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Accueil du site > Actualités > Economie > Pourquoi faut-il taxer plus le travail et moins le capital ?

Pourquoi faut-il taxer plus le travail et moins le capital ?

Alors que tout le monde par conformisme dit l’inverse.

Monsieur Hollande propose de taxer à 75% tous les revenus, du travail et du capital, au-delà de 1 million d’euros par an.

Pour que ce soit une mesure de justice sociale, et pas une absurdité économique, nous ferons au candidat du PS les remarques suivantes :

  • Bravo d’imposer à 75%, au-delà de 1 million de revenus par an, les quelques milliers de personnes qui prétendent que leur travail vaut cent fois plus que celui de la majorité de leurs compatriotes. Cette injustice est source de frustration, de perte de motivation et d’efficacité économique. Pour réussir, nous devons faire bloc, et cette injustice divise. Alors oui, allez- y, et peu importe si quelques traders, sportifs de haut niveau ou cadres dirigeants salariés nous quittent. Nous en trouverons d’autres, aussi bons, avec beaucoup moins de prétentions. La France est pleine de ressources.
  • A l’inverse, quelle erreur de taxer à 75% les revenus du capital. Nous avons besoin de l’argent des « capitalistes », petits ou grands actionnaires, pour investir dans les usines, la recherche, les services. Plus aucun ne prendra le risque de le faire, si en cas de succès le retour est taxé à 75%.

Messieurs les politiques, imposez moins le capital. Faites le revenir, s’investir, irriguer notre économie. Ayez du courage, c’est plus dur et moins populaire d’expliquer cela aux Français.

Essayez d’être imaginatif.

Quelques débuts de pistes :

  • Pour les revenus du travail, entre la tranche à 41% actuelle et celle à 75% annoncée, créez peut- être deux ou trois tranches intermédiaires pour être plus progressif. Pourquoi pas 50% à partir de 250000 euros, puis 60% à partir de 500000 euros et enfin 75% au-delà de 1 million d’euros par an.
  • Pour le capital, gardez un prélèvement libératoire raisonnable, celui de 2010 avant les délires démagogiques préélectoraux, ou pourquoi pas celui du dernier gouvernement de gauche, sous Mr Jospin. Si vous voulez vraiment aligner sa taxation sur les revenus du travail, pour l’image, limitez cela aux produits hyper spéculatifs et non aux actions ou obligations.
  • Supprimez l’ISF, remplacez le par exemple par une TVA sur les produits de grand luxe : caviar (actuellement au taux réduit de tva), yachts, berline de luxe… Nous avions une TVA à 33% il n’y a pas si longtemps, pourquoi ne pas la réactiver ?

Chiche !

http://taxons.pour-convaincre.com/

 


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29 réactions à cet article    


  • Nanar M Nanar M 9 mars 2012 12:47

    Pour convaincre ?

    C’est raté !


    • Kalki Kalki 10 mars 2012 10:35

      robot travaillez plus

      le travail c’est la santé,

      ne rien faire c’est la garder



    • anomail 9 mars 2012 13:07

      Mais pourquoi toujours créer des tranches ?

      Une petite formule mathématiques ne simplifierait-elle pas tout ?

      La plupart des gens savent ce qu’est un carré et une racine tout de même.


      • sleeping-zombie 9 mars 2012 17:58

        Hélas non... tu vis dans un monde où le taux mensuel est le douxieme du taux annuel. ^^

        Mais pourquoi s’ennuyer avec un carré et une racine ?
        Autant faire une simple affine entre le taux 0 et le taux max

        rm : revenu maximum ou l’imposition est 0
        rM : revenu minimum ou l’imposition est maximum
        tM : taux maximum d’imposition
        => ces 3 trois là sont fixés par la loi

        et le taux d’imposition t d’un revenu r serait calculé comme ça :

        si r >= rM alors t = tM
        si r <= rm alors t = 0
        sinon t = (r-rm) / (rM-rm) x tM
        c’est à dire le revenu, auquel on ote un nombre, et on multiplie le tout par une constante.
        ...
        Mais bon, si la notion de « simplicité » avait la moindre importance dans le crâne de ceux qui font les lois, ça se saurait.
        (et puis faut bien conserver l’environnement fiscal compliqué, sinon, les experts fiscalistes n’auront qu’a pointer au chomage)


      • gogoRat gogoRat 11 mars 2012 13:28

        autre suggestion :
        impôt = a*(revenu)+((revenu)^r) / q
        voir :
         http://okidor.free.fr/reflects/news.php?lng=fr&pg=1862



      • JL JL1 9 mars 2012 13:24

        L’auteur écrit :

        « Messieurs les politiques, imposez moins le capital »

        Il faut dire et redire que ce n’est pas le capital qui est imposé mais les revenus du capital ! Nuance. Et ces revenus sont distribués indépendamment des impôts qui frappent les rentiers comme les travailleurs.

        Par exemple : les gestionnaires d’un fond de pension peuvent très bien préférer investir dans un pays à bas coût de MO mais à fiscalité forte que l’inverse, à savoir, un coût du travail - je n’aime pas cette expression - élevé avec faible fiscalité. Et ils ne s’en privent pas !

        Ce n’est pas le fond de pension qui va payer les impôts, mais les pensionnés, et ceux-là n’atteindront jamais les tranches à taux élevé. Il est plus que normal de taxer tous les revenus de la même façon, et si vous voulez convaincre, essayez d’argumenter sainement.

        Pour anomal ci-dessus : les tranches sont une manière de créer l’équivalent d’une taux progressif couplé avec un crédit d’impôts inconditionnel : 0% en dessous du seuil. Le système est on ne peut plus simple, pour peu qu’on veuille bien essayer de le comprendre.


        • focalix focalix 9 mars 2012 14:02

          Le site Internet « Pour-Convaincre.com » est édité par :
          MES IDEES SAS
          RCS Nantes : 529 120 776
          Capital Social : 500 000 euros

          Et souvenez-vous : les articles de pêche de qualité s’achètent chez Moulinot !


          • sleeping-zombie 9 mars 2012 14:41

            Hello,

            Désolé d’être si catégorique, mais tu n’as rien compris : taxer lourdement le capital favorise l’investissement.

            Preuve par l’exemple :
            Tu possède une entreprise qui réalise une année exceptionnelle : +1 million d’euros.
            Scénario 1 : le capital n’est pas taxée.
            Tu convertis tout en dividendes, tu touches 1 million d’euros. l’état rien, l’entreprise rien non plus.

            Scénario 2 : le capital est taxé (a 50% par exemple).
            Si tu convertis tout en dividendes tu paieras 50% d’impôts soit 500 000. Par contre, si ne convertis que la moitié en dividendes, gardant l’autre moitié en ré-investissement pour l’entreprise, tu auras au final :
            -250 000 pour toi
            -250 000 en impôts
            -500 000 en ré-investissements
            Là tu vas me dire : « je gagne 250 000 de moins ». Et ben non, parce que l’entreprise t’appartiens gros malin ! l’argent ré-investit, c’est du bénéfice futur, c’est la valeur de l’entreprise qui augmente (et donc son futur prix de revente, ou le cours de son action si elle est cotée). Bref, les 500 000 de ré-investissement ne te sont pas perdus, c’est juste du bénéfice différé (a condition qu’il soit intelligent).

            Taxer le capital ne freine pas l’investissement, ça le favorise.


            • sleeping-zombie 9 mars 2012 14:46

              (désolé pour les fautes)
              bref, dans le scénario 1, tu encaisses les dividendes et tu te paye un bateau de luxe, et dans le scénario 2, tu comprends vite que plus tu ré-investis, moins tu payes d’impôts. (et c’est d’autant plus vrai que l’impôt est fort), donc tu ré-investis.


            • epicure 9 mars 2012 21:35

              exactement la bonne politique fiscale d’entreprise devrait reposer sur un impôt fort sur le capital, et plus faible sur l’investissement, pour éviter les situations que l’on a pu observer ces dernières années, et qui ont généré la crise en partie.
              Une économie en bonne santé repose plus sur des entreprises qui investissent, et rémunèrent leurs travailleurs , que sur des financiers qui captent les richesses pour eux même comme cela a été favorisé depuis 30 ans.
              Cela amène moins d’endettement pour :
              - les entreprises elles mêmes
              - les salariés
              - aussi pour l’état qui capte plus d’argent directement sur le capital, et indirectement par les effets induits.

              Et donc on évite la situation économique actuelle, où l’économie a reposée en grande partie sur l’endettement des ménages et de l’état, pour alimenter le milieu financier.


            • mimi45140 9 mars 2012 23:47

              Toi tu ne doit pas gérer une entreprise .


            • sleeping-zombie 10 mars 2012 10:20

              Toi tu ne doit pas gérer une entreprise .

              en effet, mais si tu n’apporte aucun éclairage sur ta remarque, elle est inutile.

              Toi tu ne dois jamais avoir affronté un crocodile du Nil à mains nues.



              • je PENSE QU IL Y A ERREUR ET UNE GROSSE..

                vous voulez dire moins le travail et plus le caiptal...

                sInon vous etes droite populaire UMP OU FN..............................



              • avec DES ECONOMISTES COMME GENEREUX .DIDIER MIGAUD LA VRAIE GAUCHE 

                 TIENDRA LA ROUTE..

                -le ps dit au dessus de 100millions de revenus/an on prend 75%...par l’impot..............

                -la vraie gauche pcf :/ fg dit au dessus de 30 000 euros mois on prend tout par l’impot.

                ET NOUBLIONS PAS LES FOOTEUX...LES MEDIAS ET PEOPLE ...TELS JHONNY...PAGNY...ECT....
                DRUCKER...ET TOUS CES NANTIS DE LA TELE...ARDISSON....ET C..IE


              • restezgroupir44 restezgroupir44 9 mars 2012 17:27
                Un travailleur est un esclave à temps partiel. C’est le patron qui décide de l’heure à laquelle il vous faut arriver au travail et de celle de la sortie - et de ce que vous allez y faire entre-temps. Il vous dit quelle quantité de labeur il faut effectuer, et à quel rythme. il a le droit d’exercer son pouvoir jusqu’aux plus humiliantes extrémités. si tel est son bon plaisir, il peut tout réglementer : la fréquence de vos pauses pipi, la manière de vous vêtir, etc. Hors quelques garde-fous juridiques fort variables, il peut vous renvoyer sous n’importe quel prétexte - ou sans la moindre raison. 

                L’avilissant système de domination que je viens de décrire gouverne plus de la moitié des heures d’éveil de la majorité des femmes et de la multitude des hommes pendant des décennies, durant la majeure partie de leur existence. 
                Les employés enrégimentés toute leur vie, happés par le travail au sortir de l’école et mis entre parenthèses par leur famille à l’âge préscolaire puis à celui de l’hospice sont accoutumés à la hiérarchie et psychologiquement réduits en esclavage. Leur aptitude à l’autonomie est si atrophiée que leur peur de la liberté est la moins irrationnelle de leurs nombreuses phobies. L’art de l’obéissance, qu’ils pratiquent avec tant de zèle au travail, ils le transmettent dans les familles qu’ils fondent, reproduisant ainsi le système en toutes façons et propageant sous toutes ses formes le conformisme culturel, politique et moral. Dès lors qu’on a vidé, par le travail, les êtres humains de toute vitalité, ils se soumettent volontiers et en tout à la hiérarchie et aux décisions des experts. Ils ont pris le pli.
                 
                La déchéance que connaît au boulot l’écrasante majorité des travailleurs naît d’une variété infinie d’humiliations, qu’on peut désigner globalement du nom de « discipline ». 

                La discipline est constituée de la totalité des contrôles coercitifs qui s’exercent sur le lieu de travail : surveillance, exécution machinale des tâches, rythmes de travail imposés, quotas de production, pointeuses, etc. La discipline est ce que le magasin, l’usine et le bureau ont en commun avec la prison, l’école et l’hôpital psychiatrique.
                 
                Une telle horreur n’a pas d’exemple dans l’histoire préindustrielle. Elle dépasse les capacités de nuisance dont jouissaient des tyrans tels que Néron, Gengis Khan ou Ivan le Terrible.
                 
                Le travail bafoue la liberté. Selon le discours officiel, nous autres Occidentaux vivons dans des démocraties et jouissons de droits fondamentaux, alors que d’autres sont plus infortunés privés de liberté, ils doivent subir le joug d’États policiers. Ces victimes obéissent, sous peine du pire, aux ordres, quel qu’en soit l’arbitraire. Les autorités les maintiennent sous une surveillance permanente. Les bureaucrates à la solde de l’État contrôlent jusqu’aux moindres détails de la vie quotidienne. Les dirigeants qui les harcèlent n’ont à répondre qu’à leurs propres supérieurs, dans le secteur public comme dans le privé. Dans les deux cas, la dissidence et la désobéissance sont punies.

                Pour Saisir l’immense étendue de notre dégénérescence, il suffit de considérer la condition première de l’humanité, sans gouvernements ni propriété, alors que nous étions des nomades chasseurs et cueilleurs. Hobbes présumait que notre existence était alors brutale, désagréable et courte.

                 D’autres estiment que la vie, dans les temps préhistoriques, n’était qu’une lutte désespérée et continuelle pour la survie, une guerre livrée à une Nature impitoyable, où la mort et le désastre attendaient les malchanceux et tous ceux qui ne pouvaient relever le défi du combat pour l’existence.

                 En fait, il ne s’agit là que du reflet des peurs que suscite l’effondrement de l’autorité gouvernementale au sein de groupes humains accoutumés à ne pas s’en passer, tels que l’Angleterre de Hobbes pendant la guerre civile. 

                Alors on taxe quoi ?
                JCC


                • kalagan75 9 mars 2012 17:50

                  si nous voulons nous en sortir , nous devons adapter notre politique économique afin que nos compatriotes ne se barrent plus à l’étranger .

                  Faire comme la Belgique , supprimer l’isf et surtout favoriser ( et non surtaxer ) la transmission d’entreprises : c’est pour cette raison que de nombreux français se barrent là-bas et non pour l’isf .

                  limiter les charges qui pèsent sur les salaires à 25% comme au luxembourg . de cette façon , les salariés seront mieux payés et plus motivés

                  réduire l’imposition des entreprises sur la partie de revenu qui leur vient d’activités réalisées à l’étranger , comme c’est le cas dans certains cantons suisses .

                  imposer des revenus provenant par exemple de loyers afin de combattre la spéculation immobilière et favoriser l’investissement dans les entreprises ...

                  bref quelques pistes pour que le pays s’en tire mieux .


                  • L'enfoiré L’enfoiré 9 mars 2012 18:41

                    Je ne sais pas comment on taxe les droits de succession en France.
                    Amusant que Wikipedia n’en parle pas pour la Belgique avec la mention : « Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. » pourtant elle est facile à trouver.
                    Il n’y a qu’à suivre ce lien.
                    Pas d’ISF mais autre chose.
                    Alors, une question, toujours la même : "si l’Etat doit récolter 1 million d’euros, aura-t-il plus facile de le sortir d’une poche ou d’un euro à partir d’un million de poches ?
                    La question vaut son pesant de cacahuètes. smiley


                  • TANT QU ON Y AIT DONNONS AUX RICHES .ET PRENONS AUX SALARIES.ils sont beaucoup

                    plus nombreux....

                    LE MONDE A L ENVERS OU ON MARCHE SUR LA TETE


                  • kemilein 9 mars 2012 17:59

                    en fait faudrait rétablir l’esclavage pour une meilleur compétitivité.


                    • arobase 9 mars 2012 19:22

                      kemilien


                      à condition qu’on y ajoute le fouet. ça fait circuler le sang smiley

                      • Pierre-Marie Baty Pierre-Marie Baty 9 mars 2012 21:41

                        Au vu des rendements de la Bourse, croyez-vous encore que le capital s’investit ailleurs que dans la spéculation boursière ?

                        Alors que les cours de l’or rapportent depuis des années des fortunes quasiment sans risque, qu’on me le présente, cet illustre mécène, ce héros altruiste qui fort de quelques millions en poche, fait le pari binaire d’accompagner une entreprise naissante jusqu’au succès ou à la banqueroute !

                        Enfin, je suis théâtral : il en reste peut-être un ou deux néanmoins.


                        • L ’ENERGIE................ ???????????..AVEC SARKO L ESSENCE A 2 EUROS LE LITRE BIENTOT

                          non...il y a plethore d’élus qui nous coutent 80 milliards/an........................

                          TAXONS LES ELUS..IL Y EN A 90% DE TROP..................

                          interdire holdings et multinationales c’est ruiner nos lobbystes élus... TOUT A FAIT D ’ACCORD


                        • Karash 10 mars 2012 23:56

                          « Messieurs les politiques, imposez moins le capital. Faites le revenir, s’investir, irriguer notre économie. Ayez du courage, c’est plus dur et moins populaire d’expliquer cela aux Français. »

                          Je ne cesserai jamais de me délecter de ce genre de discours. Soyez courageux amis politiques, expliquez aux français que s’ils sont malheureux, c’est parce qu’ils ne soignent pas assez leurs riches (et les autres). En plus, vous pouvez être le riche de demain. Alors aidez vous !

                          Et surtout, surtout, ne réfléchissez pas à la répartition des revenus du travail dans l’entreprise, oh non, jamais.
                          Et les paradis fiscaux ? Mais c’est fini allons, renseignez vous mon vieux vous n’êtes pas à la page.
                          Et le renflouement des banques par la BCE .. allons mon amie, 1000 milliards c’est si peu de chose

                          Bref, chacun ses priorités, dommage que le compromis soit si dur à trouver.


                          • Anonymous Republic Punisher Anonymous Republic Punisher 11 mars 2012 05:52

                            encore un qui a tout compris à rien...


                            • adeline 11 mars 2012 20:07

                              Donc de votre site je retiens les 7 premières lettres et je rajoute un s , j’ai bon ?

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