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Les DETTES sont multiples et résultent des DESEQUILIBRES à redresser avant les REMBOURSEMENTS !

 

Les dettes dites publiques concernent les budgets de base et les divers comptes sociaux, (maladies, chômage, retraites, familles,...). Elles sont liées à l'activité économique, à la consommation, à la balance commerciale des biens et services, à la démographie, aux investissements publics. Elles peuvent être pilotées selon les politiques de prélèvements par l'impôt et les taxes, les politiques de pilotage de la monnaie, les diverses politiques sociales et culturelles, les politiques des échanges commerciaux avec l'étranger et selon le "roman national" ligne directrice d'un avenir commun. Les éventuels remboursements varieront aussi selon QUI a prêté et QUI doit rembourser.

Les "AMIS" de l'Europe, ceux qui ne lui veulent que du bien, ont, à deux reprises, contraint l'UE a enfreindre ses règles d'orthodoxie budgétaire pour chaque Etat et pour la BCE. La crise des "subprimes" générée par la déréglementation financière des USA et la voracité de ses acteurs financiers, a donné un premier coup de boutoir ; la pandémie initiée en Chine, a fait exploser en Occident et surtout dans l'UE toutes les barrières réglementaires, et tous les plafonds d'endettements et, même l'aréopage des grands argentiers de la BCE a fermé les yeux "avec courage et détermination" en ouvrant à fond les vannes de la "création monétaire" pour sauver de nombreuses vies humaines et éviter l'effondrement de nombreuses banques et entreprises accompagné de leurs grandes fournées de mises au chômage ! Les Etats et les entreprises ont ainsi eu un accès -indirect- aux flots de liquidités émises par la BCE, car cette dernière n'a pas succombé à ses courtisans : elle a maintenu son refus absolu de financer directement  les Etats et les entreprises, sans se plier à la règle commune régissant les banques centrales des pays hors de l'Eurogroupe tels que les USA, la Chine, le Japon, la Grande-Bretagne.... Dans ces pays leurs Banques Centrales font des "avances " ou souscrivent directement aux bons du Trésor émis par leurs gouvernements respectifs. Les avances ne sont pas toujours précises sur la date limite de remboursement ou peuvent être reconduites, tandis-que les bons du Trésor -achetables par les banques privées- sont des emprunts classiques (taux, durées et échéances fixées). A l'échéance, si l'état ne peut rembourser il émet alors d'autres bons du Trésor pour y remedier.

 

LES  DIFFERENTES  DETTES

Elles sont multiples :

- les dettes privées, d'entreprises ou de particuliers, envers des établissements financiers utilisant le plus souvent des fonds privés, des fonds de pension, des assurances-vie, des dépôts de particuliers, des comptes "épargne" ou de placements d'épargnants ou de simples déposants sans rémunération. Ces dettes servent à financer des achats de biens (voitures, équipements divers) à faible durée de vie, des équipement industriels ou des biens immobiliers tels le logement dont la durée de vie (plusieurs décennies) est supérieure à la durée de l'emprunt. Ces dettes sont remboursables et sont remboursées soit normalement soit suite à une saisie du bien couvert.

- les dettes semi-publiques d'établissements ou organismes tels les Offices d'HLM chargés de construire et de gérer l'habitat social  : les financements utilisent souvent les comptes d'épargnants de livrets d'épargne courante ou spécialisée. Les dettes doivent être remboursées et le sont normalement sauf comportement délictueux des gestionnaires nécessitant l'intervention des garanties publiques.

- les dettes des états envers d'autres états : elles résultent de cas particuliers comme la réparation des dommages de guerre par le pays vaincu, comme pour l'Allemagne après 1918 qui a très rapidement mis fin à ses remboursements alors que les destructions massives ont eu lieu en France et non pas en Allemagne ; cette dernière renforçant alors ses équipements, ses infrastructures industrielles et ses armements. En 1945, par contre, l'Allemagne à nouveau vaincue, mais détruite, a bénéficié des subsides du plan Marshall. Cependant, un pays pratique avec succès et "générosité" la politique de prêts aux états pour la réalisation de grands équipements, tels le port en eau profonde à Ceylan, le dit port tombant dans l'escarcelle chinoise suite à des défauts de paiement de Ceylan : cela rappelle les "comptoirs" des pays européens en Afrique, Asie du Sud-est et en Chine : ces comptoirs autrefois "honnis" pour leur aspect colonial ne sont plus aujourd'hui qu'un "cadeau amical" de l'Empire Chinois retrouvant sa place dans le monde. Mais au moins l'empire céleste ne profite pas de la main d'oeuvre locale, car ces travaux ne sont réalisés exclusivement qu'avec de la main d'oeuvre chinoise importée le temps des travaux ! Il existe d'autres dettes entre les états, surtout en matière de fourniture d'armement, qui sont assez souvent apurées pour des considérations amicales ou d'intérêts convergents.

 

- LES DETTES PUBLIQUES et ASSIMILEES  : ce sont les dettes résultant des déficits du bubget de l'État concerné et des budgets rattachés tels ceux des collectiivtés territoriales et des organismes sociaux (assurances maladies, accidents, invalidités, chômage, allocations logement, familles et précarité etc...). Ce sont ces dettes, exprimées en % du PIB, qui sont l'objet des imprécations de journalistes, de politiques, d"économistes et de citoyens apeurés et catastrophés : chaque Français serait dès sa naissance porteur d'une fraction de la dette publique nationale s'envolant vers les 40 000 € (vu la croissance astronomique de la dette provoquée par les retombées de la COVID-19 et la dette s'envolant vers 120% du PIB). Quel héritage pour nos enfants chéris ! Il faut relativiser : le coût pour les finances publiques nationales et territoriales, pour les dépenses sociales de santé, pour l'éducation et la formation professionnelle, pour les diverses allocations et réduction d'impôts, s'élèvent entre 180 000 et 250 000 € par jeune arrivant sur le marché du travail  ! Plus que ces 40 000€ pesant sur les épaules du jeune Français à sa naissance, le jeune aura dans sa vie active à "payer" -pour ses enfants- en charges publiques les coûts énormes "d'élevage" ci dessus ! Alors il ne faut pas s'affoler quant aux modalités de remboursement (des 40 000€) si remboursements doivent avoir lieu. Selon les pays, la dette nationale est perçue différemment :

+ cas du Japon : la dette publique atteint les 250% du PIB et cela n'inquiète ni les Japonais ni la finance internationale : cette dette est financée par les dépôts courants et l'épargne des Japonais, c'est un placement pour leur avenir, en cas d'incidents ou comme complémenst pour leur retraite. La part internationale des financiers dans la dette publique japonaise est négligeable et bien inférieure aux placements de la BoJ dans les bons du Tresor américains (et autres). C'est le cumul exorbitant des excédents de la balance commercialle japonaise, une masse de centaines de milliards de $ transformés en yens par la BoJ (création monétaire), qui se transformait en une masse d'épargne des particuliers et des entreprises. Cette même masse de dollars "entreposée" dans les coffres de la BoJ est plaçée en parallèle dans des bons du Tresor US et autres placements internationnaux : il y a une double utilisation ! La petite période de déficits commerciaux consécutifs à la tragédie de Fukushima, avec la fermeture des réacteurs nucléaires et la montée en puissance des centrales à charbon importé, a induit une certaine stagnation (accentuée par l'énorme percée chinoise), et entraîne une stagnation de l'économie japonaise que les gouvernements tentent d'enrayer, avec un succès relatif, avec des plans énormes de relance financés, cette fois, en partie par des "avances" de la BoJ, par de la création monétaire, sans que cela n'induise une poussée inflationiste !

+ cas de l'Italie : la dette de 130 % du PIB va passer à 150 % ! Après la Grèce, victime de taux d'intérêts exorbitants et injustifiés, imposés par les voraces de la finance internationale, l'Italie était l'enfant malade de l'UE : la part de l'économie souterraine, en partie maffieuse, ne pouvait conduire qu'à des suspicions de très mauvaise gestion publique : les sbires patentés, donneurs de leçons, clouaient au pilori la gestion italienne ! Et pourtant, malgré la gestion "folklorique" apparente des comptes publics, l'économie italienne dégage un excédent commercial annuel de quelques dizaines de milliards €, plus une balance touristique excédentaire ! En dehors de l'évaporation fiscale maffieuse, imprécise, l'Italie reste dans une situation globale saine. Contrairement à la France où la Balance commerciale fortement déficitaire (50 à 70 Md€ par an) n'est pas compensée par les rentrées du tourisme : il y a une évaporation des euros détenus par les Français, particuliers et entreprises : cela induit l'achat par des riches étrangers (particuliers et entreprises) du patrimoine français, domaines viticoles et agricoles, grands hotels, entreprises classiques et start up...

+ cas de la Chine : ce pays présente une comptabilité publique, financière et économique, répondant à des impératifs politiques ; les clés nous sont inconnues alors utilisons seulement les quelques données vérifiables, celles des échanges inernationaux ! Depuis quelques décennies les échanges commerciaux internationaux, principalement libellés en $, se soldent par des excédents annuels chinois de l'ordre de 200 à 250 Md$ : Tout comme le Japon pour les décennies précédentes, la Banque Populaire de Chine, crée des masses de yuans pour rémunérer les exportateurs chinois, leurs personnels et leurs fournisseurs locaux. La masse de $ excédentaires, provenant surtout des échanges avec les USA, sert à des achats stratégiques de technologies en Occident, à des placements dans des entreprises, à quelques achats de riches milliardaires en châteaux viticoles et propriétés de luxe, à des placements en bons duTresor américain (induisant une certaine dépendance) et à des prêts aux États (africains ; asiatiques...) pour des réalisations d'infrastructures réalisées par des entreprises chinoises. Quant à la gestion interne, l'épargne des entrepreneurs et salariés chinois (au mois égale à l'excédent commercial annuel transformé en yuans) est utilisée dans le boom de l'immobilier et aussi selon des modalités non précisées dans les programmes massifs d'infrastructures (autoroutes, voies ferrées à grande vitesse, barrages et canaux, équipements militaires, spatiaux et scientifiques,...), faisant appel en partie à 'épargne des Chinois.

+ cas du Royaume-Uni : ce pays en marge de l'UE, allergique à toute intégration synonyme de perte de souveraineté, navigue avec une balance commerciale déficitaire, une balance touristique également déficitaire (les Britanniques aiment visiter le monde) et une balance de services financiers de la City excédentaire mais insuffisante pour compenser les deux autres déficits. Les comptes publics sont également déficitaires, malgré des restrictions de prises en charge étatiques dans l'enseignement (surtout le supérieur) et les dépenses de maladies. Pour compenser ces déficits chroniques le gouvernement de Sa Majesté fait appel à des emprunts privés et surtout, dans les périodes difficiles actuelles à des avances de la Banque d'Angleterre, qui ne seront jamais remboursées.

+ Cas de la FRANCE et de l'ALLEMAGNE  : les exégètes de l'économie et de la finance se font un malin plaisir en comparant les situations de nos deux pays afin de montrer l'incurie de nos dirigeants et de notre économie déclinante. Naturellement ces derniers s'éxonèrent de toute part de responsabilités personnelles dans la situation exposée !

La France et l'Allemagne diffèrent sur plusieurs points essentiels :

- les démographies sont opposées, la France a systématiquement depuis 1945 plus de naissances que de décès, d'où une charge relative supérieure pour élever, éduquer, instruire, former professionnellement et créer des emplois nouveaux pour cette jeunesse. L'Allemagne, au contraire depuis 1972, a un déficit important de naissances (de 5 millions entre 1972 et 2015 ). Ce déficit se traduit par une charge publique réduite concernant cette jeunesse (en terme d'éduction scolaire et professionnelle et de diverses prestations et allocations publiques). Et de plus le déficit est comblé par de l'immigration de travailleurs élévés, éduqués et formés dans leurs pays d'origine et aux frais de ces pays ! Par contre, les deux pays absorbent une immigration complémentaire, principalement de travail pour l'Allemagne et de travail et de divers regroupements dits familiaux pour la France. Avec par jeune arrivant sur le marché du travail, des coûts de dépenses publiques (éducation, instruction, santé, formation professionnelle, allocations familiales, de logement, réductions d'impôts, participation des collectivités territoriales aux transports, équipements, sports...) de l'ordre de 180 à 250 000 € (selon le niveau d'études et de formation), soit en moyenne d'au moins 200 000 € par jeune ; depuis 1972 la France se retrouve avec un excédent de naissances de 200 000/an soit pour 48 ans (9 600 000 jeunes) avec des dépenses publiques correspondantes, en surcoût, d'environ 2000 Md€ (nota les dernières naissances récentes ne peuvent être prises en compte en totalité en ce jour, mais seulement à 50% : le surcoût à ce jour, déjà dépensé, se réduit alors à 1800 Md€). A l'opposé les économies en terme de dépenses publiques de l'Allemagne correspondant au déficit de naissances s'élèvent alors à plus de 1000 Md€ en potentiel et de 900 Md€ en dépensé ! Ramené en dépenses publiques annuelles moyennes, par rapport à un équilibre naissances/décès, la France a un surcoût annuel supérieur à 40 Md€ et l'Allemagne un gain de 20 Md€. Ces valeurs se retrouvent intégrées, en douce, dans les comptes publics !

- la protection sociale est plus généreuse en France qu'en Allemagne, d'où des prélèvements publics sociaux plus élevés en % du PIB, avec une influence sur les coûts salariaux et les prix de revient des produits et prestations des entreprises françaises.

- Les balances commerciales sont opposées, aussi bien entre les 2 pays qu'au sein de l'UE et du monde entier. Comme dans les biens et services concernés il y a une part de prélèvements sociaux et publics (impôts de production), les pays acheteurs "financent" donc une part des dépenses sociales et publiques des pays vendeurs ! Cela s'estime au niveau des soldes des échanges : ainsi dans les échanges Allemagne/pays de l'UE, l'excédent cumuléde l'ordre de 150 Md€/an correspond à un financement par les états déficitaires d'environ 40 à 50 Md€/an au profit des comptes publics de l'Allemagne qui naturellement élude cette question et ne rembourse rien ! Le déficit commercial de la France vis-à-vis de l'Allemagne s'élevait à 41 Md€ en 2019, comparable à ceux des années précedentes, d'où en terme de recettes/couvertures des dépenses sociales/publiques un manque de recettes d'environ 13 Md€ pour la France (supérieur au déficit annuel des comptes de la Sécu) et un gain de recettes pour l'Allemagne, sur le dos des Français, de 13 Md€ !!! De cela, la masse de nos énarques/inspecteurs des finances, paradant dans les sphères gouvernementales , ne peut et ne veut,ni la voir, ni l'imaginer, ni savoir en tirer profit dans les négociations et dans la correction de nos politiques économiques sociales et fiscales.

- en conclusion, les disparités franco/allemandes dans les comptes publics ont des justifications bien réelles (et dissimulées) qui n'ont rien à voir avec des Français fainéants et des Allemands grands travailleurs ! Et cela se retrouve dans la dette publique nationale qui intègre les dettes publiques annuelles et ce, depuis des décennies. Le changement soudain de Angela Merkel et de son gouvernement sur la nécessaire réduction des déficits publics des pays européens, en pressurant les consommateurs, donc en réduisant les achats de produits "made in Germany" et donc en réduisant fortement les rentrées d'argent dans les caisses publiques sociales allemandes et en augmentant le chômage (à indemniser) en Allemagne s'explique par la prise en compte "discrète" des considérations ci-dessus. Donc, l'Allemagne acquiesse enfin aux émissions de la BCE (QE et assimilés) qui permet là un niveau haut d'activités en Allemagne et des comptes publics exemplaires ; ainsi qu'à l'émission par l'UE de grands emprunts si elle n'en est pas le principal bénéficiaire direct, par contre avec les grandes retombées commerciales, elle en sera -comme toujours- le grand bénéficiaire !

 

LES REMBOURSEMENTS DES DETTES

Les dettes privées des consommateurs et des acquéreurs de logements se remboursent sans problèmes sauf en cas de grave crise financière comme le krach de 1929. Assez souvent l'inflation, surtout dans l'immobilier facilite les remboursements, surtout lorsque que les taux d'inflation sont supérieurs aux taux des emprunts souscrits.

Les dettes des entreprises, surtout pour celles en difficultés économiques (comme actuellement pour celles qui ne peuvent travailler malgré une demande potentielle), poseront des problèmes aux banques si elles ne disposent pas de garanties de l'État. Il y aura des faillites qui laisseront des ardoises aux banques, malgré les saisies des biens des entrepreneurs (dans la limite légale). Tout ira bien tant que les banques ne tomberont pas elles-mêmes en cessation de paiement après avoir utilisé ou vidé les comptes de ses déposants ! Les garanties de l'État sont les bienvenues !

Les dettes qui "affolent" les déposants et épargnants sont celles des États qui gonflent de jour en jour avec une réduction des rentrées fiscales et sociales et avec les aides -nécessaires- octroyées par les États aux entreprises et aux employés en chômage partiel. Dettes, selon le bon sens commun, "qu'il faudra bien rembourser" dans un avenir plus ou moins proche, et dont la masse d'épargnants, de retraités et de citoyens sentent qu'ils seront alors les victimes des plans de remboursements. Dans un second degré, ceux qui ont des placements dans l'assurance-vie ou dans des fonds de placement en vue de leur retraite (fonds de pension US et assimilés) s'inquiètent aussi sur des pertes potentielles importantes ! Les épargnants sont persuadés que les États utilisent principalement les ressources des différents comptes d'épargne pour "alimenter" leurs emprunts à des taux nuls ou ridiculement bas. Si de fait les banques (et les assureurs) qui gèrent ces comptes-épargne et les utilisent au mieux pour leur rentabilité propre, les plaçaient encore, il y a peu de temps, en emprunts d'États, il n'en est plus de même depuis quelques années avec les créations monétaires de la BCE (QE et assimilé).

La politique monétaire de la BCE fait tout son possible pour éviter une grave crise financière

En mars 2015 la BCE, sous l'impulsion de Mario DRAGHI, son Président, pour éviter d'autres drames financiers, type Grèce, susceptibles de fragiliser l'euro et les pays de l'Eurogroupe, décide de lancer le programme (QE, Quantitative Easing) de mise à disposition de liquidités créées "ab nihilo" au bénéfice des banques de l'eurozone et surtout pas au bénéfice des États. Ces fonds étaient destinés au rachat d'emprunts d'États (sur le second marché) aux banques en priorité, afin de renforcer les avoirs en liquidités des banques et pour favoriser les prêts aux entreprises et ainsi aider à la relance de l'activité économique.

Initialement la BCE avait prévu 60 Md€/mois répartis entre toutes les banques nationales des états de l'Eurogroupe. Montants portés, en 2016, à 80 Md€/mois. Les montants mensuels, modulés en fonction des besoins de financement, ont varié ensuite (15 ; 30 ; 40 ; 60 ; 80 Md€/mois). En 2020 les montants prévus étaient de 500 Md€ sur plus d'un an et, début 2021, la BCE a porté ces montants à 1850 Md€ sur 2020/2021 et jusqu'à mars 2022 ! Si l'on additionnait toutes les liquidités offertes par la BCE pour le rachat d'emprunts d'États et autres organismes financiers, depuis mars 2015 le total serait de l'ordre de 5000 Md€ ! En fait, le montant réel -bien moindre- doit être recherché dans les méandres des bilans de la BCE, du fait que l'on ne tient pas compte des modalités d'éligibilité et de remboursement :

Dans la première phase, les emprunts concernés devaient avoir une maturité inférieure à 3 ans, c-à-d que les échéances pour leur remboursement devait être inférieure à 3 ans. Donc les premiers emprunts rachetés sont déjà remboursés depuis longtemps, les États étant tenus de payer les intérêts et de rembourser à l'échéance : ce qui fut fait régulièrement par les États quitte, à nouveau, à emprunter aux banques ! La BCE en 2016/2017 a décidé d'abord de modifier les attributions mensuelles de liquidités pour le rachat d'emprunts ainsi que leur maturité, (celle-ci étant portée à 10 ans, puis ultérieurement jusqu'à 30 ans), et ensuite de reverser les remboursements d'emprunts par les États dans le "pôt" des disponibilités créées pour alimenter le programme de QE. Donc chaque annonce de plan annuel de mise à disponibilité de liquidités pour les banques ne précise pas quelle part est de la création monétaire et quelle part résulte de remboursements !

Ce système bien rodé tourne en rond, avec cependant un accroissement annuel des montants d'emprunts dans les caisses de la BCE. Il présente un grand avantage du fait que les taux d'intérêts, pour l'Allemagne et même la France sont nuls ou même faiblement négatifs (pour les emprunts à 10 ans). Les vieux emprunts étant progressivement "remboursés" ou remplacés par des nouveaux à taux nuls, la charge de la dette globale de la France diminue et tend vers 0 ! Alors pourquoi se gêner ? La dette française explose avec les prises en charge par l'État des pertes d'activités des entreprises (chômage partiel, allocations diverses compensatoires...). Quels sont les impératifs obligeant la BCE a stopper son programme de QE alimenté par le recyclage des remboursements, en absence d'inflation et sans attaque des spéculateurs internationnaux sur l'euro ?

Les dettes des États souscrites auprès des épargnants et des déposants

Comme évoqués ci-dessus, les États, via les banques, ont ponctionné les différents comptes d'épargne et de placements. Le livret A a vu, avec les confinements, le montant total des dépôts accumulés se gonfler de plusieurs dizaines de Md€, les particuliers réduisant leurs consommations : les ventes habituelles de voitures, d'équipements ménagers, les séjours de vacances... ont été impactées par la Covid-19. Dans ce cas, dès les beaux jours de la consommation revenus, l'État devra rembourser rapidement ces "prélèvements provisoires", quitte à émettre encore de nouveaux emprunts sur les marchés financiers ! Il devra aussi se préoccuper de l'équilibre des comptes sociaux, car s'il a couvert les dépenses salariales du chômage partiel, il n'a pas alimenté les comptes sociaux de la part patronale et salariale  ; et comme les dépenses de santé ont augmenté, le trou de la Sécu devient abyssal ! Tous les Français ayant quelques économies, les actifs et les retraités, craignent une ponction étatique (emprunt obligatoire de 5 à 10 ans, ou une confiscation d'un pourcentage des avoirs !). Les "responsables" politiques en place jurent qu'ils n'en feront rien, tout en affirmant qu'ils adaptent au mieux les solutions les meilleures ou les moins mauvaises ! Étant donné leur crédibilité écornée depuis le début de la crise sanitaire, il y a du souci à se faire !

 

Les conditions à mette en oeuvre avant de songer aux remboursements

Les pays qui disposent d'un matelas financier sont les pays qui produisent plus qu'ils ne consomment, la différence, constituant l'exédent du commerce extérieur (la Chine, l'Allemagne, le Japon, la Corée du Sud), alimente les réserves des entreprises et des particuliers pour faire face à des aléas de la vie. Une partie pourrait être prélevée par les gouvernements pour réduire progressivement la dette publique !

Par contre, pour des pays comme la France (en déficit commercial permanent depuis 2005), il n'y a pas de réserves globales. Le Gouvernement et les citoyens français doivent donc mettre en oeuvre des politiques adaptées pour redresser l'économie de la France. Ces politiques n'ont rien à voir avec des matraquages fiscaux, de nouvelles taxes, ou des réformes des retraites en cours totalement inadaptées !

Les premières actions indispensables doivent viser à réduire, puis supprimer le déficit commercial de la France. Pour cela les Français, individus et entreprises, doivent faire preuve de plus de solidarité nationale. Et il n'est pas nécessaire de baisser le pouvoir d'achat des Français. De plus, plus de consommation et de production de produits français, c'est plus d'emplois, plus de cotisations sociales, moins de chômage, moins d'allocations publiques (chômage, RSA,...) d'où une amélioration des divers comptes publics internes. La relocalisation de certaines productions indispensables à la sécurité nationale, comme dans la santé, va dans le bon sens. Les délocalisations massives dans les secteurs industriels, ont contibué à la désindustrialisation de la France (la part "industries" passant de 20% à 10% du PIB en 20 ans). Il existe des secteurs où, tout en "respectant" les règles européennes de la concurrence libre (mais toujours faussée), la souveraineté économique et la solidarité nationale peuvent être des critères de sélection des politiques gouvernementales tels que :

-l'amélioration thermique des logements et bâtiments ;

-la santé ;

-l'agriculture biologique ;

-la regénération des sols ;

-les ressources en eau potable ;

-la reforestation...

Les mesures gouvernementales doivent être faciles à comprendre et à mettre en oeuvre, et ne pas privilégier certaines catégories de Français : donc suppression d'un très grand nombre de niches fiscales favorisant les Français qui paient des impôts directs (revenus) et de fait défavorisant les moins riches, à faibles revenus (ils paient toujours la TVA comme les riches !) qui ne payent pas ou très peu d'impôts directs sur les revenus. Les prestations et services qui seraient couverts par les subventions sont ceux qui ne seraient pas (ou très peu) réalisés en absence de subventions, et surtout déclarés non rentables : par exemple des fournitures nouvelles induisant des économies réelles annuelles inférieures aux charges annuelles d'intérêt d'un emprrunt contracté sur la totalité des fournitures et travaux ; et même en cas de très faibles taux d'intérêts, inférieures aux mensualités d'un emprunt de long terme (30 ans)

Les subventions accessibles à tous doivent à la fois présenter un avantage direct pour les bénéficiaires et des avantages indirects pour la Nation et les comptes publics. Pour les bénéficiaires directs il faut que les avantages directs de chaque année restent inférieurs aux contributions de remboursements exigés pour la partie non suventionnée et couverte par un emprunt de durée adaptée en conséquence. Pour la Nation un taux de subvention de 50% du montant TTC (avec on taux de TVA normal de 20%) des prestations ou travaux, n'engage pas de dépenses supplémentaires tant que le budget de la nation est obligé de prendre à sa charge les déficits des comptes sociaux (assurances chômage, maladies, accidents, infirmités et handicaps, retraites, prestations familiales) et des comptes publics (RSA, allocations logements, réductions de charges pour les entreprises, primes à l'embauche...)

 

Améliorations thermiques des bâtiments

- Dans l'isolation les déperditions importantes sont par le plafond et par les baies vitrées. Si l'isolation des combles (limités aux maisons et villas) est fortement subventionnée, avec assez souvent des prestations de mauvaise qualité car il n'y a pas de contrôle sérieux pour protéger les "bénéficiaires" ; par contre, l'isolation des baies vitrées (remplacement avec des doubles (ou triples dans les zones de grands froids) vitrages, n'est pas prise en compte du fait d'un grand nombre d'années d'amortissement tenant compte des économies réelles. Cette prestation est indispensable et doit être prise en compte. Un financement simple, accessible à tous (particuliers, copropriétés, entreprises, bureaux, SICAV, HLM...), consiste à subventionner le total des travaux (avec la TVA à taux plein), à hauteur de 50%. Le solde soit 50% restant à la charge des bénéficiaires (propriétaires occupant les lieux, locataires bénéficiant des économies de chauffage) sont financés par des emprunts à taux zéro, avec éventuellement 1% pour les frais de l'organisme gérant les prêts et remboursements, la durée de l'emprunt étant adaptée aux économies réelles de chauffage de façon que les bénéficiaires, en plus d'un confort amélioré, remboursent un peu moins que les économies réalisées : il y a un double avantage, financier et de confort. Pour l'État, la subvention de 50% est neutre financièrement : les prélèvements publics (impôts et charges sociales) dépassent les 50% de la richesse produite, et ces prélèvements se faisant sur des richesses nouvelles ou supplémentaires, il n'y a pas déplacement de richesses produites et de prélèvements (effet d'aubaine pour les bénéficiaires). Sans ce dispositif l'État continue à boucher les trous dus aux déficits. Pour la Nation et ses citoyens, cette production supplémentaire de richesse nationale exige les prestations de nouveaux emplois, d'où une réduction du chômage et des prestations de chômage, de RSA et diverses allocations : c'est globalement positif ! Par exemple, un programme de 100 Md€ répartis sur dix ans (10 Md€/an) correspond à plus de 100 000 emplois directs nouveaux et de 150 000 emplois indirects supplémentaires (sous-traitance, fournisseurs de base, prestateurs de services...). Les gains sur les diverses allocations liées au chômage ainsi évité seront d'au moins 30% soit 3 Md€ ! C'est trop beau pour être compris et pris en compte par notre classe dirigeante si compétente "que le monde entier nous l'envie" ! Il y a cependant un petit hic administratif : les fournitures et les prestations doivent être françaies tant que la balance commerciale de la France n'est pas redevenue systématiquement positive. Si Bruxelles n'est pas contente, alors qu'elle compense les déficits commerciaux envers les autres pays de l'UE, accumulés sur les quinze dernières années et provoqués par des coûts salariaux non concurrentiels et faussés !

- Les chaudières anciennes peu performantes et les régulations peuvent aussi enrer dans le programme d'améliorations thermiques des logements : mais pour l'ensemble des prestations et fournitures devant faire l'objet de subventions étatiques il est impératif qu'il y ait un contrôle sérieux, avant et après les travaux et prestations. Des organismes tels que l'ANAH devraient assister les bénéficiaires qui sont partie prenante du fait du remboursement de 50 % !

- les économies de combustibles fossiles (pétrole, gaz) devraient progressivement atteindre quelques Md€, chaque année, sur une facture actuelle d'environ 40 Md€ de produits totalement importés.

 

Implications de la biologie humaine et planétaire

Les différents thèmes évoqués ci-dessus, à savoir la santé, l'agriculture biologique, la regénération des sols, la reforestation, la sauvegarde des ressources en eau potable, relèvent tous d'une optimisation des activités humaines selon des critères "biologiques" : tout se tient.

La bonne santé est favorisée par la consommation de produits sains, non pollués par les pesticides, les additifs industrils et les pollutions routières et industrielles, cultivés sur des sols biologiques riches, non contaminés. Naturellement cette consommation doit être "raisonnée" en quantités : pas trop de sucres générateurs de diabètes et autres maladies chroniques , pas trop de graisses pour éviter le cholestérol excessif, pas trop de sel pour limiter la tension, pas trop de viandes surtout rouges... Mais aussi la bonne santé dépend des équilibres microbiologiques des microorganismes avec lesquels nous vivons en symbiose !

L'agriculture biologique, en plein champ, de produits de saison, ou la permaculture, évite les pollutions chimiques des pesticides et de certains engrais chimiques : elle est riche en oligo-éléments et en constituants organo-leptiques, avec plus de saveurs et de vitamines. Surtout elle demande plus de main-d'oeuvre, au détriment des herbicides et plus d'inventivité pour lutter contre les parasites (telles les coccinelles contre les pucerons). Apparemment ses productions sont plus chères que celles issues de l'agricuture industrielle qui ne prend pas en compte les effets indésirables induits, à la charge de la collectivité. Cette agriculture est trop faiblement subventionnée, la majorité des subventions (européennes) étant distribuée à la grande culture intensive industrialisée.

L'agriculture biologique c'est 12,5 % des emplois sur 8,5% des surfaces agricoles utiles (SAU) : c'est 155 000 emplois sur 70 000 exploitations. C'est un chiffre d'affaire annuel de 12 Md€ avec 2,5 Md€ d'importations et 0,8 Md€ d'exportations (en majorité en vins et boissons alcoolisées) : c'est une honte pour l'agriculture française d'être déficitaire en termes d'échanges extérieurs ! Les subventions étatiques sont à la traine, les compensations sont versées avec retard et l'agriculture industrielle reste toujours prioritaire ! Alors que du côté des exploitations agricoles, surtout celles de taille moyenne en passe d'être abandonnées car pas assez rentables, il y a un potentiel énorme de sauvegarde et de création d'unités rentables. Faire doubler le CA de l'agriculture biologique c'est créer plus de 150 000 emplois directs  ! Avec des subventions adaptées, soit en direct, soit au niveau des cantines scolaires et universitaires. Il n'est plus nécessaire de financer les nouveaux emplois jusqu'à 50% ( sur les coûts complets, charges sociales incluses), pour assurer une rentabilité de l'agriculture biologique et conquérir des marchés extérieurs, et rendre cete activité en excédent commercial de quelques Md€/an.

La regénération biologique des sols, indispensable pour l'agriculture biologique, l'agroforesterie et une reforestation tenant compte des évolutions probables du climat avec une des essences variées et complémentaires, est une nécessité qui demande quelques investissements initiaux, vite amortis. Elle exige de la main-d'oeuvre "mécanisée" pour les travaux de restructuration et "intellectualisée" pour les analyses et études microbiologiques du biotope

Toutes les activités axées sur la biologie de la flore, demandent non seulement des bras mais aussi des cerveaux bien formés pour piloter les rotations des cultures et les mariages de cultures permettant une complémentarité et une protection mutuelle contre les maladies, les insectes, les parasites et même les rongeurs. La microbilogie de la flore supportant une multitude de bactéries, de virus et de champignons est d'une importance considérable.

Les études de la microbiologie du monde animal et de l'homme sont à amplifier et même à lancer dans des domaines peu explorés. L'émergence des "Lumières" dans le monde scientifique a débouché sur la révolution industrielle avec les inventions technologiques et leurs mises en oeuvre gourmandes en énergies. Cette révolution en dehors de l'essor des mathématiques, de la physique et de la chimie, a eu aussi une petite branche médicale et biologique, avec la découverte de nombreuses espèces de microbes, les bactéries et les virus, ainsi que leur implication dans les maladies. Pasteur et Koch sont de grands pionniers, avec de fortes implications dans les vaccins. Cette période a eu une apothéose passée inaperçue avec la découverte en 1917 par Frederick Twort (Écossais) et surtout Félix d'Hérelle (ce dernier à l'Institut Pasteur) de la première famille universelle d'antibiotiques à savoir les virus bactériophages ! Félix d'Hérelle a isolé et sélectionné des virus existant dans les eaux sales, (chargées de bactéries), virus capables de tuer et détruire des colonies bactériennes pathogènes, chez l'homme et chez l'animal ; aussi bien le choléra des poules que le choléra humain sévissant en Inde, et pour diverses infections consécutives aux blessures de la guerre 14/18 (dues à des staphylocoques dorés et autres pathogènes). Dans les décennies 20 et 30 la phagothérapie s'est développée pour guérir diverses infections bactériennes, en concurrence et complémentarité avec des désinfectants de plaies et des vaccins. Puis la découverte de la "Pénicilline" classée, à tort, comme premier antibiotique, fait abandonner le développement prometteur de la phagothérapie ; cependant un stagiaire de D'Hérelle, la Géorgien Éliéva, de retour dans son pays, a poursuivi le développement scientifique et pratique de la phagothérapie, avec les moyens locaux. Félix d'Hérelle, Franco-Canadien, a poursuivi ses recherches au Canada et il existe toujours un Institut Félix d'Hérelle à l'Université Laval, conservant et développant de nombreuses familles de phages et des souches bactériennes sur lesquelles ils agissent. En France aussi l'Institut Pasteur avait une grande "Phagothecque" qui a été abandonnée (détruite ?) dans les années 90 !! Car sans "utilité" !

Heureusement quelques médecins et biologistes ont maintenu, en France, la pratique discrète de la bactériophagie, dans le cadre de la Convention d'HELSINKI ; cette convention autorisant dans certaines conditions des traitements expérimentaux n'ayant pas encore reçu d'AMM, ou peu susceptibles d'en avoir comme pour toutes les préparations magistrales dont les dosages sont à l'initiative du prescripteur. Beaucoup d'amputations ont ainsi pu être évitées et des malades atteints de graves maladies nosocomiales (infections par des bactéries multirésistantes aux antibiotiques) ont pu être sauvés ! Du fait de l'ostracisme du monde médical et pharmaceutique pour mettre sous le boisseau la phagothérapie, la France compte chaque année environ 4000 décès dus directement aux maladies nosocomiales et 9000 en comptant les cas avec comorbidités ! Les maladies nosocomiales sont principalement contractées en milieu hospitalier, mais, en outre, le monde de l'élevage grand utilisateur d'antibiotiques comme traitement des affections déclarées, comme traitement (!) à titre préventif et comme accélérateur de croissance, contribue à développer chez les humains (personnels des élevages et aussi consommateurs de viandes) une antibiorésistance ! Les coûts annuels en séjours de réanimation sont de l'ordre du milliard d'euros ! Le renouveau massif de la phagothérapie serait un facteur important d'amélioration de la santé avec une réduction des coûts )

Des découvertes récentes en microbiologie, depuis une bonne décennie, devraient donner une chance à la phagothérapie pour retrouver tout son potentiel. Ces découvertes concernent le fonctionnement intime du corps humain (et aussi pour les animaux) : notre corps fonctionne et vit en symbiose avec le microbiote ou microbiome, constitué de milliers de milliards de microrganismes, les bactéries et aussi les virus ! Les premières estimations du nombre de bactéries vivant sur et dans notre corps sont de l'ordre de 10 fois plus que le nombre de cellules humaines ! Cent mille milliards de bactéries pour dix mille milliards de cellules humaines. Les bactéries se répartissent en plus d'un millier de souches diverses, dont quelques centaines seraient communes à tous les individus. Ces bactéries sont sur la peau, sur les muqueuses (bouche, cavités nasales, vagin, aines et aisselles) et surtout dans tout le tube digestif. Les rôles des différentes bactéries sont loin d'être tous connus, mais déjà les perturbations et destructions consécutives à l'ingestion par voie orale d'antibiotiques industriels sont manifestes. Ce qui devrait favoriser le retour en grâce de la phagothérapie. En outre, deux voies nouvelles complémentaires restent à explorer  : d'une part les bactéries du microbiote se déposant sur les muqueuses doivent aussi se déposer sur les muqueuses des voies respiratoires, en particulier sur les alvéoles pulmonaires, et d'autre part, les moyens d'analyses fines montrent une très grande présence de virus là où il y a des bactéries, (certains estimes le nombre 5 à 10 fois supérieur à celui de bactéries), constituant ce que l'on nomme déjà le virobiome ou virobiote. Tout reste à découvrir dans ces mondes inconnus.

Ainsi au niveau humain et au niveau planétaire pour toute la faune et la flore, de nombreuses recherches doivent être entreprises : elles seront bénéfiques pour l'avenir de l'humanité et de la biosphère. Les retombées sont essentielles et fondamentales et elles ne sauraient être rabaissées au niveau des dettes et de leurs remboursements à bref délai. Ces diverses études à déveloper exigeront beaucoup de chercheurs, d'ingénieurs et de techniciens : d'où enfin des débouchés aux études supérieures scientifiques pour la jeunesse inquiète de son avenir.

 

Quid de l'avenir des DETTES publiques ?

Les dettes publiques sont moins importantes que la nécessité de créer ou maintenir des emplois pour les jeunes arrivant sur le marché du travail et pour les anciens prétendus "inadaptés" aux technologies nouvelles et mis en préretraites ou au chômage. La majorité des emplois pour les jeunes mieux instruits ne peut être dans des services tels que la magistrature (juges, avocats et subalternes) l'enseignement, les conseils en gestion, management et comptabilité, en publicités et marketting, en coaching divers (sports, santé, politique, psychologie personnelle ou de groupe) : la production de biens agricoles et industriels (dont les produits de communication et d'information) étant assurée par des pays étrangers à très bax coûts de main-d'oeuvre. Le tourisme des étrangers dans notre pays reste trop dépendant de la moindre épidémie pour compenser l'insuffisance nationale des productions agricoles et industrielles.

Vouloir abaisser nos coûts de revient, nos coûts de main-d'oeuvre, en les alignant sur ceux des pays industialisés à très bas salaires, est voué à l'échec. Par contre, mettre en oeuvre le grand programme d'économies d'énergies, principalement carbonées, permettra de dégager quelques liquidités publiques. De même, prendre le grand virage de l'interdépendance consciente et symbiotique des humains avec le monde microbien des virus et bactéries permettra à l'homme de mieux vivre, d'affirmer son interdépendance avec la biosphère... et avec ses semblables !

Quant aux remboursements des dettes globales envers la BCE et les banques centrales, ceux-ci ne peuvent résulter que de l'impérieuse nécessité de réduire les masses monétaires en circulation, ou de freiner une trop forte croissance économique inflationniste, en prélèvements de fonds privés destinés à la consommation. Pour le moment il n'en est pas question, sauf à plonger les économies occidentales et mondiales dans une forte récession. Alors n'est pas encore venu le moment de nous inquiéter !


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3 réactions à cet article    


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 4 février 08:36

    Les aspects techniques du phénomène sont anecdotiques. Le fond est autre chose :

    « Il faut voir dans la dette, non pas le fait que l’on vive au-dessus de ses moyens, comme on aime à nous le reprocher pour justifier les mesures draconiennes qu’on nous impose, mais le résultat de la dynamique qui anime le système dans son ensemble. Comment pourrait-il ne pas y avoir de la dette puisque sans dette il n’y a pas d’argent ? Mais il est tellement plus simple et lucratif pour ceux qui en tirent profit de culpabiliser le citoyen plutôt que d’admettre que si la monnaie est effectivement une dette par nature, elle est une dette de la société envers sa population et non de la société envers les banques. »
    Philippe Derudder - Les monnaies locales complémentaires : pourquoi, comment ? - 2012 - Pages 41


    • Laulau Laulau 4 février 08:40

      @Séraphin Lampion
      Excellent ! Il faudrait le graver dans le marbre, ou plutôt sur le crâne épais des « économistes » qui inspirent l’auteur.


    • binary 4 février 13:37

      Vous n avez toujours pas compris que depuis que l argent n ai plus un métal jaune, une dette n est plus un objet matériel que quelqu un prête contre rétribution à un autre, mais un contrat écrit sur une page blanche.

      L argent est une ÉCRITURE.

      L égalité épargne = dettes n a aucun sens quand on fabrique de la monnaie ex nihilo en continu.


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hugo BOTOPO


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