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Accueil du site > Actualités > Economie > « Les choses qu’on possède, finissent par nous posséder. (...)

« Les choses qu’on possède, finissent par nous posséder. »

Le grec oikonomia qui donne notre économie, désigne très précisément « la maisonnée, la domesticité ». C'est-à-dire que pour une part des anciens Grecs, l'économisme ne tenait pas lieu de politique. Or, cela perdura jusqu'au XIXème siècle, puisque l'époque féodale (aussi avide fut-elle) n'était pas obsédée par l'économie. Cette obsession est récente, à ne plus savoir que faire (utilisation, gestion, protection) des ressources nationales, et mondiales.

 

C'est dans cette optique, d'ailleurs, qu'on nous vante les voyages spatiaux au petit bonheur la chance - qu'on nous vante le futurisme au gré des petites découvertes et autres rêves scientifiques, avec tous leurs voyages spatiaux. Mais remarquez bien qu'on ne sait ni comment rendre bien habitable une autre planète, ni comment faire décoller de gros vaisseaux (pour un résumé appréciable, voir DirtyBiology, Comment envoyer l'humanité dans l'espace #1, #2). C'est-à-dire qu'on nous blufferait surtout, à nous vanter des lendemains interstellaires qui chantent, afin de continuer comme en 40.

 

« Les choses qu’on possède, finissent par nous posséder. »

Et quand bien même ces « lendemains interstellaires qui chantent » étaient probables, faudrait-il poursuivre dans notre veine ? ... Par quel fault (nécessité), par quel il-faut, continuerions-nous dans la veine ? ... C'est-à-dire que, selon l'adage, « les choses qu’on possède, finissent par nous posséder », et que c'en devient même ridicule, au stade où un richissime n'a de ses avoirs que des marges (largement avantageuses marges, rapport au commun, mais marges pourtant) sans parler de l'inefficacité des reprises de croissance. Tout cela fait pitié au possible, tant il est ridicule de poursuivre dans la veine. Reste que c'en est dangereux, puisque les ressources nationales, et surtout mondiales, ne sont pas illimitées.

 

Le mythe de l'illimité et de l'infinité

La croissance économique porte un joli nom : qui n'a jamais rêvé de croître ? ... Croître, c'est grandir, mûrir, acquérir de l'expérience, s'épanouir ainsi qu'un noble arbre, se développer, etc. Ah ! qu'il est beau de croître, oui, en effet. Néanmoins, n'y a-t-il pas là un énième bluff, avec cette dite croissance ? ...

Voici courir les complotistes et autres conspirationnistes à la rescousse, pour asséner une énième fois à quel point le monde est horriblement gouverné par une « part obscure », un « père obscur » (à vous rejouer une sempiternelle fois les larmes de Luke Skywalker dans la cité des nuages, d'apprendre par l'ignoble Dark Vador qu'il est son fils ... au suivant ! au suivant !). Car nul n'est besoin de comploter ni de conspirer pour comprendre que personne, au début de l'ère industrielle, ne pouvait s'attendre à ce qui allait advenir - quoiqu'il y eut, et comme toujours, des lanceurs d'alerte.

Nos aïeux d'alors, voilà huit ou dix générations seulement, vivaient sur une planète peuplée de moins d'un milliard d'habitants ; au début de notre calendrier, le monde en comptait quelques 200 millions estimés : c'est vous dire la croissance démographique ces malheureuses dernières décennies, précisément grâce à la croissance économique ! ... Non, il ne faut pas le nier : le capitalisme libéral fut un puissant moteur de développement sociotechnique. Non, vraiement, inutile de s'aveugler, de se mentir, ni de s'effaroucher. La preuve ? ... Les autres parties du monde, aujourd'hui, profitent allègrement et dès que possible, des sophistications euro-américaines ! pour le meilleur et pour le pire.

Mais c'est que nos grands aïeux, morts et enterrés et depuis longtemps finis d'être rongés par les vers, vivaient encore dans un monde au futur ouvert, où l'avenir ne semblait pas menaçant, car pas encore fermé en termes d'espaces et de ressources. C'est-à-dire qu'ils pouvaient bien vivre du mythe de l'illimité, ce que nous ne pouvons plus ! ... mais il n'y a pas de quoi en pleurer, puisque ce sont des enjeux aussi palpitants qui se présentent, voire encore plus cruciaux (notre survie en tant qu'espèce).

De plus, nos grands aïeux vivaient encore sur la base de Copernic, Galilée et Giordano Bruno, vantant l'infini du monde et des mondes, avec toutes leurs utopies sociales à la Thomas More, jusqu'encore Charles Fourier. Bref : no limit, and infinite. Autant de slogans avec lesquels la publicité nous serine à longueur d'année toujours, la malheureuse ! ...

 

Obsession possessive

L'obsession possesive ainsi générée, rentre dans le cadre d'une possessivité générale, inscrite en lettres de feu dans la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen dès 1789. Liberté, égalité, propriété. Cette propriété est heureusement fondée (stade 1) sur un habeas corpus d'Ancien Régime (ais ton corps) issu de Grande Bretagne, prônant les droits de la personne sur elle-même - et dont l'aboutissement est la contraception féminine, etc. comme en quelques « bons temps » para-monothéistes, avant et autour du monothéisme ... mais avec l'avantage d'une médecine relativement mieux scientifique désormais (la femme, première propriétaire ? ... mais il faut bien émanciper l'enfant !).

Pour enchaîner sur cette propriété, elle défend encore normalement (stade 2) les avoirs personnels, encontre toute expropriation. Or, ça n'est déjà plus respecté de nos jours que cela, à travers l'invisibilité des monnaies numériques (nos mondes sont absolutistes-financiers, non pas libéraux au sens noble du terme, quoique le néolibéralisme ait repris le terme de libéral, pour désigner son absolutisme-financier digne d'un Ancien Régime financiarisé !) ...

Enfin, cette propriété est aujourd'hui (stade 3) extensive à une large part de ses fruits et usufruits, de telle sorte à avoir rendu possible le capitalisme que nous connaissons. Ce capitalisme se sert des travailleurs comme de simples mains d'oeuvre paramétriques au service du Moloch impersonnel, idiot et insensé de la croissance économique, ès « ressources humaines, facteurs humains » à vous nier toute dignité réelle, sans parler de l'économie elle-même réelle, ignorée et bâclée par la grande finance.

Aussi bien, donc, « les choses qu'on possède, finissent par nous posséder » et nous possèdent-elles déjà, puisque nous dépersonnalisons ainsi (et du moins acceptons en bronchant) cette possessivité étendue à tout l'univers, sottement. (C'est que, on en profite aussi, à quelques piètres niveaux, et puis, vous comprenez, on a ses habitudes ...)

Or, la seule propriété qui vaille, respecte le « stade 2 », sans sauter du premier au troisième comme un cabris pratiquant la stratégie de « diviser pour mieux régner » - et encore que le « stade 1 » ressemble là à une mobilisation individuelle exacerbée. Sorte de néomilitarisme où chacun·e touche une solde minimale, tout comme les soldats médiévaux, hommes et femmes à égalité ; chacun·e, devenu-e brave soldat du cycle industrialisé de l'éternelle production-consommation - un cycle éternel, certes, mais généralisé à des désirs non-nécessaires, ne ressortant plus d'aucun besoin qui vaille, réel, simple et concret (le sot hédonisme n'a rien d'un véritable épicurisme).

 

Les fruits et usufruits de la propriété de « stade 3 » n'ont pas de lien de cause à effet avec cette propriété

L'appropriation de « stade 3 » est donc une dictature propre, fallacieuse, sur tous les fruits et usufruits d'une propriété. Or, entre une propriété et ce qu'elle produit d'elle-même ou avec l'oeuvre de travailleurs, il y une distinction nette, sans lien de cause à effet appropriatif.

Clairement, il n'y aucun lien de cause à effet entre la propriété et son profit excédentaire, sauf en ce qui concerne l'usure normale des choses. A partir de quoi, un véritable solidarisme devient possible, par-devers tous les délires issus des vulgates communistes plus ou moins tragiques, par-devers toutes les lâchetés issues des vulgates socialistes plus ou moins benoîtes.

Il n'y a que l'affairiste, dans sa cupidité, pour vous assurer avoir tous les droits sur les fruits et usufruits de ses propriétés. Hélas, en dehors des tyrans, même les seigneurs moyenâgeux et - plus tôt - les citoyens grecs antiques ... n'ont jamais laissé éclater cette cupidité comme on le fait depuis l'ère industrielle. (Ô complotistes et conspirationnistes, pourquoi iriez-vous chercher les juifs ou les extraterrestres, pour expliquer cela ?)

C'est que, pour l'immense majorité des époques et des mondes para-capitalistes (c'est-à-dire avant, comme autour, du capitalisme) le marchandage n'était pas au principe, et le champ d'action des marchands était sévèrement délimité par la coutume, le droit et la morale. Si on a toujours fait des affaires, on n'était pas affairiste ! cela serait mentir que de prendre nos moeurs actuelles, pour le tout des autres espaces-temps : ce serait chronocentrique, de même qu'il y a un égocentrisme et un ethnocentrisme (nous devons penser l'espace-temps humain dans son altérité géographique comme historiographique). Ne nous laissons pas avoir parce que l'affairisme règne aujourd'hui, et que la plupart l'admet avec praticisme.

Mais un tel discours que celui-ci est-il degôche ?

 

Un tel discours est-il degôche ?

A l'heure où nous sommes exponentiellement 7 milliards sur Terre, 10 en 2050, il faut être le fils·la fille à personne, pour soutenir qu'un tel discours serait degôche. Non : à 7-10 milliards sur Terre, sans ressources illimitées ni mondes infinis, c'est mathématique. Le premier comptable, gestionnaire ou logisticien venu comprend cela (les petites gens vivent l'économie réelle) et il n'y a que les grands influenceurs, pour rester sots (ils ne vivent que de l'économie spéculative).

Faut-il leur pardonner au XXIème siècle, comme on pardonne à nos aïeux des XVIII-XIXèmes ?

Mal' - LibertéPhilo

 

 

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44 réactions à cet article    


  • Jean Roque Jean Roque 23 mars 10:46

    Non, pas gogochon, iprésocratique, hégélien, marxiste et heideggerien (mais Heidegger ne le pose pas dans l’Histoire économique mais intellectuelle)
     
    Du guénos (la gens du sang) au démos (les dèmes territoriaux), quand l’économie de la famille étendue devient économie de la société « démocratique » athénienne bientôt impérialiste , aussi Marx nous dit « A bas la démocratie forme finale de la marchandise »
     
    Je conseille la rencontre Chouard Cousin sur youtube qui développe bien cet aspect.
     
    Rien que l tête du fureur lotocrasse veau le coup ! smiley
     
    l’anti-caddie est la pensée la plus d’ED qui existe, celle de la communauté du sang et de la terre qui appartient à tout le clan.


    • Morologue Mal’ 23 mars 11:08

      @Jean Roque « Pour la horde ! » (Warcraft) - dîtes-vous.


    • Jean Roque Jean Roque 23 mars 14:03

      @Mal’
       
      Pourquoi les chérusques, les sioux, les hurons, ne connaissaient pas la propriété ? Ils n’étaient pas des bobos de goche.
       
      « La démocratie est la liberté dictatoriale du Marché, tempérée par la reconnaissance des droits de l’homme spéctacteur [le gogochon] » Guy Debord
       
      « Ne règnent ici que la Liberté, l’Égalité, la Propriété et Bentham. Liberté ! Car l’acheteur et le vendeur d’une marchandise, par exemple de la force de travail, ne sont déterminés que par leur libre volonté. Ils passent contrat en tant que personnes libres, à parité de droits. Le contrat est le résultat final dans lequel leurs volontés se donnent une expression juridique commune. Égalité ! Car ils ne se rapportent l’un à l’autre qu’en tant que possesseurs de marchandise et échangent équivalent contre équivalent. Propriété ! Car chacun ne dispose que du sien. Bentham ! Car pour chacun d’eux il ne s’agit que de lui-même. La seule puissance qui les réunisse et les mette en rapport est celle de leur égoïsme, de leur avantage particulier, de leurs intérêts privés. Et c’est justement parce qu’ainsi chacun ne s’affaire que pour lui et personne ne s’occupe de l’autre, que tous, en conséquence d’une harmonie préétablie des choses ou sous les auspices d’une providence très futée, accomplissent seulement l’œuvre de leur avantage réciproque, de l’utilité commune, de l’intérêt global. » Grundrisse, Marx


    • mmbbb 23 mars 19:09

      @Mal’ Nos aieux travaillaient comme des brutes et avaient comme perspective la guerre . Quant aux pauvres ce sont qui procréent le plus non seulement dans les pays développés mais surtout dans les pays du sud L Afrique sera le continent ou la demographie sera exponentielle Votre raisonnement est biaise Encore un article dont l auteur veut nous faire porter la robe de bure en nous infligeant la repentance. Je n est aucune responsablite sur l incurie des dirigeants africains


    • mmbbb 23 mars 19:10

      @mmbbb « je n ai »


    • Morologue Mal’ 23 mars 22:37

      @mmbbb Le réductionnisme, ça vous connaît.


    • Morologue Mal’ 23 mars 22:39

      @mmbbb (Le chronocentrisme évoqué, vous y êtes.)


    • Morologue Mal’ 23 mars 22:41

      @mmbbb (Et pas que le chronocentrisme, d’ailleurs. Que de vaine superbe, des airs de connaissance creux, comme si vous étiez revenu de tout ... !)


    • Morologue Mal’ 24 mars 15:03

      @mmbbb « Moi je suis simplement un pragmatique c ’est aussi simple, », élémentaire, mon cher Watson.  :->


    • jjwaDal jjwaDal 23 mars 11:07

      Nos effectifs posent problèmes si tout le monde adopte le style de vie occidental ACTUEL...
      Sinon la dérivée et la dérivée seconde (croissance annuelle et variation de croissance annuel) sont encourageants.


      • Morologue Mal’ 23 mars 11:10

        @jjwaDal. « Interdisons-leur ! colonisons-les, supprimons-les ! » est-ce bien la conclusion de votre propos ? L’espace vital manque ... !


      • Jean Roque Jean Roque 23 mars 14:07

        @jjwaDal
         
        La pâté de limaces pour les veaux béats sans-frontièristes, anti-racistes, biobioistes, véganistes bisounoursistes, soumissistes... les îles du Pacifique pour leurs maîtres.
         
        « Le capital ne promeut que ce qui le valorise
         » Marx
         
        « Que faire, quand un navire transportant des centaines de passagers chavire brusquement et qu’ il n’ y a qu’ un seul canot de sauvetage ? Lorsque la chaloupe est pleine, ceux qui haïssent la vie vont essayer de le charger avec plus de naufragés et de couler tout le monde. Ceux qui aiment et respectent la vie prendront la hache de bord et trancheront les mains supplémentaires qui essayent de s’accrocher au bastingage. » Pentti Linkola


      • jjwaDal jjwaDal 23 mars 16:20

        @Mal’
        Inutile de penser à ma place, je n’ai pas dis ça. Quand Meadows dit « qu’il est trop tard pour le développement durable », il sait bien que la pression agrégée de nos effectifs par nos « besoins » individuels est le problème, pas les uns ou les autres séparément les deux en même temps.
        Donc 11 milliards se gobergeant comme vous et moi ça n’arrivera pas. Il va falloir inventer autre chose, plus d’être et moins d’avoirs si on veut être égalitaire. Mais un immense prolétariat rendu inutile grâce à l’IA et 10% s’empiffrant ça passe...


      • Morologue Mal’ 24 mars 15:02

        @jjwaDal Si ça passe. Sinon nous disons la même chose, là, alors.


      • montag 23 mars 11:13

         Bonjour,

         Les choses qu’on possède....... sont-elles toutes de même nature ?

         Nous possèdent..... mais est -ce que toutes nous possèdent ? de la même façon ?
         et en est-il parmi ces choses qui nous protègent ? peut-être nous structurent ?

         Si creuser ces questions vous intéresse, j’aimerais en discuter.


        • Morologue Mal’ 23 mars 11:14

          @montag Non mais c’est pour cela, que j’ai distinguer 3 stades dans la possession, lisez bien.


        • montag 23 mars 11:41

           J’essaie de suivre
           premier stade, la propriété de soi ? si je suis bien calé, deux objections : la mère comme propriétaire de l’enfant contredit cette règle, d’ailleurs posée par un régime qui a simplement omis d’abolir l’esclavage...
           second stade, la propriété des choses, et c’est bien celui qui m’intéresse
           troisième stade, la propriété du capital , la rente ..... désolé, je ne suis pas concerné, et si j’ai une opinion sur le sujet, elle est politique, et non pas philosophique

           c’est donc, si je pige votre classification, un entretien sur le second stade qui m’intéresse


          • Morologue Mal’ 23 mars 13:42

            @montag Vous y êtes. Mais, pour un débat et nuancer, je vous invite sur http://libertephilo.forumactif.org - c’est plus pratique qu’ici.


          • Je me souviens d’une réflexion de Freud (Signe du taureau et grand collectionneur de statuettes, ;). se cantonner dans le matérialisme est souvent la meilleure manière pour l’individu de ne pas être déçu sur le plan des relations humaine. Il y aurait beaucoup à dire sur cette simple réflexion Cette nuit, pressée par un besoin urgent (stade anal) le superbe bijou en ambre dont je ne me séparais jamais s’est détaché. J’ai eu comme un sentiment de bien-être. Que d’illusions dans la possession,...


            • Morologue Mal’ 23 mars 13:44

              @Mélusine ou la Robe de Saphir. Tout meurt.


            • J’ai vécu 12 ans avec un juif dont toute la famille, excepté ses parents et un cousin lointain furent excécutés dans le ghetto de Varsovie. Il me racontait toujours la même histoire. un jour, ses cousins élognés se sont retrouvés à devoir partager un quignon de pain. Impossible de diviser le morceau en sept parties. Et l’un dû se sacrifier. De toute façon, excepté l’un d’eux, les autres sont morts. Cela pour dire que, né le même jour que la mort d’Hitler (taureau, signe de l’avoir et de la possession), il ne pouvait s’empêcher de collectionner les livres. Le plancher du sol de son appartement se courbet légèrement sous le poids de ses 12 OOO bandes dessinées, sa collection complète de Sharlies Hebdo (sous jacquette). Au moment de le quitter, il avait entamé : la pléiade. Vous me direz,...qu’avez-vous à nous raconter vos anecdotes ? J’ai repris le relève de Nabum. Les siennes tombent, c’est le cas de le dire : dans la tombe. Je me disais chaque fois, bah, à travres ses livres, c’est sa famille qu’il resscucitait. Etes-vous du signe du TAU reau, mal ??? smiley)


              • Morologue Mal’ 23 mars 13:44

                @Mélusine ou la Robe de Saphir. Et Karl Marx ?


              • Jean Roque Jean Roque 23 mars 14:30

                @Mélusine ou la Robe de Saphir.
                 
                12 ans, long pour épuiser la vacuité d’un couple gogochon, en général 3 suffisent.
                 
                Magda et Joseph ont vécu un amour fusionnelle de 24 ans, 6 enfants, et tous sont morts pour ne pas voir le monde juif de l’Avoir dominer la planète
                 
                « Le Juif s’est émancipé d’une manière juive, non seulement en se rendant maître du marché financier, mais parce que, grâce à lui et par lui, l’argent est devenu une puissance mondiale, et l’esprit pratique juif l’esprit pratique des peuples chrétiens. Les Juifs se sont émancipés dans la mesure même où les chrétiens sont devenus Juifs. » La question juive. Marx


              • @Jean Roque


                Jamais je ne remettrai en cause ce couple qui fut très riche. Mais vous avez compris. J’étais de gauche, mais,.... les bobos m’agaçaient et les libéraux (venant du’une famille bourgeoise genre : Forsythe, catho,...) m’horripilaient. J’ai pris la tangente. Ai tenté le centrisme. Au final : comme Brassens j’abdiquerai, en rappelant son crédo ; au delà de quatre, les individus forment un groupe de cons,....Les juifs n’ont rien à voir là dedans,....

              • mmbbb 24 mars 10:30

                @Mélusine ou la Robe de Saphir. Vivez dans un tonneau comme Diogene


              • @mmbbb
                Non, c’est ce que je retiens au moins d’avoir vécu avec des juifs : je lévite.


              • mmbbb 24 mars 14:06

                @Mélusine ou la Robe de Saphir. humour juif ?


              • montag 23 mars 12:09

                 
                 j’aimerais revenir sur la « possession » des objets, car je crois qu’elle s’oppose à la notion de « l’avoir ».
                 Il me semble que l’on est passé d’une époque où la rareté des objets conduisait à les posséder, et à conférer aux plus désirés un statut de totem : « ma bagnole », à une période
                d’abondance excessive qui ne laisse plus de place à cette sacralisation.
                  or, cette attitude entraînait une prise de soin de l’objet possédé et faisait de ce rapport privilégié une sorte de rempart contre son remplacement, une sorte de paravent, peut-être, contre la tentation de « plus », de « mieux » ou tout simplement de « nouveau »
                 dans cet ordre de choses, ne peut-on imaginer que l’acquisition de son habitation et du lopin de terre permettant de croire qu’on pourra au moins toujours se nourrir, formatent un budget serré qui contraint à ne pas pouvoir céder aux sirènes de la pub et des modes ?


                • @montaG


                  Effectivement et comme le recommandaient dejà les grecs, les problème n’est pas dans la possession en elle-même, mais dans l’hubris (ou hybris), la démesure. L’impossibilité de mettre des limites. L’éternel Tonneau de Danaïdes. Et aujourd’hui, comme l’humain vit plus longtemps, le risque de remplir le vide existentiel pas l’avoir au détriment de l’intériorité qui elle demande des temps d’arrêts, des pauses, même d’accepter l’ennui, le vide. n’est plus toléré. Nos anciens savaient mieux « s’ennuyer » que nous. Et ce n’était pas nécessairement un défaut. Les peintres ne craignaient pas de donner dix ans de leur vie pour terminer leur tableau. 

                • Morologue Mal’ 23 mars 13:46

                  @Mélusine ou la Robe de Saphir. C’est-à-dire, en somme, que je préfère avoir beaucoup, beaucoup d’esprit, plutôt que d’être possédé. D’ailleurs, être possédé, ça n’est pas très catholique ...


                • @Mal’


                  Je commence à sentir une pointe d’humour dans vos interventions. Mon ex était fier de transpoter avec lui sont drapeau (je na sais plus lequel) du parti socialiste. MArx, Trotsky, j’ai oublié. Machon poussiéreux, la pointe élancée comme la lance de Don quichotte,.... Bon d’accord, cela me rappelle dans mes lointains souvenirs que j’étais très fière à 18 ans de commencer la « PLéiade », avec les « Possédés » de qui vous savez,....Etre possédé n’est pas déplaisant. Tout dépend par qui,.. smiley. Cela me rappellle un roman de gare assez croustillant de Félicien Champsaur : Le semeur d’amour. Je conseille,...

                • mmbbb 23 mars 21:17

                  @montag il s ’agit moins de l objet que de l avoir de son compte bancaire. Les gens riches ont de belles demeures avec des tableux et de belles bagnolles Quant a un gamln de riche les portes s ouvrent plus facilement me semble t il


                • Morologue Mal’ 24 mars 15:04

                  @mmbbb Elémentaire.


                • Jean Roque Jean Roque 23 mars 14:16

                  La vraie formule est :
                   
                  « Les choses qu’on marchandise nous ont marchandisés [gogochonisés] »
                   
                   
                  Mais bon, les présocratique l’avait déjà vu. « Le vrai est le tout » veut dire le vrai dévoilement de l’essence humaine est la communauté immanente dans le mouvement du Cosmos.
                   
                   
                  « L’émancipation [discours de gocho-le-collabo] est le panier supérieur de l’aliénation » Marx


                  • Jean Roque Jean Roque 24 mars 12:28

                     
                    « Les choses qu’on échange nous ont changé en choses »
                     
                     
                    Le travailleur ne se produit pas lui-même, il produit une puissance indépendante. Le succès de cette production, son abondance, revient vers le producteur comme abondance de la dépossession. Tout le temps et l’espace de son monde lui deviennent étrangers avec l’accumulation de ses produits aliénés. Le spectacle est la carte de ce nouveau monde, carte qui recouvre exactement son territoire. Les forces même qui nous ont échappé se montrent à nous dans toute leur puissance.
                     
                    31, Société du spectacle, Debord


                  • zygzornifle zygzornifle 23 mars 15:40

                    Pour cela qu’il faut châtrer Tariq Ramadan , ce qu’il possède lui fait du mal ....


                    • Morologue Mal’ 24 mars 14:57

                      @zygzornifle Awkward.


                    • Taverne Taverne 24 mars 11:28

                      La bonne distance entre soi et les choses n’est pas dans le désir d’appropriation. La bonne distance est à trouver. La mesure et la qualité de nos rapports aux choses sont sources d’équilibre et même de bonheur.


                      • Morologue Mal’ 24 mars 14:57

                        @Taverne Oui.


                      • gueule de bois 25 mars 09:41

                        cf Les choses de Georges Perec.

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