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Lundi noir

Les économistes de renom l’avaient affirmé haut et fort courant 2008 : le pire de la crise des « subprimes » est derrière nous.

La crise du prêt hypothécaire tout droit venu des Etats-Unis a constitué le premier domino d’une série de défaillances toutes plus colossales les unes que les autres. Les dominos du système financier international tombent, entraînant dans leur chute les établissements les plus exposés sur le marché des liquidités, mais aussi l’ensemble de ceux qui souhaiteraient venir en aide aux branches « pourries » d’un arbre qui s’écroule et doit s’écrouler.

L’année 2007 aurait pourtant dû alerter les golden boys de Wall Street ainsi que les attentifs et soucieux responsables de ce monde sur l’ampleur d’une crise sans précédent.

Le prêt hypothécaire « Subprime », octroyant la capacité à n’importe quel agent de pouvoir emprunter en se cautionnant sur la valeur du bien acquis, était une quadruple bombe à retardement :

  • 1 : parce qu’il gonflait artificiellement l’activité économique des Etats-Unis, déjà dopés à la méthode forte par des taux au plus bas depuis 2001 ;

  • 2 : parce qu’il engageait des agents insolvables sur des taux variables, donc susceptibles de rendre les créances « pourries » (irremboursables) ;

  • 3 : parce que les créances avaient été transférées à des organismes financiers sous forme de « titres », eux-mêmes noyés dans des produits financiers diluant le titre « risqué » dans la masse, le tout contre des liquidités asséchant alors le marché interbancaire ;

  • 4 : parce que les prix de l’immobilier ne pouvaient pas éternellement monter jusqu’au ciel, et que, par conséquent, la caution était partiellement fictive.

Pour être « In », les organismes financiers se devaient de détenir des titres à risques, engageant leur fonds pour financer des emprunts auprès d’agents insolvables, d’autant plus insolvables que leurs intérêts d’emprunts s’envolaient – laissant des milliers d’Américains sur le carreau et se devant de laisser leur maison/bien en saisie –, mais encore plus insolvable quand la valeur même de leur bien face aux premiers mis à la rue venait elle aussi à s’effondrer.

Toute la machine était conçue sur un gain instantané, artificiel fondé sur un risque « exponentiel » où le premier revirement de paramètres entraînait la chute des dominos financiers.

La hausse des taux liée à des paramètres économiques a entraîné l’insolvabilité des plus fragiles, entraînant dans leurs déboires la chute des prix de l’immobilier. Les milliers devinrent millions, les millions concernés par des prêts de centaines de milliers d’euros.

Le calcul devint simple : million x centaines de milliers = centaines de milliards. Les organismes de prêt furent les premiers à sentir le vent tourner, mais adossés sur de grands organismes qui endossaient les risques et les gains jusqu’alors, ce furent finalement ces grandes institutions qui furent les premières à prendre conscience du cyclone en approche.

En 2007, il fallait déjà agir et demander des comptes. En 2007, il fallait déjà que des établissements tombent. En 2007, il fallait que ceux qui avaient pris des risques tombent.

Au lieu de cela, la Fed, la BCE, le FMI et les politiques ont choisi d’attendre, faisant confiance aux organismes financiers pour leur dire la vérité.

En quelques mois, les organismes financiers (banques et assurances) ont cherché à savoir, ont su et n’ont rien dit. Elles ont pourtant agi en « back-office » en se méfiant les unes des autres, gelant leurs prêts interbancaires, poussant la Fed et la BCE à injecter des « liquidités ». Plusieurs fois, avec des sommes colossales. Il y eut aussi les impacts collatéraux annonciateurs comme la Northern Rock ou la Société générale, comme des prémices annonçant la non-étanchéité de la crise aux Etats-Unis.

Sur le fond, personne n’osa agir, laissant le « cyclone » se charger en énergie, se nourrissant des nouvelles faillites, de l’insolvabilité des ménages, de la faiblesse de l’économie américaine, des perfusions à contre-effet de la Fed et de la BCE. Plus les agents extérieurs venaient soutenir les branches pourries, plus l’arbre se pourrissait à la racine, de plus en plus fort, de plus en plus vite.

Marché interbancaire figé, liquidités en panne, croissance en berne, consommation en chute : l’exposition était maximale pour les créanciers.

14 septembre 2008, 1er coup de tonnerre : Lehman Brothers annonce sa faillite. 4e banque des Etats-Unis, coincée sur le marché interbancaire par JP Morgan Chase et par l’absence de liquidités, plombé par l’adossement de son actif sur le cours de bourse, fragilisé par le cas Bear Stearns, la faillite est inéluctable.

La Fed n’intervient pas. Elle a raison

16 septembre 2008 : AIG (1er assureur mondial) et Merryl Linch dévoilent leur faiblesse. L’ampleur des concernés contraint la Fed à agir, mais aussi l’Etat américain à intervenir. La crise financière est définitivement là. Le cyclone rentre en contact : il est chargé à bloc.

L’Etat américain, le plus endetté du monde, annonce qu’il souhaite intervenir pour racheter les créances douteuses qui ne valent plus rien pour sauver les grands groupes et donner un coup d’arrêt au jeu de massacre de dominos.

En Europe et en Asie, la confiance s’étiole à grande vitesse et, malgré les propos de Mme Lagarde, la réalité traverse instantanément l’Atlantique : aucune banque n’est à l’abri. La méfiance s’installe, certains tentent des coups de poker profitant des faiblesses des autres, d’autres attendent de voir qui va craquer le premier et où cela va se passer.

Fin septembre, c’est l’attente du Plan « Paulson » qui doit injecter plus de 780 milliards d’euros pour sauver le système financier qui tient le devant de la scène. En back-office, c’est la panique.

L’attente dévoile les plus fragiles, le système étant figé : Washington Mutual et Fortis côté UE viennent allonger la liste. Natixis frôle la zone rouge et Dexia la dépasse.

Dexia, cette banque qui prête aux collectivités, la plus solide et, comme dirait Mme Lagarde, un établissement bancaire français aux fondamentaux sains. Certes, les établissements bancaires français ont une solidité « constitutionnelle » avec leur volet banque universelle (détail + finances) ainsi qu’une obligation de disposer d’un certain niveau de liquidités. Mais Dexia démontre que plus aucun établissement n’est à l’abri.

Parallèlement, la crise économique arrive : récession (croissance négative), hausse du chômage, pannes des moteurs économiques. Les prévisions de l’industrie touchent un creux historique.

La crise financière a alimenté pendant un an une crise économique rampante qui vient à son tour régénérer la crise financière : le cyclone est sur les terres, toujours aussi fort.

Début octobre : Le Plan Paulson « 1 » est recalé, notamment par les Conservateurs qui refusent l’intervention de l’Etat (principes fondamentaux du libéralisme). En Europe, la fragilité politique éclate au grand jour, l’Irlande faisant cavalier seul – fragilisant les établissements britanniques – et la France invente des dispositions :

  • une garantie de l’Etat à hauteur de 70 000 € pour les fonds particuliers (en vigueur depuis une loi de 1998 sous Jospin) : rien de nouveau ;

  • une intervention de l’Etat pour sauver Dexia (3 milliards d’euros) alors qu’un mois à peine auparavant il était impossible de trouver 10 € pour le RSA ;

  • une intervention de l’Etat pour acheter « hors marché » 30 000 logements afin de soutenir le BTP : une goutte d’eau pour retarder l’échéance.

 En UE, la crise financière installe sa présence. Les premières défaillances d’entreprises faute de prêts arrivent. Les premiers particuliers à la rue se font jour avec des prêts relais qui achoppent. L’activité se resserre, le chômage reprend, l’immobilier – enfin – baisse. L’atterrissage n’est pas en douceur : le marché de l’immobilier s’est carrément retourné en six mois, certains entrepreneurs ne pouvant finaliser les commandes et les prix commençant à dégringoler là où ils étaient les plus surréalistes. L’immobilier chutant, il y aura sans doute de bonnes affaires à réaliser et certains ménages qui verront enfin leur facture « logement » redevenir crédible... le pétrole lui aussi verra son coût baisser en $... la machine n’est pas foutue... mais il faudra attendre et espérer que l’Etat ne commette pas une erreur tragique.

Outre-Atlantique, le Plan Paulson « 2 » est adopté, à une courte majorité.

Il marquera sans doute, dans l’Histoire, la plus belle des erreurs de ce début de siècle.

En adossant la dette financière connue des établissements financiers privés vers l’Etat américain public, il existe un transfert de dette du privé vers le public, cette dette plombant la dette globale de l’Etat, augmentant ses intérêts d’emprunts et, surtout, l’exposant lui aussi un peu plus à ses créanciers.

Qui paie aujourd’hui ?

Un État est réputé incapable d’être en faillite. Mais si un Etat vient à avoir un niveau de dette si colossal qu’il n’est plus en mesure de payer ses créanciers, ces derniers peuvent s’en écarter. Donner un pouvoir énorme aux fonds souverains peut aussi les amener, un jour, à ne plus vouloir payer pour de la créance pourrie, laissant l’Etat face à ses dettes.

Par ailleurs, afin de compenser, l’Etat aura de fortes tendances à relever ses niveaux d’imposition, puisant d’autant plus sur le contribuable que celui-ci sera fragilisé par une économie atone, voire en récession. En prélevant dans le réservoir asséché, l’Etat américain risque de tarir l’économie américaine, entraînant par le même coup la banqueroute du système : citoyens insolvables, établissements financiers aux abois, Etat endetté outre mesure. Bien sûr, il restera les « super riches » qui auront survécu à la crise et en auront même profité : mais eux ne voudront pas payer et n’auront pas intérêt à prêter dans du « vide ».

Le dernier domino était le plus solide, mais aussi le plus lourd.

En intervenant dans le jeu, l’Etat américain oublie une loi fondamentale – et ô combien libérale – de laisser le marché se réguler de lui-même. Au lieu d’agir en amont, par des règles, et en aval, en laissant les branches pourries crever et le privé se « manger » pour stabiliser les choses, l’Etat vient de donner au cyclone une charge colossale.

L’UE pour l’instant n’est pas allée dans cette voie.

Mais les récents déboires risquent d’entraîner l’UE sur cette même pente.

Lundi 6 octobre : lundi noir

Toutes les bourses mondiales plongent. De 5 à 10 % (-8 % à 17 heures pour le CAC40).

Le Plan Paulson ne convainc pas. Pire encore, il ne change en rien les fondements même de la crise.

Malgré l’interdiction de la vente à découvert, la panique gagne et les cours s’effondrent, donnant encore moins de solidité aux établissements bancaires.

Les prochaines défaillances sont déjà programmées.

Plus les Etats interviendront, plus la crise s’aggravera. A partir d’un certain degré, c’est l’ensemble du système qui aura perdu un tel degré de crédibilité qu’il risque de s’effondrer sur lui-même.

Si demain le système flanche, que tout le monde va retirer ses économies à la banque et que celles-ci ne peuvent assumer (votre livret A a servi à financer des logements... qui ne valent plus rien), puisque l’Etat lui-même ne peut assurer la caution promise pour cause de défaillance.

Qu’est-ce qu’on fait ?

Remise à zéro des compteurs ? Comment ?

Que feront les créanciers de ces dettes si d’un coup d’un seul les Etats décident de ne pas rembourser (cf. emprunt russe) ? Quelle crédibilité pourra-t-on donner à un système qui n’a pas été capable de se redresser et qui, une fois à plat, aura permis à certains intérêts de « passer l’éponge » là où des ménages n’auraient jamais eu l’occasion de l’espérer (cf. Américains ayant perdu maison, et bientôt emplois) ?

Que fait-on si l’ensemble de la pyramide financière s’écroule parce que l’on découvre que l’argent a été englouti dans du vide et capitalisé sur une infime minorités de comptes « hors-sol » dans des paradis fiscaux et autres ?

Aujourd’hui, nous récoltons les fruits des décennies passées à « découvert » et à « après-moi le déluge », profitant de systèmes excessifs dont tout le monde savaient qu’ils n’étaient pas viables. Pourquoi personne n’a rien dit ?

Parce qu’il était bien plus facile de se taire et d’en profiter, de laisser couler et de faire comme tout le monde, bref, de fermer les yeux même si tout était irrationnel.

Les politiques, le FMI, la Fed, les gouvernances bancaires ? Qui a osé, ne serait-ce qu’une seule seconde évoquer le fait que les risque étaient trop élevés et que le système pouvait tomber comme un jeu de domino ? Parmi tous les « High Scores » de rémunération, qui avait pu entrevoir l’évidence et l’évoquer de vive voix ?

Personne. Tous soumis à la loi de l’argent. Tous féodalisés à l’intérêt du court terme.

La leçon que nous devons en tirer, à mon sens, est la suivante :

La réalité et les faits sont têtus : "A trop vouloir gagner on finit par tout perdre."

La crise financière risque de déblayer pas mal de monde, sans doute les plus fragiles ou ceux qui auront pris le plus de risques sans les maîtriser. Elle impactera l’économie à minima jusqu’à fin 2009 engageant par la même occasion une nécessaire maîtrise budgétaire faute de quoi le déficit explosera, au-delà des critères de Maastricht en UE et en France (66 % du PIB), bien au-delà aux Etats-Unis.

Les questions à se poser et les réponses à donner sont sans doute le véritable enjeu de fond. Subir, c’est déjà acquis. Mais s’il s’agit de subir pour se corriger, réguler et construire sur des bases moins déconnantes l’avenir, alors cette crise aura eu un sens.

Donner des règles au marché financier, casser les paradis fiscaux, respecter des engagements sur les déficits et la dette, contrôler les marges des établissements privés, limiter les prélèvements sur les ménages, en deux mots : anticiper l’avenir.

2008 sera une année noire

Nous sommes les seuls à pouvoir faire en sorte qu’elle n’ait pas été vécue pour rien et que les « responsables » ne s’en sortent pas indemnes. Il ne s’agit pas de trouver un bouc émissaire expiatoire, de victimiser, mais plutôt d’assumer la réalité et de prendre des décisions dimensionnantes sans engager l’avenir des nations dans des gouffres sans fond.

En aurons-nous le courage ? En aurons-nous les personnalités de niveau ?

Credit photo :Toru Yamanaka AFP



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197 réactions à cet article    





    • Emmanuel Goldstein Emmanuel Goldstein 7 octobre 2008 19:07
      Les Bourses de Paris et de Londres terminent en léger rebond

      Les Bourses européennes ont clôturé globalement en baisse mardi, même si les places parisienne et londonienne sont parvenues à opérer un léger rebond.

      L’indice parisien CAC 40 a gagné 20,24 points, soit 0,55%, à 3.732,22, après avoir plongé de 9,04% lundi, sa plus forte baisse depuis sa création en juin 1988.

      Les compartiments de la banque et de l’assurance ont à nouveau fortement pesé sur la tendance, cédant respectivement 3,91% et 2,49%.

      Les banques britanniques ont particulièrement souffert. RBS a dévissé de près de 40% à 93,4 pence, son plus bas niveau depuis fin 1993. Lloyds TSB a perdu 12,93% à 233,5 pence et Barclays 17% à 283 pence.

      Le Premier ministre britannique Gordon Brown et son ministre des Finances Alistair Darling avaient une réunion ce soir sur la crise financière avec le gouverneur de la Banque d’Angleterre Mervyn King.

      Dexia a abandonné 13,31% à 5,90 euros, après l’arrivée d’un nouveau tandem à sa direction, l’ancien Premier ministre belge Jean-Luc Dehaene et Pierre Mariani, venu de BNP Paribas, qui a pour sa part repris 1,37%.

      Les transactions boursières sur le groupe financier belgo-néerlandais Fortis restent elles suspendues, jusqu’à ce que Fortis publie un communiqué sur les conséquences financières des différents accords passés récemment.

      Du côté des éléments de soutien, qui ont permis à l’indice paneuropéen Eurofirst 300 de limiter son recul (-0,18%), la Réserve fédérale américaine a décidé de créer une ligne de crédit spéciale pour acheter des billets de trésorerie (papier commercial).

      L’Union européenne a réaffirmé de son côté sa volonté unanime de garantir les dépôts bancaires de quelque 490 millions de citoyens européens et de venir en aide, au cas par cas, aux banques le nécessitant.

      Stanislas Dembinski


    • Emmanuel Goldstein Emmanuel Goldstein 7 octobre 2008 19:15

      http://www.lepoint.fr/actualites-economie/les-bourses-de-paris-et-de-londres-terminent-en-leger-rebond/916/0/280326 

      Je crois qu’il faut éviter de s’envoyer des signaux de peur en ce moment, car c’est exactement ce qui plonge le système dont on oublie les fondamentaux bien réels. 

      Pour eviter la crise systèmique, il faut justement laisser passer l’orage sans penser à se précipiter dans le vide ou à sa banque. 

      Tous les prêts sont corrélés à des BIENS MATERIELS, DES APPARTEMENTS, DU CAPITAL D’ENTREPRISES. Même si leur valeur faciale baisse, elle finira par remonter si on arrete ce psychodrame financier...

      N’oubliez pas Naomi Klein : on produit la terreur et on justifie tout ce qu’on veut. 

      Et puis, si c’est la fin de la finance casino, tant mieux. On en reviendra à des bases saines, dans l’économie réelle. 

      Le problème de liquidité ne se pose que si tout d’un coup, tout le monde veut des liquidités. Et c’est justement ainsi que le système s’effondre. Si tout le monde se calmait, laissait passer l’orage, rachetait des titres en baisses mais corrélés à des biens matériels bien réels, alors le système se stabiliserait de lui-même. 

      Résistons à cette terreur, l’orage passera, et comme le remarque l’auteur, on va enfin pouvoir acheter des appartement à des prix normaux. 





    • antitall antitall 7 octobre 2008 21:08

       smiley si au contraire,allons tous à la banque retirer nos petites économies pour porter l’estoquade finale à la bête immonde.......le coup de grâce !!




    • Bernard Dugué Bernard Dugué 8 octobre 2008 10:30

      Chez les Grosielles, lundi cv’est ravioli, mardi c’est couscous

      chez les Kerviel, lundi c’est noir, mardi c’est noir

      Il semble que la cotation ait été arrêté vers 10 h ce matin, des infos ?



    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 12 octobre 2008 16:34

      @ Napakatbra : Votre scénario le plus noir n’arrivera pas, car il y a en a un pire.... Confronté à cette réalité que l’argent n’a pas d’autre valeur que la confiance qu’on y accorde et que cette confiance tend maintenant vers 0, parce qu’il est maintenant évident que la masse monétaire n’a plus de rapport avec les biens et services disponibles.

      Les États "démocratiques" vont réagir en imposant cette confiance. Pensez d’abord a une prise en charge des institutions financieres, suivi du contrôle des change et de la production/consommation.... puis à la mise en place de régimes autoritaires "pour la durée de la crise". On va juste sauter la période 1929-1933 et partir immédiatement du pied gauche en chantant. Avec un peu de chance, on se ressaisira à temps pour eviter aussi la période 1939-1945 et on passera directement à 1984 selon Orwell.

      Si vous n’êtes pas preneur, pensez à une Nouvelle Société

      Pierre JC Allard

      http://les7duquebec.wordpress.com/2008/09/22/une-crise-de-confiance/


    • Gilles Gilles 7 octobre 2008 11:41

      "L’année 2007 aurait pourtant dû alerter les golden boys de Wall Street ainsi que les attentifs et soucieux responsables de ce monde sur l’ampleur d’une crise sans précédent. Le prêt hypothécaire « Subprime », octroyant la capacité à n’importe quel agent de pouvoir emprunter en se cautionnant sur la valeur du bien acquis, était une quadruple bombe à retardement :"


      Là on découvre que le Chef que nous avons élus, était un sacré visionnaire de celui qui fût aussi ministre du budget et ministre des finances. Voici une de ses promesses de 2007 alors que déjà la crise financière s’annonçait et que la crise de l’immobilier était enclanché depuis un an...à déguster, en provenance du site de l’UMP

      Les ménages français sont aujourd’hui les moins endet¬tés d’Europe. Or, une économie qui ne s’endette pas suf¬fisamment, c’est une économie qui ne croit pas en l’avenir, qui doute de ses atouts, qui a peur du lendemain. C’est pour cette raison que je souhaite développer le cré¬dit hypothécaire pour les ménages et que l’Étal inter¬vienne pour garantir l’accès au crédit des personnes malades.

      Je propose que ceux qui ont des rémunérations modestes puissent garantir leur emprunt par la valeur de leur logement.

      Il faut réformer le crédit hypothécaire. Si le recours à l’hypothèque était plus facile, les banques se focaliseraient moins sur la capacité personnelle de remboursement de l’emprunteur et plus sur la valeur du bien hypothéqué.
      Ceci profiterait alors directement à tous ceux dont les revenus fluctuent, comme les intérimaires et de nombreux indépendants.

      ET il y a encore des guignols qui nous disent qu’il faut avoir confiance en GrandGuignol 1er. Tout ce qui vient des USA est forcément bon......qu’on se le dise


      • ZEN ZEN 7 octobre 2008 11:45

        Bonne synthèse, Rage

        "Gain instantané", "court -termisme"...le vers était dans le fruit depuis longtemps et certains avaient vu venir
        Un excellent papier de B. Stiegler là-dessus dans Marianne hier

        Court-termisme en question
        D’une économie de la prédation à une économie de la contribution...

        Investir , s’investir...
        Pour quel type de vie en commun , de système économique, de rapports sociaux ?
        Sortir d’un capitalisme mafieux et court-termiste , du sentiment d’urgence qu’elle secrète , pour rétablir confiance et projection dans l’avenir_______

        "Au delà du productivisme issu du XIXe siècle et du consumérisme propre au XXe, il faut aller vers une économie de la contribution , qui reste une économie de marché, une forme de capitalisme, mais qui reconstitue de l’investissement, du désir et de la responsabilité tout en diminuant les tendances à la consommation toxique et le déficit attentionnel de la jeunesse." (Bernard Stiegler)

        Le krach de ce lundi , où il semble que "les fous ont pris le contrôle de l’asile" , est le révélateur d’un système aboutissant à ses propres contradictions , à une impasse qui ne peut que l’obliger à modifier son fonctionnement en profondeur__________________

        « Une moitié de la hausse des profits provient de la déformation du partage des revenus en faveur du capital et au détriment du travail, l’’autre moitié étant le résultat de la baisse des coûts engendrée par la mondialisation » (Patrick Artus)___________

        "Des normes de rentabilité excessives conduisent les chefs d’entreprise à être les premiers agents d’une mondialisation sans frontière (...). De leur adoption découle un sous-investissement ennemi du plein-emploi", une "nouvelle forme d’économie de rente (...), qui ne pense qu’à baisser ses coûts de production et oublie d’investir pour avoir davantage à distribuer." La main invisible d’Adam Smith a cédé la place à des prédateurs tondant les moutons gras au point de les faire maigrir....Si encore, comme le prétendent les thuriféraires du système, tout le monde était actionnaire, on gagnerait d’une main - les dividendes - ce qu’on a perdu de l’autre - le salaire. Mais le monde des actionnaires est caractérisé par de prodigieuses inégalités  : "Dix à douze millions d’individus (2 pour mille de la population mondiale)contrôlent la moitié de la capitalisation boursière de la planète." Et ce n’est pas tout : "Dans chaque coupe de population d’actionnaires, classée par niveau de patrimoine,les 1% les plus fortunés possèdent 50 % de la richesse totale ." Une poignée de gestionnaires d’actifs financiers"imposent leurs vues aux dirigeants de quelques milliers d’entreprises cotées qui ne sont plus que les serviteurs dévoués d’une machinerie irrésistible".(J.Peyrelevade.)__________________


        - "Le soubassement de ce nouveau rapport au temps réside dans l’alliance qui s’est opérée entre la logique du profit immédiat, celle des marchés financiers qui règnent en maîtres sur l’économie, et l’instantanéité des nouveaux moyens de communication. Cette alliance a donné naissance à un individu " en temps réel ", fonctionnant selon le rythme même de l’économie et devenu apparemment maître du temps. Mais l’apparence est trompeuse et, derrière, se cache souvent un individu prisonnier du temps réel et de la logique de marché, incapable de différencier l’urgent de l’important, l’accessoire de l’essentiel. Dans une économie qui fonctionne "à flux tendu", n’est-il pas devenu lui-même un homme à flux tendu, un produit à durée éphémère, dont l’entreprise s’efforce de comprimer le plus possible le cycle de conception et la durée de vie, un produit de consommation dont il faut assurer la rentibilité immédiate et la rotation rapide ?La logique de court terme, qui préside au fonctionnement des marchés financiers, semble déteindre sur les relations entre l’entreprise et ses salariés et les conduire à adopter l’un à l’égard de l’autre une mentalité d’actionnaire " volatile ", n’investissant sur l’autre que de manière éphémère, avec une visée immédiatement et uniquement rentabiliste." (N.Aubert)_______________

        >>>>>>>CRISE : LA FIN DU COURT-TERMISME:________________


        • ZEN ZEN 7 octobre 2008 12:48

          Correctif : "le ver..."

          Mon post étant un peu long pour les gens pressés, on peut aller directement ici...


        • Bernard Dugué Bernard Dugué 7 octobre 2008 11:50

          Bonjour,

          Voilà que l’on trouve chez les soldeurs près de la Bourse des centaines de CD de Claude François, avec la chanson le lundi au soleil. Par contre, le noir c’est noir de Johnny est en rupture de stock.


          • Marc Viot idoine 7 octobre 2008 13:01

            De l’humour ... noir !
            Je conseille de vous tourner vers un noir ... désir.

             smiley


          • LE CHAT LE CHAT 7 octobre 2008 11:57

            et dire qu’il y a des burnes comme frédéric Lyon pour croire que le plan Paulson allait être le sirop typhon des problèmes financiers ! un apocalypse financier est en route et peu en sortiront indemnes !
            merci Rage pour cet article rappelant qu’on ne bouffe pas avec le diable impunément , même avec une cuillère à long manche !


            • geko 7 octobre 2008 12:01

              Ce ne seront pas nos politiques qui se bougeront pour nous ! Ceux aux pouvoirs vont nous amener le fédéralisme à l’américaine en guise de régulation !

              On peut espérer que les choses bougeront vite et dans le bon sens parceque c’est plutôt le bruit sourd des bottes et du canon que j’entends au loin !

              On peut aussi rêver ! Imaginez 2 secondes cette masse gigantesque de pognon, jetée en l’air pour sauver le royaume de Cupidon, qui aurait pu être utilisée pour construire une civilisation en phase avec sa planète !



              • frédéric lyon 7 octobre 2008 12:01

                Camarades !

                Il est temps d’abandonner le socialisme.

                Oui, nous savons que vous avez embrassé cette idéologie pernicieuse au temps de vos premiers boutons d’acnée.

                Mais il est temps pour vous de devenir adultes.

                Rejoignez vos camarades Chinois et vos camarades Soviétiques qui vont ont précédé sur les voies de la sagesse et du réalisme, ne restez pas à la traine avec vos camarades Coréens et vos camarades Cubains, qui attendent la mort de leurs leaders pour se débarrasser de leurs chaines.

                Vous n’avez commis aucun crime, puisque vous n’avez jamais pu vous emparer du pouvoir. Vous n’êtes que de vagues comparses de crimes qui ont été commis ailleurs, loin de chez vous.

                Vous n’avez fait que défendre les assassins et justifier leurs crimes.

                Vous ètes presque des innocents.

                Il est temps de reconnaitre vos erreurs, avant de devenir pitoyable, tels des chacals ou des vautours qui attendent la mort de leur proie. Votre proie qui vous enterrera tous, car le "libéralisme", malheureusement pour vous, est increvable.

                Rejoignez-nous dans le monde réel. Nous sommes vos frères et nous serons magnanimes avec vous.


                • Bernard Dugué Bernard Dugué 7 octobre 2008 12:05

                  Elie Sémoun, sors immédiatement du corps de F Lyon !


                • bobbygre bobbygre 7 octobre 2008 15:42

                  C’était du second degré, non ? ah, non ? Bah, je plusse quand même car pris au second degré c’est trés drôle, surtout dans le contexte actuel !


                • antitall antitall 7 octobre 2008 21:06

                  Il est temps de reconnaitre vos erreurs, avant de devenir pitoyable, tels des chacals ou des vautours qui attendent la mort de leur proie. Votre proie qui vous enterrera tous, car le "libéralisme", malheureusement pour vous, est increvable.
                   

                   smiley on se raccroche à ce qu’on peut pour pas tomber avec......la bête agonisante !!! achevons là !!


                • ZEN ZEN 7 octobre 2008 12:08

                  Dans son billet de ce matin, B. Maris n’est pas rassurant sur les leçons possibles à attendre de cette crise

                  "Le capitalisme ne connaît aucune pédagogie , pas même celle de la catastrophe"


                  • S2ndreal 7 octobre 2008 13:05

                    Zen,

                    J’ai lu le billet de Mr Maris. Je l’aime beaucoup. Il contient trois idées de très grande valeur. La première est que les traders et autres boursicoteurs sont une foule, i.e. ils suivent la psychologie des foules. C’est terriblement juste. La seconde est le retour du principe de réalité chez ces gens. La troisième est qu’ils se découvrent vulnérables.

                    Ce troisième terme me semble fantastique. Il me rappelle le 11 septembre 2001. Il me rappelle la terreur éprouvée par ces même gens. Ils avaient peur car ils se découvraient vulnérables. Cela leur est intolérable. Je crois que les défenseurs de ce système en effondrement se découvrent cette même vulnérabilité. C’est Mme Parisot qui se met subitement à parler de solidarité.

                    Il y a peut-être quelque chose de bon dans tout cela.


                  • Gilles Gilles 7 octobre 2008 14:32

                    " La première est que les traders et autres boursicoteurs sont une foule, i.e. ils suivent la psychologie des foules. C’est terriblement juste. La seconde est le retour du principe de réalité chez ces gens. La troisième est qu’ils se découvrent vulnérables."

                    Analyse un peu facile ! Que la foule des boursicoteurs suivent la psychologie des foules, c’est pas innédit comme analyse. France Info et BFM nous ressorte cet argument tous les soirs pour expliquer mouvement baissier et haussier rapide

                    Quant à la vulnérabilité, ils le savaient. Pas besoin de sortir de l’X pour savoir que les bulles éclatent un jour ou l’autre....ya qu’à regarder l’histoire économique. Le tout est de savoir quand quitter la partie

                    Non, c’est plus grave que de simples motifs psychologiques. Ils ont calculé qu’ils disposaient de suffisament de temps pour faire leur beurre avant la chute ; Cad qu’ils se sont engraissées les uns les autres, outrageusement, précipitant encore plus la chute de la finance et de l’économie tout en sécurisant le max de cash pour être à l’abri le Grand Soir. Ils ne vont pas rendre les barraques, porshes et biftons bien planqués. Dans quelques temps, ils reviendront acheter à prix cassé ce qu’ils ont vendu avec d’énormes plus values hier. ça a déjà commencé d’ailleurs (cf W. Buffet).....les vautours se repaissant déjà sur les carcasses désertées par leurs anciens patrons bien gras

                    Il s’agit donc d’une attitude criminelle avec préméditation, pas d’une simple bêtise


                    Le système est coupable car il donne à la cupidité et à l’avidité prééminence sur les sentiments raisonables. Il permet à la chienlit de foutre en l’air le même système. Sauf que ce système est piloté par les mêmes personnes....hier, aujourd’hui et probablement demain. Vous croyez tout de même pas que ces positions de super domination vont être vaquantes ?

                    On nous servira que dorénavant exit les parachutes dorés et un truc ou deux de régulation ou contre le mélange des genres, peut être, et hop tout sera "moralisé". Mais le contrôle des capitaux, la taxation des flux financiers hyperactifs, la traque aux paradis fiscaux...pfff quedalle !


                  • gaelec 7 octobre 2008 12:16

                    Le très sérieux Laboratoire Européen d’Analyse et de Prospective (LEAP) a annoncé cette crise depuis mars 2006.

                    Si ce n’est pas la fin, ça commence furieusement à y ressembler !

                    Regardez les ! ... Les aliénés de la tune, avec leur bonne grosse tête à claque, se ramasser le dentier sur les pavés, les uns après les autres. Dépassés, tous autant qu’ils sont, par ce merveilleux système en train de leur pèter à la gueule !

                    Regardez les, faire sauvegarde des apparences, sous couvert d’un sauve-qui-peut généralisé, ne croyant et n’espérant même plus à un hypothétique miracle.

                    Vu la tournure que prennent les évenements, il ne leur reste, comme les autruches, qu’à plonger la tête dans le trou jusqu’au croupion en attendant que le cyclone leur arrache les dernières plumes du fion.

                    Incorrigibles bipèdes ! Arrogants, avides, cupides, sûr d’eux, se prenant tous pour les maîtres du monde, reconduisant sans cesse les mêmes erreurs, sans jamais tirer les leçons du passé.

                    Les voilà réduits, en quelques jours, à mendier les deniers public pour éviter qu’on ne les voit à poil, à présent que la marée se retire.

                    Ainsi donc, tous ces débiles congénitaux qui se trouvent êtres à l’origine du problème, en apporteraient aujourd’hui les solutions ? On croit rêver !!

                    D’autant, mais ceci n’est qu’un point de vue, que l’ampleur et les effets de cette crise seront étroitement liés aux prises de décisions, à la fois trop tardives et de surcroît, totalement ambivalentes.

                    Allez, bande de neuneus ! Gardez espoir ! Demain, j’ouvre un magasin de corde en bon vieux chanvre et je vous assure qu’il y en aura assez pour tout le monde ! Et en plus, c’est cadeau !

                    Bonne pendaison à tous !!!


                    • gaelec 7 octobre 2008 14:05

                      @ parkway

                      Il y a 6 milliards d’habitants sur cette planete et vous êtes le seul à apprécier mes posts.. bhouhouhou...snniiff

                      J’en ai la Lerma l’oeil ! (Tous droits réservés - 2008-10-07)

                      A peluche


                    • Gilles Gilles 7 octobre 2008 14:36

                      Hummmmm...... espérons tout de même que l’espèce humaine sera plus intelligente que les dinosaures ! Connaissant les désastres à venir, nous ne semblons pas capables d’y faire face....ça craint pour le futur.

                      Du coup on risque de durer sur terre 100 fois moins longtemps que ces lézards dont nous nous gaussons tant

                      Comme l’a dit un député UMP à propos de l’écologie : Les générations futures se démerderont le moment venu En attendant arrêtre de me faire chier, je m’engraisse




                    • finael finael 7 octobre 2008 22:39

                      1) Ne vous en faites pas pour les grosses fortunes, elles sont déjà bien à l’abri - les paradis fiscaux ne sont pas faits pour les chiens - ni pour nous en l’occurence.

                      2) La culture du chanvre a été interdite de fait (le cannabis n’est que le nom latin du bon vieux chanvre).


                    • Le péripate Le péripate 7 octobre 2008 12:31

                       L’étatisme ne connaît aucune pédagogie, pas même celle des catastrophes.

                      Augmenter l’ordre crée un déficit de chaos. Il est possible ainsi de le tenir à l’écart quelque temps. Mais, comprimé, il revient avec encore plus de force. Réglementez, vous créez ainsi les conditions de la crise de demain. Plus vous réglementez, plus la crise sera forte. C’est ainsi que les crises s’organisent en cycle. Réglementez à fond, prévoyez tout (que vous croyez), vous tuez la bête.


                      • S2ndreal 7 octobre 2008 12:56

                        C’est curieux. J’aurais juré que la catastrophe actuelle est financière, qu’elle touche ce sommet du libéralisme représenté par les marchés financiers. J’aurais juré que les parangons du libéralisme que sont les banquiers, les traders et autre affiliés en sont à se méfier les uns des autres. J’aurais juré que de la dérégulation avait permi les emprunts à risque, les dépots hors bilan, les prêts à effet de levier, les LBO, les CDS. J’aurais juré que tous ces produits dérivés auraient "créé de l’argent" par "effet de richesse". Mais vu que tout cela est en crise, tout cela ne peut être qu’un résultat de l’étatisme et rien d’autre.

                        Pourtant, j’ai le souvenir de libéraux hurlant contre les sauvetages car ils font naitre l’aléa moral. J’ai le souvenir de gens se vantant de déréguler, libéraliser, libérer les énergies. J’ai le souvenir de gens interdisant fièrement toute intervention de l’état dans les affaires. En fait, c’étaient des étatistes, des crypto-étatistes.

                        J’aurais également juré avoir lu des déclarations selon lesquelles la crise de subprimes ne concerne que 435 millions de dollars, que la crise est terminée, que les banques ont apuré leurs comptes. Ces gens aussi sont des étatistes.

                        L’étatisme. Voilà la bête, voilà l’Infâme comme disait Voltaire.


                      • Le péripate Le péripate 7 octobre 2008 13:07

                         C’est curieux, la monnaie est sous la responsabilité de l’Etat, ou de féodaux cooptés par l’Etat. C’est curieux, cette crise est une crise du crédit, c’est à dire de la fabrication de la monnaie. C’est curieux, en effet.


                      • ZEN ZEN 7 octobre 2008 13:27

                        Le Péripate ne connaît aucune pédagogie , pas même celle des catastrophes...

                        Il suit très fort les dogmes de sa secte libertarienne , ou plutot de ses sectes...


                      • Le péripate Le péripate 7 octobre 2008 13:34

                         Bravo pour l’argumentation. Vous échouerez.


                      • bobbygre bobbygre 7 octobre 2008 15:56

                        La BCE est indépendante de tout pouvoir politique.
                        Autrement dit, elle est juste dépendante du pouvoir financier (à moins de croire qu’elle est une institution hermétiquement isolée du monde extérieur).
                        Elle est dirigée par un groupe de gens qui se cooptent.
                        C’était d’ailleurs une des revendications des nonistes de réclamer que la BCE soit sous contrôle étatique, réclamation qui n’a jamais suscité de réactions autres que le mépris de la part de notre intelligentsia.
                        Donc, inutile de laisser entendre ou de faire croire de manière mensongère que c’est l’état qui contrôle la monnaie car ce n’est plus le cas.
                        Et quand l’état se prive du principal volant qui permet de diriger l’économie, bah, ça n’est pas la main invisible qui reprend la direction, mais juste un groupe de gens séniles et TRES TRES TRES riche.

                        http://www.ecb.int/ecb/orga/independence/html/index.fr.html


                      • Le péripate Le péripate 7 octobre 2008 19:21

                         Renève, vous raisonnez comme une cloche. Vous feriez mieux de vous taire. Bien sur qu’il n’est pas question de créer plus de chaos. Bah, je ne sais même pas pourquoi je réponds à ce con.

                        Bobbyre, la BCE est plus indépendante du pouvoir politique que ne l’est la FED, c’est un fait. Il y a tout de même un monopole d’émission de la monnaie garanti par les Etats européens. Que savez vous des tractations en coulisse entre des Etats, et un monopoleur ? Rien, pas plus que moi. Et la tentation doit être forte pour ce monopole de manipuler les taux d’intérêts.
                        En tout état de cause, ce dont il est question, c’est du rôle de la FED, qui n’est absolument pas indépendante de l’Etat US.


                      • aquad69 7 octobre 2008 12:48
                         
                        Bonjour Rage,

                        et dans votre article "le scénario le plus noir de la crise financière vous en avez oublié : les "Zinzins, les investisseurs institutionnels, cad ces gigantesques fonds qui gèrent les millions de retraites capitalisées, en particulier aux Etats-Unis.

                        Soit :
                         
                        Printemps 2009 - (ou peut-être automne 2008 !) fragilisés par des placements désastreux, et coincés par l’effet-ciseau entre la gigantesque dépréciation de leurs capitaux et la montée en charges de la prise de retraites des baby-boomers, les principaux fonds de retraites privés commencent à faire faillite l’un après l’autre.

                        S’étant déjà vertigineusement endetté, bien au delà de ses capacités, pour sauver les plus grands établissement financiers américains de la faillite, le gouvernement US n’a plus les moyens de leur venir en aide.

                        Et progressivement, c’est par millions qu’aux USA des retraités de la classe moyenne se retrouvent eux aussi en faillite, et sur le trottoir...

                        Devant l’impuissance de l’administration fédérale, pour en assurer le moins possible les conséquences financières et pour tenter de survivre, c’est par dizaines que les Etats américains les mieux lotis dénoncent la fédération et manifestent leur volonté de reprendre leur indépendance, assurant parfois la survie des communautés locales et de leurs citoyens par la socialisations des ressources, ainsi que par des modes de gouvernances autoritaires. L’état martial devient la règle...

                        "Il semblerait même que, selon nos dernières informations, par suite de conflits d’intérêts à propos de ressources en bétail, le Montana ait été envahi par ses voisins ; on parle de villes entières pillées et massacrées..."

                         Mais celà pourrait aussi se passer différemment : quand vous avez tout perdu au poker, et que, de plus et depuis longtemps, vous jouez avec des fonds prêtés par vos adversaires, ce qui vous mets définitivement dans l’impossiblité de les rembourser et de vous rétablir, il vous reste une dernière possibilité si c’est vous qui avez le plus gros pistolet : sortir votre arme et abattre tout le monde !

                         La remise des comptes à zéro par l’anéantissement...

                         Paradoxalement, le seul rempart contre une telle éventualité ne sera peut-être que la conscience humaine des hauts responsables militaires américains qui ont déjà prouvé qu’ils n’étaient pas prêt à obéir à tous les ordres des politiques.

                         Que Dieu nous garde.

                         Cordialement Thierry
                         

                        • aquad69 7 octobre 2008 12:50

                          Re,

                          l’article était de Napakatbra, bien sûr !

                          Toutes mes excuses Thierry


                        • Marc Viot idoine 7 octobre 2008 13:05

                          Tout ça c’est bien joli, mais je pense qu’au vue du manque de moyens fianciers à très court terme, il faut d’urgence proposer / monter / diffuser des moyens d’échanges d’urgence (ou alternatifs) aux "honnêtes" gens. Ce qui leur permettra de parer au plus pressé en attendant des jours meilleurs.


                          • Patience Patience 7 octobre 2008 13:11

                            Depuis trois jours, j’ecoute BFM.

                            La plupart des intervenants sont encore plus coinces dans leurs vieux clivages qu’ils ne l’etaient avant la crise.

                            Des que l’idee d’une regulation de la finance passe dans un micro, la replique est toujours la-meme : "En parlant ainsi, vous faites le jeu de Besancenot". Voila leur ligne de defense.

                            Ils ont meme invite Alain Madelin qui s’acharne, encore et toujours, a assener son credo ultra-liberal. C’est tout juste s’il ne nous dit pas que la crise ne serait pas aussi grave si ses idees avaient ete mises en oeuvre !!!

                            Ils sont completement fous. Il ne faut donc surtout pas esperer qu’ils changeront leur fusil d’epaule sans contrainte. La caste des financiers ne lachera prise qu’au son du canon.



                            • Le péripate Le péripate 7 octobre 2008 13:32

                               Toutes les tentatives faites pour sortir de la crise par de nouvelles mesures interventionnistes sont parfaitement erronées. Il n’y a qu’une issue pour sortir de la crise : renoncer à toute tentative destinée à empêcher l’impact des prix du marché sur la production. Abandonner la poursuite de politiques cherchant à établir des taux d’intérêt, des taux salariaux et des prix pour les biens différents de ceux qu’indique le marché. Ceci peut aller à l’encontre des idées dominantes. Ce n’est certainement pas populaire. De nos jours tous les gouvernements et tous les partis politiques ont pleinement confiance dans l’interventionnisme et il est peu probable qu’ils abandonnent leur programme. Mais il n’est peut-être pas trop optimiste de supposer que ces gouvernements et ces partis dont les politiques ont amené la crise actuelle disparaîtront un jour de la scène et laisseront la place à des hommes dont le programme économique conduit non pas à la destruction et au chaos mais au développement économique et au progrès.

                              Ludwig Von Mises 1931.

                              Cela pourrait être écrit aujourd’hui. 


                              • Gilles Gilles 7 octobre 2008 14:59

                                Souvenez vous de la bulle des tulipes en Hollande au XVIIem siècle, la première bulle spéculative de l’époque moderne, siècle des premières Bourses (Amsterdam), des premières multinationales, des sociétés par action et de la prééminence des idées libérales................ zéro réglementation ou presque, un sentiment d’enrichissement sans fin, le tout basé sur du vent jusqu’à l’éclatement brutal et la ruine de certains.

                                Les historiens discutent encore de l’impact de la crise financière de 1929, au grand moment ou le capitalisme sans entrave régnait, sa propagation dans l’économie et son impact sur le déclenchement de la guerre mondiale la plus meurtrière de l’humanité.

                                La non réglementation n’empêchera jamais ce genre de catastrophes et vous le savez. Vous considérez que de toute façon le système renaitra apuré de ces cendres, en passant les victimes de ces bulles par perte et profits. Vous avez raison, c’est sûr, mais le rôle de l’Etat, ou des Etats, est aussi de protéger ces citoyens pas de les considérer comme de la "viande" ; sans anéantir le risque de crise il peut en limiter l’apparition et en atténuer les effets


                              • Le péripate Le péripate 7 octobre 2008 19:09

                                 Oui, c’est intéressant de parler de la crise des tulipes. Elle s’est soldée en laissant la Hollande toujours plus riche que la France de Colbert et de Louis XIV. Cette France dirigiste qui affama son peuple, fit un déficit démographique de près de un million six personnes, cette politique qui amorça le passage au second plan de ce qui était encore le premier pays d’Europe. Cette politique qui fuyait en avant par la guerre et la conquête.

                                Alors, oui, il valait mieux être hollandais que français à cette époque.


                              • JL JL 7 octobre 2008 13:49

                                La main invisible est aveugle. Puisse-t-elle un jour claquer ses adorateurs.


                                • Rage Rage 7 octobre 2008 15:10

                                  Pas mal celle là !

                                  Sans rire, les prochains "coups durs" sont les suivants :

                                  - Chutte de l’immobilier en UE

                                  - Hausse du chômage

                                  - Faillite de particulier en UE (prêts relais notamment)

                                  - Faillite des fonds de pension américains

                                  - Déficit chronique des Etats qui auront eu la mauvaise idée de nationaliser les pertes

                                  Certains s’en sortiront néanmoins et d’autres indicateurs redeviendront "vert" :

                                  - Les Banques les plus solides rachèteront à bon compte les actifs les plus valables.

                                  - La baisse de l’immobilier permettra à certains de redegager des marges voir de vouloir acquérir

                                  - La demande en pétrole baissera, son prix également

                                  - Ceux qui auront des liquidités pourront réaliser de bons investissements

                                  - La défiance envers le système financier purgera sans doute les pires excès

                                  Soyons positif : une crise à court terme n’a de sens que si elle permet d’évoluer à long terme.

                                  Sinon, on est vraiment dans la merde^^


                                • Gilles Gilles 7 octobre 2008 15:23

                                  Même pas une petite guerre mondiale dans ton scénario ?

                                  ça permettrait de relever l’industrie et on en a bien besoin.


                                • morice morice 7 octobre 2008 15:14

                                   et Mardi ROSE : où l’art de se faire entuber ??? qui JOUE en ce moment à se faire des plus-values ??? tout le monde n’y perd PAS, à ce jeu de con : quel est celui qui a le plus vendu-acheté ??? cherchez bien....


                                  • Céphale Céphale 7 octobre 2008 15:46

                                    La balance du commerce extérieur des Etats-Unis affiche en 2007 un déficit de 800 milliards de dollars. La Chine arrive en tête des pays dont le solde avec les Etats-Unis est créditeur, avec un excédent de 256 milliards de dollars, puis le Japon avec 83 milliards, l’Allemagne avec 45 milliards et la France avec 14 milliards.

                                    Dans le commerce, on ne vend pas à crédit à un client réputé insolvable. Il est donc probable que des firmes chinoises, japonaises, allemandes et françaises vont cesser de vendre leurs produits aux firmes américaines qui ne peuvent pas payer cash. L’économie américaine n’a pas encore touché le fond.


                                    • pépé 8 octobre 2008 12:21

                                      La France avec un excédent de 14 milliards ? Zètes sûr ?


                                    • logan 8 octobre 2008 13:23

                                      Il doit surement parler d’une balance commerciale relative avec seulement les Etats-unis, au total la france est elle aussi en déficit commercial, toujours à cause principalement des importations venues de chine


                                    • Cug Cug 7 octobre 2008 15:52

                                       Yep ... à coup de milliards par FED et BCE interposée l’oligarchie financière anglo-saxonne sauve les meubles ... momentanément.

                                       Prochain épisode à la fin de l’année après les élections US.
                                       Il faudra ragarder du côté des hedges funds qui vont presque tous s’effondrer.


                                      • millésime millésime 7 octobre 2008 16:25

                                        L’oligarchie financière anglo-saxonne ? ? ?


                                      • Cug Cug 7 octobre 2008 17:09

                                         L’oligarchie (nom féminin) du grec oligos (peu nombreux) et arkhê (commandement) - est une forme de gouvernement dans laquelle la plupart des pouvoirs sont détenus par une petite partie de la société (typiquement la plus puissante, que ce soit par richesse, force militaire, cruauté ou influence politique).

                                        La finance est un terme générique qui désigne l’étude de la façon dont les individus, les entreprises et les organisations obtiennent et les investissent. Elle se distingue de la comptabilité par sa vocation prospective : la finance prend en compte le risque (couple risque/rendement). Elle s’intéresse donc aux différents acteurs et à la façon dont ils atteignent leurs objectifs par l’utilisation d’outils financiers dédiés.

                                        Ce secteur d’activité comprend notamment la banque, l’assurance et les bourses, l’immobilier, sans oublier les budgets publics. Ses dérivés sont budgétaires, monétaires, et d’une façon générale concrétisent les échanges entre les individus, les peuples, les États, les banques, les entreprises. Au fil du temps ce qui n’était qu’une forme des transactions dont l’origine est le troc est devenu une science humaine. La finance tire parti du développement des télécommunications, de l’internet et contribue à la mondialisation (voir mondialisation financière). Elle est le reflet des transactions des acteurs économiques.

                                         Je te laisse te faire une idée toi même de ce que représente le terme "anglo-saxon".


                                      • Lisa SION 2 Lisa SION 7 octobre 2008 16:01

                                        Toute cette formidable mascarade ne tient que sur deux principes : la lancée de fausses rumeurs entrainant les non-initiés, tels les moutons de Panurge, dans les soutes du Titanic...et le sacro-saint delit d’initié qui circule sous le manteau auquel n’ont accès que l’elite des conseils d’administrations.

                                        Quand on sait en plus, que les banques font également pour beaucoup dans les assurances et l’immobilier,.., il y a fort à parier qu’après la tempète, alors que seront tous à la rue les propriétaires de logements neufs sans valeur, l’élite aura tout invesi sa plus-value dans les murs de l’ancien, chateaux, hotels particuliers forets et domaines de mille hectares avec rivières...

                                        Ce n’est pas la fin du home-jacking et du piratage de yacht, que d’’xcellents scéariis pour Hollywood... 


                                        • Gilles Gilles 7 octobre 2008 16:48

                                          ben oui, normal, les gens riches sont plus intelligents que les pauvres...........a eux ont leur sert la souple en boucle : "ne vous inquiétez pas madame la Maaaaaarquise, on gère", sinon ils feront tout foirer ses salauds



                                        • Lartiste Lartiste 7 octobre 2008 16:55

                                          La Réponse à la Crise passe par l’Image ! et donc en parti par Internet.
                                          L’Humanité doit amorcer sa période de transition et accepter l’Opinion du Robot dans la Société Civile comme dans l’Industrie.

                                          L’intelligence Artificielle est née, elle doit supplanter l’intelligence des Marchés.

                                          C’est cette Transition qu’il faut amorcer ! Comment ? "Google" doit recourir une Identité. La Rumeur doit être Reconnu !



                                          • frédéric lyon 7 octobre 2008 17:08

                                            Camarades,

                                            Il est temps d’abandonner le socialisme.

                                            Tous les socialismes. Le national-socialisme, le socialisme proudhonien, le socialisme marxiste, le maoïste, le stalinien, le polpostiste, le kimjungilien, le castriste, le ségoléniste et le fabusien.

                                            Tous les socialismes, sans exception.

                                            Oui, nous savons que celà vous fera de la peine d’abandonner votre amour de jeunesse, la première fille que vous avez baisée. Celle qui vous a fait croire que vous étiez devenus des hommes, alors que vous n’étiez encore que des adolescents boutonneux.

                                            Il est temps de devenir adultes, camarades. 

                                            Venez jouer avec nous à la Bourse. Intelligents comme vous êtes, vous devriez gagner des fortunes. Surtout en ce moment.

                                            Car, comme vous le savez, c’est quand la Bourse fait les plus grands écarts qu’on peut vraiment gagner de l’argent. Vous n’allez quand même pas rester cons toute votre vie.

                                            Si ?

                                            Dès que Castro aura cassé sa pipe et que Kim Machintruc, le Coréen qui a hérité de son père comme tous les bons socialistes incapables de faire du fric tout seul, aura cassé la sienne, les Cubains et les Coréens du Nord se précipiteront sur Wall Street comme des morts de faim.
                                             
                                            Et vous allez rester, comme des glands, les seuls socialistes au monde ? Comme les cocus, qui sont toujours les derniers à apprendre leurs infortunes ?

                                            Alors grouillez-vous, les deux lascars n’en ont plus pour longtemps


                                            • faxtronic faxtronic 7 octobre 2008 17:18

                                              T es vraiment qu un cretin pas fini toi


                                            • bobbygre bobbygre 7 octobre 2008 17:28

                                              Et vous allez rester, comme des glands, les seuls socialistes au monde ?

                                              En tout cas, s’il ne devait rester qu’un con de libéral, ça serait toi...


                                            • Antoine Diederick 7 octobre 2008 17:31

                                              .....just a broken wire ?


                                            • Dudule 7 octobre 2008 17:53

                                              Vraiment n’importe quoi... C’est pas la peine.... On a vraiment affaire aux membres d’une secte.

                                              Je savais pas que de 1945 à 1980, lorsque notre économie était fortement régulée, on avait des comissaires politiques et des camps de concentration dans lesquels on parquait les saints Martyres de la Vraie Foi Libérale ! Dingue !

                                              Régulation = Kim Jong Il. Putain, je suis né sous Kim Jong Il et je ne le savais même pas !

                                              Merci de m’ouvrir les yeux, Ô prophète de la Vrai Foi du Marché qui Rend Heureux les Bons Nantis et Fait Crever les Gueux Immondes et Grouillants.


                                            • Antoine Diederick 7 octobre 2008 17:27

                                              Pour le plan Paulson, les us n’ont pas le choix.....

                                              pour les banques européennes qui sont aussi dans la tourmente, observez bien les politiques qui pourront bien être dépassés par la situation....les dirigeants belges viennent de faire une très grosse erreur stratégique....fatigués , harrasés ils ont paniqués.....

                                              il fallait nationaliser et ne pas revendre....mais cela peut aussi vouloir dire que Dexia sera gardée en tutelle de l’Etat, a moins que d’autres banques belges soient aussi susceptibles d’être nationalisées....

                                              Dans toute cette histoire, les banques ne communiquent pas bien....et mentent...bien sûr sur leur état.

                                              Etonnant, qu’aucune banque française ne soient pas encore dans le rouge.....


                                              • Antoine Diederick 7 octobre 2008 17:30

                                                faut dire que les congressistes us ont aussi paniqué en montrant une hystérie particulière lors des séances du Congrés.


                                              • Serge Serge 7 octobre 2008 18:02

                                                "Il n’y a pas de deuxième vague de la crise." 26 juin 2008,C.Noyer,gouverneur de la Banque de France.
                                                "L’ensemble des autorités bancaires,leTresor,les banques centrales se sont concertées pendant plusieurs jours (? ??),les mécanismes sont en place,IL N’Y A PAS PANIQUE A BORD."
                                                C.Lagarde ;15 Septembre 2008.
                                                "Le gros risque systémique qui était craint par les places financières est DERRIERE NOUS."
                                                C.Lagarde ;20 Septembre 2008.
                                                Ce ne sont que quelques perles parmi beaucoup d’autres proférées par les soi disant "élites" !

                                                Et dire que ces individus ont un pouvoir sans réel contrôle et prennent des décisions qui engagent le sort de centaines de millions d’êtres humains qui n’ont aucun droit à la parole.
                                                Mais nous sommes "des pays démocratiques" !!!


                                                • andywarhol 7 octobre 2008 18:05
                                                  La Presse flambe...
                                                   
                                                  Ces jours-ci et sur le net on ne peut être sûr que d’une seule chose : c’est qu’on vient d’atteindre la scène de la farce totale. En effet, depuis que la crise financière surpeuple les médias - lesquels s’en goinfrent comme de paroles pour se boursoufler et occuper tout l’écran ou le moniteur - on assiste à un déchaînement d’expositions de scénarios délirants, et forcément sur le mode catastrophique du gore.
                                                   
                                                  Qui de mettre en une des photos en noir et blanc, surtout noir, avec des effets de gros lettrages massy en mauvaise surimpression de krach, qui se répèterait uniquement pour survendre le papier de la planche à journaux. Qui encore de rameuter tous ses rédacteurs pour vite ficeler je ne sais quel numéro spécial gouffre, comme un polar bâclé du grand soir dont on vous assure qu’il est apposté juste au lendemain. Qui d’annoncer pis encore, tous conseils qui se précipitent résolument au rebours de ce qu’il conviendrait, et manifestement pour installer une scène du désordre scandaleux qui est vraiment trop bon pour les affaires de la Presse instantanée.
                                                   
                                                  C’est une débauche de Presse papier tout comme de la Presse internet : quand dans les temps placides et creux, elles se font une guerre jalouse dans les couloirs orduriers du web. C’est pourquoi, quand nous voulons nous informer : nous nous sentons nager à contre-courant ou dans un fleuve de béton qui prend. Soit dans une époque d’irresponsables qui jouent à la roulette webique des annonces fausses et grandiloquentes qui trompent, qui bluttent et qu’elles pipent le lecteur volontairement à celle fin de l’accrocher par tous les fils de la peur.
                                                   
                                                  Ceux qui écrivent ces attentats parliers contre le sens commun mettraient littéralement des vies par milliasses en danger. S’il n’était ce calme impavide de la foule sagement inerte qui écoute plus sûrement son argent ronfler dans le calme des dépôts préservés. Plutôt que cette foule confierait ses économies et son matelas à des experts ès hâtiveté de parleries... et tout pour néant.
                                                   
                                                  Souvent, l’inertie du sage paysan sauve des gesticulations épileptiques des intellos du zinc du café du commerce qui donne vastement sur la rue de la maleplace. C’est là que sont les bureaux et sièges troués des journaux citoyens participatifs du grand bordel qu’ils souhaitent, qu’ils veulent et qu’ils tentent de l’installer partout.
                                                   
                                                  Franchement, pensez-vous un seul instant même quand vous seriez trop pris dans la vôtre névrose de web addict, que quiconque prêterait une manière d’oreille attentive et sérieuse à ces faux experts improvisés dans leurs galetas d’oisifs juste reliés à leur ADSL, qui serait leur seule légitimité pour fiche un système mondial par terre ?
                                                   
                                                  Sur le net, n’importe quel étudiant en sieste digestive de ses tripes peut vous pondre un article pompé de moitié dans la Presse du cirque Boursorama, et qu’il peut proposer cette bouillie pour tchat à des journaux à l’esthétique d’agonie comme Agoravox. Et qu’ils seront publiés dans la journée par des comités d’experts en dépêches de faux-derches inconnus ou anonymes.
                                                   
                                                  S’agit-il encore de Presse ? ou de pyromanie verbale pour mettre le feu en tout bon lieu où l’on craindrait qu’il s’éteindrait et que l’audience partirait aussitôt, comme Virgile vit la Justice quitter le Monde. La Presse participative ou citoyenne craindrait-elle l’eau pour se laver à tout le moins ?
                                                   
                                                  Tout ce qu’on peut constater : c’est que ces officines, aux teintures de vautours jamais repus de crashes et de kraches, distribuent la terreur et qu’elles jouent donc sur le court terme, et sans la moindre prise en compte d’une société qui voudrait s’espacer dans le futur. Les journaux de la peur aiment les lecteurs terrorisés. 
                                                   
                                                  Leurs instances semblent des nihilistes écrasés par leur besoin d’argent frais publicitaire. Et qu’ils ne voient pas plus loin que la nuit qu’ils espèrent passer dans leur confort de petits agitateurs de Presse expérimentale, paumée à des milliasses d’années-lumière de la vraie Presse, qui se sait nous informer des événements tels quels du jour.
                                                   
                                                  Finalement, cette Presse participative du net confond les analyses prospectives avec des discours post-médiévaux de prophètes occultes et manipulateurs pour leur seul profit. Sartre disait que les mots sont des pistolets chargés : la Presse citoyenne ou participative n’aime jouer que d’une seule balle dans le barillet à roulette. Et cette balle, aussi définitive que la plus grande menace toujours calquée sur le crash des Twin Towers, claque comme un discours le plus bref et sans avenir. Quand la balle a atteint sa cible, soit quand le journal a annoncé ou menacé du pire lendemain, on sait bien qu’il n’y aura plus de second ni de tierce coup.
                                                   
                                                  Alors, le lecteur en vient naturellement à ne plus croire en ces annonces exagérées et donc toujours avortées. Et c’est la Presse qui perd, car le lectorat doutera naturellement de tous propos qu’elle diffusera à l’ensuite. C’est tout l’oeuvre du journalisme dit "citoyen" : qu’il détruit systématiquement la foi ou la créance que le citoyen aurait en la Presse.
                                                   
                                                  Finalement, cette crise de la finance manifeste plus encore une crise de la Presse qui est probablement plus grave encore, puisqu’elle touche et ruine l’esprit.
                                                   
                                                  Demian West
                                                   
                                                   
                                                   
                                                   
                                                   
                                                   


                                                  • Antoine Diederick 7 octobre 2008 18:14

                                                    t’as pas 100 balles, par hasard ?


                                                  • antitall antitall 7 octobre 2008 18:51

                                                    totalement déconnecté le demian village !! il navigue dans les champs quantiques......amen smiley


                                                  • Yannick Harrel Yannick Harrel 7 octobre 2008 18:12

                                                    Bonjour,

                                                    Très bonne synthèse avec des passages posant les bonnes interrogations tant pour le passé que pour l’avenir.

                                                    Il y a quelques mois, les fonds souverains (Chinois en tête) tant décriés avaient empêché la crise des subprimes de couler le système financier Américain. Ce n’était qu’un répit mais qui aurait pu et dû être salutaire pour prendre des mesures ad hoc afin de sauver ce qui pouvait l’être. Malheureusement la politique de l’autruche a prévalu et on doit désormais affronter de pleine face une crise qui risque de laisser de très vilaines traces.

                                                    Cordialement


                                                    • Antoine Diederick 7 octobre 2008 18:13

                                                      il va y avoir une crise du crédit, certaines entreprises ne pourront plus financer leur fond de roulement et leurs transactions commerciales court terme....chomage garanti et faillite.....

                                                      accrochez vos ceintures.....

                                                      (crise sur l’interbancaire= crise liquidité= crise crédit entreprises et particuliers, c’est le cercle vicieux)


                                                      Cest le hold up total..... !!


                                                      • Antoine Diederick 7 octobre 2008 18:21

                                                        Folks, I am going to explain what you have to do tonight...Go buying a six packs and run drunk...the crisis is on the road for a long time...

                                                        Bonsoir à tous....que le diable les emporte !


                                                        • Christoff_M Christoff_M 7 octobre 2008 18:33

                                                          mr Bouton toujours en poste alors que mis en examen pour fraude aggravée...

                                                          Fortis cleané par l’argent des français et racheté par la suite par BNP une fois que nous épongeons les dettes !

                                                          Livret A lancés à coup de pub dans toutes les banques pour ramasser les fonds de tiroirs, afin que nos banquiers aient de l’argent frais !!

                                                          privarisation qui permettent à certains de regarnir leurs tiroirs !!

                                                          Crise vous avez dit crise !! pour les pauvres cela existe, pas pour les biens placés, les initiés !!


                                                          • docdory docdory 7 octobre 2008 18:46

                                                             @ Rage
                                                            Ces krachs boursiers ne concernent que ceux qui sont assez fous pour mettre leurs économies dans des actions . Pour le citoyen lambda , dont je fais partie , qui n’a jamais acheté une action de sa vie , ces krachs n’ont aucune espèce d’importance .
                                                            Après tout , j’ai déjà vécu deux krachs boursiers , celui de 1987 et celui après le 11/09/2001 , or aucun de ces deux krachs ne m’a coûté le moindre centime . Il n’y a donc aucune raison pour qu’il en soit autrement avec le krach actuel !!!


                                                            • JL JL 7 octobre 2008 18:54

                                                              @ Docdory, pas faux, mais vous oubliez l’inflation qui en résultera : c’est comme ça qu’on va payer.


                                                            • ZEN ZEN 7 octobre 2008 18:57

                                                              Bonsoir Doc
                                                              Je vous trouve bien optimiste dans votre diagnostic
                                                              Certes, le patient n’est pas encore mourant...
                                                              Le mal est plus profond que dans les crises précédentes

                                                              Je n’ai pas non plus d’actions,aucun patrimoine, juste quelques économies, mais les conséquences des faillites prévisiblesd’entreprise , les restrictions de crédit, etc..ne seront pas sans conséquences sur notre vie quotidienne, les conditions de vie sociales et politiques...
                                                              Le pire n’est jamais sûr, mais...


                                                            • Christoff_M Christoff_M 7 octobre 2008 20:41

                                                               vous le sentirez sur impots taxes et diverses surprises de début d’année...

                                                              dont des frais bancaires en forte augmentation...


                                                            • Christoff_M Christoff_M 7 octobre 2008 20:57

                                                               vous sentirez les conséquences sur des taxes diverses...

                                                              sur l’augmentation sérieuse de frais bancaires...

                                                              de nouveaux tracas pour les "petits" emprunteurs...

                                                              encore une fois le citoyen lambda écopera pendant des années pour des erreurs qui viennent de barons de sièges de grands groupes et de cadres bancaires tous cul et chemise dans la crise...


                                                            • Rage Rage 7 octobre 2008 22:00

                                                              @Docdory : Certes, vous ne subirez pas le crise de "face" sur les marchés.

                                                              Par contre, si l’Etat creuse sa dette, si le chômage monte, si l’immobilier s’effondre, si vos financeurs ne prêtent plus... vous subirez sans même le savoir.

                                                              Vous êtes fonctionnaire ? Ce sera pareil, puisque à moyens réduits, il y aura des coupes dans les budgets d’investissement puis de fonctionnement.

                                                              D’une façon ou d’une autre, et c’est cela la tragédie pour le citoyen, ce qu’en tous les cas, il est toujours le dernier sur la liste à être informé et le premier à être mis à contribution.

                                                              Au Moyen Age c’était plus visible. Maintenant, on ne s’en rend plus compte. 
                                                              C’est sans doute cela la "modernité" vu "d’en haut".


                                                            • docdory docdory 8 octobre 2008 00:30

                                                               @ Christoff M 
                                                              Il y a toujours une grande difficulté pour les petits emprunteurs , crise financière ou pas crise. 
                                                              Je me rappelle quand je me suis installé en 1986 comme médecin généraliste, la grande difficulté ( quelque peu humiliante ) que j’ai eu à obtenir 40 000 francs de prêt de la part de ma banque ( la BNP ) , il a fallu 1 mois de négociations , plus une caution parentale , alors que je n’avais jamais été à découvert de ma vie .
                                                              Depuis 1986 , je ne me suis donc abaissé qu’une seule fois à refaire un crédit , c’est lorsqu’il a fallu acheter ma maison en 1998 ( à l’époque , une maison avec jardin n’était pas très chère , 790 000 F ). 
                                                              Dernièrement , j’ai du acheter une voiture neuve pour remplacer mon ancienne Clio . Je l’ai achetée au comptant avec l’argent que j’avais régulièrement économisé en prévision de cet achat pendant toute la durée de vie ( 10 ans ) de ma Clio . Je n’ai fait aucun crédit depuis 1998 , et je ne prévois pas d’en faire dans un avenir prévisible ( toute demande de crédit me paraissant humiliante depuis ce premier crédit de 1986 ) . Aucune restriction au crédit ne saurait plus me toucher ! Quand j’ai besoin de quelque chose de cher , j’attends tout simplement d’avoir assez d’argent pour me le payer , sinon, je m’en passe !
                                                              Cela dit , la difficulté qu’il y a à obtenir le moindre crédit de la BNP n’est peut-être pas étrangère au fait que cette banque semble actuellement un peu moins mal en point que les autres .


                                                            • Forest Ent Forest Ent 8 octobre 2008 02:01

                                                              Désolé, doc, cette crise n’est pas comme celles que tu as citées. Presque tout le monde va morfler.


                                                            • ZEN ZEN 7 octobre 2008 18:50

                                                              Heureusement, nous avons Daniel Cohen, l’économiste de référence...

                                                              "dans le magazine Capital du mois de septembre, Daniel Cohen, toujours présenté uniquement comme professeur à l’Ecole Normale Supérieure, et très rarement comme salarié de la banque Lazard, porte la bonne parole. « Nous allons en effet vivre une année horrible, jusqu’à mi 2009 la croissance sera nulle ou quasi nulle ( …) La bonne nouvelle c’est que cela ne durera pas plus longtemps ».

                                                              Tout va donc très bien Madame la Marquise…"


                                                              • ZEN ZEN 7 octobre 2008 18:59

                                                                "La terre ne ment pas"

                                                                Tiens , je croyais que c’était Pétain...


                                                              • Nathan Nathan 7 octobre 2008 19:14

                                                                 Il est anormal de voir une telle réaction en chaîne. Les produits pourris liés aux subprimes ne sont pas partout ! Les bourses devraient se stabiliser sur des actifs sains, sur une croissance de production rationnelle. Ou alors la plupart des actionnaires ne comprennent rien à ce qui se passe, prennent la bourse pour un jeu, et je suis stupéfait par autant de connerie et la fragilité de notre système économique.

                                                                Rappel : une action est un prêt d’argent à une société, pariant sur une croissance de production à venir. Donc une action est une espérance de vente de produits d’une société. Il y a donc toujours une limite, ce n’est pas irrationnel, tout ne peut pas s’écrouler ! 

                                                                Comment le CAC 40 peut-il perdre 10% en un jour après tout ce qui s’était déjà passé ? alors que ces 40 entreprises n’ont a priori rien à voir avec les subprimes immobilières (à la limite les 4 ou 5 banques, si mal gérées) ?? 2 solutions :

                                                                - les actionnaires sont tous cons et réagissent comme des moutons de panurge à la panique des marchés. 

                                                                - Il y a une guère économique sous-terraine et les bourses s’attaquent les unes les autres (achat, reventes psychologiques).

                                                                Malheureusement dans les 2 cas, on ne peut que constater la stupidité du système qui demande donc une réforme au niveau international : des lois financières pour régir les marchés mondiaux et empêcher des aberrations comme les subprimes !

                                                                Problème : les entreprises du G8 bloquent déjà des lois financières égalitaires à l’OMC, autorisant toujours le protectionnisme et la sauvegarde des agriculteurs occidentaux (notamment).

                                                                Il y a donc un blocage.

                                                                Et les plans Paulson ne font actuellement qu’aggraver la situation : c’est du virtuel sur du virtuel, rien de concret.


                                                                PS : important : il faut noter que dans ce type de situation, nous sortons des schémas libéralisme / communisme. Le plan paulson est-il libéral ou communiste ? Il est étatiste, c’est certain, mais il aide les banques, donc les riches .. ? En fait, il est avant tout nationaliste et protectionniste. Il renferme un peu plus les Etats-Unis sur eux-même. Nous assistons donc à un renforcement des nationalismes d’Etat au niveau international ... En 2008 !!! Bravo, moi je dis bravo les financiers et économistes. Du grand art.


                                                                • Emmanuel Goldstein Emmanuel Goldstein 7 octobre 2008 19:38

                                                                  Oui, très d’accord avec vous. 

                                                                  La baisse d’hier est totalement irrationnelle. 

                                                                  Les financiers et banquiers se comportent comme des moutons suivistes et créent des surréactions sur les marchés. Il faut que ces gens se calment. 

                                                                  Dans un ouvrage de Daniel Cohen, 27 question de politique économique (2007), explique très bien le fonctionnement suiviste des marchés financiers. Chaque acteur détermine ses anticipation sur ce qu’il évalue être les anticipation des autres acteurs qui anticipent eux-mêmes etc. 

                                                                  Il y a dans cette crise une sorte de sommation, par le milieu des banquiers, à obtenir des liquidités des banques centrales. Le milieu bancaro-financier utilise la terreur pour obliger les Etats à leur apporter de l’argent frais. Les banquiers disent aux Banques centrales et aux Etats : "soit vous nous donnez votre argent soit on ne garanti plus les dépots". 

                                                                  Si nous voulons mettre fin à ce chantage de grande ampleur, il faut purement et simplement NATIONALISER le système bancaire. 


                                                                • Emmanuel Goldstein Emmanuel Goldstein 7 octobre 2008 19:44

                                                                  Oui, très d’accord avec vous. 

                                                                  La baisse d’hier est totalement irrationnelle. 

                                                                  Les financiers et banquiers se comportent comme des moutons suivistes et créent des surréactions sur les marchés. Il faut que ces gens se calment. 

                                                                  Dans un ouvrage de Daniel Cohen, 27 question de politique économique (2007), explique très bien le fonctionnement suiviste des marchés financiers. Chaque acteur détermine ses anticipation sur ce qu’il évalue être les anticipation des autres acteurs qui anticipent eux-mêmes etc. 

                                                                  Le milieu bancaro-financier dit aux Etats et aux Banques centrales : "donnez nous votre argent ou on ne rembourse pas les dépots". 

                                                                  Face à ce chantage, qui fonctionne par la terreur mediatique, il faut résister. Si cela persiste, il faudra purement et simplement nationaliser les banques. 


                                                                • Christoff_M Christoff_M 7 octobre 2008 20:58

                                                                  vous sentirez les conséquences sur des taxes diverses...

                                                                  sur l’augmentation sérieuse de frais bancaires...

                                                                  de nouveaux tracas pour les "petits" emprunteurs...

                                                                  encore une fois le citoyen lambda écopera pendant des années pour des erreurs qui viennent de barons de sièges de grands groupes et de cadres bancaires tous cul et chemise dans la crise...


                                                                • Nathan Nathan 7 octobre 2008 21:12

                                                                   En effet, nationaliser n’est pas si simple. On l’a vu en 1981 avec l’arrivée de Mitterrand au pouvoir et la vague de nationalisations qui s’en suivie ... Cela s’est terminée par un brusque retour à la réalité libérale (à la française) en 1983. Le problème est mondial, la solution ne peut venir que de décisions mondiales.


                                                                • finael finael 7 octobre 2008 19:32

                                                                   Un adage romain disait : "deux augures ne peuvent se regarder sans rire" (augures = oracles et autres futurologues)

                                                                  On pourrait en dire autant des économistes !

                                                                  Tout le monde semble oublier que l’économie n’est pas une science !

                                                                  Une science explique, prédit : si je fais ci, il se passera ça, et par là même une hypothèse est démontrable ou réfutable.

                                                                  L’économie, elle, ne sait prédire que le passé !

                                                                  Il y a tellement de facteurs humains, naturels, technologiques, ... que la "science économique" se rapproche plus de l’astrologie que d’autre chose !


                                                                  • armand armand 7 octobre 2008 23:14

                                                                    Surtout que l’économie financiarisée repose sur deux pulsions que sont la peur et l’appât du gain (fear and greed). Violentes, volatiles, qui ne dépendant d’aucune analyse sérieuse. Impossile de bâtir une société stable là-dessus, puisque celle-ci a besoin de sécurité.


                                                                  • Christoff_M Christoff_M 7 octobre 2008 23:56

                                                                    la dessus je suis d’accord avec vous _9% en un jour...

                                                                    comment peut on admettre que l’économie mondiale soit liée à un système complètement instable et fluctuant, réagissant aux bruits de couloir et aux rumeurs...


                                                                  • Le péripate Le péripate 7 octobre 2008 19:44

                                                                     On pourra, pour les plus curieux, trouver ici, le texte entier de Von Mises, texte écrit en 1931. Il éclaire d’un jour cru la crise que nous vivons aujourd’hui.
                                                                    Avertissement : il s’agit d’un blog libertarien, c’est à dire le diable de socialistes et autres étatistes. Certains y voient une secte très dangereuse pour leurs petits privilèges. Et ils ont raison.


                                                                    • TToon 7 octobre 2008 21:19

                                                                      Il est dans la nature de l’économie capitaliste que, en dernière analyse, l’emploi des facteurs de production ne vise qu’à servir les désirs des consommateurs. En affectant la main-d’œuvre et les biens du capital à certains usages, les entrepreneurs et les capitalistes sont obligés, par des forces auxquelles ils sont incapables d’échapper, de satisfaire les besoins des consommateurs dans la mesure où le permet l’état de la santé de l’économie et celui la technique. Ainsi, l’opposition faite entre la méthode capitaliste de production, qualifiée de production pour le profit, et la méthode socialiste, dite production pour l’usage, est totalement trompeuse.

                                                                      Quelle démonstration !

                                                                      Et sinon cette incantation, elle peut aussi servir pour faire pleuvoir des saucisses dans le sahara ? Et surtout, elle peut faire pleuvoir des knackis ? Parce que moi j’adore les knackis.


                                                                    • Le péripate Le péripate 7 octobre 2008 21:27

                                                                       Pour les knakis (sic), je ne sais pas. Mais, si il y a une demande de la part de consommateurs d’une politique démagogique, on leur trouvera une politique démagogique.


                                                                    • TToon 7 octobre 2008 22:31

                                                                      Tout ca pour dire que vous invoquez vos forces obscures comme nous invoquons les notres.

                                                                      Nous avons malgré tout une avance sur vous : sachant les hommes, ou à tout le moins suffisamment d’entre eux, avides et cupides, nous pensons que l’autorégulation n’est qu’une vaste fumisterie ne servant que les plus forts. Le libertarisme n’est finalement qu’un état de nature édulcoré mais un état de nature tout de même. 

                                                                      Il faut donc que l’état intervienne pour donner les grandes lignes et surtout ne pas titiller ce qu’il y a d’enfant en chacun d’entre nous : l’assouvissement immédiat de nos désirs.



                                                                    • vincent p 7 octobre 2008 23:23

                                                                      Il y a bien longtemps que je ne lis plus les livres de Ludwig Von Mises, savez-vous pourquoi et bien parce qu’ils prophétisent continuellement l’histoire à la seule action nuisible des gens du socialisme, si seulement c’était toujours le cas. Un des grands malheurs de notre temps est qu’on ait dit à l’homme qu’il était d’abord ici pour jouir et acheter, et puis après prier de temps en temps L’Etat pour mieux avoir ceci ou cela encore. Lois, moeurs, éducation, banques, élites, institutions corrompues se précipitent. Quand on est bien gouverné de la sorte, il faut savoir par quel esprit on est porté, par quel faux porteur de lumière ? Triste façon de libérer l’homme que de le pousser continuellement à suivre un même langage en société, celui de nos élites ! L’industrie, le crédit, les banques, les emprunts, la finance, les autres dettes sont proclamés, et je viens dire qu’ils ruineront en fanfare les peuples en direct. Difficile de nos jours de combattre à la fois le socialisme et le libéralisme, nous en sommes si souvent endoctrinés par tant de gens, ou dans la lecture hier de certains livres...
                                                                       .
                                                                       
                                                                       


                                                                    • Le péripate Le péripate 7 octobre 2008 20:13

                                                                       Le Community Reinvestment Act ou CRA est une loi fédérale américaine de 1977, qui oblige les banques à accorder des prêts à l’ensemble de la population et non uniquement à leurs clients les plus fortunés. Elle a donc concrètement comme effet, voulu, d’obliger les banques à accorder des prêts aux ménages les plus pauvres et donc très probablement insolvables.

                                                                      Sans exonérer les établissements financiers de leur responsabilité dans l’inflation des crédits américains, cette loi en est l’une des principales causes. L’état américain a continué à faire enfler de façon exagérée les montants des emprunts, par les organismes quasi publics Freddie Mac et Fannie Mae ou par une politique monétaire laxiste sous l’ère Greenspan. Freddie et Fannie ont été ainsi les principaux promoteurs des crédits subprimes aux États-Unis prenant des risques exagérés car se sachant protégés par l’État fédéral.

                                                                      Une autre cause réside dans les lacunes du système fédéral de contrôle des banques, associé bien évidemment aux mêmes lacunes dans le système interne de celles-ci.


                                                                      • Forest Ent Forest Ent 7 octobre 2008 20:33

                                                                        Mais non. C’est tout à fait faux. Mais on vit quand même une époque formidable. Regardez ce que je viens de lire dans un célèbre journal altermondialiste et interventionniste, "la tribune" :

                                                                        http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20081007trib00018 1122/la-crise-financiere-plonge-lislande-au-bord-du-gouffre.html

                                                                        Dans une allocution à la nation, le Premier ministre, Geir Haarde, a annoncé que l’instance de régulation financière du pays aurait désormais une autorité étendue pour imposer certaines opérations à une banque, et qu’elle pourrait même la contraindre à fusionner avec une autre société, ou la déclarer en faillite. Bref, cet arsenal législatif sans précédent en Europe donne la possibilité à l’Etat de diriger tout le système bancaire.

                                                                        (...)

                                                                        Pour bien comprendre la situation extrême que vit l’Islande, il faut savoir que le pays a prospéré sur un système financier bénéficiant d’une politique ultra-libérale. Au cours de la dernière décennie, le pays, qui est passé d’une économie essentiellement fondée sur la pêche à une économie tournée vers la finance à l’issue d’une vague de privatisations, a connu une croissance moyenne de son PIB de 4% par an, avec un pic en 2004 à 7,7%, et de 4,9% l’an passé. Son secteur financier représente une large part de sa croissance économique et si le secteur va mal, c’est donc toute l’économie qui est menacée.


                                                                      • Tintin Tintin 7 octobre 2008 20:46

                                                                        Vous devez confondre avec l’Irlande.

                                                                        http://fr.wikipedia.org/wiki/Économie_de_l’Islande


                                                                      • Tintin Tintin 7 octobre 2008 20:49

                                                                        Oubliez mon commentaire smiley


                                                                      • Forest Ent Forest Ent 7 octobre 2008 21:09

                                                                        Pas du tout. L’Irlande a effectivement exactement le même problème.


                                                                      • Le péripate Le péripate 7 octobre 2008 21:24

                                                                         Seriez vous assez aimable pour préciser ce que vous trouvez ’tout à fait faux". Votre extrait semble sans rapport avec mon post. Merci.


                                                                      • Forest Ent Forest Ent 7 octobre 2008 21:38

                                                                        Le CRA était une simple mesure anti-discriminatoire. Elle n’obligeait aucune banque à prêter à tout le monde. Au contraire, il était même bien précisé que cela ne devait pas avoir d’influence sur les ratios de solvabilité. Vous l’avez vraiment lue ?

                                                                        A part ça, j’attends l’explication pour la nationalisation des banques islandaises et la grande faute de l’Etat islandais là-dedans. Le logement des phoques ?


                                                                      • armand armand 7 octobre 2008 23:09

                                                                        C’est surtout que la ’secte’ comme vous dîtes, croyait à un des effets masturbatoires les plus puissants des temps modernes - faire croire à tout un chacun que son bien immobilier allait forcément augmenter à l’infini. Peu importe que les primos ne pouvaient plus achete, à moins de passer par un endettement record. Mais je suppose qu’occuper une maison largement plus grandiose que celle qu’on attribue d’ordinaire à sa catégorie socio-professionnelle, se faire prêter en plus de l’argent dessus pour consommer, et se figurer tous les ans qu’on fait du bénef’ virtuel, quoi de plus excitant dans un monde où la seule valeur qui tient c’est le fric. Même virtuel.


                                                                      • Forest Ent Forest Ent 7 octobre 2008 23:10

                                                                        Allez, encore un gag - époque formidable : plutôt que de racheter les créances immobilières que personne ne remboursera, l’état aurait pu acheter carrément l’immobilier, comme ça il aurait été sûr de profiter d’une hausse future. Et tant qu’à faire, en attendant, il aurait pu le louer aux occupants pour amortir et éviter que ça ne disparaisse. Et il aurait inventé le ... HLM.


                                                                      • armand armand 7 octobre 2008 23:11

                                                                        Les Islandais devraient ’remercier’ l’ensemble de leur classe politique et économique qui a opéré cette reconversion crétine au profit d’un secteur parasite et non productif. La pêche c’est quand même autre chose !


                                                                      • Forest Ent Forest Ent 7 octobre 2008 23:43

                                                                        Pour ceux qui auraient encore un doute sur le CRA, lisez au moins le wikipedia :

                                                                        http://en.wikipedia.org/wiki/Community_Reinvestment_Act

                                                                        Ca n’avait vraiment rien à voir !


                                                                      • Le péripate Le péripate 8 octobre 2008 07:10

                                                                        Non, Forest, je n’ai rien lu, et je ne fais que m’amuser, et j’invente tout de toutes pièces, et il est évident qu’une loi, le CRA, ne contraint personne, car qui a vu qu’une loi contraigne quelqu’un ? Seul un liberal peut croire une chose comme ça, car tout le monde sait que le loi est douce, bienveillante, etc.........
                                                                        Etes que vous vous prenez vous aussi pour un con, ou c’est seulement les autres ?


                                                                      • Le péripate Le péripate 8 octobre 2008 07:45

                                                                         Et si Leon le dit, c’est que ça doit être vrai. Il faut dire que ce distingué économètre trotskiste est l’inventeur de deux lois majeures en économie : l’une, la courbe de Leon, prévoit que plus les impôts augmentent, plus les gens vont travailler pour augmenter leurs revenus ; l’autre, dites des "économies d’échelle" à la Sécurité Sociale, dit que plus la sécu est mastondontique, moins il y aura d’escabeau pour accéder à vos dossiers. Génial ! Et Forest est en lice, qui qualifie un texte stupide, de "simple mesure anti-discriminatoire" : comme serait anti discriminatoire une loi qui dirait que tous ont accès à une Bentley..... C’est génial la démagogie, on peut dire n’importe quoi, et tous d’applaudir !
                                                                        Quand à la question sur l’Islande, dès que j’aurai d’autres infos que celles de France Inter, j’aurai une opinion.


                                                                      • ZEN ZEN 8 octobre 2008 09:48

                                                                        La "courbe Le Péripate" reste à inventer...

                                                                        Quiand à l’Islande , le cas doit le gêner , il est bien prudent, alors qu’on en sait assez sur les mécanismes qui y ont provoqué une crise inédite, quoique prévisible...


                                                                        Les rêves islandais partent en fumée :
                                                                        "...Ce bouleversement a pour origine la privatisation des banques et la fondation de la Bourse locale, au milieu des années 1990. Les réformes néolibérales ont accouché d’une jeune génération d’hommes d’affaires entreprenants, dont beaucoup ont appris le métier aux Etats-Unis. Ils étaient décidés à tout faire pour que leur pays n’ait plus jamais à dépendre de la pêche en tant que principale ressource. Après avoir été l’un des pays les plus pauvres d’Europe, l’Islande pouvait se féliciter de voir le revenu moyen des foyers augmenter de 45 % en cinq ans, tandis que son PIB enregistrait une croissance de 4 à 6 % par an. Mais, quand la crise internationale du crédit a éclaté, déclenchée par le pire tsunami financier depuis 1929, il était presque logique que l’Islande ne puisse pas résister à l’onde de choc. Le pays a garanti tous les dépôts de ses épargnants, mais n’a pas pu étendre cette garantie aux centaines de milliers d’épargnants britanniques qui ont investi de l’argent dans les caisses d’épargne islandaises en ligne..."


                                                                      • Forest Ent Forest Ent 8 octobre 2008 11:22

                                                                        @ Péripate

                                                                        Non, Forest, je n’ai rien lu, et je ne fais que m’amuser, et j’invente tout de toutes pièces, et il est évident qu’une loi, le CRA, ne contraint personne, car qui a vu qu’une loi contraigne quelqu’un ? Seul un liberal peut croire une chose comme ça, car tout le monde sait que le loi est douce, bienveillante, etc.........
                                                                        Etes que vous vous prenez vous aussi pour un con, ou c’est seulement les autres ?


                                                                        Je peux vous laisser le bénéfice du doute, et penser que vous êtes victime d’une propagande malsaine. Il y a une "frange" de gens à capuche qui tentent effectivement de mettre ce sujet en avant. C’est une position fondamentalement raciste de gens qui regrettent l’apartheid. Or je ne vous crois pas raciste.

                                                                        Il faut revenir au début des années 1970 quand le CRA a été proposé. A cette époque-là, les US pratiquaient officiellement l’apartheid. (A titre anecdotique, quand le groupe de musique anglais Jimi Hendrix Experience allait au resto, c’était en général sans Jimi Hendrix, car beaucoup de restos étaient "interdits aux gens de couleur").

                                                                        Bien évidemment, les banques ne prêtaient pas aux noirs. Le but du CRA a été d’obliger les banques à prêter aux noirs à conditions de solvabilité identiques à celles des blancs. Ca a eu assez peu de succès, et le CRA a subsisté en petite forme. Après 2002, le predatory lending s’est développé, mais hors contexte CRA.

                                                                        Dire que le CRA a causé les subprimes se traduit en français par : "tout est la faute des noirs et on aurait mieux fait de garder l’apartheid". Je vous respecte trop pour vous attribuer cette pensée.


                                                                      • Le péripate Le péripate 8 octobre 2008 13:02

                                                                         Le plus drôle, c’est que tous partis politiques confondus sans aucune exception, tous les économétristes néo-classiques, keyneisiens, marxistes et autres altermachins rendent responsable un libéralisme fantasmé, qui n’existe que comme bouc émissaire commode. Jusque là, tout va bien.

                                                                        Alors, tous entonnent l’hymne à l’Etat. La musique est la même pour tous. Intervention. Mais, que l’on prête un peu attention aux paroles, quelle cacophonie ! 

                                                                        C’est que chacun tire de son côté, pour sa chapelle, son clan, ses amis, chacun brandit comme un drapeau le sort de sa catégorie, les intérêts particuliers dissimulés dissimulés sous le vocable d’intérêt général.

                                                                        Vous êtes tous très bons, à hurler : intervention, la faute au libéralisme là où il n’y en a pas. Une bande de gangsters qui lutte contre d’autres gangsters rivaux ne peut imaginer une seule seconde que ceux qui ne pensent pas comme eux ne soient pas aussi des gangsters.

                                                                        C’est le royaume de l’absurdisme. Chacun a sa martingale pour gérer le complexe, et tous échouent, régulièrement. Mais ils n’apprennent jamais rien, puisque c’est toujours de la faute d’un autre gangster. Et il faut dire que prendre le contrôle d’une machine si apte à piller est un enjeu qui n’est pas à négliger. Comment résister à la tentation ?

                                                                        La meilleure preuve de l’absurdité du constructivisme est l’impossibilité d’en présenter une théorie unifié. 
                                                                        Bien sûr, chacun de dire, moi, j’ai raison.... Votre seul point d’accord, c’est votre commune détestation de la liberté et de la responsabilité. Votre seule passion commune, c’est la passion totalitaire.

                                                                        Bon, et bien bonne journée, je vous laisse à vos rêves démiurges.



                                                                      • ZEN ZEN 8 octobre 2008 13:24

                                                                        "Votre seule passion commune, c’est la passion totalitaire."

                                                                        Diable ! Moi qui voyais le totalitarisme dans l’empire non régulé de la finance !
                                                                        Devais-je bientôt passer aux fonds baptismaux de la secte hayekienne ?

                                                                        Et dire que la m... dans laquelle nous sommes dérive directement des directives de l’école de Chicago , expérimentée d’abord sous le doux régime du bon Mr Pinochet  smiley


                                                                      • Forest Ent Forest Ent 8 octobre 2008 13:54

                                                                        La nature de cette crise ébranlera pas mal de certitudes. La principale est amha la "mondialisation heureuse", qui était un simple système pour enrichir les patriciens au détriment de la plèbe.


                                                                      • Internaute Internaute 8 octobre 2008 14:33

                                                                        CRA ou pas CRA, le commentaire du Péripate ne se résume pas à cela. Il a raison d’invoquer une politique gouvernementale pour favoriser la consommation au moyen de l’endettement facile. Plusieurs commentateurs américains pointent d’ailleurs du doigt Alan Greenspan comme principal responsable de cette crise. C’est bien à cause de taux d’intérêts beaucoup trop bas que tout le monde s’est endetté sans limite et c’était le but visé. C’est bien à cause de la suppression progressive de tout contrôle sur les banques américaines que le système des CDO et CDS a pu se développer à un tel niveau. La Fed avec Alan Greenspan, le Trésor et la Miason Blanche portent la responsabilité politique de cette aventure. Ce n’est pas un hasard si la Fed a cessé de publier la masse M3 depuis 2006. Avec 13 à 15% d’augmentation en moyen par an il était évident qu’on allait au casse pipe car rien dans l’économie réelle ne ressemblait, ni de loin, à une telle croissance monétaire.

                                                                        Le futur est connu. Le dollar va chiter comme toutes les monnaies du tiers-monde l’ont faites avant lui. La hausse actuelle du dollar n’est due qu’à une fuite des capitaux du marché boursier et des achats de bons du trésors. Quand se mouvement sera fini on verra la vraie pente du toboggan.


                                                                      • Forest Ent Forest Ent 8 octobre 2008 15:20

                                                                        L’état est responsable ... d’avoir laissé faire le marché.


                                                                      • drapeau noir 7 octobre 2008 20:59

                                                                        Le libéralisme ne tient pas la route.Si il faut l’argent de l’Etat tous les 20ans pour sauver le système économique et les grosses fortunes, cet argent aurait pu réduire la plupart de nos problèmes. On assiste chaque jour à une grosse pantalonnade entre les tenants de l’unité nationale qui sont les premiers à la vomir lorsqu’ils s’en foutent plein la poche et l’appel à la moralité d’un système profondément immoral.C’est sur ils nous auront rien épargné ces gens la !


                                                                        • antitall antitall 7 octobre 2008 22:18

                                                                          http://www.ecotheurgie.com/&nbsp ; pour comprendre la tare capitaliste....


                                                                        • andywarhol 7 octobre 2008 22:22
                                                                          La Presse flambe...
                                                                           
                                                                          Ces jours-ci et sur le net on ne peut être sûr que d’une seule chose : c’est qu’on vient d’atteindre la scène de la farce totale. En effet, depuis que la crise financière surpeuple les médias - lesquels s’en goinfrent comme de paroles pour se boursoufler et occuper tout l’écran ou le moniteur - on assiste à un déchaînement d’expositions de scénarios délirants, et forcément sur le mode catastrophique du gore.
                                                                           
                                                                          Qui de mettre en une des photos en noir et blanc, surtout noir, avec des effets de gros lettrages massy en mauvaise surimpression de krach, qui se répéterait uniquement pour survendre le papier de la planche à journaux. Qui encore de rameuter tous ses rédacteurs pour vite ficeler je ne sais quel numéro spécial gouffre, comme un polar bâclé du grand soir dont on vous assure qu’il est apposté juste au lendemain. Qui d’annoncer pis encore, tous conseils qui se précipitent résolument au rebours de ce qu’il conviendrait, et manifestement pour installer une scène du désordre scandaleux qui est vraiment trop bon pour les affaires de la Presse instantanée.
                                                                           
                                                                          C’est une débauche de Presse papier tout comme de la Presse internet : quand dans les temps placides et creux, elles se font une guerre jalouse dans les couloirs orduriers du web. C’est pourquoi, quand nous voulons nous informer : nous nous sentons nager à contre-courant ou dans un fleuve de béton qui prend. Soit dans une époque d’irresponsables qui jouent à la roulette webique des annonces fausses et grandiloquentes qui trompent, qui bluttent et qu’elles pipent le lecteur volontairement à celle fin de l’accrocher par tous les fils de la peur.
                                                                           
                                                                          Ceux qui écrivent ces attentats parliers contre le sens commun mettraient littéralement des vies par milliasses en danger. S’il n’était ce calme impavide de la foule sagement inerte qui écoute plus sûrement son argent ronfler dans le calme des dépôts préservés. Plutôt que cette foule confierait ses économies et son matelas à des experts ès hâtiveté de parleries... et tout pour néant.
                                                                           
                                                                          Souvent, l’inertie du sage paysan sauve des gesticulations épileptiques des intellos du zinc du café du commerce qui donne vastement sur la rue de la maleplace. C’est là que sont les bureaux et sièges troués des journaux citoyens participatifs du grand bordel qu’ils souhaitent, qu’ils veulent et qu’ils tentent de l’installer partout.
                                                                           
                                                                          Franchement, pensez-vous un seul instant même quand vous seriez trop pris dans la vôtre névrose de web addict, que quiconque prêterait une manière d’oreille attentive et sérieuse à ces faux experts improvisés dans leurs galetas d’oisifs juste reliés à leur ADSL, qui serait leur seule légitimité pour fiche un système mondial par terre ?
                                                                           
                                                                          Sur le net, n’importe quel étudiant en sieste digestive de ses tripes peut vous pondre un article pompé de moitié dans la Presse du cirque Boursorama, et qu’il peut proposer cette bouillie pour tchat à des journaux à l’esthétique d’agonie comme Agoravox. Et qu’ils seront publiés dans la journée par des comités d’experts en dépêches de faux-derches inconnus ou anonymes.
                                                                           
                                                                          S’agit-il encore de Presse ? ou de pyromanie verbale pour mettre le feu en tout bon lieu où l’on craindrait qu’il s’éteindrait et que l’audience partirait aussitôt, comme Virgile vit la Justice quitter le Monde. La Presse participative ou citoyenne craindrait-elle l’eau pour se laver à tout le moins ?
                                                                           
                                                                          Tout ce qu’on peut constater : c’est que ces officines, aux teintures de vautours jamais repus de crashes et de kraches, distribuent la terreur et qu’elles jouent donc sur le court terme, et sans la moindre prise en compte d’une société qui voudrait s’espacer dans le futur. Les journaux de la peur aiment les lecteurs terrorisés. 
                                                                           
                                                                          Leurs instances semblent des nihilistes écrasés par leur besoin d’argent frais publicitaire. Et qu’ils ne voient pas plus loin que la nuit qu’ils espèrent passer dans leur confort de petits agitateurs de Presse expérimentale, paumée à des milliasses d’années-lumière de la vraie Presse, qui se sait nous informer des événements tels quels du jour.
                                                                           
                                                                          Finalement, cette Presse participative du net confond les analyses prospectives avec des discours post-médiévaux de prophètes occultes et manipulateurs pour leur seul profit. Sartre disait que les mots sont des pistolets chargés : la Presse citoyenne ou participative n’aime jouer que d’une seule balle dans le barillet à roulette. Et cette balle, aussi définitive que la plus grande menace toujours calquée sur le crash des Twin Towers, claque comme un discours le plus bref et sans avenir. Quand la balle a atteint sa cible, soit quand le journal a annoncé ou menacé du pire lendemain, on sait bien qu’il n’y aura plus de second ni de tierce coup.
                                                                           
                                                                          Alors, le lecteur en vient naturellement à ne plus croire en ces annonces exagérées et donc toujours avortées. Et c’est la Presse qui perd, car le lectorat doutera naturellement de tous propos qu’elle diffusera à l’ensuite. C’est tout l’oeuvre du journalisme dit "citoyen" : qu’il détruit systématiquement la foi ou la créance que le citoyen aurait en la Presse.
                                                                           
                                                                          Finalement, cette crise de la finance manifeste plus encore une crise de la Presse qui est probablement plus grave encore, puisqu’elle touche et ruine l’esprit.
                                                                           
                                                                          Demian West
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                           
                                                                           


                                                                          • antitall antitall 7 octobre 2008 22:30

                                                                            pffffff......soupir.....les mystères de l’west "la nuit des vautours à cou pelé"... smiley


                                                                          • Forest Ent Forest Ent 7 octobre 2008 23:52

                                                                            Out of the blue
                                                                            and into the dark.
                                                                            They gave you this
                                                                            and you paid for that.
                                                                            And once you’re gone
                                                                            you can’t come back.
                                                                            Out of the blue
                                                                            and into the black.


                                                                            Neil Young


                                                                          • antitall antitall 7 octobre 2008 22:26

                                                                            une solution ? annulation pure et simple de la dette de tout un chacun et de tous les états.....liquidation des tricheurs et complices ,... redistribution équitable des cartes..... smiley,la solution la plus simple et la plus logique !!


                                                                            • JONAS JONAS 7 octobre 2008 22:26

                                                                              @ L’Auteur,

                                                                              Cher Monsieur, sans mettre en doute votre sincérité, vous présumez beaucoup de cette Europe à 27, qui à la moindre occasion se divise, et qui pèse de moins en moins lourd sur les marchés financiers mondiaux.

                                                                              L’Euro est une monnaie fictive, effroyablement surévalué, sa valeur réelle or, est de 0,80 centimes de Franc de l’an 2000. Le dollar, 3,80 francs de la même époque.

                                                                              Mais le dollar demeure la monnaie de référence comme le mètre étalon en France.

                                                                              Les spéculations de la BCE et des ministres des finances de l’UE, ont été nulles, ils pensaient que l’euro allait supplanter le dollar ! On peut reprocher aux Arabes beaucoup de choses, mais ils savent compter ! Pratiquement aucun des pays du golfe ne négocie le baril en euros. La plupart des pays fournisseurs de matières premières négocient également en dollar.

                                                                              L’euro est un échec, qui nous coûte très cher pour nos exportations et notre balance commerciale. Les USA ne peuvent que s’en réjouir. Avec le taux de change, nous sommes à peine gagnant sur les importations d’énergies et de matières premières. Ceci s’entend, à la condition que nous exportions des produits finis.

                                                                              Cette crise va avoir pour conséquence d’achever l’euro, contrairement à ce que pensent certains, notre monnaie n’est pas devenue une monnaie refuge, pour la bonne raison, que les pays producteurs de pétrole et de matières premières ont des tirelires pleines de dollar et pas d’euro ! En achetant de l’euro, ils les torpilleraient, en faisant chuter le dollar encore plus bas.

                                                                              Un peu de modestie, nous ne représentons pas grand-chose financièrement sur l’échiquier mondial, nous ne pouvons qu’espérer que la facture que nous allons payer solidairement avec les USA, ne s’alourdisse pas d’avantage.

                                                                              La dévaluation obligatoire de l’euro, ne peut que nous être bénéfique pour nos exportations, mais je doute qu’il baisse assez pour les concurrencer.

                                                                              Lorsqu’on est douze et qu’on s’associe avec 15 pays pauvres, on ne crée pas une plus grande richesse, mais on partage leurs pauvretés. On appelle cela le principe des vases communicant. Les pays que nous avons inclus, sont trop riches pour concurrencer, des pays comme la Chine et l’Inde, qui ont des milliards de pauvres, ils ne nous apporteront pas la possibilité d’exporter moins cher que ces derniers, ils seront les nouveaux chômeurs de cette Europe vacillante qui va imploser.

                                                                              Bonne soirée

                                                                               


                                                                              • antitall antitall 7 octobre 2008 22:39

                                                                                euros ou dollar ou livre ou rouble ou yen... =monnaies de singe....http://www.ecotheurgie.com/


                                                                              • ASINUS 7 octobre 2008 22:58

                                                                                yep les liberaux libertariens ne consentent a prononcer le " gros" mot etat et collectivité que quand il sagit
                                                                                pour celui ci " l etat" mutualiser les pertes que ces doctes penseurs ont provoquées ,pertes qui j en suis
                                                                                sur vu la varieté de chacals que l espece comporte n en sont pas pour tous.
                                                                                Trivialement n ayant pas les connaissances de ces doctes economistes et manifestement condamnés
                                                                                a ne pas voir quelques unes de ces " raclures merci zalka" se foutre par la fenetre ou une balle dans le caisson leur goinfrerie etant a la hauteur de leur abscence de " couilles" bref comme je le disais vu
                                                                                que cest nous autres qui allons refoutre de la tune dans le juke box qu au moins nous ayons le choix de la musique " les regles la regulation "je sais ça vous ecorche les oreilles et si vous pouviez fermer votre grande bouche liberale quelques temps ,le temps que les "pue la sueur "les retraités ,les vrais entrepreneurs ceux qui créent et produise aient remis le bateau a flots
                                                                                ou vous pourrez vous pavaner ensuite nous expliquant
                                                                                la necessité de cette saignée que comme de juste vous aviez prevu


                                                                                que revienne le temps des chateaux qui brulent !


                                                                                • Marc Bruxman 7 octobre 2008 23:54

                                                                                  Non les libertariens sont contre la socialisation des pertes. Bush et consorts ne sont pas libertariens et ne l’ont jamais été vu qu’ils n’ont jamais proné un état minimal. 

                                                                                  Car si aux états unis l’état est abscent du social, il est présent dans bien d’autres domaines. En faisant en réalité un pays très étatique ou l’état a une importance ENORME. C’est contraire à ce que veulent les libertariens. 

                                                                                  Maintenant de façon plus générale, les libertariens n’ont rien à ce que l’état joue les pompiers en cas d’extréme urgence. Un exemple est une catastrophe naturelle ou technologique. Oui le role de l’état dans ce cas précis est d’assurer la continuité des services essentiels (eau, électricité, nouriture) en utilisant des moyens militaires si nécéssaire. Et lorsque la catastrophe est finie il se retire. 

                                                                                  Ce a quoi nous assistons n’est pas loin d’une catastrophe technologique. Ce n’est pas le réacteur de tchernobyl qui a pété mais un systéme financier ultra-sophistiqué. Il est ici normal que l’état protége la continuité du systéme bancaire en permettant à celui-ci de continuer à fonctionner le temps que la crise soit réglée. 

                                                                                  Il n’est par contre pas normal, que l’état socialise des dettes comme Bush vient de le faire. Si l’état doit prendre le relai d’une banque, et bien tant pis pour leurs actionnaires qu’ils soient gros ou petit. Il n’y a pas de liberté sans responsabilité. Et non nous n’avons rien contre voir tourner pendant quelques temps une banque sous controle d’état si :

                                                                                  • Il n’y avait aucune autre solution. (Pas d’acheteur, y compris étranger).
                                                                                  • Les actions sont rachetées zéro euros (ca ne vaut plus rien vu que c’est en faillite) seule compte la recapitalisation de la banque. 
                                                                                  • Il est clair aux yeux de tous voir inscrit dans les lois que cette nationalisation correspond à une mesure d’urgence (comme la distrib d’électricité après un tremblement de terre) et que dés que les conditions seront favorables la banque sera de nouveau privatisée. Normalement une fois le séisme passé l’état fait une plus value à la revente et alors il redistribue cette plus value au contribuable sous forme de crédit d’impot. Dans le cas ou il n’y a pas de plus value possible, on n’aura dans tous les cas une dette beaucoup moins grande à socialiser qu’avec le systéme actuel. 
                                                                                  Malheureusement de peur de toucher à la retraite des baby boomers américains qui seraient oblitérés de la carte si cette solution était appliquée, on n’a préféré ne pas toucher aux actionnaires. Les dédouanant ainsi de leur responsabilité et socialisant effectivement les pertes. 
                                                                                  Ce qui est choquant pour les gens dans cette crise c’est que c’est effectivement la premiére catastrophe technologique virtuelle. C’est l’échec de tout un systéme technique d’ingénierie financiére qui cause des dégats titanesque. Mais au fur et à mesure que notre société se sophistique et se dématérialise, ces crises immatérielles mais pas sans conséquences seront de plus en plus fréquentes. On apprendra à vivre avec comme on a appris à vivre avec le risque industriel et à le maitriser. De même que l’on trouvera des sécurités pour ce type de risque. 

                                                                                • ASINUS 8 octobre 2008 06:50

                                                                                  @bruxmann

                                                                                  donc actes lire " les libéraux"
                                                                                  neanmoins votre vision societale n est pas sans m interpeller
                                                                                  "la jungle avec l assurance pour vous d etre en haut de la chaine alimentaire ?"


                                                                                • armand armand 7 octobre 2008 23:03

                                                                                  C’est à la base qu’il importe de réformer. En rétablissant une monnaie saine que ni les banques, ni les Etats ne peuvent tripatouiller et gonfler à l’extrême...Toiut le reste, ensuite, c’est du détail. Et en arrêtant de citer comme modèle de comportement citoyen la consommation et l’endettement à tout vat.


                                                                                  • frédéric lyon 7 octobre 2008 23:31

                                                                                    Camarades socialistes !

                                                                                    Un certain nombre d’irréductibles parmi vous proposent de "nationaliser" les banques en se référant aux "nationalisations" de 1981.

                                                                                    Il est temps de vous réveler l’horrible vérité : Il est aujourd’hui impossible de "nationaliser" quoique ce soit, car l’Etat, qui confisque pourtant plus de la moitié de la richesse produite par les citoyens, n’a pas le premier kopeck pour procéder à cette expropriation que vous appelez pudiquement "nationalisation".

                                                                                    De plus, il y a fort à parier que si l’Etat se mettait en tête d’exproprier à nouveau, sa loi de nationalisation serait attaquée devant le conseil constitutionnel et déclarée contraire à la constitution.

                                                                                    Laissez-moi vous expliquer pourquoi, à présent.

                                                                                    Parce que les citoyens n’ont pas accordé à l’Etat, qui n’existe pas au delà d’une simple convention juridique, le droit de lever des impôts pour qu’il puisse procéder à des expropriations, mais pour qu’il entretienne les routes, les ponts, et pour qu’il nous rende d’autres menus services, comme la défense des frontières contre l’immigration illégale.

                                                                                    De plus, les contribuables n’ont jamais demandé à devenir actionnaires à la place des expropriés.

                                                                                    Voilà pourquoi il n’y aura jamais plus de "nationalisations", mais bien plutôt des "privatisations", comme nous pourrons le voir bientôt avec la privatisation de la Poste et de la SNCF.

                                                                                    Abandonnez le socialisme, camarades, ne vous laissez pas doubler par les Cubains et les Nord-Coréens !

                                                                                     


                                                                                    • Forest Ent Forest Ent 7 octobre 2008 23:45

                                                                                      Bonne nuit papy. smiley


                                                                                    • frédéric lyon 7 octobre 2008 23:51

                                                                                      Camarades !

                                                                                      Il est temps d’abandonner le socialisme, votre rêve d’adolescent boutonneux.

                                                                                      Nous ne reviendrons pas au Franc, cette monnaie de singe, car celà provoquerait une telle fuite des capitaux que cette monnaie ne vaudrait guère plus qu’une feuille de papier-chiotte, et toute l’économie s’effondrerait.

                                                                                      Pour le coup nous nous retrouverions du jour au lendemain dans une véritable économie socialiste, du genre de l’économie cubaine ou de l’économie nord-coréenne, plus de vingt ans après la chute du Mur de Berlin.

                                                                                      Mais, comme le dite le vieil adage : "Mieux vaut tard que jamais".

                                                                                      Oui, nous savons que c’est difficile de s’avouer qu’on s’est trompé, qu’on a bâti des chateaux en Espagne, ou qu’on a voulu cacher sa propre médiocrité en la fondant dans la masse au sein de laquelle vous auriez pu vous cacher.

                                                                                      Comme lorsque vous étiez à l’école et que vous planquiez au fond de la classe, à côté du radiateur.

                                                                                      Oui, nous savons que vous avez été des cancres, et que vous avez fait le désespoir de vos parents, mais il est temps de devenir adultes et de prendre la vie à bras le corps.

                                                                                      Certes, vous ne ferez sans doute jamais des étincelles, vous vivrez des petites vies sans grand intérêt. Vous ne vivrez plus dans l’attente du grand soir, qui vous aurait permis de vous révéler, qui un voleur, qui un assassin, mais au moins vous serez dignes et vous ne ferez de mal à personne.

                                                                                      Sinon à vous, ce qui n’a aucune importance.

                                                                                      Rejoignez-nous dans le monde réel. 


                                                                                    • Forest Ent Forest Ent 7 octobre 2008 23:53

                                                                                      N’oublie pas tes comprimés. smiley


                                                                                    • frédéric lyon 7 octobre 2008 23:58

                                                                                      Max Bruxman :

                                                                                      "Si ces boites avaient été rachetées à cout marginal et reprivatisé quelques années après (ce fut le cas en Suéde), le cout pour le contribuable du sauvetage aurait été proche de zéro voir même positif"

                                                                                      .......................

                                                                                      Et bien vous allez être drôlement content, car c’est exactement ce qui va se passer.

                                                                                      En fait les contribuables n’ont pas racheté "des boîtes", mais des créances douteuses gagées sur des biens immobiliers, et ces biens reprendront leur valeur dès que la crise de l’immobilier sera terminée.

                                                                                      Ce qui fait que le contribuable américain, par le biais de la structure de défaisance qui va regrouper tous ces actifs, va faire une énorme plus-values immobilière, dans un an ou deux.


                                                                                    • JONAS JONAS 8 octobre 2008 00:05

                                                                                      @ frédéric lyon,

                                                                                      La Suisse possède toujours le franc, il ne vaut pas l’euro ! Mais si vous allez travailler en Suisse, à qualification égale, vous gagnez environ trois fois plus qu’en France.

                                                                                      Bonsoir.


                                                                                    • frédéric lyon 8 octobre 2008 00:20

                                                                                      Jonas :

                                                                                      Sans blague ?

                                                                                      Ces putains de Suisse, que je connais bien car j’ai planqué mon fric chez eux, sont de bons socialistes.

                                                                                      Pire que les Cubains !!

                                                                                      J’espère que vous n’aviez pas l’outrecuidance de comparer l’ex-Franc Français et le Franc Suisse. Il y avait autant de différence entre le Franc Français et le Franc Suisse, qu’entre le Français et le Suisse.

                                                                                      Autant vous dire que c’était le jour et la nuit !


                                                                                    • Forest Ent Forest Ent 8 octobre 2008 01:53

                                                                                      Calme-toi papy.


                                                                                    • Emmanuel Goldstein Emmanuel Goldstein 8 octobre 2008 03:17

                                                                                      Camarade Lyon !

                                                                                      Tes camarades neo-conservateurs sont devenus socialiiiiissss eux aussi : ils ont nationalisé des mega-banques !

                                                                                      Misère : ça fait de toi un allié de Kim Jong Il !!!!


                                                                                    • OGAMI 9 octobre 2008 10:38

                                                                                      et d’où ils sortent les milliards pour relever les banques qui se cassent la figure ?

                                                                                      certains spécialistes en la matière appelent ça la "mutualisation des pertes" : c’est bien l’état qui vient recoller les morceaux et ça depuis toujours.

                                                                                      les capitalistes sont toujours en train de beugler contre l’intervention de l’Etat, mais le capitalisme ne peut fonctionner sans l’Etat...

                                                                                      donc dans ton système bien libéral, on met de coté l’Etat pour faire du pognon, et puis dès qu’on a fait une connerie, c’est l’Etat qui intervient pour redresser la barre... alors arrêtez avec ton antisocialisme de bourin, parce qu’en bon libéral, tu viendras quand même réclamer de l’argent public quand tu en auras besoin !!!

                                                                                      antonio négri appele ça "une heureuse dialectique virtuose", car c’est vrai que ça énerve mais finalement on arrive à s’en délecter....les capitalistes sont les pires des socialistes.....


                                                                                    • Marc Bruxman 7 octobre 2008 23:38

                                                                                      C’était les économistes de renom payés par le gouvernement ou par une banque qui disaient ca. Beaucoup de mes camarades de promo qui bossent dans la finance savaient que ca allait faire très très mal. 

                                                                                      Et certains savent depuis 2003 et ces funestes taux d’intérêts à 1% ce qui nous attend. 

                                                                                      Et encore les dégats sur l’économie réelle sont pour l’instant surprenant modérés, on voit de bonnes boites avec des perspectives se faire lourder en bourse, mais c’est un peu une spéculation de la catastrophe. Je pense par exemple à Alsthom qui est carrément pas cher par rapport aux résultats et aux perspectives. Mais aussi plein de boites du secteur tech comme Apple. Mais pour l’instant au niveau des bilans des entreprises autres que les banques et l’immobillier, cela ne se sent pas sur les résultats. 

                                                                                      Au niveau business je n’ai pas (encore) senti de ralentissement, on continue d’avoir des demandes de clients pour du service dans ma boite. Mais il est vrai que notre secteur est particuliérement préservé. (Les actions ont souffert derniérement mais pas les résultats des boites). A titre d’info, un ingénieur informaticien avec 2 ans d’expérience se négocie actuellement à 41 000 € annuel. (Proposition qu’une boite a fait a un de mes salariés). Soit des niveaux assez proches de ce qui se faisait lors de la bulle internet. 

                                                                                      Tout va dépendre des résultats trimestriels à venir qui si ils restent convenable peuvent rassurer les investisseurs. Si ils devaient être mauvais par contre cela pourrait accélérer un sell off qui nous raménerait autour des 2500 points pour le CAC. Je reste toujours confiant sur le long terme concernant les bonnes valeurs tech, car le secteur reste en plein boom et que les cadres des entreprises maintenant rajeunis savent que l’IT est la source principale de réduction des coûts. 

                                                                                      La principale victime collatérale de cette crise vont être les retraites américaines souvent insuffisamment financées par les ménages (quand on a une retraite par capialisation, il faut a un moment se dire que plutot que d’acheter un 4x4 il vaut mieux épargner) et gérés de façon pas prudente du tout : Beaucoup de gens alors qu’ils avaient la cinquantaine avaient voulus compenser l’insuffisance de leur épargne par une prise de risque maximale. Et la y’en a beaucoup qui sont a poil. Moralité ? Beaucoup vont devoir travailler plus longtemps que prévu. Ils ont eu l’opportunité de bien gérer leur fric, ils ne l’ont pas saisis. 

                                                                                      En Europe, on a un autre type de retraites et d’autres problémes. Elles ne sont pas non plus financées à la hauteur des besoins parce que l’on ne peut pas passer 20 ans à l’école 40 ans au boulot et 20 ans à la retraite sans cotiser des sommes énormes. Ce qui est valable pour les retraites par capitalisation reste valable pour la retraite par répartition. Sauf que dans notre cas la gestion collective va grandement compliquer la recherche d’une solution. Dont le résultat sera au final le même qu’au USA : On partira en retraite plus tard. 

                                                                                      Mais de façon plus générale, ce dégonflement de la finance n’est pas mauvais pour tout le monde. On va revenir a des fondamentaux économiques plus sains ou l’on encourage l’épargne et l’investissement dans des valeurs saines. Cela devrait au final augmenter la productivité de l’ensemble du systéme une fois la tempête passée. 

                                                                                      Souvent en effet ces dernieres années les fonds allouaient mal les richesses dont ils disposaient. Ils viennent de perdre leur fric, ce qui leur donne une bonne leçon. Et a l’avenir ils réfléchiront ou ils investissent. Le fait que du Cofidis, du crédit Subprime ou de l’investissement dans une boite foireuse et sans technologie dans le seul but de dumper pour être racheté (vu plein de fois dans les télécoms) ne soient plus des investissements rentables est à prendre comme un bienfait. La main invisible vient de filer une grosse baffe a tous ces gens. Cela va corriger les excés d’un coup sans qu’il y ait besoin de loi. 

                                                                                      Vous me rétorquerez qu’une partie des dettes accumulées ont été socialisées ? C’est vrai. Et nos gouvernements n’auraient jamais du rentrer dans cette combine. Que ceux qui ont mal joués perdent leur fric. La seule chose qu’il y a à garantir c’est la survie du service bancaire par contre les actionnaires devraient prendre leur perte. Si ces boites avaient été rachetées à cout marginal et reprivatisé quelques années après (ce fut le cas en Suéde), le cout pour le contribuable du sauvetage aurait été proche de zéro voir même positif. (Vu que au moment du rachat cela ne vaut plus rien). Par contre les responsables auraient bu le calice jusqu’à la lie. Et ne venez pas me parler de petis actionnaires. Lorsque l’on investit en bourse, il y a un risque que l’on accepte : celui de potentiellement tout perdre. Si l’on est pas prêt à prendre ce risque, il faut choisir des placements moins risqués. 








                                                                                      • Forest Ent Forest Ent 7 octobre 2008 23:56

                                                                                        On va revenir a des fondamentaux économiques plus sains.

                                                                                        Hélas non.


                                                                                      • Rage Rage 8 octobre 2008 13:00

                                                                                        Bonjour,

                                                                                        Revenir à des fondamentaux économiques plus sains ?

                                                                                        Rien n’est moins sûr. Ma remarque sur l’activité de JPMorgan Chase pour "casser" son concurrent Lehman n’était même pas aussi grave que je pouvais le penser. En effet, avec l’intervention de Paulson, ex de Goldman Sachs, il se peut qu’il y ait carrément eu en back office une "chasse" au bouc émissaire.

                                                                                        Les banques savaient. Il fallait dégommer un gros. C’est Lehman qui a perdu.
                                                                                        Le problème, c’est qu’ils ne pensait pas, tous, qu’en tuant un "copain" ils allaient tous y perdre.

                                                                                        Ils auraient pû s’occuper du problème à la racine : ils s’en foutaient depuis longtemps.
                                                                                        Ce qui compte dans ce milieur, c’est de faire de l’argent vite, beaucoup d’argent.
                                                                                        Peu importe qu’il soit nécessaire du tuer le voisin ou de blanchir de l’argent : pas de sentiments.

                                                                                        Le problème, c’est qu’ils sont en "haut" de la pyramide : s’ils prennent tous les risques et se plantent, tirant au passage sur toutes les jointures de la pyramide, il risque d’engager l’écroulement général.

                                                                                        C’est ce à quoi on assiste.

                                                                                        Il ne s’agit pas de prêcher comme le font les débateurs à toutes les heures de la journée : la crise est là, elle va balayer l’économie mondiale. On en verra les conséquences concrètes dès la fin de 2008 et surtout ensuite.

                                                                                        Question : Qu’est qu’on fait ?

                                                                                        On encaisse et on fait un chèque pour recommencer ? Ou bien on tente de casser ce qui ne tient pas et, enfin, on régule le marché ?

                                                                                        Quand j’en pense qu’il y a tout juste un an, notre petit guignol nous racontait qu’il fallait "dépénaliser le droit des affaires" : cela n’a jamais autant été d’actualité que de donner des règles et faire payer ceux qui précipitent des milliers de salariés/citoyens à la rue.

                                                                                        Où sont nos responsables politiques, économiques, intellectuels pour agir ?

                                                                                        Nulle part. C’est l’écran de fumée quotidien.


                                                                                      • Marc Bruxman 12 octobre 2008 17:04


                                                                                        Les banques savaient. Il fallait dégommer un gros. C’est Lehman qui a perdu.
                                                                                        Le problème, c’est qu’ils ne pensait pas, tous, qu’en tuant un "copain" ils allaient tous y perdre.

                                                                                        C’était pourtant connu qu’il existait un réseau de "dérivés" difficile à tracer et qu’effectivement la faillite d’une grosse banque pouvait entrainer les autres dans la merde. Et ca ne date pas d’hier, mon prof d"économie en classe prépa nous l’avait déja relativement bien expliqué en 1998. 

                                                                                        Ils auraient pû s’occuper du problème à la racine : ils s’en foutaient depuis longtemps.
                                                                                        Ce qui compte dans ce milieur, c’est de faire de l’argent vite, beaucoup d’argent.
                                                                                        Peu importe qu’il soit nécessaire du tuer le voisin ou de blanchir de l’argent : pas de sentiments.

                                                                                        Dans le cas présent ce qui compte c’est plus "ne pas clamser". Un peu comme sur un bateau qui coule.


                                                                                        Il ne s’agit pas de prêcher comme le font les débateurs à toutes les heures de la journée : la crise est là, elle va balayer l’économie mondiale. On en verra les conséquences concrètes dès la fin de 2008 et surtout ensuite.


                                                                                        Elle est la (oui à moins d’être aveugle). Et on ne sait pas encore si elle va ou non balayer l’économie mondiale. Mais disons qu’elle en a le potentiel et que dans tous les cas ca va tanguer très fort. Mais si on gére bien ca peut être une chance pour l’europe et nous permettre de redevenir pour la premiére fois en 80 ans au sommet de la pyramide alimentaire. 

                                                                                        On encaisse et on fait un chèque pour recommencer ? Ou bien on tente de casser ce qui ne tient pas et, enfin, on régule le marché ?

                                                                                        Ce qui ne tient pas va se casser tout seul. Et il est faut de croire que la régulation réglera le probléme. La beauté avec la technologie moderne c’est qu’elle permet de faire les choses à grande échelle avant même que le régulateur n’ait le temps de légiférer. Il est en quelque sortes mis devant le fait accompli. 

                                                                                        Enfin sachez que si la civilisation européenne est ou elle en est c’est parce que les banquiers européens ont pris d’énormes libertés avec la gestion de leurs banques, plus que ce qui était pratiqué par exemple en Asie, Affrique et Moyen-Orient. Cela nous as donné une puissance remarquable et permis de financer notre expansion jusqu’à la guerre de 14. A ce moment la les ricains ont pris le relai. 

                                                                                        Si on régule trop, on va se retrouver dans la situation des peuples colonisés. Empéchés par nos propres lois de trouver des financements (certes virtuels), on va se faire baiser par d’autres qui continueront à créer de l’argent virtuel. D’une certaine façon il est bon de se garder cette possibilité. 

                                                                                        Mais de même que gérer une installation nucléaire est dangereux, espérons que ce tchernobyl financier fera prendre conscience qu’il y a des sécurités à respecter pour que fonctionne notre systéme financier. 

                                                                                        Quand j’en pense qu’il y a tout juste un an, notre petit guignol nous racontait qu’il fallait "dépénaliser le droit des affaires" : cela n’a jamais autant été d’actualité que de donner des règles et faire payer ceux qui précipitent des milliers de salariés/citoyens à la rue.

                                                                                        Ca n’aurait pas changé grand chose car ce qu’ils ont fait n’est pas illégal. Il n’était pas illégal de titriser des subprimes ou de faire toutes ces choses. 

                                                                                        De toute façon la justice est tellement lente que tout cela est bien futile. Combien d’années pour juger l’Angolagate ? Comparez le à la vitesse à laquelle l’argent tourne sur terre. Il va falloir justement apprendre à tourner avec moins de régulations...


                                                                                      • frédéric lyon 8 octobre 2008 00:00
                                                                                        Max Bruxman :

                                                                                        "Si ces boites avaient été rachetées à cout marginal et reprivatisé quelques années après (ce fut le cas en Suéde), le cout pour le contribuable du sauvetage aurait été proche de zéro voir même positif"

                                                                                        .......................

                                                                                        Et bien vous allez être drôlement content, car c’est exactement ce qui va se passer.

                                                                                        En fait les contribuables n’ont pas racheté "des boîtes", mais des créances douteuses gagées sur des biens immobiliers, et ces biens reprendront leur valeur dès que la crise de l’immobilier sera terminée.

                                                                                        Ce qui fait que le contribuable américain, par le biais de la structure de défaisance qui va regrouper tous ces actifs, va faire une énorme plus-values immobilière, dans un an ou deux.

                                                                                        • frédéric lyon 8 octobre 2008 00:06

                                                                                          D’une façon générale, je pense que les crétins, et ils sont très nombreux présents ici, qui ne comprennent strictement RIEN à cette crise, et à ses mécanismes, pas plus qu’il ne comprennent l’architecture du Plan Paulson, devraient :

                                                                                          1) S’occuper d’affaires qui sont davantage à la portée de leur outillage intellectuel. Faire les courses, passer l’aspirateur, bref tenter quand même de se rendre utiles à quelque chose.

                                                                                          2) S’abstenir de nous parler pêle mêle de tout ce qui taraude leurs esprits malades : les banques, la création monétaire, la réforme des institutions, la vitesse du vent et la hauteur des nuages.

                                                                                          Si tous les cancres voulaient bien s’oter de l’idée qu’ils vont nous reformer le monde alors qu’ils ont tous raté leurs études et qu’ils n’ont rien compris de ce que leur racontait leur maîtresse quand ils étaient planqué auprès du radiateur, ça nous ferait des vacances.


                                                                                        • 000 8 octobre 2008 00:18

                                                                                          Je n’ai jamais eu d’opinion sur vos commentaires, j’espère que ce dernier ne reflète pas votre personalité.

                                                                                          Je trouve vos derniers propos insultants, non pour ceux que vous visez , mais pour ceux que vous semblez mépriser.

                                                                                          Il y a les responsables et il y a ceux qui en subissent les conséquences sans avoir eu leur mot à dire.

                                                                                          Je ne vous souhaite pas de vous retrouver un jour devant un moins que rien d’hier et un mieux que vous de demain, car vous deviendriez celui que auquel vous avez manqué de respect...


                                                                                        • frédéric lyon 8 octobre 2008 00:29

                                                                                          Et bien moi, je vous dispense de vos commentaires.

                                                                                          Je ne fais que dire une vérité qui est claire aux yeux de tout ceux qui veulent bien voir les choses comme elles sont.

                                                                                          Il y a trop de médiocres et de toqués qui utilisent Avox comme un exhutoire à leurs niaiseries. Comme une poubelle, si vous préférez.

                                                                                          Je sais bien que c’est la loi du genre et que c’est un peu inévitable, c’est la rançon obligatoire de la liberté d’expression, mais je crois qu’on a le droit aussi de s’en moquer et de dénonncer les impostures qui en découlent.

                                                                                          C’est très sympa d’entendre un crétin vous parler de la réforme de Bretton Woods, c’est très rigolo, et je crois qu’on a le droit de dire que c’est un crétin et que ce crétin passe les bornes de la décence.

                                                                                          Ou bien alors on tombe dans la dictature des imbéciles.


                                                                                        • 000 8 octobre 2008 00:42

                                                                                          Donc vous mettez tous ceux que vous considérez comme "crétins" dans le même panier ???

                                                                                          Vous avez un prolème privé ou quoi ???

                                                                                          Vous avez fait des adeptes en plus !

                                                                                          Ce n’est pas parce qu’on pase l’aspirateur qu’on est un "crétin" d’abord.

                                                                                          Et puis, qui vous dit que le crétin souffre de la crise financière ?

                                                                                          Alors là, ça devient quoi ?

                                                                                          Il y a déjà suffisament de filtrage sur ce site et pas forcément celui auquel on pourrait s’attendre... Mais que penseriez-vous si le filtre visait des gens comme vous ?

                                                                                          Ce n’est pas du tout ce que je souhaite, mais bon, pour le coup votre commentaire me décevait d’autant plus qu’il y a de tout sur ce site !


                                                                                        • Marc Bruxman 8 octobre 2008 00:44


                                                                                          En fait les contribuables n’ont pas racheté "des boîtes", mais des créances douteuses gagées sur des biens immobiliers, et ces biens reprendront leur valeur dès que la crise de l’immobilier sera terminée.

                                                                                          Ce qui fait que le contribuable américain, par le biais de la structure de défaisance qui va regrouper tous ces actifs, va faire une énorme plus-values immobilière, dans un an ou deux.


                                                                                          N’importe quoi ! Dans certains endroits des USA, la valorisation des maisons atteignait les 30 années de LOYER. Ce qui fait que si vous rajoutez les intérêts du prêt votre retour sur investissement dépassait parfois les 40 ans ! Une crétinerie sans nom ! En France, on n’est plus prêt de 20 ans de Loyer en haut de bulle ce qui est déja élevé à moins que vous investissiez dans un endroit qui a du potentiel d’amélioration. (Travaux prévus, secteur en cours de gentrification). Par ailleurs, les américains ne manquent pas de place par habitants. Un pauvre américain a souvent plus de place dans son logement (ce qui n’enléve rien par ailleurs à sa pauvreté) qu’un membre de la classe moyenne européenne. Ce qui fait que la situation dans une ville comme Los Angeles n’a rien à voir mais alors rien à voir a celui d’une ville comme Paris ou la densité est très importante et ou on manque de place. (Dites a un Américain que vous vivez dans 30 ou 40 m2 pour voir. Ca ne choquera pas un parisien habitué a ces petites surfaces. Mais aux USA, à part à New York c’est très peu courant). 

                                                                                          A moins qu’il y ait une inflation délirante type années 70, les maisons ne retrouveront pas leur prix avant 20 ans. 

                                                                                          Sans compter toutes les constructions qui ont été faites en dépit du bon sens ou à des endroits ou le besoin n’existait pas. Ca on n’a un peu en France ou des couillons ont pris des de Robiens, n’ont pensé qu’a la défiscalisation et n’ont pas pensé que des fois c’était bien d’investir dans une ville ou il y a un marché locatif. (Pleins de De Robien construits dans des petites villes de province sont aujourd’hui inlouables). 


                                                                                        • Forest Ent Forest Ent 8 octobre 2008 01:57

                                                                                          Il ne faut pas répondre au vieillard gâteux.


                                                                                        • 3°oeil 8 octobre 2008 00:21

                                                                                          surement une enfance maltraitée

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