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Accueil du site > Actualités > Economie > Pourquoi les Français détestent-ils le libéralisme ?

Pourquoi les Français détestent-ils le libéralisme ?

Si l’on devait aller à l’essentiel et résumer ce qui distingue un libéral d’un antilibéral, à la fin des fins, je crois que le critère ultime serait celui-ci : le libéral croit en l’autonomie de l’homme, l’antilibéral en son hétéronomie.

Pour le libéral, l’individu est un être libre, responsable ; il a l’essentiel de son destin entre ses mains. Comme disait Sartre (le premier Sartre, celui des Chemins de la liberté), son existence précède son essence ; autrement dit, il n’est rien d’autre que ce qu’il fait de sa vie.

Au contraire, l’antilibéral pense que l’homme est déterminé, qu’il n’est pas libre mais subit un certain nombre de conditionnements ; qu’il ne se décide pas en fonction de son libre-arbitre, mais qu’il est « agi » par des forces extérieures (société ou culture) ou intérieures (inconscient). Nombreuses sont les philosophies fondées sur cette conception hétéronome de l’homme : le marxisme (l’homme est déterminé par sa classe sociale), le culturalisme (l’homme est déterminé par la culture à laquelle il appartient) ou une certaine psychanalyse bon marché (l’homme est déterminé par des forces inconscientes).

 

Avec une telle grille d’analyse (largement inspirée du sociologue Raymond Boudon), on peut expliquer tous les désaccords entre libéraux et antilibéraux. Prenons quelques exemples.

 

Face à l’échec scolaire, voici ce que pense le libéral : pour réussir, un enfant doit d’abord et avant tout travailler. S’il arrive qu’il ait des difficultés particulières, dues au fait qu’il appartient à un milieu défavorisé, et s’il veut surmonter ses difficultés, on doit l’aider à rattraper son retard (c’est une forme de discrimination positive : il faut aider davantage ceux qui en ont le plus besoin et veulent qu’on les aide). S’il ne veut pas travailler, on ne peut pas le faire à sa place.

Voici ce que pensera, au contraire, un antilibéral : si un enfant échoue à l’école, c’est d’abord et avant tout la faute de la société. Il est victime de discrimination et il faut donc faire en sorte que l’école adapte le niveau des exigences en fonction du plus petit dénominateur commun. C’est en alignant l’enseignement vers le bas qu’on parviendra à l’égalitarisme, qui doit être le but d’une société juste. La notion de mérite a ici totalement disparu, puisque l’individu n’est plus responsable de son destin.

 

Autre exemple. Face à la délinquance, voici ce que pense un libéral. Un acte délinquant est une violation du droit, il doit donc être sanctionné. Mais, comme tout le monde a droit à une seconde chance, on ne doit pas se contenter de punir mais aussi permettre à celui qui est puni de retrouver le droit chemin.

Voici à l’inverse ce que pensera l’antilibéral : un délinquant n’est pas responsable ; c’est d’abord une victime. S’il commet un délit, c’est de la faute de la société qui l’a conduit à une telle extrémité. Il ne faut donc pas le punir, mais le réinsérer. La seule politique viable est une politique de prévention et de réinsertion systématique. Celle-ci est un droit et elle doit donc être assurée chaque fois (et autant de fois) qu’un délit sera commis. Le GR peut témoigner avoir entendu une adolescente de seize ans lui expliquer que lorsqu’un élève est pris en train de tricher, on ne doit pas le sanctionner. On doit se demander pourquoi il trichait ! L’anecdote est véridique et elle est parfaitement conforme à la thèse de l’hétéronomie : un élève qui éprouve la nécessité de tricher est un élève « en échec scolaire ». Il est victime d’une école qui ne le comprend pas, et non pas responsable d’un acte inadmissible !

 

Autre exemple : la fiscalité. Pour l’antilibéral, le riche doit être dépouillé de sa richesse puisqu’il n’en est pas responsable. Soit il a eu de la chance, soit il l’a volée. Il est donc légitime que l’Etat se l’accapare et la redistribue à ceux qui n’ont pas eu la même chance (le pauvre n’est pas plus responsable de sa pauvreté que le riche ne l’est de sa richesse).

Le libéral, lui, considère qu’il certes est nécessaire dans une société de faire preuve de solidarité (par l’impôt mais aussi par d’autres moyens), mais qu’il est immoral (et idiot économiquement) de confisquer sans limite les richesses créées par un individu (par son travail, son intelligence, son audace, son goût du risque, son habileté etc.)

 

Dernier exemple : lorsqu’un salarié est licencié. Pour le libéral, il faut faire en sorte qu’il puisse retrouver un travail, c’est-à-dire lui proposer une formation pour que sa qualification soit adaptée à la demande des entreprises. En échange de cette formation, il doit s’engager à accepter le travail qu’on lui proposera.

Pour l’antilibéral, il est tout simplement victime d’une injustice de la part d’un employeur, soucieux avant tout de faire du profit. Il est donc de la responsabilité de la société d’interdire à l’employeur de le licencier ou, si cela est impossible, de l’indemniser pour le préjudice qu’il a subi.

 

On pourrait multiplier ainsi les exemples à l’infini. Un locataire qui ne paie pas son loyer est, pour l’antilibéral, une victime du marché de l’immobilier, entre les mains de propriétaires avides et immoraux. Un mineur qui est arrêté pour son 67e vol de portable est une victime de la société des adultes qui n’a pas su entendre ses problèmes. Etc.

 

On voit très bien que dans cette logique hétéronome, le règne du « droit à » s’impose. Puisque l’individu n’est pas libre, puisque ses actes ne sont que le résultat de déterminismes et de conditionnements multiples, c’est à la société d’assurer l’égalisation des destins, en garantissant à chacun des « droits à » identiques. Et il ne faut pas être grand clerc pour voir qu’il s’agit là d’un cercle vicieux : plus ces « droits à » seront nombreux, plus l’irresponsabilité sera entretenue, cultivée même.

Dans la société antilibérale, l’individu n’a plus aucun rôle à jouer dans son destin : il doit s’en remettre entièrement à l’Etat qui pourvoira à son sort.

Comme disait Tocqueville, l’Etat « travaille au bonheur des citoyens ; mais il veut en être l’unique agent et le seul arbitre ; il (...) prévoit et assure leurs besoins, facilite leurs plaisirs, conduit leurs principales affaires, dirige leur industrie (...) ; que ne peut-il leur ôter complètement le trouble de penser et la peine de vivre ? » (De la démocratie en Amérique, Folio, Gallimard, vol 2, p. 434).

 


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175 réactions à cet article    


  • Forest Ent Forest Ent 22 février 2007 12:11

    Et encore un article initiatique sur la sémantique et la sémiotique du mot « libéral ».

    Rappelons une fois encore que les « antilibéraux » ne sont pas opposés au « libéralisme », qui n’existe nulle part sur la planète, mais à « l’ultralibéralisme » qui y est omniprésent.

    L’ultralibéralisme est une perversion extrême du libéralisme consistant à abolir tout contre-pouvoir à l’intérêt privé, et annuler tendanciellement le rôle des états et collectivités.

    On peut donc parfaitement être libéral et « antilibéral ».

    La vérité est un étrange objet géométrique toujours situé au milieu de deux extrêmes.


    • BarryAllen (---.---.17.18) 22 février 2007 13:41

      Bonne réponse ForestEnt, mais j’ajouterai que le mot de libéralisme est totalement dévoyé en France de par son utilisation abusive pour désigner ce que vous-même appelez ultralibéralisme, et que j’appellerais plutôt « ultracapitaliste ».


    • (---.---.37.71) 22 février 2007 14:03

      « L’ultralibéralisme est une perversion extrême du libéralisme consistant à abolir tout contre-pouvoir à l’intérêt privé, et annuler tendanciellement le rôle des états et collectivités. »

      Les Etats n’existent que pour défendre les interets privés, et il ne peut donc y avoir contradiction entre libéralisme et rôle de l’Etat. Il est vrai par contre que le libéralisme ne permet pas le grenouillage de gens qui refusent de travailler et utilisent la violence fiscal de l’Etat pour vivre sur le dos de leur concitoyens. Mais ca, c’est un progrés, non ?


    • BarryAllen (---.---.17.18) 22 février 2007 14:07

      Persister à croire que l’intérêt privé, quand il se transforme en droit du plus riche, n’est pas contraire à l’intérêt général, est une hérésie.

      Quand la terre sera devenue invivable, ou même simplement quand les émeutes en banlieue se transformeront en guerre civile, on verra ce que les grands capitalistes feront de tout l’argent amassé. Pas besoin d’être d’extrême-gauche pour se rendre compte de ça, il suffit d’être un rien réaliste et pragmatique.


    • (---.---.37.71) 22 février 2007 14:12

      « Persister à croire que l’intérêt privé, quand il se transforme en droit du plus riche, n’est pas contraire à l’intérêt général, est une hérésie. »

      Les libéraux sont pour l’égalité de la Loi, et donc tous le monde à les même droit.

      Quand à l’interet général, il est parfaitement subjectif. Pourquoi une éducation étatisé serait-elle plus conforme à l’interet général qu’une éducation libre ? Mystére et boules de gommes !

      « Quand la terre sera devenue invivable, ou même simplement quand les émeutes en banlieue se transformeront en guerre civile, on verra ce que les grands capitalistes feront de tout l’argent amassé. Pas besoin d’être d’extrême-gauche pour se rendre compte de ça, il suffit d’être un rien réaliste et pragmatique. »

      Si je comprend bien, la France qui n’est pas libéral aura des émeutes en Banlieue ? C’est sur que c’est un arguement contre le libéralisme, ca ! Par ailleur, un grand capitaliste n’a pas « d’argent amassé », il a du capital, c’est à dire les tables, ordinateurs, voiture qui servent à faire travailler les gens. Ca s’appel le capitalisme. Et ce qu’ils en feront, et bien ils l’enveront à l’étranger, voila tous.


    • parkway (---.---.18.161) 22 février 2007 14:26

      j’ajouterai, forest ent,

      comment la psycho-merdouiille vient au secours du « tout pour le fric »...


    • (---.---.37.71) 22 février 2007 14:29

      Oui, le fric c’est mauvais, c’est pour cela qu’il faut absoluement baisser redistribution, solidarité, et autres impots.

      Alors les choses iront mieux.


    • BarryAllen (---.---.17.18) 22 février 2007 14:30

      « Et ce qu’ils en feront, et bien ils l’enveront à l’étranger, voila tous. »

      Et lorsque la terre deviendra invivable, sur une autre planète ?


    • (---.---.37.71) 22 février 2007 14:34

      Pourquoi la terre deviendrait elle invivable ? Tu vas bien ?


    • (---.---.37.71) 22 février 2007 14:35

      « La vérité est un étrange objet géométrique toujours situé au milieu de deux extrêmes. »

      Entre Les chambres à Gaz et les goulag, il n’y a rien.


    • BarryAllen (---.---.17.18) 22 février 2007 14:38

      « Pourquoi la terre deviendrait elle invivable ? »

      Evidemment, si on n’a jamais entendu parler d’écologie...


    • (---.---.37.71) 22 février 2007 14:42

      Et aussi de la peur de l’an Mille, de la fin du monde, qui revient réguliérement. tiens d’aprés les écolos des années 70, ont devraient être tous morts à l’heure actuelle !

      Ba, c’est un délire récurent de l’esprit humain. Rien de bien méchant.


    • LE CHAT LE CHAT 22 février 2007 14:44

      l’utralibéralisme , c’est un capitalisme de merde , le cacapitalisme smiley


    • Julot (---.---.208.241) 22 février 2007 14:46

      « On peut donc parfaitement être libéral et »antilibéral« . »

      NON. Qu’est-ce que c’est que ce blabla ? Comme si je te disais que l’on peut être un communiste anti-communiste.

      Ou as-t-on vu qu’en France on défende le libéralisme contre l’ultralibéralisme ? Je regarde itv, bfmtv, LCI, TF1, etc... c’est toujoirs libéralisme=bush=satan

      L’article va dans le bon sens. La société francaise a besoin de devoirs.

      Sinon, encore 5 ans et le candidat à la présidentielle nous proposera des canapés gratos. « J’ai droit à un canapé ! »


    • parkway (---.---.18.161) 22 février 2007 15:15

      à 75 37 71,

      il est temps de prendre vos gouttes et d’aller vous coucher !


    • parkway (---.---.18.161) 22 février 2007 15:17

      je ne sais pas qui a dit ça :

      quand les arbres seront tous arrachés, quand les rivières seront à sec, quand l’air sera irrespirable, on s’apercevra enfin que l’argent ne se mange pas."


    • (---.---.37.71) 22 février 2007 15:23

      « quand les arbres seront tous arrachés, quand les rivières seront à sec, quand l’air sera irrespirable, on s’apercevra enfin que l’argent ne se mange pas. »"

      Il n’y a jamais eut autant de forets en France depuis le moyen age. Nous n’avons presque plus d’insdustrie, et l’air est plus pur que dans le année 60. Quand à l’eau, bein on en as. Certes, il y a quelque probléme, avec l’agriculture, mais il faut bien se nourrir, pas vrai ? Les progrés sceintifiques résoudront ces probléme, sans doute des OGM.


    • dégeuloir (---.---.155.48) 22 février 2007 15:46

      c’est marrant que le libéralisme soit pronée par la finance... ! je dirai un simple mot,libéralisme n’est pas liberté pour tout un chacun,mais surtout liberté de la finance.....voyez-vous le distingo ? un homme sous le libéralisme n’est pas libre comme vous aimeriez le faire croire ,les Français sont de veaux,certes,mais pas des moutons !


    • BuZy (---.---.25.114) 22 février 2007 15:55

      Oui et bientôt on boira le pétrole, comme ça on aura même plus besoin d’acheter des voitures pour le consommer.

      Qu’est qu’un libéral ? Quelqu’un qui gagne plus de 45 k€ par an. Qu’est ce qu’un ultralibéral ? Quelqu’un qui gagne plus de 450k€ par an. Qu’est ce qu’un con ? Quelqu’un qui est libéral et qui gagne moins de 45k€ par an.

      La lutte des classe existe toujours mais on ne sait plus la définir.


    • Gilles BERTIN (---.---.217.192) 22 février 2007 16:40

      Les français sont tous dans l’ERREUR ECONOMIQUE.

      Ils sont pourtant très capitalistes et libéraux dans leur forme de consommation,et dans leur rapport a l’argent. A+


    • (---.---.233.72) 22 février 2007 18:43

      « Il n’y a jamais eut autant de forets en France depuis le moyen age. »

      Etant historien, je peux dire que cet affirmation est totalement fausse. Un minimum de recherche vous affirmera le contraire.

      Les forets immenses entouraient les bourgs et les villes fortifiées, et représentaient un pourcentage très important de couverture, tandis que maintenant, ce sont des champs de cultures à pertes de vue.


    • toto (---.---.118.159) 22 février 2007 20:17

      La lutte des classes existent lorsque les citoyens ont une conscience de classes.

      Pour faire vite, le monde a basculé dans l’ultralibéralisme avec Reagan, Thatcher et la chute du communisme à l’Est. De plus en France, la réhabilitation de l’entreprise par la gauche a affaibli cette conscience de classe.

      Mais soyons réaliste, les prolétaires (ceux qui vivent de leur travail ou ceux qui choment) représentent 98% de l’humanité. La capital mondialisé aura tôt ou tard en face de lui cette humanité communisante.


    • le fol (---.---.209.17) 22 février 2007 22:40

      Humanité communisante, comme vous y allez ! Le gens sont quand même pas mal égoïstes, vous savez... alors pour la solidarité, merci bien.

      La vie de couple ? C’est bien simple, c’est devenu LA nouvelle société de consommation. Un mariage et hop, un divorce avec perte et fracas.

      Des enfants ? On en fait deux comme on achèterait des caniches. Quand on est lassé, on s’en débarrasse en les mettant à l’école.

      La solidarité ? Mais vous connaissez des gens qui payent leurs impôts avec le sourire ? Introuvable. Par contre, donner 10 euros par an aux Resto du Coeur, ça permet de s’acheter une consciense sociale à pas cher.

      Le libéralisme ? Mais ceux qui s’en réclament ne vivent que de l’argent public, des monopoles, des clans. Regardez qui vote à droite : les notaires, les pharmaciens, les élus UMP...

      Non franchement, pour la solidarité, dans ce bas monde, il faudra attendre un peu. C’est dommage !


    • vraitravailleur (---.---.4.198) 22 février 2007 23:05

      Pour connaître la conception de la présomption d’innocence de Mme Royal, allez voir le site. http://bernardhanse.canalblog....


    • toto (---.---.5.152) 23 février 2007 12:11

      Les notaires, les pharmaciens vivent essentiellement en rentier. Essayez sans avoir de vous achetez une office notariale !

      Alors, en dehors d’une caste, d’une noblesse (5% environ en France, 2% environ dans le monde) personne ne peut vivre en rentier. Et ces Monsieurs ne veulent pas s’arreter là. Ils en veulent toujours plus. Et 15 % de retour sur investissement pour les actions ! Et bouclier fiscale car ces parvenus ont peurs de finir sur la paille !

      La vérité est toute crue. Sans solidarité, personne n’est certain de finir dignement sa vie car personne n’est à l’abri d’accidents de la vie : problèmes de santé, divorce, accident de la route, licenciement... Alors, même les plus riches ont peur pour eux et leurs enfants. Et, ils amassent, amassent comme l’avare de Molière.


    • ChavisteForEver (---.---.20.123) 12 mars 2007 19:18

      Est il utile de repondre à un article aussi lamentablement calé sur l’idéologie dominante ? Juste 3 points :

      1= pourquoi l’école publique est plus libre : tout simplement parce que, dans une démocratie, l’école publique, son fonctionnement, ses programmes, sont décidés (directement ou indirectement) par la majorité, HAYEK (un des peres du neo liberalisme, qui n’a de neo que le nom) avait été bien clair là dessus, l’intérêt de privatiser l’enseignement, c’est de controler les contenus (il expliquait qu’il n’est pas acceptable que les « riches », financent par leurs impots, une école qui enseigne des choses contre leurs interets (marxisme et autres)).

      2= C’est une grande idée des « liberaux », d’avoir donné le nom de « liberalisme » à une theorie qui justifie toutes les inégalité (ok, ils auraient pu faire encore mieux en appelant celà l’« egalitarisme »). Faut il rappeler que la premiere mise en musique des théories economiques « neo liberales » a été faite par les « chicago boys » au sein du Chili de Pinochet...Voila un regime qui a toujours mis en avant la liberté de l’homme...(alors, Pinochet, liberal ou anti liberal ? Forcement liberal, puisque liberal au niveau économique, et anti communiste de surcroit cqfd )

      3= ces billevesées sur la responsabilité sont connues depuis des lustres : OK, la pauvreté est liée au manque d’effort des pauvres qui ne font rien pour s’en sortir...Merci de m’expliquer comment se fait il que des enfants en bas age meurent de faim, peut etre ne travaillent ils pas assez ?...Peut etre ne sont ils pas assez assidus à l’école à laquelle ils n’ont aucune chance d’aller ? Comment expliquer que ceux qui reussissent à l’école soient les enfants de ceux qui ont reussi en leur temps (cadres superieurs et professions liberales). Comment peut on dire que les liberaux considèrent que l’homme est libre alors qu’en matiere economique, ils passent leur temps à nous dire « There Is No Alternative » (Thatcher), en fait ces « liberaux » considerent simplement la liberté d’exploiter (les hommes, la planete, le genome...) comme une liberté fondamentale...


    • ChavisteForEver (---.---.20.123) 12 mars 2007 19:39

      Pas du tout d’accord :

      Cette histoire d’individualisme moderne, c’est de l’ideologie : ceux qui se goinffrent (et qui sont individualistes), se justifient en disant que tout le monde est comme eux (c’est une ficelle vieille comme le monde). Regarder autour de vous, Paul est benevole dans un club de sport, Pierre « s’occupe » des parents d’élèves, Jacques milite au DAL, Jean est toujours pret à rendre service (et je ne parle que des hommes), (d’ailleurs, « Solidarité » renvoie plus de 20 millions de pages, alors que « individualisme » en renvoie moins de 2 millions)

      Le probleme (bien reel), c’est que les gens n’ont plus confiance dans les grandes organisations historiques de la solidarité (syndicats, partis politiques...), les gens se tournent vers des petites organisations concretes de solidarité, c’est moins visible globalement, mais cela façonne quand même notre vie quotidienne.

      Faut pas se laisser insulter par la classe dominante : non la majorité des francais n’est pas comme ça, pas prete à voir mourir des millions d’enfants pour maintenir les profits des entreprises pharmaceutiques, pas prete à voir mourir des millions de paysans du tiers monde pour engraisser Monsanto, pas prete à cautionner le regime de Birmanie, pour que Total puisse extraire quelques malheureux barils de petrole.


    • ZEN zen 22 février 2007 12:50

      Lire (vite) cette caricature d’analyse...et passer son chemin.


      • LE CHAT LE CHAT 22 février 2007 14:02

        @zen

        entièrement d’accord avec toi et forest ent , libéralisme c’est le top , anti-libéralisme caca , tout ça serait trop simple ! la vérité doit se situer quelque part entre les deux ...........


      • Marsupilami Marsupilami 22 février 2007 14:13

        Ouaf !

        Je vous trouve bien sévères avec cet article. Au moins tout est clair, on comprend tout et ça se lit ultra-vite, à peine le temps d’une transmission synaptique.

        Sed liberal nos a malo (et Jauni soit qui mal y dépense)...


      • parkway (---.---.18.161) 22 février 2007 15:25

        merci, encore une fois, marsu !


      • JL JL 22 février 2007 16:42

        à Marsu, au sujet du manichéisme : les valeurs de cette doctrine ont été détournées par les obscurantistes en ce que ceux-ci confondent faire le Bien et faire du bien.

        Une sorte d’ultra-manichéisme, tel G. Bush disant « nous sommes gentils » : Pour ces gens, il y a les gentils, ceux qu’ils aiment, et les autres, les méchants. Partant, faire du bien aux gentils ou faire du mal aux méchants, c’est bien. Le contraire (évidemment) c’est mal.

        Cette sorte de redondance pervertit la pensée de Mani.


      • Inquiet (---.---.2.226) 22 février 2007 13:47

        « Face à l’échec scolaire, voici ce que pense le libéral : pour réussir, un enfant doit d’abord et avant tout travailler. S’il arrive qu’il ait des difficultés particulières, dues au fait qu’il appartient à un milieu défavorisé, et s’il veut surmonter ses difficultés, on doit l’aider à rattraper son retard (c’est une forme de discrimination positive : il faut aider davantage ceux qui en ont le plus besoin et veulent qu’on les aide). S’il ne veut pas travailler, on ne peut pas le faire à sa place. »

        J’ai pris un des nombreux exemples (il me semble d’ailleurs que l’attitude « énonciation catalogue » ait été raillée largement par justement les libéraux, bon passons smiley).

        Dans cet exemple (les autres étant du même tenant), je ne vois à aucun moment la possibilité qu’en fin de compte, que l’élève n’ait pas les moyens de travailler.

        Quelle société, un peu humaine, pourrait se positionner avec un constat aussi manichéen que de cataloguer les gens en fonction de ceux qui veulent et qui veulent pas ?

        Le pire c’est que cette vision des choses apparait de plus en plus comme raisonnable smiley

        Je comprend maintenant comment on s’improvise intellectuel libéral smiley


        • Hayek a dit range ta chambre ! (---.---.220.222) 22 février 2007 13:48

          « Comme disait Tocqueville »

          moué, et comme disait mon patron ; ferme ta gueule avec tes conneries et bosse sinon, je te libère définitivement ...


          • le fol (---.---.209.17) 22 février 2007 22:50

            Oui, et Marx lui a répondu : « prolétaires de tous les pays, unissez-vous pour aller balayer la cour des usines pétro-chimiques ».

            Ce qui me fait penser à un petit film de Pierre Carles (« Danger Travail »). A voir gratuitement sur Google Vidéo, histoire de mourir moins bête (mais probablement empoisonné, quand même).


          • Zazinho (---.---.67.78) 22 février 2007 13:50

            Ce n’est pas en sortant trois pauvres références que l’on devient économiste. Eriger le libéralisme en philosophie libertaire est le signe d’une méconnaissance totale du problème. Et les politiques d’ajustement structurel du FMI et de la Banque Mondiale qui détruisent l’économie africaine ? D’où viennent-ils les personnes vivant dans les bidonvilles de Soweto ou de Nairobi, sinon chassés des campagnes du fait de la libéralisation des marchés agricoles ? Le libéralisme c’est la mise en concurrence d’agriculteurs pratiquant des systèmes de production fortment mécanisés et chimisés, sur des milliers d’hectares parfois (pensons aux riziculteurs des Etats-Unis, subventionnés par ailleurs) et de paysans de Casamance travaillant à la houe sur une hectare, en utilisant les résidus de culture ou d’élevage. Et l’humanisme ?


            • (---.---.37.71) 22 février 2007 13:59

              « Et les politiques d’ajustement structurel du FMI et de la Banque Mondiale qui détruisent l’économie africaine ? »

              Détruise ? Dis, on ne peut pas payer éternellement pour des économie en faillite. Il faut les forcer à se restructurer. Tous ce qui part en Afrique, c’est moins pour saoigner les français, les éduquers , les défendre ect.. Ce n’est pas de l’argent « comme ca », « pour de rire » !

              « D’où viennent-ils les personnes vivant dans les bidonvilles de Soweto ou de Nairobi, sinon chassés des campagnes du fait de la libéralisation des marchés agricoles ? »

              Pourquoi chassé ? Comme pour nous au XIXéme ou la chine actuel, les paysans cherche un travaille en ville, car il est bien plus payé, et qu’il y ont un niveau de vie plus elevé (bien que faible par rapport à nous).

              Par ailleur, l’agriculture n’est pas « libéralisé », nul part, elle est au contraire subventionné partout.

              « Le libéralisme c’est la mise en concurrence d’agriculteurs »

              L’agriculture de toute façon, ce n’est qu’une minorité, même dans le tier monde. L’important, ce sont les services, puis l’industrie.

              « Et l’humanisme ? »

              Combien tu donnes en pourcentage de ton salaire tous le smois, monsieur l’humaniste ?


            • Hayek a dit range ta chambre ! (---.---.220.222) 22 février 2007 14:09

              Vous êtes dur avec lui je trouve. Qui parmis vous à son age, n’a jamais cru lui non plus tout savoir, avoir tout compris, tout découvert, et sous prextexte d’avoir lu 3 bouquins et demi, et en sautant des pages, de se croire apte à remonter les bretelles de cet enfoiré de thon de Français qui ne comprend décidemment rien à rien ?


            • Zazinho (---.---.67.78) 22 février 2007 14:12

              Alors 6 milliards d’habitants dont 800 millions de mal nourris (dont 80 % sont des paysans) avec des déficiences nutritives qui sont tantôt caloriques, plus souvent en protéines, vitamines etc.. Je crois que la réponse c’est que pour ces 800 millions : leurs agricultures doivent produire davantage plutôt que d’attendre l’apport des excédents de nos pays en déprimant les cours avec une aide alimentaire structurelle, ce qui est une forme de dumping. Il y a toute possibilité aujourd’hui de nourrir dix milliards d’hommes sur ce monde. Mais à condition d’obtenir de meilleures répartitions des revenus et des moyens de production, mais c’est pas vers cela que l’on va. Pour résoudre cette question il n’y a pas d’autres solutions que la protection de l’agriculture vivrière par les prix. C’est à dire que les gens aient une rémunération suffisante pour passer de la houe à la traction animale et de la traction au petit motoculteur comme on a vu en Asie quand on a fait la révolution verte. Elle a permis de nourrir un nombre accru de gens.

              Mais n’oubliez quand même pas les arguments d’opposition : le prix de la force de travail sera tellement élevé qu’on va arrêter l’industrialisation. C’est faux : la Corée du sud et Taiwan, ces nouveaux pays industrialisés, sont des pays qui ont protégé leur agriculture. Le prix du riz est trois fois supérieur à celui du marché mondial en Corée du sud encore aujourd’hui. Ils ont protégé leur agriculture vivrière, et fait des réformes agraires radicales. Ils ont bâti une agriculture paysanne familiale, avec une sécurité foncière, et sont aussi devenus des pays industriels. Là, le capital américain n’a pas hésité à venir, y compris au départ, pour le marché intérieur. C’est à dire que des paysans bien nourris peuvent commencer à vendre en ville pour nourrir les gens qui sont partis en ville. Les conditions pour l’industrialisation, c’est peut être déjà d’accroître le coût de ce qu’on appelle la force de travail et faire en sorte que l’immense majorité de la population soit mieux rémunérée, mais c’est aussi la seule façon de nourrir ces 800 millions.


            • Zazinho (---.---.67.78) 22 février 2007 14:16

              Au fait je travaille dans une ONG (700 € de per diem par mois, pas de cotisation aux assedic ou à la retraite). Mais on s’en fout.


            • (---.---.37.71) 22 février 2007 14:18

              « Pour résoudre cette question il n’y a pas d’autres solutions que la protection de l’agriculture vivrière par les prix. »

              Heu ? L’agriculture vivriére, c’est l’auto consomation, donc le prix...

              Ensuite, il est tout à fait vrai que si l’on n’aide plusces pays, et qu’il ont 2 ou 300 millions de morts, leur agriculture s’en portera mieux. Mais il vaut mieux pour eux qu’il se lance dans les haute technologie et viennent nous concurencer et attirer chez eux des délocalisations de France.


            • Hayek a dit range ta chambre ! (---.---.220.222) 22 février 2007 14:18

              « Combien tu donnes en pourcentage de ton salaire tous le smois, monsieur l’humaniste ? »

              0,00 %


            • Zazinho (---.---.67.78) 22 février 2007 14:24

              Je travaille là et je n’ai pas trop le temps de répondre à tes remarques désobligeantes et erronées. Je t’invite cependant à t’informer sur ce sujet. Tu pourras consulter des ouvrages ou articles d’agronomes comme Marcel Mazoyer ou d’économistes comme Samir Amin. Ils t’expliqueront tout bien mieux que moi...


            • Hayek a dit range ta chambre ! (---.---.220.222) 22 février 2007 14:40

              Haute technologie solution a tous les problèmes ? N’importe quoi ...

              T’es pas libéral, t’es surtout un ignare. C’est Hernando de Soto, un libéral justement, qui avait démontré que si les pays du tiers monde n’arrivaient pas ou peu à se developper, c’était essentiellement du au fait de ce qu’il appelait le « capital mort » ( capital non réinvestit ). Comme quoi, même chez tes amis les libéraux, tu ne dois pas passer pour quelqu’un de très intelligent. Bref, va t’acheter « l’économie pour les nuls » et reviens nous voir.


            • (---.---.37.71) 22 février 2007 14:49

              « C’est Hernando de Soto, un libéral justement, qui avait démontré que si les pays du tiers monde n’arrivaient pas ou peu à se developper, c’était essentiellement du au fait de ce qu’il appelait le » capital mort « ( capital non réinvestit ). »

              De Soto ? Le livre jaune qu’es là sur mon étagére , ah oui, jamais lu ! J’ignore totalement qu’il critique l’absence d’etat libéral dans ces pays ! C’est sur ! Par contre pour toi, ca doit être un délice : toute cette reglementation, cette administration, ces impots, ces fonctionnaires, cette paperasserie ! Le Paradis du Socialisme en action ! Tu devrais lui répondre à cette salope de soto ! Merde, si on commence à mettre en cause les vertus du socialisme dans le tier monde, ou qu’on va !

              Sinon gros nigaud, capital investi dans quoi ? Hum ? Ah HA HA ! Dans les HT !

              « Comme quoi, même chez tes amis les libéraux, tu ne dois pas passer pour quelqu’un de très intelligent. Bref, va t’acheter » l’économie pour les nuls « et reviens nous voir. »

              Tu fais un complexe sur l’intelligence. Tu semble avoir raison.


            • Hayek a dit range ta chambre ! (---.---.220.222) 22 février 2007 15:03

              « Le Paradis du Socialisme en action ! »

              Pour le moment pour nombre de ces pays soumis à un plan d’ajustement structurel, c’est plutot l’enfer ... Bref, tu raconte vraiment n’importe quoi.


            • (---.---.37.71) 22 février 2007 15:06

              Oh ! Leur Etat est en faillite ! Les pauvres ! Quelle surpriiiise...


            • (---.---.25.95) 22 février 2007 15:24

              ben si==============> TVA ==============> impôt ======> tu es donc solidaire smiley


            • parkway (---.---.18.161) 22 février 2007 15:27

              zazinho,

              tu n’as rien compris !

              l’humanisme ne rapporte pas d’argent !!!


            • Hayek a dit range ta chambre ! (---.---.220.222) 22 février 2007 15:31

              Bah ça ne peut qu’aller mieux puisqu’il n’y a désormais plus d’état, plus d’impots, plus de taxes ===> le paradis libertarien minarchiste en action quoi ^^

              Nan mais sans rire, comparer les difficultées d’un état africain a un pays occidental quel qu’il soit, c’est vraiemnt faire preuve d’une inculture crasse.


            • arthur (---.---.43.22) 23 février 2007 11:58

              75.machin.truc

              Et l’uranium, le cuivre, les diamants, le pétrole, on le pique à qui (en échange de quelques millions filés en douce à des dirigeants sinon formés en France (ou autres grandes démocraties)au moins corrompus par eux). Mais comme ça suffit pas, on fait de l’ultraprotectionnisme agricole. Histoire de leur tuer aussi leurs filières coton/céréales/cacao etc...

              Mais je suis sûr que tu es aussi de ceux qui pensent qu’on ne peut accueillir la misère du monde...

              Généralement je ne me laisse pas aller à juger de personne que je n’ai jamais rencontrée, mais toi, t’es vraiment un abruti.


            • parkway (---.---.18.161) 22 février 2007 14:30

              cher pseudo « salaud de gauchiste »,

              comme dirait jésus lorsque Judas est monté aux cieux après s’être pendu : repends-toi !

              était-il repenti comme toi ?


              • parkway (---.---.18.161) 22 février 2007 14:53

                oui,

                et dieu dans tout ça ?


                • La Vache à l’eau (---.---.99.25) 22 février 2007 14:53

                  gauchiste repenti aujourd’hui => néo-libéral repenti dans quelques années...


                  • (---.---.37.71) 22 février 2007 15:07

                    Gauchiste, ca existe, néolibéral par contre, ca n’existe que dans la tête (on n’ose dire l’esprit) des gauchistes..


                  • Hayek a dit range ta chambre ! (---.---.220.222) 22 février 2007 15:27

                    A partir du moment ou c’est généralement le camp adverse qui colle les étiquettes, rien n’existe de toute façon ... D’ailleurs le terme « gauchistes » est une invention de la droite française elle même.


                  • ZEN zen 22 février 2007 15:43

                    Un grand nombre de néocons US sont aussi des gauchistes repentis, on trouve même d’anciens anarchistes chez les libertariens. Monsieur Barroso fut lui-même trotzkiste...et je ne vous parle pas de nos anciens gauchistes ralliés à Sarko. Y aurait-il un tropisme fatal ?


                  • Hayek a dit range ta chambre ! (---.---.220.222) 22 février 2007 15:58

                    Normal, pour qui n’a pas renoncé a l’utopie débile et a ses ideaux adolescents du monde parfait ...

                    D’ailleurs, l’idéal de Marx n’est pas si éloigné que ça de la finalité libérale. C’est par exemple une grave erreur de croire que Marx était un étatiste forcené. Au contraire, puisqu’il partage avec les libéraux sa detestation de l’état.


                  • (---.---.99.25) 22 février 2007 16:51

                    @ zen :

                    Barroso : Du « col mao » à l’Oncle Sam

                    cet ancien révolutionnaire maoïste, devenu l’un des principaux ambassadeurs de l’administration Bush en Europe

                    http://www.amnistia.net/news/articles/nouvdes/barroso_133.htm


                  • La Vache à l’eau (---.---.99.25) 22 février 2007 15:32

                    "Le libéralisme est voué au même échec que le communisme, ’il conduira aux mêmes excès. L’un comme l’autre sont des perversions de la pensée humaine."


                    • Hayek a dit range ta chambre ! (---.---.220.222) 22 février 2007 15:49

                      Le libéralisme en tant qu’idéalisme a déjà échoué. Et je suis même pas sur que si Tocqueville, pour qui le libéralisme était essentiellement un moyen d’empecher que la fortune ne s’accumule entre les mains d’une minorité de puissants serait libéral s’il revenait aujourd’hui, dans un certain sens du moins.


                    • José Bouquinhas (---.---.192.43) 22 février 2007 16:11

                      Voilà, un exemple : moi, je suis libéral, je veux travailler, mais je suis NOIR ! Ségolène, est une antilibérale et puisque je suis NOIR, elle veut que je ne travailles parce que NOIR, donc j’ai le droit à une assistance !

                      Ségolène, est dangereuse et irresponsable, parce qu’elle est en train de promettre tout à tout le monde, sans qu’elle ait de l’argent pour son projet ! Ségolène est une femme dangereuse, parce qu’elle joue avec la compassion.

                      Elle veut faire de la politique, avec la souffrance des gens. Tout le monde sait que l’Etat n’a pas de l’argent parce qu’il n’est pas une entreprise. C’est l’entreprise qui produit de la richesse !

                      Mais Ségo qui est une démagogue dit aux chômeurs que l’Etat va leur donner du travail et que tout le monde juvénil peut sécher leur cours à l’ecole, parce que à la fin il y aura de l’argent de l’Etat, jusqu’à la mort sans effort, sans rien faire !

                      Voilà, le projet pour la France que cette irresponsable nous dit et redit tous les jours et partout ! Les personnes chatiées par les maux de la vie, se mettent à rêver et se disent, « pourquoi pas se profiter, s’il y a quelqu’un qui nous dit que c’est possible ! »

                      Simplement, ce n’est pas comme ça et il faut être responsable pour dire aux gens que la France doit travailler plus pour qu’elle soit riche et puisse ainsi créer un environnement propice à la création d’entreprises et donc du travail.

                      Ma thèse est celle d’un libéral, même NOIR ! Celle de Ségo, d’un antilibéral, d’une blanche qui pense que un NOIR ne doit pas être Ministre, mais un assisté !


                      • JL JL 22 février 2007 16:26

                        Ce commentaire prouve typiquement la nocivité de ce type d’article, écrit au premier degré, pour des gens comme notre commentateur, auquel je ne reproche rien sinon sa contradiction : il se croit fort et autonome mais opprimé par les antilibéraux, dans un monde ulta libéral. S’il ne travaille pas c’est parce qu’on l’aide. Un comble.

                        Mias peut-être que ce commentaire est aussi bidon que l’article.


                      • benevole (---.---.50.229) 23 février 2007 00:44

                        Je pense que ce commentaire illustre plutôt la nocivité de la propagande de Sarkozy dont le slogan : « Si vous voulez gagner plus, travaillez plus » est la pire des énormités jamais proférées par un candidat au pouvoir et une véritable insulte à l’intelligence des Français.

                        Il y a bien sûr des offres d’emploi en France qui ne trouvent pas preneurs mais ce sont des postes à responsabilités , des postes nécessitant une qualification pointue ou des postes impliquant un multilinguisme. Le vrai problème n’est pas la volonté de travailler mais l’adéquation entre la formation et le marché de l’emploi.

                        Quand il existe d’autres postes, ils sont sous-payés ou précaires car soumis à la loi de l’offre et de la demande dans un contexte favorable à l’offre. Tous les Français ont quand même remarqué que nous vivons une période où les entreprises fusionnent, restructurent, délocalisent et licencient pour abaisser leur prix de revient car c’est la seule solution pour séduire en même temps les consommateurs par des prix bas et les actionnaires par des dividendes élevés. Tout le monde a semble t-il entendu parler de maximalisation des profits , sauf Monsieur Sarkozy.

                        Enfin, si deux travailleurs font des heures sup, c’est un chômeur qui ne trouvera pas d’emploi et les heures sup serviront à l’indemniser. Sauf, bien entendu si M. Sarkozy envisage de réduire le montant des allocations, ce qui n’élèvera ni n’abaissera pas le pouvoir d’achat global de la population.

                        Bref, voilà un slogan complètement creux qui tente de faire passer les demandeurs d’emploi, à savoir les victimes du système économique pour des paresseux en vue de justifier soit la réduction de leur nombre par des mesures d’exclusion, soit le nivellement par le bas des allocations de chômage : une politique clairement favorable à la classe supérieure de la population (en termes d’instruction et de moyens financiers) et hostile à la majorité des Français.

                        Car l’exclusion sociale provoque la délinquance et les moyens de répression (police, justice, prisons) vous coûteront plus cher que la solidarité sociale.

                        Pour approfondir l’ineptie de la pensée sarkosienne, lire mon commentaire sur l’article de 23 h 13


                      • JL (---.---.73.200) 23 février 2007 19:54

                        Bénévole : «  »Enfin, si deux travailleurs font des heures sup, c’est un chômeur qui ne trouvera pas d’emploi et les heures sup serviront à l’indemniser.«  »

                        Même pas, puisque les heures sup sont exonérées de charges sociales !!!


                      • JL JL 22 février 2007 16:18

                        «  »l’antilibéral pense que l’homme est déterminé, qu’il n’est pas libre mais subit un certain nombre de conditionnements «  ». Ce texte est typiquement un texte obscurantiste, un amalgame haïssable (une traduction ?).

                        L’auteur de cet article épouvantablement manichéen commet une erreur de fond et une grossièreté de forme.

                        La grossièreté : « le libéral fait, pense, dit ceci, et c’est bon, l’antilibéral fait, pense dit cela, et c’est mal ». Et c’est sans appel. Cette accumulation de bêtises illustre la pensée de l’auteur.

                        L’erreur de fond : il amalgame lamentablement dans un discours d’une naïveté confondante, à la manière anglo-saxonne, libéralisme économique et libéralisme de la pensée. Par suite, il évacue ce qu’il est convenu d’appeler en France, obscurantisme et lumières. Sur ce sujet, beaucoup de choses ont été dites sur ce site…

                        Afin de ne pas me faire ’récupérer’ ces propos, et en réponse à la question : « pourquoi les français n’aiment pas le libéralisme ? » je dirais : Pourquoi les anglo-saxons aiment-ils tant le libéralisme ? Et ma réponse : précisément parce qu’ils confondent comme notre auteur, libéralisme économique et lumières, antilibéralisme et obscurantisme, et ça va aussi bien à leur pragmatisme économique qu’à leur vision … obscurantiste de croyants (tant en Dieu qu’en le dollar) !

                        Les lumières n’ont jamais fait bon ménage avec le puritanisme anglo-saxon (not invented chez eux), qui pensent en ce début de millénaire, pervertissant Nietzsche, que, puisque Dieu s’en fout (les preuves ne manquent pas, hein !), tout est permis.

                        Les anglo-saxons prétendent (toujours la même erreur) que le libéralisme économique est de gauche.

                        Le libéralisme au premier niveau c’est : « tout ce qui n’est pas défendu est permis ». De sorte que le libéralisme réclame toujours moins d’interdits, toujours plus de déréglementations, de liberté, au détriment de la justice sociale. En conséquence, le libéralisme économique est nativement de droite.

                        Pour résumer, ce sont les anglo-saxons qui sont dans l’erreur, pas les français. Le problème des français, c’est les anglo-saxons, ces obscurantistes qui prétendent donner des leçons de lumière à la terre entière.


                        • Julien Alric 22 février 2007 16:29

                          Cet article dénote une vision vision superficielle, caricaturale, et manichéenne.


                          • fredm fredm 22 février 2007 16:34

                            Trois commentaires :

                            1) Capitalisme et libéralisme.

                            J’en vois certains qui confondent capitalisme et libéralisme. D’ailleurs, ce qu’on appelle « ultralibéralisme » n’est rien d’autre que de l’anarcho-capitalisme qui prône une société entièrement privée et donc sans Etat. Le libéralisme tend à limiter l’Etat à ses prérogatives régaliennes et notamment le respect de la Loi.

                            2) Une doctrine ? Non.

                            Le libéralisme est avant tout un état d’esprit. Ce n’est ni une doctrine ni un dogme. La pensée libérale, c’est de faire plutôt confiance aux initiatives individuelles qu’à la collectivité. Le principe de subsidiarité en est un bon exemple à l’échelle européenne.

                            Il n’y a aucune règle absolue dans le degré de confiance et d’autonomie que l’on laisse aux individus.

                            Mais le principe est que la raison humaine étant par essence limitée, nul ne peut prétendre prévoir et anticiper les besoins de la collectivité ; seule la somme des initiatives et des choix individuels est à même d’y répondre.

                            3) Les injustices et les inégalités.

                            Pour un libéral, il est vain de tenter d’y remédier car l’on s’aperçoit que si on en résorbe certaines, on en crée d’autres. L’exemple type, c’est la sécu. Tout le monde est assuré au même taux, tout le monde a le même service. En réalité, c’est faux rien qu’avec les mutuelles complémentaires qui faussent complètement la donne et sans parler du fait que les gens les plus riches sont toujours mieux soignés.

                            Donc, plutôt que de perdre de l’énergie et des sous à résorber à l’infini des inégalités, on travaille plutôt à élever le niveau général.

                            Le moyen le plus fiable qu’on ait découvert pour cela, c’est le système concurrentiel. Mais attention, encadré et contrôlé. De ce point de vue, le capitalisme tend à annihiler la concurrence quand le libéralisme tend à la préserver (voir les lois anti-trust américaines et européennes).

                            Pour la sécurité sociale par exemple, on définit un cahier des charges (aussi appelé panier de soins) qui reprend exactement les garanties actuelles de la sécu et la société qui souhaite accéder au marché doit se conformer à ce cahier des charges sous peine de se voir retirer l’agrément. Ce qui d’ailleurs n’empêche pas l’Etat de proposer un service équivalent ou simplement de conserver un filet de sécurité pour les plus démunis (la CMU). L’idée étant que la mise en concurrence provoquera une optimisation des coûts (mieux pour moins cher) et donc un meilleur service pour tous.


                            • fredm fredm 22 février 2007 16:59

                              Et pour répondre à la question posée, si les français ont une si mauvaise opinion du libéralisme, c’est :

                              - parce qu’on subit un monstrueux bourrage de crâne intellectuel depuis les années 50 :

                              libéralisme = égoisme = exploitation = misère

                              libéralisme = libertarisme

                              libéralisme = ultralibéralisme = capitalisme

                              libéralisme = antisocialisme et socialisme = progrès

                              - parce que nous avons un longue tradition étatiste et centralisée

                              - parce que les libéraux français manquent de pédagogie


                            • filux (---.---.220.222) 22 février 2007 18:00

                              Pédagogie ? Disons simplement que nos chers embastillés qui sont avant tout : des patrons, des cadres, des hauts diplomés mais aussi quelques confortables revenus n’aspirant qu’à payer moins l’impot, défendent avant tout leurs propres intérêts.

                              Vous avez déja vu un libéral manifester quelque empathie que ce soit pour un travailleur qui aurait été licencié, s’appreterait à l’être ou qui viendrait simplement se plaindre de ses mauvaises conditions de travail ? Moi ja - mais ! Si, ou alors en vu de détourner ses propos à des fins de propagande.

                              Au passage, les amalgames qu’ils affectionnent tout particulièrement du genre : socialisme = communisme = Staline ; impot = racket = vol ; fonctionnaires = aristocrates = nantis, etc... sont tout aussi débiles et parfaitement contre productifs.


                            • filux (---.---.220.222) 22 février 2007 18:15

                              L’idée étant que la mise en concurrence provoquera une optimisation des coûts (mieux pour moins cher) et donc un meilleur service pour tous.

                              — >>

                              A couverture compléte ET constante ? J’en doute. D’ailleurs les assurances françaises disent ne pas être intéressées pour vendre la couverture maladie seule car trop peu génératrice de marge. Et pour cause, les frais de gestion de la sécu sont à l’heure actuelle de l’ordre de 3% à 4% contre 12 à 14% pour les assurances privées. Par ailleurs, si les médicaments sont parfois mieux remboursés à l’étranger, c’est surtout parce qu’ils sont moins cher.


                            • fredm fredm 22 février 2007 18:51

                              @filux

                              Vous partez du principe que si on défend des idées libérales, c’est surtout pour ne PAS donner aux autres. Selon vous, tous les libéraux sont des égoistes forcenés qui ne pensent qu’à leur pomme. En d’autres termes, le libéralisme serait une escroquerie des plus riches à destination des plus pauvres.

                              Ne vous en déplaise, la lutte des classes n’est pas l’alpha et l’oméga de la pensée humaine.

                              Je pourrai aussi dire qu’un système collectiviste permet de se décharger entièrement sur un Etat anonyme pour être solidaire, la conscience bien tranquille. Cet argument ne vaut pas mieux que le votre.

                              Les idées libérales sont des idées humanistes et antitotalitaires et je ne vois pas au nom de quoi elles constituraient l’apanage des plus riches.

                              Des salauds, il y en a partout et dans toutes les couches sociales, chez les libéraux comme chez les socialistes.


                            • Esteban Manchego Esteban Manchego 23 février 2007 11:15

                              @ fredm

                              D’accord pour éviter les procès d’intention que vous dénoncez (libéral=salaud pour résumer), mais avouez qu’on ne voit pas beaucoup d’ouvriers défendre le libéralisme et que ce sont surtout des personnes économiquement et socialement favorisées qui le font. Quelles que soient leurs intentions, on ne peut que remarquer qu’il y a là une convergence d’intérêt que vous le vouliez ou non.


                            • fredm (---.---.153.44) 23 février 2007 19:54

                              Vous avez raison. Cependant, il faut bien comprendre que toute la discussion que nous avons ici est relativement intellectuelle et nécessite un minimum de notions économiques et philosophiques.

                              il est compréhensible que des gens de milieux modestes et qui en bavent n’aient pas le gout ou pas le temps ou pas le bagage pour s’y intéresser de près. Alors, forcément, au premier degré, il n’est pas étonnant que la plupart des gens préfèrent un système « à la Robin des Bois »...

                              D’où le manque de pédagogie dont je parlais. Disons plutôt la difficulté pédagogique.


                            • Yaarg (---.---.75.224) 22 février 2007 16:38

                              Sur l’article : encore un qui confond libéral et liberté.

                              Je ne vois pas l’intérêt de l’article.


                              • josew (---.---.25.142) 22 février 2007 16:55

                                Article ultra-caricatural.

                                On aurait pu trouver le même papier dans Valeurs Actuelles ou au Figaro, voire dans les nouvelles versions de Libé et du Monde...

                                A lire l’auteur, il y a les bons : les libéraux, qui veulent la résussite de tous, qui sont attentifs aux élevèes en échec ou aux salariés licensiés et privés d’emploi.

                                Et en face de ces gens dynamiques, éclairés et modernes il y aurait les méchants anti-libéraux qui se plaignent tout le temps et qui attendent que les solutions tombent du ciel.

                                On se croirait chez Madelin tellement cette vision est archaïque et ridicule par ses excès et ses omissions...

                                Allez, encore un effort et notre « gauchiste repenti » s’enrolera sous la bannière étoilée pour la guerre en Iran...


                                • bob (---.---.80.111) 22 février 2007 17:20

                                  Monsieur,

                                  Vous confondez politique gauchiste menee pensant 20 ans et antiliberalisme. Savez vous que le liberalisme pousse a son paroxysme rejoint le communisme dans l’anarchie. La loi du plus fort n’a jamais tenu compte du merite mais de la violence et du manque total de moral et de vertu. Sachez enfin que liberalisme et communisme tendent tous les deux vers les extremes. Est ce la le monde dans lequel vous voulez vivre ?


                                  • bob (---.---.80.111) 22 février 2007 17:23

                                    J’ajoute que je suis d’accord sur l’analyse que vous faites en ce qui concerne la deresponsabilisation de la societe vis a vis des deviants (delinquants, criminels et autres profiteurs). Je le suis moins en ce qui concerne les solutions.


                                  • bob (---.---.80.111) 22 février 2007 17:28

                                    De plus, personne n’est « liberal » ou « communiste », chacun reagit en fonction de son interet particulier en y apposant l’etiquette qu’elle croit la plus adaptee.

                                    En ce qui vous concerne, les scandales d’Enron, d’argentine ou plus proche de nous, d’eurotunnel ne semblent pas vous avoir appris grand chose.


                                  • Le Fol (---.---.209.17) 22 février 2007 23:08

                                    « Vous confondez politique gauchiste menee pensant 20 ans et antiliberalisme. Savez vous que le liberalisme pousse a son paroxysme rejoint le communisme dans l’anarchie. La loi du plus fort n’a jamais tenu compte du merite mais de la violence et du manque total de moral et de vertu. Sachez enfin que liberalisme et communisme tendent tous les deux vers les extremes. Est ce la le monde dans lequel vous voulez vivre ? »

                                    Une question, vous écrivez ça depuis un pays anglo-saxon ? Probablement. S’il vous plait, si vous écrivez en français, adoptez un clavier français ! C’est très pénible, vous savez, de lire des « e accent aigu » sans accent, ou des « a accent grave » sans accent. Ou des « est-ce » sans le tiret.

                                    Pour le reste, vous avez parfaitement raison, et pour parodier un de nos humoristes disparus : « le Capitalisme, c’est la domination de l’Homme par l’Homme. Le communisme, c’est le contraire ».


                                  • stravos (---.---.132.162) 22 février 2007 17:26

                                    L’auteur aurait pu gagner du temps en faisant ainsi : marxisme = le Mal libéralisme = le Bien ...et surtout ne pas oublier les majuscules devant ces énormes concepts ! Simplissimus, le philosophe préféré de G.Bush, en aurait été absolument ravi.


                                    • Julien (---.---.227.52) 22 février 2007 17:53

                                      Article sans intérêt, qui ne présente aucun aspect informatif, aucune enquête journalistique. Juste un déballage des points de vue caricaturaux de son auteur qui, d’ailleurs, ne prend pas la peine de répondre aux commentaires. Encore un qui a confondu Agoravox avec son blog personnel...


                                      • flamant rose (---.---.236.142) 22 février 2007 17:53

                                        c’est simple, limpide, facile à lire et tellement juste.Ceux qui réussissent sont soit des voleurs, soit des profiteurs, soit des fils à Papa mais en aucun cas ils ne le méritent, en effet leur réussite ne peut pas provenir de leur travail donc ils doivent redistribuer.. logique non ?


                                        • faxtronic (---.---.127.45) 22 février 2007 18:03

                                          Bon thread, avec de bonne remarques, dans les deux sens, constructif. Cela releve le niveau de l’article qui est franchement de l’economie de comptoir.


                                          • Franckie (---.---.32.131) 22 février 2007 18:08

                                            Il est amusant de constater qu’un article aussi vrai et objectif puisse déchainer des commentaires aussi « anti-liberaux ». La France accélère t elle sa progression vers l’antiliberalisme ? Cela semble être le cas en ce début de siècle alors que j’ai pourtant l’impression récente qu’une vague de bon sens (qui refuse les assistés, les corporatismes, la chasse aux riches..)est entrain de naître simultanément. Bizarre...


                                            • JL (---.---.73.200) 22 février 2007 18:15

                                              Ceci n’explique pas pourquoi Agoravox l’a publié.

                                              Je suggère : sujet nouveau, intéressant davantage par les commentaires potentiels que par son contenu propre.

                                              Je réitère ici ma principale critique : cet article mélange les genres au profit d’une pensée obscurantiste (ce qui est dans l’ordre des choses, naturellement).

                                              Voir pour plus de précisions mon intervention de 16H18. Merci smiley


                                              • Christophe Christophe 22 février 2007 18:40

                                                @L’auteur

                                                Au contraire, l’antilibéral pense que l’homme est déterminé, qu’il n’est pas libre mais subit un certain nombre de conditionnements ; qu’il ne se décide pas en fonction de son libre-arbitre, mais qu’il est « agi » par des forces extérieures (société ou culture) ou intérieures (inconscient).

                                                Sans parler de conditionnement, il est à noter que l’homme subit des influences. Comment, à votre avis, se construit un individu ? Votre propos consiste-t-il à dire que les sciences comme l’anthropologie, la sémiotique, la sociologie, la psychanalyse, la psychologie poussent vers des tendances antilibérales ? Affirmez-vous le fait que les connaissances que vous possédez aujourd’hui, quelles qu’elles soient, sont un héritage naturel sans influence aucune ; donc acquises par vous-mêmes, seul ?

                                                De plus, comme le signale JL, vous confondez libéralisme économique et libéralisme politique. Ces deux approches ne sont pas totalement communes (elles sont même très éloignées) ; certes il existe des points d’intersection que le facteur économique prend pour justifier ses choix ; mais cela ne mène pas obligatoirement vers le respect du libéralisme politique.

                                                En bref un tissu d’inepties en guise d’affirmations ! smiley


                                                • frederic9 (---.---.232.32) 22 février 2007 19:06

                                                  Pourquoi ce débat typiquement franco-français sur le libéralisme (économique) ????????

                                                  La victoire du libéralisme dans le monde a été acquise à la suite :

                                                  1) De la chute du Mur de Berlin, qui a entrainé son adoption de Berlin-Est jusquà Vladivostock.

                                                  2) De la victoire des partisans de Deng Xiaoping, qui a entrainé son adoption en Chine.

                                                  Par conséquent la Messe est dite. Pourquoi ce besoin d’épiloguer sans fin sur des questions qui ont été réglées par d’autres depuis longtemps ?


                                                  • Gnole (---.---.192.187) 22 février 2007 19:40

                                                    Il n’existe aucun pays à l’heure actuelle qui soit purement libéral (sauf peut-être la Chine) et heureusement.

                                                    Le libéralisme est en soi aussi néfaste que le communisme lorsqu’il n’est pas controllé par les états... et n’est donc plus du libéralisme smiley CQFD

                                                    Il n’y a pas d’obligation écrite dans les astres à un système libéral, qui n’est pas non plus le meilleur ou le pire (suivant son point de vue) des systèmes !


                                                  • senso (---.---.153.162) 22 février 2007 19:10

                                                    Pour répondre au commentaire de Forest Ent, finissons-en avec ce concept d’ « ultra-libéralisme »- encore une manipulation sémantique de nos chers trotskistes et consorts. Il y a le libéralisme d’un côté ou le socialisme de l’autre. L’« ultralibéralisme » n’est qu’une manière de dire que le libéralisme est extrémiste, ce qui est faux. On confond (à dessein ?) souvent libéralisme et loi de la jungle. Alors que ce n’est tout simplement que la loi de l’offre et de la demande. (Mais ça, les socialistes de tout poil ne veulent pas l’admettre : il faut corriger les effets « pervers », disent-ils, ... de l’offre et de la demande ! et surtout pas d’inégalités !!! « Je n’aime pas les riches », disait un certain. Sans doute veut-il que tous soient pauvres ? On aura réussi ... l’égalité parfaite !)

                                                    En un mot, le libéralisme ne peut exister sans éthique, sans humanisme, sans égalité (mais de traitement !). Sinon, l’essence même de la liberté, qu’implique le libéralisme, ne peut exister.

                                                    (Mais ne me donnez pas comme exemple les Etats-Unis, car ce n’est pas un pays libéral : tout comme l’Europe, ils subventionnent à tout va !)

                                                    Pour référence, connectez-vous au blog de Fillias, qui fait de façon très complète, le tour de la question :

                                                    http://www.u-blog.net/liberte/note/6867

                                                    Car avant de critiquer, il faut savoir de quoi on parle.

                                                    Enfin, pour aller dans le sens de l’auteur de l’article, à propos des droits, je rappellerais ici ce que disait le père du Positivisme, Auguste Comte (injustement mis au rancart dans les manuels de préparation au bac : j’ai lu un de ces opuscules qui l’expédiait en une page en disant que c’était la méthode Coué, sans citer ses textes !- bravo de dire à nos têtes blondes ce qu’il faut penser...) :

                                                    De même que le pouvoir du peuple doit être un pouvoir moral et non politique, de même, pense Comte, le concept de droit doit désormais faire place à celui de devoir. Car la notion, toute politique, de droit ne protège réellement que les forts, ceux qui ont les moyens de proclamer et de défendre « leurs » droits : les faibles peuvent rarement s’offrir ce luxe. Alors que la notion, toute morale, de devoir ne va pas regarder si ceux envers qui l’on a des obligations sont en état ou non de les proclamer et de les exiger. Il vaut donc mieux substituer à « l’orageuse discussion des droits » la « paisible détermination des devoirs ».

                                                    « Le mot droit doit être autant écarté du vrai langage politique que le mot cause du vrai langage philosophique [...]. Chacun a des devoirs, et envers tous, mais personne n’a jamais aucun droit proprement dit. Les justes garanties individuelles résultent seulement de cette universelle réciprocité d’obligations, qui reproduit l’équivalent moral des droits antérieurs, sans offrir leurs graves dangers politiques. En d’autres termes, nul ne possède plus d’autre droit que celui de toujours faire son devoir. »

                                                    Système de politique positive, I, 361

                                                    A méditer...


                                                    • Forest Ent Forest Ent 23 février 2007 17:38

                                                      Je réponds quand même, parce qu’interpellé nominativement, mais c’est fatiguant, parce que c’est le 8ème article du genre, et qu’on finit par se répéter.

                                                      « le libéralisme ne peut exister sans éthique, sans humanisme, sans égalité de traitement »

                                                      Exact, et c’est pour cela qu’il n’existe pas. Mais c’est une bonne idée. Je suis libéral, car je crois au droit et à la liberté d’entreprendre. Je suis socialiste, car je crois au bien commun et à la solidarité. Nous sommes presque tous un peu libéraux et un peu socialistes. Donc nous ressasser les évidences contenues dans cet article ne nous fait pas progresser. La vérité reste au milieu.

                                                      L’ultralibéralisme n’est pas une invention. Si ce mot ne vous plait pas, remplacez-le par autre chose qui vous plait mieux. L’économie n’est pas de la philosophie, ni de la sémantique.

                                                      L’ultralibéralisme est ce qui fait que, alors qu’il y a 30 ans, quand une entreprise marchait bien, elle embauchait, maintenant, elle ferme pour s’installer en Chine et marcher encore mieux. Appelez-ça comme vous voulez.


                                                    • Clarq (---.---.149.85) 27 février 2007 12:20

                                                      Si une entreprise ferme une usine pour la délocalisée, cela s’appelle la mondialisation. Et c’est le mouvement qui permet à un grand nombre de pays de se développer. À un moment il faut choisir entre la concurrence « sauvage », le protectionnisme total, et un libre-échange qu’on cherche à mettre en place petit à petit, car il permet aux pays du Sud de se développer... Le problème de l’agriculture dont il est question plus haut et qui est une des causes des problèmes dramatiques dans les pays les plus pauvres provient plus du protectionnisme des pays riches sur ce point qui veulent continuer, à l’image de Chirac sur la PAC de subventionner leurs agriculteurs, faussant la compétition qui serait bénéfique autrement aux pays en développement. Cdt, CM


                                                    • Forest Ent Forest Ent 28 février 2007 21:53

                                                      L’ultralibéralisme ne permet pas « aux pays du sud de se développer », mais à des gens dans les pays du sud et du nord de s’enrichir au détriment des autres.

                                                      La PAC est l’inverse d’un système protectionniste puisqu’au lieu de taxer les importations elle subventionne les exportations.


                                                    • (---.---.5.199) 22 février 2007 19:30

                                                      eh beh ça fait peur hein, une vision manichéenne du monde et de la politique, la loi du tout noir ou tout blanc, qui nous amène à un choix cornelien, va t-on crever d’ultra liberalisme où d’ultra-socialisme........

                                                      bof, l’un où l’autre m’est égale, vais m’assoir au pieds d’un arbre (tant qu’il en reste) et me fumer une clope (tant que j’ai encore le droit dans mon jardin)


                                                      • La Vache qui boit du cidre (---.---.99.25) 22 février 2007 19:51

                                                        Une petite chanson pour la route, avant la prochaine, et nième, « libération » de l’Europe par les américains, aidés par les glorieux résistants français anti-antilibéraux ! :

                                                        Stone et Charden MADE IN NORMANDIE Paroles : Eric Charden, Franck Thomas, J.M. Rivat, 1973

                                                        LUI : Je suis américain et je vis en Pennsylvanie En 1944 j’étais sergent dans l’infanterie Jeannette et moi on s’est mariés C’était le mois de mai Et l’on m’a parachuté sur un village Français La guerre, Jeannette, je te l’ai racontée Et dans mon coeur j’ai toujours gardé

                                                        DUO : Les vaches rousses, blanches et noires Sur lesquelles tombe la pluie Et les cerisiers blancs made in Normandie Une mare avec des canards Des pommiers dans la prairie Et le bon cidre doux made in Normandie Les oeufs made in Normandie Les boeufs made in Normandie Un petit village plein d’amis Et puis les filles aux joues rouges Qui donnent aux hommes de là-bas Qui donnent aux hommes de l’amour L’amour made in Normandie Oh ! oui les filles aux joues rouges Qui donnent aux hommes de là-bas Qui donnent aux hommes de l’amour L’amour made in Normandie

                                                        ELLE : Je suis américaine et je suis née à Philadelphie En 1944 tu es parti loin de ma vie J’ai mis dans ton blouson un peu de terre de notre pays J’ai tremblé en écoutant la radio toutes les nuits La guerre je sais tu me l’as racontée Mais dis encore qu’as-tu rapporté ?

                                                        DUO : Les vaches rousses, blanches et noires Sur lesquelles tombe la pluie Et les cerisiers blancs made in Normandie Une mare avec des canards Des pommiers dans la prairie Et le bon cidre doux made in Normandie Les oeufs made in Normandie Les boeufs made in Normandie Un petit village plein d’amis Et puis les filles aux joues rouges Qui donnent aux hommes de là-bas Qui donnent aux hommes de l’amour L’amour made in Normandie Oh ! oui les filles aux joues rouges Qui donnent aux hommes de là-bas Qui donnent aux hommes de l’amour L’amour made in Normandie

                                                        LUI : La guerre, Jeannette, je te l’ai racontée Mais dans mon coeur j’ai toujours gardé

                                                        DUO : Les vaches rousses, blanches et noires Sur lesquelles tombe la pluie Et les cerisiers blancs made in Normandie Une mare avec des canards Des pommiers dans la prairie Et le bon cidre doux made in Normandie Les oeufs made in Normandie Les boeufs made in Normandie Un petit village plein d’amis Et puis les filles aux joues rouges Qui donnent aux hommes de là-bas Qui donnent aux hommes de l’amour L’amour made in Normandie Oh ! oui les filles aux joues rouges Qui donnent aux hommes de là-bas Qui donnent aux hommes de l’amour L’amour made in Normandie


                                                        • Le Fol (---.---.209.17) 22 février 2007 23:24

                                                          Oui, mais vous voyez, la libération de l’Europe par les Alliés (et pas la libération de la seule France par les seuls Américains), c’était il y a 62 ans.

                                                          Alors que pour le moment, les Américains, ils sont surtout en trains de libérer l’Irak !


                                                        • Bois-Guisbert (---.---.1.126) 22 février 2007 19:53

                                                          Pourquoi les Français détestent-ils le libéralisme ?

                                                          Mais tout simplement parce que le libéralisme est totalement étranger à leur identité culturelle. Gustave Le Bon l’a expliqué il y a plus de cent dix ans :

                                                          Prenons d’abord la France, c’est-à-dire un des pays du monde qui ont été soumis aux bouleversements les plus profonds, où, en peu d’années, les institutions politiques semblent avoir le plus radicalement changé, où les partis semblent le plus divergents. Si nous envisageons, au point de vue psychologique, ces opinions si dissemblables en apparence, ces partis sans cesse en lutte, nous constaterons qu’ils ont en réalité un fond commun parfaitement identique qui représente exactement l’idéal de notre race. Intransigeants, radicaux, monarchistes, socialistes, en un mot tous les défenseurs des doctrines les plus diverses, poursuivent avec des étiquettes dissemblables un but parfaitement identique : l’absorption de l’individu par l’État. Ce que tous veulent avec la même ardeur, c’est le vieux régime centralisateur et césarien, l’État dirigeant tout, réglant tout, absorbant tout, réglementant les moindres détails de la vie des citoyens, et les dispensant ainsi d’avoir à manifester aucune lueur de réflexion et d’initiative. Que le pouvoir placé à la tête de l’État s’appelle roi, empereur, président, etc., il n’importe, ce pouvoir, quel qu’il soit, aura forcément le même idéal, et cet idéal est l’expression même des sentiments de l’âme de la race . Elle n’en tolérerait pas d’autre.

                                                          L’ABSORPTION DE L’INDIVIDU PAR L’ÉTAT... Tout est dit et ça remonte à... 1895 !!!

                                                          Il est donc inutile d’aller chercher plus loin. Le Français est, par nature, réfractaire au libéralisme... Et c’est dans ses gènes ! Naturellement, un Hongrois ne peut pas le savoir. Et encore moins le ressentir...

                                                          Il est souvent regrettable que la suffisance des temps modernes nous éloignent d’auteurs plus anciens qui avaient tout compris, il y a longtemps.


                                                          • Bois-Guisbert (---.---.1.126) 22 février 2007 23:15

                                                            Et seul Bois-Guisbert nous propose une réponse.

                                                            Ah non, ce n’est pas moi. C’est ce génial sociologue qu’était Gustave Le Bon. Je n’ai fait que transmettre.

                                                            Si le sujet vous intéresse, vous trouverez, entre autres, les Lois psychologiques de l’évolution des peuples en ligne, sur le site de l’université de Chicoutimi, Le Bon étant extrêmement populaire chez nos cousins Québecois. Ce qui confirme que nul n’est prophète en son pays.

                                                            Tiens, c’est une colle ( je n’ai pas la réponse) : combien de pays au monde ont le mot « égalité » dans leur devise ?

                                                            Pour autant que je le sache, il n’y a qu’Haïti, dont la devise est double « Liberté, Egalité, Fraternité » et « L’union fait la force ».


                                                          • senso (---.---.153.162) 22 février 2007 20:49

                                                            Cher Bois-Guibert,

                                                            Si je me souviens bien, Brian de Bois-Guibert, dans Ivanhoe était le vilain, le traître... Pourquoi avoir choisi un tel pseudo ?

                                                            De quel bois es-tu fait, Bois-Guibert ? Ta conception de la France est plutôt apathique. Ce n’est pas parce que Gustave Le Bon a fait ce commentaire cynique qu’il faut prendre ce qu’il dit pour argent comptant ! Il fait appel aux plus bas instincts, aux tendances les plus désabusées de (pardonne-moi cette référence d’actualité) la francitude ! Tout ça, c’est du raisonnement de beauf.

                                                            Et puis là n’est même pas la question - nous n’avons plus les moyens d’un tel assistanat, d’un tel état-providence, ou bien nous serons engloutis ! On peut pérorer à l’infini, pendant ce temps-là, une autre moitié de la planète (et peut-être plus) est en train de bosser, tandis que nous sommes assis sur notre derrière et que nous nous grattons le nombril laborieusement. La Chine s’éveille déjà, mon cher Bois-Guibert. Il n’est pas l’heure de s’allonger et de rester inactif... Avec la dette que l’on a !!!

                                                            Et puis, ce n’est pas sympa pour les générations futures. As-tu des enfants, Bois-Guibert ? Sinon, pense au moins aux enfants de tes copains !


                                                            • Bois-Guisbert (---.---.1.126) 22 février 2007 22:58

                                                              « Si je me souviens bien, Brian de Bois-Guibert, dans Ivanhoe était le vilain, le traître... Pourquoi avoir choisi un tel pseudo ? »

                                                              Vous avez une excellente mémoire, mais une mauvaise vue. Ce qui confirme l’adage ango-saxon : nobody is perfect. En outre, ça pèche sévère côté comprenette.

                                                              « Ta conception de la France est plutôt apathique. »

                                                              Je n’ai pas de conception de la France, je copie-colle un portrait des Français, dressé il y a 110 ans, et qui n’a pas pris une ride...

                                                              « Ce n’est pas parce que Gustave Le Bon a fait ce commentaire cynique qu’il faut prendre ce qu’il dit pour argent comptant ! »

                                                              Je ne prends pas ce propos pour argent comptant, parce que c’est Le Bon qui l’a fait, mais parce qu’on le vérifie facilement aujourd’hui, preuve de son exactitude.

                                                              « Il fait appel aux plus bas instincts, aux tendances les plus désabusées de (pardonne-moi cette référence d’actualité) la francitude ! Tout ça, c’est du raisonnement de beauf. »

                                                              Il ne fait appel à rien du tout, IL CONSTATE !!!

                                                              « Et puis là n’est même pas la question - nous n’avons plus les moyens d’un tel assistanat, d’un tel état-providence, ou bien nous serons engloutis ! »

                                                              Les Français sont ce qu’ils sont. Le Bon les observe et les décrit, avec lucidité plutôt qu’avec cynisme, totalement réfractaires au libéralisme. Il n’est pas question de moyens, d’assistanat, d’état-providence ni d’engloutissement.

                                                              « On peut pérorer à l’infini, pendant ce temps-là, une autre moitié de la planète (et peut-être plus) est en train de bosser, tandis que nous sommes assis sur notre derrière et que nous nous grattons le nombril laborieusement. La Chine s’éveille déjà, mon cher Bois-Guibert. Il n’est pas l’heure de s’allonger et de rester inactif... Avec la dette que l’on a !!! »

                                                              Tout ce que vous nous baillez n’a strictement rien à voir avec l’identité culturelle des Français. L’auteur d’un article demande « Pourquoi les Français détestent-t-ils le libéralisme ? », j’apporte une réponse qui a déjà été donnée à la fin du XIXe siècle. Un point, c’est tout. La moitié de la planète, les nombrils, la Chine, la dette n’ont rien à voir là-dedans...

                                                              « Et puis, ce n’est pas sympa pour les générations futures. As-tu des enfants, Bois-Guibert ? Sinon, pense au moins aux enfants de tes copains ! »

                                                              Et bien si, dans cette optique, vous vous proposez de changer la constitution mentale des Français, je vous invite à commencer tout de suite, parce qu’il y en fastoche pour deux ou trois siècles. Tous mes vœux vous accompagnent...

                                                              Pour bien vous désespérer - smiley -, je vous livre encore ce que Le Bon écrivait à la même époque des Anglo-Saxons : « Que les Anglais aient à leur tête un monarque comme en Angleterre, ou un président comme aux États-Unis, leur gouvernement présentera toujours les mêmes caractéristiques fondamentales : l’action de l’État sera réduite au minimum, et celle des particuliers portée au maximum, ce qui est précisément le contraire de l’idéal latin. »

                                                              Là encore, rien n’a changé. Et ça ne changera pas de sitôt. Parce que l’âme des peuples est d’une stabilité stupéfiante dans un monde qui donne l’impression d’être en constante mutation... CQFD


                                                            • Le Fol (---.---.209.17) 22 février 2007 23:40

                                                              « Parce que l’âme des peuples est d’une stabilité stupéfiante dans un monde qui donne l’impression d’être en constante mutation... »

                                                              C’est très joli ce que vous écrivez-là, mais c’est un peu trop conservateur à mon goût, quand même.

                                                              Il y a deux générations les Français croyaient à la génération spontanée, allaient à la messe tous les soirs, et acceptaient sans broncher de se faire découper en rondelle par les baillonettes teutonnes.

                                                              Aujourd’hui, tout le monde sort du système scolaire à bac+5 (j’exagère un peu), personne ne se marie plus (alors la messe je dis pas...), et on est copains comme cochon avec les Germains.

                                                              Le mode de vie et de pensée des Français a donc connu des mutations très profondes depusi un siècle, même si je crois, et là je vous rejoints, que les peuples ont une histoire et une culture non écrite bien plus riche qu’on ne le dit. Et que cette culture ne varie pas non plus aussi facilement qu’on le dit.

                                                              Quatre siècles de colbertisme, cela ne s’effacera pas avec les discours à 3 balles de Nicolas Sarkozy. Pour le cas où certains l’espéraient, c’est raté !


                                                            • Bois-Guisbert (---.---.1.126) 22 février 2007 23:51

                                                              Le mode de vie et de pensée des Français a donc connu des mutations très profondes depusi un siècle...

                                                              Mais leur mentalité n’a pas varié, elle. Ce n’est ni une question moeurs, d’habitude ou d’instruction. Quand Le Bon évoque

                                                              « notre facilité très grande à être mécontents de ce qui nous entoure, l’idée qu’un gouvernement nouveau rendra notre sort plus heureux, nous conduisent à changer sans cesse nos institutions... »,

                                                              il parle d’un Français quasi éternel, universitaire aussi bien qu’analphabète, qui existait en 1895, qui existe aujourd’hui, et qui existera dans cent ans...

                                                              Si, bien sûr, la France n’a pas été submergée par des peuplades allogènes, totalement étrangères à son génie... Mais, cela, c’est un autre sujet...


                                                            • senso (---.---.153.162) 23 février 2007 00:05

                                                              Mon cher Bois-Guibert, si je pensais comme vous, je m’irais mettre mon épée en travers du corps. No future, n’est-ce pas ?

                                                              A moins... que vous ne soyez vraiment le traître dépeint par Walter Scott ? Ne seriez-vous pas un agent de l’étranger, un Chinois, peut-être ? (Je plaisante !)

                                                              Ceci étant dit, si les Français sont si rétifs au libéralisme, c’est parce que depuis belle lurette, ils ont l’habitude de recevoir des allocations, des subventions, des aides de toutes sortes. Et qu’ils sont nourris aux mamelles des idées marxistes. Il est difficile de se défaire de ces choses apprises en enfance... Même nos vieux gaullistes n’ont pas encore compris (voyez Chirac)... Le problème, c’est que les Français ne regardent pas ailleurs, ne sortent pas de leur pays et que leur arrogance est telle que la France est vue par eux comme « le meilleur des mondes ». « Notre sécurité sociale que tout le monde nous envie », entend-on... On nous envie le trou, l’abysse de notre sécu ? Allons, laissez-moi rire ! Quel aveuglement, quelle suffisance, quel ethnocentrisme démontrons-nous parfois !!!

                                                              Mais, heureusement, je vois que beaucoup de Français commencent à ouvrir l’oeil et les oreilles et à se déprendre de tout ce qu’on leur inculqué à l’école, dans les amphithéâtres, dans les médias, dans la bouche de nos intellectuels (et Dieu sait si nombre d’entre eux, même ayant fait « leur retraite - idéologique- de Russie », cf. André Gide et consorts, ont cependant continué de soutenir les idées socialistes, ne voyant pas qu’il s’agit là d’un mode à peine édulcoré du communisme - ce que la méthode semi-globale est à la méthode globale en matière de lecture, dirais-je métaphoriquement).

                                                              Ils commencent à aborder le principe de réalité.

                                                              Par tradition, les Français (on le voit dans nos débats sur la toile, ô combien, ici même par exemple) aiment discuter, ferrailler, débattre, controverser, polémiquer. Les étrangers rigolent en nous voyant faire. Dieu que nous sommes ridicules parfois ! C’est simplement ce que je voulais dire en évoquant les Chinois : pendant que nous nous lançons dans des escarmouches idéologiques, eux, ils pragmatisent. C’est tout. Et le réveil sera brutal si nous ne changeons pas d’attitude.

                                                              Mais, je le redis : il y a de l’espoir, quoique l’auteur de Psychologie des Foules, Gustave le Bon, disait...( Le problème avec lui, c’est qu’il ne considère que les masses et non les individus. La même erreur de Karl Marx ! De toute façons, je me méfie des psychologues, car la psychologie est une pseudo- science fourre-tout qui n’a jamais fait ses preuves. Quant aux sociologues, il y a aussi le pire et le meilleur chez eux...).

                                                              Et baste, nous n’avons pas besoin de maîtres à penser pour savoir ce qu’il faut faire de ce pays !


                                                            • Bois-Guisbert (---.---.1.126) 23 février 2007 00:28

                                                              ...si je pensais comme vous...

                                                              Je ne pense rien du tout, je constate que le Français n’a pas changé depuis plusieurs siècles, que l’Anglo-Saxon ne change pas davantage, c’est tout.

                                                              Vous pouvez nier l’évidence, ce n’est pas ce qui modifiera la réalité : Les Français sont allergiques au libéralisme, pratiquement depuis toujours et ils le resteront pendant très longtemps encore. Parce qu’ils préféreront toujours l’égalité à la liberté. Ca aussi Le Bon l’a observé*...

                                                              Je comprends que ça puisse vous ennuyer et que votre gêne vous conduise à nier cette évidence, mais la situation n’en est pas modifiée d’un quart de iota.

                                                              nous n’avons pas besoin de maîtres à penser pour savoir ce qu’il faut faire de ce pays !

                                                              Il ne faut pas voir Le Bon comme un maître à penser, mais comme un observateur, un diagnosticien qui n’offre ni remède ni solution. Maintenant, si vous pensez réaliser quelque chose contre les sentiments les plus profonds des habitants de ce pays, je vous prédis de sérieux mécomptes...

                                                              *...les peuples latins se souciant fort peu de liberté et beaucoup d’égalité, supportent aisément tous les despotismes, à la seule condition que ces despotismes soient impersonnels.


                                                            • senso (---.---.153.162) 23 février 2007 01:20

                                                              « Il ne faut pas voir Le Bon comme un maître à penser, dites-vous, »mais comme un observateur, un diagnosticien qui n’offre ni remède ni solution. Maintenant, si vous pensez réaliser quelque chose contre les sentiments les plus profonds des habitants de ce pays, je vous prédis de sérieux mécomptes..."

                                                              - Eh bien, quel intérêt ? C’est ce que je disais : vous avez une vision fataliste et apathique des choses.

                                                              Mais je le répète, et je n’y serai pas pour grand chose, ce seront les autres pays qui nous obligeront à changer, si nous voulons faire survivre notre belle civilisation française (et je ne suis pas ironique en disant cela, car je trouve qu’elle est très riche de qualités)... Donc, à moins que nous ne soyons suicidaires, il faudra changer !

                                                              Et tout le reste est littérature !


                                                            • Bois-Guisbert (---.---.10.196) 23 février 2007 10:35

                                                              ...vous avez une vision fataliste et apathique des choses.

                                                              C’est ce que vous croyez. Ce que je pense, c’est qu’il appartient aux penseurs et aux politiques d’élaborer des solutions, aux problèmes du jour, qui tiennent compte de la mentalité française. On ne peut, par exemple, pas toucher aux fameux « acquis sociaux », auxquels une masse de Français est plus attachée que des moules à leur bouchot.

                                                              Donc, il faut trouver des formules, ménageant peut-être un peu la chèvre et le chou, mais il est ridicule d’aller chercher des solutions clefs en main en Scandinavie, en Allemagne et, plus stupide encore, aux Etats-Unis...

                                                              Les Français ne seront jamais des Anglais. Une Margaret Thatcher, par exemple, n’aurait aucune chance de réussir en France, non pas parce qu’elle en serait empêchée, mais parce qu’elle ne pourrait jamais accéder au pouvoir... Si elle a pu s’attaquer victorieusement aux pouvoirs extravagants des syndicats, c’est que ces pouvoirs ne correspondaient à rien de profond, l’opinion publique ne les a pas défendus.

                                                              Je crois d’ailleurs qu’il n’y a qu’en France qu’on trouve une forte proportion d’usagers du chemin de fer pour estimer, à chaque fois, que les cheminots ont raison de faire la grève. Ca ne me paraît concevable dans aucun des pays dont je connais un tant soit peu la population.

                                                              ...ce seront les autres pays qui nous obligeront à changer

                                                              C’est possible, mais il est possible aussi que les Français changent sans pour autant devenir des adeptes du libéralisme. Les problèmes trouveront des solutions, mais ce seront des solutions conformes à la mentalité française et si, changement il y a sur un certain nombre de plans, ce ne sera pas au terme d’une démarche rationnelle. Et les résistances seront considérables, de la part des syndicats, de la part des fonctionnaires - qui sont au nouveau régime ce que la noblesse était à l’ancien. Encore une fois, rien ne change, sinon le nom des choses...

                                                              «  si nous voulons faire survivre notre belle civilisation française (et je ne suis pas ironique en disant cela, car je trouve qu’elle est très riche de qualités)... »

                                                              Justement, c’est grâce à ces qualités que la France pourra s’en sortir, mais sans pour autant devenir reaganienne. Et, en cela, je ne suis ni fataliste ni pessimiste. A condition bien entendu que les qualités de la civilisation française ne soit pas surclassée par les défauts de la civilisation islamique.

                                                              « Donc, à moins que nous ne soyons suicidaires, il faudra changer ! »

                                                              Il se passe des choses suicidaires dans la France actuelle...


                                                            • Rdlm (---.---.114.107) 22 février 2007 20:50

                                                              La mauvaise note de l’article est bien la preuve que les français n’aiment pas le libéralisme !


                                                              • JL (---.---.73.200) 23 février 2007 10:21

                                                                Non, cet article est stupide tout simplement. et votre opinion simpliste.

                                                                Cet article pourraît bien être une traduction d’un texte d’origine anglo-saxonne :

                                                                Naïveté de la vision de la société française.

                                                                Mélange des genres typiquement néoconservateurs entre libéralisme et lumières, antilibéralisme et obscuratisme.

                                                                Amalgame des droits économiques et sociaux avec les droits civiques, contenu dans l’ex TCE.

                                                                Bref, cet article de contrebande n’est qu’une profession de foi d’obscurantiste. Si quelque chose vous gêne dans cette affirmation, je consens à retirer ’contre’.

                                                                L’obscurantisme c’est typiquement le mélange volontaire des genres : Le problème ne vient pas de l’antilibéralisme des français, il vient de l’obscurantisme des anglo-saxons.


                                                              • Bois-Guisbert (---.---.10.196) 23 février 2007 10:41

                                                                il vient de l’obscurantisme des anglo-saxons.

                                                                Obscurantiste = personnage qui compte plus sur lui-même que sur l’Etat pour résoudre ses problèmes, et qui préfère la liberté à l’égalité - deux concepts antinomiques, ce que tout le monde comprend, sauf les Français...

                                                                Vive la Sécu ! Hein dis JL ?


                                                              • JL (---.---.73.200) 24 février 2007 12:03

                                                                J’ai dis : «  »L’obscurantisme c’est typiquement le mélange volontaire des genres«  »

                                                                et Bois-guisbert : «  »Obscurantiste = personnage qui compte plus sur lui-même que sur l’Etat pour résoudre ses problèmes, et qui préfère la liberté à l’égalité«  »

                                                                Mr Bois-guisbert ne sait-il pas ce qu’est l’obscurantisme ? ou fait-il de l’ironie ?

                                                                BG : «  »- deux concepts antinomiques, ce que tout le monde comprend, sauf les Français...«  »

                                                                Ce type qui préfère la liberté à l’égalité n’a sûrement pas entendu F. Mitterrand dire «  »mes chers compatriotes, ne séparez jamais la liberté de l’égalité«  ».

                                                                Vos libéraux sont les pires ennemis de la liberté, et ne méritent plus la statue dont ils n’enorgueillissent.

                                                                Ennemis de la libeté de produire des génériques pour les populations du tiers monde, et pour ne citer qu’un exemple de leurs contradictions.

                                                                Quant à la sécu !!! qu’on la supprime, et les laboratoires pharmaceutiques seront les premiers à suffoquer. smiley


                                                              • ten (---.---.2.172) 22 février 2007 20:50

                                                                Parce que les pretendus liberaux sont detestables ?


                                                                • La Vache qui ne rit pas tous les jours (---.---.99.25) 22 février 2007 20:55

                                                                  Il y a des réfractaires à l’ultra-libéralisme mondialiste mafieux qui l’expriment de manière violente. Qu’ils restent en paix.

                                                                  http://www.lexpansion.com/art/17.0.154411.0.html

                                                                  22/02/2007 Suicide d’un salarié de PSA LExpansion.com

                                                                  Funeste série chez les constructeurs français. Alors qu’en quatre mois trois salariés de Renault se sont donnés la mort, un salarié de Peugeot Citroën vient de se suicider en invoquant ses conditions de travail. Et un de ses collègues, sur le site de Charleville-Mézières, se trouve à l’heure actuelle dans un état critique après une tentative de suicide.


                                                                  • (---.---.38.189) 22 février 2007 21:07

                                                                    L’antilibéral est celui qui gagne moins de 2000 euros par mois, c’est à dire 90% de la population. Le libéral est celui qui gagne plus de 2000 euros par mois, soit 10% de la population, selon les statistiques.

                                                                    Si l’on additionne le revenu familial, la proportion passe à 75% - 35%

                                                                    Si en plus on intègre le travail au black, et la triche aux assurances sociales la proportion devient probablement 50% - 50%.

                                                                    Si l’on ajoute les Rmistes que l’on voit rouler en grosses BMW, mercédés, porsche flambant neuves au nez et à la barbe des forces de l’ordre occupées à verbaliser les citoyens ordinaires, la proportion se situe autour de 40% -60%

                                                                    Pas étonnant que l’on ait eu trois présidents socialo communistes à la suite l’un de l’autre, et que l’on soit partant pour un quatrième. Le socialo communisme, ç’a paye ! Alors, mort au libéralisme !


                                                                    • m (---.---.243.207) 23 février 2007 00:54
                                                                        L’antilibéral est celui qui gagne moins de 2000 euros par mois. Le libéral est celui qui gagne plus de 2000 euros par mois[...].

                                                                      Il est totalement faux de généraliser ainsi. (Je ne reviendrai pas sur le passage RMI-BMW)

                                                                      Il y a beaucoup de libéraux qui commencent avec moins de 2000 euros par mois et il y a beaucoup d’antilibéraux qui sont à plus de 2000 euros par mois.

                                                                      Que penser de deux qui gagnent au Loto alors ? Avant de gagner ils sont antilibéraux et ensuite deviennent libéraux ? Je pense qu’Arlette, si elle devait jouer et gagner, ne deviendrait certainement pas libérale pour autant.

                                                                      Alors cessez de raconter n’importe quoi SVP.


                                                                    • toto (---.---.118.159) 22 février 2007 21:41

                                                                      La France d’après guerre s’est construite avec les idées gaullistes et communistes : un état fort jouant un rôle moteur en terme économique et en terme de redistribution.

                                                                      Evidemment, le libéralisme économique est difficilement compatible avec les valeurs précédemment annoncées. Les français sont d’ailleurs toujours attachés au modèle social à la française.

                                                                      Alors, que faire ? Respecter la démocratie : le peuple de France ne veut pas du libéralisme ! Que nos dirigeants, et en particulier le président de la République, enlèvent la signature de la France au Traîté Constitutionnel !

                                                                      Cette constitution est un modèle du genre : elle entérine le dogme libéral qui ne peut être ainsi soumis au choix populaire. Les néanderlais ont fait la même analyse que la notre, et cela prouve qu’une alternative au libéralisme est possible en Europe. Cette alternative est présente au parlement européen sous le nom GUE (Gauche Unitaire Européenne). Elles fédérent le Linkspartei en Allemagne, Refondation Communiste en Italie, Parti Socialiste aux Pays Bas, le Parti Communiste en France... .

                                                                      Dans la foulée de la victoire du Parti Socialiste (gauche antilibérale) aux Pays Bas, votons et faisons voter pour la candidate de la gauche antilibérale MG BUFFET.


                                                                      • herve33 (---.---.187.101) 22 février 2007 21:48

                                                                        (IP:xxx.x40.38.189) a dit :

                                                                        Si l’on ajoute les Rmistes que l’on voit rouler en grosses BMW, mercédés, porsche flambant neuves au nez et à la barbe des forces de l’ordre occupées à verbaliser les citoyens ordinaires

                                                                        Je sais pas si on vit dans le même monde mais je connais des RMIstes , ils ont à peine de quoi bouffer . Il ne faut pas généraliser , tout le monde ne vit pas que du travail au noir et d’ escroqueries aux assurances sociales .

                                                                        Alors arrêtes de regarder TF1 , ça nuit à la santé mentale .


                                                                        • (---.---.38.189) 23 février 2007 00:26

                                                                          sors donc de trou hervé et observe !


                                                                        • (---.---.159.243) 22 février 2007 22:15

                                                                          C’est pas que les français déteste le libéralisme mais ça doit leur passer par dessus la téte... Aux USA (pays du libéralisme), c’est différent, dans ce mot il y’a « liberty » (pas freedom...) qui pourrait, par exemple, rimer avec tolérance. On pourrait aussi pourquoi pas, on n’est pas à ça prés, parler de « la statut de la liberté » qui acceuille (acceuillait) les migrants venus de la vieille Europe et qui fuyaient sa trés vieille misére et son intolérance. On pourrait aussi se rappeler que cette foutue statut, à deux doigts des Twin Towers, a éte conçu par un français d’origine italienne ; On pourrait aussi se dire que le libéralisme c’est un peu comme la religion qui pour eux est une délivrance, l’ouverture à une nouvelle vie, et pour nous l’addiction à un ordre encore plus restrictif . En gros on pourra dire n’importe quoi mais on comprendra que l’on ne se comprend pas et nous prendra alors au fond des tripes le désir de partir... espace........


                                                                          • (---.---.159.243) 22 février 2007 22:17

                                                                            vive la liberté


                                                                          • moebius (---.---.159.243) 22 février 2007 22:18

                                                                            mais que fait tu de l’égalité ?


                                                                          • moebius (---.---.159.243) 22 février 2007 22:19

                                                                            On ne peut pas tout avoir


                                                                          • (---.---.198.231) 22 février 2007 22:30

                                                                            « mais que fait tu de l’égalité ? »

                                                                            mais que fais-tu de l’orthographe ?


                                                                          • moebius (---.---.139.173) 22 février 2007 23:22

                                                                            M’en branle


                                                                          • JL (---.---.73.200) 23 février 2007 10:26

                                                                            ................... smiley


                                                                          • (---.---.99.25) 22 février 2007 22:31

                                                                            Le pseudo-débat sur le« libéralisme » (?) n’est qu’un moyen détourné pour les français de nier leur défaite.

                                                                            Certains français, selon une viellle habltude, collaborent, et épousent l’idéologie en vogue, imposée par le complexe miliaro-industriel états-unien.


                                                                            • moebius (---.---.139.173) 22 février 2007 23:28

                                                                              quel défaite ?


                                                                            • moebius (---.---.139.173) 22 février 2007 23:37

                                                                              Aune économie libéral on oppose une économie de type collectiviste. Pourquoi lui preferrez vous le terme d’anti-libéral ? Et que pensez vous du terme « ultra libéralisme »


                                                                            • moebius (---.---.139.173) 22 février 2007 23:39

                                                                              J’ai une martingale pour gagner au loto


                                                                            • benevole (---.---.50.229) 22 février 2007 23:13

                                                                              Cet article caricatural voudrait faire passer les libéraux pour des gens responsables et actifs et les anti-libéraux pour des assistés irresponsables.

                                                                              Mais responsable ou irresponsable de quoi ? Le libéral se sentirait davantage responsable de lui-même ou de son propre foyer mais ne se sentirait aucune responsabilité à l’égard du monde et en particulier des victimes du système qu’il défend.

                                                                              Car le système économique libéral est sans état d’âme à l’égard d’autrui. Seul compte le profit et si pour en réaliser un, il faut mettre une ville entière sur la paille, le libéral n’hésitera pas un quart de seconde. Le délinquant, ce n’est jamais lui mais la victime qui s’attaque à ses biens ou à sa tranquilité. Je conseille à ce propos la lecture de « L’empire de la honte » de Jean Ziegler.

                                                                              A l’inverse, l’antilibéral estimerait avoir des droits inaliénables en vertu de sa nature humaine et du fait que la terre appartient en droit à tous les hommes. Il se sentirait responsable collectivement du drame de la pauvreté qui entraîne la mort par la faim de 24.000 personnes par jour, soit 8 attentats contre le WTC par jour ou un tsunami asiatique tous les 15 jours. Il réagirait à l’irresponsabilité manifeste des libéraux qui privatisent sans cesse les profits et socialisent les coûts.

                                                                              Par exemple, les technologies de pointe ont toujours été des produits de la recherche. Cette dernière n’est que la pointe émergée de l’iceberg que constitue l’enseignement. Le coût de l’enseignement est socialisé. Tous les citoyens paient finalement un long et coûteux écolage qui aboutira à remplacer les travailleurs par des machines et à ponctionner d’autres travailleurs pour assurer la survie des premiers. Et le même raisonnement pourrait être tenu pour les routes, les chemins de fer, les voies navigables...

                                                                              Voilà qui devrait rectifier quelque peu la manière caricaturale dont l’auteur expose les positions de gauche.

                                                                              Ceci dit, le système libéral est le meilleur du monde pour motiver la production et il pourrait être aussi le meilleur du monde pour encourager la redistribution s’il n’était frappé d’une erreur conceptuelle fondamentale dont personne ne semble s’apercevoir.

                                                                              Alors que le jeu économique implique production et consommation, seule la production est considérée comme une création de richesses donnant droit à création monétaire. L’erreur n’est pas apparente quand tout le monde travaille car le revenu du travail sert à la consommation mais lorsqu’on licencie ne serait-ce qu’un seul travailleur, le montant de son ancien salaire est une perte sèche pour le pouvoir d’achat global des consommateurs. Et ceci est vrai que le travailleur licencié perçoive ou non des allocations de chômage car ce qu’il reçoit est prélevé du pouvoir d’achat d’autres consommateurs.

                                                                              La conséquence d’une délocalisation est identique. La différence entre le salaire du travailleur occidental et celui du travailleur du pays plus pauvre est aussi une perte du pouvoir d’achat global.

                                                                              Cela aboutit à une disproportion entre d’une part l’offre de biens et services et d’autre part la demande qui est directement liée au pouvoir d’achat.

                                                                              Cette disproportion exacerbe la concurrence entre les entreprises pour attirer en même temps les actionnaires et les consommateurs. Pour attirer les premiers, il faut maximaliser les profits, pour attirer les seconds vendre au plus bas prix. Or abaisser le prix d’achat tout en augmentant les bénéfices ne peut s’obtenir qu’en « rationalisant » les dépenses. C’est pourquoi vous voyez tant de fusions d’entreprises, de restructurations, de délocalisations. C’est pourquoi aussi, quoiqu’en disent les menteurs, la perte de pouvoir d’achat vous apparaît de plus en plus sensible car, comme vous l’avez déjà remarqué, nous sommes embarqués dans un véritable cercle vicieux.

                                                                              La spirale négative est même plus importante que dénoncé ci-dessus car cette perte de pouvoir d’achat a des conséquences sociales en termes de criminalité, de pollution, de soins de santé, d’immigration, d’éducation, ce qui entraîne des dépenses publiques, elles aussi soustraites au pouvoir d’achat des consommateurs par le biais des taxes et impôts.

                                                                              La solution ne passe pas par ces réactions étatiques classiques puisqu’elles provoquent des réactions toujours plus économes de main d’oeuvre de la part des entreprises. Elle ne passe pas non plus par l’abaissement des taux d’intérêt car celle-ci provoque une inflation qui fait grimper les prix et laisse les emprunteurs avec des intérêts à rembourser et une vie plus chère. C’est donc un agent important de paupérisation.

                                                                              Elle consiste à lancer sur le marché un nouveau produit financier : une monnaie sociale réutilisable par le commerçant qui permettrait de payer une fraction des biens et services et qu’on gagnerait exclusivement par des investissements privés de nature sociale, humanitaire et écologique tels que les dons, le bénévolat, l’annulation de dettes et l’investissement écologique.

                                                                              La redistribution bénéficierait alors du même levier d’action que la production et nous aurions enfin une société équilibrée, j’allais écrire ...civilisée.

                                                                              Voir http://www.justicesociale.net/crbst_12.html


                                                                              • moebius (---.---.139.173) 22 février 2007 23:40

                                                                                Et toi a tu une martingale ?


                                                                              • moebius (---.---.139.173) 22 février 2007 23:42

                                                                                Mais ton champion en asurement une...


                                                                              • benevole (---.---.50.229) 23 février 2007 01:12

                                                                                La « martingale » est la solution proposée dans mon commentaire et derrière le lien qui y figure. Je n’ai pas les moyens de la mettre en oeuvre. L’Europe le pourrait, Bill Gates aussi. Et mon champion sera celui qui mettra cette solution à l’ordre du jour des négociations sur la Constitution européenne. Pour l’instant, je n’en ai pas même si François Bayrou m’a un jour écrit son coup de coeur pour cette idée à la faisabilité de laquelle il devrait encore réfléchir. C’était avant sa campagne pour le oui à la Constitution européenne. Depuis lors, ça lui est sorti de la tête. Mais pourquoi n’interpellez vous pas vos candidats sur cette question. Plutôt que de « boire » leurs discours, pourquoi ne pas leur montrer que vous êtes capables de réfléchir ?


                                                                              • JL (---.---.73.200) 23 février 2007 10:35

                                                                                à Bénévole, bravo pour votre texte. Un modèle du genre. smiley

                                                                                Quant à la solution, à voir...


                                                                              • spartacus (---.---.19.243) 22 février 2007 23:50

                                                                                Dans « libéralisme », il y a le joli mot de « liberté »... Celle voulue, toujours plus importante, par le patronat pour exploiter encore plus à son aise la classe ouvrière...

                                                                                Pas la peine de faire de grands discours pour le comprendre...


                                                                                • (---.---.139.173) 23 février 2007 00:08

                                                                                  et la liberté de lui dire merde ?


                                                                                  • (---.---.139.173) 23 février 2007 00:11

                                                                                    à spartacus, au patronat, à la classe ouvriére, merde !


                                                                                  • (---.---.139.173) 23 février 2007 00:12

                                                                                    et vive la liberté !


                                                                                  • (---.---.139.173) 23 février 2007 00:14

                                                                                    Ce soir est une belle nuit


                                                                                  • moebius (---.---.139.173) 23 février 2007 00:16

                                                                                    et remerde parce qu’on dit que ça ne porte pas la poisse


                                                                                  • m (---.---.243.207) 23 février 2007 00:41

                                                                                    Le libéral pense que les loyers doivent être libres. Les propriétaires les augmentent donc jusqu’à ce qu’un équilibre se fasse. Le libéral reconnaît qu’il est nécessaire de faire preuve de solidarité envers ceux qui n’ont pas les moyens d’arriver à payer ce loyer suite à l’équilibre atteint : il subventionne via des allocations logement. Mais on reste dans un système libéral, du coup les propriétaires (libéraux) augmentent d’autant les loyers. Et l’Etat doit continuellement augmenter les aides et donc les impôts. C’est beau le libéralisme.

                                                                                    L’antilibéral pense qu’il faut fixer les prix des médicaments pour que les gens puissent se soigner en bénéficiant du remboursement de ceux-ci. Comme l’antilibéral ne veut pas entrer dans le cercle vicieux mentionné dans l’exemple ci-dessus, il fixe donc les prix (oui je me répète). Ca fonctionne pas trop mal. Mais un jour les libéraux entrent chez les groupes pharmaceutiques et décident qu’ils ne gagnent pas assez d’argent. Ils font donc du lobbying intensif pour à la fois dérembourser certains médicaments et faire rembourser les « nouveautés » plus « efficaces » (qui n’ont de nouveauté que le nom, et donc la même efficacité...). Du coup le consommateur voit le prix de ses médicament habituels s’envoler et on lui propose à la place des médicaments nouveaux (qui font la même chose qu’avant, ou sinon pire) mais comme ces médicament sont présentés comme high tech et qu’on fait un lobbying intensif auprès des médecins pour qu’ils prescrivent en quantité, l’Etat doit payer encore plus qu’avant et au final le malade et les assurés sociaux trinquent. Alors comme les libéraux au pouvoir ne veulent pas augmenter les impôts, ils proposent de limiter de plus en plus les remboursements, voire de les supprimer, ou mieux de pousser les gens à prendre des assurances santé individuelles, proposées par des libéraux, du coup la boucle est bouclée et le libéralisme est partout. Ca fait avancer le libéralisme.

                                                                                    Ceci dit certains arguments de l’article initial en défaveur du libéralisme ne sont pas faux non plus, mais moi ma thèse est que libéralisme (celui que l’on vit actuellement) est bien pire.


                                                                                    • fredm fredm 23 février 2007 01:21

                                                                                      >Le libéral reconnaît qu’il est nécessaire de faire preuve de solidarité envers ceux qui n’ont pas les moyens d’arriver à payer ce loyer suite à l’équilibre atteint : il subventionne via des allocations logement.

                                                                                      Non, pas vraiment... Le socialiste reconnait qu’il est nécessaire de faire preuve de solidarité et tente de corriger ce état de fait. Le libéral, lui, se dit que l’offre est anormalement déficitaire par rapport à la demande et qu’il y a donc quelque chose qui empêche le fonctionnement normal du marché.

                                                                                      Les causes de ce déficit, il y en a 2 principales : 1) l’investissement locatif est trop risqué 2) il n’y a pas assez de logements

                                                                                      Donc quelqu’un de libéral va plutôt privilégier toute action visant à réduire ces deux problèmes. Pour le point 1, il s’agit de garantir au propriétaire de pouvoir récupérer son logement dans les trois mois en cas d’impayé ou à la fin d’un bail s’il le désire. Pour le point 2, il s’agit de laisser les promoteurs immobiliers construire en masse pour répondre à la demande.

                                                                                      Il existe une autre cause du déficit d’offre, notamment en IdF, c’est que l’activité économique et culturelle y est bcp trop concentrée. Là, c’est un problème plus ancien et qui demandera sans doute plusieurs décennies avant de se résorber.

                                                                                      Bref, ce premier exemple montre que visiblement vous ne connaissez pas le fléau que vous prétendez combattre.

                                                                                      >libéralisme (celui que l’on vit actuellement) est bien pire

                                                                                      Le problème, c’est qu’on vit plus dans une société collectiviste qu’une société libérale. Donc ne vous inquiétez pas, le libéralisme (le vrai), c’est mieux.


                                                                                    • JL (---.---.73.200) 23 février 2007 11:05

                                                                                      m, vous avez tout dit !

                                                                                      De fait, les libéraux n’ont que deux mots à la bouche : liberté et équité. Cela signifie : liberté pour les dominants d’établir les règles du jeu, à leur convenance.

                                                                                      L’équité libérale consiste à pousser dans le sens de la pente, à ne pas s’opposer aux injustices, voire même à les exacerber, autrement à suivre leurs ombres.

                                                                                      L’inégalité nourrit le capitalisme, qui lui-même produit de l’inégalité. C’est un mouvement perpétuel. Le libéralisme c’est la gestion capitaliste des inégalités, au titre qu’elles seraient SA propriété : par naissance comme par destination.

                                                                                      Je le redis ici : l’impôt progressif, parce que s’opposant à cette croyance, parce qu’il est le moyen de la redistribution est haï par les libéraux idiots.

                                                                                      Idiots parce qu’ils nient que la redistribution est l’humanisation du libéralisme, le seul moyen de l’empêcher de s’autodétruire, et nous avec.


                                                                                    • moebius (---.---.139.173) 23 février 2007 00:59

                                                                                      C’est qui ce « libéral » qui apparait à chaque fois ?


                                                                                      • moebius (---.---.139.173) 23 février 2007 00:59

                                                                                        C’est « le malin » ?


                                                                                      • moebius (---.---.139.173) 23 février 2007 01:01

                                                                                        il aurait pas une queue, des cornes et des sabots ?


                                                                                      • (---.---.139.173) 23 février 2007 01:41

                                                                                        meme chose pour « le collectiviste » Mais au fond vous avez le choix ; entre la cantine et la cuisine bourgeoise. En période de disette la cantine c’est mieux pour tous...mais ça reste moins bon que...mais ça nourrit ! (à lire ; le turbot de Gunter grass)


                                                                                      • JL (---.---.73.200) 23 février 2007 11:08

                                                                                        Je préfère manger dans une cantine bien gérée que chez un bourgeois pingre, avare, ignorant tout de la gastronomie et la diététique.


                                                                                      • JL (---.---.73.200) 23 février 2007 11:09

                                                                                        Et de l’hygiène !


                                                                                      • Eric 23 février 2007 08:33

                                                                                        A l’auteur. Passionnant sujet que celui des rapports de l’homme de gauche a l’autonomie et a l’heteronomie. Je partage votre idee qu’autour de cette distinction se joue quelque chose d’important dans les defintions du liberalsime et de l’antiliberalisme mais pour faire simple disons dans la difference gauche droite. Mais je pense qu’il y un paradoxe qui vous a echappe du moins dans cet article. Hétéronomie : Le dictionnaire québécois la définie comme Ensemble des aspects du comportement ou du jugement moral inspirés par la pression de prestige du milieu humain sur l’individu. Fait d’être influencé par des facteurs extérieurs, d’être soumis à des lois ou des règles dépendant d’une entité extérieure.

                                                                                        L’antiliberal est, dans ses discours et ses actes,hostile a tous ce qui est heteronome. La tradition, les valeurs traditionnelles, l’heritage, Dieu, la famille (la sienne ou celle des autres)la Loi, si elle ne lui convinet pas ( concept de desobesissance citoyenne !!!).

                                                                                        Certes il presente des theories du monde dans lesquels l’homme n’est pas libre. Il pretend parfois que la liberte n’existe pas. Mais pour les autres. Toujours pour les autres.

                                                                                        Marx decrit la classe des exploiteurs et celle des exploites, mais il ne parle pas de sa classe sociale a lui. Il n’est ni un possedant, ni un travailleur des infrastructures economiques. Onfray (traite d’atheologie) explique a tous ceux qui ne pensent pas comme lui que depuis Freud, la liberte (et donc la responsabilite bien sur....) n’existe pas, mais dans la phrase qui suit ,il s’affirme, lui,libre et solaire.

                                                                                        Dans la vision indoeuropeenne du monde des antiliberaux il y a une trilogie. Les exploiteurs, les exploites, victimes des premiers qui leur imposent une origine du sens dite heteronome (loi du marche, volonte de Dieu etc...) pour les exploiter. Mais il y aussi eux. les pretres, armes de la raison raisonnante,qui vont reintegrer l’origine du sens dans la societe ou plus exactement dans « leur societe »pour l’expliquer voir l’imposer aux autres.

                                                                                        La psychanalyse ne dit pas autre chose. Elle se propose d’aider l’individu a se debarasser de tous ce qui est heteronome pour se retrouver, lui meme authentiquement debarasse de toute les scories de sa famille de la societe, du systeme capitaliste, etc..( l’homme de droite nepourra pas s’empecher de remarquer qu’il s’agit de se debarasser de ce qui est une bonnepartie de lui meme quoi qu’on en ait !)

                                                                                        Les antiliberaux sont donc, aussi, en parole, farouchement attaches a l’autonomie et oppose a l’heteronomie. A tous ce dont ils ont le sentiment que cela leur est impose de l’exterieur injustement, et bien sur en premier lieu leur propre statut social.

                                                                                        Le meilleur exemple est peut etre dans la fascination des milieux de gauche pour la difference sexuee,intolerable heteronomie puisque imposee par la nature. Le caractere delirant de leurs reflexions sur le genre social, leur fixation passionnee sur le statut des homosexuel, minorite certe interessante mais quand meme quantitativement negligeable par rapport par exemple aux pauvres en temoigne.

                                                                                        Si on ne nait pas femme mais qu’on le devient, alors, oui, on est autonome dans tous les domaines et on echappe a toutes les heteronomies....Pareil si l’homosexualite ou l’« hetero »sexualite sont strictement equivalentes.

                                                                                        Tapez inegalites sur Internet et vous verrez qu’hors periode electorale, la gauche se focalise sur les inegalites homme femme. S’en suit toute une dialectique sur l’autonomie, l’engagement reversible etc....Meme dans le rapport le plus potentiellement fusionnel entre deux etre, la gauche craint toujours un rapport de domination et/ou d’exploitation. Une perte d’autonomie.

                                                                                        (Au passage, je ne doute pas que la gauche nous invente tot ou tard une « Auto-sexualite » au non de l’interdiction d’exploiter le corps de l’autre, puisqu’on trouve deja des textes assimilant le rapport sexuel meme dans un couple marie a une forme de viol...On en trouve d’ailleur les premices dans le concept de « post-castration » actuellement en vogue dans certains milieux feministes du CNRS ! Quoi que dans ce contexte, l’autosexualite serait bien evidemment reservee a la partie feminine du genre humain)

                                                                                        Il me semble que c’est l’acceptation de la part d’heteronomie dans ce qu’est et dans ce qui regit leur existence, qui permet aux « liberaux » d’etre en pratique autonomes dans leur vie. C’est le soupcon que l’heteronomie du social joue a leur detriment qui explique l’acharnement pratique des antiliberaux a detruire tous ce qui leur parait heteronome.

                                                                                        Mais si on reste dans le cadre de leurs hypotheses (dieu n’existe pas) alors en realite derriere l’heteronomie, il y toujours une personne (un exploiteur par exemple) un autre. Voir par exemple le cas du couple.

                                                                                        Il me semble que le rapport complexe et paradoxal de l’homme (ou la femme...) de gauche a la dialectique autonomie heteronomie peut s’interpreter comme une peur de l’autre ( la gauche se reconnait facilement dans des formules type l’enfer c’est les autres)qui revele au fond un desamour de soi.


                                                                                        • JL (---.---.73.200) 23 février 2007 11:16

                                                                                          Ce commentaire en rajoute, dans le manichéisme obscurantiste : ce n’est pas un pléonasme, au contraire.

                                                                                          Le manichéisme reconnait le bien du mal, la lumière de l’obscurantisme. La lumière de l’obscurantiste c’est Dieu, ce refuge de l’ignorance.

                                                                                          Comme Dieu c’est lui-même, est à son image, tout est dit.

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