPM 3 octobre 2007 18:15

            « et le capitalisme s’effondrera aussi comme un château de cartes pour avoir poussé les siennes jusqu’au bout. »

            Vous comparez un FAIT avec un voeux, ce n’est pas scientifique.

            « au cas où tu ne l’aurais pas encore compris, il s’agit d’un autre système de gestion. ce qui demande un petit effort à ton intellect ankylosé. »

            La gestion n’y peut rien : si tu séne deux fois moins de blé, tu en aura deux fois moins à la récolte.

            « et chez les extrémistes de droite ça s’appelle les travaux forcés et ça revient au même. »

            Pas du tout. Les travaux forcé, c’est le bagne, punition normal pendant des années pour les criminel notoire. C’est tout a fait républicain.

            « extrémistes de gauche et extrémistes de droite c’est le même résultat au final. on aboutit toujours au fascisme. ton intolérance en est la plus brillante démonstration. »

            Moi ? Intolérant parce que ton merveilleux systéme n’est qu’une couillonade ?

            « Un bon vieux système à l’américaine, il n’y a rien de tel pour que tout le monde finisse sa vie riche et en bonne santé. »

            On verra. Mais pourquoi ’tout le monde’ devrait finir exactement pareil ?

            « C’est une très bonne blague. Tu devrais la proposer à Carambar. Pour la peine, ils t’offriront ton poids en caramel mou. »

            Tiens ! Comme ca, je sais où tu travail !! Le Capitalisme est Parfait. Si cela bloque parfois, c’est uniquement parce qu’il n’est pas encore TOTAL. Quand le monde entier et tout activité serra gerré par le Capitalisme, alors il n’y aura plus de probléme (enfin, sauf pour les parasites, mais ca, on s’en fou toi et moi).

            « c’est désormais la bourgeoisie qui nous fait sa lutte des classes.smiley Ah ces salauds de pauvres ! Ils font tous exprès de l’être rien que pour embêter les riches. »

            Et ? La mondialisation, c’est quoi pour toi ? Finis de se gaver sur le dos des autres ! Tu ne consommeras que ce que tu gagneras, et ca, ca c’est la Justice Sociale.


          • Matt Lechien Matt Lechien 3 octobre 2007 18:44

            >Vous comparez un FAIT avec un voeux, ce n’est pas scientifique.

            L’économie ce n’est jamais que des mathématiques. Pas compliqué de se rendre compte qu’à force de tirer sur la corde elle finit toujours par casser. La croissance, jusqu’où ???

            >La gestion n’y peut rien : si tu séne deux fois moins de blé, tu en aura deux fois moins à la récolte.

            il n’est pas question de semer deux fois moins de blé. Il est question d’en finir avec le système qui le pique dans la poche des honnêtes gens.

            >Pas du tout. Les travaux forcé, c’est le bagne, punition normal pendant des années pour les criminel notoire. C’est tout a fait républicain.

            la torture aussi est républicaine dans bon nombre d’états.

            >Moi ? Intolérant parce que ton merveilleux systéme n’est qu’une couillonade ?

            et le tien est merveilleux et magique comme le monde de Disney. Niveau couillonade, les marchés boursiers et l’aristocratie c’est pas mal non plus. Tout dépend de quel coté on se place.

            >On verra. Mais pourquoi ’tout le monde’ devrait finir exactement pareil ?

            très bonne question. dans ta petite tête tu te dis qu’il faut absolument des pauvres pour qu’il puisse y avoir des riches et que le système est tellement bien fait qu’il ne récompense que les meilleurs.

            >Quand le monde entier et tout activité serra gerré par le Capitalisme

            Il faut te réveiller un peu. smiley ça fait déjà un bon moment que le monde entier est géré par le capitalisme. Tu débarques de quelle planète ? Je les croyais plus futés que ça les p’tits hommes verts (comme des billets).

            >Et ? La mondialisation, c’est quoi pour toi ?

            si c’est bien fait c’est une très bonne chose. Maintenant tout dépend ce que l’on appelle « mondialisation ».

            >Finis de se gaver sur le dos des autres ! Tu ne consommeras que ce que tu gagneras, et ca, ca c’est la Justice Sociale.

            c’est bien ce qui est écrit dans le texte. tu viens enfin de comprendre ce qu’est la justice sociale. tu consommes ce que tu gagnes sans chercher à arnaquer les autres. tu ferais bien d’en toucher deux mots à ton président. fais gaffe, tu vas finir par prendre une carte chez lutte ouvrière si tu continues comme ça smiley

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