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Accueil du site > Actualités > Economie > Le digitalprolétariat, ou l’insoutenable glissement vers (...)

Le digitalprolétariat, ou l’insoutenable glissement vers l’esclavage numérique

Un jour, c’est la bascule. Vous passez du rôle de consommateur d’informations sur les réseaux sociaux à celui de « producteur de contenu ». Pour le travail, ou même, tout simplement pour accroître votre audience par rapport à des publications personnelles.

Vous découvrez alors qu’une nécessité absolue s’impose à vous : tenir compte de la règle de l’algorithme. Celui de Youtube, celui de Facebook, celui de LinkedIn, etc.

Une noria d’experts, talentueux ou auto-proclamés, vous explique comment tirer le meilleur parti de ces fameux algorithmes.

Insidieusement, vous devenez un de ces fameux producteurs de contenu, dont le principal talent consiste à se plier aux règles imposées par les géants du numérique.

Une chose est certaine : quel que soit le contenu que vous produisez, il contribue à enrichir les monstres obèses de l’économie numérique.

Si jamais vous choisissez de gagner votre vie dans ce domaine, dans 99% des cas, vous devenez un esclave de ces organisations informes, injoignables par téléphone, injoignables par courriel, injoignables par courrier écrit. Si votre cas n’est pas décrit dans les foires aux questions, vous êtes perdu. Bienvenue dans le lumpenprolétariat numérique, le digitalprolétariat.

Vous pouvez trouver bizarre de devoir intégrer dans vos messages des émoticônes. Sourire, mort de rire, cool, clin d’œil.

Parfois, dans un éclair de lucidité, vous vous rappelez que vous avez dépassé l’âge de 8 ans depuis longtemps, et que ces petits zigouigouis envahissants ne vous ressemblent pas. Mais vous continuez, comment vous en passer ?

Vous gardez le rythme, et farcissez votre prose de hashtags, au risque de la rendre illisible. Tout cela pour une improbable augmentation de la visibilité de votre texte.

Vous passez des heures à explorer les sites d’images libres de droits, car sans image, vous aurez peu de lecteurs. Vous nommez les images avec des noms signifiants. Vous perdez du temps, vous perdez votre temps.

Un jour, vous découvrez le storytelling. Narration conviendrait mieux, mais dans l’univers ultrasnobinard du numérique, le français est décidément trop ringard.

Vous atteignez peut-être là le dernier cercle de l’enfer. Celui qui est pavé de bonnes intentions. Vous vous mettez à raconter des histoires, des anecdotes personnelles, des choses qui peuvent être sincères et profondes. Bref, vous commencez vraiment à produire du contenu. Sauf que vos anecdotes ont souvent un seul but, faire du fric. Car à ce stade, vous êtes sorti du bénévolat, de la tentative de récolter ces petits like qui faisaient monter votre taux de dopamine. La narration, c’est du travail, beaucoup de travail. Pour que cela fonctionne bien, il faut du temps, beaucoup de temps, un temps que vous ne pouvez plus prendre sur vos loisirs.

Vous voulez des exemples de ces textes ?

En voici deux débuts, que je trouve d’ailleurs plutôt bons. Le principe est que le début donne envie de poursuivre.

*

Voici l'histoire d'une arnaque à 12 millions d'euros.

Une arnaque qui n'a rien de spectaculaire : ici, pas d'homme politique corrompu, de grand réseau mafieux ou de pyramide de Ponzi.

*

Voilà, je sors juste de chez un nouveau coiffeur-barbier.

Un ami m'en avait parlé.

Et donc, j'en sors, et je dois dire que... rien ne va.

Le type n'avait qu'un seul créneau disponible.

Sa collègue qui m'a reçu m'a tout de suite parlé rudement, en mode "ah lalala, mais vous avez fait quoi à votre barbe ??? Je fais quoi, moi, avec ça ?"

Elle m'a fait un shampoing avec une espèce de vieux bac mobile branché sur un lavabo, comme on faisait dans les années 50.

*

Vous voulez connaître la suite, n’est-ce pas ?

Ces histoires continuent à être intéressantes et enlevées. Sauf qu’elles finissent immanquablement par le fameux call-to-action (appel à l’action dans la vieille langue de notre vieille France) : cliquez ici, voici le lien pour, etc.

Et après ? Du fric, encore du fric, toujours du fric.

En quoi est-ce gênant ?

Quand Alexandre Dumas écrit le Comte de Monte-Cristo, il raconte une histoire et il est payé en tant que raconteur d’histoire.

Aujourd’hui, l’histoire devient un prétexte pour vendre. Elle n’est plus là pour nous faire grandir, pour nous enseigner une morale, pour améliorer notre rapport au monde. Elle s’inscrit dans le cadre du développement d’un business.

Cela n’est pas forcément nouveau. Dès le début de l’ère industrielle, les pires exploiteurs comme Rockefeller ou JP Morgan ont compris l’importance de se créer une légende.

La différence, c’est qu’aujourd’hui, c’est l’énergie de dizaines de milliers d’ouvriers du numérique qui est maintenant déviée d’une action en relation avec leurs talents propres vers une nouvelle forme de tromperie. Juste pour vivre.

Notre énergie pourrait être employée en relation avec nos compétences propres. Elle alimente aujourd’hui la machine du numérique. Car une fois que nous cliquons sur l’appel à l’action, nous ne faisons pas l’acquisition d’un produit utile ou d’un savoir enrichissant. Dirigé vers une formation en distanciel, nous en tirons un savoir purement virtuel, qui nous enfonce encore plus profondément dans l’esclavage numérique.

Un exemple ?

La formation gratuite en ligne sur Facebook va ainsi vous aider à comprendre que vous ne ferez jamais rien sans passer par le gestionnaire de publicités Facebook. Vous allez alors créer vous-mêmes vos pubs : textes, images, mais aussi ciblage, heures de communication, et j’en passe. C’est comme les machines à sous au Casino. Les mises peuvent sembler faibles. Mais vous perdez beaucoup. La banque gagne toujours à la fin

Petit à petit, nous sommes « numérisés », nous devenons des abrutis artificiels, et non des intelligences naturelles. Nous glissons dans le dataïsme.

Nous sommes des chiens dont la récompense, le sucre ou la caresse, se voit remplacée par une valeur numérique (nombre de vues, de likes, de commentaires, d’abonnés…). Sommes-nous dans l’économie numérique ou pas ?

Face à ce constat, comment pouvons-nous réagir ?

Tout d’abord, quand il s’agit de communiquer sur un plan professionnel, sur les réseaux sociaux, communiquons clairement sur les atouts de nos produits, sans anglicismes à outrance. Contactons en direct nos clients. Arrêtons d’alimenter les réseaux avec de belles histoires. Finissons-en avec les zigouigouis et les hashtags.

Sur un plan personnel, et que nous voulons exposer nos œuvres, nos idées, nos talents, publions-les directement sur un site qui nous soit propre. Cessons d’alimenter les algorithmes.

Dans le cycle de Dune de Frank Herbert, l’auteur nous mettait en garde avec le principal commandement du Jihad Butlérien : « Tu ne feras point de machine à l’esprit de l’homme semblable ».

Si nous laissons faire, c’est l’inverse qui nous menace, devenir nous-mêmes des machines au service des algorithmes.


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51 réactions à cet article    


  • Séraphin Lampion Lampion 5 juillet 2021 16:38

    L’outil numérique n’est « qu’un » démultiplicateur, très efficace dans les tâches de tri, de calcul et mise en oeuvre des techniques de marketing en général, mais ce n’est qu’un outil.

    Ce qui est en cause, c’est son utilisation, pas l’outil lui-même, comme pour les métiers à tisser Jacquard. Les casser n’a servi à rien.


    • Jean-Pascal SCHAEFER Jean-Pascal SCHAEFER 6 juillet 2021 10:04

      @Lampion
      Parfois, l’outil transforme l’homme.
      Le travail à la chaîne a eu tendance à faire de l’homme une machine mécanique.
      L’utilisation des outils numériques a tendance à nous faire fonctionner comme des machines.


    • Séraphin Lampion Lampion 6 juillet 2021 12:56

      @Jean-Pascal SCHAEFER

      je n’ai pas l’impression que MM. Arnaud, Pinaud Bouygues, Drahi ou la famille Bettencourt se soient transformés en machines mécaniques...et 


    • Mr.K (generation-volée) Mr.K (generation-volée) 6 juillet 2021 16:45

      @Lampion

      Il faut travailler comme une machine pour se transformer, vous ne citez aucuns travailleurs.


    • Yann Esteveny 5 juillet 2021 17:07

      Message à Monsieur Jean-Pascal SCHAEFER,

      Excellent article !

      La communication numérique supplante la communication humaine orale et directe. La technique défigure le contact humain tout comme le bâillon défigure le visage qui est une composante charnelle indispensable à une communication réelle.

      « Algoritmer » sa communication, c’est vendre son âme pour le nombre. Ce n’est pas communiquer auprès de l’autre dans le respect d’un dialogue sur des sujets prioritaires mais participer à une foire générale au contenu afin de se faire survivre virtuellement.

      Dois-je préciser pour les distraits que la déshumanisation, l’appauvrissement de la communication et l’esclavage numérique par les GAFAM obéissent à un projet ?

      Je vous remercie chaleureusement pour le partage de votre article.

      Respectueusement


      • infraçon infraçon 5 juillet 2021 17:29

        @Yann Esteveny
        « La communication numérique supplante la communication humaine orale et directe. La technique défigure le contact humain »

        De l’art de dire quelque chose et de faire le contraire...


      • Pierre Régnier Pierre Régnier 6 juillet 2021 07:53

        @infraçon

        Je ne comprends pas. Pourriez-vous expliquer plus précisément ?


      • Jean-Pascal SCHAEFER Jean-Pascal SCHAEFER 6 juillet 2021 10:08

        @Yann Esteveny
        Merci beaucoup, j’apprécie.


      • infraçon infraçon 6 juillet 2021 18:01

        @Pierre Régnier
        Si je ne m’abuse, vous êtes en train de faire (comme Yann) de la communication numérique.
        Donc, quand on critique la communication numérique et qu’on l’utilise, i’y a comme un défaut !...
        Par contre si on ne parle plus en GENERALITES, alors (comme moi qui vient de faire un commentaire sur l’article de YvesD) vous pouvez effectivement utiliser ce moyen... Sans contradiction dans le discours.
        Quant au dialogue en présentiel... Je suis désolé, mais pour beaucoup ce ne sera jamais possible (comment irez-vous discuter avec Jean à Brest, avec Suzanne à Lille, avec Mario à Marseille, etc) à moins que vous ayez les moyens de vos illusions.
        C’est plus clair ?
        @+


      • Yann Esteveny 6 juillet 2021 18:37

        Message à Monsieur Pierre Régnier,

        Indépendamment de la technique, nous croisons souvent des personnes avec qui il est impossible de communiquer. Parfois la différence est trop grande, parfois l’écoute n’est pas là, etc...L’essentiel est qu’entre Monsieur Jean-Pascal SCHAEFER et moi-même nous avons su communiquer sur un sujet important comme l’indique sa gentille réponse. Se mettre en communication n’est pas simple !

        Respectueusement


      • sylvain sylvain 5 juillet 2021 19:21

        en quoi est ce génant ?

        Certes le fait d’écrire une histoire juste pour la vendre n’est pas fantastique, mais surtout ça donne des histoires de merde, même pas vraiment des histoires d’ailleurs, juste des accroches .Quand on lit le comte de monte cristo on passe quelques bonnes soirées, là juste un petit moment frustrant

        C’est un peu la même différence entre une belle rencontre et une branlette sur youporn


        • Jean-Pascal SCHAEFER Jean-Pascal SCHAEFER 6 juillet 2021 10:12

          @sylvain
          Bien vu, le parallèle avec la belle rencontre ! Il est clair que cela demande un engagement réel en temps.
          Et le plus étonnant, c’est que ce temps, nous l’aurions davantage si notre attention n’était pas captée par toutes ces distractions numériques.


        • sylvain sylvain 6 juillet 2021 14:13

          @Jean-Pascal SCHAEFER
          nous l’aurions davantage si notre attention n’était pas captée par toutes ces distractions numériques.

          J’habite a la campagne, et quand je discute avec des vieux, il me disent qu’avant ils bossaient deux fois plus, mais que pourtant ils avaient l’impression d’avoir le temps .Un adulte consulte son smartphone en moyenne 250 fois par jour, et c’est le premier geste des français le matin, souvent avant même de se lever de son lit .

          Je serais curieux de savoir ce qu’un individu retient d’un contenu seulement quelques instants après l’avoir consulté . A mon avis a peu près rien


        • Fergus Fergus 6 juillet 2021 15:53

          Bonjour, sylvain

          « Un adulte consulte son smartphone en moyenne 250 fois par jour, et c’est le premier geste des français le matin, souvent avant même de se lever de son lit »*
          Un adulte dépendant de manière pathologique. Certainement pas l’adulte moyen qui, même si le smartphone a pris beaucoup de place dans sa vie !


        • sylvain sylvain 6 juillet 2021 17:35

          @Fergus
          Un adulte dépendant de manière pathologique

          ben non, c’est une moyenne (clic). Un ado envoie en moyenne a peu près 100 messages par jour , un tiers des ados américains se réveillent pour consulter leur smartphone .
          Ca prend en compte les personnes qui comme moi n’ont même pas de smartphone . Je vous laisse imaginer les personnes qui sont atteintes pathologiquement


        • Fergus Fergus 6 juillet 2021 17:38

          @ sylvain

          Oui, si vous comptez les « ados » dans les « adultes », ce qu’ils ne sont pas !


        • sylvain sylvain 6 juillet 2021 18:25

          @Fergus
          les ados c’est généralement la tranche 15-20 ans . Ils ne font pas beaucoup bouger une moyenne . Mon premier lien n’était pas bon


        • Arogavox Arogavox 5 juillet 2021 23:19

          La conclusion de cet article rejoint cette remarque de Sant-Exupéry :

          "J’interdis aux marchands de vanter trop leurs marchandises. Car ils se font vite pédagogues et t’enseignent comme but ce qui n’est par essence qu’un moyen, et te trompant ainsi sur la route à suivre les voilà bientôt qui te dégradent, car si leur musique est vulgaire ils te fabriquent pour te la vendre une âme vulgaire.

          Or, s’il est bon que les objets soient fondés pour servir les hommes il serait monstrueux que les hommes fussent fondés pour servir de poubelles aux objets.

          "


          • Jean-Pascal SCHAEFER Jean-Pascal SCHAEFER 6 juillet 2021 10:14

            @Arogavox
            Merci pour cette très belle citation. Cela donne envie de lire Citadelle.


          • Réflexions du Miroir Réflexions du Miroir 6 juillet 2021 12:34

            @Jean-Pascal SCHAEFER bonjour,
             S’il y a eu un passionné du numérique, ne cherchez pas, c’est moi.
             De formation scientifique, j’ai switché sur ce qu’on appelait encore à l’époque « Informatique » avec les TIC. Cela remonte donc très loin dans les années 70 et tout était à faire, tout à écrire avec des outils en pleine évolution pour traduire les pensées humaines en langage machine.
             J’ai tout connu ou presque avant que n’arrive vraiment les TIC au complet. 
             Dans les années 90 pendant lesquelles le Web est apparu et que ce n’était plus que du Traitement de l’Information destinés aux professionnels.
             Les tics et puces sont arrivés, attirés comme des mouches par les odeurs d’intérêts multiples ... smiley
             On peut considérer que nous sommes arrivés à l’époque du « Tous crétins digitaux » ? Quand on voit les jeunes les yeux plantés sur leur smartphones pour contacter les copains, on pourrait le penser.
             Mais les TIC peuvent être aussi tout autre chose même si l’information transite dans le cloud (dans les nuages)
             Bien sûr que ce qui est arrivé, je m’en doutais depuis longtemps.
             C’était écrit sans factures.
             Le geek Zuckerberg opportuniste par Facebook alléché a très bien compris ce qu’il pouvait en tirer de cette ruée sur les écrans de toutes tailles.
             On est arrivé à l’idée « Du code jusqu’à la nausée »  
             Sans être un prévisionniste, nous sommes encore dans la caverne de Platon et on voit une lueur au bout du tunnel.
            L’histoire qui suit, deviendra encore plus palpitante. smiley 


          • pemile pemile 6 juillet 2021 12:56

            @Réflexions du Miroir « On est arrivé à l’idée « Du code jusqu’à la nausée » »

            Salut Guy

            Il va falloir mettre à jour ton article, Microsoft propose maintenant Github Copilot, une IA qui « écrit du code pour vous » !

            On est arrivé à l’idée « de l’assistant jusqu’à la nausée » ?


          • Jean-Pascal SCHAEFER Jean-Pascal SCHAEFER 6 juillet 2021 13:32

            @pemile
            Merci pour le lien GitHub.Ça promet !


          • Réflexions du Miroir Réflexions du Miroir 6 juillet 2021 13:52

            @pemile salut,
              Comme je le laissais supposer, nous auront encore des surprises.
              Je dois avoir un écrit un deux articles qui parlaient de l’écriture automatique.
              Il faudrait relire quels étaient les fondements du numérique car il a été dévié considérablement depuis sa génération imaginée par Tim-Berners-Lee.
             J’ai relu « Le futur antérieur des pouvoir d’Alvin Toffler » 
              Alvin était un futurologue très écouté quand il vivait.
              Pas sûr qu’il ait tout revu dans le détail. 
              Merci pour le lien, je l’ajoute quand j’aurai trouvé le billet correspondant smiley


          • Réflexions du Miroir Réflexions du Miroir 6 juillet 2021 13:55

            J’ai trouvé « The light and the dark of the Web » pour l’histoire


          • Ruut Ruut 6 juillet 2021 14:07

            @pemile
            C’est le meilleur moyen pour avoir un truc non désiré dans le code....


          • pemile pemile 6 juillet 2021 14:17

            @Ruut

            La « modernité » c’est de penser que l’IA est plus intelligente que l’humain smiley

            D’après la vidéo de présentation cela ressemble plus à de la complétion (prototypes de corps de fonction d’après la signature) ? Aucune envie d’aller approfondir un outil Microsoft !


          • Réflexions du Miroir Réflexions du Miroir 6 juillet 2021 16:27

            @Jean-Pascal SCHAEFER,
             Je m’adresse à nouveau à vous. Je ne connais ni votre passé ni votre présent et ce qui a généré votre passion pour le numérique.
             J’ai commencé dans une très petite société qu’on appellerait aujourd’hui, une startup. Peu de personnel, aucune hiérarchie. La stratégie de la société était connue par tous ses membres. C’est là que je me suis formé à la stratégie et que j’ai tout appris, que j’ai compris ce qui se cache derrière les beaux projets et ceux qui sont plus risqués mais qu’il faut prendre en considération parce qu’il y avait un trou dans le temps avec des hauts et des bas. Pas de backup dans le cas où tout à coup un grand projet se présentait et qu’il fallait travailler parfois nuit et jour.
              Puis j’ai connu la multinationale. Là, une hiérarchie de membres qui se protègent l’un l’autre, qui dépendent l’un de l’autre. Les backups toujours assurés. On ne connait rien de la stratégie globale. Celle-ci est entre des têtes dont on ne voit même pas comment ils sont là, comment ils sont dans la vie privée ou la vie publique. Là, quand vous êtes poussé à la retraite anticipée, on ne vous donne aucune raison. Mais on vous donne un package pour vous inciter à continuer à sourire.
              Les collègues ne vous connaissent plus par après. Vous n’existez plus, tout simplement.
              Je suis resté en contact avec la petite société et avec son patron, jusqu’à sa fin et à la fin, j’ai même été lui rendre visite sur son lit de mort, il y a près de deux ans. 
              Je viens de revoir en entier le film « Mille milliard de dollars » qui date de 1982.
              Tout y est déjà  


          • Jean-Pascal SCHAEFER Jean-Pascal SCHAEFER 6 juillet 2021 16:59

            @Réflexions du Miroir
            Merci pour votre message. Je ne vais peut-être pas raconter ma vie, ce n’est pas forcément le cadre, mais j’ai commencé assez jeune à m’intéresser à la programmation. Au début, sur une TI-57 avec 50 pas de programme. J’ai aussi vu le numérique évoluer, même si mes compétences en codage n’ont pas vraiment été mises à jour depuis mes études (un peu de C++ pour le fun).
            Pour revenir à votre expérience (entreprise à taille humaine d’un côté, multinationale de l’autre), je serai certainement amené à publier un texte sur la question qui sous-tend la déshumanisation de ces dernières années, la montée en puissance des fonds de gestion d’actifs.
            Quant à mille milliards de dollars, merci pour le lien. Je l’avais vu à l’époque, et je le reverrai volontiers.


          • Réflexions du Miroir Réflexions du Miroir 6 juillet 2021 17:31

            @Jean-Pascal SCHAEFER,
            Je vois que vous n’avez pas cette expérience du passé du numérique.
            Ce n’est apparemment qu’une sorte de hobby. Pour moi, ce fut un métier à part entière. Le C++, je n’ai pas connu. Pure Java, oui. Rien à voir avec les petits codings que l’on introduit dans une page html.
            Mes débuts furent en Assembler, Cobol, PL1, RPGII. Il la programmation système.
            J’ai même participé avec la petite équipe, l’écriture d’un émulateur d’un Assembler IBM 360 sur une petite machine qui ne travaillait qu’avec des instructions de 2 bytes. Avec l’Assembler émulé, ce fut un Cobol.
            Oui, à cette époque, on coupait réellement les bits en deux. Peu de place en mémoire, peu de place de stockage, peu de vitesse. 

            J’ai pensé écrire un livre mais comme par hasard, je n’aime pas le papier.
            Cela n’a rien à voir avec l’écologie. Je n’aime pas passer par un éditeur.  
            J’ai déjà écrit des eBooks. Mais c’est dans mes articles que je filtre le passé, par bribes. 


          • Réflexions du Miroir Réflexions du Miroir 6 juillet 2021 17:32

            J’oubliais le Fortran pour le niveau scientifique
            Encore un langage qui a disparu....


          • Réflexions du Miroir Réflexions du Miroir 6 juillet 2021 17:39

            Voulez-vous un eBook que j’ai écrit à la retraite ?
            Il est ici, il a un titre très bizarre que peu de monde a compris « La Grande Gaufre ».
            Il suivait un autre livre papier celui-là, qui s’appelait « La Grande Trappe » écrit par un CEO.
            Lui, il n’y a vu qu’un aspect, celui des sociétés et des machines qui disparaissaient, alors que moi, j’écrivais un paragraphe à ce sujet et un suivant avec la vision par l’autre bout, celui du professionnel.
            Le plus comique, c’est que quand je lui demandé son avis, il m’a répondu « C’est touffu ». Et oui, quand on creuse, tout devient touffu.
            Aujourd’hui, cet eBook a pris de l’âge, je devrais le réactualiser. 


          • Réflexions du Miroir Réflexions du Miroir 7 juillet 2021 09:49

            @Jean-Pascal SCHAEFER,
             Hier soir, le sujet du 28’ sur ARTE parlait de l’empreinte écologique du numérique qui pourrait représenter 6,7% des émissions de CO2 en 2040.
            Il représente plus de 2% des gaz à effet de serre et jusqu’à 10% l’empreinte environnementale. 
             Comme je le disais, il n’y a aucune action ou invention de l’homme qui ont chacune des points positifs et négatifs 


          • I.A. 6 juillet 2021 14:25

            Pisse-copies, prête-plume, barbouilleurs et chieurs d’encre ont toujours existé, tout comme la prostitution.

            S’il est vrai qu’avec le digital, et surtout le web, ils sont beaucoup plus nombreux, ces outils nous donnent en même temps accès à beaucoup plus de choix et beaucoup plus d’informations.

            Le plus gênant, en ce qui me concerne, reste la surenchère par le spectacle, par la violence, le mélodrame et le grand-guignolesque...

            Au point que je ne serais pas surpris, ni même gêné, que d’authentiques intelligences artificielles nous surpassent un jour.


            • Moi ex-adhérent 6 juillet 2021 15:08

              Internet fait peur, dangereux comme jamais, bouleversant toutes les hiérarchies clairement établies et dans tous les domaines, mais une énorme opportunité.

              La connaissance n’est plus verticale, les mandarins s’angoissent, leurs disciples peuvent s’émanciper à leurs guises en devenant incontrôlables, prenant la Liberté de recherches personnelles, recoupant les enseignements divers, bref s’appropriant leurs Vérités propres.

              Internet est devenu le pire ou le meilleur, selon la maturité de son utilisateur.

              Cette formidable base de données et de communication doivent être maitrisées par l’enseignement dans les écoles primaires jusqu’aux lycées en développant l’esprit critique, selon l’expression « tout n’est pas paroles d’Evangile ».

              Winston Churchill disait « le pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, l’optimiste voit une opportunité dans chaque difficulté ».

              Si les réseaux sociaux n’existaient pas, comment existerait Agoravox, je vous le demande ?


              • Xenozoid Xenozoid 6 juillet 2021 15:13

                @Moi ex-adhérent

                je trouve que le on line,n’est pas un avantage dans la communication,si les opportunités sont infinis dans les chiffres, leurs exploitations ne le sont pas car déjà définies


              • Xenozoid Xenozoid 6 juillet 2021 15:16

                @Xenozoid

                déjà definies=le facteur humain


              • Réflexions du Miroir Réflexions du Miroir 6 juillet 2021 15:37

                @Moi ex-adhérent,
                  Toutes les solutions que les hommes mettent en branle pour résoudre les problèmes ont TOUJOURS des points positifs et négatifs. 
                  Internet ne fait pas défaut.
                  Que voulez-vous, il faut prendre celles qui vous intéressent et mettre entre parenthèses celles qui ne vous intéressent pas et dont vous n’êtes pas spécialistes.
                  Je connais le site Agoravox depuis fin 2005 ce qui correspond à un peu près après sa sortie de ses fonds baptismaux.
                  J’y suis entré près beaucoup d’hésitation.
                  Je suis un solitaire qui aime travailler pour lui-même et pour son plaisir et pas pour le plaisir de la galerie. 
                  En 16 ans de temps, Agoravox a beaucoup changé ou évolué (tout dépend de l’interprétation).
                  A cette « glorieuse » époque, je signait plus « L’enfoiré ». A ma 16ème année, c’est devenu « Allusion » qui exprime mieux ma transformation.
                  Je suis un mécréant qui se cherche en permanence.
                  Opportuniste, je l’ai été puisque je suis monté dans le train du numérique quand celui-ci était quasiment à l’arrêt. 
                  Aujourd’hui, retraité depuis belle lurette, je continue à recevoir des offres d’emploi de Project Mgr via LinkedIn.
                  Mais il faut un jour passer la main au suivant.
                  Dans le paradigme du numérique, dès qu’on sort des cours, on sait immédiatement qu’on est déjà obsolète pour ce qu’on vient d’apprendre. 
                  Les indispensables ne se retrouvent-ils pas par milliers dans les cimetières ?  smiley


              • Fergus Fergus 6 juillet 2021 15:50

                Bonjour, Jean-Pascal

                « Parfois, dans un éclair de lucidité, vous vous rappelez que vous avez dépassé l’âge de 8 ans depuis longtemps, et que ces petits zigouigouis (les émoticônes) envahissants ne vous ressemblent pas »

                A mon avis, il ne faut pas les voir de cette manière. Plutôt comme des éléments graphiques qui permettent de rédiger des messages brefs sans les surcharger de phrases explicatives d’un sentiment ou d’un état d’esprit donné.

                C’est pourquoi de plus en plus d’ingénieurs et de chercheurs y ont recours dans leur communication sur le web sans que l’on puisse les taxer pour autant d’être victimes d’un phénomène de régression !


                • Jean-Pascal SCHAEFER Jean-Pascal SCHAEFER 6 juillet 2021 17:19

                  @Fergus
                  C’est un point de vue qui m’est strictement personnel, et je comprends que l’on puisse penser autrement. Dès que j’ai commencé à utilisé les émoticônes, j’ai d’abord fait le constat que ces symboles étaient complètement en décalage avec ce que je suis.

                  J’ai ensuite vu le temps que cela me prenait, en particulier pour des publications pro sur FB, pour trouver le « bon » émoticône, celui qui est adapté au contexte.

                  Quitte à devenir un dinosaure, je pense que je vais les abandonner, sauf pour les gens que j’aime et que je sais sensibles à ces formes d’expression.

                  Il y a tout de même un côté d’appauvrissement de la langue, qui me rappelle la 10e édition du dictionnaire de la Novlangue.


                • zygzornifle zygzornifle 6 juillet 2021 16:35
                  La dictature parfaite serait une dictature qui aurait les apparences de la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient pas à s’évader, un système d’esclavage ou, grâce à la consommation et au divertissement, les esclaves auraient l’amour de leur servitude.
                  Aldous Huxley

                  • Fergus Fergus 6 juillet 2021 16:42

                    Bonjour, zygzornifle

                    Oui, mais une « dictature » de ce genre serait-elle néfaste si les populations avaient le sentiment d’être heureuses ?
                    Dans la vie des gens, ce n’est pas la réalité qui compte, mais le ressenti qu’ils en ont !


                  • Jean-Pascal SCHAEFER Jean-Pascal SCHAEFER 6 juillet 2021 17:11

                    @Fergus
                    C’est une vraie question philosophique.
                    Elle a été traitée par La Fontaine, dans « Le Loup et le Chien ».
                    Et si ce n’est pas encore fait, je vous invite aussi à lire « Un Bonheur Insoutenable » d’Ira Levin.
                    Chacun est libre de ses choix, et d’ailleurs Ernst Jünger a aussi adopté un point de vue intéressant dans Eumeswil. Il montre que l’on peut garder sa pleine indépendance d’esprit dans une dictature.


                  • Bernard Mitjavile Bernard Mitjavile 7 juillet 2021 10:54

                    @zygzornifle C’est en cela que, comme l’avait compris Huxley, ce qui se profile à l’horizon est pire que les dictatures communistes ou nationale-socialiste. Au lieu de répéter sans cesse « plus jamais çà », qu’il faut faire « devoir de mémoire » en accumulant les points goodwin, les gens feraient mieux de réfléchir à ce qui se passe comme dans cet article. Mais peut-être que les « lois mémorielles » et autres devoirs de mémoire sont justement là pour détourner leur attention.


                  • zygzornifle zygzornifle 6 juillet 2021 16:36
                    “Je crains le jour où la technologie dépassera les capacités humaines. Le monde risque alors de voir une génération de parfaits imbéciles.”
                    ― Albert Einstein

                    • charlyposte charlyposte 8 juillet 2021 10:26

                      @zygzornifle
                      Je confirme.


                    • Eric F Eric F 7 juillet 2021 10:08

                      L’historiette qui sert de « rabattage » pour vendre. OK, mais ça devrait avoir un effet marginal ? Eh bien non, les plus grandes fortunes de notre temps sont basées sur cette méthode de bonimenteur de foire.


                      • Géronimo howakhan Géronimo howakhan 7 juillet 2021 13:58

                        Salutations, merci..

                        hum, nous choisissons la compétition entre tous pour le vie pratique physique. La survie comme disent ceux qui refusent cet absolu qu’est la mort..C’est un choix, il y en a d’autres....on les refuse.

                        Celle ci élimine, est guerres, enfin toutes les saloperies humaines par choix et habituelles

                        c’est un combat, il va nécessairement créer maître(s) et esclaves, soumis etc mais aussi des crimes, vols, destructions enfin la totale..la complète beurre , œuf jambon et fromage comme on aime en Bretagne..

                        Alors pourquoi venons nous tous gueuler ou pleurer des effets de nos choix...et ne rien vouloir changer en nous en profondeur, nous devrions avoir la décence de la fermer je pense, d’observer ce qui se passe , de regarder avec attention vers la source du désastre, en nous !! 

                        Ah oui euh !! mais là non , tu rigoles mec, moi responsable à cause de mes choix, ; mais tu n’y es pas du tout, le probleme c’est les autres...

                        apprendre, observer, regarder avec acuité et remonter à la source du mal , en nous, mais non même pas .

                        Notre mental est facile à voir...regardons TOUT ce qui se passe sur cette planète, c’est faisable en peu de secondes et nous voyons notre mental, enfin précisément la pensée analytique un programme qui se prends pour un « humain », seule capacité encore en marche, les autres sont en pannes depuis des millénaires, parlons en à Adam et Eve...ils sont au courant eux ! la pensée les a mis en panne, ce fut là aussi un choix...tout ceci est vain..petit mot de Bossuet et de Étienne de la Boétie encore merci.

                        -"Mais Dieu se rit des prières qu’on lui fait pour détourner les malheurs publics quand on ne s’oppose pas à ce qui se fait pour les attirer. Que dis-je ? Quand on l’approuve et qu’on y souscrit."Jacques Bénigne Bossuet..

                        -

                        Discours de la servitude volontaire de Étienne de La Boétie

                        Ce maître n’a pourtant que deux yeux, deux mains, un corps, et rien de plus que n’a le dernier des habitants du nombre infini de nos villes. Ce qu’il a de plus, ce sont les moyens que vous lui fournissez pour vous détruire. D’où tire-t-il tous ces yeux qui vous épient, si ce n’est de vous ? Comment a-t-il tant de mains pour vous frapper, s’il ne vous les emprunte ? Les pieds dont il foule vos cités ne sont-ils pas les vôtres ? A-t-il pouvoir sur vous, qui ne soit de vous-mêmes ? Comment oserait-il vous assaillir, s’il n’était d’intelligence avec vous  ? Quel mal pourrait-il vous faire, si vous n’étiez les receleurs du larron qui vous pille, les complices du meurtrier qui vous tue et les traîtres de vous-mêmes ?


                        • Jean-Pascal SCHAEFER Jean-Pascal SCHAEFER 7 juillet 2021 16:40

                          @Géronimo howakhan
                          C’était un peu le sens de ma conclusion, non ?


                        • Géronimo howakhan Géronimo howakhan 7 juillet 2021 18:56

                          @Jean-Pascal SCHAEFER

                          Salutations, je ne sais pas, je dois relire pour appréhender cela d’une autre façon..alors.Et mettrais un petit mot, mais demain
                          merci...
                          PS : il y a longtemps, années 70-80 j’ai eu un ami qui portait le meme patronyme que vous, Jean-Paul..juste au cas improbable où..ce serait étonnant..


                        • LeMerou 9 juillet 2021 19:56

                          Ca sent le dinosaure dans cet article !

                          Entre les débuts de « l’informatique » personnelle et maintenant, il y a un monde que les dinosaures jugent comme étant devenue plus un carcan qu’une utilité.

                          Des générations se sont succédé depuis, y trouvant un « attrait » qui laisse la génération du début dubitative, voire inquiète même sur l’impact grandissant de cette informatique envahissante, insidieusement piégeuse, voire obligatoire.

                          (Je connais des dinosaures accrocs aussi !!!)

                          « Si jamais vous choisissez de gagner votre vie dans ce domaine, dans 99% des cas, vous devenez un esclave de ces organisations informes »

                          Nous devenons tous l’esclave d’une organisation, dans une organisation il y a des règles, des codes, des non dits, des secrets, des portes dérobées, bref ceux qui se lance dedans le savent et réussisse, les autres ne sont que des étoiles éphémères, star d’un jour, oubliée le lendemain par un manque de « like ».

                          Ces réseaux sociaux sont comme ça et ils plaisent au vu du nombre de personnes qui en vivent et qui les fréquente ou font vivre, hier le bonimenteur officiait en réel sur les marché aujourd’hui il est numérique ! Je ne dis pas que c’est le progrès ou l’évolution c’est l’air du temps, mais c’est vrai que cela cache beaucoup de chose.

                          L’impact de « l’image » est devenu assez incroyable dorénavant.

                          Pour agrémenter votre texte sur les fameux « algorithmes » je vous invite à regarder un documentaire s’intitulant « derrière nos écrans de fumée » c’est édifiant.


                          • Jean-Pascal SCHAEFER Jean-Pascal SCHAEFER 11 juillet 2021 09:07

                            @LeMerou
                            Merci pour le commentaire et le conseil de documentaire, que je mets dans ma liste !

                            Maintenant, une précision. Concernant l’esclavage, le mot correspond à une réalité objective : travailler au service d’une organisation sans rémunération. Cela ne peut pas être assimilé au fait de travailler pour une organisation, par exemple en étant le salarié d’une entreprise.
                            Le mot « esclavage » est d’ailleurs en-dessous de la réalité. Car dans la pratique, et pour donner un exemple concret, il est extrêmement fréquent de faire de la pub sur Facebook, et que cette publicité vous coûte bien plus cher que ce qu’elle vous rapporte.
                            Sur Facebook, la pub n’est d’ailleurs que l’arbre qui cache la forêt du temps considérable passé à publier des posts se voulant engageants, à apprendre l’usage de la sémantique propre à la plateforme, à comprendre comment fonctionne le gestionnaire de publicités, à installer et à apprendre à utiliser le pixel Facebook, etc.

                            Pour avoir eu dans le passé recours à des publicités conventionnelles dans des journaux, des guides, et d’avoir toujours évalué les retours, je peux affirmer que bien entendu, toute publicité ne dégage pas une marge brute supérieure à la dépense. Pour autant, je crois que je n’ai jamais vu autant d’argent et de temps perdu dans des communications dénuées d’impact effectif.

                            Cela mériterait des études, par exemple par des écoles de commerce ou des universités, afin de mesurer l’immense gâchis d’argent et de talents lié à l’économie numérique (ou peut-être de nuancer mon propos, sait-on jamais).

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