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Questions aux économistes d’Agoravox

Privatisations - Vol qualifié ou passage obligé ?

Récemment dans l'actualité, deux éléments m'ont à nouveau fait réagir. Il faut que je vous l'avoue, cela fait plus de vingt cinq ans (en fait depuis que je m'intéresse un peu à la politique et à l'économie) que je me demande quel est l'intérêt de privatiser une entreprise, un marché etc.

Si je vois bien l'intérêt pour l'acheteur, le gain, hormis le court-terme, pour l'Etat, et donc pour la société, ne me semble pas évident.
J'ai souvent entendu les affirmations de nombreux économistes lorsqu"ils disaient que "Ce n'est pas le rôle de L'Etat", "l'Etat n'est pas capable d'être efficace" et autres déclarations qui m'ont toujours semblées n'être que des déclarations de principes et non des démonstrations éclatantes.

Certes malgré des études poussées, mon bagage économique reste faible, alors je fais un raisonnement très basique qui est de se dire que quand je vends une entreprise, si quelqu'un est prêt à l'acheter c'est qu'il y a un bénéfice à faire.
Ou bien également de me dire que je ne vois pas la raison pour laquelle une entreprise gérée par le privé serait bénéficiaire alors que gérée par l'Etat ce serait un gouffre financier.

Oui, il se peut que l'Etat gère mal une entreprise, mais alors ne serait-ce pas plus efficace d'améliorer la gestion de l'Etat puisque visiblement on sait comment faire ?

Bref en ces temps de déficit du budget et de vagues d'austérité successives, j'en viens à me demander si les privatisations des années passées ne nous manquent pas un peu.

Pour exemple, et j'en viens au premier élément qui m'a fait réagir, les sociétés d'autoroutes dont on parlait récemment suite à la dernière augmentation du péage.
Les différents journaux nous indiquaient qu'au cours des cinq dernières années ces sociétés avaient réalisé un bénéfice net annuel d'en moyenne un milliard d'euros.
Puis il y eut l'annonce des bénéfices de Total, 12.3 milliards d'euros pour 2011 (et en moyenne près de 10 milliards par an depuis cinq ans) autre ancienne entreprise nationale.

Du coup je suis allé faire un tour sur différents sites financiers pour voir un peu comment se portaient nos anciennes entreprise nationales, comme Suez (devenue GDF-SUEZ), la Société Générale, LCL, St Gobain etc.

Et bien globablement elles se portent plutôt bien et génèrent bon an, mal an au minimum un milliard d'euros de bénéfices, souvent autour de trois ou quatre milliards et exceptionnellement jusqu'à 10 milliards.


Bref en prenant simplement cinq exemples :

 

  2007 2008 2009 2010
Société Générale 0.9 2 0.7 3.9
Total 13.2 10.6 8.4 10.6
GDF Suez (1) 5.5 4.9 4.5 4.6
St Gobain 1.5 1.4 0.2 1.1
Alstom 0.45 0.86 1.1 1.2
Résultat net annuel en milliards d'euros  

 

Cela représente environ 20 milliards d'euros en année normale (exception faite de 2009, dûe à l'impact majeur de la crise).

Donc bêtement j'en déduit que cela ferait 20 milliards de plus dans les caisses de l'Etat par an si celui-ci était resté propriétaire des ces entreprises. Et je n'ai pas compté que 5 entreprises, sans même parler du milliard annuel des autoroutes...

Si on étend le raisonnement à l'ensemble des anciens biens de l'Etat on doit pouvoir arriver à près de 30 à 40 milliards par an. Et bien entendu je ne parle pas là des concessions faites à des entreprise comme les licences de téléphonie mobile qui se révèlent très lucratives.

Et par ces temps où il vaut mieux ne pas être un pâtre grec, nous apprenons également, deuxième élément qui m'amène à réagir, que le FMI a demandé au gouvernement grec de procéder à près de 50 milliards de privatisations(2)

Est-ce que cela est bien raisonnable pour le futur ? Cela ressemble pour moi furieusement à de la vision court terme. Si j'osais je dirais même que cela ressemble à une main mise des marchés sur l'économie grecque sous prétexte de dette (sciemment organisée(3) ? ) tout en leur disant qu'il leur faudra en conséquence réduire de forte manière le rôle de l'Etat dans la société puisqu'il n'aura de tout manière plus les moyens d'assurer un grand nombre de services.

Mais je suis sûr que je vais trouver sur Agoravox quelques économistes qui vont pouvoir me justifier tout cela très simplement et d'une manière on ne peut plus claire.

 

(1) Si je ne me trompe pas GDF-SUEZ appartient encore à L'Etat pour environ 35%

(2) Journal de 20H00 de France 2 - 14/02/2012

(3) Voir le très bon article d'Adous sur Agoravox : http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/ue-de-la-corruption-a-la-dette-110279


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82 réactions à cet article    


  • adeline 17 février 2012 10:00

    Bonjour, je ne suis pas économiste mais il y a dans privé/public au moins deux aspects. Le role de l’Etat et le role du privé, par principe de solidarité et d’egalité il devrait y avoir pour tous les secteurs vitaux au moins une entreprise collective donc d’etat : ecole hopitaux eau alimentation logement transports infrastructures et j’en oublie surement. Que des entreprises privées tentent de briser le monopole comme en ce moment EDF , c’est logique mais il doit y avoir pour le citoyen une alternative ce qui constitue la base d’une vraie concurence et la garantie de beneficier d’un service à un coût régulé par la collectivité.


    • Ollisters Ollisters 17 février 2012 10:07

      Pour ma part je pense que cela ne vise qu’a une seule chose, consolider et faire persister le control des masses par l’oligarchie mondiale. (d’après certaine estimations,1% de la population mondial qui détient 40% des richesses)

      La prochaine étape sera sans doute, qu’ils militeront pour le droit des multinationales a disposer de leur propres forces armées...


      • adeline 17 février 2012 10:19

        Exact Ollisters, il me semble que c’est contenu dans ACTA, la société s’estimant lésée peux directement effectuer la saisie/destruction du matériel, c’est un premier pas, puis il y aura les tribunaux/prisons universal-studio etc


      • Ollisters Ollisters 17 février 2012 11:29

        Oui je n’ai pas parler d’ACTA, mais ce traité des plus inquietant prépare clairement le terrain.

        et bientôt on va nous importer (imposer ??) le NDAA en europe.

        Et pour nous faire avaler la pilule et justifier de sa nécessité on va d abord déclencher une crise suivie d’une grande guerre. ces traités et lois restant volontairement flou, laisse libre court a la libre interprétation et a la modulation future.



      • Cyril Cyril 18 février 2012 16:44

        nous y sommes déjas...

        La multinationnal Monsantos à acheté l’armée privée anciennement appelée Blackwater


      • bigglop bigglop 18 février 2012 18:05

        Bonjour à tous,
        Un seul mot : Agissez
        2012 : VOTER POUR RIEN


      • Daniel Roux Daniel Roux 17 février 2012 10:51

        Le débat que vous ouvrez n’est pas un débat économique, c’est un débat politique.

        La réussite des entreprises nationalisées ne fait aucun doute. Il est d’ailleurs de notoriété publique que l’état, c’est à dire l’oligarchie, nationalise les pertes et privatise les bénéfices.

        Après la seconde guerre mondiale et à partir du Plan Marshall, la France a été intégrée à l’empire américain. Si les communistes alliés aux socialistes étaient parvenus démocratiquement au pouvoir à cette époque, un coup d’état militaire aurait eu lieu. Dans les années 60/70, le tristement célèbre SAC était une organisation paramilitaire dont le but était de reprendre de force le pouvoir aux communistes en cas de défaite de la droite aux élections.

        Les nationalisations réussies ont été effectuées juste à la sortie de la guerre par le Conseil National de la Résistance qui a également mis en place la Sécurité Sociale (ordonnances de 1946) ou après l’élection de Mitterand en 1981.

        Les privatisations massives ont été faites d’abord dans un esprit idéologique et pour préparer la grande union transatlantique voulue par les fondateurs du marché commun dont l’étape intermédiaire passe par l’Union Européenne et la monnaie unique.

        Le seul modèle économique autorisé par les américains est le modèle libéral. Ce modèle fait par et pour l’oligarchie encourage la propriété privée et l’individualisme tout en favorisant les riches, les multinationales et les paradis fiscaux. A l’inverse, elle lutte avec acharnement contre tout ce qui ressemble de près ou de loin au « collectivisme ».

        Dans ce modèle il n’est pas admis que des entreprises nationales fassent concurrence à des entreprises privées, ce qui n’est pas illogiques étant données les grandes différences entre les 2 status. Les premières disposant de moyens considérables pour investir, les secondes devant distribuer une partie de leur marge bénéficiaire à leurs actionnaires.

        Pour faire simple, ce serait tout le contraire et avec la même détermination, si l’URSS avait gagné la guerre.


        • Daniel D. Daniel D. 17 février 2012 14:26

          Les privatisations massives ont été faites d’abord dans un esprit idéologique et pour préparer la grande union transatlantique voulue par les fondateurs du marché commun dont l’étape intermédiaire passe par l’Union Européenne et la monnaie unique.
          La grand marché transatlantique est prévu pour être mit en place en 2015, et au vu des résultats de l’étape intermédiaire de l’Euro et de l’UE, le pire est a craindre !

          Le seul modèle économique autorisé par les américains est le modèle libéral

          Nos politiques devraient regarder l’absence de qualité de vie de la population aux états unis, avant de continuer leur travail de collaboration avec ce monstre qu’est devenu l’Amérique.

          Les privatisations sont l’arme économique de l’oligarchie pour précariser le peuple et le rendre corvéable a merci. C’est un instrument de dépossession du peuple au profit des riches et de l’oligarchie.

          La situation de crise économique européenne est voulue, et favorise cette oligarchie des incapables et des traitres, pour privatiser tout ce qui es possible, hormis la sécurité, l’armée, l’éducation( formatage intellectuel ) et les impôts, dans le but de s’aligner avec les États Unis.

          Il suffit de regarder la Grèce pour comprendre la traitrise et les dangers de ce système. De nouveaux prêts leurs sont accordé, augmentant leurs dettes, a condition de privatiser leurs sources de revenus, ce qui les mets de facto dans une situation économique encore pire. Ils la dépouillent littéralement de ses moyens de rentrer de l’argent provenant du paiement d’un service. Il ne reste plus que les impôts pour faire rentrer de l’argent, et c’est ce que l’ont voit actuellement en grecs, les impôts et nouvelles taxes explosent, et le pays s’enfonce dans la récession.

          Ces gens sont fous et les peuples aveugles. Heureusement la faim aidant, beaucoup se cultivent et cherchent a comprendre ce qu’il s’est passé. La prise de conscience populaire ne s’arreteras pas et les réactions seront violentes ( cela as déja commencé)

          L’Eurogendfor seras vraisemblablement utilisée pour réprimer l’insurrection qui vient. Comme a leur habitude l’oligarchie régleras le problème dans le sang. Apres les paysans de 14/18 et 39/45, la prochaine classe a degraisser pour eux sont les petits ouvrier qui sont devenus trop nombreux.

          Daniel D.


        • Daniel Roux Daniel Roux 17 février 2012 15:57

          @ Alchimie

          Et... ? Le peuple attend, plein d’espoir, les lumières du valeureux contradicteur. Nous allons enfin tout comprendre .... Ah non ! Rien !

          Ah si ! Du vent.. Comme d’hab.


        • Claudec Claudec 17 février 2012 17:19

          N’importe quoi !

          Mélanger le plan Marshall, le SAC, l’alliance PC-PS, la monnaie unique européenne ; attribuer à Mitterrand ne serait-ce qu’une infime partie de la « mise en place » de la sécu ; vanter la réussite des nationalisées, comparer les « status » des entreprises privées et publiques comme vous le faites, ce n’est pas faire simple mais simpliste. 

        • lagabe 17 février 2012 17:41

          e problème a toujours été dans tous les pays , les infrastructures
          Il y a la maxime quand le bâtiment va , tout va , qui est une véritable arnaque en soi
          Si on regarde en France par exemple , avec le PPP partenariat privé public, les différentes administrations publiques vont payer dans 10 ans prêt de 60 milliards d’euros par an au groupe privé
          Un bel exemple est le grand hopital de Corbeil Essone qui coute 30 millions par an à l’état , et qui ne fonctionne toujours pas , et qui à 8000 mal façon
          La solution par exemple en France serait d’arrêter tout projet de LGV, de Pentagone à la française , d’aéroport à Nantes etc


        • Daniel Roux Daniel Roux 17 février 2012 17:51

          @ Claudec

          Les ordonnances de 1946 ont fondé la Sécu. Mitterand ne faisait pas partie du Conseil National de la Résistance à ce que je sache.

          Votre haine des « socialo-communistes » vous aveugle. Elle vous empêche d’analyser et de comprendre ce que vous lisez.

          Restez en donc aux discours de Sarko l’embrouille si vous voulez éviter l’accident cérébral.


        • perlseb 17 février 2012 20:02

          Le débat que vous ouvrez n’est pas un débat économique, c’est un débat politique.

          Effectivement. Selon que l’on considère que l’économie doit être au service du plus grand nombre (intérêt général) ou doit permettre à l’oligarchie de confirmer sa place en haut de la pyramide (intérêts particuliers), l’économie permet de défendre ses thèses avec assurance à celui qui doute.

          Quand on voit comment des experts nous amènent à la faillite globale de la France, alors je crois que c’est l’intérêt particulier qui dirige notre économie depuis au moins 1973. Normal dans une oligarchie où le vote des citoyens ne fait que donner carte blanche au meilleur menteur sans aucune sanction possible.

          Privatisation (Etats Unis) ou nationalisation (ex URSS ?) ? Faux débat : ce qui compte c’est l’absence de structure pyramidale. Les experts doivent travailler, expliquer les choix possibles avec leurs conséquences directes, et les décisions sont prises à la majorité par tous ceux qui vont subir ces décisions. Si pas de structure pyramidale, pas de soumission, pas d’oppression, chacun est libre car chacun à un droit égal dans les décisions qui gouvernent sa vie de tous les jours.


        • Abou Antoun Abou Antoun 17 février 2012 23:37

          Tout est dit et très bien dit.
          Lors de la disparition de l’URSS, pendant l’ère Eltsine, on a fait croire aux gens à l’intérieur et à l’extérieur de l’Union que tout allait mal que rien n’était rentable. Rien n’était plus faux !
          Certaines entreprises soviétiques étaient (et sont toujours) à la pointe en matière de technologie. Les entreprises ont été vendues, la plupart du temps ce sont des cadres dirigeants (souvent encartés au PCUS) qui ont acheté les actions en masse pour une bouchée de pain, soit que les employés n’aient pas eu l’occasion de le faire, soit que non formés à la logique capitaliste ils n’en aient pas vu l’intérêt, la plupart préférant renoncer à leur droit pour une petite prime en des temps très durs.
          Ces gens, les nouveaux détenteurs des entreprises dénationalisées, forment aujourd’hui la classe des ’nouveaux russes’ tous milliardaires, car les entreprises étaient hautement profitables en logique capitaliste. Simplement auparavant elles jouaient un rôle doublement social, en embauchant peut être un peu plus de personnel que nécessaire et puis en investissant (de gré ou de force) les profits réalisés dans le budget de l’État. 
          Reprenons le cas de la France et des sociétés privées de gestion des autoroutes. La première chose qu’elles ont fait, comme toutes les entreprises privatisées, c’est ’dégraisser’. Vous avez vu disparaître des péages tout le personnel de perception des droits de passage (il n’y a plus que des automates). Sans doute d’autres postes, peut être moins visibles, dans le domaine de l’entretien ou de la sécurité, ont également disparus.
          Même scénario en Angleterre avec les chemins de fer. Au nom du profit et pour satisfaire les actionnaires on supprime en masse des postes, souvent liés à la sécurité, et les accidents se multiplient.
          Qu’arrivera-t-il en France quand l’industrie nucléaire sera totalement privatisée ???
          J’estime que le modèle français que nous avons connu pendant les 30 glorieuses avec une économie mixte était satisfaisant. Le secteur public devant regrouper les industries stratégiques, et les services essentiels (énergie, eau, transports, éducation, santé, banque, assurance), ce qui n’empêche pas un secteur privé tout à fait florissant avec de nombreuses PME pouvant agir en sous-traitance des grands groupes nationaux.
          L’analyse de Daniel Roux est totalement pertinente et bien exposée.


        • Daniel Roux Daniel Roux 18 février 2012 10:21

          @ Abou Antoun

          Merci de votre commentaire encourageant.


        • Abou Antoun Abou Antoun 18 février 2012 22:48

          @Daniel D.
          La situation de crise économique européenne est voulue, et favorise cette oligarchie des incapables et des traitres, pour privatiser tout ce qui es possible, hormis la sécurité, l’armée, l’éducation( formatage intellectuel ) et les impôts, dans le but de s’aligner avec les États Unis.
          Ne croyez pas que l’éducation et la défense doivent échapper au processus. Aux USA la privatisation de l’éducation est une chose accomplie, il n’y a jamais rien eu de comparable à l’E.N. française, les écoles publiques sont depuis toujours les écoles des pauvres, des minorités ethniques, etc.
          Pour la défense voir ce qui se passe aux USA
          Blackwater (now Academi)
          En France c’est en route. suppression du service national —> armée de métier.
          l’armée de métier embauchera des milices privées.
          Une milice (la mieux organisée) prendra tôt ou tard le contrôle de l’ensemble.
          La défense doit rester l’affaire du peuple. Une armée populaire est le meilleur garant de l’indépendance d’un pays.



        • il est évident qu’avec la FAMILLE MALLAH-sarkozy de nagy........le salarié en FRANCE est le plus taxé

          6PENDANT QUE LE DROITE POPULAIRE ET LA DROITE BLINGBLING FONT LA fete...
          -il y a 10 millions de francais qui sont pas logés ou mal logés

          _que les sci genre BRON-BUCHMAN LOUE 1000 EUROS 1 T1 TRANSFORME EN T2...

          les loyers et le prix des maisons baissent en province....grace a l union des magouilleurs parisiens les loyers meme insalubres doublent en 20 ans a paris................

          QUI EST DERRIERE TOUT CELA LES AVOCATS D AFFAIRES GERANTS DE SCI...DE L UMP OU PROCHES DE L UMP...

           MOINS 25% EN PROVINCE + 25 % A PARIS OU LOGE LA PIEUVRE MAFIEUSE


        • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 17 février 2012 11:02

          À l’auteur :
          Vous n’envisagez que deux types de « propriétaires » des entreprises : l’État ou des investisseurs capitalistes privés.
          Il pourrait en exister un troisième type : Collectif de citoyens-électeurs-contribuables-actionnaires privés.

          Le Dividende Universel.


          Le Parti Capitaliste Français ( PCF ) propose une synthèse socio-économique permettant d’instaurer une authentique compatibilité entre compétitivité et cohésion sociale ; entre compétitivité et solidarité.

          Ce projet de « Dividende Universel » se compose d’un Objectif Principal et de deux Objectifs Spécifiques qui découlent de l’objectif principal.

          Objectif Principal :
          Acquisition Citoyenne & Collective du Pouvoir Économique

          Objectifs Spécifiques :
          I)
          Transformer le « capitalisme ordinaire » en un authentique Capitalisme Écologique, Anthropocentrique, Philanthropique et Équitable.
          II)
          Faire bénéficier chaque citoyen, même mineur, d’un Dividende Universel évolutif qui, de facto, éradiquera définitivement le concept même de chômage.


          • JL JL1 17 février 2012 11:38

            Les lettres au Père Noël, c’est hors sujet.


          • epapel epapel 17 février 2012 12:25

            Pas mieux  smiley smiley smiley


          • JL JL1 17 février 2012 11:09

            Bonjour,

            il faut distinguer les fonctions de l’État. Contrairement à ce que voudraient nous faire croire, à la fois les économistes ultra-libéraux et les marxistes : l’État n’est pas une manufacture.

            Je suis de gauche et l’ai toujours été, mais j’ai découvert depuis déjà des dizaines d’années, que ce n’est pas la tâche de l’État de fabriquer des bagnoles. En revanche, il est dans son rôle quand il planifie l’infrastructure de voies de communication, les grands travaux d’équipement et de recherche, l’éducation des nouvelles générations, ....

            Par ailleurs, il faut distinguer la fonction publique de la maîtrise d’ouvrage qui revient à l’État gestionnaire de notre patrimoine collectif : dans le premier cas, les fonctionnaires assurent les tâches qu’il n’est pas possible de sous-traiter au privé ; dans le second cas, l’État passe des marchés publics en faisant jouer la concurrence des sous-traitants maîtres d’œuvre

            Pour résumer, il ne faut pas confondre le budget de la fonction publique avec les prélèvements obligatoires, càd la part du PIB consacrée à la gestion du patrimoine collectif et l’entretien de notre modèle social, notre vivre ensemble républicain.

            Pour ce qui concerne la fonction publique, de mon point de vue, l’école publique doit demeurer une et indivisible faute de quoi on crée des divisions au sein des populations.

            C’est quoi, un fonctionnaires ? C’est un travailleur comme un autre, mais dont le statut est spécifique, comme le sont tous les statuts des travailleurs des grandes entreprises, ni plus ni moins.

            Il faut avoir travaillé longtemps pour savoir que le travailleur apporte plus que ce qu’on lui demande : et ce plus appartient à son employeur. Si l’État sous-traite, alors ce plus va dans la poche privée du sous-traitant. Dans le cas contraire, c’est toute la collectivité qui en profite. Cela veut dire que, à coût égal pour l’usager ou le client, s’il y a un profit, il revient dans la poche de la collectivité ; a contrario, s’il y a perte, la collectivité y gagne au détriment des usagers ou clients.

            Si hier, l’État ne connaissait que des usagers et pas de clients, aujourd’hui on parle d’usagers quand le service est disponible gratuitement, et client quand il est facturé à la consommation. La facturation est incontournable quand le consommateur doit être responsabilisé. C’est pourquoi, il y a des clients de la fonction publique.

            Ce qui ne signifie pas pour autant qu’il doit exister un service privé concurrent : la coexistence de services privés et publics sur un même territoire ne peut pas, par définition, être loyale, pour des raisons trop longues à développer ici, mais qui découlent d’une part de ce que j’ai énoncé plus haut ; d’autre part, du fait qu’il y a des cas où ce n’est matériellement pas possible ou seulement souhaitable : par exemple, on ne peut pas admettre deux réseaux de distribution de l’eau sur une même commune ; autre exemple, l’école, pour éviter de cliver la population et les communautarismes.

            Pour finir, un mot sur la politique : le keynésianisme de droite, appelé politique de l’offre relève le plus souvent de la croyance inepte en la théorie du ruissellement : par exemple, la construction de rond-points en rase campagne. Le keynesianisme de gauche, ou politique de la demande est battu en brèche dans le cadre de la mondialisation libérale.

            Est-ce qu’il faut admettre que l’État doit se contenter de faire seulement de la gouvernance comme le réclament les libéraux ? Mais alors, il ne peut pas assurer son rôle, puisque son cœur de métier étant rédhibitoirement monopolistique, il sera constamment critiqué par ceux qui ne veulent pas de l’impôt progressif aussi longtemps qu’on n’aura pas fixé une règle d’or qui s’énonce ainsi  : quelle est la part du PIB que la collectivité accepte de consacrer à la maîtrise d’ouvrage du patrimoine et des investissements collectif ?

            A mon avis, cette part ne doit pas descendre en dessous de 50% du PIB, un juste équilibre entre la société de marché où tout est privé, et le communisme où tout est collectif.


            • epapel epapel 17 février 2012 13:05

              Entièrement d’accord et clairement exprimé.

              Je me permettrai seulement d’apporter un complément s’agissant de la politique de l’offre ou de la demande, selon moi ce qui est inepte c’est de faire :
              - une politique d’offre quand il n’y a pas de demande c’est à dire pas de besoin
              - une politique de demande toujours sur des besoins quand il n’y a pas d’offre

              Par exemple stimuler l’offre de logement là où il en manque et au profit de ceux qui ont besoin et non pas laisser le marché aller là où il y a le plus de profit à faire.

              Le bon sens commande de faire le contraire.

              Et s’agissant de l’activité de production, rien n’est pire qu’un monopole d’Etat mis à part un monopole ou une entente privée (eaux, autoroutes,...) ce qui devrait guider les décisions de privatisation.


            • JL JL1 17 février 2012 14:02

              epapel,

              vous me voyez ravi par votre approbation.

              Mais je ne peux pas vous laisser dire : « rien n’est pire qu’un monopole d’Etat »

              c’est beaucoup trop général, et le minimum serait de développer ça dans le cadre de la distinction : maîtrise d’ouvrage, maîtrise d’œuvre. Je ne suis pas sûr que ça résisterait à l’analyse, puisque là où la concurrence est permise, où le privé peut assurer la ME, l’État n’a pas à s’y mettre. Et là où l’État est MO, le privé ne peut pas partager : un navire ne tolère qu’un seul commandant.

              En revanche, aujourd’hui, on a plutôt à craindre les monopoles privés, et là c’est grave.


            • JL JL1 17 février 2012 14:03

              Alchimie, vous dites : "moi fonctionnaire de l’E.N. je change de patron tous les 6 ou 12 mois, et je ne sais même pas à quelles règles j’obéirai pour l’année 2012-2013"

              Parce que vous croyez que dans le privé, c’est mieux ? Allons donc.


            • epapel epapel 17 février 2012 15:54

              Au sujet des monopoles, c’était une façon de dire qu’il n’y a qu’un seul cas où le monopole d’Etat est justifié et nécessaire : concurrence privée impossible à mettre en œuvre quand il ne peut y avoir qu’un seul acteur à un moment donné en un lieu donné (ex : autoroutes, distribution de l’eau) ou service non proposé par le privé (ex : un bonne partie des services de santé, tout ce qui relève de la solidarité)

              Dans le cas où la concurrence est impossible à mettre en place (monopole de fait, entente) mais que plusieurs acteurs peuvent cohabiter, alors l’Etat doit se poser en alternative.

              Dans le cas où la concurrence existe véritablement, l’Etat n’a pas à se poser en producteur de biens et services. En revanche il peut et doit contribuer à l’activité économique en prenant des participations notamment dans les secteurs stratégiques et en stimulant le développement des secteurs d’avenir quand le privé fait défaut.


            • Abou Antoun Abou Antoun 17 février 2012 23:52

              il faut distinguer les fonctions de l’État. Contrairement à ce que voudraient nous faire croire, à la fois les économistes ultra-libéraux et les marxistes : l’État n’est pas une manufacture.
              Mais c’est le rôle de l’état de gérer et de distribuer les ressources énergétiques et vitales (comme l’eau).
              C’est le rôle de l’état de s’impliquer dans les infrastructures, routes, voies ferrées ouvrages d’art, aéroport, et de garantir aux citoyens l’accès à ces équipements.
              C’est le rôle de l’état que d’encadrer le crédit, de se donner les moyens de mettre en place une politique d’accession à la propriété en matière de logement.
              C’est le rôle de l’état que d’investir dans des établissements de santé et d’éducation.
              Je vous concède que ce n’est peut être pas le rôle de l’état de construire des bagnoles, néanmoins du temps où existait la régie, elle constituait un ’modèle social’ dont les entreprises privées s’inspiraient.
              Plus l’état est investi dans l’économie et plus il a les moyens d’agir, par exemple sur l’emploi. Actuellement nous voyons un état famélique qui détient encore quelques manettes mais cherche à s’en débarrasser. Et, bien sûr, l’électorat exigera d’un président élu qu’il fasse des miracles alors qu’il ne contrôle plus rien.


            • Abou Antoun Abou Antoun 18 février 2012 00:19

              @Alchimie
              A titre d’exemple, moi fonctionnaire de l’E.N. je change de patron tous les 6 ou 12 mois, et je ne sais même pas à quelles règles j’obéirai pour l’année 2012-2013, car cela dépend ... du futur président.
              Si vous changiez vraiment de patron, les choses iraient sans doute mieux. Vous faites allusion à la valse des ministres de l’éducation. Si les ministres nommés s’investissaient et décidaient d’être les patrons, de mettre les mains dans le cambouis, peut être ne serait-ce pas si mal.
              Mais vos ’patrons’ qui sont-ils ?
              Parfois ils sont presque illettrés, ils ne connaissent rien aux problèmes et s’en soucient comme d’une cerise. Quand ils le sont (comme Bayrou qui n’est pas un imbécile) que font-ils ? Le cas de Bayrou, Monsieur Propre, est instructif, Il écrit des bouquins à succès, laisse les syndicats (SNES) gérer tout et s’occupe d’acheter des chevaux de courses. Étonnez vous après qu’il y ait des problèmes.
              Nous abordons là une autre question, c’est l’incompétence et le j’m’en foutisme de la classe politique. Un ministère n’est qu’une récompense pour service rendu dans une optique de clientélisme.
              Dans ces dysfonctionnements, ce n’est pas l’état qui est en cause, c’est la moralité des personnes qui l’incarnent et le niveau de cette moralité ne fait que baisser.
              A l’heure où nous parlons un candidat est peut-être en train de négocier son désistement contre un ministère de l’éducation, on est peut être en train de choisir votre nouveau patron.
              Bref la nécessaire restauration de l’État dans ses prérogatives doit s’accompagner de la restauration de la moralité chez les grands serviteurs de l’État. Dans le système actuel nous manquons de moyens de surveillance et de contrôle des élus, nous restons donc dans un système féodal dont il faut impérativement sortir.


            • Prometheus Jeremy971 17 février 2012 13:14

              Moi je suis assez radical au niveau de mes idées privé/public surtout quand on voit en France que la grande majorité des grandes groupes français ont été ou sont toujours détenus en partie par l’état.

              Ma vision des choses est simple, le besoin de privatisation n’a qu’un seul objectif déposser l’état ou le collectif pour redonner sa manne à des intérets particuliers ni plus ni moins !

              Une économie de capital réaliste pour moi ce sont donc des banques, des transports, l’éducation, la police, l’armée, les hopitaux, les autoroutes gérés par l’état quelqu’en soit le cout ! Et l’abattage de tous les oligopôles et Trusts pour laisser la liberté d’entreprendre aux PME. Ce n’est pas irréaliste et c’est à dix mille lieues du communisme. Ca permettrait de redonner une conscience collective, et une chance de réussite aux entrepreneurs.


              • JL JL1 17 février 2012 18:30

                 Jeremy971,

                vous avez raison, ce que vous proposez est réaliste - puisque ça a déjà très bien fonctionné comme ça-, et à mille lieues du communisme.

                Le drame, c’est que les électeurs ne le savent plus, intoxiqués qu’ils sont par ces infâmes médiacrates qui diffusent la pensée libérale ad nauseam et à longueur d’interventions, la pensée libérale.

                A ce sujet, j’aime ces deux citations :

                « Le libéralisme économique préside tous les imaginaires » (Edouard Glissant")

                « La conscience des masses n’a besoin d’être influencée que dans un sens négatif ». (Orwell)


              • Laurent 17 février 2012 13:54

                Mais justement cela n’est pas une réponse. Si on connaît les défauts de l’Etat, alors il faut mettre en place des garde-fous, des système de nomination, d’administration etc. qui les corrigent.
                Et qu’on ne me dise pas qu’une grande entreprise n’est pas administrative, quiconque a travaillé dans une grande entreprise le sait bien.
                En tout cas cet argument ne justifie pas le fait de permettre aux entreprise privées d’engranger les bénéfices au détriment de la population.

                Je n’ai eu aucune réponse qui justifie de manière systémique le recours aux privatisations.

                Et pour remettre deux sous dans la discussion, je pose une autre question plus ou moins liée à celle-ci :

                « Un entrepreneur qui a une idée de produit pour lequel la perspective de développement est absolument énorme (par exemple, l’automobile pour Ford, le PC pour IBM et Bill Gates) doit-il avoir une liberté totale quant à sa mise en pratique ?
                Ce sans autre limite que les réglementations actuelles et sa capacité financière à lancer et faire vivre le projet. »


              • Laurent 17 février 2012 15:49

                @Alchimie
                Non non, je voulais bien dire systémique, autrement dit liée au système de gestion, ou bien structurel si vous préférez. Un peu comme une loi inéluctable qui s’appliquerait.
                Quant à l’efficacité comparée du public et du privé, tout cela reste à démontrer. Et pour cela il faudra définir ce que vous entendez par efficacité.

                Pour ce qui est de l’évaluation de la performance dans le privé, il me semble que vous avez dit plus haut que vous étiez dans le public, ce qui explique peut-être que vous ne sachiez pas comment cela se passe réellement dans le privé. Malgré ce que veulent faire croire les différents spécialistes de « Ressources Humaines » et autres « Spécialistes en management » l’évaluation de la performance et autres MBO (Management By Objectives) ne sont qu’une vaste fumisterie destinée principalement aux actionnaires et a faire croire à l’effciacité de l’entreprise.

                Au final le fonctionnement efficace d’une entreprise est essentiellement dépendant de la structure managériale et organisationnelle, des personnes mises aux poste clés et de la pression infligée aux salariée de manière plus ou moins directe (très directe = Orange et les conséquences que l’on connaît, très indirecte les entreprise style Google FaceBook etc.).

                La fonction publique a plutôt à souffrir de l’incompétence crasse d’un certain nombre de ses hauts (quoique pas si haut que ça) fonctionnaires bouffi d’orgueil alors que leur formation est minable et désuète, je citerai pour exemple les directeur d’hôpitaux sortis de l’école de Rennes et les administrateurs des affaires maritimes. Deux catégories que j’ai pu côtoyer de manière assez proche et qui sont (en moyenne bien sûr, il y a toujours des gens biens comme partout) d’une bêtise redoutable tout en étant persuadé d’être l’Elite.
                Cocktail détonnant qui amène des résultats catastrophiques et fait prendre généralement des années de retard aux établissements dans lesquels ce genre de spécimen officie.

                Pour être plus général, votre discours me semble lui même assez idéologique notamment quand vous parlez de productivité.

                Et si justement les critères que nous utilisons aujourd’hui pour juger les politiques, les entreprise, la vie de la société quoi, n’étaient pas les bons.

                Est-ce que je mesure l’avance de la société au nombre de téléphones portables qu’elle fabrique/consomme ou bien au nombre de personnes qui vivent en dessous du seuil de pauvreté.

                Autrement dit est-ce que la productivité est le Graal ou bien existe-t-il une autre piste ?


              • Laurent 17 février 2012 16:42

                @ Alchimie

                Définition du Larousse - Systémique :

                "Se
                dit d’une approche scientifique des systèmes politiques, économiques, sociaux, etc., qui s’oppose à la démarche rationaliste en abordant tout problème comme un ensemble d’éléments en relations mutuelles. (Cette approche s’appuie sur les découvertes réalisées dans les autres disciplines : cybernétique et théorie de l’information, biologie, linguistique, anthropologie.)
                "

                Il me semble que cela correspond plutôt bien à ce que je voulais dire non ?
                Mais après tout ça doit être le Larousse qui est faux et vous qui avez raison.

                Le privé, c’est sûr que cela ne fait que vingt ans que je travaille dans une entreprise internationale de plus de 10 000 employés sur les cinq continents. Mais ça ne doit pas faire assez j’ai encore besoin de temps je le conçois.

                Tenez, au fait dans notre groupe nous n’avons pas de centralisation des achats, mais cela doit venir de que l’on fait partie de l’Education Nationale sans que personne ne m’ait mis au courant.

                Quant à la productivité, oui je suis bien d’accord que c’est un critère objectif, je me demande juste si c’est le critère sur lequel on doit juger de l’avancement d’une société.

                Ah au fait c’est vrai qu’à vous on ne vous la fait pas, vous n’avez pas mis longtemps à me percer à jour et à comprendre que ma question était légèrement sarcastique (j’ai faillit mettre purement rhétorique, mais j’ai eu peur que vous me disiez encore que je voulais dire théorique et que je ne comprenais pas le mot alors dans le doute) et sous-entendait que je ne m’attendais pas à ce que quelqu’un me prouve par A + B que les privatisations sont un bienfait pour la nation.
                Ceci dit j’attends toujours une démonstration inattaquable. Ais-je besoin de dire que la votre malheureusement n’est guère convaincante.

                Par contre il y a eu je le reconnais des réponses très intéressantes.

                P.S. J’espère juste que dans l’Education Nationale vous n’êtes pas prof d’économie.


              • OuVaton OuVaton 17 février 2012 18:30

                @alchimie - Vous devenez mesquin.

                @l’auteur - Interressant questionnement que je me pose depuis bien longtemps. Bonnes pistes suggérée par JL1. 
                A part ça, je trouve aussi que la question suivante qui est assez peu posée mériterait un article.
                « Un entrepreneur qui a une idée de produit pour lequel la perspective de développement est absolument énorme (par exemple, l’automobile pour Ford, le PC pour IBM et Bill Gates) doit-il avoir une liberté totale quant à sa mise en pratique ?
                Ce sans autre limite que les réglementations actuelles et sa capacité financière à lancer et faire vivre le projet. » 
                En effet, on considère que, si une société, est en position de faire du pognon, il faut qu’elle en fasse un max. Du coup, on a des entreprises qui grossissent sans mesure et sans concurrence et qui finalement se casse la figure en mettant ses salariés à la rue. Je me souviens de Digital Equipement, de Compaq et de bien d’autres... Un jour, ce sera le tour d’Apple qui aujourd’hui se goinfre avec des systèmes propriétaire au mépris de la société et de l’écologie... Est-ce une saine pratique si on considère la société dans son ensemble ? Je ne le crois pas.

              • Abou Antoun Abou Antoun 18 février 2012 00:26

                Juste un exemple très parlant : aujourd’hui le plus gros employeur de France est l’Education Nationale (un million d’employés). L’E.N. n’a pas de politique d’achat centralisé, ce qui lui fait perdre des millions d’euros chaque année.
                Ah oui et l’UGAP, qu’est-ce que c’est ?


              • Abou Antoun Abou Antoun 18 février 2012 00:30

                Et 10 000 employés dans le monde ça c’est de la TRES grosse entreprise.
                Vous n’avez pas de services généraux

                Pas de services centraux aux Ministère de l’E.N.  ?
                Vous plaisantez ou quoi ?
                Il y en a même un peu trop (beaucoup de planqués).
                Je peux vous dresser la liste si nécessaire et même les adresses.
                Vous dîtes vraiment n’importe quoi .


              • Abou Antoun Abou Antoun 18 février 2012 15:36

                Juste pour les ducons moinsseurs qui n’ont jamais entendu parlé de l’Union des Groupements d’Achats Publics (Centrale d’achat de l’E.N.)
                UGAP


              • Abou Antoun Abou Antoun 18 février 2012 15:41

                rectif :
                n’ont jamais entendu parlé
                qui n’ont jamais entendu parler
                Mais enfin ce sont des ducons quand même (là aucune erreur je confirme), sans doute les mêmes qui nient l’existence de services centraux à l’E.N.


              • oncle archibald 19 février 2012 15:49

                " Quant à l’efficacité comparée du public et du privé, tout cela reste à démontrer."

                Elle se démontre tous les jours dans des tas de domaines gérés par les communes, les départements, les régions ... Si l’on confie le ramassage des poubelles à une entreprise privée, elle le fait avec deux fois moins de personnel que la collectivité qui en était chargée auparavant ... et en plus elle fait apparaître un bénéfice au bas des colonnes de comptes ...

              • Mor Aucon Mor Aucon 17 février 2012 14:49

                La réponse, c’est la fiscalité. Si celle-ci était dirigée à compenser la concession de l’exploitation de la bonne part, celle qui est rentable, de la production de biens et de services au secteur privé, l’État aurait moins de problème pour financer la part non rentable, mais néanmoins indispensable, de cette production. Mais pour que cela soit possible, il faudrait taxer les revenus de l’investissement privé afin de financer les investissements déficitaires publics. Dans le contexte actuel ( fiscalité orientée vers les revenus du travail et compensation de la perte de pouvoir d’achat des travailleurs par la facilité d’accès au crédit ), ce ne serait plus une réforme qu’il faudrait sinon une véritable révolution fiscale.

                De la rigueur, d’accord, mais pour les marchés d’abord.


                • Julien Julien 17 février 2012 19:48

                  @Actias

                  N’importe quoi. Ouvrir à la concurrence, ça peut faire diminuer les prix, OK (sous réserve qu’il n’y ait pas d’entente implicite ou explicite sur les prix ; ce fut le cas pour la téléphonie mobile pendant des années).

                  Alors dites-moi où il y a concurrence lorsqu’on privatise l’autoroute du soleil ???
                  Evidemment aucune ! L’avion, le bus, ou le train ne remplissent pas la même fonction qu’une voiture, qu’on peut bourrer de bagages !

                  Bref, on a là un beau monopole !

                  Faut faire beaucoup d’études pour comprendre ça ??

                  Oui, si effectivement la SNCF a obtenu l’interdiction de lignes de bus, ce n’est pas normal. Oui, les retraités SNCF ont la belle vie, et certains, assez jeunes !

                  Alors, dans votre idéologie : état = mal, privé = bien.
                  Cela vous empêche de voir qu’en privatisant des autoroutes, on a créé autant de monopoles.

                  Ridicule !


                • epicure 17 février 2012 16:22

                  Des sociétés privées ne devraient pas gérer ce qui devrait appartenir à tout le monde, c’est de la spoliation. La privatisation de l’eau et des autoroutes financées par les impöts n’ont aucun justification rationelle par exemple.
                  En fait tout les services inévitables devraient être sous contrôle de la collectivité au service de tous, et non dans le privé au service de quelques uns, c’est bénéficier d’un monopole de fait.

                  Et puis il y a des services dont l’intérêt n’est pas de faire des bénéfices, mais qu’ils fonctionnent, et ça la collectivité peux mieux le gérer que le privé par la mutualisation ds revenus (impôts, autres sociétés collectives etc...). Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas gérer les budgets, mais que l’économique est secondaire par rapport à la fonctionnalité du service, comme dans les hôpitaux.

                  Le privé et le public ont deux logiques différentes, le public repose sur un paradigme fonctionnel, c’est à dire que ce qui compte c’est d’assurer un service, le privé fait passer les enjeu économiques avant la fonctionnalité, n’hésitant pas à arrêter des services même si les gens ont des besoins, limitant leur liberté.

                  Donc c’est bien des choix politique et même de civilisation qui sont fait selon les répartitions public-privé.

                  Après pour les activités de production qui ne dépendent pas d’un service universel la solution de gauche serait que la collectivité délègue les sociétés productrice à des coopératives pour la gestion.


                  • epicure 18 février 2012 18:29


                    Le prix n’a pas d’importance quand le but est de fournir le service à tout le monde même ceux qui n’ont rien.

                    D’après toi il vaut mieux une nation affamée et ravagée par les épidémies, parce que l’agriculture n’est pas rentable et le service de santé non plus, ou une nation avec des dettes mais bien nourrie et en bonne santé ?

                    C’est ça le choix entre l’économique et le fonctionnel.

                    Comme je l’ai dit au dessus, c’est une question de choix, la société ne se résume pas à l’économie. C’est uniquement une question de choix politique.

                    De nombreuses choses qui ont élevées les civilisations ont été faites sans se poser la question du prix ou de la rentabilité.

                    Je ne parle pas de gaspillage, mais de choisir le service avant le simple calcul économique.
                    Comme déjà dit, l’état peut répartir ses dépenses et recettes entre divers secteurs en plus des impôts.

                    Je te signale qu’un état est ( devrait ) au service de l’intérêt du peuple, pas pour faire des bénéfices, l’essentiel c’est que ses comptes soient le plus équilibrés.


                  • SaburoSakai 17 février 2012 16:41

                    Encore un article pour ne rien dire écrit par un ultra-socialiste et dérivé communiste !

                    En France vous avez vraiment un grave problème de conception de l’économie, ce qui justifie que vous êtes aujourd’hui dans une situation plus que catastrophique.

                    Plus l’état est présent dans l’économie, plus vous aurez d’incompétence dans la gestion des entreprises, et ce n’est pas les exemples qui manquent.

                    Sérieusement aujourd’hui je suis à mon compte et lorsque je me lève le matin c’est pour travailler pour moi et ma famille. Je suis libéral car libéral signifie liberté.

                    La France est un pays qui ne se relevera jamais, surtout lorque nous lisons des articles aussi débile et médiocre que cela.

                    D’ailleurs en Allemagne, on traite les français d’handicaper en chaise roulante, aux USA de communistes...la vérité est pas loin !!


                    • Laurent 17 février 2012 16:58

                      Oulà, je vois qu’on est dans la finesse de la réaction, dans l’argumentaire étayé loin de la caricature et de l’injure.

                      Juste une remarque pour essayer de faire réfléchir un tout petit peu monsieur le libéral « car libéral signifie liberté ».
                      Dans une émission de télévision récente quelqu’un faisait remarquer la chose suivante à propos de « Liberté, Egalité, Fraternité » :

                      - La liberté seule se fait au détriment de l’égalité
                      - L’égalité seule se fait au détriment de la liberté
                      - Les deux ne peuvent co-exister que si on y met de la solidarité donc de la fraternité.

                      J’avoue que moi qui ne suis pas très slogan etc. j’ai été assez surpris au final de l’équilibre de notre devise nationale qui ne m’avait jamais sauté aux yeux.

                      Peut-être entre deux tombereaux de haine réussirez vous à en tirer quelque chose.


                    • Ollisters Ollisters 17 février 2012 20:00

                      On voit très bien aujourd’hui les limites du tout libéral. l’économie est dans le mur, l’Allemagne qui va bien en apparence ou les états unis, ils sont beaucoup plus endettés que nous et ont des niveau de vie et d’éducation général bien plus bas que chez nous, donc leurs populations d’un niveau intellectuelle général plus bas sont plus dociles aux dogmes que les élites leur disent comme inéluctable...


                      Et Sarkozy en bon serviteur de l’oligarchie a commencer a s’attaquer a l’éducation nationale, et propose d’aller faire exploiter nos enfants dès l’age de 14ans en pré-apprentissage. Et pendant ce temps les enfants de « l’élite » fréquente des écoles privée haute gamme ou on les formate en leur disant qu’ils sont supérieurs aux autres..
                      Plus les gens passent de temps au travail, moins ils étudient et plus ils regardent la télévision abrutissante, plus ils sont docile.

                      C’est peut-être a nous peuple Français d’ouvrir une nouvelle voie et de leur montrer un nouveau chemin.



                    • Et hop ! Et hop ! 23 février 2012 12:44

                      @ SaburoSakai

                      Dire que toutes les « entreprises » gérées par le public sont déficitaire, et que ce serait la cause de la situation catastrophique est de la pure propagande.

                      La plupart des grandes entreprises prospères du CAC40 ont été créées à l’initiative de l’État : Saint-Gobain, Vinci (ex Générale ds Eaux), Total, Elf, EADS, Ariane industrie, GdF, EdF, etc.. ou du fait de commandes publiques captives : Aréva, Bouygues, Matra-Lagardère,..

                      Même l’industrie du luxe (LVMH) trouve son origine dans la politique économique de l’État remontant à Colbert lorsqu’il favorisait l’artisanat de et l’agriculture de qualité avec des institutions qui ont duré jusqu’à leur interdiction par l’UE et l’OMC après le grand tournant hyperlibéral (médailles d’or des salons, normes NF, meilleur ouvrier de France, labels d’origine et de qualité VDQS, etc..).

                      Des Entreprises comme EdF ou France Télécom, mais aussi Banque de France ou Caisse des Dépôts, étaient très profitables pour l’État, très efficaces, très modernes, payaient très bien leur personnel qui était engagé à vie, et elles offraient aux abonnés les coûts les plus bas d’Europe. Ce sont les plus profitables qui ont été privatisées en premier : FranceTélécom avant La Poste, GdF avant EdF,

                      Mais elles ne rapportaient rien aux milieux de la finance internationale puisqu’elles n’étaient pas cotées en bourse et qu’elles se finançaient par des emprunts obligataires auprès des Français.

                      Comme pour les autoroutes, c’est parce qu’elles étaient très profitables et pour pouvoir détourner ce profit vers ds puissances privées, que ces entreprises ont été privatisées, et pour aucune autre raison.

                      Les énormes pertes de recettes pour l’État due à ces privatisations, ainsi que la délocalisation productives et fiscale de ces entreprises, suffisent à expliquer le déficit accumulé de l’État, le chômage de masse et une partie du déficit de la balance commerciale.

                      La SNCF a vraiment commencé à devenir ruineuse quand on a commencé à la gérer comme une compagnie commerciale de transports avec des tarifs qui sont une véritable bourse des valeurs, tout le réseau secondaire abandonné au profit de quelques lignes de TGV qui s’avèrent peu rentables, la suppression de toutes les réductions pour familles nombreuses, congés payés, militaires, étudiants au profit de cartes de fidélisation commerciales : la SNCF n’a plus rien d’un service public régulier qui profite à la masse des Français en aidant au développement des régions.


                    • TDK1 TDK1 17 février 2012 16:50

                      Bonjour, 


                      Je n’ai pas pris le temps de lire toutes les réponses qui vous ont été faites, mais voici en partie, car le sujet est vaste, la mienne.

                      Il y a deux formes de « privatisation » ou de « nationalisation », son pendant. Celle qui concerne les monopoles et celles qui concernent le secteur concurrentiel. Si, à ce niveau, vous contestez l’existence d’un secteur concurrentiel, je vous renvoie à l’histoire économique des pays communistes. Une économie sans secteur concurrentiel n’existe pas, c’est la mort assurée (et vécue). Vous survivez un temps en parasitant le monde concurrentiel puis vous explosez (urss) ou mutez (chine).
                      Donc, disais je, Il y a le secteur monopolistique. Dans le secteur monopolistique, il y a les activités constitutives de la structure et de l’infrastructure de l’Etat. Niveau un, les « fonctions régaliennes » dont le nombre et la liste varie selon les convictions. La sûreté, par exemple. (presque) impensable en France ou en Russie ou dans la majorité des pays européens de la sortir des fonctions régaliennes. Bush a commencé la mise en route d’armées privées qui ont décuplé sous Obama. L’Etat sous traite la guerre. La sécurité est déjà pour partie privatisée en France (la grève des agents de sécurité dans les aéroports récemment l’a souligné). Tout ce mouvement est, objectivement, néfaste à la qualité de service et est preuve d’affaiblissement de l’Etat. Contrairement à ce que pensent nos fachistes de gauche et leurs électeurs fonctionnaires, un Etat fort n’est pas un Etat qui réprime ses citoyens, mais un Etat qui assure les meilleurs services et les meilleures garanties à ses citoyens. LOrsque l’Etat, comme c’est le cas en France, privatise des services aux citoyens, jamais, jamais cela ne se fait au bénéfice des citoyens. La privatisation de l’eau a multiplié par cent le prix du m3. La privatisation des transports aériens a entraîné l’augmentation de plus de 50% du prix des billets sur 80% des destinations intérieures. La privatisation de la répurgation a entraîné une augmentation considérable des coûts et une diminution non moins considérable du service (poubelles ramassées deux fois par semaine au lieu de trois ou quatre, déplacements de plusieurs km en province pour aller jusqu’à un container et bientôt, la facturation au poids des déchets, histoire de relancer les déchetteries sauvages...), les exemples sont nombreux et je m’amuse toujours à provoquer mes collègues en les sommant de me citer UNE et une seule privatisation qui se soit faite au bénéfice du citoyen. La privatisation des fonctions régaliennes est un crime contre les citoyens car il n’assure plus l’égalité de ceux ci devant l’Etat et les fonctions constitutives d’un Etat de droit (ex : les tribunaux coraniques en GB qui font qu’un citoyen britanique musulman est jugé par un imam et non par un juge du Royaume. Inégalité devant les lois et la justice). La raison pour laquelle on en arrive à ce genre d’extrémité ? L’idéologie, souvent, soit ultra libérale, soit communautariste, l’argent, souvent aussi, voir les nombreuses enquêtes et nombreux ouvrages sur le financement du Parti Socialiste et l’enrichissement de ses élus dans les années 80 et 90 avec la privatisation de l’eau (Lyonnaise, CGE, Saur) et de la répurgation (Les mêmes plus Nicollin par exemple ou Derichbourg..) ou,la privatisation des transports urbains etc... Quelques fois, il y a de réelles contingences économiques (la fermeture des tribunaux de proximité) ou de réels blocages politico sociaux (la volonté de ne pas renforcer une corporation de fonctionnaires au statut privilégié que des années de mauvaise gestion ont laissé s’ériger en pouvoir dans le pouvoir) qui amène à cette aberration de financer des écoles coraniques ou des sociétés de cours privés plutôt que de réformer l’école pour refaire un vrai service public. 
                      Après, il y a la notion de service et d’infrastructure, et c’est là où la politique joue son rôle. Le transport aérien est il encore du ressort de l’Etat quand on a investi dans le TGV ? Non ? Alors on vend. En théorie on récupère du cash (pour se désendetter...pffff smiley et on allège le coût de fonctionnement de la strucutre Etat, puisqu’une partie (au titre de la continuité du territoire) du coût de fonctionnement était pris en charge. Posséder 7 chaînes de TV et plusieurs dizaines de radios (ce qui est encore le cas...) en charge quasiment à 100% du budget de l’Etat est il raisonnable avec le niveau d’endettement que nous connaissons ? La TV et la radio (dans ces proportions, une ou deux chaînes peuvent se justifier mais des dizaines... ?) font elles partie de l’infrastructure ? Les autoroutes quand des routes, souvent à quatre voies, existent en parallèle etc.. Tout ce qui concerne l’infrastructure, que peu de pays dans le monde considèrent comme du rôle de l’Etat, il faut le savoir, dans notre conception française de l’Etat, le citoyen doit pouvoir se déplacer, doit pouvoir avoir accès au téléphone, au courrier, à internet. Là, si le rôle de l’Etat est fondamental en tant qu’initiateur (sans l’Etat, il n’y aurait pas de réseau d’autoroutes ou de TGV comme nous en avons), rien n’oblige à ce qu’il soit opérateur. Un cahier des charges imposant des prestations, une couverture de territoire, un accès aux services peut parfaitement faire l’affaire ? D’autant que si l’opérateur se plante, un privé perd le contrat et de l’argent, un autre le remplace, un public (nous avons quelques brillants exemples de volontarisme d’Etat qui ont couté cher à la collectivité) est toujours à la charge de la collectivité et continue de couter cher. Limite à ce raisonnement, la sécurité. Il est inadmissible que des centrales nucléaires soient aux mains de privés qui sous traitent l’entretien à des sociétés privées qui sous traitent... Là oui, les privatisations permettent de rapporter du cash, d’assurer la continuité du service dans le cadre contractuel. Après, bien sûr, il faut voir à quoi sert le cash dégagé. Ce qui est inadmissible, c’est jamais aucune privatisation ne s’est accompagnée de diminution de la dette ou de diminution de la pression fiscale. A chaque fois, la privatisation a soit été tronquée parce qu’organisée au profit de quelques copains (voir quelques scandales de l’époque avec l’entourage de Mitterrand et celui de Balladur) soit a perdu tout son intérêt par le statut des personnels qui a coûté très trsè très cher (reprises ou indemnisation des fonctionnaires (France Telecom), reprise et capitalisation des retraites (EDF) etc...). 
                      Enfin, il y a le secteur concurrentiel. Là, les nationalisations ont beaucoup de mal à se justifier. Qu’est ce que l’Etat va faire sur le marché des voitures ? Avoir un rôle d’incitateur ? Et alors en quoi ça l’autorise à nationaliser le premier constructeur français ? Le problème n’est même pas, comme dit un commentateur, que l’Etat gère mal ou bien, cela dépend essentiellement des hommes mis à la tête et de la liberté qu’on leur accorde. Un dirigeant mis à la tête d’un entreprise par l’Etat ou par les actionnaires a le même profil, sort des mêmes moules et réagit de la même manière. Maintenant c’est sur que si on lui dit qu’il faut payer le personnel 30% de plus que sur le marché et le faire travailler 20% de moins au prétexte quon est de gauche, il arrive un moment, justement sur le secteur concurrentiel, où on est vite rattrapé par le marché. Et rappelez vous (je le dis d’autant plus que j’ai presque toujours eu des renault) il fut un temps où il fallait être militant pour acheter renault (le hayon de ma r20 a rouillé à faire de la dentelle en un an !!!). Et que dire lorsque l’Etat croit pouvoir tout régenter dans un secteur ? Quand aujourd’hui j’entends des fous (et des folles...) dire qu’il faut nationaliser des banques, je hurle ! Personne ne se souvient du Crédit Lyonnais ? Personne ne se souvient que nous n’avons pas fini de payer le trou abyssinal provoqué par l’inconscience des politiques de gauche qui ont imposé à cette institution bancaires des pratiques de voyous dignes des plus grands escrocs, des associations avec les plus grands mafieux italiens pour le rachat de sociétés bidons (lire l’excellent livre de François d’Aubert, L’argent Sale)... Que dire de la SNCM ? Non, l’Etat n’a jamais montré, dans le secteur concurrentiel, que la nationalisation ou la gestion en direct, en tant qu’opérateur était une solution positive. Par contre, que l’Etat ou une collectivité locale ou territoriale, comme le propose et a commencé à le faire S. Royale et d’autres, puisse avoir une société d’investissement qui apporte à un projet ou une entreprise des capitaux à un moment donné pour porter un projet que le marché des investisseurs ou des banques ne soutiendrait pas, super. A condition, bien sûr, de ne pas imposer des conditions stupides et démagogiques qui annihileraient toutes chances de réussite, et à condition, aussi de sortir, tel un investisseur, dès que le marché le permet. Là, pas de statut stupide, pas de gestion en direct, un vrai soutien à l’emploi, à la création et à l’innovation.
                      Bon, je peux développer certains aspects si vous voulez, mais je crois, peut être avec un petit peu de désordre parce que ce n’est pas facile de répondre dans un commentaire (se relire, tout ça) avoir évoqué les principaux points de votre question.
                      Cordialement
                      TDK1

                      • Laurent 17 février 2012 17:14

                        Merci de se commentaire argumenté et précis, sans doute une des deux ou trois meilleures réponses reçues. Constructive et non agressive ni trop partisane.

                        Par contre juste une question qui reste en suspens, d’accord pour la gestion calamiteuse du Crédit Lyonnais ou de la SNCM par l’Etat. Mais comme vous l’avez dit vous même, on sait pourquoi, alors pourquoi est-ce que dans l’absolu l’Etat serait incapable de gérer une entreprise dans le secteur concurrentiel ?
                        Je suis d’accord que la politique n’a pas à rentrer en ligne de compte dans la gestion de l’entreprise, mais rien n’empêche de gérer de manière cohérente. De même les règle de concurrence peuvent être établies pour éviter la concurrence déloyale de l’Etat. Ceci dit même quand l’Etat n’est pas là on voit très bien que beaucoup de marchés se rationalisent autour de deux ou trois acteurs principaux qui se partagent le gâteau de façon plus ou moins légale (voir les arrangements entre opérateurs téléphoniques etc.). Donc souvent le secteur concurrentiel n’en a que le nom.


                      • Laurent 17 février 2012 17:15

                        CE commentaire smiley


                      • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 17 février 2012 17:39

                        @TDK1

                        Vous argumentez en essayant d’avoir une position médiane, ce qui, a priori, est une attitude positive.

                        Néanmoins, cela vous fait faire des raccourcis audacieux et des distorsions de la réalité.

                        Quelques exemples :

                        « Les centrales nucléaires ne devraient jamais être privées », dites-vous. Pour mémoire, le principal accident nucléaire est celui de Tchernobyl, une entreprise d’état. Fukushima, entreprise privée, n’est pas un accident nucléaire, c’est une catastrophe naturel ayant entrainé des dégâts importants dans une centrale nucléaire, ce qui est totalement différent.

                        D’autre par, si EDF n’avait pas été un monopole, le débat sur le tout nucléaire en France n’aurait pas lieu d’être. De nombreux opérateurs, petits et grands, entreprises ou particuliers, produiraient depuis longtemps de l’électricité sous toutes ses formes, avec avec toute l’ingéniosité de cette multitude. Au lieu de ça, seuls les ingénieurs d’EDF ont fait des choix, et même avec beaucoup de talents, ses choix ont été, par essence, limité.

                        Peut-on parler aussi de France Telecom, avec le Minitel et la technologie Numeris. Grâce à la fin du monopole, des entreprises comme Free ont fait évoluer fortement le marché, en multipliant les avancées technologiques (triple puis quadruple play) et en faisant exploser les prix. Ceux-ci ont été divisé par 5 depuis la privatisation et la fin du monopole.

                        On peut poursuivre avec l’Education Nationale, qui coute pour un collégien, 2000 euros de plus par an, tout compris et pour exactement la même prestation, qu’un établissement privé sous contrat !

                        Si vous êtes suffisamment responsable pour choisir votre médecin, votre constructeur automobile, voire votre député, pourquoi ne le seriez-vous plus pour choisir l’enseignant de vos enfants ?

                        Contrairement à l’idée reçue, le même service pour tous est le contraire de l’égalité devant la loi. L’égalité, c’est la possibilité donnée à chacun de choisir ce qui lui convient le mieux en fonction de ses besoins et de ses moyens :

                         Imaginez que l’on distribue exactement la même quantité de nourriture pour tout les habitant d’un pays (homme, femme, nourrisson, vieillard ...) : Certains mourraient de faim, et d’autres d’indigestion.


                      • TDK1 TDK1 17 février 2012 21:07

                        @Laurent


                        Excusez moi, ce n’est pas très pratique de répondre car quand je fais « répondre à ce message », je me retrouve sous le mien et je ne vois plus votre texte....
                        Le problème n’est pas qu’ilsoit incapable ou non dans le sens où vous l’entendez. C’est que, par expérience, que ce soit en France ou à l’étranger, l’Etat n’a jamais réussi à gérer un opérateur économique du secteur concurrentiel, sauf de manière temporaire, sans céder à des dérives qui ont rendu la chose impossible (dérives en terme de gestion, j’ai oublié de citer thomson à l’époque de Gomez ou dérives en termes de stratégies comme avec Bull qui aurait du être le microsoft au vue de ses brevets, de son système d’exploitation et qu’une gestion calamiteuse des représentants de l’Etat a tué etc etc...). En fait, pour essayer de faire une analogie qui va hérisser le poil de professionels si ils lisent ce commentaire mais qui peut peut être mieux vous permettre d’apréhender : Dans une entreprise privée, si vous laissez tout le pouvoir aux actionnaires et que ceux ci sont avides ou des investisseurs à court terme (genre les fameux hedge funds qui réclamaient il y a quelques années un ROI de 10%), vous savez par définition que l’entreprise va s’engager dans une politique qui va conduire petit à petit à ne plus investir dans le moyen ou le long terme, que les branches jugées « peu rentables » seront vendues ou fermées au profit d’un « resserrement » d’activités, puis, dans la logique des choses, on commencera à vendre les actifs pour réaliser un résultat exceptionnel qui permettra de servir les actionnaires (on appellera ça « externaliser ») puis, puis puis.... on vendra l’actif immatériel et adieu... C’est dans la logique des choses, c’est comme ça. (Vous connaissez l’histoire du scorpion ? C’est pareil, la nature reprend le dessus). Et bien si les actionnaires opportunistes, même avec leurs beaux discours en AG lors de leur arrivée conduisent toujours, inexorablement à ce résultat (et je suppose que vous partagez mon analyse sur ce point), l’ Etat, quand il se prend pour un actionnaire de société privée du secteur concurrentiel, fait toujours les mêmes bêtises. Prises de décisions stratégiques motivées par des raisons autres que le pragmatisme et le réalisme qui sied à un dirigeant, problèmes sociaux avec un personnel qui veut un statut proche des fonctionnaires, d’ailleurs, ne dites vous pas « Je suis d’accord que la politique n’a pas à rentrer en ligne de compte dans la gestion de l’entreprise » ? Eh bien dites vous que quand l’Etat se mêle de gérer une entreprise, c’est plus fort que lui, c’est sa nature, la politique entre en ligne de compte. 
                        Quand à votre dernier argument, concernant la tendance monopolistique des sociétés privées, oui, vous avez raison, c’est pareil, c’est dans leur nature de vouloir bouffer les conccurents pour se trouver seules sur le marché ou le réguler à travers des accords. C’est aussi pour cela, voyez vous, qu’il ne faut pas que l’Etat soit un acteur du secteur, car comme c’est à lui d’assurer la police, il ne faut pas qu’il soit à la fois juge et partie.

                      • TDK1 TDK1 17 février 2012 23:25
                        @jesuisunhommelibre

                        Néanmoins, cela vous fait faire des raccourcis audacieux (z’êtes marrant vous, il faut répondre sur un sujet de thèse dans un commentaire, bien sûr que je prends des raccourcis. Mais aussi, j’arrive à me faire plus facilement comprendre qu’en assénant des « vérités »....) 
                        et des distorsions de la réalité (là, pas du tout...).

                        Quelques exemples :

                        « Les centrales nucléaires ne devraient jamais être privées », dites-vous. Pour mémoire, le principal accident nucléaire est celui de Tchernobyl, une entreprise d’état. (Ben voyons, vous allez chercher l’Etat soviétique déliquescent de fin de règne pour illustrer votre propos. Qu’ai je précisé dans mon commentaire ? « un Etat fort n’est pas un Etat qui réprime ses citoyens, mais un Etat qui assure les meilleurs services et les meilleures garanties à ses citoyens. » C’est pas nouveau, ça date de Rome. C’est pur jus civilisation européenne greco-latine. L’URSS fin de règne, j’ai connu (de l’intérieur, je précise). C’était la quintessence du j’menfoutisme, l’apothéose du système fonctionarial. Il est clair que qu’en tout état de cause, l’énergie nucléaire n’est à manier que dans un cadre strict. Je suis d’accord que certains Etats que nous connaissons et qui s’équipent actuellement de centrales nucléaires ne paraissent pas pouvoir assurer au niveau de leur structure d’Etat un niveau de sécurité suffisant. C’est un vrai problème de sécurité mondiale. Mais je répondais, et je pense que « Laurent » était aussi sur la même longueur d’onde, essentiellement pour la France et les pays dits développés. Pour en finir avec l’URSS et ses centrales, c’est l’Allemagne qui a payé l’entretien et les travaux sur les autres tranches et sur certaines centrales soviétiques qui manquaient d’entretien et d’équipement. L’Etat soviétique pose le problème de l’Etat sans contrôle démocratique, sans souveraineté populaire et sans transparence. Une réflexion qu’il faudrait relancer par les temps qui courent. ) 
                        Fukushima, entreprise privée, n’est pas un accident nucléaire, c’est une catastrophe naturel ayant entrainé des dégâts importants dans une centrale nucléaire, ce qui est totalement différent (Gloups ! Alors là, mon ami, votre idéologie vous aveugle ! Posez la question à n’importe quel ingénieur sécurité, il vous répondra que cette centrale n’était absolument pas aux normes, ni en termes de sécurité contre les tsunamis (les protections était inférieures au dernier tsunami que la région avait connu) ni en termes de redoublement d’équipement (les pompes une fois noyées n’étaient pas doublées), ni en termes de cantonnement des vapeurs radio actives, l’encadrement a complètement zoné, ce que le PDG de la société a reconnu, bref, nous sommes bien dans un accident qui, même s’il n’a pas d’origine nucléaire est un incident nucléaire, classifié comme tel et le plus grave de l’histoie après Tchernobyl. Oui, il y a de graves manquements à la sécurité dans cette affaire, oui, si les conséquences ne sont pas plus graves, pour l’instant, que ce que nous en connaissons, de l’avis de tous, c’est plus grâce à la chance et au sacrifice des hommes qui sont allé refroidir comme ils pouvaient le réacteur que grâce aux dispositions de sécurité. Votre exemple est très mauvais car il est au contriare la preuve, comme l’était avant lui Three Miles Island, qu’une gestiion privée d’une centrale comporte des risques (en soit, c’est compréhensible. Un privé fonctionne sur le potentiel probable de défaut. Quelle est la probablité que tel défaut se produise. Infime, parce qu’il faudrait que tel équipement soit défectueux en même temps que tel autre et qu’en plus il fasse une température qui ne s’est jamais produite dans la région ? On ne couvre pas. La couverture coûterait tant en investissement et tant en entretien, vu le coef de défaut, on zape. Ouais, mais ce qui peut se concevoir sur n’importe quel équipement (après tout si malgré tout ça pète, on est dans les normes de la règlementation, les assurances paieront...) n’est absolument pas acceptable sur un équipement nucléaire. ) que seule une gestion désintéressées (au sens intérêt pécunier) contrôlée et transparente peut assurer. Ceci est un grave problème car du coup, les obscurentistes en profitent pour mettre tout le monde dans le même panier, faire un amalgame et réclamer le retour à l’âge de pierre. )

                        D’autre par, si EDF n’avait pas été un monopole, le débat sur le tout nucléaire en France n’aurait pas lieu d’être. De nombreux opérateurs, petits et grands, entreprises ou particuliers, produiraient depuis longtemps de l’électricité sous toutes ses formes, avec avec toute l’ingéniosité de cette multitude. Au lieu de ça, seuls les ingénieurs d’EDF ont fait des choix, et même avec beaucoup de talents, ses choix ont été, par essence, limité.(Très bonne réflexion. Un petit peu brouillonne, mais bonne. En fait, le choix du nucléaire s’impose dès lors que l’on veut maintenir un certaine indépendance à l’égard des pays arabo musulmans qui tiennent en grande majorité le commerce des hydrocarbures et dès lors que l’on fait le pari du développement économique. (je suis d’ailleurs étonné que personne ne fasse remarquer au candidat Hollande (je ne parle pas d’Eva Joly qui ne connait rien aux problèmes d’énergie et d’écologie, qui ne les a découverts qu’il y a deux ans et qui s’est lancée sur ce créneau par opportunisme politique sur les conseil de l’autre pastèque (vert dehors, rouge dedans) Cohn Bendit) que le parc actuel suffit tout juste pour la production actuelle, et qui si il veut relancer la production (comme il dit...) il va lui en falloir beaucoup plus, d’électricité ! Beaucoup plus avec deux centrales qu’il dit vouloir fermer et au moins deux qui vieillissent, va falloir qu’il souffle fort sur ses hélices s’il veut les compenser avec des éoliennes... smiley . Bien, ceci étant votre réflexion est juste mais vous situez mal le problème. Je vous comprends parce que j’ai longtemps fait moi aussi la même erreur. Si nous n’avons pas de petits producteurs d’électricité en France, c’est parce que nous sommes jacobino-centralisateurs. Breton, j’ai milité il y aquelques années pour l’installations de centrales de bio méthanisation dans les élevages (vous savez qu’il y aplus de cochons que de Bretons en Bretagne). Une exploitation pourrait produire son gaz lui permettant d’être autosuffisante (les véhicules peuvent tourner au gaz, le chauffage, le gaz peut produire de l’électricité). Si individuellement , on met qui un panneau solaire qui une éolienne, on peut réduire ses achats d’électricité de 50%. Si on autorise les générateurs sur les cours d’eau... Mais voilà, jusqu’à très récemment tout cela était interdit (ça l’est toujours indirectement). Vous deviez vendre votre électricité à EDF qui vous la revendait (c’est toujours comme cela). Nul. Nul, mais pas de la faute d’EDF ! C’est cela que j’ai compris il y aquelques années. De la faute de nos politiques et de l’opinion natiionale ! Pas question d’être autonome. Vous devez être dépendant. C’est aussi pour cela que nous sommes entrain de foirer lamentablement notre équipement national en énergies renouvelables. Ils nous imposent des grands équipements centralisés ! des champs d’éoliennes off shore ! N’importe quoi ! Les énergie renouvelables ne se conçoivent et ne sont efficaces que si elles sont éclatées et à proximité immédiate des lieux de consommation. Tout sauf le jacobinisme. Donc, ce n’est pas le monoploe d’EDF qui est à l’origine de ce problème, mais l’esprit centralisateur de la France. 
                        Maintenant, concernant les producteurs plus importants, hydro électriques par exemple, regardez ce qui se passe. Ils se sont regroupés pour se vendre à EON ! Donc pour faire le jeu d’un mastodonte. Bof !...)

                        Peut-on parler aussi de France Telecom, avec le Minitel et la technologie Numeris. (Deux beaux exemples de volontarisme d’Etat. Le Minitel a fait de la France le premier pays au monde à être intégralement connecté à un réseau télématique. Avec, qui plus est, une économie rentable, ce qui est loin d’être le cas avec Internet. La fibre optique est une invention merveilleuse. Ces deux produits n’auraient jamais vu le jour sans l’investissement et la volonté de l’Etat. Ce sont d’ailleurs deux exemples de plus qui abondent dans ma réflexion. Le passage de la télématique minitel à l’Internet a été raté (Au fait, je vous rappelle que Internet aussi est le résultat d’un investissement d’Etat. De même que le GPS !)L’exploitation commerciale « grand public » de la fibre optique a foiré. L’Etat a un vrai rôle à jouer dans l’initiative. Par contre, il faut qu’il assure les relais pour le passage à la phase commerciale.) Grâce à la fin du monopole, des entreprises comme Free ont fait évoluer fortement le marché, en multipliant les avancées technologiques (triple puis quadruple play) et en faisant exploser les prix. Ceux-ci ont été divisé par 5 depuis la privatisation et la fin du monopole. (Bon, nous n’avons pas la même définition d’avancée technologique. Mettre trois ou quatre services dans une boîte pour ne faire payer qu’un abonnement et rendre le client captif, j’appelle cela du marketing, pas une avancée technologique... Faire exploser les prix en utilisant le réseau Orange (France Telecom, payé pour partie par l’Etat) sans avoir d’investissements à charge, j’appelle ça du parasitage, pas une avancée technologique. D’ailleurs, je suis pour ma part favorable à ce que les infrastrucutures soient en grande partie nationales. Imaginez que la couverture mobile (GSM, EDGE, 3G, 4G) soit unique, maillage serré, totlement interconnecté, propriété d’une société d’Etat qui loue l’accès à différents opérateurs qui organisent leurs offres commerciales comme ils veulent... Vous voulez savoir ? Moindre coûts d’investissement (pas d’antennes redondantes), meilleure couverture nationale (chacun ne chercherait pas à ne toucher que les zones à fortes densités), meilleure qualité (maillage plus serré, reprise d’un équipement défaillant par l’interconnection (impossible aujourd’hui)) et coûts moins élevés Et oui, une équipe d’entretien, même renforcée coûte moins cher que quatre, un réseau même plus dense coûte moins cher que quatre.... Et on pourrait appliquer ce raisonnement à d’autres secteurs.)

                        On peut poursuivre avec l’Education Nationale, qui coûte pour un collégien, 2000 euros de plus par an, tout compris et pour exactement la même prestation, qu’un établissement privé sous contrat ! (Ça c’est complètement différent. Je considère comme une grande avancée l’institution scolaire, l’école gratuite, l’instruction pour tous. Oui, il est du rôle de l’Etat de permettre à tous d’accéder à l’instruction et aux meilleurs d’accéder aux meilleures formations et aux meilleures écoles. Oui, si on veut que le savoir ne se cantonne pas aux mêmes familles qui transmettent (à quelques exceptions prêt), il faut un grand service public de l’instruction. Après, l’aspect obligatoire est une autre histoire. Chaque famille a le droit de choisir comment elle va permettre à ses enfants d’accéder au savoir. C’est un droit, vous n’êtes absolument pas obligé de scolariser vos enfants dans une école de l’EN ou dans une école tout court. Vous pouvez faire l’école à la maison. Aujourd’hui, la situation a complètement changé. L’école est pervertie. Les enseignants n’enseignent plus, tout au plus font ils de la propagandastafle, en tous cas, il est impossible aujourd’hui à un enfant qui n’est pas suivi par des parents qui compensent à la maison de réussir des études dans le cadre de l’éducation nationale ou assimilée. Alors poussent les écoles hors contrat comme des champignons. Mais ça, c’est entièrement de la faute des enseignants pédagogistes de gauche qui ont détruit l’école, détruit les méthodes d’enseignement qui fonctionnaient, détruit le système de notation, détruit les programmes, détruit le système des bourses et qui, du coup, ont recréé le clivage de classe qui existait avant l’Instruction publique. Seuls les enfants privilégiés (les leurs en premier lieu) ont accès à la compensation nécessaire ou aux écoles hors contrat et ont accès à l’enseignement supérieur de qualité. Ces abrutis de fachistes de gauche nous ont fait régresser de deux siècles ! Maintenant, ils sont en train de s’attaquer à l’enseignement supérieur (Sciences po, qui n’était déjà pas brillant depuis quelques années a supprimé tout enseignement de culture générale !!!!), histoire que les enfants de nos élites aillent dans des écoles étrangères... Bon, je m’égare, la Nation doit assurer à ses enfants les moyens de s’instruire et d’aller au maximum de ce que les qualités (et les dons que le Bon Dieu leur a accordé) dont ils sont pourvus leur permettent. Et si des citoyens ne veulent pas utiliser l’outil mis à leur disposition par l’Etat, c’est leur droit, mais c’est à leurs frais ! 

                        Si vous êtes suffisamment responsable pour choisir votre médecin, votre constructeur automobile, voire votre député, pourquoi ne le seriez-vous plus pour choisir l’enseignant de vos enfants ? (OK, déjà répondu, d’ailleurs c’est le cas, même si certains, Hollande pour ne pas le nommer, essaient de faire supprimer la défiscalisation des dons aux associations qui financent (spécifiquement) les écoles catholiques, alors qu’ils prônent le financement des écoles coraniques... comprenne qui peut)

                        Contrairement à l’idée reçue, le même service pour tous est le contraire de l’égalité devant la loi. L’égalité, c’est la possibilité donnée à chacun de choisir ce qui lui convient le mieux en fonction de ses besoins et de ses moyens :

                         Imaginez que l’on distribue exactement la même quantité de nourriture pour tout les habitant d’un pays (homme, femme, nourrisson, vieillard ...) : Certains mourraient de faim, et d’autres d’indigestion. (Ouais, là ça devient n’importe quoi. La mise à disposition du même service pour tous n’est pas l’obligation d’utiliser le même service par tous. L’Etat n’est pas forcément l’URSS comme la libre entreprise n’est pas forcément le FarWest. Faut faire connecter ses petites neurones et ne pas tomber dans lepiège de l’idéologie. Nous sommes des êtres doués d’intelligence)

                        J’espère avoir répondu,

                        Cordialement,
                        TDK1

                      • Abou Antoun Abou Antoun 18 février 2012 00:40

                        On peut poursuivre avec l’Education Nationale, qui coute pour un collégien, 2000 euros de plus par an, tout compris et pour exactement la même prestation, qu’un établissement privé sous contrat !
                        D’où tirez vous ces chiffres ?
                        En fait ils ne sont pas calculables. Je rappelle que le principal poste budgétaire (le salaire des enseignants) est pris en charge par l’état dans les établissements sous contrat (la majorité). Alors comment calculez vous le coût par élève ?).


                      • epicure 18 février 2012 18:44

                        " Contrairement à ce que pensent nos fachistes de gauche et leurs électeurs fonctionnaires, un Etat fort n’est pas un Etat qui réprime ses citoyens, mais un Etat qui assure les meilleurs services et les meilleures garanties à ses citoyens."

                        Tous ceux que j’ai vu affirmer qu’un état fort c’est un état qui réprime ses citoyens, ou qui le sous entendent par leur anti-étatisme primaire, se disaient libéraux et non de gauche.
                        Les seuls à gauche qui ont ce discours sont les plus antifascistes, les anarchistes.


                      • titi 19 février 2012 23:40

                        « La privatisation de l’eau a multiplié par cent le prix du m3. »

                        Approche trop simpliste. La « privatisation de l’eau » correspond à la mise en place des normes sur l’eau. C’est d’ailleurs pour ce la que les collectivités se sont débarassées de la gestion de l’eau lorsque les investissements sont devenus trop lourds.

                        ’La privatisation des transports aériens a entraîné l’augmentation de plus de 50% du prix des billets sur 80% des destinations intérieures."

                        Bordeau/ Lyon 30 euros avec EasyJet... j’y vois plutot un diminution...


                      • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 17 février 2012 17:17

                        Voici une bonne lecture, claire, synthétique d’une actualité brulante alors que ces textes ont été écrits vers 1850 :
                        http://www.iedm.org/files/bastiat.pdf

                        En diversifiant les points de vue, vous ne pouvez qu’enrichir votre intelligence.


                        • AN221 AN220 17 février 2012 17:54

                          La privatisation d’entreprises publique est la suite logique de la vision de l’Europe d’anciens présidents qui ont commencés par interdire a l’état d’emprunter a la banque de France(1973).
                          Le rêve est devenu réalité et la réalité est un cauchemar(2012)..


                          • Annie 17 février 2012 21:41

                            @Cogno3 n’a pas tort. La privatisation à court terme amène des bénéfices. Je l’ai vu en Angleterre où même l’air que nous respirons a été privatisée. Le téléphone, le gaz, l’électricité, etc. etc, tout cela a été privatisé sous Thatcher et les prix ont baissé (sans parler de ceux qui se sont constitués une fortune en spéculant sur la montée et la baisse des actions). Mais lorsqu’il y a une crise comme à l’heure actuelle et que les prix remontent, il n’y a strictement rien que les consommateurs puissent faire, sauf subir. Là où l’état, prestataire de services essentiels est obligé de mettre en place des garde-fous pour empêcher que le gaz ou l’électricité soit coupé à la première facture impayée, les entreprises privées ne se privent pas, et il n’y a aucun recours pour les consommateurs.


                          • Bovinus Bovinus 17 février 2012 22:49

                            Alchimie :
                            Encore un qui n’aime pas la concurrence dans le mobile et l’Internet ...

                            Encore le sachant qui ramène sa « science »... C’est pas prof de maths que vous devriez faire, c’est plutôt prof de mauvaise foi. En ce qui concerne « la concurrence dans le mobile et l’Internet », il me semble que vous confondez concurrence et oligopole. À vous voir confondre « systémique » et « systématique », j’ai cru tout d’abord que vous étiez dyslexique, mais vous êtes juste ignare, en fait.


                          • Abou Antoun Abou Antoun 18 février 2012 00:47

                            Un cas intéressant est celui des caisses de retraites complémentaires.
                            Quand les lois instituant l’obligation de cotisation pour la retraite complémentaire, au lieu d’adopter la solution logique (et économique) consistant à créer une rubrique supplémentaire de cotisation à la sécu qui gère déjà le régime général, on a vu se multiplier les caisses professionnelles ’privées’.
                            Leur gestion est caractérisée par une incompétence crasse. Si vous allez sur les forums d’usagers de ces caisses vous verrez le niveau des doléances.
                            J’ai eu à m’y frotter, un vrai désastre...
                            L’incompétence n’est pas l’apanage de l’administration.


                          • spartacus spartacus 17 février 2012 18:59

                            Une entreprise d’état et une entreprise privée ne sont pas gérées de la même manière.


                            Un privé peu se permettre de prendre des risques, faire des virages à 180°. Exemple, la marque de téléphone Nokia au départ fabriquait du papier. 

                            Un acteur public fausse la concurrence. 

                            Mais il est vari que les exemples choisit (hors ste générale) sont en situation de monopoles.


                            • spartacus spartacus 17 février 2012 23:07

                              Prenons l’électricité. (EDF) Actuellement entreprise semi-publique ne respectant pas les règles de concurrence. Salariés sur-avantagés par situation de monopole, causant une différence sociale anormale.

                              La CNAV caisse de retraite des salariés du privé paye a eux comme aux autre une retraite. Sur eux basée sur le dernier mois pour tous sur la moyenne des 25 Meilleures. Si les salariés de EDF travaillaient comme les autres 166 trimestres obligatoires, l’électricité coûterai 20% moins chère.
                              La concurrence c’est ce qui permet a free de proposer à free un forfait à 19€, la ou les monopoles proposent le triple.
                              La préfecture ferme à 15H40 en dehors des horaires nécessaires à n’importe quel particulier pour chercher sa carte grise. Les magasins à 19H00. Les uns en situation de monopole ne font aucun effort pour changer, les autres en situation de concurrence s’adaptent.
                              Les pays étatiques sont tous tombés. Ils créent une oligarchie, qui crée des obligés et une forte corruption. Exemple : ex union soviétique ou Corée du nord.
                              Une entreprise publique se caractérise par de l’immobilisme et des sur-effectifs : exemple éducation nationale française, 1er employeur européen, deuxième mondial derrière l’armée chinoise, mais pas les meilleurs résultats comparés.
                              Le Canada qui a taillé dans ces effectifs publics est devenu une super puissance, à contrario de la France qui est passée de la 3eme économie à la 9eme en 30 ans tout en doublant ces effectifs, ses impôts, ses charges sociales, et créant un chômage de masse continu, le plus long et fermé du monde occidental.



                            • Abou Antoun Abou Antoun 18 février 2012 00:52

                              Une entreprise publique se caractérise par de l’immobilisme et des sur-effectifs : exemple éducation nationale française, 1er employeur européen, deuxième mondial derrière l’armée chinoise, mais pas les meilleurs résultats comparés.
                              Vous voulez sans doute dire que le prof français se bat moins bien que le militaire chinois ?
                              Encore une brève de comptoir !


                            • spartacus spartacus 18 février 2012 09:09

                              Une question d’organisation et et d’absence de « patron ».

                              N’importe quel parent d’élève voit la gestion des temps de présence sur les carnets de correspondance. 
                              Un absentéisme hors norme. Une organisation à la Kafka, Pour deux enseignants, un administratif.....
                               Votre réaction montre l’immobilisme et l’absence de sens critique.

                            • easy easy 17 février 2012 20:39

                              Même quand une économie n’est que nationale, entre soi, l’Etat a déjà intérêt à avoir le contrôle sur certaines industries ou ressources afin de maintenir son pouvoir régalien, sa force, son épée.

                              Même si l’économie avait été strictement nationale, tout entre Français, sous Louis XIII, le Roi avait intérêt à avoir le contrôle, d’une manière ou d’une autre, sur les forêts pour avoir de quoi construire ses navires de guerre, sur les corderies pour avoir de quoi gréer ses navires, sur les productions de salpêtre etc.

                              A tel point que quand Napoléon III a confié à Haussmann de redessiner Paris, c’était dans un esprit d’y faire des avenues larges afin de pouvoir y passer la troupe en sécurité et donc tenir les populations.



                              Ce qui est vrai dans l’hypothèse d’une économie strictement nationale est encore plus vrai dans le contexte réel qui est de plus en plus international
                              Sinon l’Etat perd son pouvoir régalien

                              Exemple. Lorsque Napoléon 1er avait changé d’avis pour consentir à vendre la Louisiane (presque la moitié des EU actuels) pour le prix de 3 millions de $ aux tous premiers états américains (ceux du littoral Est) ces Etats étaient enchantés d’acheter tant de terres à si bon prix, sans avoir à faire de guerre. Mais ils n’avaient pas de cash

                              Ce cash, Napoléon le voulait pour mener sa guerre contre l’Angleterre (qui tentait de conserver les Etats Américains sous sa coupe)

                              Ces Etats acheteurs empressés se sont adressés à une banque, la Baring. Qui leur a avancé les fonds.

                              Et Napoléon a donc pu organiser sa guerre contre les Anglais et même construire une flotte d’invasion.

                              Or la Baring était de sang anglais mais privée.

                              Elle aurait été nationalisée, Napoléon n’aurait pas eu cet argent et les Anglais se seraient évité bien des soucis.




                              Là vous parlez des autoroutes.
                              Si l’Etat avait besoin des autoroutes pour mouliner quelque épée, pour y faire passer ses chars, il les réquisitionnerait sans aucune peine.
                              Ce poste là n’a aucun besoin d’être nationalisé d’un point de vue régalien.

                              Toujours d’un point de vue régalien, car c’est ce point qui détermine le plus un Etat, c’est l’industrie d’armement sophistiqué, les tuyauteries médiatiques, les ressources clefs, les banques, les réserves de métaux rares et les passages maritimes qui ont surtout à être nationalisés

                              Le reste pouvant être réquisitionné dès que le besoin s’en fait sentir, même s’il appartient à une entreprise étrangère.

                              Les autoroutes, les ponts, tout ça ne pose aucun problème à un Etat, même si ça appartient à un état ennemi. Nasser a pu réquisitionner la canal de Suez au dépit de ses puissants propriétaires devenus ennemis.

                              Ce qui pose problème à un état qui a soudain envie de se servir de son épée, ce sont souvent les entreprises industrielles au sens où il faudrait qu’il les réquisitionne presque toutes, bouffe et médocs compris.
                              Et cela alors qu’une entreprise de voitures ne peut se convertir à la production de chars et d’avions que si son personnel s’y met de bon coeur (A signaler que l’entreprise de pianos Steinway installée à New York, s’était entièrement convertie à la fabrication de planeurs miliaires US en 1942. Ses patrons étant pourtant d’origine Allemande).

                              Si toutes nos entreprises mécaniques étaient avec des chefs et des personnels étrangers, ça serait très problématique en cas de guerre.

                              A rappeler qu’en 1950, alors que la France s’enlisait à éliminer le Viet Minh en Indochine, il y avait dans les industries d’armement autour de Paris, des ouvriers parfaitement Français mais ayant adhéré à l’Internationale communiste qui sabotaient les armes et munitions qui étaient envoyées à nos troupes.

                              Au regard de ce genre de problème qu’un Etat a un mal fou à contrôler, son accès aux autoroutes n’est qu’une formalité


                              • L'enfoiré L’enfoiré 17 février 2012 20:45

                                Prenez l’exemple des deux Corée et vous aurez la réponse.
                                Tellement de différences entre ce qui est public et privé.
                                La taille d’un pays, déjà, impacte si oui ou non, un pays pourrait vivre en autarcie et tout produire.
                                Est-ce que la production pourrait s’écouler dans le pays qui devrait passé à des exportations pour écouler les excès.
                                Une société privée peut faire faillite et disparaitre si les actionnaires ne veulent plus faire d’augmentations de capital. Le public en principe non, puisqu’il peut lever des taxes.
                                Dans le privé pas de fonctionnaires. Tout doit être « normalement » rentable et créer du bénéfice et ne peut pas travailler à perte.
                                Ceci n’est qu’un début.


                                • doctorix doctorix 17 février 2012 23:12

                                  Puisqu’aucune privatisation n’est favorable au peuple, j’en déduis qu’il faut tout nationaliser ou renationaliser.

                                  Une nationalisation réduirait les écarts de salaire, actuellement scandaleux.
                                  Nationaliser les banques, et retrouver le droit de frapper monnaie. Supprimer l’intérêt, le réduire aux frais de fonctionnement. Une banque ne devrait pas générer de profits, selon moi. D’ailleurs seul le travail devrait générer un profit. L’usure, l’intérêt, sont un vol, et les banques islamiques le disent bien. Qui peut ici défendre l’usure, sur quels arguments ?
                                  Les actionnaires sont actuellement un poids : si tous les bénéfices reviennent à l’Etat, les impôts seront automatiquement diminués. Mais aussi l’Etat pourra financer efficacement la sécu, les retraites.
                                  C’est bien ce qui s’est passé en 45, non ?
                                  Nous somme riches, plus que jamais, mais nous sommes volés, plus que jamais.
                                  Et ce sont nos voleurs qui fixent les règles, et la façon dont ils peuvent légalement nous plumer, parce qu’ils ont infiltré les plus hautes instances de l’Etat, par la corruption, insidieusement. Giscard et Pompidou sont deux de ces corrompus à la bonne figure, mis à cette place par la banque Rothschild, pour aucune autre raison. Giscard a poursuivi le travail avec son traité européen, qui n’est que l’expression de la volonté des banques, et non des peuples.
                                  Alors ? Alors c’est Mélenchon qu’il nous faut. Il veut nationaliser Total : 12 milliards de bénéfice.A mon avis il ne va pas assez loin. Chavez, au Vénézuéla, menace de nationaliser les banques. Que ne le fait-il pas !
                                  Le capital a perdu toute morale ; il ne mérite pas ce qu’il gère, n’a jamais rien faire pour le mériter ; il faut le lui reprendre. Nous devons revenir à l’égalité, d’urgence, sauf à voir cette égalité reconquise par la violence.

                                  • TDK1 TDK1 18 février 2012 10:49

                                    Recherche Mécène pour offrir à doctorix séjour « Erasmus » en Corée du Nord !!!


                                    Possibilité création d’association et déduction fiscale de 66% de votre don. Vous ferez oeuvre de salubrité publique, il est inhumain de laisser un concitoyen souffrir comme cela... smiley

                                  • joletaxi 17 février 2012 23:32

                                    Curieux ,et pathétique ces gens qui rêvent encore de communisme, mais finalement bien dans l’air du temps, où l’on nous parle de nécessaire décroissance,de frugalité,il suffit de lire quelques lignes du manifeste de Schellnhuber

                                    http://notrickszone.com/2011/10/11/german-faz-schellnhubers-wbgu-has-strange-ideas-when-it-comes-to-democracy-compares-proposed-great-transformation-to-bolschevik-revolution/

                                    a peine avons-nous quelques années de liberté, de paix, de prospérité, qu’une frange ,toujours la même, rêve de nous replonger dans la servitude et la misère.
                                    L’histoire repasse toujours les mêmes plats


                                    • doctorix doctorix 18 février 2012 10:28

                                      Et voilà le réac de service.

                                      Il y a très peu de bon dans le capitalisme, et beaucoup de mauvais, nous en savons maintenant quelque chose.
                                      Si on se contentait de prendre ce qu’il y a de bon dans le communisme, et il y en a beaucoup, en rejetant le mauvais (le mauvais, c’est quand il copie le capitalisme ; et sa corruption en particulier), on obtiendrait un système juste.
                                      Je pense qu’à cet égard, le système Chavez est un exemple enviable, si l’on va au-delà du dénigrement systématique. Pour en savoir plus sur ce régime qui se rapproche de l’idéal (mais oui !) prenez connaissance de ce document : ensuite, vous pourrez en parler autour de vous en connaissance de cause, ce qui est rarement le cas chez les beaux parleurs.
                                      Dans ma jeunesse, j’ai étudié l’évangile : je ’y ai pas vu l’éloge du capitalisme, mais j’y ai par contre clairement vu l’apologie du communisme. (Mais chut ! il ne faut pas dire ça, au pays des chrétiens qui vont faire la guerre en priant chaque matin sur la Bible).
                                      Pas ce communisme truqué qui a assuré sa propre chute, mais un communisme propre et sans tache. Quand les hommes seront prêts, en particulier à renoncer à leurs égoîsmes, ce sera un système parfait.
                                      D’accord, ce n’est pas pour tout de suite, mais ça vient. Et Chavez montre que oui, c’est possible.

                                    • TDK1 TDK1 18 février 2012 11:18

                                      Cher Doctorix,


                                      Si vous considérez Chavez comme un communiste, (vous n’êtes pas le seul, j’ai entendu quelques émissions de votre chantre Daniel Mermet sur France Intox ) c’est que vous n’avez pas tout compris au communisme. La politique de Chavez est beaucoup plus proche du « national » socialisme (ou du socialisme national ou nationaliste pour éviter les amalgames avec les nazis qui, d’ailleurs, au départ, avaient eux aussi la même politique (entre 33 et 43) ) que du communisme. Mais ce n’est pas le sujet de cet article. Si vous voulez que nous engagions le débat sur Chavez, faites nous un joli article sur votre idole (c’est dingue comme les communistes ont besoin d’idolâtrer des individus et de pratiquer le culte de la personnalité !!!) et nous engagerons le débat sur le sujet.
                                      Quand à votre assertion sur l’Évangile qui ferait l’apologie du communisme, je crains fort que vous n’ayez pas tout compris à la lecture ni de l’Évangile ni du communisme qui a condamné à mort de millions de chrétiens parce que tels et continue d’ailleurs de les persécuter (Vietnam, Chine, Corée), même lorsqu’il n’est plus que l’ombre de lui même. Le christianisme est « la théologie » de la liberté comme l’indiquent ceux qui ne sont pas chrétiens et, comme vous, gomment l’aspect ésotérique du message pour ne s’arrêter qu’à l’aspect exotérique. N’empêche, la théologie de la liberté, je ne vois pas comment vous la rendez compatible avec quelque idéologie totalitaire... comme le communisme par exemple !
                                      Quand à votre vision idyllique du communisme, elle procède du plus parfait idéalisme. Soit vous êtes sincère et il vous faut vous cultiver pour regarder ce que chaque discours « idéaliste » a provoqué dans l’histoire (plus le discours est emprunt d’idéalisme, plus grand est le génocide qui suit...) soit vous êtes un manipulateur pervers. Dans tous les cas, (n’y voyez pas forcément les méfaits du péché originel... smiley ) l’homme bon n’existe pas en tant que nature (ça aussi c’est un mythe idéaliste qui a coûter beaucoup de vies humaines) ou n’existe plus, pour nous chrétiens, et seul le travail sur la personne peut le rendre bon. Les chrétiens, comme le préconisait déjà Socrate, pensent que c’est un travail de soi sur soi (avec l’aide de Dieu), les communistes pensent que c’est un travail du Parti sur les citoyens... Cherchez l’erreur !

                                    • TDK1 TDK1 18 février 2012 11:21

                                      Addentum :


                                       Les chrétiens, comme le préconisait déjà Socrate, pensent que c’est un travail de soi sur soi (avec l’aide de Dieu), les communistes pensent que c’est un travail du Parti (avec l’aide de la Stasi et du KGB) sur les citoyens... Cherchez l’erreur ! 

                                    • joletaxi 18 février 2012 11:51

                                      on en revient toujours à la même rengaine, toutes les expériences communistes ont été dévoyées, sabotées par des agents extérieurs,gangrénées par des complotistes à l’intérieur,et si elles ont fini en catastrophe, parfois en millions de morts,ce n’est pas parce que l’idéologie est mauvaise, c’est parce que les hommes ne sont pas bons.
                                      Il faut donc changer les hommes,au besoin par la force pour forger un homme nouveau, bon, humaniste, et tout empreint de la joie de coopérer à une société idéale définie suivant les critères d’une élite.
                                      Lisez le lien plus haut, ce brave homme ne dit pas autre chose, sauf que lui, il a un beau costume et a rasé sa petite moustache

                                      Quant à Chavez, qui distribue les bijoux amassés par le capitalisme, vend son pétrole aux bandits US, je crois qu’il commence à être contesté, et que son bilan va bientôt s’"aligner sur celui de la Grèce.


                                    • doctorix doctorix 18 février 2012 17:07

                                      Bon, si j’ai bien compris votre philosophie, le système Chavez n’est pas un système communiste par ce qu’il fonctionne, qu’on n’ y emploie pas la schlague, et qu’’il n’ y a pas de stasi.

                                      C’est un peu primaire comme raisonnement, mais c’est très répandu.
                                      Vous dites que son régime est en difficulté : avec tout l’argent qu’envoie l’Amérique pour le déstabiliser (cf mon lien, que vous n’avez pas lu), c’est vrai que la partie est difficile. D’autant qu’une partie des élus réclame de l’aide supplémentaire aux USA pour le virer, ce qui s’appelle haute trahison dans tous les pays du monde.
                                      Cette politique du financement des oppositions minoritaires est également à l’honneur(!) en Libye, en Syrie et en Iran.
                                      Chavez a donc bien du mérite, car la corruption, arme suprême de l’empire, est difficile à vaincre. Entre les embargo, la main-mise sur la presse avec son cortège de mensonges à l’opinion mondiale et la corruption des élus, Chavez a certes bien du mal.
                                      Malgré cela, il réussit son coup, et la croissance du Venezuela est je crois de 7%, juste après celle de la Chine. Dans une conjoncture mondiale des plus défavorables.
                                      C’est cela qui rend les USA fous de rage (et vous aussi, je crois) : qu’un système anti-capitaliste réussisse là où le capitalisme se casse la figure : et ils ont très peur de la contagion...
                                      Quant à ce que vous avez compris de l’Evangile, vous êtes tout à fait dans la lignée des sénateurs américains, qui tiennent d’une main le sabre et de l’autre le goupillon. 
                                      Pour finir, votre opinion que l’homme est fondamentalement mauvais est ridicule, désuète.
                                      Très judéo-chrétienne, tous mauvais, tous coupables, et pour chatiment l’enfer. L’homme est bon, ce n’est que la faim, la misère, et encore, mais surtout l’injustice qui peuvent le rendre mauvais.
                                      Enfin, Chavez n’a rien d’une idole, ni pour moi ni pour personne. Il est juste aimé de son peuple, tandis que nos dirigeants sont haïs et méprisés..
                                      Finalemnt vos propos sont une caricature de tout ce qui est détestable dans le capitalisme. Et ils ne convaincront que vos amis, lesquels vont prendre dans deux mois une sévère déculottée.

                                    • Prometheus Jeremy971 18 février 2012 11:35

                                      Vous ne nuancez pas vos remarques, on parle de nationalisation tout de suite c’est du communisme. On se dirait en plein maccarthysme.

                                      On peut très bien avoir des services publics efficaces, rentables seulement en changeant de un notre mentalité, et de deux la manière de les controler.
                                      Au Canada les professeurs d’universités sont notés par leurs élèves. Les frais de scolarité sont parmi les plus bas du monde. 
                                      Les démarches administratives sont dématarialisées, vous avez des délais clairement définis, des possibilités de contacter les agents si ils sont dépassés par mail, ou téléphone.
                                      Bien sur vous payez pour ce service on appelle pas ça une taxe mais des frais de traitement. Et encore vous payez dans des cas bien définis.

                                      Après ça change des habitudes françaises où on fait la queue pendant 30 minutes, on rale sur le personnel alors qu’il aurait suffit d’utiliser la machine à coté, ou son ordinateur pour faire la même chose en 2 minutes.

                                      Les clés d’une administration efficace : dématérialisation, gestion des couts (pas forcément en supprimant du personnel mais en faisant payer les usagers), et surtout pédagogie pour expliquer aux usagers comment réaliser leurs démarches le plus rapidement possible.

                                      Je vois souvent des réactions de personne qui vont à la CAF, à Pole emploi, ou à la poste expliquer à quel point c’est l’enfer. Alors que neuf fois sur dix ils se butent la tête contre un mur qu’ils se créent eux mêmes. Je ne dis pas que tout est rose mais certaines choses bougent un peu dans le service public et permettent par exemple avec ameli.fr d’avoir des infos claires et simple sans aller à la CPAM. 

                                      Quant à la nationalisation des banques la crise a montré que les banques qui résistent le mieux sont les banques mutualistes, et la banque postale. Toutes les banques ont gelé leurs salaires sauf celles là.


                                      • Abou Antoun Abou Antoun 18 février 2012 15:30

                                        Vous ne nuancez pas vos remarques, on parle de nationalisation tout de suite c’est du communisme. On se dirait en plein maccarthysme.
                                        Bien sûr, la France a vécu des années avec un grand nombres d’entreprises nationalisées sans jamais être un étéat communiste.


                                      •  Mohamed Takadoum Bouliq 18 février 2012 11:51

                                        Si en France, les gouvernements successifs avaient la possibilité de garder un grand service public tout en recourant aux techniques de gestion du privé, d’autres pays n’avaient pas cette chance.
                                        Au Maroc et au début des années 80, le pays était presque en cessation de paiement et n’avait pas d’autres choix que de passer sous la houlette du FMI pour rééchelonner sa dette et avoir des crédits .Le FMI a imposé au Maroc, le désengagement de l’état, autrement dit la privatisation des entreprises tenues par l’état ( banques, raffinerie,télécoms etc..) .
                                        Si l’on prend un seul exemple ; les télécoms : Maroc Télécoms est devenue une filiale à plus de 52% de Vivandi.C’est une machine à cash pour cette l’entreprise. Ainsi 500millions de dollars de dividendes en devises sont transférées chaque année hors du pays pour rémunérer les actionnaires de Vivandi qui a déjà récupéré sa mise. Ce montant et d’autres issus d’entreprises privatisées sont prélevées annuellement de l’économie d’un pays pauvre comme le Maroc dont le PIB ne dépasse pas les 113milliars de dollars ( le PIB grec est de 304 milliards de dollars pour trois fois moins d’habitants).

                                        Comme il a été déjà écris sur un autre  commentaire : c’est d’abord un problème idéologique donc politique et non économique. L’Europe pour la France et le FMI pour le reste du monde imposent les privatisations.

                                         Le FMI n’a –il rien d’autre à proposer à la Grèce ?

                                          


                                        • Pépé le Moco 19 février 2012 00:04

                                          @ Bouliq,

                                          Il est normal que le FMI (avec la BM en relais) n’ai rien d’autre à proposer à la Grèce (ou au Maroc) puisque son rôle est d’organiser la privatisation des entreprises publiques.
                                          Les investissements sont à la charge des Etats (donc financées par les citoyens du pays considéré) et quand cela devient rentable, le rôle de cet(ces) organisme(s) est de procéder à la privatisation pour rémunérer un ramassis de « Mange merde » d’actionnaires.
                                          Une fois le filon épuisé (extorsion organisée), les mêmes « Mange merde » passent à l’entreprise suivante et les salariés de ces entreprises abandonnées sont mis au chômage. CQFD

                                          C’est sur cette base que le système économique mondial est organisé, un transfère de la richesse des peuples vers une caste de nantis et d’actionnaires.

                                          PS : Il faut quand même se souvenir que le « leader » du PS, avant les évenements de l’été dernier, était « D. Stauss Con »,...., Directeur du FMI. Tout un programme pour un parti qui ce se dit de gauche ??? C’est pitoyable !!!


                                        • Traroth Traroth 19 février 2012 10:57

                                          Fondamentalement, vous avez raison. Les libéraux pratiquent largement l’enfumage.

                                          Pour quand même expliquer brièvement leur doctrine mensongère : ils affirment que l’Etat ne doit pas intervenir dans l’économie, sinon comme client des entreprises, et donc que tous les services de l’Etat devraient être privatisés, en dehors des fonctions régaliennes (police, justice), et encore...

                                          L’idée, c’est que l’entreprise privée permet la mise en compétition alors que l’Etat ne créé que des monopoles, et que cette mise en compétition est bénéfique pour l’économie, via la loi du marché.

                                          Le problème fondamental, c’est que les privatisations successives ont toutes eu l’effet totalement inverse à celui promis par les libéraux : une hausse des prix, souvent assez brutale.


                                          • FYI FYI 20 février 2012 10:25

                                            Vous ne survolez que le problème. Nous ne sommes pas encore dans un débat public/privé, car ce n’est qu’un outil, comme la monnaie d’ailleurs.
                                            Non, le soucis de fond est la rente économique. Qui en profite et au détriment de qui.
                                            Lorsque vous aurez répondu à tout çà, le reste n’est qu’emballage.

                                            En effet un acteur économique quel qui soit, qui détient à lui seul ou en groupe tous les moyens de production pour tout besoin de première nécessité ou universelle est en position dominante pour imposer sa volonté et esclavagiser ses consommateurs.
                                            Le seul moyen de s’en prémunir est ........................... l’abondance. CQFD.


                                            • AUTO ROUTES .ESSENCE.TIPP...IMMOBILIER ...PROCES BIDONS AVEC ACCORD FINANCIER...VENTE D’ IMMEUBLES EN BOUCLE...

                                              grace au bouffon sarko...mal conseillé par des débiles comme buisson et guaino...

                                              nous avons le record de cherté des autoroutes payées depuis des dizaines
                                               d’années..COCORICO
                                              AVEC SARKO L ESSENCE...BIENTOT A 2 EUROS.....FRANCE ...MORTE !!!!!!!!

                                               LA FRANCE EST DEVENUE DEPUIS 5 ANS UN PAYS MAFIEUX...IMMOBILIER...TRANSPORTS..CARBURANTS...AVOCATS D AFFAIRES...GERANTS DE SCI...TOUS A PARIS ET PLUS OU MOINS PARENTS OU AMIS OU SPONSORS DE l ump sante...retraite en PRIVATISATION.. (g sarkozy..MM CNP...CAISSE DES DEPOTS.)
                                              UNION DES MAGOUILLEURS DE PARIS le tout drivé par le trio SARKO-BUISSON-GUAINO
                                              les parrains de la MAFIA D AFFAIRES


                                              • Mycroft 21 février 2012 13:54

                                                La question est pertinente. Je me la pause également.

                                                La seule réponse que j’ai obtenue tient en un mot : concurrence.

                                                C’est en effet la concurrence qui permet, affirment les libéraux, d’optimiser le fonctionnement des sociétés, en tuant les moins efficaces via la faillite.

                                                Un état ne pouvant pas faire faillite (pas de la même façon qu’une entreprise, dans le sens où on ne peut pas véritablement « fermer » la France) il est immunisé à cette saine solution unique de purification et d’optimisation.

                                                Voilà la conviction des libéraux. Elle oublis un certains nombre de point. D’abord, le coût des faillites. Ces dernière engendrent un besoin de réadaptation conséquent : besoin, pour les ex employés, de retrouver du travail. Besoin, pour les anciens clients de trouver un nouveau fournisseur (ou une alternative au produit fournis si l’ancien fournisseur était unique en son genre). Besoin, pour le client, de se réadapter à son nouveau fournisseur. Besoin pour les fournisseurs de l’entreprise qui fait faillite de trouver de nouveaux clients. Bref, contrairement au beau monde surréaliste des libéraux, où on peut être libre sans être une menace latente pour tout un chacun, dans la vraie vie, nous sommes tous interconnectés et l’échec d’un d’entre nous a un impacte sur chacun, directement ou indirectement. D’où l’idée que laisser chuter l’un d’entre nous n’est pas un acte anodin qu’on peut laisser sous le contrôle de la seule loi du marché.

                                                Un deuxième point oublié est que la concurrence est simplement une des nombreuses formes de contre-pouvoir possible, des association de consommateurs influentes (par exemple en mesure de licencier la direction de toute entreprise ne donnant pas satisfaction) étant une alternative envisageable.

                                                Un troisième point oublié est que la concurrence fait gagner, non le meilleurs fournisseur, mais celui qui apparait comme le meilleur fournisseur. Dans un système dominé par la publicité, les apparences sont trompeuses et le gagnant est plus souvent le meilleur menteur que le meilleur producteur. arnaquer est toujours très rentable.

                                                Enfin, ils oublient bien souvent que les grandes réussites de l’humanité sont très rarement le fruit de l’ambition d’un individus, et plus souvent le fruit de la curiosité, de l’oisiveté, de la passion et ce, même quand elles ont des retombés commerciales. Et que donc, la « compétence » supposée apparaitre grâce à l’appât du gain est loin d’être une évidence. Comme vous le signalez, les incompétents se trouvent également dans le privé. Comme vous le signalez, les techniques d’évaluation du personnel ne sont ni objective, ni efficace ni même un temps soit peu sérieuse.

                                                La grande fois des libéraux dans le système de hiérarchie pyramidale (vous les verrez en effet souvent glorifier les chefs, les entrepreneurs, les « héros ») fausse leur jugement sur, justement, le caractère fondamentalement déficient de ce système. C’est au contraire les système à hiérarchie technique, où ceux qui font le « vrai travail » peuvent remettre en cause ce que font les chefs (ce qui est le propre des petites boites, qui ne survivent pas à une structure hiérarchique lourde, mais de telles méthodes de management ne se limitent pas nécessairement aux petites boites), qui sont les plus performant. Hors, peu d’état on adopté ce principe de hiérarchie technique, de part la personnalisation du pouvoir. On a bien souvent des beaux parleurs à la tête des états, de n’importe quels état, démocratique ou non. Car un chef qui arrive à se tenir tout en haut du système se doit d’être charismatique.

                                                Un état multicéphale, dont les instance dirigeants sont fortement morcelée, et notamment regroupé par fonction (plutôt que de regrouper toutes les fonctions sur un même parti, comme actuellement), est un début de solution.

                                                Il y a tellement de façon d’essayer d’optimiser le constructivisme (auquel on doit les trente glorieuses, apogée de l’occident) que, prétendre que vouloir s’en débarrasser, notamment en privatisant tout ce qu’il est possible de privatiser, est un choix purement idéologique, n’est pas une opinion mais un simple constat.

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Laurent

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