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Accueil du site > Actualités > Economie > Retraites : la douche froide à venir

Retraites : la douche froide à venir

C’est ainsi que le Président du Conseil Zapatero s’engage à allonger l’âge de la retraite afin de résorber le déficit budgétaire de son pays (de 11.4%) avant de déclarer qu’une telle mesure ne sera finalement pas nécessaire... pour promettre un gel des salaires des fonctionnaires jugé peu opportun par son propre Ministre de l’Economie Salgado qui tente fort maladroitement de rassurer les marchés en prétextant que, l’Espagne étant "un pays sérieux", ses déficits seront réduits à 3% de son P.I.B. à l’horizon 2013.

Pourtant, les prévisions budgétaires Espagnoles calculées selon des perspectives de croissance on ne peut plus fantaisistes couplées à une attitude passive d’un Gouvernement qui, débordé de tous côtés par ses déficits massifs, ne cherche qu’à gagner du temps présagent du pire. La pitoyable situation Espagnole provoquera-t-elle une prise de conscience salutaire de certains autres pays Européens dont l’assise et la solvabilité financières sont aujourd’hui menacées ? De fait, l’Espagne, la Grande Bretagne et la France sont trois nations Européennes particulièrement vulnérables du fait de finances publiques dont la gestion catastrophique aboutira prochainement à leur faire perdre la prestigieuse notation AAA !

Ayant mis en place une dynamique de l’endettement à échelle industrielle afin de remédier à la crise financière, ces pays en sont réduits aujourd’hui à manipuler une machine infernale constituée de déficits gigantesques. En réalité, la crise financière intervient au moment le moins opportun pour la majorité des nations Européennes qui sont confrontées à une inéluctable - et douloureuse - réforme de leurs retraites. L’acuité de leurs déficits générés par un endettement sur le court terme censé remédier à la stagnation économique imposée par la crise financière est naturellement exacerbée par l’impact à long terme sur leurs finances publiques de leur population vieillissante. 

La crise financière ayant agi à la manière d’un catalyseur, ces dépenses (souvent dissimulées) relatives aux retraites (dont certains plans très généreux concernent des corporations bien précises) doivent aujourd’hui être remises en question afin d’éviter la catastrophe budgétaire et fiscale dans certains pays - et non les moindres - de l’Union. La crise financière avec son lot d’endettements publics à court terme jalonnés de menaces de faillite souveraine de certains pays n’est ainsi qu’un entremets comparé aux engagements sur le long terme de certains Etats relatifs aux paiement des retraites futures !

En fait, le maintien du statu quo en Grèce par exemple propulserait les dépenses nationales de ce pays en terme de retraites et de santé de 20% du P.I.B. aujourd’hui à 37% en 2060 (source:Commission Européenne). Pire encore car, selon l’Institut Cato à Washington, l’intégration des dépenses liées aux retraites présentes et futures dans le budget grec aurait pour conséquence un endettement national vertigineux de 875% du P.I.B.(comparé à un chiffre officiel de 113% aujourd’hui) !

Les opinions publiques Européennes doivent donc se faire à l’idée qu’une révision drastique des systèmes de retraites est inévitable même si nos dirigeants politiques temporisent tout en minimisant le choc à venir pour des populations déjà sinistrées par une crise qui n’en finit plus.


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61 réactions à cet article    


  • Indépendance des Chercheurs Indépendance des Chercheurs 19 mars 2010 17:25

    Ah bon... Et les bénéfices des spéculateurs de la finance, des délocalisateurs d’industries, des exportateurs de capitaux, de ceux qui ont profité de l’énorme braderie qu’a été la privatisation des entreprises publiques depuis 1986 ?

    La France exporte des capitaux depuis la première moitié du XIX siècle. La débâcle militaire de Napoléon III en 1870 en fut un résultat. Pour « corriger » le tir, l’exportation des capitaux s’est poursuivie avec un « accompagnement » à base de canonnières. Résultat : deux guerres mondiales, et l’après-guerre n’a pas mis fin aux conflits militaires.

    Pour rappel, ces articles :

    Jules Ferry, “républicains opportunistes”, colonialisme (I)
    Jules Ferry, “républicains opportunistes”, colonialisme (II)
    Jules Ferry, “républicains opportunistes”, colonialisme (III)
    Jules Ferry, “républicains opportunistes”, colonialisme (IV

    Jules Ferry, CNRS, universités et colonialisme (I)
    Jules Ferry, CNRS, universités et colonialisme (II)
    Jules Ferry, CNRS, universités et colonialisme (III)
    Jules Ferry, CNRS, universités et colonialisme (IV)
    Jules Ferry, CNRS, universités et colonialisme (V)

    Le discours de Jules Ferry du 28 juillet 1885 (I)
    Le discours de Jules Ferry du 28 juillet 1885 (II)
    Le discours de Jules Ferry du 28 juillet 1885 (III)

    Paul Broca, les femmes et les “sauvages” (I)
    Paul Broca, les femmes et les “sauvages” (II)
    Paul Broca, les femmes et les “sauvages” (III)

    Vers une délocalisation générale de la recherche scientifique française et européenne ?
    Délocalisations, recherche scientifique et propagande politique
    Recherche scientifique et technologique : où est la « guerre économique » ?
    CNRS, délocalisation de la recherche et débâcle européenne (I)
    CNRS, délocalisation de la recherche et débâcle européenne (II)
    CNRS, délocalisation de la recherche et débâcle européenne (III)
    La Chine et la débâcle de la « division internationale du travail »

    Cordialement

    Le Collectif Indépendance des Chercheurs
    http://science21.blogs.courrierinternational.com/


    • FYI FYI 20 mars 2010 11:50

      Vous pensez qu’il va lire tout ça ?

      Il faut lui faire prendre conscience qu’il y a d’autres possibilités comme par exemple le Revenu Universel.


    • Indépendance des Chercheurs Indépendance des Chercheurs 20 mars 2010 14:54

      Hélas, ce n’est pas une question de solutions techniques mais d’intérêts et de pouvoir réel.

      Au cours des trois dernières décennies, on a vu s’instaurer dans les pays occidentaux une politique de privatisations et de délocalisations qui n’a pas rencontré de résistance réelle, les gens s’étant habitués à aller voter et à « laisser faire les élus ». La facture de cette politique est là.

      La logique des exportations de capitaux et des délocalisations est simple : on décrète que les plus-values réalisées avec le travail des habitants d’un pays n’appartient pas à ce pays, et que le « détenteur du capital » à le droit de faire ce qu’il veut dans le monde entier avec « son » argent. Les « détenteurs de capitaux » recherchent alors, partout sur la planète, un « maximum d’attractivité » pour leurs capitaux.

      Dès lors, tous les pays doivent d’engager dans un « course à l’attractivité ». En clair, des salaires de plus en plus bas, une instabilité d’emploi croissante, un minimum d’impôts pour les « patrons - héros - créateurs d’emplois », des retraites de plus en plus « minimales » et d’accès tardif, etc... Inutile de vouloir attendrir les braves « détenteurs de capitaux ».

      Et lorsque les braves « détenteurs de capitaux » commettent « quelques erreurs sans importance », telles que détruire l’économie de « leur propre » pays au point de se trouver eux-mêmes en difficulté, les gouvernements ont pitié d’eux, comment ils souffrent, etc... Ils leur remplissent à nouveau les poches, et la « populace » n’a qu’à payer la facture. C’est ce que l’on appelle « l’excellence ».

      Le pire, c’est que l’exportation de capitaux par les pays dits « riches » dure depuis la première moitié du XIX siécle et, de surcroît, on a envoyé la « populace » se faire tuer dans maintes guerres pour imposer, protéger ou préserver des exportations de capitaux qui revenaient à priver cette même « populace » du fruit de son travail.

      C’est ce que nous essayons de rappeler avec les liens fournis. Mieux vaut, peut-être, de lire ce genre d’articles ou de se renseigner par d’autres voies, que de se farcir les discours creux des politiciens de service.

      Il fut un temps où les gens lisaient les classiques du mouvement ouvrier. Mais depuis les années 1970, on leur a dit de lire à la place les discours des « grands dirigeants » des partis politiques. C’était, semble-t-il, plus « moderne ». Bilan ?

      Cordialement

      Le Collectif Indépendance des Chercheurs
      http://science21.blogs.courrierinternational.com/


    • Claude Hubert rony 19 mars 2010 17:29

      Décidément, friedman et Hayek ont la vie dure....


      • viva 19 mars 2010 18:07

        Difficile d’entendre ce genre de discours. De toute évidence cela est inacceptable


        • epapel epapel 19 mars 2010 19:53

          Mais inéluctable.


        • epapel epapel 19 mars 2010 19:54

          Aux bénéficiaires du bouclier fiscal.


        • Michel Santi Michel Santi 20 mars 2010 08:39

          Je ne fais que décrire un système corrompu et caduc et vous verrez que nos Etats nous demanderont collectivement de faire des efforts très très douloureux dans les années à venir.

          Sarkozy prépare déjà le terrain de ce qui sera probablement le dernier « chantier » de sa Présidence.

          A tous ceux qui me confondent avec ma description de la situation : ne tirez pas sur le messager ... même si je comprends bien qu’il doit être plaisant de se défouler sur quelqu’un comme moi !


        • TSS 19 mars 2010 19:18


          la « prestigieuse » note AAA est donnée par des organismes payés par les banques ,elles mêmes

           renflouées par les etats !! ces organismes « noteurs » ont empoché le pognon sans une once de

           honte et ils se permettent de cracher dans la soupe « européenne » de preference car ces

           personnes ne sont là que pour defendrent le dollar et enfoncer l’Euro...pe !de là à penser que les

          USA sont derrière tout ça... !!


          • epapel epapel 19 mars 2010 19:29

            Qu’on le veuille ou non, c’est bien ça qui va arriver.

            Le président Sarkozy s’y était engagé durant sa campagne électorale, après les régionales il va passer à l’action comme prévu.

            Hé oui, fallait pas voter massivement pour lui en 2007 !


            • TSS 19 mars 2010 20:01


              Massivement ,vous croyez,53% de 60% de votants cela ne fait que 32% des français(1/3) c’est

              peu !!

              il s’expose peut être en insistant à reprendre le boomerang en pleine poire c’est une histoire qui

               risque de se terminer plutôt mal... !!


            • Indépendance des Chercheurs Indépendance des Chercheurs 19 mars 2010 20:49

              « fallait pas voter massivement pour lui en 2007 ! »

              Malheureusement, c’est plus compliqué.

              En réalité, s’agissant de la casse du Code du Travail par la « flexisécurité » et de la mise en cause de l’âge de la retraite, Sarkozy ne fait qu’appliquer les décisions prises par le Conseil Européen de mars 2002, entérinées par un gouvernement français de « gauche plurielle ». 

              Les accords de Barcelone de mars 2002, signés notamment par le premier ministre français Lionel Jospin, prévoient notamment :

              - « d’établir un équilibre adéquat entre la flexibilité et la sécurité »
              - de "chercher d’ici 2010 à augmenter progressivement d’environ cinq ans l’âge moyen effectif auquel cesse, dans l’Union européenne, l’activité professionnelle« 

              Voir nos articles :

              Elections régionales, crise, abstention record et système politique
              Elections régionales, »gauche solidaire« et avenir

              En réalité, sur l’ensemble des options essentielles, »gauche« et »droite" mènent la même politique et se concertent dans des cercles et think tanks. Devant les citoyens, ils dansent quelques zapateados lors des campagnes électorales.


              Cordialement

              Le Collectif Indépendance des Chercheurs
              http://science21.blogs.courrierinternational.com/


            • Romain Desbois 21 mars 2010 19:24

              Toujours en accord avec epapel. Et j’ajouterai fallait pas massivement s’abstenir en 2007.

              Voter , c’est donner sa voix au gagnant !


            • epapel epapel 19 mars 2010 19:52

              Je n’ai pas dit que j’étais pour, je dis que ceux qui nous gouvernent le veulent parce que leur commanditaire - le marché - l’ordonne.


            • Indépendance des Chercheurs Indépendance des Chercheurs 19 mars 2010 21:04

              « même en deshabillant les spéculateurs ca arrivera quand meme. »

              Pourquoi ? De nos jours, grâce au progrès technologique, le travail est beaucoup plus productif qu’il y a trente ans. Il devrait donc être parfaitement concevable de travailler de moins en moins au fur et à mesure que les techniques de production progressent.

              Le paradoxe réside précisément dans le fait que les moyens pour assurer le bonheur des gens sont infiniment supérieurs à ceux des années 1970, mais que la situation sociale évolue vers une détresse croissante de la grande majorité de la population malgré ces progrès.

              Evidemment, il ne s’agit pas uniquement de « deshabiller les spéculateurs », mais d’en finir avec tout un système d’exploitation de la grande majorité par quelques-uns. D’autant plus, que la crise actuelle résultant des délocalisations et des exportations de capitaux par les ex-puissances occidentales met en évidence l’absurdité du système et la nullité des « élites » qui l’incarnent.

              Cordialement

              Le Collectif Indépendance des Chercheurs
              http://science21.blogs.courrierinternational.com/


            • sisyphe sisyphe 20 mars 2010 01:19

              Le paradoxe réside précisément dans le fait que les moyens pour assurer le bonheur des gens sont infiniment supérieurs à ceux des années 1970, mais que la situation sociale évolue vers une détresse croissante de la grande majorité de la population malgré ces progrès.

              Evidemment, il ne s’agit pas uniquement de "deshabiller les spéculateurs", mais d’en finir avec tout un système d’exploitation de la grande majorité par quelques-uns.

              Pas mieux.


            • lord_volde lord_volde 20 mars 2010 01:29

              je vous rejoins sans réticence, ni réserve. bravo.


            • Julien Julien 20 mars 2010 10:13
              @Indépendance des Chercheurs

              La nullité des élites, vous avez tout à fait raison !

              Je serais curieux d’évaluer les connaissances académiques d’un Sarkozy en économie, et SURTOUT sa compréhension du système de création monétaire.

            • Indépendance des Chercheurs Indépendance des Chercheurs 20 mars 2010 11:25

              A Julien,

              Malheureusement, c’est bien pire que cela. A la limite, un président de la République n’est pas obligé d’être un expert en économie s’il est entouré d’une équipe compétente. Sauf que Sarkozy a été lui-même ministre de l’Economie et des Finances en 2004...

              Mais le mal est plus profond. Il touche tout le tissu de ministres , conseillers, membres de cabinets, « directeurs », parlementaires influents, énarques et « hauts fonctionnaires » divers... à « droite » comme à « gauche ».

              A de rares exceptions près, tous ces gens vivent (très bien !) à base de quelques « vérités » sommaires et récurrentes sans aucune base réelle, pondues pour plaire aux lobbies industriels et financiers.

              En mai 2008, nous écrivions déjà, à propos des exportations de capitaux et des délocalisations industrielles, recherche et haute technologie comprises, qui ont conduit à la crise actuelle  :

              http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2008/05/07/recherc he-scientifique-et-technologique-ou-est-la-guerre-eco.html

              Recherche scientifique et technologique : où est la « guerre économique » ?


              (...)

              La responsabilité du monde politique dans la dégringolade est également très lourde.

              Avant la réunion de Seattle du « Millennium Round » de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) de 1999, le site du Ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie français (Dominique Strauss-Kahn) diffusait la « brillante analyse » du rapport Lalumière sur les « négociations commerciales multilatérales », dont voici un extrait :

              «  La libéralisation des échanges offre deux avantages essentiels : elle permet, d’une part, la spécialisation des activités et, donc, une meilleure utilisation des ressources ; elle accroît, d’autre part, les débouchés qui s’offrent à chaque industrie et conduit donc à une réduction de ses coûts. (...) ... les travailleurs les plus qualifiés voient leurs services de plus en plus valorisés. Leur production trouve de nouveaux débouchés dans les pays émergents. Ils bénéficient d’une demande croissante et leur rémunération s’améliore  ».

              (fin de citation)

              On retrouve les mêmes lieux communs dans les déclarations de juin 2003 de l’alors ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie Francis Mer au journal Les Echos, avec également une « profonde analyse » :

              «  Il y a des métiers industriels qui ont été délocalisés vers des pays à bas salaires : cela s’appelle la spécialisation internationale du commerce. (...) C’est ce phénomène qui explique la croissance chinoise. Il suppose a contrario que l’Europe se mobilise sur l’innovation, la recherche et la formation professionnelle. (...)  ».

              (fin de citation)

              A présent, après deux décennies de délocalisations financières et industrielles, on nous dit soudain que « la guerre économique fait rage  ». Avec qui ? Avec les pays destinataires de « nos » délocalisations ???? Le Nouvel Observateur vient de diffuser un dossier, DVD compris, avec le titre «  Ce que cache le « Made in China »  ». Mais qui a organisé le dumping social à l’échelle planétaire, si ce n’est les auteurs (occidentaux) des délocalisations financières ?

              (fin de l’extrait)

              En réalité, on sort de l’ENA avec un statut de « haut fonctionnaire » à vie, avec un niveau d’études inférieur à celui d’une thèse de 3ème cycle. Voir, à ce sujet, nos articles :

              Université, doctorat, Europe et grandes écoles (I)

              Université, doctorat, Europe et grandes écoles (II)

              Cordialement

              Le Collectif Indépendance des Chercheurs
              http://science21.blogs.courrierinternational.com/


            • Indépendance des Chercheurs Indépendance des Chercheurs 20 mars 2010 12:46

              La situation de la France n’est d’ailleurs pas exceptionnelle.

              Les grandes universités privées des Etats-Unis ont connu une période de gloire à cause de la fuite de chercheurs européens générée par les deux guerres mondiales, le nazisme et tout le reste. Mais à présent, la crise est très profonde et, de surcroît, leur dépendance à l’égard des mécènes super-riches apparaît de plus en plus au grand jour.

              Cette dépendance directe des universités privées US à l’égard de l’oligarchie constitue une donnée particulièrement gênante dans des disciplines comme l’Economie et les Sciences Sociales.

              Voir, par exemple, nos articles :

              Universités françaises et OPA patronale (I)
              Rapport Aghion, « destruction créatrice », CNRS et universités
              Barack Obama, la recherche scientifique et l’éducation (VII)

              D’ailleurs, si on laisse de côté la période « glorieuse » d’importation de scientifiques d’autres pays, le véritable rôle « normal » de ces universités privées « super-prestigieuses » des Etats-Unis est de « faire entrer » leurs étudiants dans des filières relationnelles de « portes ouvertes à vie ».

              Ce qui n’est pas sans rappeler les « super-grandes écoles » françaises.
               
              Deux lectures intéressantes, laissant de côté les tendances politiques des auteurs :

              - The Chosen, de Jerome Karabel (The hidden history of admission and exclusion at Harvard, Yale, and Princeton), Houghton - Mifflin Company, Boston - New York 2005. Liens :

              http://books.google.fr/books?id=zwf-Ofc—toC&printsec=frontcover&dq=The+Chosen+Jerome+Karabel&source=bl&ots=deT9-sp-YU&sig=XNCu19TODEz2UvJ3fkLKH2Htd8E&hl=fr&ei=Kq6kS8TsNtvPjAepwsQ6&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=3&ved=0CBIQ6AEwAg#v=onepage&q=&f=false
              http://www.slate.com/id/2128377/
              http://www.monde-diplomatique.fr/2008/12/KARABEL/16577

              - Privilege, de Ross Gregory Douthat (Harvard and the education of the ruling class), Hyperion, New York 2005. Liens :

              http://en.wikipedia.org/wiki/Ross_Douthat
              http://www.slate.com/id/2114657/

              Cordialement

              Le Collectif Indépendance des Chercheurs
              http://science21.blogs.courrierinternational.com/


            • Julien Julien 20 mars 2010 20:00

              @Indépendance des Chercheurs

              « A de rares exceptions près, tous ces gens vivent (très bien !) à base de quelques »vérités« sommaires et récurrentes sans aucune base réelle, pondues pour plaire aux lobbies industriels et financiers. »

              Je comprends tout à fait ce que vous dites, et c’est en fait très visible. Il y a quand même des gens qui sortent du lot, comme Mélenchon.

              En fait, je crois que c’est général, cela ne concerne pas que les politiciens. Nous vivons plus dans une société de loisirs qu’il y a 30 ans (ce qui n’a pas que des mauvais aspects), c’est la principale cause, à mon humble avis. Mais le problème numéro 1 est le contrôle par la finance, bien entendu.

              Sur le thème du changement général, je suis passé dans la Recherche (doctorat), et je ne crois pas me tromper en disant que la Recherche s’est transformée elle aussi, devenant progressivement le BSS (Big Science System) décrit par Jacques Harthong.

              Cordialement



            • Julien Julien 19 mars 2010 20:57

              Bon, Michel Santi.


              Vu la fréquence de vos articles sur Agoravox, et leur contenu, je commençais à me demander si vous n’étiez pas de mêche avec les banques. Et alors, en lisant votre fiche, je vois que si :

              « Depuis 2005, je suis Economiste et Analyste Financier indépendant et appelé régulièrement en consultation auprès de Banques Centrales (en Asie et en Amérique Latine). Membre du World Economic Forum (Davos) et membre de l’IFRI (Institut Français des Relations Internationales ) dont je suis également conseiller auprès du directeur du développement. »

              Vous êtes donc bien un BANKSTER.

              Vos articles vont bien dans le sens de ceux qui ont le capital, c’est-à-dire majoritairement les banques : « il faut que les gens se serrent la ceinture, travaillent plus, et plus longtemps ». Pendant ce temps, les banksters continuent à prêter avec intérêt de l’argent qu’ils n’ont pas.

              Vous ne remettez pas en cause le système, sinon à la façon des médias traditionnels concernant la spéculation « excessive » (comment définit-on ce qui est excessif dans le domaine de la spéculation ?) : « Si cela continue, il faudra que cela cesse ». Et pendant ce temps, les sangsues dont vous faites partie (d’après votre CV) continuent à pomper les richesses créées par le *vrai* travail.

              Pourquoi les Etats sont en déficit ? Vous le savez très bien. Loi Pompidou-Giscard de 1973, et article 104 du traité de Maastricht. A cause de ces lois, les Etats sont donc obligés d’emprunter aux banques, ils n’ont plus le pouvoir de battre monnaie. « Pour éviter l’inflation », dirait Giscard. Et la dette, elle ne crée pas d’inflation ? L’analyse de ces gens est en dessous de tout.

              Ecoutons les paroles de vrais experts, comme Maurice Allais, prix Nobel d’économie 1988 :


              « ces experts se trompent dans leurs explications. Certains se trompent 
              doublement en ignorant leur ignorance, mais d’autres, qui la connaissent et 
              pourtant la dissimulent, trompent ainsi les Français. »

              « Par essence, la création monétaire ex nihilo que pratiquent les banques est 
              semblable, je n’hésite pas à le dire pour que les gens comprennent bien ce qui 
              est en jeu ici, à la fabrication de monnaie par des faux-monnayeurs, si 
              justement réprimée par la loi. »

              Et maintenant, des liens :


              • Julien Julien 20 mars 2010 10:09
                @Chantecler

                J’ai déjà signalé à Michel Santi qu’à mon sens il ne parle pas des vrais problèmes, et il avait répondu à côté de la plaque. On peut donc avoir l’impression que ces articles enrichissent, il n’en est rien, tout comme le discours des politiciens. Ces articles brodent sur un système pourri.

                Le problème, c’est que vous êtes peut être capable de faire la part des choses, mais ce n’est pas le cas pour tout le monde. La propagadande des BANKSTERs a bien fonctionné, puisque si vous demandez aux gens dans la rue « Pourquoi la France a une dette ? », ils répondront « Parce qu’elle dépense trop », et admettront sans problème qu’il faut plus travailler et plus longtemps.
                Et bien, cela, c’est une catastrophe.

                Il faut peut-être commencer à réaliser que lorsqu’on parle d’économie, les médias sont complètement à côté de la plaque. Regardez bien l’étonnement du journaliste de l’émission « Arrêt sur Images » lorsque deux économistes lui confirment que les banques prêtent de l’argent qu’elles n’ont pas avec intérêt :


                Cela ne vous rend pas furieux, ce système ? Ne voyez-vous pas que c’est le problème numéro 1 ? Comme le dit Maurice Allais, évidemment seules les institutions publiques devraient avoir le droit de battre monnaie. Or, c’est tout le contraire, aujourd’hui, la faute à qui ?

                Je lis Santi dans un autre post :

                « Je ne fais que décrire un système corrompu et caduc et vous verrez que nos Etats nous demanderont collectivement de faire des efforts très très douloureux dans les années à venir. »

                S’il est corrompu, caduc, et bien il faut le revoir complètement. Ce qui est intéressant, ce n’est pas ce que Santi croit qu’il va se passer dans le cadre actuel (les BANKSTERs contrôlent tout), mais ce qu’il faudrait faire pour l’intérêt général.
                C’est pourtant simple.




              • Antoine Diederick 20 mars 2010 00:04

                1974 et la fin de l’Etat providence annoncé....euh, je crois me souvenir que c’est un essai publié aux éditions Seuil, cela date...(désolé, j’ai plus les références et j’ai pas le temps ce soir de chercher)

                c’est un très bon article qui a le mérite de poser la question.

                euhhhh, c’est la question de la solidarité interpersonnelle. C’est très important cette notion ds nos démocraties.

                Alors, sachant que cet avantage coute cher tant aux sociétés privées qu’aux contribuables (qui sont toutefois les grands bénéficiaires du dispositif), il faudrait voir si réellement le naufrage aura lieu ou pas. Les avis sont partagés parmi les spécialistes.

                Si jamais cette solidarité devait être mis en cause, je pense qu’il y aura des relais à créer...et qu’ils apparaitront alors à ce moment là.

                Il y a cependant une question à se poser, c’est celle de la fiscalité que nous nommerons ’sociale’ et la fiscalité d’état (je le nomme ainsi, c’est la recette fiscale). Elles sont toutes deux lourdes à gérer et leurs effets sur le prix du travail sont réels. C’est un sujet à étudier.


                • latitude zéro 20 mars 2010 00:50

                  A l’auteur

                  Je ne pense pas que ça se passera comme ça. !

                  De votre coté avez vous bien préparé votre retraite ?


                  • latitude zéro 20 mars 2010 00:57

                    Les Français n’accepterons jamais une révision « drastique » des systèmes de retraite .

                    Ils va falloir vous préparez à payer. !


                  • latitude zéro 20 mars 2010 01:27

                    Il va falloir vous préparer à payer ( quand je suis en colère je fais des fautes !)


                  • latitude zéro 20 mars 2010 01:30

                    Désolé pour cette mauvaise nouvelle .
                    Mais vous avez votre réponse


                  • Romain Desbois 21 mars 2010 19:44

                    « Les Français n’accepterons jamais une révision »drastique" des systèmes de retraite ." écrit Latitude Zéro

                    Hélas je crois bien qu’il y a longtemps qu’ils l’ont accepté. Souvenez vous de 95, l’occasion était donnée au privé de rejoindre les cheminots.

                    Blondel a reconnut d’ailleurs son erreur de ne pas à l’époque avoir appelé à la grève générale. Voilà ce qui arrive quand on fait grève par procuration .

                    Depuis les français ont voté ou se sont abstenus en faveur de l’UMP. On ne peut pas dire que la droite nous a pris en traître pourtant.


                  • sisyphe sisyphe 20 mars 2010 00:58

                    Et Monsieur santi continue d’enfoncer son clou financier dans la chair des peuples.
                    Monsieur Santi continue à défendre la logique de ce système vampirique, de cette dictature mondiale des mafias financières, en faisant les gros yeux aux méchants nétats, qui risquent, après s’être endettés pour renflouer les mafias, de faire, désormais l’objet de spéculations de ces mafieux sur leur faillite.

                    Monsieur Santi continue à présenter la note de la gabegie, la soif du toujours plus, les magouilles, les titrisations, les actifs pourris, la création de bulles financières, des banksters du système dictatorial libéral mondialisé, aux états, donc aux citoyens, en leur promettant du sang et de la sueur.

                    Monsieur Santi, éduqué, formé, nourri, à la mamelle mafieuse, en bon fils reconnaissant, continue de défendre les intérêts, la vision, le principe d’un système mortifère, implosé sur lui-même, et qui se refait la cerise sur la survie des citoyens du monde ; tondus, pressurés, vampirisés jusqu’à la moelle....

                    Monsieur Santi n’imagine même pas un centième de seconde que, vu les dégâts de plus en plus désastreux, de plus en plus mortifères, de plus en plus ASSASSINS du système qui le nourrit, au détriment de la vie de milliards de citoyens, et au profit d’une minorité qui se nourrit de leur sang, que c’est justement ce système qui n’est plus viable, et qu’il faut y renoncer, définitivement, avant que la pantomime vire vraiment au massacre.

                    Finalement, Monsieur Santi est un être totalement conditionné, formaté par son système nourricier, programmé pour le pérenniser ; un androide aux logiciels sophistiqués, à la mécanique si bien huilée, qu’il suffira, quand les citoyens du monde n’auront plus rien à perdre, dépouillés qu’ils auront été de tout ce qui fait la vie, et contraints, enfin, à la salutaire révolte, qu’il suffira, donc, de débrancher ; quitte à l’occuper avec des grilles de calculs mathématiques, pour lui permettre une fin de cycle tranquille...


                    • sisyphe sisyphe 20 mars 2010 01:33

                      Il y a vraiment de quoi rigoler (jaune), quand on parle d’allonger la durée du travail, pour diminuer les dettes des états, quand on sait qu’en France, le taux d’emploi des « séniors » (plus de 50 ans est le suivant :

                       EMPLOI DES SENIORS. Indicateur primordial pour le financement des retraites, le taux d’emploi des 55-64 ans reste  42%. Par comparaison, le taux d’emploi des 15-64 ans atteint 63,7% .

                      Comme on sait qu’avec les effets de la crise, et, donc, l’augmentation du chômage, ces chiffres ne vont faire que s’aggraver, on va se trouver avec des centaines de milliers, voire des millions de seniors sans emploi.
                      Alors ; deux solutions ; soit, on leur supprime toute allocation, une fois les droits au chômage épuisés, et on se condamne à des centaines de milliers de seniors sdf
                      - soit on continue de leur verser des allocations « survie », et, plus ça dure (jusqu’à l’âge reculé de la retraite), plus ça va couter à l’état..

                      Je serais donc curieux que les « économistes » nous expliquent comment, dans ces conditions, l’allongement de la durée du travail va permettre de réduire les frais et la dette de l’état..

                      J’attends les réponses...
                       smiley


                      • Romain Desbois 21 mars 2010 19:47

                        et l’on peut rajouter les exonérations de charges que l’état compense dans les caisses.

                        C’est très fort d’ailleurs car sans le dire l’on fait cotiser les salariés sur leur salaire et sur leurs revenus.


                      • fifilafiloche fifilafiloche 20 mars 2010 02:48

                        Le système de retraite par répartition n’était déjà pas viable avant la crise financière de 2008, il ne le sera bien entendu pas plus après.


                         Devant l’impossibilité de réformer cette chaine de Ponzi en démocratie populiste, l’Etat a créé des îlots fiscaux permettant de capitaliser une épargne défiscalisée, afin que les intérêts de la dette profitent au moins en majorité aux locaux tout en s’assurant un matelas de financement stable. Mais les besoins de ressources immédiates ainsi que la pression de l’harmonisation européenne ont peu à peu rendu ces placements moins sûrs. 

                        Ajouter à cela l’ISF qui grève les efforts d’épargne et nous avons en effet un horizon bien sombre pour les papy boomers. D’où la nécessité de conserver les bulles d’actifs, actions et immobilier, gonflées à coup de liquidités, et donc d’endettement public supplémentaire.

                         L avion est parti en vrille et les commandes ne répondent plus. La crise systémique nous rapellera que le rôle d’un état n’est pas d’acheter des votes à coups de mesures démagogiques, mais d’anticiper les crises. 

                        Le monde d’aujourd’hui est plus dur que celui d’hier, mais reste un paradis par rapport à ce que nous réserve demain. Retraités, cultivez votre jardin, il vous sera bien utile pour les années qui viennent.

                        • sisyphe sisyphe 20 mars 2010 10:24

                          Oui, Chantecler.

                          Enron est un excellent exemple ; et il y en a d’autres...

                          De toutes façons, il faut savoir que pour nos amis libéraux, à N’IMPORTE QUEL PROBLÈME, il n’existe QU’UNE SOLUTION : LA PRI-VA-TI-SA-TION !!!!

                          Alors, pour élargir un peu leur champ mental ; je propose à notre ami fifilafiloche, la lecture de cet excellent article ; paru il y a peu, sur AVox, et qui propose UN TAS d’autres solutions ; toutes largement réalisables, sans aucun besoin de confier son magot à des mafias qui vont le jouer à la roulette, et probablement le perdre (enfin, je veux dire NOUS LE faire perdre !)

                          Bonne lecture !
                           smiley


                        • rocla (haddock) rocla (haddock) 20 mars 2010 12:28

                          Parfaitement Calmos ,

                          Tout le monde a le droit de parler ...... smiley


                        • frédéric lyon 20 mars 2010 10:38

                          De Fifilafiloche :


                          « Le système de retraite par répartition n’était déjà pas viable avant la crise financière de 2008, il ne le sera bien entendu pas plus après »

                          ..........................

                          Oui mais AUCUN système de retraite mutualisée ne peut être viable lorsqu’une génération qui vivra 80 ans en moyenne prétend travailler pendant 40 années seulement, tout en n’ayant pas assuré le renouvellement en nombre suffisant de la génération qui la suit.

                          Que le système soit par répartition, ou par répartition, ne change rien à l’affaire, la charge est toujours la même et elle est trop lourde pour la génération qui suit.

                          C’est le principe de la mutualisation du système qui est, ou sera, remis en cause.

                          En d’autres termes que l’on répartisse ou que l’on capitalise, les membres de la génération qui suit refuseront la mutualisation pour s’occuper uniquement de leurs propres parents et non plus de ceux des autres.

                          Il faudra donc inventer un système où le niveau des retraites ne dépendra plus seulement du niveau des revenus pendant la période d’activité, mais dépendra aussi de la participation au renouvellement des générations, c’est à dire du nombre d’enfants.

                          Avec une rectification en faveur des couples physiologiquement stériles.

                          Ou bien alors le système des retraites sautera. L’Humanité a vécu des milliers d’années sans système des retraites. 


                          • JL JL 20 mars 2010 10:58

                            « ... que l’on répartisse ou que l’on capitalise, les membres de la génération qui suit refuseront la mutualisation pour s’occuper uniquement de leurs propres parents et non plus de ceux des autres. » (lyon)

                            Bien : cela veut dire que ceux qui auront de l’argent pourront s’occuper de leurs parents, et ceux qui n’en ont pas ne pourront pas. En d’autres termes les vieux devront, ou bien travailler, ou bien crever !

                            Bienvenu dans le monde du chacun pour soi, un monde où les emplois sont presque assurés par des machines et des robots, et donc un monde ou même ceux qui peuvent travailler ne trouvent pas d’emploi.



                          • Romain Desbois 21 mars 2010 19:57

                            Je pense que l’on peut trouver un système de mutualisation viable, c’est l’IRPP.
                            en déconnectant les retraites des cotisations tout simplement.


                          • FYI FYI 20 mars 2010 11:31

                            « De fait, l’Espagne, la Grande Bretagne et la France sont trois nations Européennes particulièrement vulnérables du fait de finances publiques dont la gestion catastrophique aboutira prochainement à leur faire perdre la prestigieuse notation AAA ! »
                            Il suffit que les Nations retrouvent leur souveraineté monétaire, avant 1974, la France par ex. n’a jamais été en « déficit », alors Crise ou coup d’Etat ?

                            Vous voulez que je vous dise, les peuples s’en foutent des agences de notations anglo-saxonnes qui à l’image de l’OMS sont des organismes scélérates non élus qui prennent en otage la vie des gens comme bon leur semble. Les choses vont changer, car à l’image des « nobles au sang bleu », il sera bientôt très difficile pour un financier de s’en vanter... car j’ai beau réfléchir, et me triturer la tête dans tous les sens, je me demande encore quel est la valeur ajoutée d’un financier ?


                            • Blé 20 mars 2010 11:43

                              La pensée unique n’a qu’un seul outil, le marteau pour nous enfoncer dans la tête qu’il n’y a rien d’autre à faire, que nous sommes impuissants face à cette déferlante d’ holdup dans les pays de la communauté européenne.
                              Ce qui est choquant dans cet article, l’auteur ne dit pas un mot sur la nécessaire complicité des élites politiques avec les sphères financières pour « mater », « maitriser », les peuples et leur colère.

                              Sans doute l’auteur estime comme le font les marchands de canons avoir besoin de chair pour maintenir les intérêts de gens qui ont du mal dépasser le stade infantile.


                              • Romain Desbois 21 mars 2010 20:03

                                Il faut dire que les peuples en colère n’agissent pas beaucoup pour se tirer de la banque qui les insupporte.

                                Même si ce n’est pas facile de trouver , il existe quand même des pistes meilleures (genre lanef).

                                Ok je sais que je vais encore avoir comme réponse qu’elles sont toutes pareilles. Ca nous arrange de penser cela ; Ainsi on reste confortablement dans sa posture de victime du système tout en le cautionnant.

                                Il ya quand même une poignée de banques que l’on aurait pu faire disparaître en n’étant plus client chez elles non ?


                              • Thierry LEITZ 20 mars 2010 12:17

                                Tout le monde à droit à sa retraite, après avoir cotisé 40 ans, ok.

                                Mais ce « tout le monde » s’accroit avec la moyenne d’espérance de vie.

                                Et en face, le nombre d’actifs cotisants tend à baisser pour double cause de démographie et chômage persistant.

                                Dire que tout va bien est impossible. Sans parler des perspectives lointaines des jeunes, c’est le niveau et la fiabilité des pension qui doit préoccupper.

                                Là encore les inégalités ont sévi. Elle se poursuivent dans la retraite, ne s’arrêtant qu’à la mort. Il faudrait y penser avant. Maintenant.

                                Repousser le départ est un faux remède : les entreprise éjectent en masse les 55-60 ans tout en rechignant à embaucher des jeunes. Les caisses d’assurance chômage doivent assurer avant 25 ans et DES 55 ans (plus plans sociaux en cours...) ce qui réduit la durée moyenne d’activité à 30 ans, loin des 41, 42, 44 ou plus d’années qu’il « faudra cotiser » !!
                                On est en plein délire technocratique ! smiley

                                Tout va de travers, et personne n’est prêt au moindre effort ? smiley

                                Suppression des régimes spéciaux (des politiques entre autre)
                                Non cumul absolu des mandats
                                Plafonnement des salaires à 30X le smic
                                Plafonnement des retraites à 3X le smic
                                Cotisation de tous les revenus (finance, héritage, pensions)

                                Alors on pourra repartir à 60, moins riches, mais çà ira, et nos jeunes auront un travail...
                                Un début de solution dont on est très très loin !


                                • rastapopulo rastapopulo 20 mars 2010 13:38

                                  Dire oui ou non à la rigueur n’a pas de sens.

                                  La question est, en quoi l’investissement réel est encouragé avec l’usure sur le crédit publique sans distinction entre crédit pour investir et crédit pour couvrir des frais de fonctionnement ?

                                  Continuer a se déresponsabiliser sur les taux d’intérêts pour assurer la lutte contre l’inflation est inopérant (la hausse apparait des années après) et contre productif (hausse encore plus les frais de fonctionnement... de la dette).

                                  Se plaindre de la rigueur et ne pas demander des responsabilités est vraiment stupide et vouer à l’échec.

                                  Si la réappropriation de la création monétaire a lieu, 2 gain énorme en découlerait :

                                  1°)Tout les investissements seront financés sans amputer le budget de l’état et sans augmenter la charge de l’intérêt (toutes les dépenses devront être payés vu que le crédit existera bien... mais sans intérêt, ce n’est donc pas du tout la porte ouverte à l’excès).

                                  2°) il est même envisageable d’émettre du crédit sans intérêt pour racheter la dette à intérêt qui redeviendrait gérable du coup

                                  Donc avec ces 2 gains les marges de manœuvres pour payer les frais de fonctionnement de l’état seront considérable et si après ça il y a besoin de rigueur, je suis désolé mais elle sera justifiée !

                                  Le problème n’est pas la rigueur, mais le vol de la création monétaire (qui transforme les nations en mendiant alors que ce sont des entrepreneurs). 


                                  • rastapopulo rastapopulo 20 mars 2010 13:42

                                    « les investissements seront financés sans amputer le budget »

                                    Il amputeront comme même le budget de l’état au prorata des sommes à rembourser au trésor.

                                    Manque de clarté de ma part pour dire stop à l’usure sur l’investissement publique qui donnera plus de moyens aux nations.


                                    • finael finael 20 mars 2010 13:52

                                      Tout ceci n’entre que dans le cadre d’une pensée unique, bien formatée, enfoncée dans les cerveaux des bancs de l’école à ceux des universités et, pour en rajouter une couche, dans la (quasi-)totalité des médias : Il n’y a pas d’autre solution possible !

                                      Bien sûr que si !

                                      Mais que de dogmes, que de préjugés, d’idées fausses d’archétypes à bousculer !

                                      Ce « problème » n’existe que dans le cadre de nos sociétes capitalistes libérales... comptables pourrait-on dire.

                                      A des époques antérieures, dans des sociétés moins riches et moins productives, les systèmes de retraites allaient s’améliorant tandis que le temps de travail diminuait !

                                      Et l’on veut nous faire croire qu’alors que la productivité et la richesse de nos nation ont augmenté de façon vertigineuses, « cela n’est plus possible », qu’il faut se serrer la ceinture !

                                      Une culture historique de base nous montre que ce genre de contrainte s’est toujours mal terminé.

                                      Allons !

                                      Il nous faut sortir de ce véritable carcan intellectuel dominé par le culte du veau d’or. Sortir de cette logique comptable pour remettre l’Homme au centre de la société.

                                      L’économie est faite pour l’Homme, et non l’Homme pour l’économie.

                                      Surtout quand cette économie-ci ne profite qu’à une poignée ultra-minoritaire, soutenue par des laquais désireux d’en recevoir des miettes.


                                      • fifilafiloche fifilafiloche 20 mars 2010 16:10

                                        Me voila donc libéral, heureux de l’apprendre...Je n’ai pourtant d’autres ornières que celles du pragmatisme. Le système par répartition était adapté à une réalité démographique et économique des années 50. Il ne peut plus être financé aujourd’hui autrement que par de la dette, celle là même que vous dénoncez comme une rente des argentiers, c’est à dire des générations productives vers les générations non productives.


                                        Le système par capitalisation permet de ne pas dépendre des conditions démographiques d’un pays en particulier, mais de la dynamique démographique et économique mondiale. Ce système est beaucoup plus sûr et pérenne puisqu’il répartit les risques.

                                        Quant au Enron, je ne vois pas ce qu’il a à voir avec ce débat. Nous ne parlons pas d’épargne d’entreprise, mais de produits de capitalisation. Le premier cas concentre tous les risques sur l’avenir de l’entreprise, le second propose un panier de supports permettant d’assurer une épargne stable. La base de l’épargne, c’est la diversification.

                                        Force est de constater que le système par répartition a eu un effet pervers. La prise en charge par l’ Etat de la solidarité traditionnellement familiale a contribué à l’éclatement des familles et à la contraction de la natalité. Dans les pays où la retraite est absente, la natalité reste forte, car l’enfant représente une assurance vieillesse, alors que chez nous il est raisonné en charge budgétaire. Il en résulte un sentiment de dette du jeune envers l’ancien, un respect, qui a disparu dans nos sociétés jeunistes.

                                        • frédéric lyon 21 mars 2010 09:38

                                          Cela coûte cher de faire des enfants, en argent, en temps et en liberté.


                                          La mutualisation des retraites a donné l’occasion aux petits malins de faire un calcul très simple qui consiste a compter sur les enfants des autres pour payer sa propre retraite.

                                          Ainsi on est gagnant sur tous les tableaux.

                                          Le problème est que TOUT LE MONDE a fait le même calcul en même temps et que PERSONNE n’a fait d’enfants, en comptant sur ceux que devaient faire les autres !

                                          Tout le monde a voulu baiser tout le monde et le résultat est triomphal, puisque tout le monde est baisé !

                                          Il faut briser ce cercle infernal et indexer les retraites sur le nombre d’enfants élevés.

                                        • JL JL 21 mars 2010 09:49

                                          « bla bla bla » (Lyon)

                                          Voilà typiquement un discours obscène, qui consite à dire qu’on ne fait des enfants que par intérêt égoïste.


                                        • furio furio 21 mars 2010 12:19

                                          fifilafiloche, vous plaisantez ou quoi ?
                                          Vous êtes là encore à nous vanter des mérites de la capitalisation !!! faut vraiment avoir un grain pour ne pas voir que ce système est pourri jusqu’à la moelle.
                                          En 2008 « Fin 2008, les fonds de pension américain avaient perdu déjà 2 000 milliards de dollars en 18 mois ! Oui, vous lisez bien : 2 000 milliards de dollars ! »
                                          Alors on pourrait se dire « bien fait pour leurs gueules » à ces connards d’états-uniens.
                                          Sauf que le vice est dans le fruit. Ces fonds de pension veulent rentabiliser au maximum leur investissement. Et ils en arrivent à demander plus toujours plus en terme de rentabilité aux entreprises . Et votre retraite par capitalisation produit ce que tous les français ont dans leur coeur en ce moment « les délocalisations » !!! et les LICENCIEMENTS !!
                                          Ainsi Filalafiloche, votre putain de retraite par capitalisation nous a « tuer ». Et vous continuez à défendre système ? Non c’est une plaisanterie ! je crois oui ! 
                                           


                                        • Paul .ca Paul .ca 22 mars 2010 00:01

                                          fifilafiloche

                                          >> La prise en charge par l’ Etat de la solidarité traditionnellement familiale a contribué à l’éclatement des familles et à la contraction de la natalité.

                                          La contraction de la natalité arrive plutôt avec le cout pour élever un enfant, l’alongement des études et les ressources qui diminuent en % avec les impots.

                                          Pour comprendre l’impact de mesure, c’est bien de regarder les autres pays et pas qu’européens pour essayer par recoupement de comprendre quel paramatre influence tel comportement.

                                          Sinon effectivement avec la situation actuelle et le dragon asiatique, par mutualisation ou capitalisation ca va faire mal que ce soit le tous unis ou le chacun pour soi et dieu pour tous. Chaque systeme a ses avantages et inconvenients. Avec le déficit public et les affaires comme Enron, on voit bien que la compétence des gestionnaires est essentielles qu’il soit élu ou privé.


                                        • sisyphe sisyphe 22 mars 2010 04:33

                                          Par fifilafiloche (xxx.xxx.xxx.81) 20 mars 16:10

                                          Me voila donc libéral, heureux de l’apprendre...Je n’ai pourtant d’autres ornières que celles du pragmatisme. Le système par répartition était adapté à une réalité démographique et économique des années 50. Il ne peut plus être financé aujourd’hui autrement que par de la dette

                                          Et fifilafiloche reprend son discours où il l’a laissé ; à l’identique.... totalement sourd aux arguments des autres, totalement aveugle aux liens proposés ; sur ses rails...

                                          Je ne sais pas si vous ne vous considérez pas comme libéral, mais ce qui est sûr, c’est que vous êtes totalement obtus, pris dans un raisonnement fermé, clos, répétitif ; le contraire du « pragmatisme »...

                                          Bon, allez, on va pas perdre son temps à un dialogue de sourds ; j’ai piscine, là....

                                           smiley


                                        • Paul .ca Paul .ca 21 mars 2010 09:55

                                          Je ne sais pas a quoi est du ce mauvais score pour cet article essentiel. A la photo de Sarkozyzy ou à l’annonce de nouvelles désagréables.

                                          Je pense que le sujet est essentiel et pas seulement pour la France ou l’espagne voir l’Europe de l’ouest mais pour tout l’occident qui vieillit face au jeune dragon asiatique.

                                          FAIRE UN DON

                                          Alors personne ne veut toucher a sa retraite, à son mode vie et ses avantages sociaux. Les politiciens essayent de gérer le bugdet public, leur carriere et leurs électeurs. Il faudra sans doute attendre une 3e guerre mondiale pour remettre les pendules à l’heure comme en 40.  :->

                                          J’ironise mais effectivement il existe d’autres solutions, reste à savoir laquelle est vraiment la moins douloureuse pour la majorité.

                                          FAIRE UN DON

                                          bon d’accord Agoravox, j’ai vu ! Tu as besoin d’argent mais l’état francais aussi alors priorité à l’état !  smiley


                                          • Et hop ! Et hop ! 21 mars 2010 12:39

                                             @ Frederic Lyon

                                            « Oui mais AUCUN système de retraite mutualisée ne peut être viable lorsqu’une génération qui vivra 80 ans en moyenne prétend travailler pendant 40 années seulement, tout en n’ayant pas assuré le renouvellement en nombre suffisant de la génération qui la suit.

                                            Que le système soit par répartition, ou par répartition, ne change rien à l’affaire, la charge est toujours la même et elle est trop lourde pour la génération qui suit.

                                            C’est le principe de la mutualisation du système qui est, ou sera, remis en cause.

                                            En d’autres termes que l’on répartisse ou que l’on capitalise, les membres de la génération qui suit refuseront la mutualisation pour s’occuper uniquement de leurs propres parents et non plus de ceux des autres.

                                            Il faudra donc inventer un système où le niveau des retraites ne dépendra plus seulement du niveau des revenus pendant la période d’activité, mais dépendra aussi de la participation au renouvellement des générations, c’est à dire du nombre d’enfants.

                                            Avec une rectification en faveur des couples physiologiquement stériles.

                                            Ou bien alors le système des retraites sautera. L’Humanité a vécu des milliers d’années sans système des retraites. »

                                            -----

                                            Bravo pour cette synthèse, il n’y a rien d’autre à dire de plus sur le problème des retraites.

                                            Je suis effaré de voir que les lecteurs vous donnent la note - 1.

                                            Effectivement, il faut d’abord qu’il n’y ait une proportion normale entre les classes des personnes âgées qui continuent à consommer sans rien produire, et les classes des personnes actives qui produisent les biens et les services correspondants. sans parler de l’horreur d’une société peuplée de personnes âgées.

                                            Les rentes acquises ne peuvent se traduire en richesse que si il y a des gens pour les produire. Et les gains de productivité que l’on met en avant, ne jouent que pour les biens manufacturés, par pour les services (médicaux, commerciaux, touristiques, entretien, construction, réparations,..).


                                            • iciailleurs 21 mars 2010 16:50

                                              Je ne voudrais pas faire un raccourci sur l’allongement de la période de travail. Mais, avant de retarder l’âge de la retraite, il faudrait peut-être faire un audit de la gestion des caisses et employer le même mode de calcul pour tout le monde, au nom d’un élément de notre devise « Egalité ».


                                              • phildange 21 mars 2010 21:17

                                                Un petit truc bon à savoir. C’est la “commission européenne” qui pousse les états à réduire les dépenses publiques au profit du privé. Mais
                                                - et voilà qui fleure bon l’ancien régime - les hauts fonctionnaires de Bruxelles peuvent prendre leur retraite après 5 ans de fonction et toucher 4728 € par mois. S’ils s’épuisent pendant 16 ans ils ont droit à leur retraite complète:13000 € par mois. Et le plus beau : ils ne cotisent pas pour la retraite. Leur misérable salaire de 20000 à 23000 € par mois est exempté de cotisations retraite. Ce sont les mêmes qui veulent nous faire trimer pendant 42, 43, 45 ans. Ca ne vous rappelle pas des trucs comme sous Louis XV, la regrettée époque des privilèges féodaux ?


                                                • fifilafiloche fifilafiloche 22 mars 2010 01:00

                                                  Si ces la majorité des réactions ici qui consistent à se mettre la tête dans le sable et a attendre est représentative de l’opinion publique (ce que je crois), le non paiement des retraites par répartition n’est plus une hypothèse, c’est un fait acquis à court terme.


                                                  La question n’est donc plus de faire un choix de retraite, mais comment assumera t on une génération entière de retraités sous le seuil de pauvreté. On peut toujours penser qu’étant donné qu’ils sont majoritairement propriétaires de leur logement, ils pourront toujours liquider leur capital pour terminer leurs jours en roue libre. Après tout il s’agit de la capitalisation la plus commune. Mais le besoin de liquidités créerait alors une déflation immobilière perpétuelle qui condamnerait la valeur de ce capital.

                                                  Pour les cigales sans enfants qui n’ont pas prévu ces temps difficiles, je ne vois vraiment pas la solution. Quelqu’un de pragmatique dans l’assemblée peut il en avancer une ? smiley

                                                  • iris 22 mars 2010 16:19

                                                    CAS CONCRET
                                                    un vendeur payé audessu de la moyenne avec tous ses trimestres part à 60ans à la retraite à taux plein-le lendemain il peut retravailler sans limite de revenu-
                                                    un vendeur part à 60ans à la retraite -c’est son choix- sans toutes ses années cotisées-il doit attendre 6 mois pour retravailler- et ne doit pas dépasse le brut de son ancien salaire
                                                    ou est la logique ??
                                                    déja que je suis contre le cumul travail +retraite je dois dire que ce règlement est absurde-nos politiques ne sont pas compétents ou très corrompus

                                                    d’autre part qu’un avec un salaire près du smic toute sa vie a une retraite presque idem à celui qui n’a pas travaillé volontairement ou non-le minmum viellesse est autour de 600 - 700euros -est ce normal ?dans mon entourage uen personne a travaillé 42ans commncé à 14ans et touche environ 700 euros de retraite-
                                                    je comprends que l’on ne puisse laisser les gens dans la misère mais pour la société tout le monde devrait travailler-un minimum -pole emploi devrait trouver le travail approprié pour chacun-ce n’est pas les travaux qui manquent- mais la répartition des dépenses du budget
                                                     qui posent problèmes-trop de sous mal employés et mal répartis-


                                                    • phildange 22 mars 2010 18:23

                                                      Il ne faudrait pas ignorer que la multitude d’exonérations de charges sociales consenties depuis les années 80 aux patrons (même si quelques petits ont gagné grâce à ça des clopinettes c’est surtout aux trusts que ça a profité) sont supérieures aux prétendus déficits de la sécu et des retraites. Personne n’en parle jamais, et ce sont les prétendus « Socialistes » qui ont commencé avant d’être suivi par leurs alter egos actuels.
                                                      Pourtant en 2003 le COR, organisme officiel indiquait le montant manquant pour payer au public et au privé des retraites à taux plein après 37,5 ans. Ce montant était bien inférieur au manque à gagner dû à toutes ces exonérations (destinées à combattre le chômage ouaf).
                                                       Les charges sociales, comme tout le monde semble l’ignorer, sont non pas un cadeau mais un salaire différé. C’est l’argent des salariés, mis de côté dans un système imposé par la force aux capitalistes en 45, quand le peuple avait encore les armes à la main, et que les dits capitalistes sentaient encore un peu trop la collaboration joyeuse avec les Nazis pour la ramener. Trop heureux de s’en tirer sans révolution grâce au ferme soutien des sociaux-démocrates pères de Ségolène et celui du PC dont le chef Thorez avait été dare-dare ramené de Moscou par Staline pour dire aux ouvriers« Ca suffit les gars, rendez vos armes, il ne faut surtout pas de révolution ». Du reste, on n’a pas entendu le PS ni le PC ni la CGT appeler à la révolte lorsque le « gouvernement » a opéré le hold-up du siècle en intégrant le budget de la sécu à celui de l’état..La Sécu c’est l’argent des travailleurs, leur salaire différé, pas celui de l’état . C’est donc un hold-up.
                                                      De tout ceci on constate que la classe des accapareurs, fermement appuyée par les dirigeants félons des organisations de la classe ouvrière, ont opéré là comme ailleurs la destruction systématique des acquits chèrement gagnés par nos pères. La propriété c’est le vol depuis Proudhon , la Sécu intégrée à l’état c’est le vol, la remise en cause de la retraite par répartition c’est le vol . Sans la prise du pouvoir par les travailleurs il n’y a en effet aucun remède viable. Il n’existe pas d’autre moyen pour empêcher les criminels d’agir en criminels. Moraliser, humaniser le capitalisme ? Peut-on moraliser Al Capone ,Al Berlusconi, Al Poutine, Al Bouygues, Al Monsanto, Al JP Morgan ?


                                                      • candide candide 25 mars 2010 23:15
                                                        Voilà où va l’argent de nos retraites ==> chez les banquiers !
                                                        Loi Pompidou-Giscard
                                                        Le 3 janvier 2009, sur le site de Karl Zéro, http://leweb2zero.tv/video/webrunner_20495ba61eed38b), « Webrunner » postait un document qui aurait mérité d’être connu de tous les Français(es).
                                                        Il rappelait qu’une loi du 3 janvier 1973, loi voulue par Pompidou, alors président de la République pour un an encore, et Giscard d’Estaing, ministre des finances, opérait un changement révolutionnaire ou plutôt contre-révolutionnaire dans le finances publiques.

                                                        Son article 25 stipulait en effet que désormais « Le trésor public ne peut-être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France ». Cet article interdisait désormais, dans un langage propre à ne pas être compris au commun des mortels (y compris sans nul doute des députés de gauche de l’époque qui ne déclenchèrent pas une tempête de protestations avec manifestations géantes dans la rue), à l’État français, de s’avancer à lui-même les fonds nécessaires pour combler son déficit budgétaire éventuel (lequel serait réduit d’autant en fin d’exercice par l’inflation) mais d’avoir recours pour ses besoins de crédit, comme un particulier, aux banques privées qui lui feraient payer bien sûr des intérêts !!!
                                                        Certes pour les grandes dépenses, les relances économiques, l’État avait dû déjà avoir recours par le passé à l’émission d’emprunts qui s’étaient révélés très sûrs pour les prêteurs (ils étaient assurés que l’État rembourserait, ne ferait pas faillite) et néanmoins juteux pour les plus riches, puisqu’ils étaient souvent assortis de mesures fiscales qui favorisaient justement le plus ceux qui payaient beaucoup d’impôts.
                                                        Le record en la matière avait été l’emprunt Pinay, sous la quatrième République. Car sa valeur de remboursement était indexée sur le cours de l’or. Comme celui-ci suivait au moins l’inflation et flambait même dans ces périodes d’incertitudes que constituèrent les guerres coloniales et la Guerre froide, ceux qui y souscrivirent firent, au détriment de tous les autres Français, le plus beau « coup » de leur carrière de spéculateurs.
                                                        Devant le scandale que provoqua ce cadeau fait aux plus riches, Giscard d’Estaing, héritier 20 ans après de l’emprunt pas encore remboursé, ne fit ni une ni deux : il le prolongea encore, autant qu’il était possible.
                                                        La loi voulue par le plus proche conseiller financier du général de Gaulle qu’était Pompidou (On remarquera les trois premiers présidents de la cinquième République étaient très impliqués dans cette situation) entraîna mécaniquement l’explosion de la dette publique, c’est-à-dire de celle de tous les Français.
                                                        Elle était déjà de 229,15 milliards d’euros en 1979 (valeur actuelle après prise en compte de l’inflation sur 20 ans), et représentait 21% du Produit Intérieur Brut (toute la richesse produite par le travail des Français) en un an. En 2006, elle avait atteint 1 149,9 milliards d’euros, et représentait 63,9% du PIB !!!
                                                        Bien sûr, entre temps, il y avait eu le ministère Balladur : désireux comme Giscard, Pompidou, de Gaulle et autre Pinay, de favoriser leurs amis les plus riches par une fiscalité allégée, sans cependant mettre dans la rue les travailleurs par une austérité insupportable (et contre-productive pour l’activité économique) l’ex-premier ministre avait ouvert en grand les vannes du déficit budgétaire.
                                                        On aurait pu espérer que l’Union de la gauche arrivant au pouvoir en 1981, supprimerait la loi Pompidou-Giscard et permettrait de nouveau à la France de se prêter à elle-même. Mais il était trop tard ! L’adhésion aux traités européens l’interdisait déjà !
                                                        Depuis, avec l’adoption de la monnaie unique (sauf pour les Britanniques, donneurs de leçons économiques ... mais pour les autres) le système a été sur-verrouillé. C’est désormais une banque indépendante se comportant comme une banque de statut privé, la Banque Centrale Européenne qui contrôle le taux d’intérêt de base sur lequel se fonde celui que doit payer l’état emprunteur.
                                                        Or pour empêcher les particuliers de trop emprunter ce qui paraît-il relancerait l’inflation, la BCE a toujours fixé des taux directeurs d’intérêts les plus hauts. ce qui n’a fait que faire exploser la dette. Avant la grande crise actuelle qui ne fait que commencer, de bons esprits préconisaient pour résorber cette dette, non d’augmenter les impôts directs sur les plus hauts revenus pour améliorer le « pouvoir d’achat » de l’État, mais par différents procédés de faire baisser les salaires et les retraites et diminuer les dépenses publiques. Ce qui ne pouvait manquer que tuer la demande et diminuer en cercle vicieux le PIB et les revenus de l’État en même temps que cela augmentait le chômage.
                                                        Outre qu’en révélant son étendue effrayante, la dette publique sert à « calmer » les légitimes revendications des travailleurs (« Non seulement les caisses sont vides mais en plus on doit de l’argent »), elle permet également aux banques privées et leurs actionnaires, en ayant pour débiteur le plus sûr client qui soit, à savoir l’État lui-même, de s’offrir une durable rente de situation. Elle compense en partie les pertes que leur confiance irraisonnée envers leur maîtresse idolâtrée à tous, l’économie américaine, leur a fait subir.
                                                        La France a payé depuis 1980 1176 milliards d’euros d’intérêts. Sa dette actuelle s’élève à 1149 milliards d’euros. 1176 - 1149 = 27. Si la France se prêtait à elle-même, au lieu d’une dette abyssale, elle se retrouverait avec 27 milliards d’excédents.

                                                        Alain Colbert.

                                                        Plus de précision sur le journal officiel Article 25 : une petite phrase à l’air innocente qui asservit un peuple, la France, puis des peuples, l’Europe.

                                                        http://www.legifrance.gouv.fr/jopdf/common/jo_pdf.jsp ?numJO=0&dateJO=19730104&pageDebut=00165&pageFin=&pageCourante=00166

                                                        Etes vous convaincus ?


                                                        • phildange 29 mars 2010 16:23

                                                          Candide voilà une information parfaitement « lutte des classes » que j’ignorais totalement et que tous les Français devraient connaître . C’est une bombe. Ca donnerait peut-être envie aux braves gens de taper sur les milliardaires plutôt que sur les grévistes. Bravo .

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