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Accueil du site > Actualités > Economie > Le capitalisme selon Karl Marx

Le capitalisme selon Karl Marx

« La richesse des sociétés dans lesquelles règne le mode de production capitaliste s’annonce comme une immense accumulation de marchandises. » ("Le Capital", Marx).



Ce fut le 17 juillet 1867, soit il y a exactement cent cinquante ans, que le (célèbre) philosophe allemand Karl Marx publia le premier tome du "Capital". Les autres tomes furent publiés après sa mort par Engels sur la base des manuscrits laissés par Marx. Il avait passé une vingtaine d’années à préparer, organiser, structurer cet ouvrage majeur qu’il concevait comme un outil redoutable contre la bourgeoisie de la révolution industrielle de l’époque. Dans la réalité, il fut plus que cela, il fut la source théorique de bien des révolutions du XXe siècle et l’inspirateur de l’une des deux idéologies qui ont engendré le massacre de plusieurs dizaines de millions de personnes.

Replaçons d’abord très rapidement l’auteur dans le contexte. Karl Marx avait 49 ans quand il a publié cette première partie du "Capital". Philosophe, économiste, journaliste, il avait fait une rencontre "capitale" à Paris en septembre 1844, celle de Friedrich Engels. Les deux jeunes gens étaient des opposants à la puissante Prusse et se revendiquaient socialistes et révolutionnaires. Les deux collaborèrent dans la réflexion et l’écriture d’ouvrages (ils écrivirent le "Manifeste du Parti communiste" en février 1848). François Guizot (chef du gouvernement français) expulsa Marx de Paris sur demande prussienne. Il se réfugia à Bruxelles mais profita de la révolution pour revenir à Paris puis Cologne en 1848. Il fut expulsé de Prusse en mai 1849 puis de France en juin 1849, ce qui l’a conduit à résider à Londres, en exil, jusqu’à sa mort à 64 ans (épuisé par la maladie). Il y a vécu dans la misère et était financièrement aidé par Engels.

Pour "Le Capital", livre théorique particulièrement indigeste à la lecture, Marx avait accumulé une grande documentation et aussi la connaissance du milieu industriel de son ami Engels, dont le père était industriel et l’ami lui-même avait travaillé à Manchester dans l’entreprise familiale. C’était un travail titanesque qui l’a beaucoup occupé. Parlant l’anglais, le français, l’italien et le russe, Marx a lui-même supervisé la traduction en français de son ouvrage initialement rédigé en allemand (la première traduction fut russe en 1872 et la traduction anglaise ne fut publiée qu’en 1887).

Dans cette œuvre intitulée exactement "Le Capital. Critique de l’économie politique", il a voulu décrire le système capitaliste, ses ressorts, et a voulu aussi en montrer les limites et les contradictions. C’est d’abord un ouvrage de théorie économique qui a fait référence historiquement.

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Parmi ses réflexions (très nombreuses et denses), il y a par exemple la nécessité, pour faire fructifier l’argent, qu’il ne soit pas thésaurisé mais qu’il change rapidement de mains, qu’il circule : « La valeur d’usage ne doit donc jamais être considérée comme le but immédiat du capitaliste, pas plus que le gain isolé ; mais bien le mouvement incessant du gain toujours renouvelé. Cette tendance absolue à l’enrichissement, cette chasse passionnée à la valeur d’échange lui sont communes avec le thésauriseur. Mais, tandis que celui-ci n’est qu’un capitaliste maniaque, le capitaliste est un thésauriseur rationnel. La vie perpétuelle de la valeur que le thésauriseur croit s’assurer en sauvant l’argent des dangers de la circulation, plus habile, le capitaliste la gagne en lançant toujours de nouveau l’argent dans la circulation. ».

Karl Marx a démontré que la plus-value ne pouvait s’acquérir qu’avec le travail humain ("la force de travail"), qu’il définissait comme « l’ensemble des facultés physiques et intellectuelles qui existent dans le corps d’un homme dans sa personnalité vivante, et qu’il doit mettre en mouvement pour produire des choses utiles ».

Ainsi, Marx a précisé la différence entre esclave et salarié (ou prestataire de service, c’est-à-dire vendeur de sa propre force de travail) : « Pour que ce rapport persiste, il faut que le propriétaire de la force de travail ne la vende jamais que pour un temps déterminé, car s’il la vend en bloc, une fois pour toutes, il se vend lui-même, et de libre qu’il était se fait esclave, de marchand, marchandise. S’il veut maintenir sa personnalité, il ne doit mettre sa force de travail que temporairement à la disposition de l’acheteur, de telle sorte qu’en l’aliénant il ne renonce pas pour cela à sa propriété sur elle. ».

Lorsqu’on lit ces phrases, on peut imaginer s’esquisser déjà le principe des congés pays (acquis en France lors du Front populaire en 1936) ou même l’existence du "Ministère du Temps libre" (créé par François Mitterrand en 1981). La vie d’une personne ne se résume pas à sa seule vie professionnelle.

Marx y a vu ainsi l’importance de limiter la durée du temps de travail pour préserver le travailleur de sa force de travail : « La prolongation de la journée de travail au-delà des bornes du jour naturel, c’est-à-dire jusque dans la nuit, n’agit que comme palliatif, n’apaise qu’approximativement la soif de vampire du capital pour le sang vivant du travail. » (l’image de vampire du grand capital fut reprise durant le siècle qui a suivi Marx).

Revenons à la précédente description de Marx. Il dit que le capital n’est rien sans l’apport de la force de travail : « La transformation de l’argent en capital exige donc que le possesseur d’argent trouve sur le marché le travailleur libre, et libre à un double point de vue. Premièrement, le travailleur doit être une personne libre, disposant à son gré de sa force de travail comme de sa marchandise à lui, secondement, il doit n’avoir pas d’autre marchandise à vendre ; être, pour ainsi dire, libre de tout, complètement dépourvu des choses nécessaires à la réalisation de sa puissance travailleuse. ».

Le capitalisme s’entend donc comme la collaboration entre un propriétaire de moyen de production et un travailleur prêt à vendre sa force de travail à ce propriétaire pour produire une marchandise.

Marx a observé que l’industrialisation des moyens de production permettait l’enrichissement du propriétaire de l’outil de production : « Comme tout autre développement de la force productive du travail, l’emploi capitaliste des machines ne tend qu’à diminuer le prix des marchandises., à raccourcir la partie de la journée où l’ouvrier travaille pour lui-même, afin d’allonger l’autre où il ne travaille que pour la capitaliste. C’est une méthode particulière pour fabriquer de la plus-value relative. ».

C’est cette industrialisation qui a fait rompre le partenariat d’égalité entre propriétaire et travailleur : « L’emploi capitaliste du machinisme altère foncièrement le contrat, dont la première condition était que capitaliste et ouvrier devaient se présenter en face l‘un de l’autre comme personnes libres, marchands tous deux, l’un possesseur d’argent ou de moyens de production, l’autre possesseur de force de travail. Tout cela est renversé dès que le capital achète des mineurs. Jadis, l’ouvrier vendait sa propre force de travail dont il pouvait librement disposer, maintenant, il vend femme et enfants ; il devient marchand d’esclaves. ».

Le machinisme fait donc dériver les relations sociales : « Dans la manufacture et le métier, l’ouvrier se sert de son outil ; dans la fabrique [industrielle], il sert la machine. ».

Je n’ai fait ici que survoler quelques éléments de l’ouvrage de manière très éparse et furtive. L’idée générale de Marx était que le système capitaliste aboutissait à une organisation injuste de la société car il aliénait les travailleurs. La solution qu’il entrevoyait était que le travailleur fût lui-même copropriétaire de l’outil de production, ce qui rétablirait sa liberté. Il imaginait, en somme, une structure coopérative ou de propriété commune (d’où la pertinence, selon lui, du mot "communisme").

Marx lui-même se sentait dépassé par l’influence politique qu’il pouvait avoir, et lorsqu’il lisait les discours de Jules Guesde par exemple, ou les réflexions de son gendre Paul Lafargue (mari de sa fille Laura), il était plutôt inquiet du "messianisme" utopique de ses laudateurs : « Si c’est cela, le marxisme, ce qui est certain, c’est que moi, je ne suis pas marxiste. ». Une autre fille, Jenny, fut la mère du futur dirigeant socialiste Jean Longuet. Karl Marx aura secoué tout le XXe siècle, probablement bien malgré lui.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (17 juillet 2017)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
La France est-elle un pays libéral ?
Les investissements productifs.
Karl Marx.
Jacques Rueff.
Maurice Allais.
John Maynard Keynes.
Hannah Arendt.
Totalitarismologie du XXe siècle.
Sigmund Freud.
Karl Popper.
Emmanuel Levinas.
Roland Barthes.
André Glucksmann.
Paul Ricœur.

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37 réactions à cet article    


  • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 17 juillet 09:46

    Vous écrivez :


    « il fut la source théorique de bien des révolutions du XXe siècle et l’inspirateur de l’une des deux idéologies qui ont engendré le massacre de plusieurs dizaines de millions de personnes. »

    Heureusement qu’un peuple tyrannisé par une des « deux idéologies » s’est battu pour détruire l’« autre », sino vous ne seriez pas là pour écrire des articles rempli de clichés, de poncifs et des ragots qui alimentent la mauvaise conscience des trouillards.


    • La mouche du coche La mouche du coche 17 juillet 16:32

      Karl Marx est l’escroc fondamental du XXème siècle. Il a fréquenté la haute bourgeoisie capitaliste et au lieu de travailler avec elle à embellir le monde, il en était tellement jaloux qu’il a passé sa vie à essayer de la descendre. Aujourd’hui par chance, il a perdu partout. Et nous nous en réjouissons. smiley


    • Lugsama Lugsama 18 juillet 09:20

      @Jeussey de Sourcesûre

      Celui qui a gagné à pu encore plus tyranniser et faire beaucoup plus de morts et de pauvres, drôle de réussite.

      Qu’est-ce qui vous dérange avec cette vérité ? Le trouillard est celui qui à trop peur pour voir le monde.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 18 juillet 09:40

      @La mouche du coche
      « Karl Marx...  il a perdu partout. » 

      Êtes-vous bien sur qu’il ait perdu partout ?
      Voyez les « étoiles » désapprobatrices qui tombent sur nos commentaires.
      Sans aucune argumentation, bien entendu ! ! ! 


    • Saka20 Saka20 18 juillet 18:19

      @La mouche du coche

      Et nous nous en réjouissons.

      Faut parler au singulier quand on exprime une opinion personnelle, vous ne représentez personne d’autre que vous même.

    • La mouche du coche La mouche du coche 18 juillet 19:38

      @Jean-Pierre Llabrés
      Demandez à M. Soros s’il est marxiste !! smiley


    • Luniterre 17 juillet 10:32


      « il fut la source théorique de bien des révolutions du XXe siècle et l’inspirateur de l’une des deux idéologies qui ont engendré le massacre de plusieurs dizaines de millions de personnes. »

      Effectivement, cette phrase, presque placée en préambule du propos gâche par son simplisme caricatural un article par ailleurs assez objectif, sur le sujet « Marx », pour une fois...

      En effet, si l’on suit le lien, on tombe sur ce que

      Jeussey de Sourcesûre dénonce avec à propos !

      A la question que vous posez dans ce lien : « Y a-t-il encore un stalinien dans la salle ? », la réponse est incontestablement, oui, et même de nombreux, en Russie...

      Pour ma part, en tant que marxiste, je cherche et je m’interroge, à propos de l’histoire de l’URSS.

      Je m’intéresse à toutes les sources, marxistes et non-marxistes, en provenance de Russie.

      Concernant les conditions de la mort de Staline, vous en affirmez une version assez ubuesque...

      Alors qu’en Russie, la question continue de faire débat parmi les historiens dignes de ce nom, et quel que soit leur bord politique...

      Vous semblez donc disposer de sources qu’ils n’ont pas, pour être aussi affirmatif... !!!

      Pourquoi ne venez-vous pas à leur secours !???

      En réalité, sur toute cette période, et notamment depuis la mort d’Andreï Jdanov en 1948, le rôle réel et la responsabilité des uns ou des autres, que ce soit Beria, Khrouchtchev, Malenkov ou d’autres et leurs partisans respectifs, cela est particulièrement complexe et difficile à démêler.

      En tous cas, et pour le moins déjà, les faits réellement connus sont loin, semble-t-il, de la vision caricaturale qu’en donnent les occidentaux, y incluant la vôtre...

      Ne pas confondre : histoire et propagande !

      Luniterre


      • mmbbb 17 juillet 10:45

        @Luniterre Vous êtes vraiment marxistes ? On va vous faire empailler puisqu il c est une espece en voie de disparition


      • Luniterre 17 juillet 11:12

        @mmbbb

        En France, effectivement, j’ai parfois l’impression d’être un peu le « dernier des Mohicans »...

        Il y a bien quelques groupuscules de « would-be », mais leur ramage est très loin de leur plumage...

        Quelques spécimens s’expriment encore,toutefois, sur Tribune Marxiste-Léniniste !

         Luniterre


      • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 17 juillet 13:07

        @mmbbb

        Disparition en France si vous voulez (en fait, il faut pas creuser beaucoup pour en trouver), mais pas aux Etats-Unis où les universités font étudier l’oeuvre de Marx à leurs étudiants qui savent en tirer les fruits... à leur profit :

        « Il y a une lutte des classes, évidemment, mais c’est ma classe, la classe des riches qui mène la lutte. Et nous sommes en train de gagner. » Warren Buffet - dans une interview de CNN, le 25 mai 2005, cité par le New York Times, le 26 novembre 2006

        « There’s class warfare, all right, but it’s my class, the rich class, that’s making war, and we’re winning. »


      • rocla+ rocla+ 17 juillet 15:53

        @Jeussey de Sourcesûre


        c’ est un peu obligé que ce soient les riches qui gagnent la lutte des classes 
        les gagnants sont toujours les moins cons .

        Dans n’ importe quel jeu . 

      • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 17 juillet 17:10

        @rocla+

        Alors, au casino, les deux moins cons sont le patron du casino et l’état : ce sont eux qui gagnent tout le temps, ceux qui réussissent. Les joueurs sont soit des flambeurs, soit des gogos soit des malades. Les flambeurs ne viennent pas souvent, les malades se suicident assez rapidement ou sont interdits de jeu. Rest les plus grand nombre, les gogos, ceux qui ne sont rien.

      • rocla+ rocla+ 17 juillet 20:16

        @Jeussey de Sourcesûre


        Tout à fait , et depuis la nuit des temps il y a eu des moins cons et des plus cons . 

        L’ exemple de casino est parlant , celui qui a pas encore compris que le gagnant c’ est lui 
        a encore du chemin à faire dans la compréhension . Chacun sait qu’ à long terme c’ est toujours 
        le casino qui gagne , ce qui empêche pas , ponctuellement  un gagnant  heureux . 

        Dans le restant de la vie  c’ est la même chose , il y a tout plein de gogols qui râlent après tout plein de choses et qui à la fin de leur vie n’ ont pas plus qu’ au début .

        Pendant que d’ autres , un peu moins cons ne restent pas dans ce schéma de battus 
        par avance . Il réagissent , ont des idées , les mettent en pratique , gagnent trois sous et deviennent la cible de tous ceux qui ont rien fait sur terre  que de rester aussi 
        cons en arrivant qu’ en partant .

        Avis aux cons , vos remarques de cons ne m’ intéressent pas , restez cons et continuez ..

      • Jean Pierre 17 juillet 22:11

        @rocla+

        Oui mais Liliane Bettecourt, à votre avis, elle a gagné à la lutte des classes avec son QI ou avec son cul ?


      • rocla+ rocla+ 18 juillet 09:46

        @Jean Pierre


        Je comprends votre désarroi  , vous avez sans doute rien gagné ni avec votre 
        QI  ni avec votre cul . 

      • Laulau Laulau 18 juillet 09:59

        @Jean Pierre
        Ni l’un ni l’autre. Ele est née née Liliane Schueller fille du créateur de Loreal, génial chercheur (de pognon) qui a inventé les teintures à l’ammoniaque pour les cheveux de ces dames.


      • robert 18 juillet 11:03

        @Laulau
        exact et le tout issu de la collaboration la plus active, loraial, c’est une histoire très bizarre....


      • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 18 juillet 18:04

        @robert

        une histoire qui ressemble un peu à celle de Bayer...

      • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 18 juillet 18:12

        @robert


        Extrait de Wikipedia : 
        « En 1938, Eugène Schueller met ses moyens personnels à la formation d’un groupe d’extrême-droite, le comité secret d’action révolutionnaire (CSAR), qui sera connu sous le nom de La Cagoule. Le siège de L’Oréal abritera de nombreuses réunions de l’organisation.
        Le 5 avril 1939, la nouvelle société, une SA, est constituée sous le nom de L’Oréal. 
        Pendant la Seconde Guerre mondiale, André Bettencourt dirigera la revue française collaborationniste, La Terre française. En 1942, Eugène Schueller l’envoie en Suisse afin d’« aryaniser » la société Nestlé dont il est devenu l’un des principaux actionnaires. »
        Charmant, n’est-il pas ?

      • robert 18 juillet 18:34

        @Jeussey de Sourcesûre
        Merci, vous le développez bien mieux que moi, rien que cette affaire mériterait des dizaines d’articles, une véritable infamie...


      • BA 17 juillet 11:29

        Connaissez-vous l’ « elite anxiety » ? C’est la nouvelle maladie qui ne frappe que les riches : l’ « anxiété des riches ».

        1- Quelle est la priorité des riches ?

        Réponse :

        La priorité des riches est d’éviter que 80 % des citoyens se révoltent contre les 20 % des citoyens les plus riches. En clair : les riches veulent éviter qu’il y ait une révolution.

        2- Comment les riches ont-ils réussi à empêcher le déclenchement d’une révolution ?

        Réponse :

        Les riches ont donné aux 80 % des citoyens le « tittytainment » (le pain, et aussi les jeux). Les riches ont donné aux classes populaires et aux classes moyennes :

        - une alimentation suffisante (le RMI, le RSA, les Restos du Coeur, les soupes populaires, les « food stamps »)

        - des jeux pour détourner l’attention. Concrètement, c’est le divertissement (la télévision, la coupe du monde de football, les rencontres sportives). L’organisation des Jeux Olympiques est très importante pour le pouvoir politique : ça permet de distraire le peuple, de détourner son attention. Pendant que le peuple regarde les Jeux Olympiques, il ne fait pas la révolution.

        Le « tittytainment » est une idée de Zbigniew Brzezinski. Source : Hans-Peter Martin, Harald Schumann, « Le piège de la mondialisation », Solin Actes Sud, page 12.

        3- Aux Etats-Unis, et dans les pays occidentaux, les riches ont maintenant un nouveau problème : l’automatisation et l’intelligence artificielle vont détruire la moitié des emplois existants.

        « Avec l’automatisation et l’intelligence artificielle, presque la moitié des emplois américains n’existeront plus dans 20, 30 ans. »

        Cela provoquera des bouleversements : au mieux une révolution, au pire la fin du monde tel que nous le connaissons, le chaos.

        Les investisseurs à l’origine de ces bouleversements voudront être barricadés si le « Grand Soir » survient... à défaut de chercher à l’éviter. Les riches ont donc commencé à se chercher un refuge : ils ont choisi la Nouvelle-Zélande.

        Lisez cet article :

        Comment les milliardaires anxieux de la Silicon Valley comptent échapper à la fin du monde.

        https://www.lesechos.fr/tech-medias/hightech/030439458585-comment-les-milliardaires-anxieux-de-la-silicon-valley-comptent-echapper-a-la-fin-du-monde-2102100.php


        • scorpion scorpion 17 juillet 13:50

          Lecture de Marx fait Rakototo, évidement cela ne pouvait qu’accoucher d’une grosse merde ...


          • antiireac 17 juillet 14:44

            Un bon article sur marx l’homme qui accoucha d’un torche cul appelé <<le capital>>


            • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 17 juillet 16:34

              @antiireac

              Et, avant le torche-cul appelé « Le capital » (1867), il avait déjà commis, en février 1848, « Le Manifeste du Parti communiste » où le mot « bourgeoisie » est cité 92 fois en 35 pages...
              Point du tout pour en faire l’apologie ! ! !


            • CN46400 CN46400 18 juillet 09:29

              @Jean-Pierre Llabrés

              le mot « bourgeoisie » est cité 92 fois en 35 pages...

              Et c’est vrai, par exemple :


              "La bourgeoisie a joué dans l’histoire un rôle éminemment révolutionnaire."

              Moi, tombé dans le prolétariat, suite à la faillite de mon père, suit plutôt flatté par cette phrase !


            • Spartacus Spartacus 17 juillet 15:45

               La critique faite par Marx du mode de production capitaliste est entièrement fausse. 


              Même les marxistes les plus orthodoxes ne peuvent admettre la niaiserie que le capitalisme aboutit à l’esclavage des salariés. 

              Même en admettant que la coopérative ou la  mutualisation des moyens de production soit voué à exister, toutes les expériences ont démontré que c’était un pire système que le capitalisme. Les petits chefs nommés et qui n’ont rien créé sont pire qu’un patron impliqué.

              Comme Mahomet, Marx était un prophète, révélant ce qu’une voix intérieure lui a dicté. Un faiseur d’une religion totalitaire qui a détruit 100 millions de personnes en génocides rien que pour l’essayer. 
              Marx bénéficie aujourd’hui d’un enseignement dédié complet a partir de la seconde par ses apôtres les profs d’économie et d’histoire de l’éducation nationale et ses programmes.

              • Jean Pierre 17 juillet 22:14

                @Spartacus
                Vous l’avez lu ?


              • Laulau Laulau 18 juillet 10:01

                @Jean Pierre
                Depuis quand Spartacus a-t-il besoin de lire pour savoir que Les USA sont le bien et Marx l’inspirateur du mal ?


              • antiireac 17 juillet 16:11

                Il faut dire que l’application du marxisme a réduit la quasi totalité des habitants à la pauvreté voire la misère c’est une de ses rares réussite


                • Lonzine 17 juillet 18:32

                  @antiireac
                  c’est plutôt exactement le contraire non ? qui est au pouvoir depuis le début ?


                • antiireac 17 juillet 19:52

                  @Lonzine
                  Tu n’est pas apparemment au courant de certaines réalités sur le communisme.

                  Sais tu pourquoi le peuple allemand en 1948 puis le peuple hongrois en 1956 puis le peuple tchécoslovaque en 1968 puis le peuple polonais en 1980 se sont révoltés contre le joug communiste
                  Pourquoi ce dernier s’est effondré comme de la merde desséchée. dans les années 1990
                  Consulte Wikipédia et tu saura un peu mieux
                  Tu sauras pourquoi les polonais disaient :
                  le capitalisme c’est la crise de temps en temps mais le communisme c’est la crise permanente.


                • CN46400 CN46400 18 juillet 09:37

                  @antiireac

                  « Tu n’est pas apparemment au courant de certaines réalités sur le communisme. »

                  Le communisme (à chacun selon ses besoins) n’a jamais existé nulle part, par contre on est au courant de certaines réalités du capitalisme (à chacun selon son compte en banque)....


                • Spartacus Spartacus 18 juillet 13:42

                  @CN46400
                  Ha oui c’est vrai....


                  A chaque fois qu’il y en a un nouveau pays qui l’adopte, a chaque fois c’est le nouveau « vrai communisme » parce qu’avant c’était pas le vrai...

                  Combien faut il de dizaines d’essais de nouvelles expériences de nouveau communisme pour sortir du déni de réalité de chacune des conclusions en misère généralisée ? 

                • CN46400 CN46400 18 juillet 20:35

                  @Spartacus

                  A qui la faute si les mots imposés par la bourgeoisie pour désigner la politique de ses adversaires ne correspondent pas à la réalité...


                • Spartacus Spartacus 19 juillet 11:54

                  @CN46400
                  Ha oui.....

                  Evidemment.
                  Quelle bonne excuse ! Le communisme qui s’annonce « communiste » est un mot donné par la bourgeoisie....

                  Quand je dis que c’est une religion.. Un secte.
                  Pas l’ombre d’un doute même quand la réalité est en face.
                  Nier jusque l’absurde...

                • rocla+ rocla+ 18 juillet 09:51

                  Le capitalisme selon l’ usager lambda , il va au magasin et met plusieurs articles dans 

                  son panier puis il va à la caisse , la caissière dit  ; 132,28 , le mec sort da CB 
                  la glisse dans l’ appareil , s’ il a du capital sur son compte il s’ en va avec sa marchandise . .

                  Jamais on va dans un magasin avec les principes  du capital selon Marx 

                  On va au magasin selon que sur le compte il y a du pognon . 

                  Bon , continuez  les billevesées selon Marx , et faites de bons achats avec ... smiley

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