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Michel Edouard Leclerc s’engage pour le développement durable

Un chef d’entreprise s’engage et s’exprime sur le développement durable. Ce n’est pas encore assez banal pour ne pas le souligner et s’interroger sur la pertinence de cet engagement.

Face aux enjeux du développement durable, Michel Edouard Leclerc est un précurseur en France en général et dans son secteur enmedium_leclerc_ombre.gif particulier. Si croissance verte s’interroge encore sur la "durabilité" de cet engagement de la part de la grande distribution, force est de constater que le fils du fondateur des magasins Leclerc n’hésite pas à mettre en avant son point de vue et des idées assez atypiques dans son milieu.

On appréciera à sa juste valeur que cet ancien étudiant en philosophie associe développement durable et l’éthique "L’éthique et le développement durable concernent d’abord la vision que l’entreprise a du monde qui l’entoure". Et lui même se demande si le développement durable est un effet de mode ou une réalité, rappellant à juste titre que c’est bien le consommateur qui sera au coeur de la réponse : "Les consommateurs interpellent les entreprises sur la sécurité des produits, sur leur qualité, mais aussi sur leur origine".

medium_MELeclerc_001.jpgOn pourra toutefois regretter l’absence totale de réflexion quant à l’évolution du modèle même de la grande distribution. La concentration en un même lieu de tous les types de produits et en très grande quantité a joué de manière déterminante dans l’explosion de la société de consommation en France. Le développement des grandes surfaces a accéléré la disparition des commerces de proximité aux centres villes comme dans les campagnes.

Au coeur du business model d’un hypermarché, il y a le faible coût du transport. Celui des marchandises qui viennent des quatres coins du monde commme celui des clients qui n’hésitent pas à faire vingt minutes de voiture en plus pour quelques euros de moins. Faut-il en plus évoquer le système des marges arrières et les pressions sur les fournisseurs ? La course au prix "discount" est elle vraiment compatible avec les exigences éthiques et de développement durable ? Faut il rappeler l’ensemble des externalités négatives qui se cachent derrière un produit vendu en grande surface ?

Si la grande distribution veut réellement contribuer au développement durable, elle ne pourra pas se contenter d’agir à la marge. Il faudra revoir en profondeur son mode de fonctionnement : faire évoluer son activité vers plus de service et de proximité. C’est ce type de piste ou d’idée qu’on aimerait voir développée par un entrepreneur tel que Michel Edouard Leclerc car les chercheurs ne semblent pas plus avoir pris l’ampleur du défi à relever. Car il s’agit bien de ne plus suivre une "tendance" mais de mettre en place une véritable révolution stratégique fondée sur une vision à long terme de la société et de son environnement. Monsieur Leclerc, nous sommes toute ouïe !


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