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Accueil du site > Actualités > Economie > Les derniers chiffres sur la bulle du crédit aux USA et en Europe

Les derniers chiffres sur la bulle du crédit aux USA et en Europe

La fuite en avant aux Etats-Unis se poursuit, tel un drogué qui augmente sa dose pour maintenir les effets. En Europe, la dette semble refluer !

Voici un point sur ce qui est à l’origine de la crise que nous connaissons, c’est à dire la bulle de crédit géante générée par les plans de relance à répétition associés aux politiques keynésiennes et aux états boulimiques de la plupart des pays riches :

Aux USA (statistique Z1 de la FED), la masse de dette atteint désormais 52592 milliards de $, ce qui représente la somme intéressante de 700 000$ par ménage standard (un couple avec deux enfants), ou encore 370% du PIB US (le pic associé à la crise de 1929 était de 160% environ en début de crise, et un peu plus de 260% après 3 ans de crise à cause de l’effondrement du PIB associé).

Plus en détail, voici l‘évolution de la dette selon les différents secteurs aux USA :

secteur

Evolution sur les 3 derniers mois (exprimée en rythme annualisé)

total

5,81%

institutions financières

7,21%

ménages

-2,19%

états (*)

38,69%

sociétés non financières (entreprises)

2,78%

(données : FED, stat Z1)

La croissance du crédit a ralenti (+5,8%) sans s’arrêter, mais comme au trimestre précédent, c’est l‘état qui a fait l’essentiel, sans réussir à relancer le crédit chez les ménages, malgré sa fuite en avant tout à fait exemplaire et caractéristique d’une politique keynésienne parfaitement appliquée.

Les institutions financières ont également augmenté leur endettement (+7,2%)

Un des aspects fondamentaux d’une économie artificielle reposant sur le crédit est que comme pour un drogué, elle a besoin de stimulations toujours plus fortes pour se maintenir à flot : Les plans de relance étatiques ont en apparence une certaine efficacité dans un premier temps et semblent raisonnables en terme de coût. Puis il faut augmenter sans cesse les doses de dette parce que le consommateur devient de plus en plus équipé et a de moins en moins d’appétit de consommation.

  • En 1983, il fallait 1,63 $ de dette nouvelle pour obtenir 1$ de croissance du PIB.
  • En 1997, il fallait 3,08$.
  • En 2007, il fallait 6,86$ pour obtenir ce même $ de croissance.

 

Croissance du PIB (milliards de $)

Croissance de la dette (milliards de $)

$ de dette supplémentaire pour obtenir 1$ de croissance du PIB

1983

427

694,6

1,63

1997

473

1457

3,08

2007

640

4394

6,86

(données : FED)

Ceux qui prétendent aujourd’hui “relancer le crédit” n’ont pas compris une chose essentielle : La quantité de dette qu’ils devront “injecter” pour obtenir le $ de croissance supplémentaire croit de façon exponentielle, jusqu‘à la rupture (*) qui est en train de se produire en ce moment.

Cette évolution fait qu’un simple ralentissement de la croissance de la dette est à présent suffisant pour provoquer une catastrophe, vu qu’on sort du schéma exponentiel : même si on parvenait à “effacer l’ardoise” miraculeusement, l‘économie ne repartirait pas (tant que l’on ne voudra pas sortir des schéma passés fondés sur le crédit) parce qu’il faudrait pour cela retrouver une croissance de la dette encore plus forte qu’au cours des années 2000 (en monnaie constante !).

En Europe maintenant, selon les données de la BCE, la situation n’est pas tout à fait la même, puisque le crédit a commencé à se contracter sur les 3 derniers mois (octobre à janvier). Il faut être prudent sur l’interprétation des données de la BCE qui sont moins complètes que celles des USA (en particulier sur les dettes gouvernementales), mais la différence est sensible, surtout en ce qui concerne les institutions financières.

secteur

Evolution sur les 3 derniers mois (exprimée en rythme annualisé)

Institutions financières

-15,56%

Ménages

-3,19%

Etats (*)

2,33%

Sociétés non financières (entreprises)

5,24%

Evolution globale

-5,77%

La politique européenne a été un peu moins interventionniste que celle des USA, sans doute parce que la marge de manoeuvre disponible en Europe est moins grande qu’aux USA (les états européens partant en moyenne de plus haut en terme d’endettement public, et les taux des emprunts d‘état y étant plus élevés).

Les déclarations de beaucoup de dirigeants ne montrent aucune prise de conscience de la réalité : on continue à croire que le crédit pourra être relancé à l’infini, et on s’occupe comme on peut à chercher des boucs émissaires.

Nous avons eu droit à un flot de déclarations sur le thèmes des paradis fiscaux, des stock-options et bonus de divers patrons, du bouclier fiscal, etc …

Je ne soutiens évidemment pas le blanchiment d’argent ou le versement de récompenses à des dirigeants qui ont mis leur société en faillite. Sans doute que ces problèmes doivent être débattus, mais focaliser le débat sur des détails insignifiants comme les stock-options, les bonus de hauts cadres bancaires (qui ne représent même pas 0,1% des sommes en jeu dans la crise actuelle), ou quelques textes règlementant certaines activités financières permet surtout de donner l’impression d’agir, tout en évitant de parler du vrai problème qui est de passer d’un modèle économique artificiel fondé sur une croissance exponentielle de la dette à un autre modèle économique basé sur une croissance saine où la dette ne progresse pas plus vite que la production de richesses réelles.

Pour finir, sur ce problème de la bulle de crédit, j’encourage les lecteurs du blog à consulter le site de Michal Hodges, que j’ai mis en lien depuis la création de ce blog, et qui a remis à jour ses données sur la dette en mars 2009.

Encore un libéral authentique qui avait parfaitement analysé le problème !

Le livre de l’auteur : La crise financière 2008-2010 : mode d’emploi pour la décrypter et l’exploiter (édition 2)

* Petite précision qui me semble indispensable par les temps “populistes” qui courent : par le mot “rupture”, je n’entends évidemment pas “fin de l‘économie de marché” (certains intellectuels issus d’une autre génération et vivant dans leur petite bulle soixante-huitarde en rêvent depuis 30 ou 40 ans).

 

Bien au contraire, cette rupture (les grandes crises sont l’occasion de grands changements de tendance) signifie sans doute la fin d’une tendance à l’expansion incessante du poids des états dans nos économies et de plans de relance caractérisés par des dépenses publiques toujours plus grandes. Ces états n’ont aujourd’hui plus les moyens de leurs ambitions.

Désolé pour ceux qui pourchassent un “néo-libéralisme” imaginaire (à coup de slogans et de jolis discours creux ne contenant pas la moindre preuve chiffrée pour étayer leurs dires), mais les faits et les chiffres sont implacables, nous vivons bien actuellement dans des économies plus étatisées que jamais… à la notable exception près de … la Chine, dont le poids de l‘état est passé de 90% à moins de 40% au cours des dernières décennies, et qui a “comme par hasard” réalisé la plus forte expansion économique de toutes les grandes économies.


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55 réactions à cet article    


  • John Lloyds John Lloyds 24 mars 2009 11:45

    L’effondrement du dollar est prévu d’ici l’été ou l’automne, même le très prudent Minc l’envisage. Quant à Jorion, il emploie le terme d’autodestruction (terme que j’avais employé dans mon article il y a un mois). Voici ce qu’il en dit :

    "Le processus était condamné à s’interrompre aussitôt qu’ils seraient tous insolvables, stade qui fut atteint en 2007. Plutôt que d’enrayer la crise de la seule manière possible, c’est-à-dire en redéfinissant la donne entre rentiers, entrepreneurs et travailleurs, les gouvernements ont choisi d’encourager entreprises et travailleurs à s’endetter encore davantage, produisant ainsi de nouveaux intérêts dont bénéficient les rentiers, tandis que les banques centrales se voient confier parallèlement la tâche de créer de toutes pièces la montagne d’argent qui sera déversée dans l’abysse toujours plus profond de la dette.

    Captif désormais d’une rétroaction positive, autrement dit auto-renforçante, le capitalisme est entré dans une phase d’autodestruction."


    • geko 24 mars 2009 12:28

      "Nous avons eu droit à un flot de déclarations sur le thèmes des paradis fiscaux,"

      Selon alternatives économiques la fuite de capitaux dans les paradis fiscaux représenterait de 5 à 7% du PIB mondial en 2005 ! "Global Perspective on External Positions" NBER Working Paper N° 11589, september 2005.

      Sinon bonne description d’une économie casino qui veut continuer d’exister avec l’assentiment de nos gouvernants c’est à dire les Etats !
      Il est à noter qu’en 2007 les USA aspirait 49.2 % de l’épargne mondiale ! c’est pas un chiffre sorti de mon imaginaire....

      J’arrête là, l’auteur n’écrit pas pour débattre mais imposer ses analyses certes bien argumentées mais qui ne souffrent pas la critique ! 
      Pour être tout aussi radical que l’auteur, vous dénoncez les Etats mais vous oubliez de dire que les Etats bossent pour les califes du néo-libéralisme !

      Merci pour le débat !


      • plancherDesVaches 24 mars 2009 13:05

        Geko, néanmoins sinon, nous pouvons débattre entre nous.
        J’avais lu un montant du "trou noir" de 10 000 milliards de dollars. Alors, il y a une chose qui m’interpelle (teuse).
        Comment peut-on estimer un montant qui par définition, est soi-disant impossible à déterminer face au "secret bancaire".
        Cela voudrait-il dire que les soi-disant échanges sécurisés entre banques-multinationales et paradis fiscaux ne seraient que soi-disant pas connus... ???
        J’ai vaguement l’impression que les soi-disant informations qu’on nous jette en pature sont destinées à des pas-du-tout-soi-disant imbéciles.


      • geko 24 mars 2009 14:15

        Concernant ce trou noir : "Par définition, tout euro, tout dollar ou autre monnaie qui sort d’un pays est un euro, un dollar,etc. qui entre dans un autre. Qaund on compare, au niveau mondial, d’un côté le total des capitaux qui sortent de l’ensemble des pays et de l’autre, tous ceux qui y entrent, on devrait donc tomber sur le même résultat. Or il existe une différence croissante qui représente actuellement de l’ordre de 5 à 7% du PIB mondial ! Il y a visiblement des capitaux qui sortent de certains pays mais vont nulle part. Ou presque : en fait, ils se dirigent en grande partie vers les paradis fiscaux où l’on perd la trace de leurs propriétaires..." Alternatives économiques Hors série N° 80


      • Emmanuel Aguéra LeManu 24 mars 2009 17:39

        Au moment où le gouvernement s’evertue à éviter le retour du boomerang du Paquet fiscal, je me marrait à écouter Devidjian tout-à-l’heure en core expliquer à un journaliste qu’il valait mieux (texto) filer un chèque à un nantis que de le voir planquer ses avoirs au Lichtenstein... Ces gens croient-ils vraiment ce qu’ils disent ou ne nous racontent-ils tout simplement n’importe quoi ? Vous les avez vus revenir, les Halliday, Prost et Leconte, vous ? En taule, les traitres !
        A propos, toujours personne n’a la liste des bénéficiaires de ces chèques ? Ca fait des mois que je la réclame, elle doit bien se trouver quelque part, non ? (C’est pour un affichage).


      • plancherDesVaches 24 mars 2009 12:34

        Monsieur Abadie, toujours d’aussi bons articles.

        Je complète les écrits de John Lloyds par un article tout chaud de ce matin :
        http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20090324trib00035 8743/pekin-veut-une-autre-monnaie-que-le-dollar-pour-le-commerce-mondial.html
        "Pékin veut une autre monnaie que le dollar pour le commerce mondial"

        En effet, nationaliser seulement 1000 milliards de dollars de perte est trés peu par rapport au montant total des "actifs" vachement pourris .

        Revenons à votre vision du poids de l’état dans la finance.
        Prendre le poids diminuant de l’état chinois pour justifier d’une croissance importante est justement ce qu’il ne fallait pas faire. Ils ne partaient de RIEN, donc ne pouvaient que croitre rapidement.
        Ainsi, entre 1 et 2, il y a un accroissement de 100%, entre 2 et 3, ne reste QUE 50% et entre 100 et 101.... Bref.

        Néanmoins, la petite sauterie actuelle est le fait AVERE d’une politique trop laxiste de la finance qui a provoqué cette concentration de richesse à l’origine du petit retournement actuel.
        Et sans être 68 "tard", il n’est pas difficile de prévoir des conflits mondiaux, chose légèrement opposée au fameux "peace and love"....


        • geko 24 mars 2009 12:57

          Il serait tant que les USA arrêtent de vivre sur le dos de la planète ! Le souhait de Keynes d’une monnaie internationale va peut être se réaliser sous la pression des chinois ! Vive le "Bancor" smiley


        • plancherDesVaches 24 mars 2009 13:30

          Ouaich... pourquoi pas.
          Mais quelque soit la monnaie, il faudra impérativement retourner vers une AUTO-SUFFISANCE des peuples afin de garantir que le cercle vicieux du pompage économique ne fasse plus les mêmes dégats que ce que nous allons vivre.
          Et nous allons, de toute façon, retrouver le communotarisme tant haïe par les "investisseurs".
          Cherchez sur Altavista : Airdrie savings banks le Monde

          Chose amusante, lorsque l’on considère chaque chute de nation dominante, c’est toujours la même chose : chacun cherche des bouc-émissaires pour se dédouaner de ses responsabilités...


        • Gaëtan Pelletier Gaëtan Pelletier 30 mars 2009 03:57

          @plancher des vaches

          On commence à parler de soulèvements...
          La presse « officielle » n’en parle pas trop. Quant aux États-Unis, la parade est encore belle. Mais on se demande pour combien de temps.
          On regarde la façade... Style décor de théâtre... Rien derrière. Juste des poutres temporaires pour soutenir ce mur tromple l’oeil...


        • worf worf 24 mars 2009 13:20

          hier encore, dans l’émission de Taddéi (ce soir ou jamais), les invités n’ont fait que gratter la couche superficielle de la crise, les 2 politiques de partis opposés se sont renvoyés la balle, on a encore parlé de moraliser le capitalisme, des stock-options, parachute dorée et tout le tralala sans vouloir remettre en cause le système.
          En fait, seul un philososphe présent a mentionné que ce n’est pas le politique mais la rue, des groupes de pression, des gens manifestant comme ceux devant AIG qui pourraient faire pression sur les "capitalistes" pour qu’ils retrouvent un peu "d’éthique" de leur profession !


          • herve33 24 mars 2009 14:16

            nous vivons bien actuellement dans des économies plus étatisées que jamais… à la notable exception près de … la Chine, dont le poids de l‘état est passé de 90% à moins de 40% au cours des dernières décennies, et qui a “comme par hasard” réalisé la plus forte expansion économique de toutes les grandes économies.

            Si les économies n’ont jamais été aussi étatisées que jamais , c’est parce qu’on fait appel à l’Etat pour éponger les pertes que l’économie néolibérale non régulée a causées . l’Etat est le derniers recours pour empecher des entreprises bancaires ou l’automobile de faire faillite .
            Maintenant , est-il justicieux d’avoir sauver ces établissements qui ont fauté ou tout simplement n’ont pas su s’adapter ? 

            Le sauvetage du secteur bancaire sans de fortes contreparties , ou sans révoir en profondeur les régles est en fait la plus grosse arnaque , c’est le déversement de l’argent des contribuables dans un puits sans fond . Ces mesures sont d’autant plus choquantes que ceux sont les grosses structures qui vont recevoir de l’argent public alors que les PME qui seront plus touchées par la crise ne recevront que peu d’aides .


            le LEAP a publié aujourd’hui un communiqué à l’attention des participants du G20 : 

            3 mesures indispensables pour que la crise actuelle ne se termine pas en catastrophe  :

            abandon au dollar comme monnaie de référence au profit d’un panier de devises  : Le Dollar américain et l’économie des Etats-Unis ne sont plus en mesure d’être les piliers de l’ordre économique, financier et monétaire mondial.

            Controle de l’ensemble des banques

            Evaluer au plus vite l’Etat du système financier des pays anglo-saxons et de la Suisse .


            Sans l’application de ces mesures , nous entrerons dans une phase de dislocation géopolitique généralisée , où nos dirigeants ne controleront plus rien .

            Souhaitons qu’ils ont tort car il faut craindre qu’ aucune de ces mesures ne soient prises lors de ce G20 . 








            • plancherDesVaches 24 mars 2009 14:26

              "abandon au dollar comme monnaie de référence au profit d’un panier de devises : Le Dollar américain et l’économie des Etats-Unis ne sont plus en mesure d’être les piliers de l’ordre économique, financier et monétaire mondial."
              Ca, ça vient d’être demandé par la Chine, ce matin. En plus de la future création de sa propre monnaie par les Pays du Golfe qui veulent virer le roi dollar.

              "
              Contrôle de l’ensemble des banques"
              Ca, nous voyons, rien qu’en France, que ce n’est pas possible au niveau mondial car trop de dirigeants ont des intérêts communs avec leurs amis banquiers.

              "Evaluer au plus vite l’Etat du système financier des pays anglo-saxons et de la Suisse"
              Ca, c’est impossible vu les intérêts en jeu et surtout reviendrait à supprimer les paradis, dernière réelle concurrence dont les riches bénéficient. Et il n’y a pas QUE les anglo-saxons et la Suisse....

              Nous allons donc dans le mur.


            • Login Login 24 mars 2009 14:20

               En fait, on passe les taux d’interet à 0 et cree des emprunts monstreux pour résorber une dette
               dont le principal vient de l’interet. Mais c’est du Madoff  ! 


              • plancherDesVaches 24 mars 2009 14:28

                Oui.

                Et comme pour toute entreprise ou tout humain, quand l’endettement sert aux dépenses courantes et non l’investissement, la banqueroute a déjà commencé.


              • herve33 24 mars 2009 15:29

                D’après le célèbre économiste Roubini , c’est le système financier des US qui ressemble une gigantesque pyramide à la Madoff : http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2583 .


              • deovox 24 mars 2009 15:19

                vive la main invisible du marché, et à bas ces salopards de contribuables qu’on saigne à blanc pour maintenir ce système à flot.
                les gentils libéraux ne sont absolument pas responsables de l’omni-crise. non, c’est les états interventionnistes qui ont semé cette pagaille. la preuve, en chine...
                 la privatisation des profits et la mutualisation des pertes, c’est encore un délire de quelques intellectuels isolés dans leur bulle soixantehuitarde ?
                c’est sur que mathematiquement, les parachutes dorés et les stock options ne pèsent rien. leur importance se trouve plutôt dans le fait qu’ils révèlent la mentalité des patrons voyous , et en disent long sur leurs intentions de revenir à plus de moralité. 


                • plancherDesVaches 24 mars 2009 16:10

                  Deovox, que les 68 "tard" aient décidé de pomper toutes les richesses du monde est de leur responsabilité.

                  Que nous les virions est de NOTRE responsabilité.

                  Pour les patrons, en effet, ceux qui sont les serfs des actionnaires-investisseurs sont à remplacer.


                • Fabien 09 Crazy Horse 25 mars 2009 10:16

                  Il ne faudrait pas oublier que certains soixante-huitards ont retourné leur veste depuis longtemps et participent activement au vol légitimé qu’est le capitalisme...


                • Yaka Yaka 24 mars 2009 16:17

                  "vive la main invisible du marché, et à bas ces salopards de contribuables qu’on saigne à blanc pour maintenir ce système à flot."

                  Un économiste réputé a émit l’hypothèse que si cette mqin est invisible, c’est parce qu’elle n’existait probablement pas...

                  "la privatisation des profits et la mutualisation des pertes, c’est encore un délire de quelques intellectuels isolés dans leur bulle soixantehuitarde ? "

                  C,est un peu caricaturale, la mutualisation des pertes se fait sur des entreprises dont le fonctionnement est essentiel (Banques, automobile).
                  Apres je suis d’accord que quand ces banques font du profit, y a jamais de mutualisation.


                  • plancherDesVaches 24 mars 2009 16:36

                    www.iknowsocialisationdespertesparendettementdesétats.com


                  • Fabien 09 Crazy Horse 25 mars 2009 10:27

                    "C,est un peu caricaturale, la mutualisation des pertes se fait sur des entreprises dont le fonctionnement est essentiel (Banques, automobile)"

                    Essentiel pour qui ? L’humanité ?

                    Y a un gros problème de vision du monde là...

                    Au défenseur acharné du mode de vie actuel : rassurez-vous, les états mettent tout en oeuvre pour que le capitalisme perdure. Le sommet de l’OTAN devrait donner naissance aux outils répressifs qui garantiront que les coco et les anars restent sages et ne perturbent pas le bon fonctionnement de ce système de merde.

                    Pour les autres : euh... la lutte continue. Prévoyez de la lecture en prison, et une corde accessoirement. On est vraiment, vraiment mal barré...


                  • François M. 24 mars 2009 16:35

                    Les médias et les politiciens refusent de vous parler de l’élément le plus important de la prochaine phase de la crise financière. Les contrats du marché des produits dérivés totalisent environ 700 000 milliards de dollars (700 000 000 000 000$) selon la Banque des règlements internationaux (BRI) ou Bank for International Settlements (BIS) en anglais).

                    Pour vous donner une idée de grandeur et vous mettre ce chiffre en perspective, la crise du marché de l’hypothèque résidentiel (subprime) était au plus de 23 000$ milliards aux États-Unis. Nous nous échinons avec ces plans de sauvetage pour sauver les marchés boursiers, mais il n’est évalué qu’à un peu moins de 15 000$ milliards au total, aux États-Unis encore. Le PIB de ce dernier est de 14 200$ milliards. La valeur totale de tous les marchés boursiers du monde ne dépassent pas les 50 000$ milliards, selon la World Federation of Exchanges.

                    La bulle des produits dérivés qui est en train d’éclater et qui va prendre toute son ampleur cette année et en 2010, celle du papier commercial bancaire, des fonds de couvertures, est de l’ordre de 700 000 milliards de dollars. (Source)


                    Tous les détails : http://les7duquebec.wordpress.com/2009/03/17/l%E2%80%99assouplissement-quantitatif/


                    • plancherDesVaches 24 mars 2009 16:45

                      Oui.
                      Ben... on savait. C’est pas un scoop.

                      J’ai évalué avec un groupe de potes, une estimation "entre2bières" des "actifs" véreux à 600 000 milliards.
                      Une nouvelle évaluation d’un cabinet ricain a mis la barre à 1 400 000 milliards de dollars.
                      On a encore fait petit. On aurait dû boire plus.

                      Où est le problème... ??? Plus de bières.. ??? Soit.

                      Mais il faut retrouver la "confiance". Dans la bière smiley


                    • glouglou 24 mars 2009 17:18

                      C’est clair,ils continuent à se tirer des balles dans les pieds.....surtout ! qu’ils ne comptent pas sur nous pour rembourser leurs débilités..... smiley sauf à coups de basooka....


                      • plancherDesVaches 24 mars 2009 18:43

                        Tiens...Glouglou.
                        J’aime bien votre retournement de veste lorsque vous voyez que vos intérêts ne semblent plus correspondre à ceux de vos copains libéraux.
                        Bienvenue dans le monde réel.


                      • amedee 24 mars 2009 18:11

                        d’apprès les tableaux 2007 l’amérique du nord représente mois de 8% des exportations europe (a peu près comme l’asie).
                        ce que j’ai du mal à piger, c’est pourquoi l’europe se sent sur le même bateau que les USA.
                        Le dollar est une monnaie de singe et ceux l’ont dans le baba c’est ceux qui en ont et ceux qui croient détenir une créance sur les USA, donc les chinois russes et moyen orient.
                        la dépendance de l’europe n’est pas économique mais psychologique voire "psychanalytique." Si l’europe avait "tué le père" comme le dirait les psys, je suis convaincu qu’il n’y aurait eu qu’une petite crise en europe (du mois pas au point de voir le CAC se crasher autant).


                        • Xavxav 24 mars 2009 18:16

                          Vous écrivez : la Chine, dont le poids de l‘état est passé de 90% à moins de 40% au cours des dernières décennies, et qui a “comme par hasard” réalisé la plus forte expansion économique de toutes les grandes économies.
                          Si vous vous référez au PIB, vous avez peut-être raison. Sauf que le PIB est loin d’être un indice pertinent de la prospérité et de la qualité de vie. Ce désengagement de l’état s’est accompagné de cadences de travail infernales des chinois, des droits syndicaux baffoués, de la liberté d’expression au placard et de la dégradation sans précédent de l’environnement.
                          Dans son livre Effondrement : Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie, Jared Diamond est très critique sur la dégradation de l’environnement en Chine.


                          • Marc Bruxman 24 mars 2009 19:23


                            Si vous vous référez au PIB, vous avez peut-être raison. Sauf que le PIB est loin d’être un indice pertinent de la prospérité et de la qualité de vie. Ce désengagement de l’état s’est accompagné de cadences de travail infernales des chinois, des droits syndicaux baffoués, de la liberté d’expression au placard et de la dégradation sans précédent de l’environnement.
                            Dans son livre Effondrement : Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie, Jared Diamond est très critique sur la dégradation de l’environnement en Chine.


                            Encore un qui parle et qui n’y a pas mis les pieds :( Dire que les conditions de vie des chinois ne se sont pas améliorées en vingt ans il faut soit être aveugle soit ne jamais y avoir foutu les pieds. On parle d’un pays qui connaissait des FAMINES à une époque encore récente et vous me parlez de conditions de travail. Excusez moi mais vous êtes à coté de la plaque. D’autant que les conditions de travail à la campagne chinoise, je vous laisse demander aux gens qui ont été déportés par le gouvernement étatistes pour devenir fermier dans le nord (ou il reigne des températures sibériennes l’hiver) ce qu’ils en pensent. 

                            De même quand vous parlez à des gens qui commencent juste à pouvoir vivre comme vous avez la chance de vivre et qu’on leur dit mais c’est mal vous polluez, il ne faut pas vous étonner qu’ils vous prennent pour le roi des cons. Vous roulez surement dans une petite (ou grosse) voiture, la bas cela ne fait que depuis l’an 2000 que la classe moyenne peut s’en payer une. Avant c’était un luxe réservé à quelque aparatchiks ou utilisé à but professionnel. Et malgrés toutes les améliorations, leurs conditions de vie restent sur certains point très dures. 

                            Tout ca juste pour vous dire que l’on commence à se préoccuper des conditions de travail et de qualité de vie lorsque l’on est bien nourri et repu comme nous occidentaux. Les chinois dans leur immense majorité n’en sont pas encore à ce stade. Et ils veulent pour l’instant accéder au même niveau de vie que vous... Vous savez ce niveau de vie dont vous vous plaignez en permanence mais qui fait rêver 90% de la population du globe. 

                            Enfin les droits syndicaux en Chine, cela fait depuis Mao qu’ils n’existent plus (de même que le droit de grêve qui fut et est toujours considéré comme contre-révolutionnaire). La liberté d’’expression, elle a giclée bien avant la révolution culturelle. Il y a plutot des améliorations sur ce point la même si cela reste inadmissible pour nos standards occidentaux. Seule la dégradation de l’environnement peut être vu comme récente et due à la libéralisation. 






                          • icar 24 mars 2009 18:31

                            Nous sommes cuits durs(pour reprendre une expression de Thierry Roland)....après les banques....les Assureurs sont dans la ligne de mire avec l’explosion prochaine des CDS....il faut trouver rapidement 350 milliards d’euros pour l’échéance du 31 Mars 2009 !!! Bonjours les dégats.....restera à se procurer 1600 milliards pour le restant de l’année en cours et le 1er trimestre 2010 !!!.......heureusement que la planche à billets a été inventée......faudrait peut-être prévoir un peu de graisse d’oie pour les roulements .......
                            parce que la BULLE des Cartes de crédits approche également à l’horizon ....


                            • plancherDesVaches 24 mars 2009 19:45

                              Icar...

                              Vous semblez manquer d’infos. Ce qui est logique dans cette situation de manipulation extrème.
                              Le "trou" a combler est estimé par un bureau financier de New York à 1 400 000 milliards de dollars. Retournez jouer dans votre cour d’école avec vos pauvres centaines de milliards.
                              Vous faites petit.


                            • Marc Bruxman 24 mars 2009 18:50

                              Merci pour l’article et effectivement le sur-interventionisme des états nous conduit à notre perte. Ou plus exactement conduit les états unis à leur perte car effectivement pour une fois les européens ont été beaucoup plus sages que leurs homologues américains sur l’endettement.

                              Et c’est bien l’endettement qui est le problème. La crise des subprimes et la titrisation ne sont qu’une conséquence de la bulle du crédit, pas l’inverse. Si les USA avaient interdit la titrisation le jeu se serait arrété pendant le premier septennat de Bush, mais la crise aurait déja été très dure. 

                              Et il ne faut jamais oublier que cette bulle de l’endettement était la seule façon de maintenir la société industrielle que l’on a connue depuis notre naissance et qui bat de l’aile depuis les années 70 car les reconstructions sont terminées. 

                              Il est maintenant évident que l’industrie va suivre le chemin de l’agriculture. Elle restera vitale, mais n’emploiera plus personne (ou presque) et ne sera plus une grosse source de profits. Le reste de l’économie va continuer à tourner même si il sera fortement perturbé par ce changement. Et l’impact de la révolution technologique en cours va finir de se faire sentir violamment. 

                              Maintenant que la finance s’effondre, l’industrie suit en priorité car elle est très consomatrice en capitaux. Et les états se sentent obligés de suivre car il y a une alliance objective entre états et industrie depuis le début du XXème siécle et la course aux armements. De plus l’industrie occupe des gens dans les campagnes dont on ne saurait que faire sinon. En conséquence, les états augmentent leur endettement. ce qui va finir d’achever le système de la société industrielle. Nous allons donc assister à une vingtaine d’années de troubles politiques, économiques et sociaux dont la décantation conduiront à une société post-industrielle stable. 

                              Donc ne pleurez pas trop tot ce n’est que le début et même si il devait y avoir une reprise à court terme (ce qui n’est pas à exclure), la rechute risque d’être rapide sauf à compter que les politiques prennent en compte le fait que l’ancienne société du duopole Etat, Industrie est finie. 

                              Mais quand on voit que l’état veut faire intervenir le fond stratégique pour sauver Heuliez (et donc surtout des emplois car Heuliez n’a plus grand chose de valorisable) on se rend compte que le chemin à parcourir est long. 

                              Quand on voit les états voler au secours de la presse quotidienne papier sans s’appercevoir que le futur des médias est en ligne, on se rend compte que le chemin à parcourir est long. 

                              Mais le problème c’est avant tout une question de rapports de forces. Une société industrielle a besoin d’un état fort pour fonctionner. Une société de service a moins besoin d’un état fort. Difficile pour les politiques d’accepter un changement qui va diminuer leur pouvoir. Mais ils devraient se rendre compte que mieux vaut moins que pas du tout. 



                              • Proudhon Proudhon 24 mars 2009 19:04

                                @marx bruxman

                                Vous dites :
                                "La crise des subprimes et la titrisation ne sont qu’une conséquence de la bulle du crédit, pas l’inverse."

                                Les subprimes et la titrisation sont une escroquerie pure et simple. Il faut arrêter de croire et de faire croire que les marchés financiers ont tous les droits. Ces gens devraient être en taule, à la place des jeunes de banlieues qui volent un scooter ou autre objet de peu de valeur.

                                Ce ne sont pas les Etats qui sont à l’origine de la crise, c’est le système capitaliste, point à la ligne...


                              • Marc Bruxman 24 mars 2009 19:34


                                Les subprimes et la titrisation sont une escroquerie pure et simple. Il faut arrêter de croire et de faire croire que les marchés financiers ont tous les droits. Ces gens devraient être en taule, à la place des jeunes de banlieues qui volent un scooter ou autre objet de peu de valeur.
                                Ce ne sont pas les Etats qui sont à l’origine de la crise, c’est le système capitaliste, point à la ligne...

                                Et pourtant, ce sont les états qui ont abaissé les taux d’intérêts en l’an 2000 pour ne pas que leur petit peuple ait à subir de la récéssion liée à la chute du marché technologique. Et ce sont ces taux faibles qui ont crées une bulle immobilliére inarrétable. Ca c’était le gateau. Les subprimes c’était la cerise. 

                                Lorsque l’on crée une bulle spéculative à de simples visées politiques, il ne faut pas s’étonner qu’elle s’emballe et que l’on paie très cher. Les subprimes ici c’était une simple courroie de transmission qui existait depuis des années sans poser de problèmes (de même que la titrisation). Sauf que la courroie de transmission n’était pas conçue pour supporter la force de taux d’intérêts à 1% et que cela a foutu en l’air la machine. 

                                Quand à foutre en tole tous les banquiers qui ont participés à cela, vous seriez surpris de voir à quel point les responsabilités sont dilluées. Et vous risquez bien d’avoir plusieurs millions de personnes à foutre en tole, dont beaucoup ne se sont probablement pas rendus compte de ce qu’ils fesaient. (Vous seriez surpris de voir à quel point l’employé de base dans une banque est bête, mais pourtant il a souvent volontairement poussé des produits sur lequel il avait une prime sans trop chercher à comprendre. Le mec du dessus vous dira que le réglement imposait à l’employé de banque de faire certaines vérifications. Et beaucoup d’infos ne sont jamais remontées tout en haut car personne n’en avait rien à foutre tant que les primes tombaient. Mais en situation de bulle spéculative, l’incompétence non seulement n’est pas un problème mais elle est favorisé. L’état a crée cette bulle, il est grandement coupable du résultat). 




                              • Fabien 09 Crazy Horse 25 mars 2009 10:33

                                " Et pourtant, ce sont les états qui ont abaissé les taux d’intérêts en l’an 2000 pour ne pas que leur petit peuple ait à subir de la récéssion liée à la chute du marché technologique. "

                                Expliquez-moi je vous prie comment les états européens, qui n’ont plus le contrôle de leurs banques centrales (c’est dans les textes), ont bien pu abaisser les taux d’intérêts.

                                Il faudrait peut être commencer justement par re-nationnaliser les banques centrales.


                              • Proudhon Proudhon 24 mars 2009 18:53

                                Dire :

                                "nous vivons bien actuellement dans des économies plus étatisées que jamais…"

                                C’est carrément du foutage de gueule, sauf dans le cas que nous vivons actuellement où ce sont les Etats qui effacent les dettes des connards néo-libéraux et de leur escroquerie internationale.


                                • JL JL 24 mars 2009 19:02

                                  Vous vous moquez du monde quand vous écrivez : ""Désolé pour ceux qui pourchassent un "néo-libéralisme" imaginaire (à coup de slogans et de jolis discours creux ne contenant pas la moindre preuve chiffrée pour étayer leurs dires), mais les faits et les chiffres sont implacables, nous vivons bien actuellement dans des économies plus étatisées que jamais…""

                                  Si l’économie est "étatisée" et si L’État est néolibéral, alors l’économie est néo-libéralisée ! CQFD !

                                  L’OMC, l’UE, la BM, le FMI, … tout ça ce sont des institutions néolibérales qui imposent bon gré ou mal gré leurs politiques aux Etats.


                                  • Marc Bruxman 24 mars 2009 19:40

                                    Si l’économie est "étatisée" et si L’État est néolibéral, alors l’économie est néo-libéralisée ! CQFD !

                                    L’OMC, l’UE, la BM, le FMI, … tout ça ce sont des institutions néolibérales qui imposent bon gré ou mal gré leurs politiques aux Etats.

                                    L’UE, l’OMC, le FMI sont tous financés par les états et sont le résultat de traités entre états. 

                                    Et la part de l’état dans le PIB n’a jamais été aussi grande, même sous les trentes glorieuses. Après que ces états fassent une politique qui ne vous plait pas libre à vous.

                                    L’UE en soit n’impose rien. Votre pays a ratifié des traités décrétant son adhésion. Par contre votre pays utilise l’UE pour faire imposer des décisions en interne sans passer par la voie démocratique ce qui est très pratique pour les politiques. 

                                    L’UE serait non étatique si elle était financée directement par des entreprises. Ce n’est pas le cas... Mais sachez que les politiques vous remercient de vous révolter contre les mauvaises personnes, pendant ce temps ils ont la paix !


                                  • JL JL 24 mars 2009 22:40

                                    Max Bruxman, vous perdez votre temps avec moi, et vous ne trompez personne avec vos discours creux.


                                  • Fabien 09 Crazy Horse 25 mars 2009 10:45

                                    On marche sur la tête là...

                                    L’état, normalement, c’est le peuple. Du moins en théorie, parce qu’en "démocratie" représentative on est en droit de s’interroger là-dessus.

                                    Mais les entreprises, ce sont les intérêts privés, et donc particulier.

                                    Vous rêvez d’un monde gouverné par une élite financière ? Mais ce monde existe déjà ! Nous on aimerait bien que cette crise, cette "brèche", soit l’opportunité d’instaurer un régime vraiment démocratique.

                                    Ca ne veut pas dire que les incapables doivent gouverner. Ca veut dire que la notion de mérite ne se mesurerait plus à la capacité de mépriser son prochain et de l’écraser sous sa botte mais bien plutôt à celle d’entreprendre raisonnablement, avec une certaine éthique, sans chercher à tout prix à s’accaparer les ressources.

                                    Même un bac -6 a le droit de vivre décemment...

                                    Et je signale qu’il y a des bac +10 qui ne réussissent pas dans votre système justement parce qu’ils ont une conscience...


                                  • Marc Bruxman 24 mars 2009 20:07


                                    le LEAP a publié aujourd’hui un
                                    communiqué à l’attention des participants du G20 :
                                    3 mesures indispensables pour que la crise actuelle ne se termine pas en catastrophe :
                                    abandon au dollar comme monnaie de référence au profit d’un panier de devises : Le Dollar américain et l’économie des Etats-Unis ne sont plus en mesure d’être les piliers de l’ordre économique, financier et monétaire mondial.
                                    Controle de l’ensemble des banques
                                    Evaluer au plus vite l’Etat du système financier des pays anglo-saxons et de la Suisse .
                                    Sans l’application de ces mesures , nous entrerons dans une phase de dislocation géopolitique généralisée , où nos dirigeants ne controleront plus rien .
                                    Souhaitons qu’ils ont tort car il faut craindre qu’ aucune de ces mesures ne soient prises lors de ce G20 .

                                    Le LEAP n’a pas tord, sur un point. Si rien n’est fait rapidement nos politiques perdront effectivement tout controle sur la situation. 

                                    Pour ce qui est de la premiére mesure, la Chine vient de demander la même chose. Or la Chine a un grand pouvoir de pression sur les USA. L’adoption de cette mesure n’est pas improbable et Obama est l’homme idéal pour le faire avaler aux Américains. 

                                    Selon ce qu’il sait sur l’état des finances américaines, il pourrait être tenté de le faire si cela lui permet de sauver la face et d’éviter une trop grande dépréciation du dollar face aux autres monnaies. Une chose est sure, si rien n’est fait, le Dollar s’effondrera plutot tot que tard et la, tous les démons de l’enfer seront libérés. 

                                    Les deux autres mesures sont moins significatives même si une chose est claire : Si l’état doit mettre de l’argent dans une banque, il est immoral qu’il ne soit pas au capital. Les actionnaires doivent payer le prix des erreurs de leurs boite. Il n’y a que comme cela que le système capitaliste peut fonctionner. Qu’ils soient petits épargnants n’enléve rien au problème. Un mauvais investissement doit rapporter une punition et un bon une récompense. 

                                    Pour la dernière idée, pas sur que les USA soient prêts à exposer au monde leur insolvabilité. Et peut être vaut il mieux que cela se sache graduellement. 

                                    A part ca, si les USA s’effondrent, cela va être une panique comme vous n’en aurez jamais vu. Et ce partout dans le monde. Et cette panique va probablement avoir des effets "inattendus". 


                                    • Le péripate Le péripate 24 mars 2009 21:49

                                       Bon papier, bons commentaires de Bruxman, et le reste à côté de la plaque, comme d’habitude.....


                                      • plancherDesVaches 24 mars 2009 23:01

                                        Vous êtes à coté de la plaque. Tout le monde le sait.

                                        Mais, pour le bien de l’humanité, restez-y... smiley


                                      • Le péripate Le péripate 25 mars 2009 06:39

                                         smiley Le "tout le monde le sait", écrit sur un forum où tous sont anonymes et ne se connaissent pas, révèle votre profond désir de conformisme, d’être comme tout le monde. 


                                      • Marc Bruxman 25 mars 2009 01:15

                                        * Petite précision qui me semble indispensable par les temps “populistes” qui courent : par le mot “rupture”, je n’entends évidemment pas “fin de l‘économie de marché” (certains intellectuels issus d’une autre génération et vivant dans leur petite bulle soixante-huitarde en rêvent depuis 30 ou 40 ans).

                                        Bien au contraire, cette rupture (les grandes crises sont l’occasion de grands changements de tendance) signifie sans doute la fin d’une tendance à l’expansion incessante du poids des états dans nos économies et de plans de relance caractérisés par des dépenses publiques toujours plus grandes. Ces états n’ont aujourd’hui plus les moyens de leurs ambitions.


                                        Eh oui, la dessus, effectivement le reveil va être difficile. Le système actuel n’a plus de sens. Il n’a plus de sens parce que l’on change de bagnole tous les 4 ans en financant ce changement par l’endettement alors même que l’ancienne voiture est encore en bon état. 

                                        Il n’a plus de sens lorsque l’état finance ses services publics par la dette et non par l’impôt. Lorsque les consommateurs font de même. Lorsque de grandes entreprises industrielles ont émis tellement de dettes qu’elles sont techniquement insolvables et que seule des tours de passe passe financier peuvent leur permettre de le redevenir. 

                                        La démocratie n’a plus de sens lorsque elle devient au service de la satisfaction immédiate du citoyen plutôt qu’un outil de construction à long terme. 

                                        A un moment, il faut que la production s’adapte aux besoins du consommateur et non à celui dont les états ont besoins pour maintenir une illusion de plein emploi. (Illusion fausse vu que ces emplois sont financés par la dette et qu’ils n’existent pas). 

                                        Le système n’a plus de sens lorsque l’on choisit d’ignorer la technique disponible pour ne pas détruire des emplois. Lorsque l’on subventionne des journaux papiers non rentables pour ne pas que la transition vers le full web se fasse. 

                                        On est arrivé au moment de la rupture du système et cette rupture va accélérer une transition technologique déja en cours. Cela ne sera pas l’effondrement de l’économie de marché car on a pas trouvé meilleur système d’information que le marché pour guider la société. Cela sera par contre l’effondrement d’un dirigisme en faillite. 

                                        Les plans de sauvetage sont en tout cas la balle dans le pied. Obama va remettre au pot dès que les Option ARM vont péter au bilan des banques. (Vous en entendrez parler d’ici la fin de 2009). Le cascade de défauts n’est pas terminé et si l’état américain s’évertue à vouloir boucher tous les trous et y compris ceux de son industrie, il va rapidement s’appercevoir qu’il aura certe réussi à renflouer les institutions en question. Mais c’est alors lui qui sera en faillite. Cette faillite entrainera alors un arrêt brutal de la possibilité pour les états de s’endetter. Et la, vous entendrez les politiques dire que c’est de la faute des banquiers. Mais plus personne n’écoutera. 

                                         


                                        • geko 25 mars 2009 09:23

                                          "A un moment, il faut que la production s’adapte aux besoins du consommateur et non à celui dont les états ont besoins pour maintenir une illusion de plein emploi."

                                          Ca fait déjà bien longtemps que les entreprises ne répondent plus aux besoins du consommateur mais créent des besoins pour des consommateurs moutonnant !

                                          Excusez si mon propos vous parait cru mais ça me fait penser au violeur qui accuse la victime d’avoir été consentante ! Les règles du jeu sont fixées par les Etats pour les grandes industries !

                                          Les subventions aux industries, à la presse papier ne sont pas le fait du consommateur mais des lobbies ! Le plein emploi n’est plus au centre des préoccupations ! Il n’y a qu’à voir les cours d’action monter à l’annonce de licenciements !


                                        • ykpaiha ykpaiha 25 mars 2009 01:33

                                          @Marrc un peu au dessus (faut bien rigoler un peu)
                                          Pour un peu abonder et sursiler un peu dans votre sens ;

                                          les prédictions d’igor panarin
                                          Pour Panarin, il y a présentement 50% des chances que les USA s’effondrent économiquement et moralement déclenchant ainsi une guerre civile. Cela permettra à la Russie de reprendre sa place sur l’échiquier mondial, mais la Russie subira tout de même les contre-coups de cet effondrement. Il prévoit cet effondrement pour juin/juillet 2010.

                                          Plus précisément, la guerre civile démarrerait à l’automne 2009, et en juin 2010, le pays serait divisé en 6 blocs. L’Alaska deviendrait sous contrôle russe.

                                          bridge.over-blog.org/article-26277754-6.html

                                          C’est une information ou bien un doux reve ?
                                          Mais pour l’instant la mécanique de destruction massive mise en place semble inéluctable....a suivre

                                          • Forest Ent Forest Ent 25 mars 2009 01:38

                                            Tout cela est vrai mais incomplet. Il y manque une forme d’endettement qui n’est pas mesurée mais pourrait être plus importante que toutes les autres, voire même réunies : les engagements implicites en contreparties de dérivés. Par exemple, combien y a-t-il eu de CDS émis, et quelle est leur sensibilité à une baisse du PIB ?


                                            • frédéric lyon 25 mars 2009 01:43

                                              Que de délires et que de fantasmes !

                                              L’économie (et la politique) est le sujet favori de notre temps. Il y a quelques siècles c’était la religion qui fournissait le sujet le plus fréquemment utilisé par les paranoïaques pour manifester leur mal-être. Ils voyaient le diable partout.

                                              Mais aujourd’hui l’économie a supplanté les religions et la "crise" les taraude bien plus que le diable.

                                              Fort heureusement l’été approche et le réchauffement de la Planète va faire diversion.


                                              • frédéric lyon 25 mars 2009 02:14

                                                Pour ceux que la réalité intéresse davantage que les fantasmes, il semble que les Bourses mondiales aient atteint leur point le plus bas il y a quelques jours.

                                                Les formidables effets d’annonce, on a valsé avec les trillards de dollars, et dépensé, toujours en paroles, des sommes colossales pour lutter contre cette crise, c’est à dire pour éviter que les principales institutions financières américaines ne soient reprises par la concurrence, ont fini par convaincre les opérateurs que tout serait fait pour éviter la japonisation, ou la sinisation, de Wall Street.

                                                L’optimisme est revenu. De plus les statistiques de "l’économie réelle" ne sont pas aussi mauvaises que le prévoyaient les augures et s’il y aura bien un à-coup dans la croissance mondiale, la chute ne dépassera pas un pour cent en 2009. C’est à dire peanut.

                                                Les pertes, totalement virtuelles, subit par les détenteurs d’actifs (rappelons que vous n’encaissez aucune perte si vous ne vendez pas votre actif à son cours le plus bas !) seront vite "effacées", si ce n’est dans la vie réelle, du moins dans les esprits. Ce qui est le principal.

                                                Les plus couillus ont déjà commencé le ramassage en Bourse des actions dont les cours sont les plus délirants, et les autres rassemblent leurs liquidités.

                                                Quelle sera la morale de cette affaire, qui aura bien occupé les esprits pendant quelques semaines et permis à tous nos experts de pondre des centaines de millions de lignes qui seront bonnes à mettre à la poubelle avant l’été ?

                                                Et à tous nos dirigeants politiques, dans le monde entier, de se mettre en valeur.

                                                Il n’y aura pas de morale a tirer, on passera seulement à autre chose et on laissera s’évaporer l’écume.


                                                • Forest Ent Forest Ent 25 mars 2009 10:19

                                                  C’est vrai. Autant les chiffres cités sont bons (mais incomplets), autant les explications proposées sont fumeuses. J’aurais eu plus tendance à croire les libéraux s’ils avaient parlé de cela avant la crise. Mais ils ne l’ont pas fait pour une bonne raison : l’endettement est essentiellement privé, et c’était très bien pour eux. Maintenant, ils nous expliquent que les US étaient soviétiques. Que ne s’en sont-ils aperçus avant ? smiley


                                                • Céphale Céphale 25 mars 2009 08:51

                                                  @Léon

                                                  Bien dit Léon ! Et merci pour le blog de François Morin.

                                                  Quand l’auteur commence par dénoncer la fuite en avant de l’endettement, il n’a pas tort, mais il passe ensuite à la litanie néo-libérale qui rend l’Etat responsable de la crise financière. Faux.

                                                  Le mot « libéral » a changé de sens en 40 ans. Avant l’arrivée de Reagan, c’est le parti démocrate américain qui se disait libéral. C’est pourquoi il est utile de préciser que l’auteur est néo-libéral.


                                                  • worf worf 25 mars 2009 12:16

                                                    mais comment arrive t on a des sommes inouies : 700 000 milliards ou 1 400 000 milliards ?
                                                    Ce n’est rien que du crédit ? du virtuel ?


                                                    • worf worf 25 mars 2009 13:54

                                                      je suis de plus en plus perplexe et perdu !

                                                      Alors que j’essaye de suivre et de comprendre la situation actuelle (sans être un économiste), j’entends tout et son contraire :

                                                      - que c’est une crise systémique que l’on connait tout les 10 ans et que la reprise va se faire sentir dès 2009 ;

                                                      - que ce que nous vivons n’est encore rien quand le tsunami financier de 700 000 milliards ou de 1 400 000 millards va nous tomber dessus ;

                                                      - que le système n’a jamais autant étatisé qu’actuellement, j’ai même entendu dire de la bouche d’un économiste que ce que le système nous vivons depuis 20 ans n’est pas du capitalisme mais du socialisme ! ;

                                                      - que les politiques contre attaquent en cherchant à revenir au 1° plan (médiatique ?), à moraliser le capitalisme ;
                                                      etc.

                                                      Bref, dans la tourmente actuelle, les mécanismes économiques et financiers sont devenus tellement complexes, les transactions opaques, le phénomène de mondalisation est tel que plus personne, en prenant du recul, n’arrive à voir clair ?


                                                      • logan 25 mars 2009 16:52

                                                        @ l’auteur qui visiblement n’a pas compris que le néo libéralisme tel qu’il se pratiquait n’était qu’une connivence entre les politiciens et les financiers, que le libéralisme théorique que certains mettent en avant n’existe pas et que ceux qui mettent en place des mesures à l’aspect néo libérales TOUJOURS TOUJOURS et encore TOUJOURS agissent en parfaite coordination avec les états, jusqu’à mettre des mesures en place pour que peu importe la situation ils soient eux même toujours gagnants. Avez vous déjà entendu parler du "" Face je gagne Pile tu perds "" ou encore de la "privatisation des profits" et de la "socialisation des pertes" ? Quand allez-vous vous réveiller ?

                                                        Vous vous servez de chiffre pour démontrer je ne sais quelle absence de néo libéralisme mais cela ne tient pas la route ...

                                                        Vous croyez réellement que l’augmentation de la dette publique pour donner des milliards aux banques c’est du socialisme ???

                                                        Ce n’est pas dans les chiffres mais c’est dans les lois dans les droits que l’on voit ce néo libéralisme...
                                                        Quand l’europe est fondée sur la concurence libre et non faussée sur un pacte de stabilité sur une banque centrale européenne indépendante, sur un système banquaire et monétaire privatisés, quand l’économie est totalement financiarisée du fait de la totale liberté des capitaux, quand les entreprises délocalisent, il y a des lois derrière tout ça ...
                                                        Derrière l’OMC, derrière le FMI, derrière l’UE on retrouve cette idéologie ...

                                                        Alors certes ce n’est pas vraiment vos idées parce qu’il y a des interventions de l’état à côté, mais quand comprendrez vous que ces gens se moquent de vous , que l’idéologie à laquelle vous croyez ne sert que leurs intérêts, que vous ne servez que leurs intérêts.

                                                        Et la dette parlons en de la dette, les idéologues que vous défendez en sont les instigateurs ... La dette publique des états est montée de toute pièce par les néo libéraux qui quitte à endetter qqun pour se faire un maximum d’argent ont préféré endetter les états plutôt que les entreprises ...
                                                        C’est la privatisation de la monnaie qui est l’origine de cette dette et rien d’autre ... Avant que votre système libéral soit mis en place l’état n’avait aucune dette et tout allait pour le mieux ... Dès que votre idéologie s’est mise en place, sous prétexte de lutte contre l’inflation, c’est à partir de ce moment là que tout est parti en vrille ...


                                                        • Gaëtan Pelletier Gaëtan Pelletier 30 mars 2009 03:52

                                                          Si nous croyons voir le fond du baril... Allez jeter un oeil...
                                                          La vrille...
                                                          L’ENGIN INVISIBLE DE LA CRISE ÉCONOMIQUE

                                                          « Littéralement, nous avons affaire à un château de cartes en voie de s’écrouler. Enlevez une carte n’importe où dans un château de cartes et tout l’ensemble s’écroule. C’est – on peut le supposer – ce qui est en train de se passer. »

                                                          http://les7duquebec.wordpress.com/2009/03/29/l%E2%80%99engin-invisible-de-la-crise-economique-2/


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Loic ABADIE

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