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Accueil du site > Actualités > Economie > Quand Dow Chemical regarde le monde avec le regard de ses actionnaires

Quand Dow Chemical regarde le monde avec le regard de ses actionnaires

Petite vidéo à voir en préambule . Réalisée par le groupe chimique américain Dow Chemical Company.

A tomber par terre ! A verser des larmes des larmes de reconnaissance ! A dresser un ex-voto ! Ecologie et Humanité, vous allez mieux vous porter . Alleluia, Notre-Dame des Miracles, grand-merci pour tout ! Bref un nouveau sauveur nous est né ...

Dow Chemical, est donc une société américaine, géant mondial dans le domaine de la fabrication et de la distribution de produits chimiques. Grand fabriquant de plastiques ( polystyrène, polyuréthane, polyéthylène téréphtalate, polypropylène et caoutchouc synthétique), produisant aussi pour l’agriculture, ce groupe fût aussi par le passé l’un des producteurs avec Monsanto du tristement célèbre agent orange . Dow Chemical a également racheté Union Carbide, responsable de la catastrophe de Bhopal.

Vous pouvez consulter ICI sur le site d’Amnesty International le rappel de cette catastrophe et comment les deux sociétés ont essayé d’échapper, par le rachat d’UCC ( Union Carbide Company )par Dow chemical à toute responsabilité dans cette catastrophe.

Mais du côté chiffres d’affaires, comment va Dow Chemical groupe auquel appartient désormais Rohm and Haas ?

Au niveau financier, le chiffre d’affaires a grimpé de 7% en 2008, à 57,5 milliards de dollars, un chiffre record dû en grande partie à la hausse des tarifs de 12%... Mais un dernier trimestre catastrophique avec une chute vertigineuse du bénéfice net de près de 80% par rapport...aux prévisions ! Vous pouvez consulter cela ICI .

Une opération financière ratée avec le Koweit qui aurait permis de racheter Rohm and Haas plus aisément, diverses volte-face...sans que l’action en bourse ne soit autant dévalorisée pour cela pour les boursicoteurs de tous poils.

Lu sur le site Café de la Bourse.com.

" Dow a programmé une réduction de 11 % de ses effectifs, et a surtout promis de continuer de verser un dividende trimestriel en cash.

Il sera pour ce trimestre de 42 cents et il s’agit du 389ème versement effectué depuis 1912 : Dow n’a jamais renoncé à rémunérer ses actionnaires.

Le rendement actuel est virtuellement de 10,5% ! Bien entendu le dividende sera abaissé de manière certaine prochainement, mais ne trouvez vous pas tentant d’entrer au capital de cette société centenaire ? "

Un dividende à deux chiffres que la société va vouloir garder à tout prix. Alors, après maintes tergiversations et menaces d’interventions de la Justice, Dow Chemical va racheter comme prévu Rohm and Haas le 01 avril dernier.

Et comme le premier postulat -dividende à deux chiffres- sera respecté, l’inéluctable et seule variable d’ajustement envisagée par ces grands groupes capitalistes, variable extrêmement facile à manier, car l’humain décidément ne représente rien pour eux, ce ne seront pas moins de 10 000 emplois qui seront supprimés de par le monde.

Vous avez bien lus 10 000 emplois .

Comment vous parler maintenant des "Rohm and Haas" à Semoy, dans le loiret, à proximité d’Orléans. Comment vous décrire la lutte de ces petits poucets dont le nombre paraît non pas dérisoire, mais microscopique quant aux enjeux financiers : 96 salariés ?

Mais 96 à dire NON ! Non à cette logique toute comptable et financière, capitaliste pur jus !

96 employés de Rohm and Haas.

Mais aussi rien moins que 300 emplois induits dans la sous-traitance immédiate, soit la vie de 400 personnes, sans compter leurs familles, soit plus 1 000 personnes directement concernées par les calculs de rentabilité dûs aux actionnaires.

La vie de plus ou moins 400 familles, Hommes, Femmes et enfants saccagées, sacrifiées sur l’autel du profit qui ne doit pas décroître, même en temps de crise.

Vous rendez-vous compte, quel horreur, des milliers, des millions, des milliards d’euros qui risqueraient de ne pas rejoindre ceux déjà thésaurisés, amassés mais éparpillés dans les coffres monumentaux de ces multi-nationales sans scrupule aucun face au choix de l’argent sur l’humain ?.

Depuis un peu plus d’une semaine les salariés de Rohm and Haas sont ainsi en grève.

Ils fabriquaient jusqu’il y a peu, une colle particulière servant essentiellement dans l’industrie automobile. Ils ont une compétence acquise depuis des décennies au fur et à mesure des innovations technologiques. Ils respectent tous les réglements en matière de sécurité environnementale, de respect des normes drastiques de la norme Séveso.

En grève, oui, en grève. Mais pour préserver leurs emplois, leurs entreprises. Pour continuer à vivre dignement, à faire vivre leurs familles.

Mercredi dernier, ils étaient très clairs :
- " Nous ne voulons pas "faire sauter" notre entreprise", nous voulons conserver nos emplois ! "
- " Notre entreprise fait des bénéfices, est rentable, mais ils ( Dow/Rohm ) veulent faire encore plus de bénéfices sur notre dos ! "

Un Comité d’Entreprise Extraordinaire de leur entreprise, se tenait alors à Paris. Interrompu très rapidement puisqu’aucun dossier expliquant le pourquoi de cette décision n’a été fourni aux représentants du personnel, aucun chiffre sur la rentabilité de Rohm and Haas France et Rohm and Haas Semoy, rien !

Les salariés savent que leur entreprise est rentable mais "chère". "Chère", pour qui ? Pour quoi ? No comment. Dow est-il incapable ( ?!) de donner des chiffres ? Dow refuse purement et simplement de donner des chiffres, et pour cause !

Pour les salariés, c’était avant le piquet de grève les 3X8, plus des équipes en journée avec débuts de journée s’étalant entre 06h30/08h30 le matin et fins de journée se terminant entre 16h30/18h00 le soir. Ceci du Lundi au vendredi.

C’est cependant sans compter les horaires supplémentaires si besoin était en heures de nuit dans la nuit du vendredi au samedi, mais également le samedi matin.

C’est dire comme ces employés ont bien tout donné pour leur entreprise et qu’ils ne peuvent pas être taxés de ne pas voir tout mis en oeuvre pour sa pérennité et bonne santé financière . D’ailleurs ils ne veulent pas négocier une prîme de départ, même la plus élevée possible. Ils veulent défendre leurs emplois, leur avenir, l’avenir de leurs enfants. Que sera celui d’une région, d’un pays sans entreprise ? Que sera celui de ceux qui acceptent des indemnités de départ lorsque le pécule sera épuisé ?

Une entreprise fermée, ce ne sont pas seulement des chômeurs supplémentaires qui vont certes :
- faire exploser les statistiques des demandeurs d’emplois,
- occasionner bien des problèmes du côté du pôle emploi -créé à la va-vite comme chacun sait et ironie du sort sans moyens humains supplémentaires - mais aussi détruire durablement tout le tissu socio-économique de notre société.

D’un côté des chômeurs, des emplois plus que précaires avec développement de l’assistanat via le RSA, exonération de cotisations sociales salariales en prîme - tout bénéf pour le MEDEF -. De l’autre, fin de notre système de sécurité sociale solidaire et de notre système de retraite par répartition.

Et comme cela s’inscrit dans une volonté gouvernementale de destruction des acquis sociaux de 1936 et d’après guerre, le mouvement s’accélère, justification de la crise en argumentaire de mauvais aloi.

Du souci à se faire donc et pour continuer mes pérégrinations "Dow Chemicalesques", j’ai ainsi pu aller jusqu’au rapport financier de l’entreprise de 2008. Le lien étant fait à partir de Rohm and Haas Semoy. Grande interrogation de ma part, car ce rapport en anglais, est disponible en italien, en allemand et en russe. En français ? Rien .

Est-ce à dire qu’après le site de Semoy, les autres site français ( 5 ) ont de grands risques de se retrouver dans le collimateur des "snipers’Dow chemical company" guidés par la sacro-sainte rentabilité boursière, seul indice qui vaille quoiqu’il en soit ?

Jeudi dernier, ce sont les représentants du personnel qui ont été reçus par leur direction de Semoy. Même résultat qu’à Paris. Pas de dossier, aucun chiffre. Pas plus avancés donc, les salariés.

Demain, mardi 28 juillet 2009, aura lieu un CHSCT ( Comité d’hygiène, de sécurité, et des conditions de travail ) extraordinaire à Semoy.

Quant à Christian Estrosi, Ministre de l’industrie, dont on apprend sur son site qu’il a assisté dimanche 26 juillet à l’ascension du col de la Bonette, ainsi que par une vidéo au lancement de "vélo bleu" à Nice, il les recevra jeudi prochain.

Je ne sais pas pour vous, mais moi, je ne suis pas rassurée, mais alors pas rassurée du tout ! Je serai bien tentée de vous répéter le slogan de la vidéo de Dow Chemical :

" When you see the world through the eyes of the Human Element, anything is possible ".

Je crains simplement que lorsque Dow Chemical regarde le monde avec les yeux de ses actionnaires, plus rien ne soit possible pour les Rohm and Haas de Semoy "...

Plus rien si aucun d’entre nous ne réagit, mais...

A SUIVRE...

 



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11 réactions à cet article    


  • Lisa SION 2 Lisa SION 2 28 juillet 2009 11:45

    Ce que vous pourriez faire, c’est négocier au plus haut vos indemnités de licenciement, puis les regrouper pour acheter l’usine en question. De cette façon, vous deviendriez vous même actionnaires et propriétaires de votre outil de travail. ainsi, sans délocalisation ni licenciements, avec un tel outil entre les mains, il ne vous resterait plus qu’à le fructifier sans ne plus jamais être les victimes que de vos propres imerfections...


    • Rollyboy Rollyboy 28 juillet 2009 14:57

      « ... ce groupe fût aussi par le passé l’un des producteurs avec Monsanto du tristement célèbre agent orange . Dow Chemical a également racheté Union Carbide, responsable de la catastrophe de Bhopal. » Je rajouterais, à titre informatif, qu’il racheta au début des années 1980 la multinationale américaine Richardson-Merrel responsable de la commercialisation du tout aussi tristement célèbre médicament Thalidomide au Canada. Ledit médicament est responsable de la naissance de milliers d’enfants malformés à travers le monde. Il fut néanmoins inventé par le groupe pharmaceutique allemand Grünentahl vers 1958-1960.


      • Circé Circé 28 juillet 2009 16:54

        A propos de la thalidomide, ce médicament est actuellement commercialisé au Brésil où il y a une recrudescence des malformations terribles que provoquent ce médicament, à savoir des absences ou présences simples bourgeons des membres inférieurs et supérieurs en guise de bras ou jambes.


      • Rollyboy Rollyboy 29 juillet 2009 03:58

        Oui, vous avez parfaitement raison. La Thalidomide est depuis bon nombre d’années vendu sur le territoire brésilien en guise de médicament pour contrecarrer les symptômes de la Lèpre et d’autres maladies graves dont, aussi surprenant que cela puisse être, le Sida.

        Je suis présentement en période de réflexion si je devrais partager avec les lecteurs et lectrices d’Agoravox ma grande mésaventure dans un bureau d’avocats américains, habiles et perfides, où l’on me vola plusieurs MILLIONS de dollars à l’occasion d’un recours contre la Dow Chemical. Et, advenant le cas où je partage mon expérience, lequel d’entre vous pourraient me porter secours si je reçois des poursuites ? Il est vrai que ces avocats sont des quasi-intouchables. Je vais y penser à deux fois car comme dit si bien le proverbe : « Il est souvent dangereux de sortir les squelettes du passé enfouis dans le placard . » N’est-ce pas ?!


      • easy easy 29 juillet 2009 23:45

        A Rollyboy,

        Un procès contre le fabricant de la thalidomide ?
        Ca me semble fermé.

        Autant il y a intention malveillante dans le cas de ceux qui ajoutent de la mélamine au lait en poudre (Ils savent très bien qu’ils arnaquent même s’ils ne savent pas qu’ils rendent malade ou tuent) autant il me semble difficile de démontrer une intention malveillante dans le cas de la thalidomide. Ainsi que dans le cas de l’agent orange que je connais d’assez près puisque j’ai vécu là où il a été largement répandu et pendant qu’il a été répandu.
         
        Tant qu’un labo respecte la législation en vigueur (en 1950 elle n’obligeait pas les firmes allemandes à procéder à des essais tératogènes) elle est dans les clous
        Sauf à prouver que quelque part dans cette entreprise quelqu’un savait ses effets désastreux et les dissimulait, un procès me semble perdu d’avance.

        De toutes les histoires chimiques ayant viré à la catastrope, AZF incluse, je ne vois comme attaquables que celles où une arnaque est établie ou peut être établie.

        Même un pétrolier qui casse et inonde la côte de mazout me semble difficilement attaquable si on n’a rien pour démontrer une négligence, un choix d’enfoiré ou une arnaque délibérée. On arrive bien entendu à faire parfois payer quelques pétroliers responsables (mais non coupables) parce qu’on dispose parfois d’une masse énorme de gens révoltés ou constitués en partie civile ce qui constitue un moyen de pression
        (Par exemple boycott des stations d’un pétrolier)


        Pour changer cet ordre des choses, il faudrait commencer par installer un concept nouveau qui tiendrait sensiblement en ceci.
        Une entreprise qui aurait involontairement nuit à ses consommateurs (actifs ou passifs) devra indemniser -à faible tarif- les victimes de son produit en même temps qu’il lui sera délivré un certificat d’honorabilité ou de déontologie.
        Alors qu’actuellement une entreprise doit se retrouver coupable au pénal pour se retrouver coupable au civil et que cela n’arrange pas du tout son image (Elle fait alors tout pour éviter cette situation) il faut inverser la couleur du jugement et offrir aux entreprises qui acceptent d’indemniser alors qu’elles sont elles-mêmes victimes d’un sale coup du sort, un diplôme de bonne conduite, quelque chose qui compense leur dépens

        Lorsque les constructeurs automobile battent le rappel de milliers de véhicules, ça leur coûte une fortune. Mais elles le font en considérant à raison que leur initiative leur vaut un label de confiance. 

        C’est très dur pour une personne physique ou morale de devoir à la fois perdre en argent et en image. C’est plus facile de payer si on obtient en contrepartie une image valorisée. 


        D’une façon plus générale.
        Tout ce que nous faisons, dans cette société et depuis un moment déjà, est limite, guerre incluse. Nous ne cessons de jouer avec le feu.
        Cependant, les parents, pour diverses raisons, assurent à leurs enfants, que pour ce qui concerne leur sécurité, ils ne lésinent pas, ils assurent grave comme on dit. Genre zéro défaut.
        Il y a là, une grosse menterie, Car aussi bien pour eux-mêmes que pour leurs enfants chéris, les parents jouent limite. Il n’y a parfois qu’en terme pécuniaire qu’ils assurent vraiment en constituant une réserve conséquente. Mais pour le reste, y compris pour la santé et la nourriture, ils jouent limite.
        Rouler en pleine nuit sur une nationale glissante, croiser une autre voiture aussi aveugle, est limite. Vacciner avec des produits bourrés d’hydroxyde d’aluminium est lilmite. Placer des appareils bourrés d’ondes électromagnétiques dans la maison (dont le GSM et la Wi Fi) est limite. Nourrir sa famille avec des viandes que l’on sait bourrées d’antibios et d’hormones est limite. laisser ses enfants à poil au soleil alors qu’on sait les risques de cancer de la peau est limite. Faire des enfants alors qu’il y a une forte probabilité pour qu’ils ne soient pas très beaux ou carrément laids voire infirmes est limite. La liste pourrait faire cent pages.
        Le problème n’est pas tant que nous jouions tous limite, le problème c’est que nous le dénions. Plus dure est alors la déconvenue

        Une fois le drame survenu, tu penses bien que les personnes qui ont joué limite (Par exemple en se gavant de somnifères, d’antiémétiques ou de sédatifs alors qu’elles sont enceintes) n’ont aucune intention d’avouer à leur enfant qu’elles n’ont pas assuré. Tu penses bien qu’en toute logique, elles vont renvoyer la responsabilité à celui qui a fabriqué cette drogue qu’elles avaient pourtant accepté d’ingurgiter sans rien contrôler elles-mêmes (ce qui est assez inconscient au fond) Il n’est alors pas étonnant que les demandes en ce sens soient si souvent déboutées.


        Lorsque nous grimpons dans un avion qui ne nous demande que 100 balles pour nous transporter à 3000 km, soit nous faisons la check-list nous-mêmes soit nous ne la faisons pas mais alors nous n’avons pas à nous plaindre d’avoir subi une catastrophe car nous le savions (tout en prétendant le contraire bien entendu) qu’à ce prix, tout était hyper limite. Nous ne pouvons pas voler à un prix aussi bas et prétendre avoir « assuré grave ».
        Et pourtant, c’est exactement ce que prétendra un mari à son épouse quand il rentrera chez lui un soir en brandissant deux bilets pour la Californie « Regarde, Mapoule, sur ce coup là, un voyage en Californie pour seulement 200 balles, j’ai assuré grave ! »
        et l’autre de répondre les yeux mouillés de reconnaissance
        « Oh oui mon Tarzan t’as vraiment assuré grave ! »

        Bin non, il n’a pas du tout assuré, tout au contraire.


      • easy easy 28 juillet 2009 22:41


        On a beau savoir le principe de la prestidigitation du marketing d’image, on est sur le cul devant une telle mascarade. Je parle de cette vidéo au long de laquelle on ne voit rien de ce que fout cette entreprise mais où l’on est abreuvé d’images rassurantes sur des tas de choses qui n’ont aucun rapport avec cette entreprise sinon négatifs.
        Les rizières ont été filmés en Chine semble-t-il ; Mais à peu de chose près, elles auraient pu être tournées au Vietnam où sévit l’agent orange produit par Dow et Monsanto
        Et la musique ! Whaiiiiii, c’est de la musique de babas cools à la Easy rider qui ont choisi de tourner le dos à la productivité.
        Ils récupèrent absolument tout ce qu’il y a de sain et qu’ils zennkulent en toute conscience.

        OK donc avec l’auteur pour l’introduction

        Mais je décroche quand il en vient aux histoires de licenciements.

        J’ai créé ma propre petite entreprise de mobilier et il m’est arrivé de vendre à des salauds (J’ai par exemple installé des paillasses dans les salles de vivisection d’Aventis à Ivry sur Seine et là j’ai cessé, c’en était trop)
        Mais il ne me serait jamais venu à lidée d’en appeler à la compassion si un de ces salauds m’avait planté (Ca s’est produit et je me suis assis sur l’ardoise. Bien fait pour moi)

        Comment peut-on bosser pendant des années pour des fabricants de mines, pour des fabricants de produits polluants, pour des dictateurs et appeler à la compassion quand on en est licencié ?


        Aucune de ces entreprises salopes ne pourrait fonctionner sans employés ni fournisseurs. Tous complices donc.
        Nul ne peut se prévaloir de ses propres turpitudes


        • Circé Circé 28 juillet 2009 22:56

          Le problème, voyez-vous c’est que pratiquement aucun des salariés ne connaissait l’histoire de Dow Chemical.

          Ne pas oublier qu’ils ont été racheté le 01 avril dernier par Dow.
          Par ailleurs, ils fabriquent une colle utilisée par les équipementiers automobiles, donc pour ceux qui savaient qu’ils travaillaient effectivement dans le secteur de la chimie, la conscience n’allait pas jusqu’à rechercher les liens avec des firmes comme Dow, Monsanto, UCC.

          Pour eux, ils fabriquaient certes un produit avec des matériaux dangereux ( site seveso), mais jamais ils n’avaient été jusque là, puisqu’ils fabriquent une simple colle..


        • easy easy 29 juillet 2009 00:20

          A Cyrcé
          Et bien soit, posons cette hypothèse que ces employés ignoraient qui étaient ou ce que faisaient vraiment leurs maîtres.
          Nous vivons une époque où la science est sur le grill, où les entreprise chimiques sont à la question et voilà que 100% des salariés d’une entreprise de chimie s’est contentée de ne considérer que ce qui sort de leur petite casserole, sans jamais enquêter sur ce qui se passe au niveau supérieur. Bin, je ne leur tire pas mon chapeau.



          Il est temps qu’ils sachent.
          Il est bon qu’ils l’apprenent enfin qu’ils ont vendu leur âme au diable en jouant les autruches (De même que les gens floués par Maddof ont bien joué les autruches et sont mal placés pour appeler à la compassion)
          Ahhh que c’est bon de se faire passer pour une victime alors qu’on a participé à une saloperie !

          Tu te rends compte qu’il y a des gens externes à ces entreprises qui parviennent à savoir alors que 100% des personnels d’une usine ignore ! Fait l’autruche oui !

          Car enfin, il est clair que tous les salariés des entreprises critiquables ont accès aux mêmes documents que tout le monde. Ils savent que leur entreprise pue le soufre mais ...ils préfèrent ignorer afin de pouvoir dire, le cas échéant « Ouinnn, je ne savais pas ! »

          Comment j’ai envie de leur botter le cul à ces faux-culs.

          De toutes manières nous sommes de plus en plus acculés à la schizophrénie (Je parle ici de la schizophrénie au sens vulgaire pas de la vraie maladie)
          Les actifs, les chercheurs d’emploi sont partagés entre leur besoin d’argent donc de job (quasiment à tout prix) et ce qu’ils savent des problèmes écologiques qui voudraient qu’ils restent au lit, voire qu’ils n’existent pas ou plus 

          Lequel d’entre nous a le sentiment que la Planète a envie ou besoin de lui ?
          Cette question a quelque chose de fou car elle pose pour acquis que la Planète nous voit et pense mais ça y est, ce concept d’une planète pensante et souffrante est passé et adopté par beaucoup d’entre nous.
          Alors, qui se sent aimé par la Terre (ou par extension, par les Autres) ?


        • JoëlP JoëlP 2 août 2009 09:57

          Cette vidéo n’est pas unique mais elle est très représentative. On a l’impression qu’ils ont piqué dans le stock d’image de Yann-Arthus pour nous faire rêver. Avec ce que l’on sait de Dow, ce petit film est une superbe illustration de l’absurdité de notre belle économie ultra libérale. On nous vend n’importe quelle vessie en nous faisant admirer une lanterne. On s’est déjà assez brûlé avec ce genre d’ânerie. Quand est-ce qu’on arrête ?

          Marcel Bleustein-Blanchet disait : « La publicité c’est de l’information ! ». Paix à ses cendres.


          • Circé Circé 2 août 2009 10:41

            Rien à rajouter.
            Vous avez tout dit


            • catastrophy catastrophy 2 août 2009 20:34

              Bon, j’ai une idée...

              IL FAUT BUTTER LE PATRON !!!
               dixit Louise Michel film mag et nifique mi raisin de la colère interprété, par la géniallissime Yollande Moreau.
               Oui !, il ne reste plus qu’à butter le patron et il me semble que Dupontel peut faire cela !

              Gréve salope ! Rien d’autre à dire.

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