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Accueil du site > Actualités > Economie > Où va la démocratie actuelle ?

Où va la démocratie actuelle ?

La démocratie actuelle n'a aucune prise sur la trajectoire de l'économie. A la sortie de la seconde guerre mondiale, le taux de chômage était très bas : 1,2 % en 1949 (Michel Husson, 2008). Ce chômage très bas a même permis à Georges Pompidou de prophetiser en 1967 que : "Si un jour on atteint 500 000 chômeurs en France, ça sera la révolution".

Aujourd'hui on en est à plus de 3 500 000 pour la seule catégorie A des chômeurs. Et la bonne vieille démocratie continue toujours sa route tranquillement comme si elle n'a pas de mémoire, comme une machine aveugle, comme un TGV sans conducteur qui va à vive allure.

Et pourtant les promesses de la démocratie sont toujours constantes hier comme aujourd'hui.

En 1974, lorsque le chômage atteint 500 000, Valéry Giscard D'Estaing promettait : "Le gouvernement fera le nécessaire à temps pour vous protéger du chômage. Il en a la volonté et il en a les moyens."

Deux ans plus tard en 1976, le nombre de chômeurs grimpe à 1 million. Et en 1981, ce nombre double et atteint 2 millions.

Pierre Mauroy : "Il faudra 18 mois à 2 ans pour inverser la tendance et réduire le chômage."

En 1992, Pierre Beregovoy : "Tout est fait et tout sera fait pour que le cap des 3 million de chômeurs ne soit pas atteint", et, un an plus tard, en 1993, le chômage atteint 3 millions.

Etc.

Les faits historiques montrent clairement la nature de la démocratie actuelle : la dictature du salariat sur les chômeurs. C'est ce que j'appelle la lutte des superclasses.

Puisque cette démocratie n'a aucun effet sur la hausse ou la baisse du chômage, qui sont déterminés par la loi aveugle du marché, celui-ci grimpera jusqu'à atteindre la majorité de la population active. Parce que le salariat est positivement recherché par le grand nombre, or la cause du chômage, c'est le salariat. Ce qui fait que l'Etat actuel va droit dans le mur.

Déjà les taux de profit sont en baisse, le taux de croissance chute (Insee), la bourse en déprime depuis février 2018, tout indique que le marché prépare de mauvaises surprises pour Emmanuel Macron. Ça ressemble à la trajectoire du quinquennat de Nicolas Sarkozy où commence la Grande Récession de 2008-2009 qui amènera François Hollande au pouvoir avec sa théorie de l'inversion de la courbe du chômage.

Aujourd'hui, cette courbe s'est inversée, mais seulement par la volonté aveugle et impersonnelle du marché. Cette inversion ne fait que préparer une nouvelle crise économique encore plus destructrice d'emplois.


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15 réactions à cet article    


  • zygzornifle zygzornifle 23 juin 18:53

    il n’y a pas de démocratie car celle ci n’est qu’une vue de l’esprit , pour qu’il y ait démocratie il faut comme avec l’exemple Suisse des référendums afin que les citoyens approuvent ou désapprouvent les futures actions et lois du gouvernement mais comme ce dernier s’impose sans état d’âme balayant toute opposition on peut conclure sans se tromper a une forme avancée de dictature ou les discutions sont la pour faire croire que l’on débat , amuser la galerie et les médias mais cette décision etant déjà prise elle est irrévocable .... 


    • Jao Aliber 23 juin 23:46

      @zygzornifle

      Pour la majorité des gens et selon l’opinion dominante nous sommes en démocratie.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 24 juin 07:26

      @Jao Aliber

      C’est de la propagande, mais le nombre d’abstentionnistes ne fait que grandir à chaque élection, ce qui prouve que la propagande fonctionne de moins en moins.

      L’Europe est une dictature qui ne dit pas son nom, puisque vous n’avez aucun choix, vous devez appliquer les Traités qui ont été fabriqués pour le bonheur de la finance et des multinationales, en nous faisant croire que ce serait le plein emploi, la prospérité etc. « Cf le bêtisier de Maastricht »

      Il suffit de dire que vous voulez en sortir pour que se déchaîne l’exclusion et les insultes : « extrême-droite, nationaliste, complotiste, conspirationniste, repliement sur soi, ce serait un cataclysme », toussa, toussa...

      L’UPR en sait quelque chose, elle est censurée par les médias depuis bientôt 12 ans, alors qu’en nombre d’adhérents, (plus de 30 000) c’est le 5e Parti de France.

    • Giordano Bruno 24 juin 15:13

      @Jao Aliber
      Une opinion dominante ne fait pas une vérité.


    • Giordano Bruno 24 juin 15:18

      D’ailleurs, je ne suis même pas sûr que cela soit une opinion dominante.


    • Le421 Le421 24 juin 20:59

      @Giordano Bruno

      Une opinion dominante ne fait pas une vérité.

      Il aurait fallu demander à Einstein, bien seul à défendre sa théorie devant un parterre de « gens qui savaient ». De fieffés imbéciles.

      Sauf que dans notre cas, les dirigeants qui déconnent le font sciemment pour des desseins inavouables au grand public.
      Et un ramassis d’imbéciles qui ne veulent pas passer pour des cons applaudissent, même quand ils se font baiser, ils disent « j’aime ça ».

    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 23 juin 18:59
      De quelle démocratie parlez-vous ?? Le peuple ne décide plus de rien, sauf des questions sociétales. Depuis Maastricht, l’UE, et l’euro, les Gouvernements ne décident plus de rien non plus.
      Le gouvernement reçoit une feuille de route tous les deux ans, envoyée par la Commission européenne.

      Quand aux lois, elles sont décidées à Bruxelles, officiellement par la Commission, en fait par les lobbies industriels. Vidéo de FR3 sur le fonctionnement des Institutions européennes et comment a été décidée la prolongation de 5 ans du glyphosate.

      La démocratie suppose que le pouvoir de décision soit en France, et qu’on demande l’avis des électeurs. Mais le pouvoir n’est plus en France, vous pouvez voter pour qui vous voulez, vous aurez toujours la même politique.

      • Jao Aliber 23 juin 23:53

        @Fifi Brind_acier

        Admettons ce que vous dites, que feriez-vous du marché ? Car c’est là le problème : le marché est au dessus de la démocratie (même dans la démocratie suisse).


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 24 juin 07:13

        @Jao Aliber

        C’est l’ UE qui met le marché au dessus de la démocratie.
        Souvenez-vous de la phrase de Junker aux Grecs :
        « Il n’y a pas de choix démocratiques contre les Traités européens ».

        Vous pouvez voter ce que vous voulez, vous devez appliquer les Traités dont les 4 piliers sont inscrits dans le TFUE : « liberté de circulation des capitaux, des marchandises, des hommes et des services », à l’intérieur de l’ UE, mais aussi avec les pays tiers, c’est à dire le reste du monde.

        Pour faire une autre politique, il faut retrouver la souveraineté en sortant de l’ UE & de l’euro, car l’ UE ne nous protège de rien. L’Islande par exemple, bien plus endettée que la Grèce, mais qui est un pays souverain, est sortie de la crise en prenant des décisions interdites par les Traités :
        - laisser les banques faire faillite.
        - remettre en place le contrôle des mouvements de capitaux pour protéger ses entreprises.
        - protéger les comptes bancaires des Islandais.
        - et dévaluer sa monnaie.

        Tout cela est interdit par les Traités européens. Aucun pays européen ne peut utiliser les décisions régaliennes de l’Islande, car les compétences régaliennes ont été transférées à des Instances comme la BCE et la Commission européenne.Les Gouvernements n’ont plus la main.

        Il ne peut y avoir démocratie que si des choix sont proposés aux électeurs.
        Dans l’ UE, il n’y a aucun choix, on applique les Traités, c’est marche ou crève.

      • Zolko Zolko 26 juin 12:18

        @Jao Aliber : « le marché est au dessus de la démocratie »
         
        d’où sortez-vous cette ânerie ? Si quelque-chose, le marché s’applique à l’économie, et la démocratie à la politique.


      • Samson Samson 24 juin 17:00

         « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens. »
        Jean-Claude Juncker, président de la Commission €uropéenne

        Comment mieux définir une tyrannie ???

        Quand en Pensée Unique néo-libérale, - « TINA ! » -, les options ouvertes au suffrage citoyen ne se résument à guère plus que déterminer qui - entre adultes consentants - a le droit contractuel d’enc. qui et autres intéressantes évolutions des mœurs, j’ignore certes « Où va la démocratie actuelle ? », mais je sais qu’elle ne relève déjà plus depuis belle lurette que de la pure mascarade !

        Et martelée en boucle au consommateur lobotomisé par tout l’appareil propagandiste d’une médiacratie à la botte entre deux pubs pour le dernier tampon hygiénique et la nouvelle lessive qui lave « encore » plus blanc, ce n’est pas l’accession Jupitérienne du très narcissique giton de Rothschild aux ors de l’Elysée - et surtout aux manettes de la startup « France » - qui nous rassurera sur la suite ! smiley


        • Attilax Attilax 24 juin 18:01
          Où avez vous vu une démocratie, vous ? Moi je vois des républiques, mais des démocraties j’en vois pas.
          En postant ce genre de titre, vous participez à l’arnaque actuelle qui est d’appeler notre système démocratie alors que le peuple ne décide de RIEN.
          En mettant le marché au dessus des lois, vous lui abandonnez tout le pouvoir politique de facto, alors que c’est un choix qu’on n’est pas obligé de faire.

          • Le421 Le421 24 juin 20:54
            La courbe du chômage s’est inversée.
            Un rapport avec la courbe des radiations ?
            Non, rassurez-moi !!
             smiley


            • bob14 bob14 25 juin 09:02

              heu..comme il n’y en a pas, elle va nulle part !


              • Spartacus Spartacus 25 juin 10:55
                La démocratie ne résout rien au chômage, c’est juste la voie de la majorité.

                Aux USA on dit : La démocratie c’est 2 loups et un mouton qui décident à la majorité qu’est ce qu’il y aura au dîner du soir.

                Le marché libre lui agit contre le chômage. Mais en France le marché n’est pas libre. 
                Les marchés non-libres créent les pénuries. 

                Le marché de l’emploi n’y coupe pas. 
                Lois, code du travail, conventions collectives, taxes, collecte des charges sociales, obligations lourdes et contradictoires et chaque jour le marché de chaque entreprise à la merci d’un politiciens qui va inventer une nouvelle norme ou nouvelle lubie pour faire plaisir à l’électeur ou son besoin de reconnaissance sociale a laisser son nom sur une loi à la con.

                A 57% du marché occupé par l’état en monopole, évidemment nous avons du chômage.
                Nous somme un pays collectiviste qui s’ignore....

                Moins d’état c’est plus d’emplois. Suisse, Allemagne, Hong Kong, Israel, Nouvelle Zelande, Pays Bas etc...
                Et beaucoup dans les pays ou l’état régule tout. Italie, Espagne, France etc..


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