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Productivité : cela devient inquiétant

La productivité continue de freiner nos économies. Toujours aucun redressement, malgré tout ce que l’on entend sur l’apport des nouvelles technologies et le soutien des politiques monétaires ultra-accommodantes. Or, sans productivité, point de salut.

« La productivité c’est faire mieux ce qui a déjà été fait ». Peter Drucker. Présenté comme cela, la productivité pourrait passer pour un caprice industriel, une bien délicate attention du producteur envers son produit, ou encore un ornement inutile. Pire, la productivité aurait même mauvaise presse, une presse qui fut d’abord récréative avec les Temps modernes de Charlie Chaplin, mais aujourd’hui une presse destructive associant la productivité aux méfaits de la production sur notre environnement.  

 

Mais la productivité c’est aussi autre chose. Elle est la raison principale à l’amélioration de notre bien-être (au moins matériel) au cours du dernier siècle. Elle constitue aujourd’hui le seul moteur de la croissance économique face au vieillissement de la population. Enfin elle permet d’imaginer des progrès techniques pour une croissance économique plus saine, conjuguant bien-être environnemental et bien-être en termes d’emploi. 

 

Or, les chiffres se suivent, se ressemblent, et restent inquiétants. Quelles que soient les sources récentes, (OCDE, FMI, Commission européenne, BRI, recherche académique) : la productivité du travail déçoit, partout :

 

  • Depuis près de 40 ans maintenant, la productivité croît toujours, mais de moins en moins vite : une croissance de la productivité réduite de moitié dans les économies développées de 2 % à 1 %, voire à 0 % dans certains pays (Italie, Japon…). Les économies émergentes ne sont pas en reste ; après avoir connu une période faste à partir des années 90, elles ont été comme anesthésiées par la crise de 2008.
     
  • Des chiffres d’autant plus troublants que ces 10 dernières années ont été marquées par une contribution extraordinaire des nouvelles technologies dans nos économies (Big Data – Machine Learning, Robotisation), et par des politiques de soutien sans précédent de la part des autorités (taux d’intérêt directeurs proches de 0 ou négatifs ; endettement publique à des niveaux records).
     

La productivité ?

La définition officielle est plutôt aride : la productivité se définit comme le rapport, en volume, entre une production et les ressources mises en œuvre pour l’obtenir. Tentons une autre définition : pour soulever de lourdes charges vous avez deux solutions, soit vous utilisez une grande quantité de personnes, soit vous utilisez une grande quantité d’idées provenant d’une seule personne… ainsi naquit la poulie. La première solution consiste à travailler beaucoup : on appelle cela le « travail » ; la deuxième à travailler mieux : on appelle cela la « productivité ».

 

L’histoire et la philosophie s’interrogent depuis longtemps sur ce qui sépare le travail et la productivité. Plutôt qu’une séparation, on parlera d’ailleurs d’une évolution de l’animal laborans vers l’homo faber (la condition humaine : Hanna Arendt). Plus tard, on s’interrogera alors sur les dérives possibles de l’homo faber en homo consumens (l’hyper – consommateur de G.Saad, ou P.P.Pasolini).

 

Les causes officielles possibles

40 ans de mystère : la productivité croît de moins en moins vite, partout. Une atonie qui relèverait presque de l’antinomie, au moment où deux ères nouvelles seraient censées propulser la productivité vers le haut : les nouvelles technologies et les politiques de soutien sans précédent. Nous dressons ci-dessous la liste officielle des explications possibles, des plus consensuelles aux plus farfelues.

 

  • Le progrès technique ou l’intensité capitalistique ? Ce sont en fait les 2 moteurs de la productivité du travail qui seraient en berne. La faible croissance du progrès technique s’expliquerait en partie par de moindres incitations des entreprises à innover (« barrières à l’entrée » liée à la rigidité des institutions par exemple,…), notamment celles qui se trouvent déjà sur la frontière dite technologique. La moindre intensité capitalistique (le rapport entre le stock de capital et le « travail ») s’expliquerait par une plus grande frilosité des entreprises à investir notamment depuis la crise de 2008.
     
  • La croissance exogène ou endogène ? 2 écoles de pensées pour comprendre la dynamique de la croissance économique, mais aucune qui ne réussit vraiment à expliquer la faiblesse de la productivité actuelle. La vieille école de la croissance exogène (Solow) propose qu’à long terme, l’essentiel de la croissance économique provienne du progrès technique, sans que l’on sache vraiment d’où lui-même il vient. L’école plus récente de la croissance endogène (Romer) propose que ce progrès technique soit lui-même auto-entretenu par le dynamisme de la croissance économique : il suffirait d’une étincelle, mais aujourd’hui elle ne serait pas là.
     
  • La productivité va bientôt accélérer, il faut juste se montrer patient. C’est la thèse développée par les optimistes, dont le représentant pourrait être Erik Brynjolfsson qui déjà au début des années 90 remarquait qu’il y avait comme un problème, mais qu’il ne fallait pas s’en inquiéter. D’ailleurs, il put s’appuyer sur un exemple vivant puisque quelques années auparavant (1987) Robert Solow en personne s’avança imprudemment en déclarant : « On voit partout que c’est l’ère de l’informatique, sauf dans les statistiques sur la productivité »…quelques années plus tard, l’économie américaine connut enfin une envolée de sa productivité (qui s’arrêta début 2000). L’idée serait donc que toutes les révolutions technologiques mettent un certain temps à se diffuser : c’est la différence entre une découverte et une innovation
     
  • La productivité est mal mesurée, elle serait en faite bien plus forte que celle rapportée par les différentes institutions. C’est la thèse notamment défendue par Philippe Aghion, fervent défenseur de la destruction – créatrice Schumpeterienne . Selon P. Aghion, la productivité des nouvelles entreprises ayant intégrées les dernières avancées technologiques serait mal – mesurée, alors que la productivité des anciennes entreprises disparaissant serait elle bien mesurée. En poursuivant le raisonnement, l’auteur en conclue que la croissance économique serait en fait bien plus élevée… et l’inflation bien plus faible.
     
  • Les faux positifs. En temps normal, les investisseurs et les entreprises discriminent entre les bons et les mauvais projets à l’aide du taux d’intérêt : en effet, si un projet est jugé risqué, on lui appliquera un taux d’intérêt élevé qui intègre une prime de risque plus forte. Mais lorsque les conditions de financement sont très accommodantes, comme aujourd’hui, la prise de risque est facilitée, et la discrimination entre les bons et les mauvais projets est moins forte. Dans ce dernier cas, on parle de faux positifs : ces investissements réalisés alors qu’ils ne devraient pas ; les faux positifs sont une notion bien connue dans les domaines médicaux, de la sécurité, ou de l’informatique.
     
  • Le monopsone. C’est le contraire du monopole. Un monopsone est un marché sur lequel un seul demandeur se trouve face à un nombre important d'offreurs. Le monopsone contemporain par excellence est Amazon, qui pèserait de tout son poids sur les prix appliqués par l’ensemble du commerce en ligne. Or, en faisant cela, l’avantage concurrentiel d’une entreprise ayant beaucoup investi par rapport aux autres entreprises a tendance à s’éroder : il n’y a plus assez de différence entre les prix appliqués. Finalement, l’incitation à investir diminue.
     
  • La productivité ne repartira jamais. Robert Gordon est le principal pourfendeur de la vue optimiste. Il propose que « l’arbre de la connaissance » a déjà livré ses fruits les plus faciles à attraper, et que désormais il sera bien plus difficile d’aller chercher les autres. Ainsi, les nouvelles technologies ne seraient pas une véritable révolution industrielle, alors que l’électricité ou la machine à vapeur en étaient une : « vous préférez avoir l’eau courante ou un IPhone ? ». Plus récemment, R.Gordon aurait aussi attribué la non-accélération de la productivité à d’autres facteurs, dont notamment l’éducation.
     
  • L’anomalie historique. Finalement, peut-être que la productivité n’est qu’un artefact de l’histoire. En effet, les bases de données historiques qui remontent très loin nous enseignent que la productivité (plus exactement le PIB par tête, ce qui n’est pas tout à fait pareil) n’est apparue véritablement qu’à partir de la révolution industrielle, soit vers la fin du 18ème siècle. Avant, c’est-à-dire la plus grande partie du temps, le seul moteur de la croissance économique était donc la force de travail, autrement dit la croissance de la population active.
     
     

Conclusion : sans productivité, point de salut

La faible productivité est un problème majeur pour nos économies et celles des futures générations.

 

  • Il est un problème car la productivité est devenue le seul moyen d’entretenir la croissance économique à venir. En effet l’autre moteur qu’est la force de travail est promis à une faible, voire nulle, contribution compte tenu du vieillissement de la population.
     
  • Il est un problème car la productivité conditionne l’évolution de notre bien être (matériel), autrement appelé le PIB par tête. Le PIB représenterait le gâteau produit par la population, et le PIB par tête (donc en grande partie la productivité) la part de gâteau distribuée à chacun.  
     
  • Il est un problème car sans productivité, le seul moyen de lutter contre la dégradation de l’environnement sera la décroissance économique, et donc la perte d’emplois. La productivité permettrait d’imaginer des progrès techniques proposant de nouvelles solutions.
     

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71 réactions à cet article    


  • Sozenz 8 octobre 12:33

    on ne fait pas de productivité mais du productivisme ..

    la veritable productivité est en marche arrière puisque les produits sont moins bons et produisent beaucoup plus de déchets 

    on crée un environnement mortifère , pour l humain , mais aussi la faune et la flore


    • Le421 Le421 8 octobre 20:12

      @Sozenz
      En aparté, je constate que souvent, on perds un temps fou à cause de l’automatisation de services informatisés... Qui buggent !!
      Le brico d’à côté a un service carte bleue « diesel ».
      3 mn par client minimum !!
      C’est vrai qu’à Sarlat, beaucoup de poteaux sont équipés de la fibre optique.
      Pour les utilisateurs, reste à trouver des clampins pour raccorder à pas cher.
      Et là... En fait, du coup, c’est compliqué !!  smiley


    • perlseb 8 octobre 21:11

      @Sozenz
      Tout à fait. En économie, on compte bêtement la productivité sur une « valeur » au moment de la vente par temps de travail. A aucun moment on ne tient compte de la durée de vie réelle du produit.
      Par exemple, si on produit 2 fois plus vite des machines à laver qui durent 2 fois moins longtemps, l’économie va mesurer un gain de productivité de 100% quand elle est nulle en pratique.

      Mais la productivité, la vraie (celle de produits « indestructibles » qui durent des décennies), dans un système vicieux comme le capitalisme, elle n’intéresse personne. Les entreprises se saborderaient et les travailleurs n’auraient plus de travail car ils ne sont pas maîtres de l’évolution de la durée légale du travail.

      En somme, c’est ce qu’il faudrait rechercher : moins travailler et bénéficier de la même chose, mais il faut changer de système, il faut autre chose qu’un système vicieux, condamné à polluer pour se maintenir en vie.


    • Désintox Désintox 8 octobre 21:42

      @Le421
      Un jour j’étais chez un concessionnaire auto pour demander une pièce : le gars a bidouillé son ordi au moins 10 minutes pour me donner la réponse.

      Je crois que nous faisons tous ce constat assez régulièrement et on peut effectivement se demander si l’informatisation augmente vraiment la productivité.

      Là où je peux vérifier, je pense que non, mais on point de vue est forcément très partiel.


    • Paul Leleu 8 octobre 23:01

      @Désintox

      d’accord avec vous... mais il me semble que la production de systèmes informatiques, même si ils ne servent à rien, doit gonfler les chiffres officiels de l’économie... d’ailleurs, la plupart des informaticiens ne servent à rien, c’est l’exemple de l’improductivité... la création réelle vient des inventeurs, c’est à dire que la part « littéraire » du cerveau doit être mise en oeuvre... hors, ce sont les « matheux » exécutants qui sont promus par le système... c’est un peu l’équivalent de l’inflation de la bureaucratie soviétique...

      en outre, on fabrique des systèmes informatiques de moins en moins cohérents les uns avec les autres... en effet, la course en avant va plus vite que la cohérence du réseau et des machines... il en ressort que les machines ne sont plus vraiment compatibles les unes avec les autres... c’est comme pousser une voiture avec les mains, ça fonctionne moins bien qu’une charette à bras...

      on nous parle aussi de ces pilotes d’avion qui ne savent plus piloter sans pilote-automatique... il en ressort que la « productivité réelle » baisse... en effet, un talent de pilote humain est supérieur à un pilote-automatique... (la baisse du niveau général de la population est à mon avis le premier facteur de baisse de productivité... et ça va pas s’inverser !)


    • pemile pemile 8 octobre 23:09

      @Paul Leleu « la plupart des informaticiens ne servent à rien »

      Définissez les fonctions de ce « la plupart » ?

      La Machine est tellement « intelligente » qu’elle auto-produit ses évolutions ?


    • Sozenz 9 octobre 06:57

      @perlseb
      merci pour votre commentaire
      je suis a 100% d accord avec vous


    • kirios 9 octobre 12:01

      @Sozenz
      tout est dit !
      bravo !


    • izarn izarn 9 octobre 13:13

      @Sozenz
      On fait de la camelote, parce que la productivité est arrivée à saturation. Donc, il faut les modes, et les bidules obsolètes au bout d’un an...
      En fait le problème ; c’est la demande.
      Pour forcer la demande on fait de la camelote.
      Donc le problème ce n’est pas productivité insuffisante !
      Quand j’ai pas faim, je me force pas à manger !


    • mmbbb 10 octobre 17:20

      @Sozenz c est vrai , lorsque vous achetez un bidule , on vous propose une garantie supplémentairen payante évidemment . C est assez extraordinaire .
      l auteur n a jamais fait les chantiers . Le BTP , une tres grande productivite ou plutot productivisme A Lyon , un batiment en demi cercle place dite Dupont , est sous filets Les pavements ne tiennent pas alors qu il avait ete a peine fini J appelle cela le syndrome du filet , ce n est pas rare Le nouvel Opera de Paris n a pas echappe a la regle 
      Place des Terreaux refaite entièrement , elle a passe a peine 25 ans .


    • Eric Havas Eric Havas 8 octobre 12:42

       

      La productivité d’un pays dépend directement de son QI qui en bénéficie en retour (effet Flynn)

       

      Japon 1er

      Suisse 2ème

      Chine 3ème

      Corée du Sud sans pétrole contre Algérie gavée etc.

       

      Boobaland 25ème, moins un rang par an (et PISA de même)

       

      « La conscience non-positionnelle de l’homme devient à travers l’écran, la positionnelle du gogochon » Métaphysique du cyborg, Ed du Sith jaune de Koenisberg


      • HELIOS HELIOS 8 octobre 19:49

        @Eric Havas

        ben oui, ... que vous dire... depuis que la génération ’68 s’est barrée, les nouvelles générations ne branlent plus rien !!! Elles attendent que le boulot et le patrimoine de papa tombe tout cuit. Hélas, ils n’en finissent pas de crever les vieux, même dans les Epads... et les petits enfants, les pouces sur le smartphone n’arrange rien, ils ne sont même plus capables de s’exprimer, lorsqu’ils ont compris le problème !

        Y’a qu’a voir ceux qui sont au manettes aujourd’hui, ils font n’importe quoi, n’ont rien compris, si ce n’est leur nombril... même Macron, tiens, sans sa « vieille », il serait quoi ???

        Il reste un soupçon d’espoir... les Greta,  bon, pas celle-là, certes mais on est sur la bonne voie ils vont peut etre relever le défi.... mais j’ai des doutes... pendant qu’ils pensent a la planete qui n’a besoin de personne, il existe un autre monde qui va prendre leur place...Allah Ouakbar !


      • Le421 Le421 8 octobre 20:13

        @Eric Havas
        Parler de QI, c’est un privilège réservé à ceux qui en ont au moins un échantillon sur eux...  smiley


      • Désintox Désintox 8 octobre 21:45

        @Eric Havas

        Le QI en baisse ?

        Ma foi, on se dit que c’est peut-être vrai quand on voit Havas taper 100 fois le même post sur Agoravox. Cela doit être l’âge. Avec le vieillissement de la population, certains doivent devenir gâteux.


      • Cadoudal Cadoudal 8 octobre 21:59

        @Désintox
        « Mais le jeune homme n’a pas été pris dans l’armée »
        Vous ne les prenez pas (armée), il vous tuent.
        Vous les prenez (préfecture), ils vous tuent.

        https://www.letelegramme.fr/bretagne/rennes-juge-pour-le-viol-d-une-baby-sitter-devant-les-enfants-qu-elle-gardait-08-10-2019-12403862.php


      • Paul Leleu 8 octobre 23:05

        @HELIOS

        je pense que c’est plutôt la génération 68, les baby-boomeurs qui sont responsables de l’effondrement général depuis quelques décennies... je le constate chaque jour dans mon milieu... les baby-boomeurs ont atteint l’âge où ils doivent incarner une sorte d’autorité morale... ah ah ah... un ramassis pareil d’ahuris qui n’a jamais vécu que sur la bête en est bien incapable...

        ils sont nés dans le monde du CNR et des 30 glorieuses... au moment de transmettre, c’est la décadence la plus totale... voilà l’espace d’une vie de baby-boomeur... c’est une vérité implacable.


      • HELIOS HELIOS 9 octobre 00:28

        @Paul Leleu

        ... je ne vous en veux pas, vous avez le droit d’avoir de la rancœur, de vous tromper d’adhérer a un dogme... etc... mais vous devriez savoir que le CNR mis en place a la sortie de la guerre fut la « constitution » de la société solidaire jusqu’a la fin des année 90.... période ensuite qui a consacré le renouvellement des générations : les seniors de 68 ont été rejetés par les entreprise a cette époque, comme elle l’est aujourd’hui, et les successeurs, c’est vous !

        Alors, faire porter tout le malheur du monde a ceux qui ont développé et mis en oeuvre cette constitution (le CNR) sans en construire des murs de protection, au nom de la responsabilité individuelle qui ne semble pas vous agréer, c’est nier l’ouverture, l’humanisme et l’élémentaire liberté qui devrait etre la regle dans notre société.

        Vous accusez donc la génération de 68 de ne pas avoir foutu de radar partout, d’avoir interdit tout et rien et de n’avoir imposer une societe de soumission telle que nous la connaissons en ce moment.

        Réalisez vous, que si vous etes là a contester c’est justement grace a cette liberté dont vous profitez et dont peu de gens se souviennent des contraintes antérieures. Vous devriez remercier vos parents et vous devriez profiter des avancées technologiques qui vous liberent (alors que vous vous y soumettez) pour faire fructifier cet héritage.

        Vous devriez etre heureux que pour une fois, une génération cesse sa vie active et peut profiter de sa fin de vie, vous devriez etre heureux que vos parents se tirent au Portugal et au Maroc plutot que rester chez vous... enfin chez eux, dans le domicile, qu’ils vous ont offert, bref vous devriez les remercier...

        Maintenant s’il ne vous ont rien laissé, ne généralisez pas, tout le monde a cette époque, comme actuellement, ne peut s’en etre sorti bien, il y a du malheur partout et tout le temps. Ne jouer pas, vous construisez un monde où la police ne protège plus la population mais défend les gouvernants..... où est l’époque ou un président contesté fait un plebiscite (un referendum) pour s’assurer qu’il est soutenu par les citoyens et s’en va apres l’avoir perdu ? ne vous en faites pas, Macron ne vous demandera pas votre avis... c’est votre monde, c’est de votre faute, n’accusez parsonne !!!


      • Sozenz 9 octobre 07:34

        @Le421
        c est bien gentil de parler de qi
         mais il faut parler de conscience .
        pour certains cela ne va pas de paire , alors que ça devrait être un imperatif . 
        mais bien au contraire , on remplace les mots comme ambition , evolution professionnelle , richesse de biens . reconnaissance , ça flatte l égo .
        la conscience se vend trop souvent dans ce monde ou le valeur d’ un homme se compte à l epaisseur de son porte feuille et empeche la vision à très long terme et le bien commun .

        combien mettent leur intelligence au service de l arnaque ou de certaines recherches et applications scientifiques qui sont des aberrations pour le monde ?

        plus il y a de savoirs et d intelligence et plus il doit y avoir de conscience . comme on dit « un grand pouvoir .demande de grandes responsabilités » et cela commence par cette responsabilité qu’ est la Conscience.
        Pour ceux qui veulent jouer à « Dieu » , il va falloir qu’ ils aient la mème « Sagesse ».
        https://npa2009.org/idees/einstein-et-la-bombe-atomique

        n est il pas plus intelligent de savoir s abstenir que de mettre son intelligence à disposition d un systeme qui n est pas pret à en faire bon usage  ?
        certains diront : oui , mais alors on ne progresse pas .
        POurquoi « progresser si c est pour mener le monde dans lequel on vit à sa destruction ?
        on revient toujours a cette image de la »pomme" de la connaissance ...
         

         


      • izarn izarn 9 octobre 13:15

        @HELIOS
         smiley  smiley


      • Eric Havas Eric Havas 9 octobre 21:19

        @HELIOS
         
        « Un abîme nous sépare de ceux qui se battent pour un bien-être matériel. » Ernst Jünger
         
        Oui, n’est cohérent que celui qui ne pose pas la branlette comme centre du « social historique ».
         
         
        « L’antisémitisme est le socialisme des imbéciles » Goëbbels et la logique de l’essence


      • zygzornifle zygzornifle 8 octobre 12:54

        On produit des retraités sans dentier , des GL , des smicards a découvert le 15 , des RSA , des CDD de 20h voire moins , les politiques parasites a tour de bras , de la misère et de la rancœur , pas bien joyeux notre production ....


        • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 8 octobre 12:59

          @zygzornifle

          c’est quoi des GL ?


        • zygzornifle zygzornifle 9 octobre 12:36

          @Séraphin Lampion

           Faute de frappe ( pas comme pour les CRS) je voulais écrire GJ ....


        • izarn izarn 9 octobre 13:17

          @zygzornifle
          Vous étes passé au MEDEF ?


        • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 8 octobre 12:58

          La productivité ne signifie pas faire « mieux », mais réaliser plus de profits en abaissant les coûts de production et en améliorant les circuits de distribution pour diminuer les marges commerciales. En vendant le même produit au même prix, on augmente les bénéfices. Ce mécanisme parait neutre, mais il ne l’est plus dè qu’on sait que :

           les coûts de production les plus lourds sont les frais de personnel, d’où la recherche de prix du travail moins élevé, délocalisations, destruction d’emplois locaux, ou robotisation et aussi destruction d’emplois

           pour maîtriser les marges commerciales, concentration des circuits vers la grande distribution, disparition des petits commerces et désertification des centres-villes

          ce qui tue l’économie, ce ne sont pas ces deux phénomènes eux-mêmes qui pourraient être utilisés pour diminuer le temps de travail hebdomadaire et la durée de la vie active alors que ie les gains de productivité e servent qu’à améliorer le profit et se traduisent par une paupérisation de populations qui ne peuvent plus être des consommateurs

          il ne faut pas se tromper de cible : ce ne sont pas les évolutions technologiques qui freinent l’économie, mais l’emploi de gestion qui en est fait


          • izarn izarn 9 octobre 13:42

            @Séraphin Lampion
            Face à la Chine, vous faites quoi, avec vos petites combines macroniennes ?
            400 millions de classe moyenne en Chine. Pourtant leur salaire est 5 fois plus faible (Au jugé...) que le salaire moyen de la classe moyenne ricaine.
            Alors ? Ou va l’argent ?
            Cette classe moyenne chinoise n’achetera pas d’auto européenne, car c’est beaucoup trop cher. Alors les BMW ? C’est pour la classe des riches chinois, que si ils sont 60 millions, c’est presque la totalité de la population française !
            Pourquoi le dollar est si cher ?
            Parceque il n’y aurait plus d’hyperpuissance américaine.
            CQFD.
            J’ajoute que bientot, les chinois n’acheteront plus de BMW ; ils auront bien mieux chez eux !
            Meilleure productivité ?
            Non, rien à voir !
            L’Etat chinois controle la finance et le capital, chez nous c’est l’inverse !
            Et le Capital ne veut pas perdre 80% de son patrimoine financier !
            Qui est illusoire, mais bon...


          • JL JL 8 octobre 13:55

            ’’Depuis près de 40 ans maintenant, la productivité croît toujours’

             

             Et savez vous pourquoi ? Parce que la seule productivité qui intéresse les dirigeants et les actionnaires et qu’ils retiennent, c’est celle qui augmente les profits ! Et ça se fait au détriment des travailleurs, des consommateurs et de l’environnement écologique.

             


            • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 8 octobre 13:59

              @JL

              et comme les consommateurs sont aussi les travailleurs paupérisés, la diminution de leur pouvoir d’achat entâme les résultats des multinationales et des monopoles privés qui tentent de se rattraper en augmentant les prix de vente, ce qui engendre une spirale explosive
              attendons l’issue, puisque personne n’a trouvé le moyen de l’arrêter, ni de l’extérieur, ni de l’intérieur


            • JL JL 8 octobre 14:17

              @Séraphin Lampion
               
               ’’attendons l’issue, ’’
               
               A défaut de pouvoir arrêter la spirale explosive et plutôt que d’attendre bêtement, peut-être qu’on devrait s’y préparer au mieux ?
               
               Pendant la Guerre froide, les gens avisés construisaient bien des abris anti-atomiques....


            • Le421 Le421 8 octobre 20:17

              @Séraphin Lampion
              C’est un peu l’histoire des allumés du ciboulot, nos grands dirigeants et maîtres, qui persistent à croire que dans un monde fini, la croissance peut être infinie.
              Plus con tu meurs.
              Et, c’est bien connu, les cons votent pour avoir un chef !!  smiley
              Les malins désabusés restent chez eux... Hélas.


            • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 9 octobre 09:21

              @Le421

              « Les malins désabusés restent chez eux... Hélas.  »

              de toutes façons, comme ils (nous) sont (sommes) largement minoritaires, ça ne servirait pas à grand chose d’aller conforter le résultat en alimentant le mythe de la « démocratie » et le « respect des urnes » en réduisant l’écart majorité/minorité !
              quand cet écart sera nul, il sera évident que les cons ont établi une dictature


            • izarn izarn 9 octobre 14:08

              @JL
              Il faudrait que les ahuris libéraux comprennent que la puissance industrielle de la Chine est le double de celle des USA, et 4 fois plus que celle du Japon...
              Et que le yuan n’est pas sur les marchés et est controlé au change par l’Etat chinois.
              Total ; tu peux faire joujou avec la productivité qui est déjà exemplaire , ou la paupérisation des travailleurs (Le Macron et l’UE se lèchent les babines) ; t’arriveras jamais à faire face...
              Sauf a dévaloriser l’euro de 80%.
              Mais la les capitalos ont une crise cardiaque...
              L’euthanasie du capitalo est la seule solution...
               smiley


            • Eric Havas Eric Havas 8 octobre 16:14

              A titre d’info ce qui sépare l’animal laborens (le gogochon primal) de l’homo faber (le fasciste, le communiste) n’a rien à voir avec la productivité mais avec l’ontologie du travail

              Le gogochon primal travaille pour se nourrir comme un animal (pour se branler pour gogochon modernus), homo faber veut faire « oeuvre », c.a.d travaille pour une idée, dieu, la nation, les lendemains qui chantent, la science, son habileté de faber, « le travail rend libre », sortir de l’animalité primale gogochonnale de dépendance à la Nature « immédiate » de laborens etc.

              Dans le capitalisme de la séduction homo laborens se réifie en homo œconomicus, l’économie qui était limité à la subsistance animale gogochonnale, dans oiekos (la maisonnée) devient l’alpha et l’oméga, le mythe fondateur de la société libidineuse consumériste entièrement politiquement dirigée par l’économique. .Arendt reprend la classique critique de la Technique par Heidegger et le fétichisme de la marchandise de Marx

               

              « Où est Ça, doit advenir Je, sauf chez gogochon » Freud

               


              • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 8 octobre 17:09

                @Eric Havas

                La dernière citation est plutôt de Lacan, non ? 


              • Eric Havas Eric Havas 8 octobre 19:23

                @Séraphin Lampion
                 
                non non Freud, Lacan peut être dit pareil, c’est un truc assez d’évidence, la conscience de soi qui nait chez le bébé (sauf chez le gogochonnet du jouir sans entrave) : du téteur qui se confond avec sa télé au têteur qui gueule à propos du pgrm pas assez chaud car il a compris que le prgrm était séparé de lui par la table basse et les chips bio.
                 
                Mais je m’y connais pas des masses, Lacan pour moi c’est le structuralisme situationniste appliqué à la psycho : tu nais souchien, tu penses souchien car tu as appris que l’aboiement à l’école.
                 
                 
                « Gogochons ! Pour vous sentir des consciences rassemblées malgré votre lutte de tous contre tous, je vous mets sous le regard inquisiteur d’une déesse verte ! Adorez Gaïa et craignez sa pythie ! » Giecman le prophète
                 


              • Eric Havas Eric Havas 8 octobre 19:40

                Un ex connu lacanien de signifiant (mot) biaisé par le signifié (objet réel) en fonction de la culture (situation) du gogochon névrosé :
                 
                Le gogochon a des appétits de caviar
                Dans sa culture de GJ, le caviar c’est pour les seigneurs capitalistes
                On en déduit (et lui aussi d’ailleurs) que c’est un désir impossible...
                Dans son rêve le gogochon se rabat sur du saumon, plein de plomb, 1er prix Lidl. Mais c’est justement le saumon de la voisine....
                le signifiant conscient a sa signification dans l’inconscient du rêve avec la relation culturelle linguistique (interdit) saumon/caviar... Donc le gogochon se branle à la fin. Enfin c’est ce genre là... je garantis rien.
                 
                La linguistique de Saussure a fait des mules dans toutes les disciplines...
                 


              • Le421 Le421 8 octobre 20:20

                @Eric Havas
                Le gogochon a un appétit de caviar.
                Le facho chérit les chefs qui planquent les lingots aux Bahamas.
                C’est un choix.
                Beaucoup de gogochons n’ont plus rien le 15 du mois.
                A la différence du facho qui pensent que c’est de la faute des immigrés, il pensent que c’est de la faute de nos dirigeants...


              • Désintox Désintox 8 octobre 21:46

                @Eric Havas

                À part insulter les gens, vous faites quoi ?


              • izarn izarn 9 octobre 14:11

                @Eric Havas
                J’ai déjà lu ça dans « Mein Kampf »...


              • Eric Havas Eric Havas 9 octobre 14:15

                @izarn
                 
                Très bonne lecture :
                 
                « Le premier danger pour le fermier allemand est le système économique américain — le grand capitalisme ! Il signifie la crise économique mondiale. Il signifie l’esclavage éternel de l’intérêt. Il signifie que le monde n’est plus qu’un large butin pour la finance juive de Wall Street, New York, et Paris. Il asservit l’homme grâce aux slogans de progrès, de technologie, de rationalisation, de standardisation, etc. Il ne connaît que le profit et les dividendes. Il veut transformer le monde en un cartel géant. Il met la machine avant l’homme. Il anéantit le fermier indépendant vivant sur sa terre. » Hitler


              • Parrhesia Parrhesia 8 octobre 19:13

                Il est vrai qu’une « productivité » ayant pour but essentiel de produire tous services et produits déjà produits à moindre coût en des pays où le travail est moins rétribué, peut avoir des difficultés à s’épanouir ...

                Isn’t it ???

                Et aussi longtemps que l’impérative nécessité du retour à un protectionnisme élaboré ne s’imposera pas aux esprits simples de nos actuels experts économistes psittacidés, cela risque de durer...


                • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 8 octobre 19:21

                  @Parrhesia

                  ça risque même de s’aggraver, puisqu’il s’agit d’une progression géométrique et non pas d’une constante


                • JL JL 8 octobre 19:48

                  @Parrhesia

                   
                   les riches voudraient revenir aux inégalités qui à la veille de la première guerre mondiale avaient surpassé celles de l’Ancien Régime (cf. Thomas Picketty).
                   
                  Depuis elles avaient d écrue mais sont reparties à la hausse depuis une trentaine d’années : la progression des taux de productivité étant en déliquescence, ce sont les classes médianes qui paient les dégâts.
                   
                  Ce n’est même pas vers l’Ancien Régime que nous allons, mais vers la société féodale, j’en veux pour preuve les zones de non droit qui sont à notre époque ce qu’étaient les lieux d’asile.
                   
                   « Toute ville au Moyen âge, et jusqu’à Louis XII, toute ville en France avait ses lieux d’asile. Ces lieux d’asile, au milieu du déluge de lois pénales et de juridictions barbares qui inondaient la Cité, étaient des espèces d’îles qui s’élevaient au dessus du niveau de la justice humaine. Tout criminel qui y abordait était sauvé. Il y avait dans une banlieue presque autant de lieux d’asile que de lieux patibulaires.
                   
                  C’était l’abus de l’impunité à coté de l’abus de l’abus de supplices, deux choses mauvaises qui tâchaient de se corriger l’une par l’autre.Les palais du roi,les hôtels des princes, les églises avaient droit d’asile. Quelquefois d’une ville tout entière qu’on avait besoin de repeupler on faisait temporairement un lieu de refuge. Louis XI fit Paris asile en 1647 » Victor Hugo, Notre Dame de Paris".


                • Parrhesia Parrhesia 8 octobre 19:57

                  @Séraphin Lampion

                  Vous avez raison. Je n’avais pas situé mon propos sous l’angle du rythme mais il est important de souligner que nos difficultés de toutes natures et à tous niveaux se sont accélérées de façon très sensible sous les trois dernières présidences.
                  Bonne soirée à vous.


                • Parrhesia Parrhesia 8 octobre 20:48

                  @JL
                  Bonsoir JL,
                  et merci pour votre intervention.
                  Dans le même esprit comparatif avec l’ancien régime (et sans rien abandonner de mon credo républicain, les temps et mentalités ayant évolué depuis) puis-je ajouter à l’appuis de votre propos, et à titre d’exemple, un fait attesté et significatif :
                   En 1284, le comte de Foix encourage les marchands étrangers à venir vendre leurs étoffes aux foires de Foix, mais sous la condition expresse que les marchands fuxéens bénéficient des mêmes avantages dans leurs seigneuries respectives…
                  Et nous pourrions trouver bien d’autres exemples de bon sens identique en d’autres lieux et à d’autres époques…
                  Une autre conception du libéralisme économique que celle du libéralisme globaliste exclusivement financier actuel !
                  Bonne soirée à vous


                • JL JL 9 octobre 11:19

                  @Parrhesia
                  bonjour,
                   
                  je ne vois pas où est le bon sens dans l’exemple que j’ai donné ?
                   
                  A moins de voir d’assimiler bon sens et opportunisme ?
                   
                  Pour moi, le pragmatique diffère de l’opportuniste en ce qu’il respecte la morale, pas l’opportuniste.


                • izarn izarn 9 octobre 14:16

                  @Parrhesia
                  Aujourd’hui le moindre cout vient de la monnaie pas de la productivité.
                  Quand le capitalo refuse de dévaluer sa monnaie, face au yuan, le protectionnisme est sans intérét.
                  Si tu veux protèger, tu controles ta monnaie, c’est à dire, tu sors de l’euro, et de l’UE.


                • Parrhesia Parrhesia 9 octobre 22:51

                  @izarn
                  Bien sûr que le cours de change a son rôle à jouer, mais il n’est pas le seul facteur à prendre en considération…
                  Pour le reste, je vous suggère de vérifier avant de proférer cette énormité que le protectionnisme est sans intérêt face à une monnaie volontairement sous évaluée !
                  Cela revient à affirmer que plus le protectionnisme est nécessaire moins il présente d’intérêt !!!
                  Mes compliments !!!
                  Dans quel camp jouez-vous ?


                • Ruut Ruut 8 octobre 22:22

                  Sans travailleurs, pas de productivité.

                  Or il y a de plus en plus de chefs et de moins en moins de travailleurs, donc de moins en moins de productivité.
                  CQFD…

                  Le souci c’est que moins les chefs sont compétents plus ils s’entourent de sous chefs etc…
                  Je ne parle même pas du réseautage et copinage qui vampirise inutilement les ressources des entreprises au niveau des postes de direction.


                  • izarn izarn 9 octobre 14:18

                    @Ruut
                    C’est parceque tu es dans une entreprise zombie qui survit grâce aux QE de la BCE...


                  • Ruut Ruut 9 octobre 22:52

                    @izarn
                    Pas sur que la fonction publique soit différente de ces entreprises zombies.


                  • Paul Leleu 8 octobre 23:15

                    à mon avis, l’effondrement de la productivité tient à l’effondrement du niveau général de la population... c’est un peu comme pour des sportifs : quand l’entrainement baisse, à un moment donné les performances baissent... même si on est parti avec beaucoup d’avance.... il n’y a pas de miracle...

                    dans le système mondialisé, l’occidental a plus de valeur comme consommateur que comme producteur... en fait, la principale « production » de l’occidental est de consommer des produits chinois et des divertissements américains... c’est sa véritable valeur-ajoutée... les GJ l’ont ressenti intuitivement, puisque pour la première fois la manif’ du samedi a remplacé la grève de la semaine... le blocage de la consommation a pris le dessus sur le blocage de la production... pourquoi ? parce-que la véritable « production » de l’occidental est sa consommation.

                    Autrefois, le moindre ouvrier français produisait 1 000 fois plus que le paysan africain ou chinois... et je parle pas des ingénieurs ou des artistes... aujourd’hui, le vendeur de pizza français produit autant que le vendeur de pizza africain, et 1 000 fois moins que l’ouvrier chinois... quand à l’ingénieur français il n’innove plus, mais applique des brevets inventés à l’étranger... et l’artiste français est un pâle imitateur de la sous-culture américaine crétinisante... le pouvoir politique suit la tendance.


                    • izarn izarn 9 octobre 14:19

                      @Paul Leleu
                      Il n’ y a pas d’effondrement de la productivité !
                      Putain c’est quoi cette arnaque !
                      Regardez les chiffres !


                    • Eric Havas Eric Havas 8 octobre 23:40

                       

                      Boobaland au XXIIe siècle :

                       

                      Mouloud, esclave et sa femme esclave, nommée Guinigilda, hommes de l’hacienda de PSG , ont avec eux 5 enfants, Hakim Harim, Selim, Aïcha, Lamia. Ils tiennent un manse libre contenant 1 bonnier et demi de terre arable, trois quarts d’arpent de pois chiche, 5 arpents et demi de pré. Il fait dans le pois chiche 4 arpents. Il livre pour la paisson trois muids de houmous, un setier de moutarde, cinquante osiers, trois poules quinze oeufs. Les services de bras, où ils lui sont commandés. Et la femme esclave fait de la serge avec la laine du maître, et gave les volailles autant qu’il lui est commandé.
                      Abdul, colon de PSG, et sa femme esclave. Fouhad esclave et sa femme esclave, nommée Ragentisma, hommes de PSG Ces deux-là tiennent un manse servile contenant deux bonniers de terre arable, un arpent de poix chiche, deux arpents et demi de pré. Il doit la même chose que le précédent. La femme esclave et sa mère font les serges et gavent les volailles autant qu’il lui est commandé

                       

                      Polyptique de la mosquée de PSG, rédigé entre 2111 et 2129.


                      • Paul Leleu 9 octobre 00:14

                        @Eric Havas

                        vous n’êtes pas sans humour ni sans un certain talent ! :)


                      • Cadoudal Cadoudal 9 octobre 00:17

                        @Paul Leleu
                        Ouais, il est bien...

                        Des fois je comprends pas tout, mais il est bien quand même...lol...


                      • Eric Havas Eric Havas 9 octobre 00:21

                        @Paul Leleu
                         
                        Non là ... je décline toute parentalité_1 même gpa-pma, c’est juste un petit clonage...
                         
                        Georges Duby, l’économie rurale et la vie des campagnes dans l’Occident médiéval...
                         
                        Je fais ma libre ellule au dessus du marais nauséabond.


                      • izarn izarn 9 octobre 14:20

                        @Eric Havas
                        Bon, dégages et fermes la !


                      • Jean Keim Jean Keim 9 octobre 07:45

                        La productivité doit aller de pair avec le partage de ce qu’elle produit, on est (très) loin du compte.


                        • izarn izarn 9 octobre 14:21

                          @Jean Keim
                          Eternelle lutte des classes, non ?


                        • Jean Keim Jean Keim 10 octobre 07:31

                          @izarn

                          C’est la lu-teu fi-na-leu... ouf ! j’me suis un peu lâché, ben disons que le partage est spontané et la répartition ou la distribution calculée.


                        • covadonga*722 covadonga*722 9 octobre 10:42

                           yep pffff la productivité  moi je ne suarais qu’en dire j’ai juste passé ma vie au cul des machines outils 

                          alors qui de mieux pour en parler ?

                          qu’un économiste instruit durant les 30 glorieuses aux frais de la collectivité laborieuse.

                          qu’un artisan sachant s’éviter  l’impôt 

                          et qu’une poignée d’intellectuels pour la plupart statutaires de la fonction publique 

                          non in fine qui saurait mieux qu’eux  ?closer sur 

                          la productivité et le productivisme 

                           


                          • sweach 9 octobre 11:19

                            Je vous conseil ce genre de vidéo qui sont très instructive sur le sujet :

                            https://www.youtube.com/watch?v=nwfv_a4Ns1c

                            Dans l’absolue avec notre modèle actuel, j’aurai envies de dire que trop de productivité tue la productivité ^^


                            • izarn izarn 9 octobre 14:28

                              @sweach
                              Mais tu fais quoi avec « la libre circulation des capitaux et des marchandises » avec des ouvriers chinois payés, au mieux, au RSA.
                              Déjà, le RSA c’est la classe moyenne...
                              Tu fais quoi, quand les allemands fabriquent des pièces auto en Roumanie avec des salaires de 300 euros par mois ?
                              Tu fais quoi la ?
                              Du macronisme ? smiley
                              Ben tu sors de l’euro, de l’UE, tu nationalises la Banque de France, et tu adaptes le franc au yuan...
                              C’est simple en fait...
                               smiley


                            • izarn izarn 9 octobre 14:32

                              @izarn
                              La facture pétrolière ?
                              Ben tu élimines la taxe !
                              Vu le démarrage de l’économie et les entrées d’impots, on peut !
                              Les chinois le font, pourquoi pas nous !
                              Et pis on peut acheter le pétrole pas cher à l’Iran et au Venezuela, ils seront en plus vachement content !
                              La vie est pas belle, sans les salopards qui nous dirigent ?
                               smiley


                            • sweach 9 octobre 14:49

                              @izarn
                              Là ? tout de suite une solution pour améliorer les choses ?

                              Moi perso, j’utiliserai la planche à billet, augmenter la masse monétaire est une solution efficace pour relancer immédiatement une économie.

                              Le problème (pour certain), c’est que ça détruit la valeur du capital, mais cela augmente surtout la valeur du travail.
                              En claire le billet de banque que vous avez en poche aura moins de valeur demain que aujourd’hui, par contre le travail que vous ferez demain aura plus de valeur que celui d’aujourd’hui.
                              Cela pousse à embaucher maintenant car plus de valeur demain et ça pousse à dépenser maintenant car moins de valeur demain.

                              C’est ce qu’on appel un System inflationnaire qui devrait à minima être équivalent à la croissance de notre population.

                              On peut effectivement revoir notre géopolitique, nos normes, nos droits, mais pour une actions rapide et efficace l’idéal serait de toucher à notre monnaie.


                            • _Ulysse_ _Ulysse_ 10 octobre 14:02

                              J’ai bien une hypothèse pour expliquer cette baisse tendancielle de la productivité dans le monde occidental.

                              Perso, je constate dans les entreprises qu’on cherche sans cesse à réduire les coûts production et le personnel productif.

                              Par contre, le personnel improductif lui ne cesse d’augmenter.

                              Quand on remplace des ouvriers/techniciens et ingénieurs et autres par

                              des responsables de communication,

                              des responsable de produit,

                              des directeurs transverses,

                              des responsables pilotage de version,

                              des assistant à la maîtrise de la logistique,

                              des responsables delivery managment,

                              des responsable du département pilotage

                              des responsables pôle support aux opérationnels

                              des assistants PO

                              des responsables de version

                              des animateurs de réunion (oui, cela existe)

                              des coach

                              etc

                              Ben faut pas s’étonner non plus.

                              La productivité des postes de production augmente, le souci c’est que le nombre de poste de production lui baisse.

                              On a dans les boîtes de plus en plus des armées mexicaines avec une inflation effrayante des « bullshit jobs »


                              • Parrhesia Parrhesia 10 octobre 19:02

                                @_Ulysse_
                                Et oui, il y a effectivement tout cela.
                                Mais il y aussi, très certainement, le fait que la productivité est de moins en moins induite (voire seulement sollicitée) par les impératifs d’une production qui elle, est de plus en plus réalisée ailleurs !
                                Et par tout ce qui découle de cette triste réalité dans tous les secteurs de l’économie encore tant soit peu actifs sur le territoire douanier national !
                                Bonne soirée.


                              • JMPBW 10 octobre 21:07

                                @_Ulysse_
                                Tout à fait d’accord avec vous.
                                Les organisations mises en places et leur armée de managers passant leur temps à théoriser et enc... les mouches.
                                10 personnes avec le téléphone dans une main et la souris dans l’autre pour en commander une seule qui tient la clé à molette.
                                Une révolution serait nécessaire dans les entreprises pour réduire le nombre de parasites dont elles se sont dotées, et que certaines écoles fabriquent par bataillons.


                              • jocelyne 13 octobre 18:28

                                @_Ulysse_
                                vous oubliez SOX et la SURETE ( c’est surement dans le etc)


                              • Florian LeBaroudeur Florian LeBaroudeur 10 octobre 19:47

                                Le pétrole bande de nazes, LE PETROLE

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