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Accueil du site > Actualités > Economie > Plus c’est gros et plus ça passe !

Plus c’est gros et plus ça passe !

L’un des coups les plus admirables, réalisé par nos élites mondialistes, c’est le pouvoir de création monétaire octroyée aux banques privées. En effet et cela est un concept essentiel à comprendre, lorsqu’une banque accorde un crédit, elle crée de l’argent à partir de rien (« ex-nihilo » en latin). Elle réalise, par un tour de passe-passe admirable, une simple opération comptable signifiant : « J’ai prêté tant à untel (créance) – Untel me doit tant (dette) ».

Parallèlement à cela, il y a destruction monétaire au fur et à mesure que le débiteur rembourse sa dette. Entre temps, vous l’aurez compris, la banque s’enrichit par le biais des intérêts en prêtant quelque chose qu’elle ne possède pas.

On nous apprend cela en troisième année d’économie et j’ai toujours accepté ce principe sans même le remettre en question car, bien sûr, cela vous est présenté de manière vertueuse. Ah, très bien. Ainsi va la République !

Et donc contrairement à la croyance populaire, ce ne sont pas les dépôts qui font les crédits. Autrement dit, lorsqu’une banque vous prête de l’argent, elle n’utilise pas les avoirs disponibles déposés par l’un ou plusieurs de ses clients mais l’argent est tout simplement créé par le simple fait de vous accorder ce crédit.

Bien sûr, une banque doit posséder un minimum de dépôts pour être autorisée à prêter plus que ce qu’elle ne possède. Il existe un coefficient multiplicateur. Une banque peut prêter jusqu’à quarante fois le montant de ses dépôts. C’est ce qu’on appelle, dans le jargon bancaire, les règles prudentielles.

 

L’origine de l’arnaque

Mais comment une banque peut-elle s’octroyer ce droit régalien de créer de la monnaie du néant ? Tout simplement parce que les banques partent du postulat selon lequel tout le monde ne reviendra pas retirer son argent en même temps ! On comprend dès lors beaucoup mieux pourquoi, en ces temps où la crise guette, ces chers banquiers vous enquiquinent la vie dès qu’il s’agit de retirer du cash.

Pour dater la naissance de ce privilège, il nous faut revenir au 17ème siècle à Londres et Stockholm avec le développement du commerce. En effet, les pièces d’or et d’argent trouaient les poches des marchands si bien qu’ils avaient tendance à les perdre en route. Donc niveau pratique et sécurité, vous comprenez que ce n’était vraiment pas la panacée.

Pour remédier à ces quelques tracas, les marchands avaient pris pour habitude de déposer leurs pièces auprès des orfèvres (les ancêtres des banques) en échange d’un simple papier faisant office de reconnaissance de dettes. Ce papier d’abord nominatif a cessé de l’être puisqu’avec le temps, il était devenu ainsi plus simple de céder un titre de créance à autrui afin d’honorer une dette. Le billet, tel que nous le connaissons, aujourd’hui était né. Les orfèvres, constatant que l’or qu’ils conservaient en sécurité ne faisait l’objet que de très peu de retraits, se sont tout simplement mis à émettre plus de papier que d’or réellement contenu dans leurs coffres.

C’est donc par un procédé purement probabiliste que le métier de banquier a vu le jour en permettant à ce dernier de prêter de l’argent qu’il ne possède pas. Avouez qu’on ne peut rester qu’admiratif devant tant d’ingéniosité… Et dans ce domaine, il faut reconnaître qu’ils sont plutôt doués.

 

La Suisse en exemple ?

Quelques-uns sur la toile ne cessent pourtant d’alerter la masse silencieuse. Mais cela est si subtile pour un non initié que personne ne relève l’importance de leurs paroles.

On citera par exemple Etienne Chouard qui dit clairement que « lorsqu’une banque vous prête de l’argent, elle ne l’a pas ».

Très récemment, le colonel Régis Chamagne expliquait cela très bien dans l’une de ses conférences.

De même, un ancien secrétaire du Crédit Suisse Vaud, François de Siebenthal reconnaît avoir éprouvé les pires difficultés à avaler cette pilule pour le moins indigeste. Franchement stupéfait à la découverte de cette immense supercherie, il dit en avoir été malade : « Quelqu’un a dit, on ne peut pas mentir à tout le monde, tout le temps. Ce n’est pas vrai ! On nous a menti à tous, tout le temps ! Moi-même en tant que banquier, j’ai eu du mal à le comprendre. Ca m’a créé des problèmes physiques. J’ai pris des kilos… Cela avait une conséquence somatique sur moi ».

Il explique également que la Suisse, souvent précurseur dans bien des domaines doit montrer la voix au reste du monde. Victor Hugo disait « Dans l’histoire des peuples, la Suisse aura le dernier mot ». Denis de Rougement rajoutait, sur la base du texte de Victor Hugo, « Encore faut-il qu’elle le dise ».

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Il a alors rejoint un groupe de citoyens, indépendant politiquement, qui planchait déjà depuis six ans sur la question. C’est ainsi que le comité d’initiative « Monnaie pleine » est né afin de révéler cette incroyable injustice à tous. Des votations seront organisées en Suisse, en juin prochain, en vue de redonner à la confédération helvétique la souveraineté de la création monétaire. La monnaie est « pleine » au sens où toute la monnaie scripturale créée serait garantie à 100% par la BNS (Banque Nationale Suisse). Rappelons que la monnaie scripturale (environ 90% de la monnaie en circulation) ne représente que de simples chiffres dans les ordinateurs des banques. Et cette monnaie n’est en rien garantie puisque le gouvernement suisse a officiellement déclaré que « Seule la monnaie centrale a cours légal […] l’argent au sens du droit constitutionnel ne comprend pas la monnaie scripturale des banques commerciales qui connaît un risque d’insolvabilité ».

 

Un électrochoc nécessaire

On constate donc très clairement que même les professionnels du milieu ignorent tout de ce véritable stratagème. J’ai pu le constater par moi-même, à de nombreuses reprises, lors de discussions avec des banquiers et plus largement dans le milieu de la finance.

Mais faire comprendre l’ampleur de l’arnaque tant celle-ci est énorme, c’est un peu à chaque fois comme un coup d’épée dans l’eau. L’individu est en état de glaciation émotionnelle, éloigné de la réalité et figé dans ses certitudes. Il devra passer par une phase de sidération pour admettre qu’on ait pu lui mentir à ce point et ainsi pouvoir instiller l’idée qu’un changement de paradigme ne pourrait que lui être profitable.

Ce n’est pas le tout de dire et de répéter que les banquiers sont des voleurs parce que les commissions, les frais bancaires, et que sais-je encore, sont exorbitants. Encore faut-il comprendre que le métier de banquier est fondé sur la plus grande arnaque qui soit  : le prêt de quelque chose qui n’existe pas et qui est créé du néant.

Cela paraît inimaginable et pourtant ils l’ont fait ! Il ne suffit que de quelques générations pour que cela paraisse comme une évidence à tout un chacun. Et combien de peuples se sont fait berner depuis lors ?

Comprendre le principe de création monétaire ex-nihilo par les banques privées est la base minimum nécessaire, dans l’appréhension du monde dans lequel nous vivons. Il devient alors plus aisé de saisir les artifices économiques élaborés par nos élites. Nous sommes dans une économie où la dette est devenue la norme, où le rôle de la monnaie a été détourné au profit de quelques-uns et au détriment de la majorité. Il est désormais primordial que nous sortions de l’ignorance la plus totale et arrêtions de nous faire duper sans cesse ! Gageons que les helvètes sauront montrer l’exemple au monde entier le 10 juin prochain. C’est juste une question de bon sens…

« Si les gens de cette nation comprenaient notre système bancaire et monétaire, je crois qu’il y aurait une révolution dès demain matin ».

Sir Henry Ford (1863-1947), fondateur de Ford

Voir aussi :

Dette, crise, chômage : qui crée l'argent ?

https://www.youtube.com/watch?v=syAkdb_TDyo

Initiative Monnaie Pleine

http://www.initiative-monnaie-pleine.ch/


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116 réactions à cet article    


  • cassini 7 mai 08:59

    Il faut une monnaie sûre, et l’or est la seule. En conséquence l’activité économique ne doit pas dépasser les possibilités d’échange permises par l’or. Il en résulte que les progrès en PIB faits depuis l’invention de la monnaie en papier, puis en électrons, sont factices et malsains. 


    • JL JL 7 mai 09:13

      @cassini
       
       ’’ l’activité économique ne doit pas dépasser les possibilités d’échange permises par l’or.’’
       
      C’est du second degré ?


    • cassini 7 mai 10:18

      @JL


      Vous ne trouvez pas que l’économie tournant avec un argent sans valeur propre est fondamentalement malsaine ? En France, c’est à peu près sous Napoléon que l’or et l’argent ont cessé de suffire aux échanges. Sous Napoléon le PIB valait le quarantième de ce qu’il est devenu, et avec une population de moitié cela faisait un niveau de vie du vingtième. C’était modeste, mais la monnaie était saine. 

      Et puis un niveau de vie vingt fois moindre, cela ne veut rien dire puisqu’on se passait de mille choses apparues ensuite sans nous rendre plus heureux ; on ne voyait pas un docteur pour un bobo ; on n’empêchait pas la jeunesse de vivre en la chargeant de vieillards innombrables, etc. 

    • Matlemat Matlemat 7 mai 11:41

      @cassini
       Entièrement d’accord, l’essor économique mondial est basé sur un endettement énorme et ne demande qu’à s’effondrer.


       L’avantage des crypto-monnaies par rapport à l’or physique c’est que c’est facile à diviser, à stocker, et à envoyer dans le monde entier, bien sûr il faut que leur valeur soit basée sur de l’or. 

    • JL JL 7 mai 14:40

      @cassini
       
       
      si l’argent, ou l’or, étaient indispensables aux activités humaines, alors jamais homo-sapiens n’aurait survécu.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 7 mai 17:49

      @cassini
      Ce qui est malsain, c’est que l’argent créé par les QE ne va pas dans l’économie réelle, mais dans la spéculation boursière et la dette publique, en créant des bulles qui vont finir par exploser.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 8 mai 05:48

      @cassini


      La valeur de l’or, comme celle de tout ce à quoi l’on confère une valeur supérieure à celle de son usage, ne repose en bout de piste que sur un consensus. et donc sur la confiance.... Ce qui est bien ironique, quand on constate que la principale activité humaine n’est pas de faire amour ni la guerre, mais de « faire du commerce », ce qui consiste à vouloir se leurrer sans cesse les uns les autres, en acquérant tout au moindre prix pour ne le céder qu’au plus élevé qu’on en pourra obtenir. ...

      PJCA


    • JL JL 8 mai 07:42


       
      "la monnaie n’est pas uniquement un phénomène économique. Michel Aglietta et André Orléan montrent comment elle constitue la clé de voûte des sociétés humaines, comment elle les fait passer tour à tour de la violence mimétique à la confiance institutionnelle ; et comment son histoire depuis les temps les plus reculés est celle de la dissolution et de la constitution du lien social." La monnaie, entre confiance et violence
       
       L’activité économique ne dépend pas de la monnaie, mais de la confiance ou de la violence qui caractérisent les groupes humains.
       
       Ceci dit, conditionner l’activité économique à la quantité d’or disponible comme le fait ici cassini relève du délire : c’est une proposition qui n’a aucun fondement.


    • Alainet Alainet 9 mai 07:58

      @cassini  : Hélas ; le veau d’or est toujours debout : ’le Faust de Gounod + que jamais d’actualité  : https://www.youtube.com/watch?v=aLzqeZbv5WY ...Voltaire le savait : une monnaie papier, basée sur la seule confiance dans le gouvernement qui l’imprime, finit toujours par retourner à sa valeur intrinsèque, c’est à dire zéro.”...La vraie richesse ne s’imprime pas. Egon von Greyerz : "en 100 ans, les monnaies papier ont perdu de 97 à 99 % de leur valeur" : https://or-argent.eu/egon-von-greyerz-en-100-ans-les-monnaies-papier-ont-perdu-de-97-a-99-de-leur-valeur/
      ... et il en tire de bonnes leçons à propos de l’or :

      La raison pour laquelle l’or est la monnaie véritable est qu’il s’agit de la seule monnaie produite par la nature. Malheureusement, aucune monnaie produite par l’homme n’a survécu.
       https://www.businessbourse.com/2017/01/31/egon-von-greyerz-livre-dollar-leuro-yen-ne-vaudront-plus-rien/


    • Lucadeparis Lucadeparis 10 mai 10:55

      @cassini
      L’or est une marchandise singulière dont la quantité n’a guère de correlation avec l’activité économique : elle est distribuée et extraite dans certains pays. En plus, cela pousserait à polluer encore plus pour extraire plus d’or.L’alternative est l’étalonnage de la monnaie sur les coûts (temps de travail à la base, pondéré par les effets sanitaires et autres de ce temps).

      « De l’or à l’euro, de l’euro à l’horo : plaidoyer pour une monnaie et une finance travaillistes » : https://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/de-l-or-a-l-euro-de-l-euro-a-l-101002

    • Sparker Sparker 7 mai 09:19

      Bonjour et merci pour l’article.
      La question que je me pose est, « l’arnaque » que vous dénoncez et bien surement à juste titre n’était-elle pas nécessaire pour permettre de faire perdurer la vie de l’argent « comme étalon de valeur et système de valorisation » et de construction des pouvoirs qui régissent le monde qui devient général jusqu’à être un décideur de vie et de mort d’un individu en la justifiant ou non ? « l’industrie de l’argent » ne s’est-elle pas construite sur une usurpation de pouvoir permettant à une catégorie d’individus de prendre les renes du monde et qui en ont eu le flair, l’ambition et l’orgueil ? et dans ce cas cette extrapolation que vous dénoncez était nécessaire sinon ca n’aurai pas été possible ?
      Créé pour faciliter et protéger des échanges (des coquillages ont fait office à une époque), la monnaie est devenu un instrumment de pouvoir totalitaire duquel il ne sera bien difficile de sortir sans effondrement brutal.


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 7 mai 18:53

        @Sparker
        Article 123 du Traité sur le Fonctionnement de l’Union €uropéenne :

        1. Il est interdit à la Banque centrale européenne et aux banques centrales des États membres, ci-après dénommées "banques centrales nationales", d’accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions, organes ou organismes de l’Union, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres ; l’acquisition directe, auprès d’eux, par la Banque centrale européenne ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite.


      • Spartacus Spartacus 7 mai 09:20

        Toujours les même niaiseries de Chouard, répétées et répétées...

        C’est dire si l’obscurantisme a de beaux jours...

        Quelle horreur ! Une poule découvre une paire de ciseaux.

        De l’argent est créé pour des besoins et détruit quand il est rendu....
        Quel patacaisse pour pas grand chose.

        • oncle archibald 7 mai 09:35

          @Spartacus : « De l’argent est créé pour des besoins et détruit quand il est rendu.... »

          Oui, mais il n’est jamais rendu puisque les banques ne cessent de prêter et prêter encore si j’ai bien compris 40 fois plus qu’elles ne détiennent ("Une banque peut prêter jusqu’à quarante fois le montant de ses dépôts. C’est ce qu’on appelle, dans le jargon bancaire, les règles prudentielles.")

          Ainsi donc si pour une raison R ma banque demain faisait faillite je ne pourrai retrouver que 1/40 eme de mes dépôts ? C’est donc la confiance seule qui permet l’équilibre et le fonctionnement de l’économie. Si la confiance disparait, si chacun qui a un compte se présente au guichet le même jour pour retirer tous ses avoirs c’est fini, le système s’effondre.


        • Spartacus Spartacus 7 mai 15:53

          @oncle archibald

          C’est le rôle d’une banque de prêter. Ce n’est pas le problème de la création monétaire.

          Le problème est que c’est la banque qui est sauvée au lieu de l’individu...
          Soit l’inverse d’une politique libérale...

          Dans un monde libéral on laisse faire faillite la banque...
          Dans un monde libéral c’est la destruction créatrice...

          Il y aura bien un repreneur ou un truc qui va remplacer naturellement...
          Les opérateurs téléphoniques en Afrique ont bien remplacé les banques, et les Africains s’en passent bien..

        • mackloug 7 mai 17:36

          @Spartacus
          Quel patacaisse pour pas grand chose ? 

          1 - Le droit de seigneuriage, ça vous parle ? Celui qui créé la monnaie bénéficie du droit de seigneuriage, c’est l’un des principaux revenu des Banques Centrales. Les banques captent 90 % de ce revenus qui revient au peuple.
          2 - Il ne vous aura pas échappé que depuis 1973 la France voit sa dette croitre alors qu’elle s’est reconstruite après-guerre quasiment sans un franc de dette. Comment est-ce possible ? Parce qu’un certain Pompidou, ancien directeur général de Rothschild, a obliger l’état à emprunter avec taux d’intérêts auprès des banques… qui créent simplement la monnaie à sa place et qui encaisse désormais, en plus du Seigneuriage, le fameux « service de la dette », plus de 40 milliards en 2017, deuxième budget de l’état.
          3 - Parce que les banques, en pouvant créer de la monnaie peuvent financer leur fonctionnement et leurs achats immobiliers, profitant ainsi d’un avantage concurrentiel anormal équivalent à des prêts à taux zéro permanent.
          4 - Comme elles peuvent créer de la monnaie, elles en profitent pour jouer en bourse, créant ainsi la spéculation et un dérèglement du marché propre à la formation des bulles qui, quand elles éclatent, nuisent aux dépositaires qui font confiance aux banques et qui ignorent, pour la plupart, que les banques jouent au casino avec leur argent.

          Bref, pas grand chose… sauf des niaiseries. Chouard, Foucher et d’autres démontrent les choses avec des arguments solides et étayer et en retour ils reçoivent des jugements péremptoires comme le vôtre… Vous êtes comme les habitants de la caverne de Platon. Vous cherchez à tuer ceux qui vous disent qu’il fait jour en dehors de la caverne…

        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 7 mai 18:10

          @mackloug
          Effectivement depuis la création de la Banque de France en 1801, l’Etat français et les Collectivités locales empruntait à la banque de France à taux 0%.
          Ce qui ne faisait pas les affaires des banques !


          La loi de 1973 de Pompidou a été reprise par le Traité de Maastricht, (en France on n’a pas de pétrole, mais on a des idées ... !) , c’est l’article 104 du Traité de Maastricht. Puis repris par le Traité de Lisbonne et le TFUE, dont c’est l’article 123.

          Depuis Maastricht en 1992, le circuit est le suivant : la BCE crée de la monnaie, elle prête aux Banques, qui prêtent à l’ Etat avec intérêts, évidemment !
          Ce que nous payons chaque année (40 ou 50 milliards d’euros) ce sont les intérêts de la dette. Sans notre appartenance à l’ Union européenne, la dette publique serait un non sujet.

          PS : Non seulement nous payons les intérêts, mais la dette publique est utilisée pour expliquer que "les services publics coûtent trop cher- il y a trop de fonctionnaires - il faut privatiser les biens publics - nous n’avons plus les moyens de payer la Sécurité sociale, ni les chômeurs, ni les retraités,  toussa, toussa...

        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 7 mai 18:16

          @Spartacus
          Le problème est que c’est la banque qui est sauvée au lieu de l’individu...

          Les banques seront sauvées en siphonnant les comptes bancaires ! C’est Hollande qui a transcrit en droit français la directive européenne pendant les vacances, en douce, en août 2015.


          Laisser les banques faire faillite, c’est ce qu’ a fait l’Argentine en 2002. Et l’ Islande plus récemment, mais c’est strictement interdit par les Traités européens.

        • arioul arioul 7 mai 19:06

          @Fifi Brind_acier
          Ah çà y est t’es revenue à l’attaque à nous souler avec l’UE , Asselineau , article 50, Gope , censure UPR , c’est plus possible. Foufouille a raison t’es un putain d’ordinateur.


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 7 mai 19:56

          @arioul
          Quant on aura besoin de ne rien apprendre, on pensera à vous.... Si mes commentaires vous dérangent, ne les lisez pas, ça vous fera gagner du temps !

          PS : On est sur un forum, pas sur votre blog personnel.

          Vous avez lu ce qui écrit en bas de la page ?

          "Attention  : ce forum est un espace de débat civique et civilisé qui a pour but d’enrichir cet article. N’hésitez pas à signaler tout abus en cliquant sur le lien présent en bas de chaque commentaire pour nous indiquer tout contenu diffamatoire, injurieux, commercial, raciste... et qui sera supprimé dans les plus brefs délais."


        • Robert Lavigue Robert Lavigue 7 mai 20:05

          @Fifi Brind_acier

          PS : On est sur un forum, pas sur votre blog personnel.

          Avec presque 40 000 commentaires qui n’ont pas d’autre objet que de faire la promotion d’une officine confidentielle, il serait bon d’éviter de vous ridiculiser avec de telles réflexions !


        • arioul arioul 7 mai 20:06

          @Fifi Brind_acier
          Ben signales , qu’est ce que tu veux que çà me foute ???? Tu devrais monter un collectif avec tes adeptes de l’UPR , pour me faire virer du site , cela va bien dans l ’idée de votre sens de la démocratie. Ce qui m’embete c’est de m’adresser à un ordinateur , ou d’un pseudo qui sert à une multitude de gens pour faire une propagande puante.


        • foufouille foufouille 7 mai 20:37

          @Fifi Brind_acier
          cesse donc d’utiliser ton botnet, tu auras l’air moins con.


        • Eric F Eric F 7 mai 23:05

          @mackloug
          Cette histoire de la loi Pompidou-Rotschild qui crée la dette est une légende urbaine, en fait elle réglementait l’emprunt à la BDF, mais ne l’interdisait pas,
          extrait : « Les concours de trésorerie apportés par la Banque au Trésor public s’élèvent à un montant maximum de 20,5 milliards de francs
          [à la valeur de 1973]. Dans la limite de 10,5 milliards de francs, ces concours ne sont pas rémunérés. À concurrence de 10 milliards de francs, ils sont rémunérés au taux le plus bas pratiqué par la Banque » Ainsi jusqu’en 83 l’essentiel des emprunts de l’état se faisaient auprès de la BDF. Le problème de la dette est surtout que les budgets étaient peu déficitaires pendant les 30 glorieuses (sauf des « emprunts d’état » auprès du public), et que les déficits ont commencé à croître sévèrement à partir de la première crise pétrolière.
          C’est l’article 104 du traité de Maastricht qui interdit réellement l’emprunt par les états aux banques centrales


        • oncle archibald 8 mai 08:52

          @Eric F

          Tout à fait, et le but de Pompidou était de faire réfléchir les collectivités qui avaient tendance à emprunter pour n’importe quoi y compris pour couvrir leurs dépenses de fonctionnement courantes. Pourquoi se gêner quand on sait qu’on ne remboursera jamais !

          Cette loi faisait obligation de rembourser vraiment, pas de rembourser en contractant un nouvel emprunt. C’est parce que l’état et l’ensemble des collectivités n’ont en rien changé leurs habitudes et ont petit à petit constitué l’énorme dette que nous traînons comme un boulet. 

          Les banquiers, eux, se frottent les mains mais ne sont en rien responsables des décisions idiotes de leurs emprunteurs publics. Ils prêtent volontiers sachant qu’il suffit à l’emprunteur d’augmenter les impôts pour retrouver des recettes. Aucune faute des banquiers, juste une aubaine dont ils ont bien profité. Les fautifs sont ceux qui ont validé des budgets sans cesse en déficits depuis plusieurs décennies, en gros depuis ..... 1981 ! 

        • Eric F Eric F 8 mai 10:19

          @oncle archibald
          Les déficits ont commencé à croître dès l’époque Giscard, mais on pensait à l’époque que la crise serait de courte durée, et que les choses rentreraient dans l’ordre tôt ou tard. Mais la crise a été à rebondissement, et la mondialisation à outrance a pris le relai.

          En tout cas, c’est bien Maastricht qui a réellement interdit l’emprunt à la banque centrale


        • Yaurrick Yaurrick 8 mai 10:30

          @oncle archibald
          Commentaire on ne peut plus juste et qui illustre combien l’état est responsable de la situation contrairement à ce que certains veulent faire croire.


        • @Eric F
          Il a été mis la même chose en suisse en 2004 avec la révision de la loi sur la banque nationale.

          Le nouvel article 11 al. 2 dispose que La Banque nationale ne peut ni accorder de crédits et de facilités de découvert à la Confédération, ni acquérir, à l’émission, des titres de la dette publique. Elle peut autoriser, contre des garanties

          https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/20021117/index.html#a11

          Dès lors, les dettes non exigibles de la confédération et des cantons (monnaie en circulation) sont devenues exigibles et soumises aux intérêts.


        • oops, mauvais copié collé du texte de loi.

          Correction : La Banque nationale ne peut ni accorder de crédits et de facilités de découvert à la Confédération, ni acquérir, à l’émission, des titres de la dette publique. Elle peut autoriser, contre des garanties suffisantes, des découverts de compte en cours de journée.


        • joletaxi 8 mai 11:16

          @oncle archibald

          salauds de banquiers

          mais au fait ,chaque citoyen ouet prêter à l’état non ?
          paraît qu’au Japon, la quasi totalité de la dette d’état est détenue par les citoyens ?

          et pour la France

          https://www.agoravox.fr/spip.php?page=forum&id_article=203649&id_forum=5207029&idf=5207682

          bof, 10 % par les banques, pas de quoi descendre dans la rue non ?
          par contre, 70 % par des « fonds » étrangers, sans que l’on sache qui est derrière
          et 20 % par les assurances, Mme Michu prête à l’état par le biais de l’assurance vie

          et si en plus, on peut affirmer que les banques ne prêtent pas sur fonds propres, mais bien sur leurs encours, vous, moi, Mme Michu prêtons à l’état, à l’insu de notre plein grè

          curieux hein ?
          salauds de banquiers


        • Odin Odin 8 mai 12:04

          @oncle archibald et @Eric F

          « Aucune faute des banquiers, juste une aubaine dont ils ont bien profité. »

          C’est très bien, vous avez bien assimilé la version de l’économie selon un Elie Cohen ou un Nicolas Bouzou comme quoi la théorie de l’USURE est un mythe. 

          L’histoire aussi est fausse, ce que firent un Saint Louis et surtout un Philippe IV le Bel en 1307 ne sont que mensonges. La création de la FED 1913 n’avait comme objectif que d’aider le peuple et pour cela Wilson est devenu un saint pour la City et que les familles Goldman Sachs, Rockefeller, Lehman et Kuhn-Loeb de New York, les Rothschild de Paris et de Londres, les Warburg de Hambourg, les Lazard de Paris et les Israël Moses Seifs de Rome se sont enrichis à la sueur de leurs fronts par un travail éreintant.

          Il est avéré que sans les accords de Bretton Woods en 1944 l’économie mondiale se serait effondrée et que nous serions retournés, sans l’oligarchie financière, au moyen age.

          Il est certain que sans cet ancien directeur général de la banque Rothschild, ce Pompidou devenu président, nous serions à un taux d’endettement sur PIB au dessus des 200 % sans cette heureuse loi de 1973 qui a sauvé notre économie.


        • oncle archibald 8 mai 12:58

          @Yaurrick :

          L’état mais aussi les régions, les départements, les cantons, les communautés de communes, les communes ...

          A de très rares exceptions près tout ces « administrateurs » de la France ont établi des budgets sans rapports avec leurs recettes et sans les limiter à ce qu’il était possible d’investir en contractant des emprunts « raisonnables » pour anticiper la réalisation d’équipements indispensables.


        • Eric F Eric F 8 mai 14:23

          @Odin
          je n’ai pas parlé du fait qu’il y ait ou non « faute » des banquiers, mais juste qu’il est faux d’attribuer à la loi de 73 l’interdiction par l’état d’emprunter à la BDF (il pouvait emprunter 20,5 milliards dont la moitié à taux nul), et par ailleurs que les déficits budgétaires ont augmenté suite à la crise économique, qui s’est avéré durable.


        • Odin Odin 8 mai 18:27

          @Eric F

          « (il pouvait emprunter 20,5 milliards dont la moitié à taux nul) »

          Il ne vous vient pas à l’esprit que ces 20,5 milliards étaient inscrit dans la loi de cette époque et que le gouvernement pouvait modifier ce montant à la hausse en fonction de l’économie du pays (PIB) ? smiley 


        • Alainet Alainet 8 mai 23:44

          @Spartacus il existe 2 façons de prêter et les buts ne sont pas les mêmes que si le but visé est l’investissement prudentiel ou bien la spéculation financière dérégulée de l’économie.casino...comme le démontre ce clip « le cash misère »... https://www.youtube.com/watch?v=OcNftI9gKHI&index=37&list=PLFuGlAfjLR7oVzLIxpoAO7o29S1bKUW83
           


        • arioul arioul 7 mai 09:24

          Dire que bien des banquiers ne connaissent pas l’arnaque de l’argent créer ex nihilo , c’est prendre les gens pour des demeurés. Meme moi qui suis un ane je le savais , c’est pour vous dire. Quant au banquier qui a pris du poids , c’est seulement à force de se gaver sur les sans dents que cela a pu se faire , la cuisine du Fouquet’s étant surement un peu grasse.


          • papat 7 mai 10:13

            bonjour,

            j’attendais avec impatience un article traitant de ce sujet... deux le même jours ...on est gâté.. merci aux auteurs.
            Cependant votre timidité vous empêche sans doute d’aller plus loin en cherchant les responsables de l’arnaque qui nous tirent vers le fond.
            peut être pourriez vous nous parlé de qui ce cachent derrière la loi du 3 janvier 1973 ?
            les mêmes sans doute qui sont responsable de l’endettement faramineux des états unis d’amérique !
            pour vous aider un peu ...ce ne sont pas les musulmans ,ni les chrétiens, peut être les bouddhistes ?? 

            • aimable 7 mai 11:47

              @papat
               Allez je me lance
              ne serais ce pas des banquiers ou des personnes au service d’une banque devenues pour les besoins de la cause politiciens  ?


            • papat 7 mai 12:30

              @aimable
              vous brûlez !


            • Franck David-Henriet Franck David-Henriet 8 mai 09:24

              @papat

              Bonjour,

              Merci pour votre commentaire. Je ne pense pas être timide et s’il faut balancer, je le ferai mais chaque chose en son temps ! smiley Après, je ne connais pas le degré de censure sur Agoravox...

              Il s’agit avant tout d’un travail d’éducation pour dire de façon simple ce qui est parfois expliqué avec un jargon bien trop compliqué. Et si j’ai rédigé cet article, c’est précisément pour insister sur l’arnaque proprement dite car je n’ai jamais trouvé d’articles insistant véritablement sur l’aspect « sidération ».

              Après comme je le dis en conclusion, cet article est le point de départ pour, pourquoi pas, ensuite enchaîner sur des sujets comme la loi du 3 janvier 1973... mais dans des termes simples... Voilà, il y a du pain sur la planche !

              En attendant, j’encourage chaque citoyen suisse (dont je fais d’ailleurs partie) à voter OUI à cette initiative « Monnaie pleine » le 10 juin prochain car, en Suisse, nous sommes encore un peu en démocratie...

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