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Accueil du site > Actualités > Economie > Les Plans MARSHALL d’hier et d’aujourd’hui : les RÉALITÉS (...)

Les Plans MARSHALL d’hier et d’aujourd’hui : les RÉALITÉS oubliées et les MYTHES présents !

 

Le plan ERP (Programme de Rétablissement de l'Europe) connu sous le nom de son principal investigateur, promoteur, coordinateur et contrôleur, le Général Marshall, aurait financé -de 1948 à 1951- le rétablissement des économies de 16 pays européens affaiblis par la seconde guerre mondiale. Plan vendu comme étant une entreprise altruisme des USA envers les pays européens, les retours étant admis comme de peu d'importance ! Avis qui n'est pas partagé par tous les historiens et politiques : ARTE dans un documentaire présenté le 12-01-2021, qui pour une fois faisait la part belle aux déclarations et actions des acteurs américains de l'époque, présente une autre face, brillante pour certains, bien moins reluisante pour d'autres ! Ce documentaire amène à mieux appréhender la réelle politique américaine de l'époque et les projets actuels de "plans Marshall" pour lutter contre les déréglements climatiques, le réchauffement de la planète, les diverses pollutions (eaux, air, sols) les famines systémiques et le sous-développement chronique... plans formulés par les élites occidentales néolibérales, et par le gouvernement de la Chine (déjà fortement engagé dans les mises en oeuvre sur le terrain à l'image des USA de 1948/51).

En 1945, après le 8 mai, l'Allemagne nazie était écrasée, son économie fortement dégradée par les bombardements intensifs de l'aviation, de l'artillerie et des chars de tous les alliés, URSS comprise. Les soviétiques, vaillants combattants au sol, occupaient Berlin, une bonne partie de l'Allemagne et des pays de l'Est de l'Europe. Leurs victoires bien perçues par les peuples leur permettait de présenter leur régime communiste aussi éfficace que le capitalisme américain, surtout dans les pays qu'ils avaient libérés au prix d'énormes sacrifices humains.

Depuis les philosophes et économistes du XIXième siècle (Marx, Proud'hon, Engels, Hegel) puis Lénine, Trotsky et la révolution russe de 1917, le monde capitaliste (ses élites, ses cadres et ses profiteurs), surtout anglo-saxon, fier de son régime politico-économique, se mobilisait contre toute emprise communiste bien perçue par les masses exploitées et par les pauvres, surtout après la crise boursière US de 1929 (contaminant toute l'Europe), génératrice de chômages et de faillites pour le plus grand nombre, et d'accroissements de fortunes pour quelques grands profiteurs. La politique de relance Keynésienne adoptée par ROOSEVELT allait dans le bon sens mais insuffisante en moyens pour évacuer la crise économique. Les achats limités d'armements de la France (jusqu'à l'armistice) et les importants achats de la Grande-Bretagne en vivres, armements et munitions, complétés par la montée en puissance militaire des USA, ont été des compléments majeurs de la politique keynésienne, en temps de paix. Puis en temps de guerre, l'économie américaine a tourné à fond, avec l'apport des femmes dans les usines (comme en France en 14/18) effaçant la grande crise. La fabrication massive d'avions, de navires, de tanks, de camions, de Jeep, de munitions était phénoménale, et l'agriculture s'était mécanisée et motorisée afin de dégager de la main-d'oeuvre et en faire des soldats. La paix revenue la reconversion de toutes ses usines dédiées à l'effort de guerre devenait impérative pour éviter une grande vague de licenciements et une nouvelle crise type 1929/33 !

Dans le cadre européen de lutte contre les communistes, bien implantés en France (avec la Résistance) et en Italie (En Allemagne et en Espagne, Hitler et Franco avaient "à leur façon", éradiqué les mouvements communistes) les Américains avaient déjà prévus en 1944 de partager la France en zones administrées par des militaires/gestionnaires américains. De Gaulle, leur avait coupé l'herbe sous le pied pour mettre en place une administration totalement française, avec des fonctionnaires gaullistes, communistes et "neutres" (en place sous le régime de Vichy). L'insurrection communiste restait une probabilité à prendre en compte. L'Allemagne, quant à elle, était administrée par les vainqueurs. Les communistes soviétiques restaient très actifs et après la prise de pouvoir en Tchécslovaquie par un coup d'état, les USA devaient riposter fermement avec de grands avantages à la clef (que ne pouvait offrir Staline, avec la Russie et l'Ukraine dévastées).

 

Les grandes lignes du Plan Marshall

Le général George Marshall présenta le plan de rétablissement de l'économie européenne le 5 janvier 1947 à l'Université de Harvard dans une conférence donnée pour la réception de sa nomination de docteur Honoris Causa, présentant des positions contraires aux dominantes et avec la bénédiction de Truman.

Au lieu d'obliger l'Allemagne à payer des réparations énormes comme après la première guerre mondiale (et avec les effets délétères induits à terme), Marshall préconise une aide principalement apportée par les USA, grands vainqueurs sans destructions massives (hors Pearl Harbor), pour tous les pays européens qui adhéreraient à la politique de marché et des échanges, donc à la politique capitaliste libérale des USA, et qui devraient s'éloigner des politiques nationalistes (et communistes) contrôlées par les États. 16 états adhérèrent à ce plan de recontruction (conférence de Paris du 20/09/47) et Truman le signa le 3 avril 1948, après de nombreuses clauses restreignant la souveraineté économique des États et imposant le contrôle strict des USA sur les mises en oeuvre, avec la structure ECA (European Cooperation Administration) sise à Paris et constituée de fonctionnaires américains. Cette ECA devint de plus en plus tatillonne et exaspérante avec la montée de la guerre froide, surtout après l'explosion de la première bombe atomique soviétique en 1949, avec un contrôle puis une interdiction de commercer (embargo dicté par les USA) avec les pays de l'Est. Les fournitures US comportèrent alors une part de réarmement.

En dehors de cette fonction de contrôle du bon usage des fonds du plan Marshall et de ses contraintes et compensations, l'ECA devient rapidement la base de la CIA nouvellement créée et sa couverture financière : l'ECA prélevait 5% du montant de toutes les fournitures américaines aux pays européens. cette somme servait à ses frais de fonctionnement mais surtout à "financer" des achats de minerais stratégiques à livrer aux USA : minerais extraits, pour la France du Maroc, de Madagascar, de Nouvelle-Calédonie et d'Indochine, pour le Chrome, le Nickel, et les terres rares (Tonkin). Pour le Royaume-Uni les principales mines étaient en Afrique du Sud.

Les contraintes US imposées pour le bénéfice des USA et de son idéologie

Pour faire valider le plan, Marshall et ses partisans le présentèrent à leurs collègues américains comme un plan destiné a éviter la crise qui se pointer, à renforcer les USA, et à imposer leur domination au minimum au monde libre qu'il fallait éloigner à tout jamais des sirènes communistes !

Pour l'économie US, la livraison de matériels US (tracteurs, machines agricoles motorisées, camions et véhicules de chantier, équipements industriels...) et de nourriture, permettait d'éviter la grave crise économique qui aurait suivi la fermeture des usines d'armements. Certaines productions européennes et françaises (motos et certaines voitures) ont dû être arrêtées. Le transport des fournitures entre l'Amérique et l'Europe devant être assuré par des armateurs US (avec des prix surfaits) : les négociateurs européens ont négociés pour obtenir un droit de transport national jusqu'à un maximum de 50%. Les pays "acheteurs" ou bénéficiaires ayant une certaine liberté de choix, les factures étant envoyées à l'ECA, cette dernière fit des contrôles sévères dans les ports pour éviter des surfacturations (les bénéfices allant vers les fournisseurs et/ou les acheteurs (avec partage mutuel ?)) et surtout vérifier que les produits étaient bien destinés aux marchés intérieurs et non par réexpédiés (en totalité ou intégrés dans des équipements) vers des pays du bloc communiste.

En dehors de la fourniture de minerais stratégiques (gratuits dans le cadre des 5% de l'ECA), le gouvernement US imposa l'ouverture sans droits de douanes aux produits culturels américains, avec par exemple un minimum de 30% de films US diffusés dans les salles de cinéma. La propagande pour le système économique US (capitaliste, libéral, réduction des industries et services nationalisés, liberté du commerce et des échanges selon la loi des marchés..) et le dénigrement du système soviéto-communiste allaient croissant avec la montée de la guerre froide. La CIA se démena dans les élections comme en Italie (promotion de la Démocratie chrétienne contre les communistes) et participa activement à la création et au financement de syndicats "amis" (compatibles avec les syndicats US (sans l'emprise de la maffia)) comme FO en France à l'époque ! Toutefois l'emprise de la CIA en Europe est restée limitée par rapport à l'emprise du FBI à l'intérieur des USA avec la chasse aux sorcière du Mac-Carthysme !

Une contrainte majeure : la contre-valeur

Le plan Mashall comprenait plus de 80% de subventions américaines, le solde en emprunts à faible taux (en dollars) émis par le FMI et la Banque Mondiale où seuls les USA avaient un droit de veto sur les montants et leurs destinations. Les pays bénéficiaires recevaient "gratuitement" les fournitures et équipements qu'ils avaient commandés et les revendaient (en monnaie locale) à leurs entreprises et commerçants, et encaissaient de l'argent selon les valeurs. Les USA imposèrent la règle contraignante de la contre-valeur, à savoir que le pays acheteur/bénéficiaire s'engageait à financer, chez lui,des équipements, des investissements, à hauteur du double du montant encaissé. Et l'ECA veillait au grain ! De plus, la seconde partie doublant la valeur devait provenir des impôts et non pas de la planche à billets, pour prévenir l'inflation.

Si la contre-valeur posait problème en France, que dire de l'Allemagne où les Allemands ont dû déposer leur stocks plus ou moins importants de reichsmark nazis en contre-partie de deutschmarks (imprimés dans le plus grand secret aux USA), avec une forte décôte (1 pour 1 pour les 40 premiers reichsmarks puis 1 pour 10 pour les suivants) d'où des fortes coupes dans les pouvoirs d'achats. De plus la RFA, après sa création en 1949, devait financer en grande partie le coût des troupes américaines d'occupation (pardon "de protection" au vu de la guerre froide avec l'explosion de la bombe atomique soviétique le 29/08/49), sans oublier les contraintes imposés par le plan Marshall.

Les montants engagés par le plan Marshall

Sur 4/5 ans de 48 à 51/52, les USA ont financés annuellement le plan à hauteur de 4% de son PIB, soit un total d'environ 11,8 Md$ soit en valeur 2020 plus de 200 Md€, à comparer avec les plans de relance de l'UE et des pays membres. Les emprunts étaient de l'ordre de 3 Md$, avec intérêts et remboursements en $ d'origine (sans l'effet d'inflation à la française). Heureusement seule une petite partie (20%) des emprunts ont été remboursés, le solde étant transformé en dons !

 

Autres contraintes américaines :

Pour soutenir le RU et lui fournir vivres et armements Roosevelt a imposer à Churchill le démantèlement de l'Empire britannique, principalement de l'Inde, des Caraïbes, du Canada, de l'Australie et de la Malaisie, Birmanie et Thaïlande. Pour l'Afrique du Sud du fait des grandes ressources minérales stratégiques (et de la ségrégation américaine envers les noirs appliquée au RU dans les casernes de soldats américains en attente du débarquement) la pression n'a pas eu lieu pour éviter d'être mis en contradiction interne.

Pour la France, Roosevelt s'est contenté après le débarquement en Algérie (en 1943) de soutenir le mouvement de libération vers l'indépendance. Du fait des ressources minérales stratégiques, le Maroc et la Tunisie sous protectorat devant conduire à l'indépendance, la Nouvelle-Calédonie, et l'Indochine ( très vite devenue un bastion contre l'expansion communiste chinoise ou soviétique, jusqu'à la guerre américaine du Vietnam) furent exclues d'un diktat américain, qui de plus, à l'époque, ne voulait pas prendre position dans des pays de l'Afrique noire !

Les contraintes liées au plan ont survécu à ce plan, avec celles imposées par l'Otan concernant le commerce avec les pays de l'Est, et surtout la décision américaine de pouvoir poursuivre devant les tribunaux US, toute entreprise commerçant en $ (comme unité de facturationn), qui ne suivrait pas les méticuleusement règles imposées par Washington envers les pays frappés par des décisions US d'embargo (aujourd'hui Iran, Russie, Corée du Nord, et toujours Cuba) ou pour des commissions commerciales assimilées à de la corruption. La Justice US a condamné fiscalement des entreprises américaines pour corruption dans des ventes à l'étranger, mais le Gouvernement US compense en passant de nouveaux contrats juteux à ces pauvres entreprises. Par contre, les entreprises étrangères ne recoivent pas de compensation et sont alors affaiblies devant la concurrence US.

 

Les projets de "plans Marshall" pour résoudre certains problèmes mondiaux

Le plan Marshall étant réduit, dans des cerveaux rétrécis, à un vaste de plan de financement gratuit offert par un pays très riche (les USA hier), certains rèvent à des formules similaires pour développer les pays du Sud, les sortir de la famine et des calamités, ou pour financer de vaste programme de réduction des émissions de gaz à effet de serre afin de limiter le réchauffement climatique !

Pour les pays du Sud, en proie à de nombreuses difficultés, financer les investissements pour sortir de la pauvreté en imposant de s'approvisionner chez les donateurs et de mettre en oeuvre les investissements internes de contre-valeur serait très vite condamné comme impérialiste, liberticide et colonialiste. Donner l'argent des riches contributeurs occidentaux aux États, sans contre-partie, c'est financer une grande majorité d'achats en Chine et une partie "d'évasion fiscale massive" des dirigeants vers les paradis fiscaux : ce serait, in fine, transférrer des $ et € en Chine pour que les acteurs de ce pays se portent acquéreurs des entreprises et du patrimoine européeen ! Les gouvernements du monde libéral capitaliste ne sont pas si idiots qu'ils ne peuvent s'en apercevoir !

Par contre, l'empire chinois, très actif en Afrique et en Asie du Sud-Est et Centrale (route de la soie) est déjà dans une pseudo-démarche de simili plan Marsahall, avec des dons très réduits, des prêts importants (avec intérêts) se transformant en prise de possession par bail emphitéotique de très longue durée en cas de défaillance de paiement. Les investissements "offerts" par la Chine, sont réalisés par des travailleurs chinois, "la barrière de la langue ne permettant pas l'embauche de travailleurs locaux". Les remboursements sont effectués par des redevances (ports, ligne de chemein de fer) et l'achat de matières premières minières et agricoles. S'il n'y a pas une "CIA chinoise" pour surveiller les forces hostiles et contrôler les bonnes applications et les politiques mises en place, par contre, la Chine dispose d'une diaspora installée de longue date capable de fournir des renseignements, et surtout de ses énormes capacités informatiques pour espionner tous les échanges de data et de conversations, tous les déplacements des individus, bien au-delà des capacités du big Brother de "1984" ! De plus, la Chine affirme clairement sa volonté de voir le yuan en monnaie d'échanges internationnaux, concurrent du $, tout en oubliant de dire qu'elle appliquera les mêmes règles juridiques chinoises envers les utilisateurs du yuan (comme les USA pour le $).

Enfin, en ce qui concerne la lutte contre le réchauffement climatique mondial, les caractéristiques intrinsèques du plan Marshall ne sont pas applicables. À la limite, les pays les plus grands émetteurs de gaz à effet de serre, pourraient convenir de créer massivement sur une longue période de la monnaie pour financer les investissements nécessaires, en donnant dans chaque pays une priorité aux entreprises du pays, dérogeant aux règles de la libre concurrence (en fait toujours faussée).

 

CONCLUSIONS

Les conditions d'application du plan Marshall sont enfin exposées (ARTE) 70 ans après sa mise en oeuvre.

Les premiers bénéficiaires en furent les USA, qualifiés en outre de généreux donateurs.

La transposition pure et simple aux financements d'investissements pour lutter contre le sous-développement, la famine et le réchauffement climatique, n'a pas de sens : il faut trouver d'autres montages financiers.

Actuellement, en toute discrétion et sans la moindre critique, la Chine met en place sa propre version -très profitable- d'un plan comparable au plan Marshall, dans son projet de routes de la soie et de développement connexes : et elle sait bien le faire accepter par les "bénéficiaires" comme hier les européens avec le plan Marshall !


Moyenne des avis sur cet article :  4.64/5   (14 votes)




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21 réactions à cet article    


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 16 janvier 09:30

    « ... la Chine met en place sa propre version ... d’un plan comparable au plan Marshall... et elle sait bien le faire accepter par les »bénéficiaires« comme hier les européens avec le plan Marshall ! »

    Et elle n’a pas eu besoin de faire de guerre ni de détruire les outils de production des « bénéficiaires » pour ça !


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 16 janvier 10:05

      @Séraphin Lampion

      Par contre, les créanciers du vrai Plan Marshall (qui continuent à en percevoir les dividendes), ont trouvé le moyen de détruire à nouveau les économies locales de leurs clients colonisés en octroyant des « prêts garantis » (par les contribuables locaux qui paieront en cas de défaillance du débiteur. Et cette fois, sans envoyer des B et deux ou trois « little boys ».
      Devinez comment !


    • JPCiron JPCiron 17 janvier 22:28

      @Séraphin Lampion

      elle n’a pas eu besoin de faire de guerre ni de détruire les outils de production des « bénéficiaires » pour ça ! >

      Très juste. 
      En outre, nous devrons bien composer avec ’’les gros’’.
      Et qu’on les aime ou non, le fait d’être prévisible et de respecter sa signature est un truc important !
      .


    • Bendidon Bendidon 17 janvier 10:43

      AGORAVOX vous a mis en tête de gondole avec une très belle image

      C’est pourquoi je suis sur votre article !

      Pourquoi ne vous en inspirez vous pas en mettant sur chacun de vos articles une image prégnante ?

      Trop difficile à comprendre pour vous ?

      Pourtant ça augmente considérablement l’audience et les réactions smiley


      • Bendidon Bendidon 17 janvier 13:39

        @Bendidon
        Deux CONS m’ont moinssé why ????
         smiley


      • Germain de Colandon Germain de Colandon 17 janvier 11:44

         « L’Enfer est pavé de bonnes intentions. »


        Maintenant, regardons aujourd’hui, et prenons nos précautions pour demain.


        « Arbeit Macht Frei ! », hurle Macron avec un accent à couper au (long) couteau - Le Drakkar furibard !! (canalblog.com)


        • Montdragon Montdragon 17 janvier 12:17

          Sympathique illustration, on peut y voir le drapeau turc.

          l’OTAN était déjà dans les valises, avec la Turquie, comme levier de décision sur tout le continent.

          Et certains parlent du pacte de Varsovie comme une agression...


          • titi 17 janvier 13:51

            @Montdragon
            Le pacte de Varsovie était une agression.
            De part les effectifs, de part la quantité de matériel.
            Le Pacte n’avait pas besoin d’avoir 2x plus de chars, 2x plus de divisions, 2x plus d’artillerie, 3x plus d’armes nucléaire tactiques s’il était réellement dans une position défensive.

            La dissuasion Français c’était au maximum 400 têtes par rapport au 9000 russes... et cela parait-il suffisait à dissuader.


          • Montdragon Montdragon 17 janvier 18:10

            @titi
            Dans ce cas il vous faut d’urgence revois les documentaires d’Oliver Stone.
            L’agresseur est yankee, de A à Z


          • Eric F Eric F 17 janvier 18:59

            @Montdragon et @titi
            Il y avait à l’époque deux blocs antagonistes, mais on peut relever qu’il n’y a pas eu de conflit armé sur le continent européen entre ces blocs. Les invasions par char ont été des remises au pas internes à l’un des blocs.
            Le paradoxe est donc que l’existence de ces blocs et la dissuasion nucléaire nous ont détournés de nous fritter avec l’un ou l’autre de nos voisins « ennemis séculaires ».


          • titi 17 janvier 13:56

            @L’auteur,

            Le Plan Marshall a sans doute profité au prêteur.

            Et ? Bah oui l’argent n’est pas gratuit.

            Le Plan Marshall a plus profité à l’Allemagne ?

            Bah regardez une carte : où se sont passer les combats et les destructions ?

            Rien à voir avec 14-18 où les combats et les destructions se sont produites dans le Nord de la France.

            Et c’est justement parce que personne n’a payé pour 14-18, que la France a occupé la Rhur, et suscitant l’exaspération du peuple allemand. 


            • Eric F Eric F 17 janvier 19:05

              @titi
              "Et c’est justement parce que personne n’a payé pour 14-18, que la France a occupé la Rhur, et suscitant l’exaspération du peuple allemand" 

              En effet, il s’agissait de « prendre des gages » pour obtenir les réparations qui n’étaient pas versées (et ne l’ont pas été par la suite). Par contre cette opération a pris fin en 1925, donc l’exaspération sur ce point s’est estompée, mais il restait comme griefs au milieu des années 30

              l’occupation de la Rhénanie et la frustration d’avoir du restituer l’Alsace.


            • Trelawney Trelawney 18 janvier 11:53

              @titi

              Le Plan Marshall a sans doute profité au prêteur.

              Et ? Bah oui l’argent n’est pas gratuit.

              Les deux pays qui ont profité le plus du plan Marshall étaient le RU et la France avec seulement 10% du montant total remboursable. Viennent ensuite les Pays Bas, l’Italie, la Belgique et l’Autriche. Et seulement ensuite l’Allemagne.

              La France a bénéficié d’une grosse dotation, car pour les américains, le débarquement sur un pays ayant collaboré avec les nazis, devait s’accompagné de la création d’un nouvel état américain (ils avaient même fabriqués la monnaie et le gouvernement de Pétain avait réalisé des négociations secrètes pour conserver le pouvoir). De gaulle la sut et a menacé les américains de bloquer l’intervention de la résistances nécessaire aux américains pour faciliter le débarquements. Les Américains ont reculé, mais la dotation était déjà acté et n’a pas été remise en question.

              Les pays sous la coupe de Staline ont refusé en bloc ce plan. Pour cela Staline accéléra l’organisation des goulag pour permettre de reconstruire le pays à l’aides de prisonniers esclaves. Ce Staline a quand même accepté que les américains continuent à l’approvisionner en équipements militaires (vêtements, chaussures, rations de combat, matériels du génies etc), car pour organiser sa dictature il avait grandement besoin d’une armée efficace. La légende dit que les russes pour un problème d’égos avait demandé aux américains des préservatifs de 40 cm de long. Les américains se sont exécutés en marquant sur les boites « taille moyenne ».

              Dans les années 50 on comptait plus de 24 millions de prisonniers (des familles entières) surnommés « ZEC » dans les goulag



            • Pere Plexe Pere Plexe 17 janvier 15:31

              C’est un fait que le plan Marshall était aussi altruiste que l’aide au pays en voie de développement l’est et l’a été depuis des décennies.

              Et aussi désintéressé que les aides du FMI ou celles des puissantes fondations US.

              Tous ces bienfaits sont des armes de domination économique et politique.

              Quelques fois baptisés « soft power ». Le coté soft n’étant pas toujours le plus évident.

              Il en va ainsi sur notre planète, le rapport de force la cupidité et le calcul sont la règle entre nations. 


              • Eric F Eric F 17 janvier 18:24

                « Au lieu d’obliger l’Allemagne à payer des réparations énormes comme après la première guerre mondiale... »

                Ah, ça commence mal, car en réalité à force de réductions et de moratoires, l’Allemagne n’a payé que 17% des « réparations » prévues au traité de Versailles, qui en outre avait été très indulgent envers elle en ne démantelant pas l’empire allemand comme cela a été le cas de l’empire autrichien et de l’empire ottoman, car les anglo-saxons voulaient maintenir une « puissance d’équilibre » continentale contre la France.

                Par contre la France a du rembourser tous ses « emprunts de guerres » contractées auprès des USA notamment.

                Donc -comme le présente le général de Gaulle dans ses « mémoires d’espoir »-, c’est plutôt la France qui a « perdu l’après guerre ».

                Par contre la suite du paragraphe est vraie, l’Allemagne a été exemptée de payer des dommages suite à la seconde guerre mondiale, mais il faut ajouter que la France saignée à blanc par l’occupant n’a pas eu de compensations supplémentaires à ce titre dans le plan Marshall.

                Concernant la conclusion générale, le plan Marshall a été bénéfique pour les pays européens, en contrepartie de l’inféodation à un parrainage étasunien (atlantisme).


                • Eric F Eric F 17 janvier 19:16

                  A propos du plan allié (en fait étasunien) d’administration de la France après le débarquement (AMGOT), de Gaulle leur a en effet coupé l’herbe sous le pied, mais on pourrait se demander pourquoi les yankees ont si facilement laissé tomber. Eh bien c’est parce que de Gaulle a également coupé l’herbe sous le pied à une éventuelle insurrection communiste, ceux-ci s’étant rallié au GPRF, le calme et l’ordre intérieur ont été assurés par un gouvernement fortement soutenu par la population. Eisenhower était plus ouvert et pragmatique que Roosevelt, et a soutenu le déploiement du gouvernement issu de la France libre et de la Résistance.


                  • Ecométa Ecométa 17 janvier 20:54

                    Ce qui s’est passé après 1958 n’est rien d’autre que ce qui s’était déjà passé après 1908, et dans tout l’entre-deux guerres mondiales en ce qui concerne les États-Unis qui ne font jamais rien de gratuit, et qui à chaque fois ont été les grands gagnants des deux guerres mondiales.

                    Si on veut être informé sur l’histoire il faut visionner « le choix de la défaite ». Là vous verrez la collusion entre les industriels et les banquiers français, en fait ce sont les mêmes, et le régime nazi, ceci dans toute l’Europe et pas seulement en France !

                    Le choix de la défaite - Annie Lacroix-Riz - 05/05/2010.

                    Comment les élites françaises ont conspiré avec l’Allemagne contre la population française avant 1939 et après 1945.

                     https://www.youtube.com/watch?v=IU3FZlKmTQA

                    C’est absolument fascinant et très éclairant sur ce qui se passe de nos jours... du moins avant cette crise sanitaire, encore que les mêmes forces, les même collusions, la même prévarication systémique ; que tout ceci est toujours à l’œuvre !


                    • Ecométa Ecométa 18 janvier 16:54

                      @Ecométa
                      Ce qui s’est passé après 1948...

                      Pour que l’impérialisme Étasunien s’impose économiquement par la monnaie, par le « $ » il fallait que meurt l’empire britannique et aussi impéialisme colonial français. C’est ce çà quoi se sont appliqué les américains aussi bien après 1918 que 1948. C’était là les conditions américaines : il a fallu à chaque fois abandonner des territoires ! 


                    • ribouldingue ribouldingue 18 janvier 00:36

                      On voit ce fait la chine en Afrique avec le plan décennale. C’est simple comme un bol de riz. Elle bouffe toutes les ressources du continent africain en échange d’infrastructures inachevées. Les chinois travaillent vite mais mal.

                      Ils sont surtout très futés. Quant à l’Europe, il y a belle lurette que la chine tient les européens par les couilles avec la mondialisation. Ces cons là (les européens)ont délocalisé la quasi totalité des industries (pharmaceutiques, aéronautiques) pour ne citer qu’elles.

                      Avec la crise sanitaire que nous traversons que font les européens ? Ils sont obligés d’aller quémander à la chine, comme de vulgaires mendiants ce qui leur appartenaient hier les médocs comme les doliprane, les masques,les respirateurs etc.

                      Nous sommes les cocus des politiques libérales successives engagées depuis l’ère Reagan/ Thatcher .

                      En pensant faire des économies en se faisant un maximum de fric, les européens en s’adressant à de la main d’œuvre bon marché se sont fait baiser comme des bleus bites.

                      Pendant que les chinois tissaient petit à petit tissé leur toile en achetant les brevets industriels, pharmaceutiques, etc etc.

                      Ces enfoirés, je pèse mes mots pour ne pas tomber dans la vulgarité ; nous ont fait un gros bébé dans le dos.

                      Huānyíng en chine !


                      • Eric F Eric F 18 janvier 10:37

                        @ribouldingue
                        Bonne analyse. Les termes sont vifs ...mais justifiés.


                      • Montagnais Montagnais 19 janvier 23:07

                        « Les conditions d’application du plan Marshall sont enfin exposées (ARTE) 70 ans après sa mise en oeuvre. »


                        .. vous a fallu étudier pendant 70 ans ?


                        Retenez : « June 44 : invasion of Europe »

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Auteur de l'article

hugo BOTOPO


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