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Accueil du site > Actualités > Economie > Pouvoir d’achat : l’idée révolutionnaire de Jean-Louis (...)

Pouvoir d’achat : l’idée révolutionnaire de Jean-Louis Bourlanges

« Il faut que les Français se rendent compte, et ils vont le faire, que la solidarité sociale n’est pas quelque chose qu’on peut puiser dans un puits sans fond. Ça doit être payé par quelqu’un. » (Jean-Louis Bourlanges, le 11 juillet 2022 sur LCI).

Elles ne sont pas nombreuses les personnalités politiques en situation de responsabilité qui ont des idées nouvelles, les expriment et les promeuvent avec un écho médiatique efficace, qui alimentent le débat public de manière constructive et sans esprit de posture. Jean-Louis Bourlanges en fait partie. Il était l’invité d’Élizabeth Martichoux dans la matinale de LCI le lundi 11 juillet 2022.

C’est un habitué d’Élizabeth Martichoux. Quand il était son invité le 5 mai 2022, il hésitait encore à se représenter aux législatives après un premier mandat de parlementaire national sur le tard (il a longtemps été député européen). À 75 ans, le haut fonctionnaire se disait trop âgé, ne se voyait pas encore exercer les fonctions de député jusqu’à l’âge de 80 ans (à la fin du mandat), mais "on" a dû vivement l’encourager à rempiler parce qu’il est un esprit indépendant, intelligent, fort et original. Il enrichit la majorité. Successeur de la regrettée Marielle de Sarnez à la présidence de la commission des affaires étrangères, Jean-Louis Bourlanges a aussi rempilé à la tête de cette commission le 30 juin 2022, malgré les candidatures de ses opposants (FI et RN) dans cette commission. Seul, le parti LR lui a laissé la voie libre.

Jean-Louis Bourlanges est un député très utile au Président de la République Emmanuel Macron car il assure deux éléments très positifs : d’une part, il est d’une loyauté totale, ce qui, en ces temps de majorité relative, est très précieux ; d’autre part, son indépendance d’esprit lui permet de sortir des sentiers battus, des directives élyséennes et d’être force de proposition originale et ce titre, il peut au moins enrichir le débat si ce n’est le conduire vers une direction plus sociale.

Plus sociale ? C’est très difficile de qualifier politiquement Jean-Louis Bourlanges, si ce n’est qu’il était originaire de la droite modérée, dans le sens du centre droit. Il a été gaulliste mais aussi proche du CDS (Centre des démocrates sociaux), et à ce titre, pas loin de l’UDF et du MoDem (dont il est maintenant membre), proche de François Bayrou sans lui être totalement allégeant (avant de le "quitter", il était venu au congrès fondateur du MoDem pour lui dire crûment et courageusement qu’il n’était pas d’accord avec sa stratégie !).

L’idée originale et révolutionnaire de Jean-Louis Bourlanges sur le pouvoir d’achat est de rappeler une évidence : le gouvernement ne peut pas durablement donner des "chèques" pour compenser l’inflation dans un certain nombre de secteurs, en particulier ceux de l’énergie, du logement et des transports. D’une part, parce que le budget de l’État n’est pas, comme il le dit, un « puits sans fond », ce qu’on a trop tendance à oublier depuis la politique du "quoi qu’il en coûte" d’accompagnement de la crise sanitaire. D’autre part, parce que ces chèques sont rarement ciblés, ou très difficilement ciblés (au prix parfois d’une usine à gaz).

Certes, à court terme, il faut mettre en place des mesures d’urgence, c’est d’ailleurs l’objet du texte actuellement en discussion au Parlement sur le pouvoir d’achat, mais il faut aussi anticiper pour l’avenir proche et imaginer un mécanisme satisfaisant et durable qui permette d’aider ceux qui ont des revenus très modestes (en juin 2022, l’inflation est à un rythme de 5,8% annuel, c’est énorme), sans augmenter la dette et les déficits (car sinon, ce serait de l’argent qu’on met à crédit qui plomberait les générations futures).

C’est là où le libéral rencontre le social. Jean-Louis Bourlanges reprend ainsi une idée déjà ancienne, il cite Gaspard Koenig (qui voulait se présenter à l’élection présidentielle), mais elle était aussi soutenue par le professeur Jacques Marseille dans les années 2000 à l’époque où Nicolas Sarkozy nourrissait son ambition présidentielle.

Jean-Louis Bourlanges a proposé un revenu universel, c’est-à-dire à tous les Français, inconditionnellement, sans condition de revenus, pauvres ou riches, totalement libre d’en faire ce qu’ils veulent. Et il serait financé par la redistribution, par une hausse de la CGS proportionnelle (donc, totalement finançable). Reste à trouver où mettre le curseur : le montant du revenu universel et sa conséquence en augmentation de la CSG. L’intérêt de le faire financer par la CSG, c’est qu’elle est redevable sur tous les revenus et pas seulement ceux du travail. C’est une sorte d’impôt négatif. Les plus modestes seraient largement gagnants et les plus aisés contribueraient ainsi à cet effort de redistribution.

C’est à la fois libéral, en ce sens où ce revenu n’est pas conditionnel, libre d’être dépensé comme on veut, mais aussi très social puisqu’il s’agit de redistribution. Pour Jean-Louis Bourlanges, il ne s’agirait pas d’une hausse d’impôt ou de taxe puisque ce serait entièrement redistribué (au global, c’est une opération neutre, mais individuellement, certains vont y gagner et d’autres y perdre).

Jaques Marseille avait étudié ce genre de proposition et l’a trouvée beaucoup plus profitable aux personnes ayant des revenus modestes que l’idée simpliste et stupide de "faire payer les riches" (lire la démonstration ici). Jean-Louis Bourlanges reprend ainsi cette idée qui reste révolutionnaire et qui avait été proposée entre autres par Benoît Hamon mais avec une tout autre philosophie (et probablement avec une autre application).

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Les mots de Jean-Louis Bourlanges étaient assez clairs : « Ça ne peut pas être durable. Moi, j’ai mon idée là-dessus. Je suis pour un revenu universel, tel qu’il a été proposé notamment par Gaspard Koenig que je trouve très intéressant, dans lequel on donnerait à tous les Français une somme forfaitaire, du plus riche au plus pauvre, qui bénéficierait évidemment d’abord à ceux qui ont peu d’argent, revenu qui serait financé par un prélèvement proportionnel de la CSG, sur tout le monde. ».

Prenant le langage de la vérité : « Non, ça n’augmenterait pas les impôts car ce serait un effet de redistribution. Il faut savoir ce qu’on veut. Si l’on veut soutenir le pouvoir d’achat, qui est prêt à payer ? S’il s’agit de soutenir le pouvoir d’achat des plus modestes, il faut que ce soit soit ceux qui sont au-dessus, soit la dette et l’augmentation des déficits. Je crois qu’on en a assez avec la dette et les déficits. ».

L’objectif est de soutenir le pouvoir d’achat des plus modestes : « Je crois qu’il faut mettre les gens en face de leurs responsabilités. C’est une idée personnelle. Est-ce que nous voulons aider ou non ? Je crois qu’il faut être très ciblé. Qu’est-ce qui arrive aux gens qui ont des revenus limités ? Ils n’arrivent pas à se chauffer. Ils n’arrivent pas à conduire leur voiture. Soit on baisse le prix de l’essence, et ça fait qu’on augmente potentiellement la consommation de carburant alors que cela contredit nos objectifs climatiques. Donc, il vaut mieux leur donner une somme globale. Avec cette somme, ils font ce qu’ils veulent. Et ils développeront des modes de transports alternatifs s’ils le peuvent. Mais ils auront une sorte de palier, ciblé selon moi sur la transition climatique. ».

L’idée intéressante, c’est de globaliser l’effort de pouvoir d’achat sur le budget des ménages. En effet, en proposant un chèque essence, on contribue à renforcer l’essence au lieu de présenter des solutions alternatives (transports en commun, véhicule électrique etc.). En permettant aux ménages de gérer ce soutien au pouvoir d’achat comme ils l’entendent, librement, leur avantage resterait justement de changer de mode de transport pour éviter d’être impactés encore par la hausse des carburants, tout en gardant l’aide au pouvoir d’achat. C’est donc beaucoup plus incitatif qu’un simple chèque essence (et cela pour un coût identique pour la collectivité).

Autrement dit, il n’y a pas de Père Noël : « Il faut que les Français se rendent compte, et ils vont le faire, que la solidarité sociale n’est pas quelque chose qu’on peut puiser dans un puits sans fond. Ça doit être payé par quelqu’un. Alors, la meilleure façon de la payer, c’est la croissance. C’est là où je suis entièrement d’accord avec l’approche du gouvernement. Il faut créer les conditions de la croissance. Il faut que les gens travaillent plus, travaillent mieux, qu’il y ait beaucoup moins de friction entre le moment où l’on termine ses études… il faut que l’éduction forme mieux… C’est important. Si vous produisez plus, vous pouvez donner plus. ».

La grande différence entre l’idée du revenu universel de Jean-Louis Bourlanges et celle de Jacques Marseille, c’est son financement. Jean-Louis Bourlanges est beaucoup plus prudent : on ne remet pas en cause les prestations sociales, on finance le revenu universel par une hausse de la CSG. Il faudra le réglage le plus juste du curseur pour savoir au-dessus de quels revenus le contribuable sera perdant (c’est la définition d’être riche ou pas, or, le risque, effectivement, c’est que c’est la classe moyenne qui paie). Jacques Marseille, lui, ne s’embarrassait pas de cette notion : il finançait ce revenu universel par la suppression de toutes les autres prestations sociales (sauf celles de l’assurance-maladie), y compris les pensions de retraites reconverties en une retraite complémentaire par capitalisation.

C’est une proposition intéressante, grave, sérieuse, solide et révolutionnaire. Et, pourquoi pas ?, elle pourrait faire l’objet d’un référendum. Après tout, ce n’est pas insensé de demander aux Français s’ils acceptent d’accroître leur solidarité nationale à l’égard des plus modestes et des plus fragiles. L’idée du référendum est de moi, pas de Jean-Louis Bourlanges, et elle a un sens : on ne peut plus imposer aux contribuables d’augmenter les taxes et impôts sans leur consentement (cela conduit à des crises comme celle des gilets jaunes). Mais cela ne doit pas empêcher pour autant d’avancer à aider les plus modestes. J’espère que cette belle idée trouvera sa voie, politique, parlementaire et même référendaire, dans sa réalisation. Révolution, c’était le nom du livre-programme d’Emmanuel Macron en 2017…


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (11 juillet 2022)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
L'idée de Jacques Marseille.
Jean-Louis Bourlanges et la capitulation du PS.
Pouvoir d’achat : l’idée révolutionnaire de Jean-Louis Bourlanges.
Jean Faure.
François Bayrou.
Joseph Fontanet.
Marc Sangnier.
Bernard Stasi.
Jean-Louis Borloo.
André Rossinot.
Laurent Hénart.
Hervé Morin.
Olivier Stirn.
Marielle de Sarnez.



 


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35 réactions à cet article    


  • sophie 13 juillet 17:45

    il faudra bien que quelq’un paye, oui bien sûr ce lui qui possède


    • lecoindubonsens lecoindubonsens 14 juillet 12:07

      @sophie
      « il faudra bien que quelq’un paye, oui bien sûr ce lui qui possède »
      comme dit l’autre ...
      si tu avais 2 chateaux, en donnerais tu un pour partager ? oui bien sur !
      si tu avais 2 rolls ou 2 ferrari, en donnerais tu une pour partager ? oui bien sur !

      si tu avais 2 chemises, en donnerais tu une pour partager ? NON !

      Bizarre, tu es prêt à donner un chateau, une rolls et une ferrari, et tu refuses de donner une simple chemise ! Pourquoi ?
      Ben, les 2 chemises, je les ai ...


    • mmbbb 15 juillet 09:32

      @sophie il est sur qu avec ce type de raisonnement bête et méchant , on ira très loin .

      Le degré zéro de la réflexion digne d un tract syndical .

      Je comprends les riches qui se tirent de ce pays !

      .


    • Clark Kent Séraphin Lampion 13 juillet 17:46

      Macron, Bourlanges et vous, devez confondre les mots « révolutionnaire » et « réactionnaire ». ça rime phonétiquement, mais pas sémiotiquement !

      Sion, un conseil. Pour obtenir un oui à un référendum, il suffit de commence la question par ce qu’on veut faire passer (par exemple « êtes vous pour la suppression de l’école obligatoire » ») et de la terminer par ce dony les gens rêvent (par exemple : et la diminution du prix de l’essence »).

      De Gaulle avait bien compris ça, lui.


      • Aristide Aristide 13 juillet 19:17

        @Séraphin Lampion

        De Gaulle ? Vous dites n’importe quoi : Les textes des référendum sont les suivants :
          1958 :Approuvez-vous la Constitution qui vous est proposée par le Gouvernement de la République ?
          1962 :Voulez-vous que l’Algérie devienne un Etat indépendant coopérant avec la France dans les conditions définies par les déclarations du 19 mars 1962 ?
        — 1962 : Approuvez-vous le projet de loi soumis au peuple français par le président de la République et relatif à l’élection du président de la République au suffrage universel ?
         1969 : Approuvez-vous le projet de loi soumis au peuple français par le président de la République et relatif à la création de régions et à la rénovation du Sénat ? 

        Où voyez vous la manipulation ???


      • damocles damocles 15 juillet 07:27

        @Aristide

        Referendum de 1969 : lier une régionalisation à la « rénovation » du Senat a été l’erreur de De Gaulle et a occasionné sa défaite ..En fait la rénovation était une suppression ,puisque le sénat« rénové » devenait un système plus proche du « conseil économique et social » et les sénateurs très implantés et très influents, soucieux de conserver leurs privilèges ,ont fait capoter le projet


      • Parrhesia Parrhesia 15 juillet 09:53

        @Séraphin Lampion
        Foutez donc la paix au général de Gaulle !!!
        Est-ce que vos remarques acides contribuent à rétablir les lits d’hôpitaux et le système de santé qu’il avait mis en place avec succès et que ses successeurs, dont votre opposition a facilité l’accession au pouvoir, ont foutu en l’air avec tant de nauséabonde maestria ???
        En le démolissant vous avez contribué à démolir la France qu’il avait réussi à sauver, et vous continuez à la démolir un demi siècle plus tard !
        C’est vers ses conceptions tous azimuths qu’il faut revenir dare-dare et tant que nous ne le ferons pas nous continuerons à patauger de plus en plus profond dans la fiente de poule mondialiste !!!
        Voilà ! Personne n’avait le courage de vous le dire, Hé bien ! C’est fait !!!


      • Montdragon Montdragon 13 juillet 20:14

        Ohh le beau aspirateur à africains !!

        Et pourquoi pas Raymond Barre ?? Mince il est mort !


        • Clocel Clocel 13 juillet 20:43

          @Montdragon

          Pas d’africains, pas de 5G, pôle emploi s’est montré pale et mal achalandé il a fallu recruter des blacks, oui Môssieur ! smiley


        • Clocel Clocel 13 juillet 20:45

          @Clocel

          pâle... Sorry...


        • Montdragon Montdragon 14 juillet 11:34

          @Clocel
          On m’a raconté, des bac-6 très mal « polis ».


        • Clocel Clocel 13 juillet 20:36

          C’est toujours un ravissement lorsqu’un parasite vient donner des leçons sur l’affectation du pognon de ceux qui bossent...

          Ces enfoirés sont toujours gras comme des porcs, c’est la règle, lorsqu’il s’agit de donner des conseils pour se serrer la ceinture...

          Ça sort des urnes toute cette merde, va falloir en prendre conscience !


          • Le bébé de Macon Le bébé de Macon 13 juillet 20:50

            @Clocel
            Ouais. il va falloir.


          • Le bébé de Macon Le bébé de Macon 13 juillet 20:52

            Sans quoi on faillirat


          • jefresi 13 juillet 21:24

            L’idée « géniale » certainement aussi vieille que l’inénarrable Rakoto de faire payer aux salariées et retraités la mise au rebu des petits bourgeois prolétarisés. smiley



              • mmbbb 15 juillet 09:27

                @Claude Courty si la France n attirait pas par ces prestations sociales, nous nous en sortirions mieux .
                Le social se paie évidemment et le paradoxe désormais , il vaut ne rien foutre que d aller travailler au SMIC
                Le seul économiste a ne pas être citer est Maurice Allais
                Il suffit de relire ses propos notamment sur l immigration , il jugeait aberrant la politique de la france .
                la famille Léeonarda a coûté pres de 450 000 euros aux contribuables et en remerciement un doigt d honneur
                Il est évident que les francais prefere des economistes qui preferent mesurer le PIB du bonheur
                La France est en train de se tiers mondialiser , et l Europe promeut cette immigration voir désormais la Suede
                Boulanges est un européiste , il est fort le type dans le politiquement correct
                Quant aux francais, ce sont des veaux, ils n ont qu a payer et se faire saigner
                La France un des pays avec des prelevements les plus eleves et une economie mediocre


              • Claude Courty Claude Courty 16 juillet 02:47

                @mmbbb et à quelques autres

                Bis repetitae
                La contrepartie serait – selon le bon sens – dans la création à moindre coût, de conditions permettant aux plus nécessiteux de régler leurs problèmes chez eux, plutôt que de les inviter à s’exiler pour le faire ailleurs.


              • lecoindubonsens lecoindubonsens 14 juillet 10:36

                Revenu universel, idée nouvelle et bonne !?

                Non, vieille et toujours mauvaise !

                Mauvaise car tout versement d’argent sans contrepartie (sauf pour les jeunes) est une incitation a recevoir sans donner. Donc pousse au découragement ceux qui donnent et produisent (pourquoi se fatiguer si le travail ne paie pas !). Donc baisse de la production, gateau global plus petit et donc finalement part moyenne de chacun plus petite. Les seuls gagnants seront ceux qui se contenteront de cette petite part sans rien donner en échange. Inéquitable et injuste. Est ce le projet ?


                • voxa 15 juillet 07:33

                  @lecoindubonsens

                  "Revenu universel, idée nouvelle et bonne !?

                  Non, vieille et toujours mauvaise !« 

                  Très très vieille idée rémanente en science-fiction et dystopie.
                  Mais qu’attendre d’un politicar aussi cauteleux qu’approximatif sinon que de reprendre les vielles rengaine ?
                  Pas de droits d’auteurs, et tout le monde peu la chantonner, même faux, sans en connaitre les paroles.

                  Sous entendu, ce »revenu universel« très à la mode, dans une société totalement macronisée promise dans 10 à 15 ans à un chômage de masse de plus de 50 % de la population active, selon les prévisions les plus optimistes, remplacera, à la baisse, toutes les autres ̶c̶h̶a̶r̶i̶t̶é̶s̶  »aides", Allocs diverses, RMI, chômage, etc. Faut quand même pas déconner.

                  C’est plus rationnel, plus efficace, plus économique en personnel.
                  Et, puis ce sera plus facile de baiser ces salauds de pauvres en une seule fois...

                  Un peu plus tard tous ces connards de gilets jaunes potentiels apprendront que fermer sa gueule met du gras dans les épinards et que dénoncer toute déviance de son voisin peut rapporter une place de cinéma grâce au Crédit social.

                  Pas d’affolement... D’ici là, le steak de soja, et la saucisse de tofu en tube dopé en tranquillisants seront universalisés et obligatoires pour tous les sans-dents.

                  Grâce au colorant des tranquillisants contenus dans la bouffe obligatoire des pauvres, les caméras détecteront tous les déviants qui seront implacablement recyclés.

                  C’est l’ère de Soleil Rouge qui débute.


                • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 15 juillet 08:50

                  @voxa
                   
                   dans le monde de McRonron, les gens qui n’enrichissent pas les actionnaires (càd ceux qui vivent du travail des autres), ne sont rien.
                   
                   Si on doit en plus leur verser un RU, ils deviendront très vite des charges insupportables pour un Pouvoir exécutif qui, renvoi d’ascenseur oblige, est engagé à payer ad vitam æternam la charge de la dette que les parasites voleurs en bandes organisées lui volent puis lui prêtent depuis des décennies.


                • Claude Courty Claude Courty 16 juillet 02:43

                  @lecoindubonsens

                  La contrepartie serait – selon le bon sens – dans la création à moindre coût, de conditions permettant aux plus nécessiteux de régler leurs problèmes chez eux, plutôt que de les inviter à s’exiler pour le faire ailleurs.


                • lecoindubonsens lecoindubonsens 16 juillet 15:24

                  @Claude Courty
                  "La contrepartie serait la création de conditions permettant aux plus nécessiteux de régler leurs problèmes chez eux, plutôt que de les inviter à s’exiler« 
                  C’est exactement cela !
                  La nature (la plupart des animaux, dont l’être humain) lutte contre les envahisseurs et défend son territoire. Le »chacun chez soi" est donc la seule solution naturelle pour minimiser les risques de conflits. Vouloir faire cohabiter des groupes différents est un espoir illusoire, et encore plus si sentiment d’invasion hostile.


                • Lynwec 14 juillet 13:34

                  Traduction pour les plus naïfs : « Je te donne un peu de ton pognon pour que tu puisses végéter mais au moindre pet de travers, je te le sucre. Obéis et marche droit... »

                  Le bon moyen pour arriver au « Vous ne posséderez plus rien et vous serez heureux » des héritiers du 3ème Reich...


                  • ZenZoe ZenZoe 14 juillet 13:45

                    Si ce revenu venait à voir le jour, c’est sûr en tout cas que la France n’aurait plus à s’inquiéter d’une baisse de sa population.


                    • exocet exocet 14 juillet 13:51

                      « Il faut que les Français se rendent compte, et ils vont le faire, que la solidarité sociale n’est pas quelque chose qu’on peut puiser dans un puits sans fond. Ça doit être payé par quelqu’un. » (Jean-Louis Bourlanges, le 11 juillet 2022 sur LCI).

                      .

                      Ce Jean-Louis Bourlanges n’a pas parlé comme ça lorsque notre gouvernement a dépensé 168 milliards d’euros à destination des patrons et entrepreneurs, le fameux « quoi qu’il en coûte »...

                      .

                      Les 100 euros une seule fois pour aider les plus pauvres à faire face à l’inflation coûteront moins de un milliard d’euros. Et là, Jean-Louis Bourlanges sort du bois : l’argent pour les patrons, il faudra aussi le rembourser, pourtant.


                      • jjwaDal jjwaDal 15 juillet 10:15

                        @exocet
                        Mais ça va bien au delà du foutage de gueule... Il y a quelques jours la presse se faisait curieusement écho du fait que les 500 plus grosses fortunes de France ont dépassé les 1000 milliards d’euros, on balance 10 milliards d’euros net par an à l’U.E. pour que les pays d’Europe centrale achètent de l’armement US et « tiennent leur place dans l’OTAN », on a délibérément sabordé notre balance du commerce extérieur en adoptant le libre échangisme des capitaux et marchandises qui a transformé le capital en chasseur de primes planétaire et multiplié par sept les kms parcourues par nos marchandises tout en faisant imploser les emplois manufacturiers chez nous.
                        Cerise sur le gâteau on a laissé la planche à billet à des entreprises privées qui nous ont mis la corde au cou avec les taux d’intérêts depuis les années 1970, etc...
                        L’hémorragie financière est à tous les étages non seulement dans la fonction publique mais dans l’aide aux « premiers de cordée » à savoir les entreprises privées dont beaucoup ne pourraient rémunérer leur patron au delà du million d’euro par an sans notre aide généreuse en amont.
                        Le revenu universel devrait être attribué à mon sens à ceux qui vu leur âge ou handicap ne peuvent travailler et crèvent avec les minimas sociaux. Pour les autres le débat est ouvert, mais il devrait être clos depuis longtemps pour les deux catégories indiquées.


                      • Doume65 14 juillet 13:59

                        La révolution selon Rakotoarison.

                        Faut dire qu’il y a 6 ans, Macron n’avait pas non plus hésité à écrire un ouvrage nommé « révolution ».

                        Je vous fais un résumé de ces révolutions : tout changer pour que rien ne change.


                        • alainandré 14 juillet 17:06

                          @Doume65
                          Écrit ou seulement signé ?


                        • voxa 15 juillet 07:38

                          @Doume65

                          « Macron n’avait pas non plus hésité à écrire un ouvrage nommé « révolution ». »

                          Ouvrage qu’il n’a même pas lu.

                          Le prompteur étair en panne.


                        • Ecométa Ecométa 14 juillet 17:44

                          Il n’existe pas de puits sans fond en terme de « solidarité sociale » ; mais par contre il existe bien pour sauver le monde financier : les Banques !

                          « Socialiser les pertes » et « privatiser » les profits ; c’est une vue de l’Esprit ? 


                          • jymb 15 juillet 00:05

                            Désormais les ministres ne feront plus un AR en jet privé pour aller voter dans leur circonscription tout en stigmatisant et humiliant les quidams qui se traînent dans des bouchons bien calculés, juste pour aller bosser ?

                            pardon, c’était un rêve 


                            • Mirlababo 15 juillet 14:32

                              Je cite : La vitesse excessive tue ou rend invalide, et vous faites un article pour justifier la vitesse ?


                              Le mecton qui écrit ces stupidités sous forme d’article est le même qui écrit ce genre de phrase stupide.

                              Bon perroquet, bon soumis, bien obéissant comme un enfant qui affine son identité au fil du temps.


                              Et non la vitesse ne tue personne, faut vraiment être stupide et conditionné pour écrire un truc pareil. Sinon c’est à quel vitesse que mon corps explose ? Le sprinter explose à 40 km/h ?

                              Stupidité crasse... non en revanche se faire percuter par un engin même à 40km/h, oui ça fait mal, et plus la vitesse est elevée et plus cela fait mal. Cependant la raison de la percussion n’est pas la vitesse mais une mauvaise maîtrise de l’engin. Nuance pour esprit subtil.

                              Avis aux gens qui n’ont aucune capacité réflexion soit 99%de la population.


                              • chantecler chantecler 16 juillet 08:01

                                La sécurité sociale a été conçue dans le cadre d’un salaire différé , payé par les salariés .

                                Autrement dit une part du salaire y est consacrée .

                                Mais évidemment si l’on tue la production des marchandises manufacturées , si l’on tue les entreprises pour les transférer ailleurs , au plus rentable ,cad à bas coût , là où évidemment il n’y a pas de sécurité sociale ,(globalisation ) bref si l’on élimine le secteur secondaire , la sécurité sociale est condamnée .

                                Difficile d’envisager d’emprunter en permanence pour payer les cotisations ...

                                Quant à présenter Bourlange comme révolutionnaire il y a de quoi rigoler .

                                Encore un leurre .


                                • Cyril22 17 juillet 16:45

                                  ’’...plus profitable aux personnes ayant des revenus modestes que l’idée simpliste et stupide de « faire payer les riches »

                                  Il n’y a pas de miracle, ceux qui préconisent de financer la redistribution vers les personnes aux revenus modestes sans faire payer les riches ...veulent donc faire payer les revenus moyens.
                                  Verser le RSA à tout le monde, mais prélever deux fois le montant du RSA aux classes moyennes, c’est une nouvelle méthode pour continuer comme avant.

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