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Accueil du site > Actualités > Economie > Retraites du secteur public : inéquité, mensonge et déficit

Retraites du secteur public : inéquité, mensonge et déficit

 

Avant l’été, notre valeureux Minefi révélait que la dette publique de la France était de 1200 milliards d’euros et avouait qu’il fallait y ajouter la retraite des fonctionnaires pour un montant de 800 milliards, ce qui nous amenait gentiment à 2000 milliards d’euros (soit plus que le PIB de notre cher pays et alors que le critère de Maastricht nous impose un maximum à 60% du PIB).

Ces fameux 800 milliards supplémentaires que j’ai trouvés, dans un premier temps, assez mystérieux, et que j’ai imaginés être plus "comptables" que "réels", sont, en fait, la conséquence d’un mensonge et d’un tabou bien entretenu : nos fonctionnaires ne cotisent pas pour leur retraite !

La lecture du Point fin août m’a finalement apporté l’explication et j’ai pensé utile de la reformuler de façon simple pour que cet état de fait soit connu et compris par le plus grand nombre.

Vous noterez que le graphique vertigineux produit par la commission Pebereau ne tient pas compte de ces fameux 800 milliards ni de l’accroissement de 2004 à 2500 de plus de 100 milliards. Il n’en reste pas moins la parfaite illustration de la mauvaise pente dans laquelle nous sommes entraînés.

Revenons à nos retraites et à notre système, soi-disant égalitaire, de répartition, et prenons le cas de la retraite des salariés du secteur privé que tout le monde a en tête. Le système est simple : les actifs cotisent un certain pourcentage de leurs salaires auprès de la CNAV et d’organismes comme l’AGIRC (cadres) et l’ARCCO (non cadres). Cet argent est utilisé immédiatement pour payer les retraites des anciens salariés du privé. Si le nombre de retraités augmente par rapport au nombre de cotisants et si l’on veut éviter un déficit chronique, voire exponentiel, on a plusieurs moyens :

  • augmenter le montant des cotisations ce qui baisse le salaire net des actifs : ceci a d’ailleurs été fait depuis vingt ans de façon régulière
  • baisser le montant des droits à la retraite, ce qui baissera la retraite des actifs au moment de leur retraite : ceci a été fait en prenant comme salaire de référence les 25 meilleures années au lieu des 10 meilleures
  • rallonger la durée du travail avant retraite, ce qui repousse la date de départ à la retraite des actifs : ceci a été fait en augmentant le nombre de trimestres de cotisations.

Les actifs actuels que nous sommes "paient et paieront" le fait que leurs parents vivent plus vieux, que leurs parents aient fait beaucoup d’enfants (pour les "baby boomers" nés entre 1945 et 1965) ou que leurs parents n’en aient pas fait assez (ceux nés après 1970).

La réforme Fillon, en 2003, qui faisait suite à la réforme Balladur, en est l’expression : beaucoup s’accordent à dire qu’elle ne sera pas suffisante pour absorber la période de retraite des "paby-boomers" (nés entre 1945-1965 et donc à la retraite entre 2005 et 2050). Seule conclusion pour les "papy boomers" : se constituer d’ici là une épargne complémentaire permettant de ne pas trop souffrir financièrement le jour venu.

Mais tel n’est pas l’objet de ce "post"...

La situation des fonctionnaires et des salariés des grandes entreprises publiques (EDF, GDF, SNCF, RATP, La Poste... que j’appellerai dans ce "post" les GFI - gouffres financiers institutionnalisés) est, quant à elle, bien plus confortable. Aucune corrélation n’est faite entre les cotisations récoltées (qui sont totalement fictives car de simples écritures sur la feuille de traitement des fonctionnaires) et les retraites versées, puisque l’État est son propre "assureur-vieillesse" et que les cotisations des salariés des GFI sont en cours de transfert vers le régime général pour diluer le déficit des régimes spéciaux, en cacher les déficits astronomiques et "faire payer" du même coup les salariés du privé ou les contribuables (le rapport annoncé de la Cour des comptes, jugeant préoccupante la situation de la branche vieillesse de la Sécu, devrait, je l’espère, nous en apprendre plus).

Concernant les GFI...

Les négociations des GFI entreprise par entreprise avec la CNAV et l’AGIRC/ARRCO (sous l’égide d’un État qui est actionnaire des uns et "régulateur/décideur" des autres, ce qui garantit la plus grande transparence... !) sont plus ou moins avancées : le statut d’entreprise cotée en bourse d’EDF et GDF a rendu ces négociations nécessaires : si on avait demandé à ces deux entreprises d’assumer financièrement le coût du statut de leurs salariés et retraités, leur faillite aurait été rapide et cela n’aurait pas fait très propre au moment de leur mise en Bourse !

Mais non seulement les "soldes de tout compte" versés par EDF (et sans doute GDF) à la CNAV ne correspondent pas à la réalité des coûts à venir mais, en plus, aucune réforme du statut des salariés en activité ou à recruter n’a été élaborée... Pas bien grave, les salariés du privé paieront la différence...

Concernant la SNCF, la RATP, la Poste... les mêmes discussions doivent avoir lieu et aboutir en 2007. Il est prévu que l’État (donc les contribuables) assume l’écart économique (appelé "soulte") entre ces régimes coûteux et le régime général. Encore une fois, le contribuable sera le payeur...

Rappelons que les principales différences des systèmes de retraite entre un salarié du privé et un salarié d’un GFI sont extrêmement lourdes. Elles sont même colossales :

  • cotisations "salariales" à 10,35% contre 7,85% pour les GFI : injustifiable différence surtout quand les droits associés sont bien supérieurs (et j’imagine qu’il y aussi une différence côté charges "patronales")
  • durée de cotisation à 40 ans contre 37,5 ans : ce qui explique en partie que les retraités des GFI ont une espérance de vie de 28 ans à la retraite contre 22,5 ans pour les salariés du privé. Les autres explications étant la date d’entrée dans la vie active plus tardive dans le privé, le fait de ne pas connaître de périodes de chômage et sans doute le "stress tout au long de la vie" !
  • salaire de référence pris comme la moyenne des 25 meilleures années contre les 6 derniers mois : c’est là que se trouve l’inéquité majeure et on imagine toutes les coutumes/magouilles consistant à augmenter fortement le salarié du GFI en fin d’activité
  • évolution des retraites suivant l’indice du coût de la vie contre évolution générale des salaires de chaque entreprise du GFI : ici on explique la solidarité entre salariés actifs et retraités de ces "grandes maisons"
  • décote de 10% par année de cotisation manquante contre aucune décote (sans oublier que le cumul emploi-retraite est libre pour les GFI et "cappé" pour nous autres...).

S’éclairer à la bougie et marcher à pied pendant quelques mois de grève est sans doute le seul scénario envisageable : j’y suis prêt...

Monsieur Fillon a cette semaine indiqué qu’il souhaitait une réforme rapide de ces régimes spéciaux. Le voilà marchant dans les pas de Juppé qui s’y était attaqué en 1995. C’est en tout cas courageux d’annoncer cela en pleine campagne présidentielle. Souhaitons que les Français comprennent que ce "parler vrai" est dans leur intérêt...

Concernant les fonctionnaires...

Le statut des fonctionnaires retraités ressemble beaucoup à celui des salariés/retraités des GFI si ce n’est qu’un modeste alignement avec les salariés du privé a été opéré en 2004 :

  • durée de cotisation portée à 40 ans en 2008
  • évolution du montant de la retraite suivant le même indice du coût de la vie depuis 2004
  • alignement de la décote en cas d’année de cotisation manquante alignée à partir de 2015.

La principale et colossale différence qui demeure est celle du salaire de référence (6 derniers mois contre moyenne des 25 meilleures années) que l’on peut estimer à près de 50% d’écart sur le montant de la retraite perçue en ayant eu une trajectoire salariale similaire !

On ajoutera, élément marginal mais emblématique, que de véritables et avantageux systèmes de retraite par capitalisation sont accessibles aux fonctionnaires (CREF, CGOS et la fameuse PREFON) : une rente viagère très attractive à laquelle tous mes conscrits anciens fonctionnaires sont ravis de cotiser... (ceci dit, il semble qu’il n’y ait que 600 000 actuels ou anciens fonctionnaires, mutualistes et salariés du secteur public sur un potentiel de 10 000 000 qui l’utilisent : ignorance, idéologie, absolue confiance dans le lendemain ?).

En réalité, la notion de durée de cotisation est non seulement à l’initiative du fonctionnaire à qui on ne peut imposer de prendre sa retraite mais surtout assez neutre pour le budget (et déficit associé) de l’État : c’est là que se situe le grand mensonge...

 

 

Comme évoqué plus haut, les cotisations inscrites sur les feuilles de traitement de nos chers fonctionnaires sont fictives : une simple écriture de l’État qui devrait se verser à lui-même cette somme avant de la verser aux retraités fonctionnaires.

Cette "simple écriture" rend les discours politiques sur la réduction des dépenses publiques totalement mensongers et manipulateurs : quand un Coppé annonce fièrement qu’il ne va remplacer que 2 fonctionnaires sur 3, il énonce un ratio qui n’a aucun impact économique favorable à court terme, mais il aime bien nous le faire croire...

En effet, le ratio sordide qui signifierait quelque chose serait le taux de remplacement des fonctionnaires décédés multiplié par le taux de conversion (aujourd’hui entre 75% et 80%) des retraites de cette population, corrigé de l’effet positif de l’arrivée de jeunes fonctionnaires aux salaires plus faibles : bref, vous avez compris, le budget de l’État dépend de l’espérance de vie à la retraite des retraités fonctionnaires et de leurs conjoints qui, il se trouve, est supérieure à celle des salariés du privé.

Avez-vous déjà entendu un homme ou femme politique citer le "taux de mortalité" des anciens fonctionnaires et de leurs conjoints ? Evidemment non... Avez-vous déjà entendu un homme ou femme politique constater en toute objectivité que le phénomène du "papy-boom" ne commençant à s’estomper qu’entre 2040 et 2050 "grâce" au décès d’une génération, il faudrait pour réduire le budget de l’État (avant que mon fils, qui en a 17, ait 57 ans ou moi 83 ans !) faire une vraie réforme du régime de retraite des fonctionnaires ? Pas encore...

Le calcul est compliqué mais les seuls "remèdes de cheval" qui permettraient d’éviter cette lente agonie semblent être :

  • aligner immédiatement le régime de retraite des fonctionnaires encore actifs sur celui des salariés du privé : notamment le salaire de référence calculé sur les 25 meilleures années au lieu des 6 derniers mois
  • geler la pension des anciens fonctionnaires déjà à la retraite : un peu raide si l’inflation redémarre
  • geler toute embauche dans la fonction publique jusqu’en 2030 voire 2040 : bien évidemment, un peu théorique !

Pas très réaliste, bien sûr, mais les autres scénarios sont peu enthousiasmants : nous avons le choix entre Soleil vert (très bon film de SciFi qui m’avait beaucoup marqué à sa sortie dans les années 1970, cf. Soleil Vert) ou la faillite !

Conclusion

Oui, il faut très rapidement aligner les régimes spéciaux sur le régime général des salariés du privé. Il semble que 59% des Français en soient convaincus (voir sondage paru cette semaine). Espérons, une fois encore, que cette vérité ne nuira pas à ceux qui la disent.

Non, la réforme Fillon de 2003 du régime de retraite des fonctionnaires n’a rien résolu. Ce régime va peser pendant encore 40 ans sur le budget de l’État. Le réformer en l’alignant sur le régime des salariés du privé est également absolument nécessaire pour en amoindrir le coût astronomique pour l’instant "hors bilan" dans nos comptes publics. Espérons que certains sauront également dire cette vérité...

En effet, quitte à voir le pays bloqué pendant quelques semaines à la rentrée 2007 par nos chers syndicats (CGT, FO, SUD...), chantres de la défense des avantages inéquitables, autant traiter les deux systèmes d’un coup !

Dernière minute

J’entendais hier soir Henri Emmanuelli indiquer que ces régimes spéciaux sont contractuels et qu’on ne peut changer un contrat : voilà un homme politique plein de courage et de capacité à réformer ! Il me semble, par ailleurs, que les salariés du privé avaient également un contrat, et que l’on a décidé déjà par deux fois de le leur changer...

Monsieur Emmanuelli indiquait également, comme "argument massue", que les salariés des GFI (et il aurait dit la même chose des fonctionnaires) ne sont pas des privilégiés comparés, par exemple, à des grands patrons : il a raison, mais il compare 5 millions de favorisés à quelques dizaines de privilégiés et pourquoi ces 5 millions de salariés seraient-ils favorisés de façon si extrême par rapport aux 15 millions de salariés du privé ?

Il est vrai que les fonctionnaires et salariés des GFI sont les principaux (et seuls) clients de Fabulius (que Monsieur Emmanuelli soutient dans sa candidature à la présidentielle...). Est-ce une raison suffisante pour tenir une telle argumentation et faire preuve d’aussi peu de courage ?

En fait et en réalité, il ne s’agit pas d’opposer les salariés du privé et leurs homologues du secteur public, mais de traiter un problème intergénérationnel lourd : quel système sommes-nous en train de livrer à nos enfants ?

J’avais, d’ailleurs, imaginé, il y a six mois, un aboutissement positif et encourageant (cf "post" I had a dream...) à cet enjeu : la vision se transformerait-elle en réalité ?

 


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224 réactions à cet article    


  • (---.---.101.9) 18 septembre 2006 12:42

    Tres bon article. Oui à la fin des privilèges.


    • toto (---.---.233.118) 18 septembre 2006 20:50

      Je suis d’accord pour la fin des privilèges.

      Que l’on interdise le prélèvement à la source des actionnaires (+10% du PIB française en 25 ans)...


    • (---.---.128.253) 18 septembre 2006 20:52

      Imaginez les jeunes aujourd’hui :

      - Les jeunes vont travailler plus longtemps que leurs ainés. le jeune perd donc.

      - Les jeunes vont cotiser plus et leurs salaires n’en seront que davantage amputés. Le jeune perd donc.

      - Le pouvoir d’achat semble aujourd’hui diminuer compte tenu des obligations matérielles contemporaines. Le jeune perd donc.

      - Un niveau de chômage élevé l’oblige à réviser à la baisse ses prétentions salariales à la sortie du système scolaire. Le jeune perd donc.

      - Les jeunes ont du mal à devenir propriétaire et les loyers sont chers > en général les propriétaires sont leurs ainés, et notamment beaucoup de retraités qui ont investi quand les prix de l’immobilier étaient bas. Le jeune perd donc.

      - Le marché du travail (et le système scolaire) sont tels aujourd’hui que la venue sur le marché du travail des jeunes est repoussée jusqu’à très tard (combien de Tanguy ?). Autant d’années d’investissement qui sont parfois des bombes à retardement si on change les règles par la suite en leur demandant de travailler plus longtemps. Plus longtemps + plus longtemps = aucune retraite. Le jeune perd donc.

      - Sans parler des ridicules fautes politiques du genre : on supprime la Pentecôté, un jour férié pour la solidarité avec nos ainés...(rien que ça me dégoute à jamais de voter UMP tout homme confondu, car SI on aime bien UNE personne (Sarkozy par exemple), il ne faut jamais perdre de vue qu’il ne gouvernera jamais seul, et que l’équipe qui sera mise en place au pouvoir sera grosso modo ceux qui le sont actuellement puisqu’ils appartiennent à la même faction politique !)

      LE PROBLEME PRINCIPAL EST DONC LE CHANGEMENT DES REGLES DU SYSTEME POUR LES JEUNES. LE JEUNE OFFRE A SES AINES SE QUE LUI N’AURA JAMAIS. IL COTISE POUR UNE RETRAITE QU’IL NE CONNAITRA PAS. ET CELA LUI FAIT PEUR... CAR...

      A QUOI BON !!!

      AUTANT PRONER LA RUPTURE GENERATIONNELLE.

      Autrement dit :

      SI JE NE SUIS PAS SUR DE CONNAITRE LES AVANTAGES DES RETRAITES ACTUELS POURQUOI CONTINUERAIS-JE A PAYER POUR EUX ?

      Dans ce cas comment ne pas les comprendre ? Comment ne pas croire qu’ils sont capables de se révolter puisqu’ils n’ont RIEN à perdre ?

      On leur offre une retraite à 70 ans, mais, même si l’espérance de vie augmente, encore faut-il regarder l’espérance de capacité active... Nos politiques sont-ils aussi naïfs au point de nous faire croire que l’on sera davantage en bonne santé et « actif » en travaillant plus...

      Nous jeunes, peut-être aura t’on la chance d’aller en chaise roulante aux Canaries alimentés par des médicaments qui nous tiennent en vie après une dure vie de labeur.

      Ou alors bougeons-nous... et sauvegardons ce que nous gagnons. Nous n’avons pas à payer pour nos vieux, qui ont gagné plus, qui sont en général propriétaires, qui ont une belle retraite depuis longtemps, qui ont travaillé moins...

      Ou alors qu’ils nous GARANTISSENT la même chose !

      ZB


    • Tom Tom (---.---.117.34) 20 septembre 2006 13:08

      Le jeune perd ... on est d’accord. Mais le jeune manifeste au coté des fonctionnaires (cf CPE) et vote souvent à gauche. Le jeune est (et a toujours été) stupide, donc particulierement exploitable.

      Moi je ne sais pas quoi faire, tant que ca reste vivable je fout du pognon de coté et des qu’on me demandera de payer plus pour les retraites de luxe de fonctionnaires proprietaires je m’ejecte (m’en fout suis trilingue) et je les laisse avec leur 2 000 milliard de dettes.


    • Panama (---.---.198.59) 18 septembre 2006 12:43

      Cela me rappelle une conversation avec un ami anglais, qui me disait que la France était bien le seul pays communiste au monde qui ait réussi.

      Faux, lui ai-je dit : il aurait fallu dire « le seul pays communo-gaulliste ».

      Car même les pseudo libéraux de l’UMP, leur chez en l’occurrence, signent des accords avec la CGT pour garantir les droits et les retraites d’EDF, de la BDF, de la SNCF et maintenant de GDF.

      A 7 mois des élections, les promesses vont fuser. Les accords aussi, la CGT ne croyant pas, elle, aux promesses des hommes politiques, de droite comme de gauche.

      Que les électeurs suivent ce bon exemple ! Manifestons, ne payons plus nos cotisations retraites, nos impôts.


      • machinchose (---.---.129.40) 18 septembre 2006 13:00

        si vous êtiez un peu comme un anglo saxon (c’est merveilleux anglais ou américains) vous n’auriez déjà pas ce goût pour l’autodénigrement facile et vous auriez pu objecter que leur liberalisme n’a jamais existé et que la forme qu’il a est un échec total. Parce que si on compare les pauvres, la violence, l’endettement, le protectionisme, la santé etc. Je ne dis pas que la France est exemplaire mais les milliardaires américains ont du mal à masquer l’echec societal au moins équivalent de leur modèle (qui est de toute façon aussi le notre.)


      • SilenT BoB SilenT BoB 18 septembre 2006 14:26

        Si vous pensez que les etats-unis sont liberaux, ou meme que Bil Gates est un liberal, vous vous plantez lourdement, excusez-moi pour le terme. Bill Gates et beaucoup de ses concotoyens riches sont des etatistes convaincus, donc absoluement pas des liberaux.

        De plus, depuis le new deal de Roosevelt, les etats-unis ne sont plus liberaux, et aujourd’hui le poids de l’Etat est considerable aux etats-unis, alors de grace arretez de dire que notre systeme economique mondial est liberal.


      • Wrendlinger (---.---.60.11) 19 septembre 2006 17:55

        Hummm...

        En fait il faut aussi voir que notre systeme economique mondial (qui s’est beacuoup accelere ces 10 dernieres annees) prone la propriete individuelle (soit par une personne physique ou morale). Ce systeme qui fabrique donc - de facto - 2 types d’individus (celui qui possede, celui qui ne possede pas) est par essence injuste. Ce qui veut dire que la misere, la pauvrete, le vol, le crime sont inherents a notre systeme.

        Maintenant, il n’appartient qu’a nous de limiter les effets negatif du systeme : soit en repartissant mieux la richesse (c’est a dire la propriete, poussee a l’extreme, c’est la these de ce bon vieux K.Marx), soit en utilisant notre intelligence (ce qui bien sur est plus difficile, voila pourquoi on prefere recourir a des intermediaires, qu’on appelle gouvernement).

        Bref, dire que les USA sont un echec, je ne suis pas d’accord ! C’est un point du vue. Je dirais plutot que les USA priviligie les possedants : bref, a vous ensuite de vous prendre en main pour faire partie du camp des vainqueurs (le copinage, la corruption ne sont que des moyens pour y arriver).

        Quant a la France, si sur certains points elle a tente (Clemeceau, De Gaulle, Pompidou) intelligemment de construire un modele equilibree, force est de constater que depuis 1976 et surtout 1981, notre pays a du plomb dans l’aile (un peu Giscard, beaucoup Mitterand et surtout Chichi).

        Bref, il est urgent de reagir ! Votons !!!!

        Wren.


      • Dunkan (---.---.11.166) 18 septembre 2006 13:52

        C’est toujours la même chose, on dénigre les fonctionnaires jusqu’à ce que l’on ai beasoin d’eux (pompiers, police, administratif) pour rêgler les problèmes. Faites confiance au privé (qui ne travaille pas pour une poignée de cerises avec bac+4, eux) et une chose est claire vous en aurez pour votre argent (essayez de joindre la CAF par téléphone). Pour ce qui est des cotisations alors il va falloir m’expliquer toutes ces soustractions sur mes fiches de paies. Pour ce qui est des privilèges, j’en avait bien davantages dans le privé (réductions sur voyages, cantine, sport, mutuelle et même logements etc...). pour ceux qui l’ignorent encore la sécurité d’emploi est à double tranchant car elle ne favorise pas une reconversion (pas de droits ASSEDIC) et mobilité extrémement réduite avec salaire non négociable et en deçà d’un travail équivalent dans le privé (-20%), carrière bloquée à un grade. Cette sécurité justifie tout puisque c’est un privilège aujourd’hui de ne pas se faire virer quand on fait bien son travail... Le problème est ailleurs ne trouvez-vous pas ? Pour terminer, j’aime mon travail et le service rendu car je croie en ce système solidaire et c’est ce qui motivent ces quelques lignes. Pour ce qui est de la retraite on cotise pour des vieux qui n’ont rien fait pour nous sinon nous transmettre leurs problèmes (pollution, dettes, trou dans la sécu, privatisations etc...).


        • olivier (---.---.229.136) 18 septembre 2006 14:03

          ne vous trompez pas de sujet. j’aime les fonctionnaires et j’en suis meme tres satisfait. le probleme c’est les regimes speciaux (Banque de France, RATP, SNCF, EDF, GDF). Le systeme actuel n’a rien de fraternel.


        • mouahahah (---.---.159.247) 18 septembre 2006 14:36

          > Pour ce qui est des privilèges, j’en avait bien

          > davantages dans le privé (réductions sur voyages,

          > cantine, sport, mutuelle et même logements etc...).

          Vous étiez où dans le privé ? surement dans une très grosse boite ! la grande majorité des gens du privé n’ont AUCUN privilège ! Pas de CE, pas d’aide, pas même les 35h ni de RTT quand c’est une PME de moins de 20 salariés.

          > mobilité extrémement réduite avec salaire non négociable

          > et en deçà d’un travail équivalent dans le privé (-20%),

          > carrière bloquée à un grade.

          Dans le privé, la mobilité est en générale NULLE à moins d’être dans une multi nationale. Et encore, ce n’est pas le salarié de base qui peut demandé à être muté.

          Je ne suis pas certain que les salaires du privé sont toujours plus importantes quand dans le public.

          Et puis, si vous n’être pas content, allez dans le privé !

          Oui, moi, je rêve d’être dans le publique, d’être à votre place ! Ayez au moins l’objectivité de reconnaître que le fonctionnariat est mieux car sinon, vous n’y seriez pas !


        • (---.---.153.60) 18 septembre 2006 14:37

          Bonjour, mais que croyez-vous ? que les types du privé qui changent de carrière touchent les assedic quand ils démissionnent ? et non il faut être licencier !!!

          les bac+4 touchent aussi des queues de cerise quand ils ne font pas partie des secteurs financiers/assurances/banque/conseil etc.... et en plus ils sont réellement jugés sur leur résultat (c’est pas encore le cas malgré la LOLF pour les fonctionnaires) encore une chose : connaissez-vous le système des vacations dans la fonction publique ? le seul régime qui interdit les congés, les arrets maladie, la sécu (quand on travaille moins de 60h / mois) etc... ne serais-ce pas un système inéquitable et pourtant existant uniquement dans la fonction publique (les tacherons n’existent plus dans le privé)


        • panama (---.---.198.59) 18 septembre 2006 14:40

          Très cher Monsieur,

          Travaillant dans une PME, je n’ai AUCUN des avantages que vous citez. Pas même celui du salaire, négociable selon le bon vouloir de mon patron, car il n’y a pas de syndicats, ni d’avancement à l’ancienneté ici. Et mes horaires frisent les 55 heures par semaine, pour 10 jours de RTT, pas un de plus. Je suis cadre : pas d’heures sup’ bien sûr.

          Venez donc m’expliquer EN QUOI je suis un privilégié.

          Je suis en général un jour, parfois deux jours par an en arrêt maladie. Que dire de plus quand la moyenne dans le public est de 21 (oui, 21 !!!) jours par an ?

          En revanche, je m’éclate dans mon travail. Cher, très cher plaisir.


        • (---.---.134.171) 18 septembre 2006 16:28

          « ...ils sont réellement jugés sur leur résultat (c’est pas encore le cas malgré la LOLF pour les fonctionnaires) »

          rassurez vous, la LOLF aura principalement cette conséquense à moyen terme, ce que n’ont pas encore compris les vieux croutons de fonctionnaires qui sont à - 10 ans de la retraite et qui n’en ont rien à cirer des changements ; mais les plus jeunes vont le comprendre plus ou moins rapidement ;

          les plus intelligents le réaliseront rapidement et agiront et travailleront de façon idoine ;

          les moins futés continueront bébêtement, à la mode ancienne, bercés par les refrains-chansons pièges-à-cons des syndicalistes, et n’évolueront pas ;

          devoir passer du fonctionnariat XIX siècle au management fonctionnariat XXI siècle ça va faire mal....


        • (---.---.153.252) 18 septembre 2006 17:44

          lees changements dans le fonctionnariat j’ai un ami qui est fonctionnaire qui me disait que maintenant leur travail est bien superieir a il y a 4 5 ans et moi personnelement sa me soule les gens qui tapent sur les fonctionnaires


        • (---.---.153.60) 18 septembre 2006 17:53

          moi ce qui me saoule ce sont les gens qui vivent sur le dos des autres en disant que c’est pour leur bien !


        • kevleb (---.---.189.50) 18 septembre 2006 18:08

          J’etais dans le privé avant et effectivement je me suis fait virer, plan social et compagnie.... je connais. Aujourd’hui je suis fonctionnaire et assez content parceque effectivement normallement je me ferai pas virer, ceci dit c’est pas si sûr que ca.... Mais juste pour infos : Ingenieur de recherche CNRS (bac+8) : 1600 euros par mois !! ca fait pas vraiment rever... mais ca me va.... Je comprends qu’on râle dans le privée mais quand on est dans le public, notamment dans la recherche, on a des avantages mais on a aussi des inconvenients, et on les accepte aussi.


        • (---.---.252.42) 18 septembre 2006 21:51

          je suis aussi fonctionnaire et moi ce qui me saoûle :

          - ce sont les fonctionnaires qui boivent le café 3 X par jour qui clopent pendant 1/4 d’heure, et jouent les prolongations pendant 1/2 heure à chaque clope pour bavasser sur un(e) collègue qui, parce qu’il-elle ne fume ni ne boit et donc ne s’intègre dans aucun clan baveux, subit une cabale au motif qu’il-elle jouerait le « zèlé pour se faire bien voir de la direction » ;

          - ce sont les histoires de cul pour l’obtention des promotions et les magouilles aux concours, ou simplement la protection « bienveillante » de tel ou tel cadre A ;

          - les diffamations à l’homosexualité pour pourrir la vie tant dans la fonction que dans la petite commune où l’on vit, au point que la victime est marginalisée et traitée comme une lépreuse et veut se suicider ;

          - les vices des syndicalistes qui laissent croirent que les syndicats vont gagner sur tous les fronts ; et qui, accessoirement jouent sur les trois points énumérés ci dessus ;

          question : savez vous que dans cette fonction publique qui semble parée de tant de charmes il y a plus de harcèlement moral et de dépression que de dans n’importe quel autre secteur d’activité ;

          mais oui les fonctionnaires, tous des nantis et tous des planqués...dans ce secteur comme dans d’autres il y a des gens qui bossent et d’autres qui glandent, montrez moi l’entreprise privée qui n’a pas ses tirent-au-flanc qui s’en sortent toujours parce que magouilleurs et combinards, opportunistes, lèchent-bottes ou cul...

          Cessons ces comparaisons qui ne mènent à rien et pour répondre à l’essentiel posé par l’article ;( et tant pis si je me fais lyncher par les fonctionnaires ) même si je suis fonctionnaire je suis pour l’abolition de tous les privilèges, quels qu’ils soient ; pour tous les secteurs professionnels et tous les corps de métiers ;par principe citoyen et surtout que de gauche ET de droite

          QUE L’EXEMPLE VIENNE D’EN HAUT ! ! ! smiley


        • ni-ni (---.---.216.46) 19 septembre 2006 00:24

          bah ceux qui glande sont vite virés dans le privé..... depuis quelques année (la crise est passée) par là, la « tolérance » au glandeur est proche de zéro smiley


        • Buttle (---.---.0.48) 19 septembre 2006 05:35

          21 jours ???

          Vous êtes sur que ce n’est pas 210 ??

          Je travaille à EDF depuis 21ans, et je n’ai été arrêté que 5 jours en tout (je crois ?), et je ne pense pas être une exception.

          A trop forcer le trait on se décribilise, d’autres arguments sont certainement plus pertinants !

          Une étude récente semble « démontrer » au contraire que l’absentéisme chez les enseignants (la fameuse tarte à la crème) serait équivalent à celui du privé si l’on analyse les chiffres « honnêtement » cf. n° 1 du nouveau magazine « Pédagogies page 67 : taux d’absence global évalué à 7%, comme dans les entreprise privés » ! (ce qui me semble personnellement très important mais bon, je ne cite que la source)

          Pouvez-vous mentionner l’origine de ce chiffre ?

          Merci


        • olivier (---.---.229.136) 19 septembre 2006 09:02

          @ (IP:xxx.x37.252.42) Je ne vois pas le rapport entre ce que vous et le sujet qui est : les regimes speciaux de retraites. Votre vie est difficile, reconvertisez vous. La question est, comment diable peut-on justifier qu’un cheminot soit avantagé pour sa retraite par rapport a un ouvrier d’usine ? bien entendu je n’attend pas de reponse, elle vient d’elle meme.


        • (---.---.157.2) 19 septembre 2006 12:00

          mais qui tapent sur les fonctionnaires ? Nous parlons d’un problème comptable sur les retraites, on nous fait croire que les gens du privé ne peuvent pas blairer les fonctionnaires qu’ils prennent pour des branleurs, c’est faux ! les gens savent que les fonctionnaires travaillent ! il n’y a qu’a voir le boulot abrutissant d’un guichetier de la poste. Et pour les fonctionnaires n’allaient pas croire que les privés ont tant d’avantages que ça, certes il y a toujours des exemples de cadres de grands groupes très avantagés mais c’est une infime partie des salariés qui sont concernés.


        • Rage Rage 18 septembre 2006 13:54

          Mouais mouais. Qu’il soit nécessaire de changer les régimes de retraites, c’est certain. Les régimes spéciaux également. Mais est-ce qu’il est normal de calculer la retraite sur un pourcentage plus que sur une indmnité forfaitaire de retraite ? (au moins cela bénéficierait aux plus pauvres, en sachant que les plus riches ont TOUJOURS un complément)

          Je suis favorable à une mise à plat, et surtout pour un KO de cette société communo(CGT)-Gaulliste(UMP-PS) qui a toujours troqué privilèges aveugles contre pouvoir sans limite. Pour moi les 2 bords, opposés d’apparence, agissent exactement dans le même sens de l’excès, sans se préoccuper du lendemain. « Pourvu qu’on en profite, tant pis si personne ne gère. Et puis si je n’abuse pas, d’autre abuseront pour moi ».

          A cet adage, je dis clairement stop. Mais que faire pour des salariés de type EDF qui ont cotisé 70% pour toucher 150% de retraite ? A qui la faute ? Comment corriger le tir ?

          Franchement, à ce niveau là, je suis d’accord avec vous sur une chose : T.Breton et son pote JF Coppé sont vraiment des prestidigitateurs (Frères Grimm) du rire et des jeux comptables. Au final, on sait bien que 10F versés en 1970 ne couvreront pas les 10€ perçus en 2010. Mais comme tout le monde s’en fou, et que les banques-assurances se gavent (produits complémentaires), on peut toujours attendre pour ce monde « équitable » tant affiché..


          • olivier (---.---.229.136) 18 septembre 2006 14:00

            Bravo pour l’article ca resume bien ma pensée.

            Ce qui me sidere le plus c’est que les privilégiés pensent que leur retraite est un acquis social. Ca en etait un quand l’entreprise payait sur des propres deniers les retraites de ses employes. Par contre quand on me demande a moi contribuable (via les fameuses soultes pour solde de tout compte) de contribuer a ce systeme inique, je dis que c’est du vol pur et simple. Et l’ouvrier de Seb il merite pas les memes avantages ? Le travail a la chaine est-il vraiment moins penible ?

            Que la gauche comprenne que si elle ne s’empare pas du sujet et continue a tourner la tete, alors il arrivera la meme chose que en 2002 !

            Ce sujet des retraites sera decisif dans mon vote. Je suis par nature de centre gauche mais force est de constater que je vais devoir voter a droite ! Car eux seul prennent la mesure du mecontentement des electeurs. Et comme le dit l’auteur ca n’est pas un probleme si la France est bloquée plusieurs semaines. Le chantage a la greve ca ne marche plus.


            • cdp (---.---.97.129) 18 septembre 2006 14:01

              Excellent post très bien documenté et argumenté. Il est peu courant de lire que la retraite des fonctionnaires n’est qu’ un jeu d’écritures dans le budget de l’ état et que les fonctionnaires sont en fait rémunérés à vie par l’ Etat, ce qui est la stricte vérité. Je m’inscris donc pour la Longue Marche qui risque par contre de durer quelques mois, avant que les bénéficiaires des largesses des GFI n’acceptent de se plier au régime commun. Mais ce pays ne pourra pas s’en sortir autrement.


              • SilenT BoB SilenT BoB 18 septembre 2006 14:13

                Tout d’abord mon cher JDCH, bravo ! Bravo car vous ecrivez nu article absoluement indemontable, aucune personne ayant pour vocation de defendre coute que cout note systeme de retraite n’est venue et pou cause ! Votre texte est imparable, les mots sont simples et vrais, tout est verifiable facilement sur internet quant aux chiffres et la demonstration evidament authentique. A ceux qui croient dur comme fer que nous allons reduire notre dette, a ceux qui croient que cotiser aujourd’hui leur donne le droit a une retraite dans 40 ans, tous ces gens la sont dans le faux le plus total.

                Nos politiques sont incapables de prendre une decision de reforme drastique quelle qu’elle soit, la faible representativite des syndicats dans le pays est un fait et pourtant ils sont petrifies a l’idee d’une greve generale paralysante pour le pays. Aucun homme et aucune femme n’ont le courage de dire : Voici les statistiques qui vous sont caches parce qu’elles sont mauvaises, voici ce qu’il faut faire pour redresser le pays, que vous le vouliez ou nom c’est comme ca ou c’est termine !

                Desole de faire une fois de plus mon liberal, mais ca me demange faut que le dise. Chacun doit etre capable, dans ce pays, de faire ce qui lui plait de son argent, qu’il y ait des impots certes, c’est inevitable. Mais lorsque l’on voit comment sont gerees les retraites, comme est gere l’Etat, les collectivites locales, les regions, les departements, en bref tout ce que touche l’etat tout est dans le rouge !

                Moi je propose que l’on fasse un calcul tres simple mais assez revelateur en regle generale. Prenez votre cotisation retraite, vous y appliquez un calcul simple (meme simple c’est deja hallucinant) pour connaitre quel montant de retraite cela vous rapporterait un placement annuel de votre epargne. Je ne parle pas de placement incroyables, mais d’un placement a 3,5% capital protege (j’ai soustrait 1% d’inflation moyenne) en admettant que vous cotisiez 300 euros par mois pour votre retraite, cel afait par an 3600 euros, votre carriere sera de 40 ans. (je ne rentre pas dans le detail des augmentations de salaire ou autre).

                Donc la premiere annee vous deposez 3600 euros au taux de 3.5% reels (sans inflation) ce qui vous rapporter 126 euros, ok pas trs glorieux, mais si chaque annee vous remettez de l’argent a hauteur de 3600 euros, voia votre pactole apres 40 ans qui est de 315034.3 euros (la derniere annee ne vous rapportant « que » 10653.33 euros). donc meme en bouffant 20 000 euros par an, (en stoppant net les revenus des interets) vous pouvez vivre 15 ans ! Et si no considere que vous prenez pour vivre 20000 euros par ans et que le reste continue a vous apporter 3.5%, cela monte a 21 ans ! Et cela juste en cotisant 300 euros par mois, je pense que pour beaucoup la cotisation reste superieure a 300 euros.

                et 20 000 euros par ans c’est 16667 euros par mois !

                Et je ne parle pas ici de fonds de pensions (plus risques), je parle ici de ce que des banques peuvent vous faire avec capital garantie. Et si vous etes malin avec l’argent gagne vous le placez dans la pierre (studios etudiants rendement de pres de 8% par an) donc en bref, juste en etant malin, et en cotisant peu vous pouvez largement assurer votre retraite en prenant peu de risques, en tout cas moins qu’en faisant confiance a l’Etat !


                • (---.---.16.25) 19 septembre 2006 11:13

                  @ Bob.

                  Vos commentaires sont logique, simple, implacable. Mais vous calculez le capital économisé. Pas sa valeur effective au bout de 40 ans (il faut penser que les prix ne vont pas stagner...)

                  Commencons. La « cotisation » de 300 euros n’est pas à la portée d’un smicard. Ensuite, les banques ne proposent pas de rendement de 3.5% garantis au dessus de l’inflation sauf « jusqu’à la fin de l’année » (après c’est Carpe Diem). Quand aux placements monétaires, ils sont encore plus bas. Sur les 40 prochaines années, pour que les taux montent à 4% en monétaires, il faudrait voir l’inflation correspondante.

                  En prenant 1% d’inflation par an, une dépense mensuelle de 1600 euros devient 2382,18 40 ans plus tard. Avec 1,5, 2902 euros et avec 2% par an en moyenne 3532.(En prenant une dépense de 900 euros maintenant, soit à peu près un smic net, elle deviendrait 1340 dans l’hypothese 1%, 1990 dans l’hypothèse 2%.)

                  Donc en prenant votre hypothèse de rendement, vous pourriez vivre non pas 21 ans comme vous l’annoncez mais 14 ans avec 1% d’inflation, et moins de 10 ans avec 2% d’inflation. Pire, un revenu qui est correct actuellement (beaucoup aimerait avoir 1600 euros nets/mois) ne représenterait même pas un smic en euros constant si l’inflation moyenne était de 2% sur 40 ans.

                  Continuons dans cette logique. Un smic en euros constant dans 40 ans vaudrait 1340 euros / mois (avec 1% d’inflation et sans coup de pouce). En gardant 1% d’inflation pendant les 21 ans de retraites (donc en améliorant chaque année ce smic de 1%) il faut 415k€. Il voius manque déjà 100k€. Si l’inflation est de 2%, ce smic démarre à 1990, revalorisé de 2% par an, donc il vous faudra dans 40 ans 616k€ pour prétendre à un smic pendant 21 ans (il vous manque 300k€).

                  Imaginez donc votre raisonnement il y a 36 ans. En économisant au départ 300 Frf /mois en 70 (c’était quoi le salaire minimum en 70 ?). Avec 10% d’intérêt / an, et en augmentant votre versement de 10% chaque année. Vous auriez un capital, maintenant, de 150k€... Soit 166 smic actuels, soit 12 ans de smic avec 1% d’inflation annuelle. Est-ce suffisant ?

                  Au passage, les hypothèses ci dessus vous donne une mensualité d’économies de 300 Frf en 70, et de 7000 Frf / 1067 euros en 2005. Pour obtenir, à partir de 2006 un smic pendant 12 ans...

                  Vous avez démarré à 26000 / an. Vous êtes déjà dans la catégorie de ceux qui cotisent plus que ce à quoi ils auront droit. A ce niveau de salaire, votre cotisation (salariale + patronale) est de moins de 250 euros/mois. En supposant qu’on vous donne cet argent, cela ne représente pas ce que vous préconisez comme économies mensuelles. Imaginez avec 18000 euros annuels.

                  Concernant l’immobilier, 8% en ce moment ca reste optimiste. Prenons un studio étudiant à 450 euros hors charge (ca commence à faire pas mal, non). Sur 12 mois : 5400 euros. En négligeant impôts et charges propriétaires, et carence entre 2 locataires, sur une base de 8% de rendement, votre capital doit être de 65 000 euros, à peu près. Vous le trouvez où votre logement à 65000 euros louable 450 / mois ? 65000 euros, pour un 20 m², ca fait 3250 euros du m². Peu de villes étudiantes proposent ce genre de tarif. D’autant que les villes proposant 3000 euros du mètre ont des loyers plus faibles... La quadrature du cercle. Même sans prêt, c’est difficile de prétendre à 8% en immobilier.

                  Sauf si vous tablez sur l’augmentation de la valeur à la vente de votre « parc immobilier ». Mais là, l’augmentation du marché depuis 6 ans ne va certainement pas continuer pendant 40 ans. Les prix n’augmentent pas de 15% / an sur de si longues périodes. Vous devez tenir compte d’une chute de sa valeur.

                  Il ne faut pas se fier outre mesure aux annonces des magazines sur ce point. D’abord, les prix annoncés sont en retard : basés sur les ventes publiées par les notaires, dont les prix étaient ceux des agences 6 mois plus tôt, et ne différenciant pas les types de surface. Or une petite surface coute proportionnellement plus cher.

                  Enfin, pour assurer vos 1600 euros/mois et par personne il faudrait 3 appartements / personne. Donc 3 étudiants par retraités......

                  Notre système de retraite doit être fortement modifié. En particulier, il devrait être logique que tous les régimes cotisent de la même manière. Un ouvrier du batiment a t -il un travail moins pénible que le cheminot ? Pourquoi le premier n’a-t-il pas droit lui aussi à une retraite à 55 ans ?

                  Il faut aussi admettre que nous vivons plus longtemps et mieux, et qu’un système conçu avec un espérance de vie de moins de 70 ans, une retraite à 60 ans et 3 ou 4 actifs / retraités ne convient plus lorsque la durée « d’indemnisation » dépasse les 20 ans, et que les retraités sont presque aussi nombreux que les actifs.

                  Le système doit être remis à plat (la réforme de 2003 ne suffit pas) et doit prendre en compte, et même encourager, la préparation d’une retraite complémentaire plus importante, tout en garantissant un minimum aux plus pauvres. Nous ne pouvons plus nous contenter d’une retraite par répartition, c’est clair.

                  Mais proner un système de pur capitalisation est dangereux, ou nécessiterait une bonne formation de tous à la prévision de ses besoins de retraite. Ce n’est pas l’ouvrier de base qui saura qu’il doit capitaliser au minimum 400k€ pour pouvoir vivre avec un équivalent smic pendant 20 ans en retraite. Et cet ouvrier de base pourra-t-il économiser pour sa retraite 25% de son smic revalorisé de ces cotisations retraites qui n’existeraient plus (et qui ne représente pas au niveau du smic 300€/mois) ?

                  Ou alors proner clairement : « la retraite c’est uniquement pour ceux qui peuvent économiser suffisement. Les autres n’ont qu’à travailler toute leur vie. »


                • Yves 18 septembre 2006 14:25

                  C’est Yves.

                  Je suis aussi entièrement d’accord avec les principes exposés, qui vont en plus dans le sens d’une fin des corporatismes en France. Le pays n’est que depuis trop longtemps paralysé par ceux qui défendent leurs privilèges et interets personnels, défendent qu’on y touche et même aussi que l’on en débate, au détriment de la progresssion des idées.

                  Lors des débats sur la réforme des retraites en 2003, je me suis aperçu avec stupéfaction que beaucoup de fonctionnaires pensaient (ou disaient) que leurs caisses de retraites étaient financièrement autonomes !!! Un peu le même principe que les intermittents qui exigent de l’argent sans dire d’où il peut bien venir...

                  Mais le débat semble lançé. Dans une France où toute vélléité de réforme est prétexte à une grève immédiate, deux réformes des retraites en 3 ou 4 ans ce serait un exploit. Mais peut-être aussi un premier pas sur la route qui mène à un pays que l’on peut gérer par une réaction rapide à des circonstances nouvelles.

                  Par contre quand tu parles de lignes fictives en ce qui concerne les cotisations des fonctionnaires, j’émet comme un doute. On peut avoir des détails ? Si c’est pour dire que l’état se verse des cotisations à lui-même, alors je ne serais pas d’accord, car la somme passe bien d’une entité payante (Postes, mairie, EDF, RATP, ...) à une entité gérante (caisse de retraite). Certes, cela reste alors « l’état », mais comptablement c’est pas vraiment pareil....

                  C’était Yves.


                  • jerome (---.---.206.231) 18 septembre 2006 14:30

                    Ja rapelle aux étourdis que deux organismes se battent depuis des années (avec le bon argent de LEURS adhérents ) : Sauvegarde Retraite - à un site Contribuables Associés - à un site (désolé je n ai pas l’adresse en tete , mais papa gougueul vous renseigne de suite) Pour une cotisation minime , vous avez tous les chiffres (hallucinants !),toutes les sources et tous les moyens envisagés de lutter contre ce pillage de nos caisses ! Attention : la lecture de leurs dossiers risque de vous faire dégobiller sur vos coturnes ...


                    • SilenT BoB SilenT BoB 18 septembre 2006 15:02

                      Dans mon commentaire precedent je disais qu’en epargnant chauqe annee on pouvait avoir apres 40 ans de travail un retraite de 1667 euros par mois pendant 20 ans en cotisant 300 euros par mois ! Je constate sur le site info retraite, qu’en prenant en compte les augmentations successives durant ma carriere (je n’en avais pas pris compte dans mon calcul) je n’obtiens que 1820 euros par mois en ayant commence avec 26000 euros brut par an (ce que je gagnais lors de mon premier emploi)

                      J’en deduis qu’en epargnant le meme montant que ce que nous cotisons, que nous le placons chaque mois a un taux de 3,5% par an (inflation de 1% deduite) on a une bien meilleure retraite.

                      Et je precise que toutes les banques peuvent vous faire beneficier de ce genre de taux a capital garantie(malheuresement il y a les impotssss lol) Mais si on ne fiscalisait pas cette epargne (comme on fiscalise pas la cotisation) le systeme serait bien meilleur.

                      Bien evidament, cela empecherait nos politiques de creer des regimes favorisant nos chers fonctionnaires-electeurs.

                      Comme rien ne sera fait, rien ne changera, les francais seront de plus en plus pauvres et la france continuera a glisser vers le bas.


                      • Yves 18 septembre 2006 15:22

                        Dis moi, cher BtoB,

                        Le système que tu exposes, ce ne serait pas le système de placement, par opposition à la répartition ? Ce n’est pas celui des FCP ? Est-il dépendant de la bonne santé de la bourse ? Si la bourse s’effondre, gagneras-tu autant ?

                        Parce que, si c’est le cas, tu aurais pu en parler.

                        Moi je me suis mis sur le dos une assurance-vie, histoire d’agrémenter ma maigre pension de retraite de sommes confortables me permettant d’envisager de jouir de ma vieillesse en me délectant de mes BD favorites dans mon somptueux loft parisien. Néanmoins, ils ne me promettent pas 1800 euros par mois. C’est dégueulasse.

                        Yves.


                      • SilenT BoB SilenT BoB 18 septembre 2006 15:53

                        Non ce ne sont pas des fonds communs de placement. En effet les fonds parviennent a faire de l’argent avec la bourse (actions, obligations, etc..) Par contre les emprunts monetaires c’est beaucoup moins risque, des emprunts d’etat aussi (ca depend de l’etat), les AAA par exemple c’est 99,99% capital garantie, il suffit de prendre des 30 ans renouveller si besion est (mais le prix fluctue, mais peu sur les grosses cylindrees). Les placements monetaires comme l’euro ou autre monnaie tres stable ou autre c’est vraiment tres bon aussi. Il y a moyen d’avoir des placements a 4,5% capital garantie a cela on enleve l’inflation moyenne et voila on obtient un bon 3,25 a 3,5 %

                        Le probleme c’est qu’en france c’est bien entendu fiscalise et lla loi sur la fiscalite europeene sera monstre aussi, mais je ne faisais qu’une comparaison entre les deux systemes.

                        De plus il n’y a pas que les placements tranquiles, il y a investir dans des apartements, probleme, c’est plus cher et ca sous-entend un credit, donc moins bon quand on a que 26000 euros brut par an.

                        Les fcp, les funds etc, sont des placements plus risques sans capital garantie, quoi que pour certains. il existe des produits qui rapportent 7% par an si le nasdaq ne se perd pas plus de 21% en une journee ! (je crois que pour 9/11 c’etait 12%) ca aussi c’est pas mal mais fiscalise.


                      • (---.---.133.140) 18 septembre 2006 20:27

                        Merci de ta réponse.

                        Par contre,je vois que mes remarques apparaissent en gras. Je ne sais pas comment ça se fait. J’en suis désolé, elles ne valent pas mieux que celles des autres... :)

                        En plus je me suis trompé sur ton pseudo. Re-désolé.

                        Yves.


                      • jean françois (---.---.85.5) 19 septembre 2006 09:49

                        Le raisonnement se tient à une réserve près et de taille, l’inflation n’est pas, n’a presque jamais été, et ne sera certainement plus jamais de 1% par an. Cela remêt fortement en cause votre calcul


                      • Eno (---.---.135.245) 18 septembre 2006 15:03

                        Pour moi, le seul privilège du public c’est la sécurité de l’emploi... Vu le niveau des salaires, à qualifiction égale (mon épouse travaille au Minéfi smiley ) je préfère largement mon job ! Le stress, il y en a tout autant à subir les caprices des énarques hauts fonctionnaires. Des possibilités de mobilité : pas si simple que ca dans l’administration... Cela marche beaucoup au piston et à l’ancienneté ! Bref, pas mieux que dans le privé ! En conclusion, je n’ai pas l’impression que les fonctionnaires soient beaucoup plus avantagés... et pourtant, je ne travaille pas dans grosse multi-nationale...


                        • Fred (---.---.155.75) 18 septembre 2006 16:02

                          Uniquement les cadres touchent plus dans le prive, cadres qui representent 15% de la population active dans le prive contre 30% dans le public. Pour tous les emplois en dessous de cadres, les salaires sont en moyenne plus eleves dans le public. Les autres avantages, mis a part le systeme de retraite cite dans cet article ou bien l’emploi a vie decoulent de ce dernier ; par exemple on peut citer des prets a taux plus interessants car garantie de revenu. Il y a aussi le nombre d’heures travaillees qui est en moyenne plus faible, les RTTs sont appliquees pour tous les fonctionnaires ce n’est pas le cas au meme niveau dans les PME...

                          Les avantages des fonctionnaires ont ete etablis a une epoque ou il y avait de vraies differences notamment qu niveau salarial. Maintenant que ce n’est plus le cas et que le salaire (et retraite) des fonctionnaires est paye majoritairement par le prive, il convient de retablir un peu la donne.


                        • Cassandre (---.---.238.250) 18 septembre 2006 15:07

                          Excellent article... que 31 % des votants n’ont pas trouvé intéressant ! Est-ce la proportion de membres des GFI sur Agoravox ?

                          Ce matin sur Europe 1 le Rastignac de chef-lieu de canton qui nous préside s’est rangé résolument dans le camp des autruches. A croire qu’il va se représenter ...


                          • Yan Essal (---.---.6.5) 18 septembre 2006 15:08

                            Ne vous en déplaise , un contrat est un contrat et le non respect de la parole donnée entrainerait un effet de jurisprudence dont on ne mesure pas les conséquences .

                            Ceci dit , vous avez raison , il est nécessaire de revoir le statut des fonctionnaires , mais évidemment de le revoir à partir d’une date donnée .

                            Il serait curieux voire dangereux d’appliquer à des personnes dans l’incapacités de se défendre légalement , des directives confiscatoires .

                            Comment donc réviser ce statut des fonctionnaires ? Il y a plusieurs méthodes et plusieurs leviers . 1°) évidemment dénationaliser le gaz et l’électricité bien sûr mais également la SNCF. On peut également dénationaliser l’enseignement secondaire ainsi que le supérieur , ce ne sera pas une perte pour la nation vu l’état de délabrement dans lequel il se trouve .

                            2°)Réécrire le statut des fonctionnnaires à partir d’une date donnée . On peut évidemment envisager de changer de contrat à partir d’une date donnée, libre aux fonctionnaires de démissionner à partir de cette date mais démission ou pas , le contrat restera valable pour la période déjà effectuée .

                            3°) Dégraisser Oui , la fonction publique fait de la mauvaise graisse , et bien entendu il faut dégraisser ces mammouths et faire en sorte que les fonctionnaires soient mieux utilisés voire entièment utilisés. Si un pompier réclame sa retraite effective à partir de 55 ans , il peut toutefois rester actif plus longtemps mais à d’autres fonctions . ceci est d’ailleurs possible pour d’autres postes . Le métier d’enseignant est devenu actuellement impossible à partir de 50 ans , j’ai pourtant connu un prof de math dans ma classe de math élem qui avait en charge deux classes de 50 élèves en terminale !... et il avait ....66 ans !et s’en sortait très bien.. Il faut dire que.... mais non , ce serait trop long !

                            Je crois donc qu’il est possible de changer sans pour autant devenir parjure , car dès lors on peut s’attendre à l’Africanisation des mentalités des fonctionnaires , qui sauront par des backchich se constituer une retraite confortable .... et ce qui ne sera pas mieux pour personne !


                            • Jesrad (---.---.20.126) 18 septembre 2006 15:44

                              Ne vous en déplaise , un contrat est un contrat et le non respect de la parole donnée entrainerait un effet de jurisprudence dont on ne mesure pas les conséquences .

                              Allons bon, la rétroactivité n’est pas une pratique courante en France ? Pourtant la loi fiscale et le système de retraite regorgent d’exemples...


                            • Darkfox (---.---.141.125) 18 septembre 2006 16:55

                              Mille excuse mais alors que ce passe t il pour les personnes travaillant dans le privé ? un contrat est un contrat donc pourquoi peut on modifier un statut privé ( date de la retraite ... ou les 25 meilleures années) et pas dans le public ? surtout quand il est si simple de passé tous les fonctionnaires aux 35 h d’un coup avec les problèmes que cela à engendrer...


                            • Yan Essal (---.---.6.5) 18 septembre 2006 17:04

                              C’est un forfait je vous l’accorde ,mais ce n’est pas parceque c’en est un qu’il faille en prendre modèle . Il est probable que les serviteurs de l’état sauront se défendre mieux que ne l’a fait le privé .


                            • etonne (---.---.252.172) 18 septembre 2006 15:25

                              un autre point de vue du même problème :

                              http://www.legrandsoir.info/article.php3?id_article=4108


                              • olivier (---.---.229.136) 18 septembre 2006 15:49

                                un ouvrier d’usine a-t-il un travail moins penible qu’un agent de la SNCF ? doit-il cotiser plus longtemps ? pour une retraite moindre ? calculée sur ses 25 dernieres années de salaires ?

                                curieux personne ne repond jamais a ces questions simples. Camarade socialiste tu devrais etre preoccupé par ces ingalites qui ne font que renforcer les votes extremes. Mefie toi du 21 avril 2007, l’ouvrier sera enervé et dira peut etre « merde » comme la derniere fois. Je sais c’est impoli mais c’est de la democratie.


                              • (---.---.23.177) 18 septembre 2006 15:50

                                A partir du moment ou tous les français sont concernés puisque le privé paye pour le public : Un simple référendum permettrait de décider de l avenir des régimes spéciaux sans heurts et sans violence :


                                • Fred (---.---.155.75) 18 septembre 2006 16:06

                                  Je suis amplement d’accord. Mais vous pouvez etre sur que tous les fonctionnaires (30% de la population active) vont aller voter ainsi que leurs epoux et epouses alors que beaucoup de gens du prive vont simplement se dire que ce n’est pas la peine car rien ne change en France ou bien ils n’auront pas le temps.

                                  J’ai l’impression qu’il va falloir passer par une grosse greve pour que ca change.


                                • Yan Essal (---.---.6.5) 18 septembre 2006 17:09

                                  La France , effectivement manque de référendums et de démocratie partant.

                                  Aussi , tout ce que je demande au prochain président et aux candidats d’ailleurs , c’est ne nous faire entrevoir la réforme de démocratie qu’ils envisagent ... ; or là , peut-être à part le Pen qui propose des référendums ne serait-ce que pour s’opposer à la chambre introuvable des tenants du capitalisme , peu d’informations ou de propositions là dessus .


                                • toto (---.---.233.118) 18 septembre 2006 16:03

                                  Bigre, un capital garanti par les banques... une sécurité à toute épreuve ! Poussons le raisonnement jusqu’au bout. 1- chacun peut choisir de placer toutes les cotisations vieillesses (patronales et salariées). 2- plus aucune retraite ne peut être versée. 3- vos parents font appel à vous pour subvenir à leur besoin : d’un point de vue légal, parent et enfant sont financièrement dépendant. 4- vos parents sont morts autour de 80 ans, vous en avez 50 ! Vous pouvez effectivement commencer à placer votre argent, mais la retraite arrive vite...


                                  • olivier (---.---.229.136) 18 septembre 2006 16:07

                                    Ne detournez pas le sujet trouvez vous juste l’inegalité des francais face la retraite ?


                                  • Fred (---.---.155.75) 18 septembre 2006 16:17

                                    Donc en gros vous voulez que vos petits voisins paient plus que vous pour s’occuper de vos parents. J’adore le cote solidarite de la France que l’on voit ressortir a chaque manifestation ; c’est toujours une solidarite a sens unique.


                                  • toto (---.---.233.118) 18 septembre 2006 16:21

                                    Comme on dit les chiffres parlent d’eux même... Cependant, vous (ainsi que notre ministre des finances) inventez un nouveau concept : la dette fictive ! Je m’explique : le principe de la retraite par répartition est le suivant : les richesses produites dans le pays sont partagées (peut être mal...)chaque année entre actifs et retraités. Donc, il est fallacieux d’expliquer que ces sommes sont des dettes pour le futur...

                                    De ce point de vue, la situation dans le privé et identique à celle dans le public.

                                    Autre remarque : si l’on suit le même raisonnement pour les fonds pensions anglo-saxons, ils seront tous en faillites en 2020... La valeur de ces fonds d’investissement est directement liée au effet démographique :
                                    - plus d’actifs que de retraités les fonds gonflent de manière considèrable.
                                    - moins d’actifs que de retraités les fonds se dégonflent jusqu’à faillite...


                                  • Fred (---.---.155.75) 18 septembre 2006 16:28

                                    "Comme on dit les chiffres parlent d’eux même... Cependant, vous (ainsi que notre ministre des finances) inventez un nouveau concept : la dette fictive ! Je m’explique : le principe de la retraite par répartition est le suivant : les richesses produites dans le pays sont partagées (peut être mal...)chaque année entre actifs et retraités. Donc, il est fallacieux d’expliquer que ces sommes sont des dettes pour le futur...

                                    De ce point de vue, la situation dans le privé et identique à celle dans le public.

                                    Autre remarque : si l’on suit le même raisonnement pour les fonds pensions anglo-saxons, ils seront tous en faillites en 2020... La valeur de ces fonds d’investissement est directement liée au effet démographique : plus d’actifs que de retraités les fonds gonflent de manière considèrable. moins d’actifs que de retraités les fonds se dégonflent jusqu’à faillite..."

                                    Nous sommes bien d’accord qu’il va y avoir un probleme dans le futur quel que soit le systeme. Il va falloir augmenter la duree et le taux de cotisation et diminuer les pensions. Le but de l’article est de discuter de l’inegalite entre le public et le prive ; pourquoi est-ce que les gens du prive devraient payer plus que les autres ?


                                  • (---.---.153.60) 18 septembre 2006 16:32

                                    désolé qu’est-ce sinon une dette ? une retraite est une somme d’argent qui est due et ce quelque soit la richesse produite


                                  • JDCh JDCh 18 septembre 2006 16:48

                                    @ toto

                                    1/ Le système de retraite des salariés du privé, en principe, ne génère pas de déficit et en tout cas rien à voir avec 800 milliards d’euros. En effet, les cotisations actuelles paient les retraites actuelles et la réforme de 2003 (hors intégration des régimes spéciaux) devait faire perdurer l’équilibre pour les 10-20 ans à venir.

                                    2/ Je ne sais pas comment Monsieur Breton a calculé sa dette de 800 milliards pour les retraites des fonctionnaires mais il s’agit sans doute de l’étalement sur 30 ou 40 ans du déficit astronomique créé par les départs en retraite massifs de fonctionnaires qui restent payés à vie par l’Etat...

                                    3/ Un régime par capitalisation ne suit absolument pas le même risque démographique car l’argent du cotisant/epargnant lui appartient (bien que donné en gestion à ces fameux fonds de pension). S’il y a moins de cotisants, le système reste indemne.


                                  • toto (---.---.233.118) 18 septembre 2006 20:29

                                    Et les votres....


                                  • toto (---.---.233.118) 18 septembre 2006 20:35

                                    Bien sur que dans un système par capitalisation l’argent appartient au fond de pension ! Enron (USA), ou Maxwell (GB) en sont de bons exemples. Le fond de pension fait faillite, et l’on fait appel à l’état...


                                  • JDCh JDCh 18 septembre 2006 22:17

                                    L’argent appartient au « cotisant » mais si l’argent est mal placé (en actions ENRON par exemple), alors le « cotisant » perd beaucoup ou tout. C’est très différent...


                                  • (---.---.16.25) 19 septembre 2006 11:30

                                    @JDCh

                                    Les 800 milliards correspondent au cumul de déficit des retraites des fonctionnaires actuels sur la durée moyenne de ces retraites. C’est le complément IFRS annoncé par Pébereau et d’autres en début d’année.

                                    Cela correspond à une dette au sens IFRS du terme, c’est à dire à une dépense qui est inéluctable, qui n’est pas une dette effective aujourd’hui (l’argent n’a pas encore été dépensé) mais qui le sera si on a pas trouvé avant l’argent (par des économies ou un « amélioration » des revenus du même Etat, ce qui veut dire traire un peu plus les vaches à lait).

                                    Pour être encore plus clair, cela correspond à ce que l’Etat devrait avoir de côté aujourd’hui pour être certain de pouvoir assumer ces retraites sans toucher au système (et sans dépenser ce pactole en mesures diverses et variées). C’est son « risque » de dette à terme concernant les retraites des fonctionnaires.

                                    Comparativement, c’est comme si un particulier disait j’ai une dette réelle de 200k€ (mon appartement) mais j’ai une dette prévisible de 800k€ (je boufferai 600k€ de capital perso pour maintenir mon niveau de vie à la retraite). Sous entendu, si je veux avoir ce niveau de vie lors de ma retraite, je dois trouver avant ces 600k€ de différence.

                                    Ca signifie que l’Etat, pour assumer cette charge, doit trouver de l’argent s’il ne veut pas réduire les pensions. Et là, la meilleure solution serait tout de même qu’il réfléchisse à cette différence de cotisation public/privé et à ses propres dépenses. L’Etat, concernant les retraites des fonctionnaires, fonctionne comme une entreprise américaine qui doit financer elle-même cette dépense.

                                    Breton devrait donc, logiquement, nous dire que l’Etat, qui doit prévoir cette dépense, et donc économiser pour pouvoir l’assumer, doit à l’avenir ne plus être déficitaire, et même bénéficiaire... Reste que le budget qu’il va nous présenter .......... N’est-ce pas ?


                                  • monteno (---.---.179.94) 19 septembre 2006 22:45

                                    @ip 16.25

                                    Une remarque naïve : pourquoi l’Etat ne pourrait-il pas faire cotiser à un niveau équivalent à celui des caisses CNAV, arcco et AGIRC, les fonctionnaires ? Bien entendu l’Etat devrait sans doute aussi apporter l’équivalent de la part patronale qu’il n’apporte pas directement, et pour cela lever d’autres impôts ou bien supprimer d’autres dépenses...

                                    A ce propos je me pose une autre question : les fonctionnaires cotisent pour la sécurité sociale à un taux inférieur aux salariés du privé ( sont-ils moins malades ?) De plus leurs cotisations ne sont calculées que sur leur salaire et non pas sur leurs primes ( qui peuvent représenter 20 à 30% de leur salaire). Ma question est la suivante : l’Etat contribue-t-il directement au budger de la SS en payant la part patronale ( que paient toutes les entreprises) correspondant aux cotisations et aux salaires de ses fonctionaires ? S’il ne le fait pas cela revient à dire que le deficit de la SS n’est pas vraiment un deficit de la SS mais un deficit supplémentaire de l’Etat !


                                  • (---.---.16.25) 19 septembre 2006 23:51

                                    C’est bien ce que je voulais dire.

                                    Les 800 milliards correspondent à la dette si rien ne change. En alignant les cotisations des fonctionnaires (niveau des cotisations et durée), on diminue cette dette IFRS, mais on ne l’annule pas (parce que le niveau moyen des retraites des fonctionnaires est supérieur). L’Etat doit donc de lui même résoudre ce problème, et je ne vois pas comment il pourrait utiliser l’habituelle « traite des vaches à lait », vu le niveau de prélèvement actuel.

                                    L’Etat paye aussi une part patronale. Ce n’est pas parce que l’argent passe du « compte ministériel » au « compte CNAV » que cela n’a pas d’impact sur le budget de l’Etat (contrairement à la simplification de JDCh sur le sujet). Cela reste de « l’argent public », certes, mais le ministère, dont le budget est défini par la loi de finance, dépense bien ces charges. L’argent passe dans les caisses de la CNAV, mais les cotisations sont inférieures à celles du privé.

                                    Concernant les cotisations sur les primes, il faut comprendre que l’injustice est inverse, en l’occurence. Les fonctionnaires ne cotisant pas sur ces primes, celles-ci ne sont pas incluses dans leurs droits. D’où le discours qu’on entend souvent sur la perte de revenu. (un petite modification leur permet de prendre en compte une partie des primes, moyennant une cotisation sur ces primes, mais globalement des primes qui devraient être qualifiées de salaire sont exclues de l’assiette de cotisation)

                                    Un enseignant de classe prépa n’a par exemple aucun droit de retraite sur ses heures de colle (examen oral hebdomadaire des prépas, qui est payé en indemnité, et non en salaire) alors même que ces heures de colle peuvent atteindre 50% de leur rémunération. Les profs de prépa que je connais ne se plaignent pas sur ce sujet, jugeant leur salaire bon, les colles (en partie facultative) servant de complément leur apparaissent comme les primes du privé : un simple bonus temporaire sans droit associé.

                                    Mais le sujet des primes reste. Si les fonctionnaires sont payés régulièrement en prime, en lieu et place de salaire, ce n’est pas normal. Primo, ils n’obtiennent pas de droits sur ce revenu récurrent (donc un élément de salaire au sens des prud’hommes), ce qui est injuste vis à vis du privé (une partie du salaire effectif n’est pas pris en compte pour le calcul des droits). Deuzio, les cotisations dues sur cet équivalent salaire ne sont pas payées.


                                  • monteno (---.---.179.94) 21 septembre 2006 00:29

                                    @ip 16.25

                                    Merci pour ces réponses trés claires...

                                    Donc le fonctionnaire et l’Etat ne contribuent pas directement aux différents budgets concernés par les retraites, par salarié, au même niveau que contribuent le salarié et l’entreprise privée qui l’emploie. ( Je n’y mettais aucune morale). Il est probable que ceci est vrai aussi pour le budget de la SS...


                                  • Plus robert que Redford (---.---.33.17) 18 septembre 2006 16:17

                                    La gestion des retraites est un problème ARITHMETIQUE et pas POLITIQUE. Le gâteau est limité, et le nombre de parts augmente. Un enfant du CM1 en déduirait qu’il faut diminuer la taille des parts... Apparemment pas les Syndicats, ni les Politiques, ni même les bénéficiaires, cramponnés sur les fameux « Avantages Acquis ».

                                    Quand au fameux débat « Capitalisation contre Répartition », je n’y vois guère de différence car où les systèmes de capitalisation iront-ils chercher les fonds si ce n’est, par le biais des entreprises ou des locations,( ou tout autre système), dans la poche des Actifs qui travaillent dans ces entreprises. Là où je râle sec, c’est lorsque l’entreprise en question doit payer double : Une fois comme cotisant aux caisses de retraites obligatoires, et une seconde pour abonder aux fameux « 15% » de rendement de l’actionnaire...


                                    • toto (---.---.233.118) 18 septembre 2006 16:40

                                      Faux, les choix sur les retraites sont des choix politiques. 2 questions doivent être débattues :

                                      1- combien prélève t-on sur le PIB pour le financement des retraites (à l’heure actuelle les retraites du public et du privé représente 12% du PIB) ?

                                      2- quelles sont les règles prises en compte pour calculer la retraite de chacun ? (pourquoi pas un régime unique...)


                                      • Yan Essal (---.---.6.5) 18 septembre 2006 17:17

                                        C’est très simple , si vous faites un régime unique très vite vous vous apercevrez que l’état sous paie ses employés en échange de quoi il assure la garantie de l’emploi et une retraite qui est alors un salaire différé . C’est une façon de s’assurer de l’honnêteté et de la probité . Un fonctionnaire qui ne respecterait pas ces règles élémentaires est assuré ainsi de perdre son salaire à venir .

                                        Dans le cas contraire , aucune probité ne serait assurée et nous aurions une situation de corruption de fonctionnaires qui auraient intérêt alors à vendre leurs services comme cela se passe dans certains pays .


                                      • chris (---.---.29.198) 21 septembre 2006 23:24

                                        ...ou alors, le chiffre de 70% des jeunes bacheliers souhaitant travailler dans la fonction publique serait en baisse... Ce qui serait bien aussi !


                                      • (---.---.134.171) 18 septembre 2006 16:41

                                        fonctionnaires, fonctionnaires....

                                        des quels on parle ? des cadres C, B, ou A ?

                                        parce que les B, c’est moyen et les C c’est minable ; je veux parler des traitements et avantages mirobolants qu’on leur prête


                                        • (---.---.134.171) 18 septembre 2006 16:48

                                          et puis déjà, diminuer le nombre des fonctionnaires (chose qui est en cour, ferait un peu avancer le shmilblik, car lorsqu’un dossier doit passer par douze mains différentes avant d’avancer d’un pas je trouve qu’il y a là comme un problème d’efficacité ; en contre partie cette diminution du nombre de fonctionnaires impliquera un allongement des délais du service rendu ; et bien on ne peut pas tout avoir...


                                        • olivier (---.---.229.136) 18 septembre 2006 16:48

                                          ne detournez pas le sujet, il s’agit bien des regimes speciaux de la banque de France, EDF, GDF, la poste, SNCF, RATP Les fonctionnaires ont ete plus ou moins alignés sur le privé par Fillon en 2003. Ce qui en soit n’est que justice.

                                          pas d’egalite, pas de fraternité !


                                        • chantecler (---.---.4.88) 18 septembre 2006 17:08

                                          Bon,c’est comme d’habitude,haro sur les fonctionnaires... Ca fait du bien de se défouler,et surtout c’est trés intelligent de nous opposer. Soyons sérieux,parlons de nos salaires,des avantages ,à 50 ans:comparons les bac +4 privés/publics.Soyons francs. Pourquoi ne trouvent-on plus d’instits hommes dans les écoles:en RP 10%. Pourquoi ce déficit d’infirmières dans les hopitaux alors que des libérales y en a tout plein ? Enfin pour ce qui est des régimes spéciaux,qui a négocié la« soulte »pour les renvoyer dans le régime général,et qui crie au loup maintenant ? Non le scandale ne vient pas de ces « salauds » de gaziers de cheminots,ou d’électriciens,mais de ceux qui ont changé la donne en 2OO4 .


                                          • yann (---.---.178.151) 18 septembre 2006 17:15

                                            Pourquoi toujours les bac+4, alors que ceux qui ont tout juste le bac, voir moins sont beaucoup plus nombreux.


                                            • chantecler (---.---.4.88) 18 septembre 2006 19:59

                                              Pour avoir un critère de comparaison:il ne s’agit pas naturellement d’élitisme mais de parler à formation équivalente : bac + 4 actuellement correspond au bas de la classe moyenne:dans le public, des salaires à 1500 Euros. Maintenant je te l’accorde et par expérience tout travailleur manuel qualifié,plombier,mécanicien,boulanger se font largement le double ou le triple. C’est à dire qu’ils ont la possibilité par certains investissements, d’améliorer largement leur retraite,ce que ne peut pas faire un fonctionnaire moyen. Jeunes,réfléchissez:des études difficiles ne vous assurent plus des revenus convenables ni une retraite correcte.


                                            • (---.---.31.103) 18 septembre 2006 17:18

                                              Les « HAUTS » fonctionnaires ont été oubliés dans cet article. POURQUOI ?


                                              • lss (---.---.1.230) 18 septembre 2006 17:56

                                                Parce que pour eux, c’est tellement pire, que ça n’est même plus la peine d’en parler, surtout s’ils sont en plus politiciens, ils cumulent les retraites...

                                                Si on reforme les retraites, ils devront de toute façon passer à la casserole comme TOUT le monde, sinon ce seront les autres fonctionnaires (subissant la réforme) qui s’occuperont de les convaincre de participer à l’effort.

                                                A propos du privé, il ne faut pas croire qu’il n’aura pas de remise à plat, qu’il n’aura, lui, aucun effort à faire, il subira, c’est sur, une hausse des cotisations et une baisse du montant des retraites...


                                              • lss (---.---.1.230) 18 septembre 2006 17:18

                                                @l’auteur

                                                Merci.

                                                A titre personnel, s’il faut manifester contre des manifestations CGT et autres « pro statut quo », en cas de remise à plat des régimes de retraite, je manifesterai. J’ai 26 ans, il est hors de question que je sois pris en otage par des « vieux c*** », qui ne se rendent pas compte qu’ils nous entrainent vers une catastrophe, qui n’est rien de moins qu’une faillite comme en Argentine (quoique je crains que ce soit encore pire en France, les raisons étaient monétaires en Argentine ie indexation sur le dollar, en france c’est structurel) !


                                                • Dunkan (---.---.11.166) 18 septembre 2006 17:29

                                                  Réponse facile du « c’est toujours meilleur dans la gamelle du voisin ». Le truc c’est que je ne suis pas né avec le cachet de la poste sur les fesses. Alors si c’est tellement mieu dans le public, faites comme moi et envoyez votre cv ou mieu passer les concours, mais svp bras cassés s’abstenir car c’est fini les années 1980’s. Que ceux qui ne comprennent pas aillent s’acheter un billet de train pour comprendre à quel point ceux qui sont derrière les guichets sont des privilégiés. Dans les 1980’s on se fichait de ceux qui rentraient dans la fonction publique car on considérait (à juste titre) qu’il s’agissait de voie de garage et en plus on y était mal payé. 25 ans plus tard, le meêm type doit revoir sa retraite à la baisse pour faire plaisir à tout le monde et dire merci. Question pourquoi l’Etat s’est entouré toutes ces années d’une fonction publique. Réponse : parce que c’est moins cher (pour vous) à diplôme égaux. Je ne dénigre pas le privé que j’ai bien connu mais sachez que la légende de la fonction publique s’arrête là à la différence pret c’est que nous ne sommes pas directement créateur de richesse puisque nous somme un « service » donc évidemement en diminuant nos effectifs pour faire des économies sur vos délais d’attentes (départ systématiquement non remplacés)il est évident que les retraites ne peuvent plus être assurées mais c’est le même problème pour tout le monde ... Je n’ai pas choisi la fonction publique mais plutôt l’inverse mais j’y trouve une solidarité et surtout l’impression d’être utile à autres choses que de seulement bosser pour payer mon loyer(ce que je respecte). Mais ce type de confort idéologique se paie cash. Que ceux qui dénigrent nos mirobolantes retraites parlent de choses concrêtes et vérifiables et il y aura du coup certainement moins à dire.


                                                  • (---.---.153.60) 18 septembre 2006 17:37

                                                    je ne vois pas ce qu’il te faut ! l’article est plein de chiffres biens concrets !!


                                                  • lss (---.---.1.230) 18 septembre 2006 17:44

                                                    Pour participer à la gabégie actuelle ? Non, je ne rentre pas en contradiction avec moi-même (d’une et de deux), je préfère encore galérer, dans le privé voir en indépendant, que de participer à l’achèvement de la mise à la ruine des finances de l’état.


                                                  • olivier (---.---.229.136) 18 septembre 2006 17:49

                                                    « le même type doit revoir sa retraite à la baisse pour faire plaisir à tout le monde et dire merci »

                                                    Ca n’est pas par plaisir mais bien par soucis d’equite. Expliquez nous plutot ou est l’equité dans ce partage. Pensez vous qu’un ouvrier d’usine merite moins qu’un employe de la SNCF ?

                                                    j’ai deja posé 3 ou 4 fois la question dans ce thread et je n’ai pas eu de reponse. Peut etre parce qu’il vous est dur de reconnaitre l’injustice.


                                                  • Darkfox (---.---.106.187) 18 septembre 2006 20:01

                                                    bouboubou pauvre fonctionnaire .... Ah mille excuse le méchant du secteur privé lui va avoir une belle prime ?? ah non il a deja euh le droit a son 2 ou 3 eme coup de collier sur sa retraite alors que le secteur public tu touche une virgule.. tu as 2 millions de personnes qui font grève. Il serait interessant de faire une caisse pour chaque institution histoire de voir en combien de temps vous la vider ? parce qu à l heure actuelle ca serait bien difficile. j ajoute pour ceux qui dise a salaire egal dans le public on gagne moins.. exemple simple.

                                                    Pour une creche à niveau bac .. embauche a 1100 Euros net plus les jours d’arret maladie( 21 ), les rtt . A niveau bac en privé smic... horaire a rallonge(les 35 h en pme c’est un doux reve) les arret maladie (3 jours je crois je l ai prend pas mais convention cde la métallurgie c est pas loin)

                                                    evolution de salaire... mmhhh publique ca avance au fur et a mesure privé... toiut les 2 ou 3 ans.. en fait le smic augmente plus vite que ma paie à cette vitesse dasn 20 ans je serai smicard lol


                                                  • yann (---.---.178.151) 18 septembre 2006 20:19

                                                    Moi je l’étais pas (Smicard), et en 5 ans je le suis devenu, malgré une augmentation de 72 euros malheureusement unique. J’ai le bac et je travaille dans le privé.


                                                  • olivier (---.---.54.154) 18 septembre 2006 21:35

                                                    je tombe des nues : un smicard dans le privé smiley je croyais que dans le privé il n’y avait que de gros salaire


                                                  • smonna (---.---.134.169) 18 septembre 2006 17:48

                                                    débat fondamental....Qui osera se pencher sur les privillégiés du monde dit rural ; je m’explique en prenant l’exemple fréquent du couple infernal : paysan/fonctionnaire territorial , lui ou elle benéficie par son statut de paysan de primes régulières , cotisations dérisoires sur des bénéfices calculés au plus bas , vente de produits « au noir » pas de tva pas de charges pas de controleurs....subventions pour transformer des habitations rurales en locations tres rentables et j’en passe ; lui ou elle fonctionnaire territorial : poste souvent « bidon » un exemple une commune de 800 habitants située pres de chez moi en ardeche a créé..... 3 postes de secrétaire de mairie , je peux vous assurer que le travail était précedemment effectué sans problèmes par un seul fonctionnaire tres bien rénumeré si on accepte de reconnaitre la difference du cout de la vie entre ville et campagne ....bref devant cette gestion moyenageuse du territoire , merci la régionalisation et ses petits nobles républicains ( conseil général par exemple) comment s’etonner de l’injustice dont souffre un ouvrier du batiment qui lui je peux vous l’assurer ne coutera pas cher à sa caisse de retraite ....


                                                    • Fred (---.---.121.67) 18 septembre 2006 17:52

                                                      Je suis fonctionnaire et paradoxalemment d’accord sur un certain nombre de points de l’analyse présentée ci-dessus. Il y a cependant un point majeur de différence entre les salaires du privé et ceux du public. Immédiatemment ou en l’espace de quelques années le salarié du privé est (bien)payé pour le travail qu’il réalise (exemple le salaire du cadre de 30-35 ans). En revanche le fonctionnaire va lentement évoluer en suivant la grille des indices de la fonction publique avec parfois des promotions au mérite exemple l’agrégé du secondaire (bac + 5 ou 6) commence à 1500 euros par mois à l’age de 25-30 ans pour arriver à 4000 euros à l’age de 55 ou 60 ans . Calculer sa retaite sur les 25 meilleurs années c’est-à-dire sur un salaire moyen de 2500 -3000 euros me parait une injustice flagrante ou alors il faut reprendre complètement la grille des indices de la fonction publique.


                                                      • lss (---.---.1.230) 18 septembre 2006 18:04

                                                        Vrai et faux, tout le monde n’a pas une carrière dans le privé, loin s’en faut. Seuls les bac+4 et plus (et encore surtout des grandes écoles, ça n’est pas systèématique) voient réellement leurs salaires progresser. Pour les autres, ça reste possible, à condtion d’être mobiles (non seulement être capable de voyager mais aussi de changer d’employeur) et encore ça n’est même pas garanti. Néanmoins je suis d’accord sur le fait qu’il faudrait que la grille des salaires soit alors revue, mais seulement s’il n’y a plus de promotion à l’ancienneté (simplement un évolution des salaires comme dans le privé).


                                                      • Fred (---.---.155.75) 19 septembre 2006 10:27

                                                        Encore une fois vous prenez l’exemple d’un cadre qui ne constitue que 15% des actifs dans le prive. Pour tous les autres emplois, cad la majorite la difference de salaire entre le prive et le public est inexistante voir defavorisante pour le prive.


                                                      • sirius (---.---.218.13) 18 septembre 2006 18:00

                                                        merci pour ces quelques précisions très interessantes ; il est urgent d’agir ;


                                                        • smonna (---.---.134.169) 18 septembre 2006 18:03

                                                          pour le prof : 4000 euros pour 8 heures de boulot par semaine + les vacances + les conges maladie et j’en passe ...c’est pas mal non ...+ retraite à 55 ans j’ oubliais


                                                          • toto (---.---.233.118) 18 septembre 2006 20:41

                                                            Et mon pote tu devrais passer le concours. Je te sens motivé...


                                                          • Kris (---.---.83.206) 18 septembre 2006 21:16

                                                            Ah mais personne ne t’a attendu ! ils sont nonmbreux ou plutôt très nombreuses à se bousculer aux portes de l’IUFM, à la CNAM en tant que médecin, à la DDE, la DRIRE ...


                                                          • Annabel500 (---.---.29.104) 25 septembre 2006 11:54

                                                            Comme je le dis souvent si tout le monde travaillait dans la fonction public comment seriez vous payé et par qui ???


                                                          • chantecler (---.---.4.88) 25 septembre 2006 12:06

                                                            N’entre pas qui veut dans la fonction publique : il y a des diplomes,des concours,des obligations:ex pas de casier judiciaire etc....Et puis des contraintes de toutes natures,des niveaux de salaire extrèment bas,et une vision de l’intérèt général que tout le monde n’a pas. Et si certains abusent,ce n’est pas une raison pour en faire une généralité:as-tu envie d’être infirmière,policière,enseignante,juge,greffière etc ? Si oui postule.Si non arrète ce discours de merde qui dresse en permanence une partie de la population contre une autre.


                                                          • Becran (---.---.38.207) 18 septembre 2006 18:13

                                                            Bonjour,

                                                            Quelque chose me gêne dans cet article, l’analyse est bonne mais elle ne se base que sur les données actuelles concernant les revenus des fonctionnaires si on les compare à ceux du privé à poste équivalent.

                                                            La baisse des salaires dans le privé (ou l’absence d’augmentation) a conduit à une quasi égalité des revenus pour les deux secteurs, voire un léger avantage pour le public. Mais ce n’a pas toujours été le cas, il n’y a pas si longtemps (10 ans peut-être), on choisissait d’aller travailler dans le public ou le privé en mettant tous les facteurs dans la balance et les avantages en matière de durée de cotisation, temps de travail, pression au travail et compagnie étaient compensés par le fait que les revenus des salariés du public étaient moins élevés.

                                                            Que dire à un salarié du public, aujourd’hui à la veille de son départ à la retraite ?? Monsieur, finalement vous partirez après 42 années de cotisations en calculant votre pension sur les 25 meilleures années !! Il se demanderait sans doute à quoi à servi son choix il y a 37.5 ans qui a fait qu’il a gagné de l’ordre de 15% à 20% de salaire en moins que ceux du privé et ce pendant 30 ou 35 ans...

                                                            Revoir le système des retraites en y intégrant ces facteurs serait peut-être plus juste.


                                                            • éric (---.---.190.175) 18 septembre 2006 18:17

                                                              Le problème des retraites n’en est pas un ! Sauf s’il l’on fait comme tous ceux qui ne veulent pas changer la formule de calcul. En effet le système actuel repose sur les actifs qui sont créateurs de richesses. Pour que le système reste viable sans augmenter la durée de cotisation et sans, une fois de plus, mettre dos à dos public et privé (diviser pour mieux règner !) il faut ajuster l’assiette des cotisations. Dans nos sociétés modernes les machines (au sens large) ont beaucoup remplacé les hommes. Il est donc évident que nous produisons davantage de richesses avec moins d’actifs. Il faut donc taxer l’usage des machines. Il ne s’agit pas de sanctionner l’usage des machines, mais de profiter du fait qu’elles travaillent pour nous. Ceux qui disent que c’est ridicule sont sûrement ceux qui profitent du système actuel qui pressure les salariés au profit des actionnaires qui investissent dans des fonds de pension (retraite par capitalisation) qui pressurent les salariés qui eux ne pourront pas capitaliser du fait d’un salaire trop faible. Salaire faible puisqu’il faut verser aux actionnaires 15 à 20 % de rendement dans une économie mondiale dont le taux de croissance est au moins trois fois plus faible. Pour trouver l’écart, amis salariés, penser à toutes les hausses de salaires que vous n’avez jamais eu et aux licenciements que vous avez subis.


                                                              • lss (---.---.1.230) 18 septembre 2006 18:30

                                                                Intéressant, en théorie, car les prix de vente ont intégré cette dimension et les prix ont donc baissés (pas les charges qui ont augmenté depuis trente ans...).

                                                                Quant aux actionnaires, ils sont rémunérés, non pas comme les charges, en fonction du chiffre d’affaire hors taxes (c’est à dire hors TVA que l’état perçoit) mais sur les bénéfices après impôts (dividende par action indexé sur bénéfices, bénéfices souhaités calculés sur la base du ROE où se manifeste l’abhérration du système de calcul)...

                                                                Cette idée de taxte sur les machines est une fausse bonne idée, car elle taxe encore plus la production (c’est à dire sur un chiffre d’affaire qui n’est pas encore réalisé) avant même la vente des produits, ce qui augmenterai le prix de vente mécaniquement...


                                                              • toto (---.---.233.118) 18 septembre 2006 20:43

                                                                Les prix ont tellement baissés que les français ne peuvent plus se loger, dans certains cas plus manger...


                                                              • lss (---.---.1.230) 18 septembre 2006 21:16

                                                                @toto

                                                                N’oubliez pas les intermédiaires, ce sont eux qui se goinfrent (pas tous heureusement mais il suffit de quelques uns)...

                                                                D’autre part, le logement, c’est un problème de spéculation (alimenté aussi d’ailleurs par les retraités qui cherchent à vendre le plus cher possible pour aller au soleil et non pas seulement par les institutionnels qui spéculent. Tiens à propos d’idée reçue, c’est plus intéressant pour les agences de vendre rapidement que de vendre cher, si ce sont les deux en même temps c’est idéal, mais dans ce metier, une bonne vente est une vente rapide. Je précise pour ceux qui croiraient que ce sont les agences qui font pression à la hausse).


                                                              • (---.---.157.1) 19 septembre 2006 13:47

                                                                le problème de la spéculation sur le logement existe parce qu’il manque de logement en France, il y a de plus en plus de gens qui vivent seuls et de famille monoparentale. Sans compter les gens qui ont 4/5 logements secondaires (si ça existe)


                                                              • Ronny (---.---.23.50) 25 septembre 2006 11:37

                                                                @ Eric

                                                                Entierement d’accord avec votre analyse. C’est ce que j’appelais tirer l’ensemble vers le haut. Les retraites doivent etre assises sur la richesse nationale, et cela inclut les profits speculatifs, permis par le travail de tous fonctionnaires compris, et fortement non redistributeurs.


                                                              • ZEN zen 18 septembre 2006 18:27

                                                                @Mr JDCH-Fillon,

                                                                Monsieur le « capital-risqueur »,merci de mettre si bien en évidence les grands principes du dogme néo-libéral.Vous nous y avez habitués en des textes encore plus offensifs.

                                                                Je suis fonctionnaire retraité, heureux d’avoir servi dans la fonction publique(vous, vous mettez un point d’honneur à affirmer que vous n’en avez jamais fait partie,comme si c’était disqualifiant...).Ma pension nette s’élève à 1873 euros :certifié de l’enseignement (Bac +5).Est-ce scandaleux ?

                                                                J’ajoute que je ne me plains pas et que je suis favorable à une certaine harmonisation des régimes de retraite, à condition qu’on n’oublie surtout pas les retraites dorées de certains hauts fonctionnaires et celles, himalayesques, des grands capitaines d’industrie...


                                                                • lss (---.---.1.230) 18 septembre 2006 18:35

                                                                  @Zen

                                                                  Je suis souvent d’accord avec vous mais ce ne sont pas les grands capitaines d’industries qui plombent la sécu. Pourquoi ? Parce que leurs rémunérations sont en fait essentiellement basées sur des primes (souvent plus de 50%) qui n’entrent pas en compte dans le calcul des retraites (contrairement à ce qui se passe pour les fonctionnaires). De plus ils sont peu nombreux en comparaison des 15 millions de salariés du privé (PME, artisans et indépendants).

                                                                  Néanmoins, ils devront faire leur part d’efforts comme tous le monde, leurs copains politiciens haut placés aussi d’ailleurs...


                                                                • monteno (---.---.179.94) 19 septembre 2006 23:32

                                                                  @iss

                                                                  Où as-tu lu que les primes n’entraient pas ds le calcul des cotisations de retraite ? C’est entièrement faux ! La plus grosse cotisation de retraite n’est pas celle de la CNAV ( qui au maxi en ayant toujours été au-dessus du plafond pendant 25 ans donne une retraite de 1200 €/pois) mais celle de l’AGIRC qui elle se calcule sur la totalité du salaire primes comprise !


                                                                • Ronny (---.---.23.50) 18 septembre 2006 18:31

                                                                  Intéressant article, aussi dans l’air du temps...

                                                                  Ah, les fonctionnaires, ces inutiles qui ne font que dépenser notre argent et qui ne servent à rien. Et en plus « ils » ont des retraites de nababs... Les salauds !

                                                                  Un mot des lieux communs classiques évoqués plus haut pour dire qu’ils sont risibles, mais dangereux cependant. Qui assure les urgences, la nuit et les week ends dans les hopitaux ? Qui fait rouler les trains 24h/24h, surveille les centrales électriques, enseignent aux enfants, vont éteindre les incendies, etc. De plus, dire que les fonctionnaires ne cotisent pas pour leur retraite EST UN GROS MENSONGE smiley . Puisque j’en suis, du public, nous cotisons même pour l’assurance chomage, alors que celle-ci ne nous concerne pas, a priori. J’ajoute que les heures sup. que je fais ne me sont jamais payées !

                                                                  De plus, si vous voulez remettre à plat les retraites du public, il faut remettre le reste à plat, en particulier les salaires. Les salariès du public gagnent en effet en moyenne un tout petit peu mieux leur vie que ceux du privé. En revanche, il sont, toujours en moyenne, bien plus qualifiés. Quelques exemples de revenus : un instituteur, 20 ans d’ancienneté, classe surchargé (33 élèves, 17 nationalités différentes...) : 2 100 euros / mois. Infirmière DE, debutante : smic + 20%, juge d’instruction débutant 2200 E /mois (semaine de 55 heures mini, sans heures sup !), chercheur cnrs debutant 1800 E/mois (bac + 11 !), etc. j’arrete là ! Bref, notre employeur fait globalement une bonne affaire sur notre dos, ce qui signifie donc que la société, en ne nous payant pas à hauteur de nos qualifications, fait aussi une tres bonne affaire.

                                                                  Il faut comprendre de tout cela que la retraite est un salaire différé, et que les gens qui ont choisi le public voilà 15, 20 ou 30 ans l’ont fait en se disant qu’ils gagneraient beaucoup moins à qualification égale que dans le privé, mais qu’ils disposeraient d’une meilleure asurance chomage, et d’une meilleure retraite. Leur calcul a été juste : remettre en cause ce choix s’apparente à de la jalousie de bas étage. Après tout, tout le monde peut et pouvait rentrer dans la fonction publique, non ?

                                                                  D’une façon générale, il est TRES MALSAIN de diviser pour régner (en opposant privé et public par exemple et au hasard). Il est aussi MALSAIN de penser a minima comme le fait l’auteur de l’article. Le but de toute société n’est pas de tirer l’ensemble de ses concitoyens vers le bas, mais vers le haut. Il vaudrait mieux tirer les retraites du privé vers le haut plutôt que celles du public vers le bas ! Et que l’on ne dise pas que ce n’est pas possible. Regardons tous les revenus, en particulier ceux des placements et de la spéculation financière, basés sur l’activité de tous (public et privé). Il y a là (par la taxation) une source de revenus colossaux curieusement jamais explorée par ceux qui dénoncent avec tant de facilité les ’’avantages’’ des soi-disant nantis de la fonction publique !


                                                                  • lss (---.---.1.230) 18 septembre 2006 18:40

                                                                    Lisez les rapports de la cour des comptes, je ne pas dire mieux, ils montrent que les fonctionnaires ou plus spécialement, en fait et l’auteur le souligne, les salariés des GFI (SNCF et autres) cotisent 0.5 (voir moins) pour une retraite de 1 alors que les salariés du privés cotisent au mieux 1 pour 1.03...


                                                                  • JDCh JDCh 18 septembre 2006 20:27

                                                                    Ronny

                                                                    relisez-moi.

                                                                    Je n’oppose pas les fonctionnaires et les salariés du privé : je ne fais que regretter que ceux-ci soient traités de façon inéquitable (d’autant plus inéquitable qu’un salarié du privé est également un contribuable).

                                                                    Par ailleurs, je conclus sur un problème « intergénérationnel » essentiel (quel système pour nos enfants ? quelle dette ?...) et cela n’a pas l’air de vous émouvoir.


                                                                  • olivier (---.---.54.154) 18 septembre 2006 21:32

                                                                    Si on doit tirer la societe vers le haut comme vous dites, pourquoi tous les Francais n’ont pas l’extreme honneur d’avoir un regime de retraite special ? on peut harmoniser vers le haut. Moi je suis d’accord

                                                                    Ah non je suis bete, les finances de l’etat Francais ne le permette pas.


                                                                  • Kris (---.---.83.206) 18 septembre 2006 21:40

                                                                    L’opposition malsaine ? Mais tes résonnements de pharisien drapé dans l’outrage ni changent rien. L’iniquité et très forte mais le risque de grand soir très faible. Quelques pistes qui peuvent justement nous sauver nous les salariés du privée. Une solution individuelle rapide de transfert de nos avoirs dans des pays non accessible au fisc français. Solution uniquement accessible à ceux dotés de mobilité et de sens de l’adaptation voire de survie. Se placer dans une perspective de réfugié économique et s’accepter comme tel fait tomber pas mal d’inhibitions Une solidarité inter européenne ou les allemands et consorts soudainement envahi d’un retour d’affection pour ce pays gaullien - communiste qui a tant réussi mais bon qui a besoin de quelques transferts pour boucler ses fins de mois. Une solidarité intra française, à la belge, les particuliers prêtent à l’Etat français pour rembourser sa dette. Une réforme politiquement supportable si l’inconscience et ou le déni de la nature de leurs privilèges poussent l’électorat de fonctionnaires, employés de collectivités territoriales, entreprises para publiques a obstinément ne pas voter socialiste au 1er tour


                                                                  • Ronny (---.---.23.50) 20 septembre 2006 11:23

                                                                    Dans l’article, on ne met en avant que les avantages du statut de fonctionnaire, et pas les inconvénients. On se garde de dire, par exemple, que le régime de SS de la fonction publique a été bénéficiaire pendant des années et qu’il a servi à alimenter les régimes déficitaires ; on se garde de dire que de nombreux fonctionnaires sont obligés d’acheter leur matériel de travail, des sylos au papier, parfois à de l’informatique, qu’ils sont obligés de repeindre eux memes leurs locaux s’il veulent le maintenir propres ; que l’état ne leur rembourse que partiellement leurs déplacements professionnels (si, si !), etc. Dans ma réponse au post ci-dessus, à la fin de ce fil, je dis que la retraite de la FP est un salaire différé. L’etat paye très mal ses agents, à qualification égale avec le privé. On peut même parler d’exploitation partielle. Les compensations de ces revenus médiocres et des mauvaises conditions de travail sont, en plus de la notion de service au public et de sécurité d’emploi, dans la retraite.

                                                                    Si vous modifiez la régle retraite, et pourquoi pas, il faudra aussi remettre à plat les revenus, et les conditions de travail. En d’autres termes, vous passerez d’un dette différée à une dette immédiate, que l’état ne peut payer, engagé qu’il est dans les cadeaux fiscaux aux plus riches.

                                                                    Une solution partielle : regarder ou se trouve l’argent, et faire contribuer aux retraites du privé par exemple, les entreprises et les spéculateurs, qui divertissent une grande partie des gains de productivité et des bénéfices de production du monde du travail vers le monde de la finance « non productive » ...

                                                                    Au delà, et compte tenu de la senteur neo-libérale de ces papiers (pour ne pas dire plus), l’idée n’est-elle pas de dégouter les individus les plus qualifiés de rentrer dans le public, en rendant la carrière non attractive, pour affaiblir ce secteur. On pourra alors tranquillement le liquider au motif de son inefficacité, le remplacer par du privé, presque toujours plus couteux pour l’usager et toujours bien moins solidaire.


                                                                  • philippe (---.---.152.1) 22 septembre 2006 04:54

                                                                    ah,oui,c’est effectivement bien une remarque de privilegie [ je n’ose pas dire ’fonctionnaire’ ,bien que cela veuille dire la meme chose de nos jours ] ,si on ne remettait pas en question les injustices, nous aurions encore un roi et une cour,qui eux aussi, se justifiaient de la meme facon « ne divisons pas la france tel que dieu l’a voulu », et proposaient aussi de garder leurs privileges en proposant de relever le niveau des autres ,« donnez leur de la brioche » ??


                                                                  • (---.---.6.5) 18 septembre 2006 18:52

                                                                    Vous êtes tous abonné à EDF Or je viens de recevoir ma facture et il existe sur celle-ci une rubrique nommée « contribution au service public d’électricité » une sorte d’impots supplémentaire .

                                                                    J’ai questionné pour savoir ce qu’il en était et je viens de recevoir la réponse .... à laquelle j’ai à mon tour répondu.(vive internet)

                                                                    Je vous la livre brut de décoffrage ...

                                                                    "madame,

                                                                    Je vous remercie pour votre réponse très complète au demeurant .

                                                                    Je tiens cependant à vous faire remarquer que je n’ai pas été consulté pour cette contribution obligatoire .

                                                                    Personnellement Si je suis très favorable à la mise en place de la cogénération et au développement des énergies renouvelables , je pense qu’il eut été préférable de créer un nouveau contrat « énergie renouvelable » dont la tarification s’indexerait sur leur production. Je pense que ce contrat serait un succès .

                                                                    De façon identique Par mesure de solidarité vous imposez un surcoût à la France métropolitaine pour financer la consommation des climatiseurs des personnes plus que nanties de l’outre mer . (doubles salaires , défiscalisation et réduction d’impôts ) Laissez moi vous dire toute mon opposition à cette mesure qui me semble être un véritable racket .

                                                                    Il en est de même mais dans une moindre mesure pour « en raison de la mise en oeuvre de la tarification spéciale »produit de première nécessité" et de leur participation au dispositif institué en faveur des personnes en situation de précarité. " Il me semble que l’état pratique déjà des mesures d’assistance très importantes en regard de personnes classifiées comme « défavorisées » et que là aussi les mesures de solidarité ne peuvent avoir de signification que si elles sont pleinement consenties par les donnateurs .

                                                                    Il me semble qu’il eut été davantage compréhensible que les prélèvements obligatoires déjà pratiqués en faveur de votre comité d’entreprise apparaisse également et que celui-ci soit parti prenante de la « solidarité nationale » . Il pourrait en être de même en affectant aux agents le même tarif qu’aux autres usagers au nom précisément de cette même solidarité dont vous nous gratifiez généreusement .

                                                                    Bien que je sache parfaitement que mon avis à ce sujet soit parfaitement insignifiant , je pense qu’il serait temps de démocratiser l’entreprise EDF et de régionaliser celle-ci afin que les usagers puissent eux aussi , donner leur avis sur ses agissements .

                                                                    En vous remerciant de votre écoute et en vous priant de bien vouloir la retransmettre à qui de droit , je vous prie d’agréer, Madame , mes sincères salutations .

                                                                    Original Message ----- From : « Votre Agence En Ligne » <ael@edfgdf.fr> To : <yan.essal@wanadoo.fr> Sent : Monday, September 18, 2006 4:03 PM Subject : CSP

                                                                    Bonjour Monsieur Essal,

                                                                    J’ai bien pris en compte votre courriel du 14 septembre concernant votre logement situé Route de Roquefort 40090 Lucbardez et Bargues référence 164 12 385 303 265 283. Je comprends votre souhait d’avoir des explications sur la CSP Contribution au Service Public.

                                                                    Sachez donc que, depuis le 13 janvier 2003, le verso de votre facture d’électricité fait apparaître une nouvelle rubrique dans le pavé « autres prestations » : contribution au service public d’électricité.

                                                                    C’est la loi n° 2003-8 du 3 janvier 2003 relative aux marchés du gaz et de l’électricité et au service public de l’énergie qui a institué la contribution au service public de l’électricité (C.S.P.E.) dans son article 37. Celle-ci remplace, depuis le 1er janvier 2003, le Fonds du Service Public de la Production d’Electricité (F.S.P.P.E.) qui avait été créé par la loi n° 2000-108 du 10 février 2000 relative à la modernisation et au développement du service public de l’électricité.

                                                                    La C.S.P.E. vise à financer et à compenser pour les opérateurs qui les supportent (EDF pour l’essentiel) : ·les surcoûts résultant des politiques de soutien à la co-génération et aux énergies renouvelables (obligations d’achat) (articles 8,10 et 50 de la loi du 10 février 2000) et ceux résultant des contrats « appel modulable » (art 48) ; ·les surcoûts de production dans les zones non interconnectées au réseau électrique métropolitain continental (départements d’outre-mer, Corse, Mayotte, Saint-Pierre et Miquelon) ; ·les pertes de recettes et les coûts que les fournisseurs supportent en raison de la mise en oeuvre de la tarification spéciale "produit de première nécessité" et de leur participation au dispositif institué en faveur des personnes en situation de précarité.

                                                                    Chaque année, conformément aux propositions que la Commission de Régulation de l’Energie transmet au gouvernement, un arrêté au journal officiel fixe, sur une base prévisionnelle, les montants des charges à compenser pour l’année suivante et de la contribution unitaire par kWh consommé en France. Pour 2003, l’arrêté du 30 octobre 2002 (J.O.R.F. du 31 octobre), confirmé par la loi n° 2003-8 du 3 janvier 2003, a fixé le montant de la C.S.P.E. à 0,33 centime d’euros hors taxes par kWh, conformément à la proposition de la CRE du 26 septembre 2002.

                                                                    L’arrêté paru au Journal Officiel du 30 mars 2004 a fixé la CSPE pour l’année 2004 à 0,45 centime d’euros hors taxes par kWh. Simultanément, un arrêté abaissant les tarifs de vente réglementés de l’électricité de 0,12 centime d’euros hors taxes à compter du 1er janvier 2004 a été publié.

                                                                    Pour l’année 2005, la CSPE est maintenue à 0,45 centime d’euros hors taxes par kWh, conformément à la loi de finances rectificative pour 2004 parue au Journal Officiel du 31 décembre 2004.

                                                                    Elle est payée par tous les clients, pour tous les kWh consommés, à raison de 0,45 centime d’euros HT par kWh. Elle est soumise à la TVA au taux de 19,6 %.Cette contribution, qui était jusqu’à présent intégrée dans le prix de vente de l’électricité, sera versée à la caisse des Dépôts qui gère les sommes collectées.

                                                                    Afin de compenser ce prélèvement, EDF a ajusté le prix du Kwh de telle sorte que le montant global de votre facture reste inchangé.

                                                                    Je vous invite à consulter le site Internet de la Commission de Régulation de l’Energie :
                                                                    www.cre.fr et plus particulièrement l’explication du FSPPE (choisir l’onglet « le marché » puis cliquer sur « Service Public ») ou le site www.legifrance.gouv.fr pour consulter les articles de loi relatifs à cette contribution.

                                                                    Merci de votre confiance et à bientôt sur Votre Agence en Ligne.

                                                                    Virginie FONTAINE Votre Conseiller Clientèle.

                                                                    Pour un traitement rapide de votre demande, je vous invite à répondre dans les meilleurs délais à l’adresse d’envoi de ce mail. Je vous précise que l’utilisation de cette adresse est exceptionnelle et doit impérativement se limiter à la communication des informations complémentaires mentionnées ci-dessus. Pour toute autre demande que vous souhaiteriez nous adresser, je vous saurais gré de bien vouloir utiliser exclusivement la rubrique « Contacter un Conseiller » de votre Agence en Ligne qui vous assurera une réactivité optimale.

                                                                    EDF Société Anonyme au capital de 8 129 000 000 euros, siège social 22-30 av de Wagram Paris 8ème, RCS Paris n° 552 081 317 Gaz de France Société Anonyme au capital de 983.871.988 euros, siège social 23 rue Philibert Delorme Paris 17éme, RCS Paris n° 542 107 651

                                                                    >Bonjour, >Nous pensons que ce message reçu d’un internaute d’edf.com / edf.fr vous >concerne. Nous vous le faisons suivre pour >traitement. >Merci de bien recopier l’adresse de l’internaute (ne pas utiliser la touche >« Répondre »). >Bien cordialement >AL >Mailmaster EDF >----- Réacheminé par Marion COUSIN-REGNIER/DIRCOM/EDFGDF/FR le 14/09/2006 10:56 >----- > > yan.essal@wanado > > o.fr Pour : masteredfcom@edf.fr > > cc : > > 13/09/2006 13:22 Objet : Formulaire accueil >Contact > > > > > > >Civilité:mr >Nom:Essal >Prénom:Yan >Société : >Email:Yan.Essal@wanadoo.fr >Zone géographique:Europe >Secteur d’activité:Clients Particuliers >Thème:Autres thématiques >Question:facture EDF >référence client 16412258128450283-02 >Monsieur > >Je viens de recevoir ma facture EDF sur laquelle est indiquée une prestation >que je n’ai pas sollicité d’un montant de 45.68 ? >(contribution au service public d’électricité ). >Je ne comprends pas à quoi cette prestation correspond et encore moins sa >justification . > >Pourriez vous m’éclairer sur ce point , ? >Cette prestation est-elle obligatoire ? et sur quels critères est-elle >attribuée ? >Elle semble également indexée sur la consommation en KWH , dans ce cas pouruqoi >ne pas l’indexer directement sur le prix du >KWH ? > >En vous remrciant de votre réoonse , je vous prie d’agréer mes sincères >salutation . > >


                                                                    • (---.---.229.27) 18 septembre 2006 19:25

                                                                      L’article de notre cher ami polytechnicien a le mérite de lancer le débat. Cela dit, pour un polytechnicien, il me semble un peu simpliste ! Donc soit notre ami n’a pas creusé la question, soit il est un peu manipulateur ...

                                                                      Pour la prétendue « injustice » entre les 6 derniers mois et les 25 meilleures années : un cadre du privé ne va pas se plaindre de sa base de cotisation sur ses 25 meilleures années. En revanche, je comprends qu’un ouvrier dont le salaire a plafonné à un peu plus du SMIC tout au long de sa carrière puisse trouver injuste une base sur 25 ans et plus juste une base sur ses 6 derniers mois.

                                                                      En conclusion, il me semble qu’une grande partie du privé n’a pas pu négocier un meilleur système et qu’il est un peu facile, aujourd’hui, de monter le privé contre le public. Enfin, il est intéressant de constater que certains, sous prétexte d’injustice, veulent calquer le système privé sur celui du public. N’y-a-til pas de bonne idées dans tous les systèmes ? En tout cas, moi je préfère prendre les bonnes idées des systèmes à condition d’en créer un toujours meilleur, mais pas l’inverse, sinon cela s’appelle la régression. Sous prétexte d’injustice (dans certains pays d’Afrique, ne crèvent-ils pas encore de faim ?), dirons-nous : nous sommes privilégiés pays riches, alors SVP prenons le système des africains. C’est peut être parce qu’il y un malaise majeur dans le secteur privé aujourd’hui (faible rémunération de la majorité des salariés, compétition à outrance,...)que certains désignent facilement des bouc émissaires. Tout le monde est d’accord pour dire que le problème du paiement des retraites se pose et se posera. C’est dans la manière de le résoudre que les solutions divergent. Pourquoi donc continuerait-on à financer le système qu’à partir des salaires alors qu’on voit apparaitre de plus en plus l’importance d’autres modes de rémunération que les salaires ( actions, etc...). Alors où est l’inéquité, où est le mensonge ?


                                                                      • JDCh JDCh 18 septembre 2006 20:21

                                                                        L’inéquité vient du fait que ce sont les salariés du privé qui vont payer les retraites des Electriciens et Gaziers et les contribuables celles des cheminots, postiers et fonctionnaires : alors que nous sommes dans un système par répartition dont les conséquences en cas de changement démographique devraient s’appliquer à tous.

                                                                        Le mensonge est de faire croire qu’il existe une caisse de retraite des fonctionnaires dont les comptes seraient gérés pour adapter recettes et dépenses : c’est faux, le paiement des retraites des papy bommers vient et viendra en sus du déficit de l’Etat (déjà abyssal).


                                                                      • (---.---.16.25) 19 septembre 2006 12:07

                                                                        Aie.

                                                                        Si justement, un salarié du privé, même avec un fort revenu, peut trouver injuste d’avoir sa retraite calculée sur ces 25 meilleures années. En général, la dernière année est la plus forte en revenus, donc moyenner avec 24 années moins bonne est mathématiquement moins intéressant que de garder les 6 derniers mois.

                                                                        Vous pensez surement au fait qu’un fonctionnaire est « moins payé qu’un privé ». C’est vrai dans beaucoup de cas, mais l’inverse est vrai aussi dans beaucoup de cas. C’est difficile de dire simplement « dans le public on gagne moins » en comparant simplement des postes non comparables. Il y a des cas où c’est vrai, d’autre où c’est faux.

                                                                        Et en moyenne, malheureusement pour les fonctionnaires qui ont des salaires inférieurs à leur équivalent privé, c’est faux : le salaire moyen d’un fonctionnaire est plus élevé.

                                                                        Toujours concernant le déficit de ce régime, dire que le système peut s’équilibrer n’est pas un mensonge. Le mensonge est de ne pas dire clairement que, sans modification du rapport recette/dépense du régime de retraites des fonctionnaires, la dette de l’Etat, donc de nous tous, y compris ceux du privé qui « n’ont pas leur mot à dire » concernant ce régime, sera creusée de 800 milliards.

                                                                        Sans considérer forcément tous les fonctionnaires comme des privilégiés, nous autres du secteur privé ne pouvons assumer 800 milliards de revenus supplémentaires pour leur régime, même répartis sur 30 ans, alors que nous avons du mal à maintenir notre propre régime.

                                                                        J’ai lu plus haut que la question était « Est-ce que 12 points de PIB suffisent pour nos retraites ? ». Je répondrais à cette personne que 15 serait mieux, c’est sûr, mais que les 3 points d’écarts ne peuvent pas venir de prélèvements supplémentaires. On rebascule alors sur l’éternel problème des dépenses de l’Etat : si celui-ci réduit de 3 points de PIB ses dépenses d’un côté, alors à fiscalité égale il peut ajouter ces 3 points sur les retraites (sans améliorer notre assiette fiscale malheureusement).

                                                                        La quadrature du cercle. On a beau chercher de tous les côtés, il faut soit améliorer les revenus, soit baisser les dépenses. Comme il est difficilement envisageable d’alourdir encore la fiscalité, l’Etat rationaliser ses dépenses, la première étape sur cette voie étant de voter un budget non déficitaire.


                                                                      • bazma (---.---.198.12) 18 septembre 2006 19:34

                                                                        bravo pour cet article, J espere qu’un jour notre pays reagira et mettra un terme a tout ces privileges. D ailleur la plupart de leur beneficiaires ne se rendent meme compte de leurs avantages. C est pathetique. Ils en veulent encore plus. Bon courage pour les reformes !!!

                                                                        Marc


                                                                        • (---.---.94.25) 18 septembre 2006 20:18

                                                                          Desole mais ces regimes retraite ne sont plus justifie et sont meme choquant. Desole mais quand le corporatisme des syndicats permet de creer des privileges et va a l’encontre du principe de solidarite je dit stop... cette année tout les français vont mettre 2 millards dans la caisse de retraite de la sncf ?

                                                                          Les danseuses de la republique c’est termine

                                                                          c’est comme quand le regime chomage general des salaries a renfloue le regime chomage des intermittents ultra avantageux et ou en plus la fraude etait constante....

                                                                          Il serait temps que les français mettent le nez dans les caisses de retraite et les outils paritaires (assedic, formation pro, etc)qui sont gerer par des syndicats issu du secteur public (a l’abri du chomage) pour constater qu’au non du corporatisme le salarie du privé sert souvent de vache a lait...

                                                                          Comment parle de solidarite quand on sait que les fonctionnaires ne sont pas solidaire en matiere de chomage car non seulement ont peut pas les licencier alors que l’etat est archi endette ou que leurs emplois ne sont plus justifie et ils ne paye pas de cotisation assedic... encore un exemple de solidarite a sens unique....

                                                                          quand on voit que les trois leaders syndicaux cgt, cfdt, fo sont tous issu du public (sncf, hopital, securite sociale) faut que les salaries du privé se reveille leurs interets sont faussement represente.... les regimes speciaux en sont la parfaite illustration.... Tous les français vont payer 2 millards cette année pour la retraite des cheminots... si vous croyez que la cgt, la cfdt et fo defendent vos interets vous revez....Que l’on soit de gauche ou de droite c’est indefendable. La solidarite c’est pas encourager des privileges d’une minorite ultra corporatiste paye par la grande majorite..Minorite qui a put continuer des années grace a une lachete politique de gauche comme de droite....qaui reculent devant une manifestation de cheminaux ou de 1 millions de manifestant... si on est pas capable d’assumer le corporatisme syndical il faut pas etre candidat a la republique.... la representation syndicale en france est un leurre...


                                                                          • Gil (---.---.93.79) 18 septembre 2006 20:30

                                                                            Très bon article, qui a le courage de dire... la vérité !

                                                                            Qu’attendent les politiques pour réformer ? La ruine de la nation ? Quel courage !

                                                                            Pourquoi n’avais-je pas voté Jospin en 2002 ? l’insécurité ? Que nenni ! Il avait tout bonnement remis à plus tard la réforme des retraites, et avait pris quelque mesurette pour faire croire qu’il s’était occupé du truc.

                                                                            Je n’avais pas tort alors de le penser... récemment, on a appris à la radio que Jospin avait reproché à Hollande de lui avoir alors conseillé de revoir le problème... plus tard.

                                                                            On voit aujourd’hui que l’UMP au pouvoir depuis bientôt 5 ans, n’a pas fait mieux... Fillon aura eu lui le courage de soulever le couvercle de la marmite, qu’on aura à l’UMP, tôt eu fait de lui faire refermer. J’entendais ce matin Chirac sur Europe1, s’empresser de renvoyer cette urgente question à... 2008. On aura bien compris que les élections approchent et qu’il ne faut fâcher personne.

                                                                            On est bien mal placé au moins dans ce domaine de critiquer nos partenaires européens : eux au moins, pour la plupart, on le courage de regarder le problème en face pour essayer de rendre la pillule moins douloureuse. Il faut croire qu’en France, on ne réagira qu’après la ruine du pays, en se renvoyant la balle comme d’habitude.


                                                                            • (---.---.128.253) 18 septembre 2006 20:51

                                                                              Imaginez les jeunes aujourd’hui :

                                                                              - Les jeunes vont travailler plus longtemps que leurs ainés. le jeune perd donc.

                                                                              - Les jeunes vont cotiser plus et leurs salaires n’en seront que davantage amputés. Le jeune perd donc.

                                                                              - Le pouvoir d’achat semble aujourd’hui diminuer compte tenu des obligations matérielles contemporaines. Le jeune perd donc.

                                                                              - Un niveau de chômage élevé l’oblige à réviser à la baisse ses prétentions salariales à la sortie du système scolaire. Le jeune perd donc.

                                                                              - Les jeunes ont du mal à devenir propriétaire et les loyers sont chers > en général les propriétaires sont leurs ainés, et notamment beaucoup de retraités qui ont investi quand les prix de l’immobilier étaient bas. Le jeune perd donc.

                                                                              - Le marché du travail (et le système scolaire) sont tels aujourd’hui que la venue sur le marché du travail des jeunes est repoussée jusqu’à très tard (combien de Tanguy ?). Autant d’années d’investissement qui sont parfois des bombes à retardement si on change les règles par la suite en leur demandant de travailler plus longtemps. Plus longtemps + plus longtemps = aucune retraite. Le jeune perd donc.

                                                                              - Sans parler des ridicules fautes politiques du genre : on supprime la Pentecôté, un jour férié pour la solidarité avec nos ainés...(rien que ça me dégoute à jamais de voter UMP tout homme confondu, car SI on aime bien UNE personne (Sarkozy par exemple), il ne faut jamais perdre de vue qu’il ne gouvernera jamais seul, et que l’équipe qui sera mise en place au pouvoir sera grosso modo ceux qui le sont actuellement puisqu’ils appartiennent à la même faction politique !)

                                                                              LE PROBLEME PRINCIPAL EST DONC LE CHANGEMENT DES REGLES DU SYSTEME POUR LES JEUNES. LE JEUNE OFFRE A SES AINES SE QUE LUI N’AURA JAMAIS. IL COTISE POUR UNE RETRAITE QU’IL NE CONNAITRA PAS. ET CELA LUI FAIT PEUR... CAR...

                                                                              A QUOI BON !!!

                                                                              AUTANT PRONER LA RUPTURE GENERATIONNELLE.

                                                                              Autrement dit :

                                                                              SI JE NE SUIS PAS SUR DE CONNAITRE LES AVANTAGES DES RETRAITES ACTUELS POURQUOI CONTINUERAIS-JE A PAYER POUR EUX ?

                                                                              Dans ce cas comment ne pas les comprendre ? Comment ne pas croire qu’ils sont capables de se révolter puisqu’ils n’ont RIEN à perdre ?

                                                                              On leur offre une retraite à 70 ans, mais, même si l’espérance de vie augmente, encore faut-il regarder l’espérance de capacité active... Nos politiques sont-ils aussi naïfs au point de nous faire croire que l’on sera davantage en bonne santé et « actif » en travaillant plus...

                                                                              Nous jeunes, peut-être aura t’on la chance d’aller en chaise roulante aux Canaries alimentés par des médicaments qui nous tiennent en vie après une dure vie de labeur.

                                                                              Ou alors bougeons-nous... et sauvegardons ce que nous gagnons. Nous n’avons pas à payer pour nos vieux, qui ont gagné plus, qui sont en général propriétaires, qui ont une belle retraite depuis longtemps, qui ont travaillé moins...

                                                                              Ou alors qu’ils nous GARANTISSENT la même chose !

                                                                              ZB


                                                                              • (---.---.94.25) 18 septembre 2006 21:11

                                                                                Autre utopie sur les retraites celle des demographes... ils essayent de nous faire croire que l’immigration paye les retraites... en periode de plein emploi oui... mais la france n’est plus en plein emploi depuis 1965 les chiffres parlent d’eux memes. Car un retraite et un chomeur c’est pareil c’est un cout pour les actifs qui travaillent. Les chiffres parlent d’eux memes.

                                                                                - > 1967 - 250 000 chomeurs
                                                                                - > 1971 - 1 000 000 chomeurs
                                                                                - > 1980 - 1 500 000 chomeurs
                                                                                - > 1983 - 2 200 000 chomeurs
                                                                                - > 1987 - 2 650 000 chomeurs
                                                                                - > 1993 - 3 000 000 chomeurs
                                                                                - > 1994 - 3 300 000 chomeurs
                                                                                - > 1997 - 2 950 000 chomeurs
                                                                                - > 2001 - 2 329 000 chomeurs

                                                                                - > 1 000 000 RMI
                                                                                - > 2 329 000 chomeurs

                                                                                Si on a besoin d’une immigration tres selective sur des emplois de medecin ou d’infirmiere... l’immigration depuis 1965 n’est plus justifie depuis 1967 en france... car un retraite c’est comme un chomeur... c’est une charge pour la collectivite...

                                                                                En plus de cela ce desequilibre du marche du travail entraine une politique de bas salaire (2 500 000 smicards soit 18 % des salaries) et encourage le travail au noir.

                                                                                C’est pas en ayant un marche du travail aussi desequilibre notamment par les flux migratoire que l’on ameliorera la situation economique de la france... et celle des retraites. La diminution de l’offre de travailleur par le depart des immigres n’a jamais etait tente dans notres pays au profit du patronnat bien sur et des syndicats utopistes non representatif.


                                                                                • Stephane Klein (---.---.113.119) 18 septembre 2006 21:15

                                                                                  Un tres bon article, qu’on aurait pu deja ecrire en 2003 mais qui n’aurait eu aucun echo...

                                                                                  Les consciences se reveillent et c’est tres bien.

                                                                                  L’article et ses commentaires m’inspirent un certain nombre de remarques :

                                                                                  1/ Parmi les regimes speciaux, il faut compter celui de Banque de France, dont le travaille y est particulierement penible, c’est bien connu.

                                                                                  2/ Lorsque les pro-status quo evoquent les fonctionnaires, ils nous parlent de pompiers et de policiers comme s’ils etaient un nombre important.... j’aimerais qu’on parle plutot des administratifs des ministeres et prefectures, elle est ou leur penibilite ?

                                                                                  3/ Le fait d’exprimer la limite de retraite de notre systeme en nombre d’annee et non en age est deja une avancee sociale, dans la majorite des autres pays c’est la retraite a 65 ou a 67 ans.... imaginez le maçon, le boulanger qui a commence a travailler a 14-15 ans, que touchera-t-il de sa retraite ?

                                                                                  4/ nous travaillerons tous 45 ans (du moins les ’jeunes’ comme moi) ou le systeme de retraite s’ecroulera, mieux se faire tout de suite a cette idee, ca nous evitera des invectives steriles.


                                                                                  • (---.---.77.45) 18 septembre 2006 22:14

                                                                                    Que cherchez-vous vraiment en tentant de dresser les salariés les uns contre les autres ?

                                                                                    N’y a-t-il pas des inégalités plus choquantes ? Ne voyez-vous pas ces mendiants dans les rues quand explosent les profits des sociétés du CAC40 (et ne parlons pas des salaires des ministres augmentés de 80 %- pour éviter que ces bonnes âmes ne détournent les fonds secrets à leur profit) ? Et vous trouvez que les lambeaux de l’Etat-Providence c’est encore trop ?

                                                                                    Faut-il que votre cause soit bien difficile à défendre pour que vous asséniez des contre vérités.

                                                                                    « nos fonctionnaires ne cotisent pas pour leur retraite ! »

                                                                                    Faux ! Avez-vous déjà vu la feuille de paie d’un fonctionnaire ? Mais comme les retraites sont intégrées au budget de l’Etat, c’est une pure opération comptable. Direz-vous d’un salarié hébergé par son employeur qui lui prélève le loyer à la source, qu’il ne paie pas de loyer ?

                                                                                    Vous enfermez le débat sur le déficit des comptes sociaux en évoquant trois remèdes : "augmenter le montant des cotisations...

                                                                                    "baisser le montant des droits à la retraite...

                                                                                    « rallonger la durée du travail avant retraite... »

                                                                                    Vous en oublier un quatrième : récupérer les exonérations de charges qui plombent les comptes des organismes sociaux, sans vraiment créer d’emplois (voir les différents rapports officiels sur le sujet).

                                                                                    Ce genre d’article est dans la veine de toutes les tartufferies déversées par les grands médias qui militent pour le dynamitage des régimes de retraites, au nom d’une prétendue justice ?

                                                                                    Et si on reparlait des privilèges des journalistes... ? Je parle des stars des JT. Car les autres ils sont comme la plupart des salariés de ce pays : ils galèrent.


                                                                                    • (---.---.185.253) 19 septembre 2006 11:19

                                                                                      Vous oubliez les privileges des gagnants du Loto aussi. Les inegalites que vous citez sont ceux d’une minorite ( 100 gros pdg et ministres) et ne representent qu’un budget limite. Le probleme est celui de la retraite de plus de 1.000.000 de fonctionaires.


                                                                                    • Forest Ent Forest Ent 18 septembre 2006 22:46

                                                                                      Il a un privilège encore plus « scandaleux » dont vous ne parlez pas ici. Certains militaires peuvent partir à la retraite dès 40 ans : sous-mariniers, pilotes d’aéronefs, etc ... Encore plus scandaleux : ils peuvent cumuler cette retraite avec un salaire privé. Pourquoi un pilote de ligne devrait-il travailler deux fois plus longtemps qu’un pilote de rafale ??? Il est urgent de mettre un terme à cette dérive qui menace l’avenir de nos enfants.

                                                                                      Plus sérieusement, je ne sais même pas par quel bout prendre ce thread tant il tire au hasard tous azimuts. Il y a des bouts de vérité : énorme risque démographique sur l’ensemble des retraites, et nécessité d’aligner progressivement l’ensemble des régimes. Mais ils sont noyés dans un fatras idéologique insinuant en gros que les fonctionnaires sont des privilégiés.

                                                                                      Alors juste une critique et une remarque.

                                                                                      La critique : il aurait été nécessaire et suffisant d’évaluer l’impact sur les comptes de la nation des différences de système. Toutes ces affirmations non chiffrées sont peu convaincantes.

                                                                                      La remarque : non seulement aucun gouvernement de droite ne résoud de problème, mais en plus ils ont tendance à aggraver. Extrait :

                                                                                      « le statut d’entreprise cotée en bourse d’EDF et GDF a rendu ces négociations nécessaires (...) mais les »soldes de tout compte« versés par EDF à la CNAV ne correspondent pas à la réalité des coûts à venir »

                                                                                      Autrement dit, comme celle des autoroutes, les privatisations d’EdF et GdF sont ou seront bradées. Mais qui les a faites ? Et pourquoi ? Pas « Fabulius ». Sarcome. De Kaposi. Qui avait promis le contraire. C’est vrai qu’un contrat peut être rompu, même deux ans après.


                                                                                      • JDCh JDCh 19 septembre 2006 10:05

                                                                                        Forest,

                                                                                        j’aime bien vos commentaires qui appellent quelques remarques :

                                                                                        1/ je n’insinue pas que les fonctionnaires sont des privilégiés, je ne fais qu’expliciter l’inéquité du système. Je rappelle en fin de « post » que le principal enjeu est générationnel (jeunes/vieux et non public/privé).

                                                                                        2/ j’égratigne (ou plus) très souvent notre droite gaulliste, jacobine et souvent pathétique dans son attitude électoraliste (notre Président étant le plus brillant exemple du lot).

                                                                                        3/ plus technique sur EDF/GDF, votre affirmation de « bradage » est fausse. Au contraire, on déleste EDF et GDF du fardeau des retraites spéciales en le transférant vers le régime général des salariés du privé qui vont payer en lieu et place de l’entreprise. La manipulation permet au contraire de « sur-valoriser » EDF et GDF.

                                                                                        A vous lire


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                                                                                        J’aime bien controverser avec vous. Nous avons des idées assez opposées, mais c’est le charme de l’agora, et nous pouvons nous rejoindre sur certains points.

                                                                                        « sur EDF/GDF, votre affirmation de »bradage« est fausse. Au contraire, on déleste EDF et GDF du fardeau des retraites spéciales en le transférant vers le régime général des salariés du privé. La manipulation permet au contraire de »sur-valoriser« EDF et GDF. »

                                                                                        Ben non. Supposons qu’il s’agisse d’un engagement d’un euro par an. Pour l’état, la reprise coûte 25 euros. Par contre, le prix de vente ne serait amélioré que de 14 euros, valeur moyenne du marché pour un actionnaire. C’est la différence entre un taux d’actualisation à la Lebègue et un PER boursier.

                                                                                        « j’égratigne (ou plus) très souvent notre droite gaulliste, jacobine et souvent pathétique dans son attitude électoraliste (notre Président étant le plus brillant exemple du lot). »

                                                                                        J’en conviens volontiers. Mais si vous espériez Sarcome différent, vous n’êtes pas au bout de vos déceptions.

                                                                                        « je n’insinue pas que les fonctionnaires sont des privilégiés, je ne fais qu’expliciter l’inéquité du système. Je rappelle en fin de »post« que le principal enjeu est générationnel (jeunes/vieux et non public/privé). »

                                                                                        Oui et non. Nous avons un vrai problème démographique, et il est grave, mais il ne peut se résoudre que dans le calme et le consensus.

                                                                                        Sur le fond, je ne conteste pas la nécessité d’aligner progressivement l’ensemble des régimes. Mais on ne le fera pas en disant que les fonctionnaires jouissent d’avantages exorbitants. Ce sont les contreparties contractuelles d’inconvénients qu’ils ont reçus par ailleurs. On ne le fera qu’en leur demandant gentiment un sacrifice au nom de leurs enfants.

                                                                                        Plus généralement, c’est facile de manager le privé : on peut toujours menacer de virer. Manager l’état est plus difficile. Tous les états ont besoin de fonctionnaires, et on ne les fait pas travailler en les traitant de nantis, flemmards et incompétents. Il faut un minimum de respect.


                                                                                      • (---.---.16.25) 19 septembre 2006 14:59

                                                                                        Sur les retraites EDF et la « valeur » de l’entreprise, JDCh a effectivement raison : débarasser EDF de son problème de retraite pour une somme inférieure au coup de ces retraites si elles étaient restées dans le giron d’EDF permet de présenter à la privatisation une entreprise avec moins de dettes, donc une valeur plus grande. Sans cela, il aurait été plus difficile de caser EDF à ce prix, et l’endettement IFRS d’EDF serait plus élevé (ce qui ne plait pas trop aux actionnaires).

                                                                                        Cela ne présuppose pas que le contribuable soit gagnant dans l’histoire, puisque nous récupérons, au niveau du régime général, une dette plus importante que la compensation qu’EDF a versé. Mais cela rend bien l’action EDF plus attractive.


                                                                                      • Forest Ent Forest Ent 19 septembre 2006 17:37

                                                                                        ... ce qui revient bien à dire que la privatisation nous coûte cher. Non pas parce que l’on aurait pu vendre plus cher au prix du marché, mais parce que l’on a converti une dette d’état en dette privée.

                                                                                        Tiens au fait, pourquoi un engagement d’état est il évalué plus cher qu’un engagement privé ? Parce que l’état est réputé s’intéresser au long terme, et pas un actionnaire. La pratique de la droite, qui est de privatiser les biens et dettes publiques au prix du marché, consiste tout simplement à sacrifier le long terme des citoyens.

                                                                                        Allez vendre une réforme des retraites après ça !


                                                                                      • (---.---.16.25) 20 septembre 2006 00:29

                                                                                        non non non. C’est bien de l’inverse qu’il s’agit.

                                                                                        La dette privée d’EDF (qui devait gérer ses retraites) a été transféré à l’Etat (c’est donc devenu une dette publique).

                                                                                        Du point de vue EDF, l’endettement baisse, donc l’entreprise est plus alléchante, son prix, sa valeur augment. C’est ce que vous expliquais JDCh. Plus clairement, on a débarrassé EDF d’une dette sociale de XX milliards, contre une indemnité de 9 milliards (XX étant supérieur à 9). L’endettement affiché d’EDF a fondu, l’enterprise est plus rentable, elle vaut plus sur le marché.

                                                                                        Par contre, du point de vue du contribuable, une dette privée, propre à EDF, a été refilée au régime général de retraite, moyennant une compensation dont tout le monde reconnait qu’elle n’est pas à la hauteur réelle de la dette. Vous avez donc raison sur le point « ca nous coute de l’argent ».

                                                                                        Mais à partir du moment où la privatisation était certaine, il était aussi certain que nous aurions récupéré à terme cette dette (une entreprise devenue privée qui devrait assumer une dette issue d’un régime purement public ... Vous imaginez bien que le sujet serait revenu sur le tapis). Plutôt que d’attendre, il a été choisi de se « couper un bras » (comme disent les investisseurs) tout de suite plutôt que d’attendre et de risquer de se couper la tête.

                                                                                        Sur la partie technique financière, c’est logique et intelligent. Sur la partie « il ne fallait pas privatiser EDF » ... le débat est permanent. Perso, je ne suis pas choqué par la vente d’une partie du capital d’une entreprise publique. L’énergie étant un bien vital maintenant, l’Etat devrait néanmoins garder la main sur cette ressource. Les réseaux d’eaux nous ont montré qu’un besoin vital n’est pas forcément mieux géré par des entreprises non détenues par l’Etat.


                                                                                      • Forest Ent Forest Ent 20 septembre 2006 12:58

                                                                                        « on a converti une dette d’état en dette privée »

                                                                                        « La dette privée d’EDF (qui devait gérer ses retraites) a été transféré à l’Etat (c’est donc devenu une dette publique) »

                                                                                        J’ai été par trop lapidaire. Les charges futures d’EdF étaient évaluables au taux de la trésorerie de l’état, c’est à dire vers 3,5%. En privatisant EdF, elles deviennent évaluables au PER du marché, voisin de 7%. C’est ce que je voulais dire par « convertir une dette d’état en dette privée ». Quand l’état l’a ensuite reprise, il l’a fait au prix du marché de 7%, alors qu’elle lui coûte en fait 3,5%, c’est à dire le double.

                                                                                        Ce qui est sûr, c’est que le contribuable s’est fait avoir. Comment peut-on demander au citoyen de se serrer la ceinture pour faire face au problème des retraites quand l’état fait tout pour les aggraver, et ce au seul profit des actionnaires ?

                                                                                        Cet article présente les régimes spéciaux, comme celui d’EdF, comme des « gouffres financiers institutionnalisés ». La faute à qui ? Un gouvernement DE DROITE vient d’en DOUBLER le prix au nom du libéralisme.


                                                                                      • Sam (---.---.115.105) 18 septembre 2006 23:26

                                                                                        Les fonctionnaires au ban. C’est le credo, c’est le tempo, c’est la ritournelle à gogos.

                                                                                        Evidemment les moutonniers vont adorer le marronier. Il a travaillé, il faut dire, le bougre.

                                                                                        Beaucoup d’efforts pour enfiler les savates de « Toujours plus ». Non, non pas daté, actualisé. C’est pire.

                                                                                        Il faudrait, ainsi va le verbe communicant commentant les commentaires des grands commentateurs, que la cruche se casse toujours plus, parce cruche qu’elle est, elle n’a pas vu la main qui la secoue.

                                                                                        Pauvre humanité.


                                                                                        • üriniglirimirnaglü (---.---.31.120) 19 septembre 2006 07:22

                                                                                          Au sujet de la préfon :

                                                                                          Aucun intérêt pour 90% des fonctionnaires et agents publics.

                                                                                          Seuls les cadres supérieurs (énarques, ingénieurs des ponts, etc...) y trouvent un intérêt financier.


                                                                                          • Termitor (---.---.109.37) 19 septembre 2006 07:50

                                                                                            la france des privileges, des corporations et aussi de suite, sauf pour les jeunes, sauf pour ceux du prives, sauf pour ceux qui ne sont pas dans une puissante corporations.

                                                                                            Oui il y a des inegalite entres les « corps ».

                                                                                            Mais a entendre les differents dicours ici, ce n’est pas le plus grave, la plupart realise que le systeme s’ecroule est en fin de vie. ca arrivera de toutes facon aussi pour les retraire du public a un momment ou a un autre

                                                                                            Moi je dit merde, je sens que les jeunes, oui les jeunes, vont commencer a mettre toutes leurs ranceurs sur la tables, le jeunes sont bien plus modere que leurs ainées, et bien plus humaniste je pense en general.

                                                                                            Oui il y a une fracture generationnel, dans la competance l’esperance et l’esprits entre cette generation qui a apris a connaitre le monde d’une facon bien differente que la generation baby-boom.

                                                                                            Ce n’est meme plus au vieux d’avant le baby-boom que l’on va s’en prendre, c bien a la generation intermediaire, je peut parfaitement comprendre que les plus de 70ans sont en fort decalage, mais les plus de 50ans sont majoritairement a l’ouest pour notre generation actuelle.

                                                                                            pourtant, je ne crois que l’on n’appelle pas a la violence, ou a a coupe des tetes, NOUS VOULONS UN AUTRE MONDE, D’AUTRE REGLE DU JEU, CELA SUFFIT.

                                                                                            certain oposse liberalisme et dignite, or c’est le capitalisme et le communiste celui qui decide du sort de chacun , que cela soit par le bié a de l’etat (communiste, dit capitalisme d’etat) ou les ENORMES entreprises prives.

                                                                                            chaque humain a le droit a a la dignite et a liberte d’agir dans un monde ou l’homme se rend des service mutelle, ces droits ne peuvent etre limite que par l’interet general, et pas part les ideologies ou le pouvoir du capital.

                                                                                            La rupture oui, mais la rupture qui se prepare n’est pas de la meme nature que ce que l’on nous ressort tous le temps.

                                                                                            La rupture vraiment souhaite, n’a pas encore existe dans l’histoire, elle ne se basse pas dessus, elle va au dela de l’histoire.

                                                                                            Je hais ce monde ou les egoisme se cumule pour faire un monde des plus horrible et pathetique que l’histoire nous a donnée de voir, surtout le cote pathetique.

                                                                                            La ou la plupart des jeunes bonne situation/education ou non, ne savent meme plus ce qu’ils veulent, la ou la plupart des jeunes ne savent meme plus a quoi ils aspirent, tellement ce monde parais repuniant.

                                                                                            Franchement, j’en ai assez des discours des ideologue, meme si cette article vise un « peu » juste.

                                                                                            Je n’aspire pas a de solutions, qui se basse entre les conflics de corporatisme et donc de POUVOIR.

                                                                                            L’argent, l’argent, l’argent encore, voila ce qui se cache derriere le corporatisme et le pouvoir.

                                                                                            UNE SOCIETE CIVILISE, n’est pas une societe de lutte de pouvoir, mais une societe de justice.

                                                                                            Une societe de justice c’est celle qui reconnais les droits fondamentaux des humains, et qui s’organise pour les assurer de facon pleine et legitime.

                                                                                            Le vrai pouvoir devrais etre l’esprit des lois. Le vrai pouvoir ne connais pas les conflit, il les pacifie, le vrai pouvoir rend libre tous les hommes, il rend digne tous les hommes, il rend solidaire tous les hommes, il reconnais l’existence limite des hommes et les ressources limite de la terre, le vrai pouvoir c’est la SAGESSE.

                                                                                            Nous ne sommes pas dans un monde de sagesse. C’est un monde de violence que nous avont derriere nous et maintement.

                                                                                            Comme tout homme, j’attend de la vie plus que la vie, de la societe j’en attend la GRACE. Je veux que la terre soit notre paradis et pas notre enfer. et cela pour tout les hommes, encore une fois « POUR TOUT LES HUMAINS DE CE MONDE »

                                                                                            si l’on en reviens au probleme des fonctionnaires et de leurs privilege, il ne faut pas s’attaque a eux, mais il faut s’attaque a l’ensemble du systeme dans le lequel on vie, la remisse en causse doit etre total, elle ne doit épargnier PERSONNE.

                                                                                            Nous de toutes evidence, aucun partie politique, meme les plus a gauche ne sont dans cette optiques.

                                                                                            La lois dans une societe civilisée , c’est l’ultime moyen de tranformer la violence en non violence, la lois c’est le signe de l’humanite et pas de l’homme.

                                                                                            Je suis un animal pensant qui tent a vouloir depasse mon statut d’animal pensant, je veux voir de mon vivant avec vous tous, VOUS TOUS, la naissance de cette veritable humanite a venir, celle qui depasse l’histoire, celle qui depasse sa propre constitution d’animal.

                                                                                            l’homme pour devenir l’homme devras depasse l’homme. et devenir enfin l’humain, le vrai genre humain.

                                                                                            VIVE LA CONNAISANCE LIBRE, VIVE LA COLLECTIVITE DES BIEN COMMUNS DE LA TERRE MERE, VIVE LE DROIT A LA DIFFERENCE, VIVE LE DROIT A L’EXCELLENCE, VIVE LA SOLIDARITE ENTRE LES HOMMES, VIVE L’HUMANITE.

                                                                                            Ps : je n’accepte pas de donner de la liberte contre de la dignite et vice versa. JE PREND LE TOUS. ET CHACUN DE NOUS DEVRAIS EN FAIRE AUTANT.

                                                                                            seb de metz alias termitor


                                                                                            • (---.---.252.42) 19 septembre 2006 09:49

                                                                                              ben, en clair, vous croyez ou plutôt vous auriez voulu rester au pays des contes de fées ? smiley

                                                                                              bienvenu dans la réalité, croire que ceux qui détiennent le pouvoir et l’argent ou l’argent et le pouvoir vont le lâcher par philantropisme c’est la plus cruelle et la pire des utopies


                                                                                            • Fred (---.---.155.75) 19 septembre 2006 11:18

                                                                                              C’est beau de rever malheureusement l’utopie ca n’a jamais fait vivre. Quand on a rien, on peut toujours demander aux autres de partager mais des que l’on commence a acquerir des richesses on ne cherche plus a partager (il n’y a qu’a voir la repartition des socialistes par categorie d’age).

                                                                                              Sur le debat actuel, bizarre comme les fonctionnaires, generalement socialistes, qui pronent la solidarite a chaque manifestation ne se sentent pas du tout solidaires envers les gens du prive et veulent conserver ces avantages.


                                                                                            • (---.---.21.80) 19 septembre 2006 08:51

                                                                                              si tu es jeune :

                                                                                              1. Arrete de te laisser demoraliser ... arrete de fumer du shit .... bosse tes cours,non de Dieu, pour choper un diplome !!!

                                                                                              2. laisse tomber la langue francaise...apprends l’ anglais !!

                                                                                              3. une fois ton diplome en poche....casse toi et Vite, ET fait un bon de 50 ans en avant en t’expatriant et capitalise, bienvenu en 2006. Ca fait un bien fou de vivre avec son temps.

                                                                                              4.Profite de la France en vacances....C’est un merveilleux pays.

                                                                                              Je sais ca n’apporte rien au debat, mais je suis attriste de voir tant de jeune motive se faire pourrir par ce systeme francais.


                                                                                              • Gasty (---.---.169.137) 19 septembre 2006 08:54

                                                                                                A lire certains commentaires haineux , j’en arrive à la conclusion que le privé est un exclave et le fonctionnaire un privilégié.

                                                                                                Tous unis, mais..... ? à quoi ?


                                                                                                • vigie 19 septembre 2006 09:26

                                                                                                  Voilà notre chantre de l’ultra libéralisme de retour, cette fois-ci il s’attaque aux régimes spéciaux, en bon serviteur zélé du système, il préfère aligner tous les francais vers le bas, plutôt que de chercher une amélioration pour tous. Ce n’est quand même pas la faute des employés d’Edf Gdf, la Sncf, Ratp, la poste, etc. si l’état en gestionnaire imprévoyant n’a pas provisionner le montant des retraites de ses fonctionnaires.

                                                                                                  Ce cher M. Fillon qui souhaite tant une réforme rapide des régimes spéciaux, souhaite t’il aussi ardemment que l’on réforme son régime spécial de retraite, ou les réformes sont t’elles bonne pour les autres seulement...

                                                                                                  Petit rappel : (d’opportunisme)

                                                                                                  LA VERITE SUR LES PRIVILEGES DE NOS PARLEMENTAIRES

                                                                                                  (JOURNAL « Marianne » - 27 janvier 2003)

                                                                                                  Alain Juppé et Laurent Fabius ne sont pas les deux seuls retraités à jouir d’un traitement de faveur. Les parlementaires, ô anomalie républicaine, disposent eux aussi d’un régime de pension un peu trop profitable. A l’aube de la douloureuse réforme des retraites, ce privilège pourrait bien ne pas résister à une nouvelle nuit du 4 août. Philippe de Villiers, qui a humé ce vent abolitionniste, devait déposer, ce lundi, une proposition de loi « demandant l’alignement du régime de retraite des parlementaires sur celui des Français les moins favorisés : les salariés du privé ».

                                                                                                  Ce n’est pas la philanthropie qui guide le président du Mouvement pour la France. « Je fais cela pour les emmerder. Tous. A commencer par Juppé, qui aurait dû - c’eût été moins nocif - prendre sa retraite de la politique ! ». Pour être opportuniste, l’initiative promet, à coup sûr, de faire bouillir le Palais Bourbon. Les députés y sont, en effet, assez largement arc-boutés sur leurs avantages acquis. Et ils sont nombreux. Dans la plus grande discrétion, nos élus jouissent de « privilégiatures » - le mot est de deVilliers - qui en font des donneurs de leçons peu légitimes. A fortiori quand ils prétendent faire accepter aux Français, au nom de l’égalité républicaine, l’allongement de la durée de cotisation, l’harmonisation de la durée de cotisation, l’harmonisation des secteurs privé et public et l’abrogation des régimes spéciaux.

                                                                                                  Un élu du peuple devrait être exemplaire. Les parlementaires le sont dans le mauvais sens. Quoique calqué, dans ses grandes lignes, sur celui de la fonction publique - 37,5 annuités de cotisation-, leur régime de retraite recèle un privilège d’envergure : l’obligation, pour un député, ou la faculté, pour un sénateur, de cotiser doublement pendant les 15 premières années de mandat. Il leur en coûte, certes, près de 20% de leurs indemnités (850 E par mois pour un sénateur, 1.100 E pour un député. Mais, rapportées au gain rondelet, les sommes cotisées paraissent modiques. « Quand je suis arrivé, explique Jean-Christophe Lagarde, député-maire U.D.F. de Drancy, on m’a expliqué que je toucherai 1.500 E mensuels de retraite après un mandat - 5 ans de cotisation-, puis le double après le second ». Vrai. Et le système va ainsi crescendo jusqu’au plafond : après 22,5 années de cotisations, un député empoche le jackpot : près de 6.000 E mensuels.

                                                                                                  Au sénat, la trajectoire pécuniaire est assez similaire, quoique moins exponentielle (le mandat dure 9 ans.

                                                                                                  Après un mandat cotisé double, l’élu percevra une pension de 2.800 E, puis 5.000 E après le deuxième...

                                                                                                  Jusqu’à 5.900 E après le troisième mandat. L’ouverture du droit à pension, en outre, compte parmi les plus précoces : 55 ans pour un député ; 53 ans pour un sénateur. L’un et l’autre peuvent, ultime dérogation, cumuler d’abord leur indemnité, puis leur retraite de parlementaire avec toute autre rémunération ou pension. Seul est proscrit le cumul des retraites de député, de sénateur et de conseiller économique et social. Voilà qui, mi-boutt à bout, permet de mieux comprendre pourquoi les ministres issus de l’Assemblée ou du sénat se sont, cet été, battus - avec succès - pour continuer de cotiser à ce très profitable régime de retraite, assez largement embrumés.

                                                                                                  A preuve : sur la vingtaine d’élus interrogés, moins de la moitié en a percé sinon les mystères, du moins les principes fondamentaux. « C’est de la pure capitalisation », croit savoir Maurice Leroy, député U.D.F. de Loir-et-Cher, à l’instar de Jean-Marie Le Guen, son confrère P.S. de Paris.

                                                                                                  Pour un peu, cette ignorance pourrait être cocasse. Elle est surtout inquiétante. Crée en 1904, la Caisse de pensions des députés, autonome - en vertu de la sacro-sainte séparation des pouvoirs, est alimentée par une cotisation des élus et abondée par l’Etat, via une subvention inscrite au budget de l’Assemblée. Point de réserves, donc, mais une pure répartition. A ne pas confondre, il est vrai, avec la Caisse de retraite des sénateurs, système mixte qui a tout d’un fonds de pension à cotisations et prestations définies. Explication : depuis sa création en 1905, cette réserve sénatoriale, aujourd’hui dotée de plus de 500 millions d’euros, s’est maintenue, tandis que l’Assemblée, sous la houlette de Philippe Seguin, a choisi de reverser sa « cagnotte » à l’Etat au milieu des années 90.

                                                                                                  Retraités et cumulards.

                                                                                                  « La retraite est loin », plaident-ils en choeur, pour excuser les lacunes abyssales qu’ils ont sur leur propre système. Privilégiés et conscients de l’être, tous préfèrent n’en point trop parler. Le centriste Bernard Bosson y consent, qui ne résiste pas au plaisir de stigmatiser les riches cumulards.

                                                                                                  « Ne faisons pas de l’antiparlementarisme, mais soyons les premiers à dénoncer le cumul, avant que la lucidité des journalistes ne le perce à jour », plaide le député maire U.D.F. d’Annecy. Le socialiste Henri Emmanuelli relève, un rien perfide : « Chirac, lui, touche, outre son traitement de président, sa retraite de parlementaire et celle de fonctionnaire. Ça, c’est inadmissible ! ». Le député P.S. des Landes n’est pas fonctionnaire...

                                                                                                  D’autres élus préfèrent se draper dans la mauvaise foi. « Je ne vois pas en quoi le régime est spécial, prétend Henri Weber, sénateur P.S. de Seine-Maritime. Le droit à la double cotisation n’est que la juste compensation offerte à qui est assis sur un siège éjectable ». Et d’asséner : « Il y a plus urgent que cette réforme ! ». Complicité de caste, Philippe Marini, sénateur U.M.P. - R.P.R. de l’Oise, surenchérit dans la défense des droits acquis. « Ce système date de la IIIème République : il préexistait au régime général. Il a fait la preuve de son efficacité sur la durée ».

                                                                                                  Voire. Marini, lui, c’est sûr, fait la preuve de son libéralisme légitimiste. Surtout quand il ajoute : « L’ancien doyen Geoffroy de Montalembert, mort en fonction à 94 ans, a cotisé 47 ans durant sans toucher, jamais, un sou de retraite. » Le cas est unique. Qu’importe. Marini conclut, radical : « Il n’y a aucune raison d’aligner notre régime sur celui de l’agent S.N.C.F. de base ! Soit on estime qu’il faut des parlementaires et on les traite correctement, soit on se résout à n’en plus avoir ». Tous ces privilégiés raisonnent à l’identique. Et le socialiste Le Guen de couronner l’argumentaire : « Nous, nous n’avons le droit ni aux Assedic ni aux primes de licenciement... » Tout juste omet-il de mentionner le pécule dont est assortie la fin de mandat des députés remerciés : six fois l’indemnité parlementaire de base.

                                                                                                  Bosson, lui, tente de jouer la carte de la mesure : « Qu’il y ait un régime spécial, c’est normal. Poincaré, qui fut président de la République, est mort avec l’aide sociale. Veut-on des hommes libres ou des pauvres types aux ordres, de peur de n’être pas réélus ? ». Le même a toutefois le courage de reconnaître : « Bénéficiaire d’un régime dérogatoire, je ne me sens pas bien dans mes godasses pour trancher le débat sur les retraites pour tous les Français. Or ce devrait être le rôle d’un parlementaire ».

                                                                                                  Il n’ira pas plus loin. Lucien Degauchy, député U.M.P. de base, et de l’Oise, ne craint pas, lui, de franchir le pas, fût-ce seulement en paroles : « Je suis pour une uniformisation des régimes : pourquoi ne pas permettre aux autres de cotiser double ? ». Plus réfléchi, François Goulard, député U.M.P. - D.L. du Morbihan, confesse : « C’est le régime dérogatoire d’une nomenklatura. Une anomalie ». Le député prône... « un alignement sur le régime général des salariés ». Sans grande illusion sur sa chance d’entraîner les parlementaires jusqu’à l’autel du sacrifice.

                                                                                                  « Rien d’étonnant à ce que notre régime soit favorable : C’est nous-mêmes qui le faisons » rappelle avec bon sens Yvette Roudy, députée P.S. du Calvados à la retraite. André Santini, député U.D.F. des Hauts-de-Seine, ne dit pas autre chose : « Je vais être très vigilant... à ce que rien ne change ! »...

                                                                                                  Pourtant, en France, un député dénonce le statut protecteur dont bénéficie le parlementaire en matière de retraite. Philippe de Villiers, député (UMP) de Vendée, n’y va pas par quatre chemins : au début de l’année, il a déposé une proposition de loi visant à aligner les retraites des parlementaires sur celles du secteur privé. Autrement dit : pour pouvoir bénéficier d’une pension à taux plein, le parlementaire devrait avoir cotisé pendant cent soixante trimestres. Soit quarante ans.

                                                                                                  Rendue publique au moment même où le gouvernement s’interrogeait sur l’avenir des retraites, l’initiative du trublion de la majorité révélant urbi et orbi les privilèges des parlementaires a fortement irrité. Et encore, le mot est faible. « Arrête tes conneries ! » a même lancé un ministre à l’intention de Philippe de Villiers. Même écho du côté de certains de ses collègues : écoutons Philippe Marini, sénateur maire (UMP) de Compiègne et rapporteur général de la commission des Finances de la Haute assemblée : « M. de Villiers a souvent montré d’excellentes qualités, mais, là, il est excessif. Il recherche trop les symboles. » Et le sénateur d’« exécuter » Philippe de Villiers : « Pour tout dire, sa proposition est absurde. »

                                                                                                  « La vie et le sort d’un parlementaire ne feront pas pleurer Margot », dit joliment Raymond Fourni, ex-président de l’Assemblée nationale (2000-2002), battu aux élections législatives de 2002 après vingt ans de mandat. L’ancien député (PS) de Belfort admet volontiers être un privilégié. Après sa défaite, il a liquidé sa pension - il touche environ 5 000 euros par mois - s’est réinscrit au barreau de Paris comme avocat et espère bien se voir confier de beaux dossiers d’arbitrage et de médiation. Aujourd’hui, grâce au prestige et à l’aura que lui confère son statut d’ex-quatrième personnage de l’Etat, on l’invite, on le sollicite pour donner des conférences à l’étranger. Tout récemment, il vient de se rendre en Amérique latine.

                                                                                                  Décidément, la République sait se montrer bonne fille avec ses serviteurs. C’est ainsi qu’en sa qualité d’ancien président de l’Assemblée Raymond Forni bénéficie, à vie, d’un bureau au Palais-Bourbon et d’une voiture avec chauffeur. Un privilège auquel a droit l’un de ses prédécesseurs au perchoir, lui aussi retraité de la vie politique, Philippe Séguin. L’ancien député maire d’Epinal a réintégré son corps d’origine, la Cour des comptes, en qualité de conseiller maître. Une situation qui lui permet de cumuler sa retraite de député avec son traitement de fonctionnaire. C’est le chemin inverse que viennent de prendre Laurent Fabius et Alain Juppé, toujours saisis, eux, par le virus de la chose publique. Tous deux ont liquidé leur pension de fonctionnaire, qu’ils cumulent désormais avec leur indemnité de parlementaire. Depuis le 21 août 1996, l’« ex-plus jeune Premier ministre de la France » bénéficie de ses droits à pension du Conseil d’Etat, soit environ 2 500 euros par mois. Un revenu qui s’ajoute à son indemnité de membre de l’Assemblée nationale, où il siège depuis 1978.

                                                                                                  Alain Juppé l’a imité en novembre 2002, en prenant sa retraite de l’Inspection des finances. Rien à dire : il a cotisé plus de trente-sept ans et demi - exactement trente-huit ans et trois mois. Aussi, à ce titre, Alain Juppé devrait toucher une pension mensuelle de 3 614 euros. Si l’on ajoute ses indemnités perçues comme parlementaire, maire de Bordeaux et président de la communauté urbaine, plafonnées, depuis une loi organique du 25 février 1992, à 7 608 euros, soit une fois et demie le montant de base de l’indemnité de député, l’ancien Premier ministre perçoit plus de 11 000 euros par mois. Imposables, évidemment.

                                                                                                  Henry Emmanuelli député Ps, ancien ministre du budget, ne disait pas autre chose dans la tribune du 18 septembre je cite : « on remet en cause tous les privilèges et tous les corporatismes de ce pays, et je suis d’accord. Mais alors, tout le monde y passe ! », a- t-il lancé, tout en ouvrant la porte a une harmonisation dans le temps "

                                                                                                  La seule chose ou je suis un temps soi peu d’accord avec vous c’est la maîtrise de la dette publique de l’état.

                                                                                                  Petit rappel : (pour ceux qui seraient atteint de cécité mentale )

                                                                                                  Pendant les années MitterRand, la dette de la France est passée de 100milliards d’euros a 500 milliards d’euros (multiplié par 5 en 14 ans, soit plus de 400 milliards.

                                                                                                  Au cours des 10 premières années du mandat de Chirac, la dette s’est alourdie de 600 milliards d’euros supplémentaires pour atteindre le chiffre de 1,100 milliards d’euros aujourd’hui. Même si l’on ne tient pas compte de la période de cohabitation durant laquelle Chirac n’a pas eu la conduite des choix politiques, nous observons que l’endettement s’est fortement accéléré pendant les deux années (95-97) du gouvernement Juppé puis de nouveau dés l’arrivée, en 2002,de Jean-Pierre raffarin.

                                                                                                  Pour comparaison, même si cela peut sembler hasardeux ,la dette publique des États-Unis qui s’élève à un peu plus de 8,200 milliards de dollars (6,600 milliards d’euros) et 6 fois plus importante que la notre pour seulement 5 fois notre population. Les 1,100 milliards d’euros de dette de la France représente 64% de notre PIB, alors que la dette américaine s’élève à 72% de leur PIB. L’Italie 110% et le japon 120 %.

                                                                                                  Tous les gouvernements successifs sont responsables de cet état des lieux, aussi l’imputer à une seule famille politique serait non seulement abusif et idéologiquement faux. Le poids du service de la dette entraîne une raréfaction de l’argent public dans de nombreux domaines stratégiques, éducation, grands travaux, santé etc. cette raréfaction a pour effet de décentraliser les dépenses et l’endettement vers les collectivités locales. Elle exacerbe les corporatismes et les revendications des différents groupes d’intérêts, mettant en danger le tissu social de notre société.

                                                                                                  Réduire la dette publique, tout en maintenant un taux de croissance qui protégerait l’emploi, relève plus de l’escroquerie que des réalités économiques.

                                                                                                  Je vous ai moins entendu quand il s’agissait de dénoncer les magouilles de votre ami francois pinault dans l’affaire exécutive life, qui a quand même coûté à l’état la bagatelle de 600 millions de dollars pour se sortir de ce guêpier. Alors ,bon chaqu’un a la sensibilité qu’il mérite, ou de ses revenus. Mais a part vouloir dresser les francais les uns contre les autres, je dois vous reconnaitre une grande qualité jdch ,c’est que, comme joueur de pipeau vous vous posez-la ! .


                                                                                                  • ZEN zen 19 septembre 2006 09:57

                                                                                                    @Vigie

                                                                                                    « Henry Emmanuelli député Ps, ancien ministre du budget, ne disait pas autre chose dans la tribune du 18 septembre je cite : » on remet en cause tous les privilèges et tous les corporatismes de ce pays, et je suis d’accord. Mais alors, tout le monde y passe ! « , a- t-il lancé, tout en ouvrant la porte a une harmonisation dans le temps »

                                                                                                    Merci pour ces informations ou ces rappels de pur bon sens !


                                                                                                  • (---.---.155.248) 19 septembre 2006 10:10

                                                                                                    Bonjour, c’est Yves.

                                                                                                    Alors là, je vois mal le rapport avec le schmilblick. Je rappelle que le sujet de l’article n’est pas la retraite ou les privilèges des députés ou autres ministres. On ne peut pas dire que recopier un article de Marianne soit un commentaire. À la limite, un lien aurait suffit, surtout pour un hors sujet. D’autre part, comme il est peu probable que Fillon vienne lire Agora, autant lui écrire chez lui pour le joindre.

                                                                                                    C’était Yves.


                                                                                                  • Kazar (---.---.51.26) 19 septembre 2006 10:11

                                                                                                    Excellentte Vigie, qui cite Marianne, un journal vraiment très objectif. Quand à la « cécité mentale » dont parle cette chère Vigie, il me semble qu’elle peut parfaitement a revendiquer pour elle puisqu’elle refuse de voir les chiffres qui sont clairs : en ajoutant 800 milliards € pour les retraites, le déficit budgétaire est proche de 2.000 milliards et non de 1.100 milliards, et encore c’est sans tenir compte des dettes comme celle de la CADES (plus de 100 milliards) et d’autres organismes comme RFF. La solution pour tous nos braves collectivistes : taxer le capital, les salauds de « riches » (pour eux, les riches, c’est ceux qui ont juste plus qu’eux, ça simplifie), sans penser que ça ne fonctionne plus comme ça et que ça fait justement fuir entrepreneurs et capitaux (sans compter l’évasion fiscale légale dont rèvent tous les français dès qu’ils commencent à payer de l’impôt).


                                                                                                  • (---.---.252.42) 19 septembre 2006 11:07

                                                                                                    COLOSSAL smiley


                                                                                                  • (---.---.252.42) 19 septembre 2006 11:09

                                                                                                    c’était à Vigie que s’adressait le « colossal »


                                                                                                  • (---.---.252.42) 19 septembre 2006 11:19

                                                                                                    non ce n’est pas un rappel inutile puisqu’il y en a comme moi qui ignorait tout ces détails ; on ne peut pas avoir tout lu , ni tout entendu et des rappels d’informations comme celui ci sont très utiles.

                                                                                                    cette intervention est bien dans la ligne de l’article puisque l’on parle des retraites, des remises à plats nécessaires, et dans la foulée de tous les « avantages »

                                                                                                    je rigole douce et méchamment quand je pense à 1789 qui prétendait abolir les « privilèges » des nobles....


                                                                                                  • Sam (---.---.140.229) 19 septembre 2006 21:20

                                                                                                    Dans la série « qu’ils balaient devant leur o que se vayan todos ! » c’est excellent, ce copié de Marianne.

                                                                                                    Et c’est en plein dans le sujet.


                                                                                                  • (---.---.217.222) 19 septembre 2006 09:48

                                                                                                    salaires bruts moyens mensuels en 2003 :

                                                                                                    secteur privé : 2377 euros secteur public : 2460 euros

                                                                                                    source de ces chiffres : un journal affreusement néo libéral nommé LIBERATION !!!


                                                                                                    • alfa1 (---.---.96.130) 19 septembre 2006 10:00

                                                                                                      Bonjour Je suis officier à la retraite.

                                                                                                      J’ai été mis à la retraite d’office, par la limite d’âge de mon grade, ça se comprend, l’armée française ne peut pas etre constituée que de vieillards.

                                                                                                      Quand on m’a mis à la retraite,l’augmentation de ma pension était calculée à partire de la solde de base d’un officier du même grade. C’est à dire que si cette solde de base était augmentée, ma pension de retraite était augmentée du même taux moins 20%.

                                                                                                      Ainsi, j’ai eu une augmentation En 2002 : 15,06 euros ; En 2003 : 18,50 euros ;

                                                                                                      Et puis en 2004,j’ai été basculé dans le régime général, sous je ne sais quel prétexte( calcul sur le coup de la vie).

                                                                                                      Mes augmentations sont devenues : En 2004 : 38,35 euros ; En 2005 : 40,93 euros ; En 2006 : 47,87 euros ;

                                                                                                      En 2004, je ne demandais rien à personne, et j’ai concidéré cette mesure comme une sanction qui me coupait encore plus de mes collégues en activité.

                                                                                                      Tout ça pour dire que tous les fonctionnaires ne sont pas logés à la même enseigne ; et que je ne verrais aucun incovénient à etre soumis à mon ancien régime, même s’il est moins avantageux,et d’autant, si ça peut contribuer à la réduction de la dette.


                                                                                                      • crico (---.---.255.24) 19 septembre 2006 10:04

                                                                                                        Bonjour

                                                                                                        Petit patron du privé, je tiens à dire aux fonctionnaires que ce n’est pas leur système de retraite qui est mis en cause (ils ont, contre leur gré hélas, participé au nécéssaire réajustement de 2003) mais bien celui des régimes spéciaux !

                                                                                                        La réforme des retraites devra également s’inscrire dans la rénovation plus large de l’état qui a un ratio coût/efficacité déplorable depuis 25 ans mais qui surtout est en train de couler notre pays.

                                                                                                        Habitant un DOM, je ne supporte plus de devoir restreindre le salaire de mes employés (et le mien !!) pour pouvoir ns en sortir quand la gabégie est tellement énorme chez nous.

                                                                                                        - Fonctionnaire de l’Iedom (banque de France locale) +93% de valorisation salariale par rapport à celui (déjà trés privilégié !)de métropole sans compter le doublement des annuités gagnées spécifiques aux DOM !), RFO +75% etc...

                                                                                                        - Une de mes meilleures amis est agrégée de sport ds un lycée professionnel, avec 20 ans d’ancienneté, elle touche + de 4000€/net par mois pour 6 heures de cours par semaine. Les jeunes étant en stage prof en fin d’année, elle n’a plus cours à partir du mois de mai. Une anecdote parmi tant d’autres...

                                                                                                        - Le conseil régional, départemental, les chambres consulaires et autres mairies où règnent si souvent le copinage (j’ai assisté de mes yeux à des réunions familliales où on demandait aux jeunes où il souhaitait travailler, aéroport,CCI etc... !) avec des salaires trés confortables et trés peu de travail...

                                                                                                        - De tous frais retraités de la fonction publique qui arrivent chez nous où ils percevront automatiquement +30% d’augmentation de leur pension sans jamais avoir travailler ds les DOM ! Une sénatrice (PCF !) évaluait l’année dernière à + de 500/an les nveaux arrivants utilisant adresses de complaisance et autres détournements alors qu’ils sont tjrs en métropole...

                                                                                                        Le but n’est pas de dresser les uns contre les autres mais de faire comprendre aux partisans du statu quo qu’ils sont en train de tuer le contrat social et la solidarité nationale auxquelles bcp de français (même libéraux) sont attachées.

                                                                                                        Un citoyen qui respecte profondément les fonctionnaires.


                                                                                                        • crico (---.---.255.24) 19 septembre 2006 11:54

                                                                                                          @vendetta

                                                                                                          va sur le blog du PS si tu ne veux parler qu’à tes clones


                                                                                                        • ZEN zen 19 septembre 2006 12:01

                                                                                                          @ Crico

                                                                                                          Je vous comprends en ce qui concerne les DOM, il y a vraiment quelque chose à faire .Un vrai ménage ! Je suis allé plusieurs fois en Guadeloupe et je m’en suis rendu compte.

                                                                                                          Mais comment remettre tout à plat sans provoquer des émeutes ? Les pouvoirs successifs, pour des raisons électoralistes, ont entretenu la situation...


                                                                                                        • crico (---.---.255.24) 19 septembre 2006 12:02

                                                                                                          @vendeta

                                                                                                          va sur un blog du PS/vert/LCR etc.. si tu veux parler qu’avec tes clones.

                                                                                                          marre d’entendre dire que la moitié des français qui veulent voter pour Sarko sont des fascistes... Mot qui pour moi est grave et injurieux.

                                                                                                          Tu es aussi borné et sectaire que les débiles du FN


                                                                                                        • vendeta (---.---.102.22) 19 septembre 2006 13:17

                                                                                                          @crico...

                                                                                                          information :

                                                                                                          1) où as-tu lu que je parlais des Electeurs de Sarko ? nulle part car je ne critique jamais l’électorat, ni les idées politiques, car c’est la démocratie tout simplement...mais par contre que cette démocratie ne soit plus respecté pour amener au pouvoir un homme dont l’agressivité et la démagogie fleurte avec les idées combatues depuis toujours par la France (qu’il se permet de critiquer pendant ses voyages !), là il y a danger.

                                                                                                          2) PS, Verts, LCR...FN, de villiers ? J’ai les même pensées à l’égards de ces boufons du roi, qui ne sont là que pour faire oeuvre de faux-semblants histoire de faire croire à une démarche démocratique. Mais ils sont de la même accabie... Car tous issus du même moule, du même monde, celui des dominants, qui eux par contres ont des privilèges bien supérieurs à al notion de retraite... Je ne parlerais pâs de l’amnistie gékérale votée il y longtemps ! Les exemples de Mr Dahan sont flagrant...ils suffit de dire son nom au tel pour avoir accès à tous : chauffeur, resto, avions...etc bref de vrai aristocrates de la nouvelle ère....

                                                                                                          Qu’importe celui qui dirigera ce pays, sa politique sera toujours au service de l’argent, mais certains comme Mr Sarkosy ont des personnalités trop incertaine qui mettront la France et les Français dans des situations, dangereuses pour le peuple...jamais pour eux !

                                                                                                          Car aucun de ces hommes (ou femmes) ne connaitront, la faim, la misère, la discrimination, la mort sur un champ de bataille...

                                                                                                          V.


                                                                                                        • vendeta (---.---.102.22) 19 septembre 2006 13:18

                                                                                                          @crico...

                                                                                                          information :

                                                                                                          1) où as-tu lu que je parlais des Electeurs de Sarko ? nulle part car je ne critique jamais l’électorat, ni les idées politiques, car c’est la démocratie tout simplement...mais par contre que cette démocratie ne soit plus respecté pour amener au pouvoir un homme dont l’agressivité et la démagogie fleurte avec les idées combatues depuis toujours par la France (qu’il se permet de critiquer pendant ses voyages !), là il y a danger.

                                                                                                          2) PS, Verts, LCR...FN, de villiers ? J’ai les même pensées à l’égards de ces boufons du roi, qui ne sont là que pour faire oeuvre de faux-semblants histoire de faire croire à une démarche démocratique. Mais ils sont de la même accabie... Car tous issus du même moule, du même monde, celui des dominants, qui eux par contres ont des privilèges bien supérieurs à al notion de retraite... Je ne parlerais pâs de l’amnistie gékérale votée il y longtemps ! Les exemples de Mr Dahan sont flagrant...ils suffit de dire son nom au tel pour avoir accès à tous : chauffeur, resto, avions...etc bref de vrai aristocrates de la nouvelle ère....

                                                                                                          Qu’importe celui qui dirigera ce pays, sa politique sera toujours au service de l’argent, mais certains comme Mr Sarkosy ont des personnalités trop incertaine qui mettront la France et les Français dans des situations, dangereuses pour le peuple...jamais pour eux !

                                                                                                          Car aucun de ces hommes (ou femmes) ne connaitront, la faim, la misère, la discrimination, la mort sur un champ de bataille...

                                                                                                          V.


                                                                                                        • vigie 19 septembre 2006 11:03

                                                                                                          @ zen

                                                                                                          De rien cher érudit, il fallait quand même le rappeler

                                                                                                          @ kazar

                                                                                                          On a les références qu’on mérite, je ne vois pas en quoi les chiffres vérifiables de Marianne seraient faux, et pourquoi Marianne représentative d’un courant d’opinion, qui n’est sûrement pas le vôtre ne serait pas plus respectable qu’un autre par ce que vous croyez que la rédaction de Marianne se serait aventurer à donner de fausses informations sur un sujet aussi sensible. Ils encouraient certainement un droit de réponse.

                                                                                                          Deuxièmement je n’ai jamais traité « les riches de salauds, ne me faites pas dire ce que je n’ai jamais dit » je respecte ceux qui font fortune honnêtement, quand a l’évasion fiscale rassurez-vous si y il avait une évasion massive le gouvernement réagirait avec « moultes »cadeaux supplémentaires aux entreprises. Quant au CADES a la quelle vous faites référence haut et fort, petite info ci dessous pour votre gouverne, renseignez-vous au lieu d’avoir de mauvaises fréquentations.

                                                                                                          La CADES : la caisse des caisses des caisses de sécu est un instrument de travail sur les flux financiers transitant par la Caisse d’Amortissement de la Dette Sociale.

                                                                                                          Créée en 1996 par le Plan Juppé, la Caisse d’Amortissement de la Dette Sociale - CADES - avait pour mission de récupérer le « trou » de la Sécurité sociale et de le combler en 13 ans. Sur tous les revenus est ainsi prélevée chaque mois une Contribution au Remboursement de la Dette Sociale - CRDS - et tout devait s’arrêter en 2009.

                                                                                                          Dès le début, le gouvernement a transféré à cette Caisse une dette du Fonds de Solidarité Vieillesse (FSV) qui n’était pas prévue (elle devait être remboursée à l’état par une augmentation de la C.S.G déjà intervenue à cet effet !). Outre que les assujettis vont payer deux fois, le montant de cette dette rajoutée est de 1,9 milliards par an soit 24,7 milliards en 13 ans. Cette somme comprend beaucoup d’intérêts car le gouvernement a décidé de calculer les intérêts à partir de 1993 (date du début de la dette) où les taux d’intérêts étaient très élevés et non à partir de 1996, date de reprise par les CADES, où les taux étaient bien moindres...

                                                                                                          En 1998 Jospin transfère environ 10 milliards de « trou » (déficits de 1996 et 1997) à la CADES et, pour que cela ne se remarque pas sur les bulletins de paie, prolonge le prélèvement CRDS jusqu’en 2014. Les citoyens devront verser 22 milliards d’euros de plus.

                                                                                                          En 2001, les socialistes, dans la perspective de leur réélection, décident d’anticiper le remboursement de la dette FSV en accroissant les remboursements annuels de la CADES (3 milliards au lieu de 1,9, d’où une fin prévue en 2005)

                                                                                                          En 2002, la droite transfère à la CADES la dette des fonds de financement des exonérations patronales (les fameuses aides au passage aux 35h). Le « trou » CADES se monte alors à 53,8 milliards hors intérêts...

                                                                                                          En 2004, la loi Douste-Blazy prévoit le transfert d’une trentaine de milliards de « trou ».

                                                                                                          De 1996 à 2003, la CRDS payée se monte à 34,3 milliards. Sur ces 34,3 milliards, le bilan de la CADES indique :

                                                                                                          * 3 milliards affecté au déficit Sécurité sociale

                                                                                                          * 19 milliards pour le FSV

                                                                                                          * 12 milliards d’intérêts versés aux banques, fonds de pensions, rentiers, groupe d’assurances

                                                                                                          La CADES, cet appendice de l’état, qui telle une grande banque d’affaires, possède une salle des marchés, a toutes les possibilités des établissements privés de crédit. Appréciée sur les marchés financiers - elle obtient la meilleure codification AAA-, en raison de la sûreté des versements CRDS et de la demi-garantie de l’état français, elle peut faire paraître des publicités comme celle-ci : « La CADES est une signature française de référence. Elle a une gestion auprès des investisseurs dynamique du risque, des opérations sur mesure qui garantissent souplesse et prix. Elle a recours à une gamme très diversifiée d’instruments de financement. Ses émissions se font avec flexibilité avec une grande variété de produits, de maturités et de devises ».

                                                                                                          Les « produits » de la CADES sur lesquels reposent la garantie que le « trou » soit rebouché sont :

                                                                                                          . des émissions d’obligations qui, pour 99%, sont dématérialisées et transitent par ordinateur. Il s’agit d’emprunts dont les intérêts sont versés chaque année et le remboursement est à date fixe. Un certain contrôle est effectué par l’Autorité des Marchés Français (AMF). Ajoutons que la CADES a le privilège (tant que la confiance des investisseurs lui permet d’obtenir par ce biais de meilleures conditions d’emprunts) de pouvoir convertir des emprunts en devises en emprunts en euros (ça s’appelle les « swaps de taux », où l’on peut espérer obtenir un taux d’intérêt inférieur à celui d’un emprunt direct en euros). L’agence France trésor qui s’occupe des 1000 milliards de déficit de l’état français n’avait pas ce droit jusqu’en 2004 !

                                                                                                          . des papiers commerciaux dits courts sur le marché à terme (60 à 90 jours) où beaucoup d’argent circule sans contrôle. Un marché où il n’est pas nécessaire de posséder immédiatement les sommes en jeu pour réaliser une opération. On s’engage pour un prix d’achat d’une marchandise à une date donnée, mais on ne paye qu’une petite partie. On peut alors s’engager pour plusieurs marchandises même si on n’a pas immédiatement l’argent nécessaire. Si la valeur de la marchandise a monté au jour fixé pour l’achat, on peut revendre avec bénéfice. Dans le cas contraire, on peut perdre beaucoup. Qui achète ? Comment ? Rien sur le site de la CADES, rien sur celui de l’AMF. Les transactions sont informatiques, les courtiers laissent une trace écrite après coup, mais peuvent y mettre ce qui les arrange. Sur le bilan de la CADES, environ 5 milliards d’euros seraient ainsi engagés sur ces marchés à terme mais ce chiffre est impossible à vérifier.

                                                                                                          ► où circule la dette sociale, à qui est-elle vendue ? Les journalistes ayant enquêté sur la CADES ont été de surprise en surprise : « S’intéresser à la CADES, c’est un peu comme enquêter sur le Soviet suprême avec une carte de presse officielle de l’ouest durant la guerre froide. ». Ceux qui sont censés contrôler la CADES (conseil d’administration, conseil de surveillance avec députés, commissaire aux comptes, agence d’audit, agences de notation, Bercy, parlementaires, syndicalistes administrateurs de l’Acoss - Agence Centrale des Organismes de Sécurité Sociale, la banque de la Sécurité Sociale -) disent ne pas savoir et/ou renvoient systématiquement vers le président de la CADES, Patrice Ract-Madoux (mari de la juge qui a épargné Juppé). Qui lui même a du mal à justifier la nécessité pour la CADES de coter, en plus de Paris, ses obligations au Luxembourg, un paradis fiscal au cœur de l’Europe où le secret bancaire est équivalent à celui des places offshores. Le même Président disait ignorer qu’une des banques avec laquelle travaille la CADES est la Kredietbank Luxembourg (KB-Lux) qui cumule les scandales : elle a accueilli les comptes de l’Eglise de Scientologie, ceux du groupe Parmalat (l’Enron européen à la gigantesque faillite frauduleuse) avec qui elle a créé des structures installées à Malte et aux îles Caïmans, détournement récent de fonds publics belges. Une autre banque correspondante de la CADES est la Banque Générale du Luxembourg (BGL), soupçonnée dans les années 90 lors du scandale de la Bank of Credit and Commerce International (BCCI) surnommée la Banque du Crime et de la cocaïne. Et Patrice Ract-Madoux, après une semaine de recherches !, a également indiqué aux journalistes ne pas avoir trouvé trace d’un compte de la CADES, pourtant numéroté, qui figure dans l’annuaire public distribué en juin 2004 aux autres banques par la chambre de compensation luxembourgeoise Clearstream. Cette société, où transite quelque 50 000 milliards d’euros par an, gère les échanges de titres sur les marchés financiers des principales places mondiales et en fait chaque jour le bilan. Le journaliste Denis Robert (« Pendant les affaires, les affaires continuent ; Révélation$ ; La boîte noire ») a démontré la création de comptes secrets par cette respectable institution. Enfin, quand on regarde où les responsables de la CADES, en VRP du « trou » de la Sécurité sociale, effectuent leurs « road shows » pour chercher des investisseurs, on y trouve des pays comme le Japon, où la maffia est très puissante, l’Inde, la Slovaquie, la Tchéquie et même en 2003 la Lituanie où la maffia a pignon sur rue.

                                                                                                          Bibliographie http://66.249.93.104/search?q=cache:8v72c8AD1ZEJ:collectif.croac.free.fr/download/histoire_et_fin_trou_secu.rtf+emprunts+cades&hl=fr&gl=fr&ct=clnk&cd=6

                                                                                                          « Sécurité sociale, main basse sur le trou » - L.Varenne, P.Blanchard - Ed. Carnot « Révélation$ » - Denis Robert, Ernest Backes - Ed. Les arènes

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