• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Economie > Revenu Universel : une mesure ultra libérale menaçant la Sécu et renforçant (...)

Revenu Universel : une mesure ultra libérale menaçant la Sécu et renforçant la guerre aux salaires

 Le Revenu Universel, voila le slogan publicitaire de la campagne de Benoit Hamon pour gagner la primaire. Une façon de faire parler de lui et de tenter de faire oublier qu’il est responsable, au même titre que Valls, du bilan désastreux du quinquennat Hollande, un quinquennat délibérément à droite toute qui n’aura fait qu’appliquer dans toute son horreur la politique ultra libérale dictée par le MEDEF et imposée par Bruxelles.

Alors bien sûr, la perspective d’un revenu universel peut sembler séduisante pour les travailleurs dans un pays comme la France qui compte plus de 8 millions de privés d’emplois, et des millions de travailleurs précaires. Faut-il déjà rappeler que Hamon n’indique ni la manière de financer ce revenu ni son montant, se bornant à indiquer qu’une des pistes serait de fusionner les prestations de la Sécurité Sociale, ainsi que d’autres prestations sociales. Pourtant de nombreuses questions éminemment politiques se posent :

  •  déjà la substitution potentielle du revenu de base aux protections sociales et aux services publics explique le succès de cette mesure chez les ultra libéraux comme Hayek ou Friedman. Et le fort relais du système médiatique capitaliste dont a en conséquence pu bénéficier Hamon.
  • Hamon prétend résoudre avec ce revenu universel le soi-disant recul du travail salarié en mettant à contribution la valeur produite par les « robots ». Niant ainsi une évidence, seul le travail humain est créateur de plus-value et tout l’enjeu est bien la répartition de la plus-value. Observons que l’éventuelle plus-value apparente générée par la robotisation n’est qu’une plus-value conjoncturelle, par effet de contraste avec l’activité salariée qu’elle concurrence (et non une plus-value structurelle et durable, susceptible d’alimenter un salaire de substitution). Une fois cette concurrence éliminée, le produit du robot tend vers la… gratuité, faute de créer de la valeur (de même que le pommier produit gratuitement des pommes). C’est bien ce qui condamne à terme à une baisse tendancielle le taux de profit. Bref, à terme, le robot ne finance pas une taxe faute de pouvoir « rémunérer » jusqu’à son propriétaire… si demain les robots rasent gratis, ce sera donc sur fonds publics. C’est à dire que le revenu universel serait inéluctablement versé depuis la poche gauche des travailleurs vers leur poche droite.
  • toujours s’agissant de cette taxe robot. Thomas Paine (à qui on attribue la paternité de ce salaire de base) l’envisageait à partir d’un loyer dont le propriétaire foncier s’acquitterait pour dédommager le reste de la population (la terre appartenant initialement à tout le monde). Bref, le financement du revenu de base était alors moins pensé et financé à partir du « travail » qu’ à partir du revenu de la propriété privée, par contraste avec une propriété commune ou publique. Aussi, cette question de la propriété est escamotée par l’idée abstraite d’une taxe robot… Loin d’être de gauche, Hamon ne pose ici pas du tout la question essentielle de la propriété des moyens de production.
  • enfin, la problématique de la nécessaire réduction du temps de travail (et notamment sur le principe d’une réduction de la part mécanique, répétitive, aliénante du travail) est totalement éludée par ce dispositif, tout en niant également que le travail a AUSSI une part (qualitative) créatrice, socialisante, émancipatrice, humanisante qu’il s’agit de préserver. N’en déplaise au candidat PS, le robot est l’avenir du travail libéré, ce qui suppose – sauf à retomber dans le luddisme (fiscal ?) – une remise en cause du capitalisme et non une simple taxe…

GB dans un article à paraître du prochain numéro de la revue Etincelles revient à travers une analyse poussée sur les implications de ce revenu universel.

source : http://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/revenu-universel-une-mesure-ultra-liberale-menacant-la-secu/


Revenu Universel : une mesure ultra libérale menaçant la Sécu et renforçant la guerre aux salaires

Après le refus référendaire de la Suisse à mettre en place un revenu de base inconditionnel, et au moment où la Finlande commence une expérimentation de revenu universel de 560 euros auprès de 2000 chômeurs, la France s’empare du débat à l’occasion de la Présidentielle.

Chez les candidats du PS, seul Benoît Hamon a présenté un programme quelque peu ambitieux sur le sujet, arguant que la numérisation et la robotisation du travail nécessitent d’adapter socialement la relation au travail et à sa rémunération. Le projet qu’il porte est assez symptomatique de la façon dont une certaine gauche appréhende le rapport au travail.

« Quand le Conseil national de la résistance propose la Sécurité sociale au sortir de la guerre, il invite à créer un système qui va très vite peser 100 % du PIB de l’époque, a rappelé pertinemment le candidat. Aujourd’hui, le revenu universel, ce serait 15 % à 20 % du PIB. Que s’est-il passé, en 70 ans, pour que la gauche n’arrive plus à penser ce que pourrait être une nouvelle protection sociale adaptée aux insécurités de notre temps ? »

La référence au Conseil National de la résistance devrait pourtant donner l’idée à cette certaine gauche non pas d’inventer une « nouvelle » protection sociale, mais de continuer à construire une protection sociale de haut niveau maîtrisée par les travailleurs… – s’ils en récupèrent la gestion – qui, pour aller plus loin, s’appuierait sur la formidable révolution sociale que représente cet outil tel qu’il existe dans ses fondements : à savoir la remise en cause non encore poussée à son terme de la domination du capital ; remise en cause qui soustrait financement et prestations à la loi du marché.

À terme, il s’agirait de donner 750 euros par personne, cumulable au salaire, ce qui représenterait selon Benoît Hamon entre 300 et 450 milliards d’euros. Le financement serait assuré par un impôt unique sur le patrimoine (ISF, taxe foncière et droits de mutation), la lutte contre l’évasion fiscale et, plus original, par une taxe robot. Cette dernière a de quoi séduire puisqu’elle agit comme un prélèvement sur la valeur ajoutée créée par l’entreprise. Or, la prémisse sur laquelle elle repose — si la robotisation augmente la productivité, il faut redistribuer la richesse créée par les robots — suggère subrepticement que le travail humain ne serait pas nécessairement à l’origine de la plus-value. Le Parlement européen s’est d’ailleurs lancé dans des discussions autour du rapport de Mady Delvaux sur la personnalité juridique des robots, avec un vote prévu mi-février. Partant du constat que

« le développement de la robotique et de l’intelligence artificielle pourrait avoir pour conséquence l’accomplissement par des robots d’une grande partie des tâches autrefois dévolues aux êtres humains, sans la possibilité de récupérer la totalité des emplois perdus ; que cette hypothèse s’avère préoccupante pour l’avenir de l’emploi et la viabilité des régimes d’aide et de sécurité sociale et qu’elle pourrait conduire à un versement irrégulier des cotisations de retraite, si l’assiette de contributions actuelle est maintenue ; qu’elle pourrait déboucher sur un creusement des inégalités dans la répartition des richesses et de l’influence (…) », le rapport propose que « l’éventuelle application d’un impôt sur le travail réalisé par des robots ou d’une redevance d’utilisation et d’entretien par robot doit être examinée dans le contexte d’un financement visant au soutien et à la reconversion des chômeurs dont les emplois ont été réduits ou supprimés, afin de maintenir la cohésion sociale et le bien être social » – source : http://www.europarl. europa.eu/sides/getDoc.do ? type=COMPARL&reference=PE-592. 395&format=PDF&language=FR& secondRef=01

 

De là, on peut assez vite glisser vers l’idée que le revenu universel n’est pas destiné à redistribuer les richesses vers le travailleur, puisqu’on peut le remplacer par un robot dans la création de valeur ajoutée. Le travailleur étant déclaré superflu, il n’est donc pas nécessaire de renforcer ses droits. En réalité, le revenu universel est une allocation qui doit permettre au consommateur de garder un pouvoir d’achat minimal. Le travailleur n’existe de plus en plus que par intermittences, ses contours se brouillent. En revanche, la place du consommateur s’étend de plus en plus, du lundi au dimanche. Dans la réalité, bien sûr, les choses sont un peu différentes puisque le travailleur travaille plus qu’il ne consomme. Qu’importe ! On apprendra au consommateur indigent à savoir se contenter de peu (750 euros, par exemple).

Parallèlement, l’idéologie de la décroissance convainc une partie de la population que le salut de la nature dépend de notre capacité à consommer moins. Cela tombe à pic. Quand le marché de l’emploi nous oblige à rester à la maison, avec ou sans revenu universel, la frugalité devient un mode de vie vertueux et indispensable. Faire pipi sous la douche allège la facture et la conscience, à ce qu’il paraît. Mais une décroissance associée à une hausse de la productivité risque d’accentuer encore un peu plus le phénomène de surproduction, car, faut-il le rappeler, nous ne consommons pas la totalité de ce que nous produisons. Précisons qu’il s’agit non de consommer moins mais de consommer mieux (en qualité et en tenant compte des intérêts à court, moyen et long terme de l’humanité. Le débat qui nous occupe est celui de la hausse de la productivité et de la réponse que prétend y apporter l’instauration d’un revenu universel de base. Dans un cadre où les rapports de productions capitalistes perdurent, la décroissance n’est juste qu’une manière d’accommoder les restes, tout comme le revenu universel.

Dans l’hypothèse où le revenu universel se cumule au salaire, les entreprises auront bon jeu de mettre en avant que leurs salariés disposent déjà d’un revenu assuré, et qu’en conséquence, les questions touchant au pouvoir d’achat ne sont plus de leur ressort, mais de celui de l’État. De manière générale, les entreprises sont déjà de moins en moins concernées par le sort de celles et ceux qui travaillent pour elles, parce que depuis plusieurs années, le rôle d’employeur des entreprises tend à s’estomper de plus en plus. L’objet des dernières réformes du monde du travail ne vise-t-il pas justement à détacher le travailleur du salariat pour l’installer dans le portage salarial, l’uber et l’auto-entreprenariat généralisé ? Le revenu universel apporte une réponse à cette nouvelle organisation du travail, trouvant d’autant plus d’écho que les salariés cherchent à fuir des conditions de travail devenues particulièrement stressantes. En se rêvant devenir leur propre patron, les travailleurs isolés peuvent voir d’un bon œil l’arrivée d’un revenu garanti qui les aideraient à faire face aux aléas d’une activité précaire.

Il est à craindre également que le revenu universel finisse par se substituer à la protection sociale et aux services publics tels que nous les connaissons. Il constitue de fait un formidable outil de simplification. Cette destruction sera présentée bien évidemment comme un progrès, comme une plus grande liberté. Par exemple, on peut imaginer que le « consommateur » de soins de santé se verra assez rapidement confronté à la liberté de choisir, parmi une offre pléthorique en assurances, la façon dont il souhaite être couvert, l’équité étant garantie par le revenu universel et l’intérêt du consommateur par la concurrence. Alors que la création de la Sécu représentait un progrès au service de l’intérêt de la nation, le revenu universel est conçu pour répondre aux besoins d’une société dans laquelle les conquis collectifs sont systématiquement attaqués pour les remplacer par la défense des intérêts particuliers.

Quelle solution, alors, pour contrer les effets néfastes du remplacement partiel des hommes par les machines ? Peut-être faudrait-il commencer par défendre l’idée qu’il s’agit là d’une opportunité de progrès pour les travailleurs. Le plein emploi est envisageable, à condition que nous posions comme condition indispensable la réduction du temps de travail comme moyen de s’adapter à la hausse de la productivité et que par ailleurs, l’orientation même du progrès technique ne soit plus piloté par l’accumulation capitaliste (avec pour but d’augmenter la productivité en éliminant l’humain) mais par l’objectif communiste du développement maximal des puissances humaines. Plus que jamais, cette maîtrise, humaine car démocratique, des finalités du progrès technique implique la socialisation des moyens de production et le pouvoir des travailleurs : c’est le contraire de ce que propose Benoït Hamon qui ne touche pas à la propriété privée capitaliste et qui, avec pour seules perspectives exaltantes la légalisation du cannabis et le RBU, propose à la jeunesse populaire de décrocher de toute forme d’ambition collective à diriger sa vie. Mais nous ne serions déjà plus là dans le cadre des rapports d’exploitation actuels et du rapport dominant-dominé où le Capital fait travailler uniquement ceux dont il a besoin, et où SA réduction du temps de travail consiste en l’organisation du chômage de masse de plusieurs millions de gens sur la planète, en raison de l’incontournable loi de la baisse tendancielle du taux de profit. Parvenir au plein emploi dans le cadre des rapports existants nécessiterait une telle réduction du temps de travail qu’il ne pourrait plus y avoir extraction de plus value, et donc de profit. Le plein emploi nécessite donc le changement des rapports de production, alors que le Revenu Universel consacre au contraire le rôle dominant de la bourgeoisie et le maintien du rapport d’exploitation et du mode de production.

Si la main de l’homme s’éloigne de plus en plus du produit fini, cela ne signifie pas que le travail se raréfie mais qu’il change de forme. A chaque progrès technologique, la productivité augmente, nous devrions donc pouvoir mieux vivre en travaillant moins et consacrer davantage de temps à la formation professionnelle aux mains du secteur public sur le temps de travail pour anticiper l’adaptation aux nouvelles techniques de production au lieu de laisser les capitalistes licencier dans les entreprises, ubériser les professions, étrangler les exploitations agricoles et les petites entreprises sous traitantes, étrangler les services publics en les bradant au secteur privé… Le gain de productivité devrait donc permettre d’abord de meilleurs salaires et de meilleures conditions de travail. La taxation des robots est donc un leurre qui dissimule la question de savoir si le progrès technique – issu lui même du travail humain – est l’allier du travail ou l’arme du capital (contre le travail). Bref, un gadget qui occulte l’enjeu de la lutte de classes et donc des rapports de propriété. Tout comme le métier à tisser du début du 19e siècle n’était pas « en soi » un danger pour lke travail, danger qu’il aurait fallu noyer dans la tamise ou sous les taxes (par une sorte de luddisme fiscal…).

Si nous voulons sortir du capitalisme, c’est bien pour mettre fin à cette privatisation des profits et à la socialisation des pertes. Aujourd’hui, les entreprises touchent de l’argent pour des emplois à bas salaires. Elles n’ont donc aucun intérêt à les augmenter. Le Revenu Minimum Universel version Benoît Hamon ressemble étrangement au RSA version Sarkozy, ce qui signifie que l’on admet la raréfaction de l’emploi comme inéluctable et que l’on charge l’Etat de mettre de faux pansements sur une économie malade de l’ultralibéralisme et de la délocalisation.

Le PRCF vise à la mise en marche d’une société où chaque citoyen pourrait vivre dignement de son travail selon ses compétences. Voici 30 ans que Coluche a lancé ses Restos du Cœur et ils doivent faire face à une demande caritative de plus en plus forte pendant que quelques uns s’octroient des revenus exponentiels. Décidément, et si nous arrêtions de fabriquer des pauvres !

GB pour EtincelleS la revue du PRCF – en partenariat avec www.initiative-communiste.fr


Moyenne des avis sur cet article :  3.8/5   (15 votes)




Réagissez à l'article

55 réactions à cet article    


  • jpm jpm 7 février 11:38

    Reflexions interessantes sur le revenu universel, ses defauts et ses travers.

    Benoit Hamon est un joueur issu d´un équipe releguée en 2eme division. Il a donc essayé de briller un peu avec cette idée de Revenu Universel... mais il a oublié au passage de le financer, ce qui est plutot ballot pour quelqu´un qui pretend vouloir diriger le pays.

    Sa taxe sur le patrimoine ne suffira jamais a financer des montants de 500 a 750 euros par mois. Par ailleurs un robot ne paye pas d´impot. Ce sont donc bien les revenus du capital au meme titre que tous les autres revenus qui devraient participer au financement d´un veritable revenu de base redistributif.

    Du coup, Hamon, plutot que de reflechir un peu... et de concilier cela avec le prelevement à la source prevu par sa propre equipe de bras cassés, a preféré botter en touche... et limiter son projet a l´extension du RSA au moins de 25 ans (ce qui reste malgre tout un bonne idée).

    Je lui suis cependant reconnaissant d´avoir porté l´idée de revenu universel sur la table. Pour preuve, nous n´en avons jamais autant discuté sur le forum d´Agoravox


    • jpm jpm 7 février 12:47

      Un veritable revenu universel et individuel serait effectivement interessant pour les couples qui toucheront 2 fois le meme montant. A l´inverse de l´aide sociale actuelle, il n´y aura plus de reduction pour le faire de vivre en commun. Cela serait dautant plus interessant si le montant du RSA est réeavalué comme le propose Hamon. 

      Par contre, pourquoi limiter cela aux jeunes ou actuels beneficiaires du RSA ? Il serait plus simple et plus juste de generaliser le versement de ce revenu universel a l´ensemble de la population dans le cadre d´une veritable reforme fiscale, qui verrait le taux de prelevement a la source (applique au 1er janvier 2018) passer a 30% des le premier euro pour tous les revenus.

      Un taux unique simplifierait le casse tete du choix de taux de prelevement a appliquer... et cela ne changerait pas grand chose pour les gens qui payent deja des impots... dans la mesure ou la perte de la progressivite sur les 2 premieres tranches (9710 * 14 % + 26818 * 16% = 5650 euros par an soir 471 euros par mois) serait compensée par le gain du Revenu de base, versé chaque mois comme un credit d´impot universel a chaque membre du foyer.

      J´ajouterais qu´en limitant le RU aux jeunes ou aux beneficiaires du RSA, cela commence plutot mal... car cela confirme l´impression que le revenu de base serait un cadeau sans contrepartie pour ceux qui ne travaillent pas. C´est pourquoi je pense, que tant qu´a commencer petit bras, c´est a dire au niveau du RSA, pourquoi ne pas generaliser la mesure a tout le monde, et faire du meme coup l´inevitable reforme fiscale... qui permettra de financer la mesure... et de justifier et de simplifier le passage au prelevement a la source.

      En gros, j´ai peur qu´avec un Revenu Universel trop ciblé... on renforce le sentiment de stigmatisaion de l´assistanat... alors qu´un revenu de base inconditionnel et verse a tous les citoyens permettait d´eviter cela et surtout de revaloriser les bas revenus (que ce soient des temps partiels ou des petites retraites).

      Pour ce qui est de l´AAH et du minimum vieillesse, il est clair que ces derniers resteraient en place, au moins en partie pour compenser l´impossibilite de gagner sa vie... car cela serait particulierement injuste de mettre en place un systeme soi disant redistributif qui penaliserait les plus faibles.


    • foufouille foufouille 7 février 13:07

      @jpm
      c’est plus un RSA sans contrôle sauf qu’il faudra faire une demande, je suppose et qui pourra traîner.
      que se passera t-il en cas de cumul partiel ?
      genre un petit boulot de quelques heures.


    • jpm jpm 7 février 13:14

      @foufouille

      Un RSA sans controle, ni appriori, ni a posteriori, s´appelle un revenu de base inconditionnel. Il devrait donc en theorie etre versé a tout le monde, y compris aux gens qui n´en ont pas besoin, sans meme avoir besoin d´en faire la demande.

      En contrepartie, comme il faudra bien financer cette genereuse distribution, il va falloir trouver un moyen de recuperer en partie ou totalement le trop percu de ceux qui n´en avait pas besoin, d´ou l´idee d´une taxe ou d´une cotisation specifique sur tous les revenus, y compris les fameux revenus du capital  smiley


    • alinea alinea 7 février 14:11

      @jpm
      Sauf qu’un RSA c’est 470 euros par mois ! la retraite des vieux, 800 ! il faudrait qu’il accorde les violons, Hamon !


    • jpm jpm 7 février 14:16

      @alinea

      je ne suis pas porte parole de Hamon, surtout que je ne suis pas convaincu par sa version (non financée) du revenu universel.

      Bon et puis je vous rappelle qu´il n´applique finalement son idee de « revenu universel » qu´aux moins de 25 ans et aux beneficiaires du RSA. Les retraités ne sont donc pas concernés smiley

      Par contre, dans le cadre d´un veritable revenu de base inconditionnel... et donc cumulable avec les autres revenus, ce dernier viendrait completer les petites retraites, tout comme il completerait les bas salaires et les temps partiels.


    • agent ananas agent ananas 7 février 15:19

      @jpm
      Bonsoir
      Vous mettez le doigt sur le noeud du problème, à savoir la financiarisation du RU.
      D’où viendra l’argent ? Il n’y a t’il pas quelques postes budgétaires à supprimer, comme par exemple la dette (bien que légale mais illégitime) ?


    • agent ananas agent ananas 7 février 15:29

      @agent ananas
      erratum

      ... à sa savoir le « financement » du RU.


    • jpm jpm 7 février 15:42

      @agent ananas

      supprimer la dette n´aidera pas a financer le revenu universel... et en plus cela posera d´autres problemes, car la dette est detenue par des epargnants, qui risquent de se sentir eux aussi legitimement spoiliés smiley

      Par contre, il est surement possible de la depprecier progressivement... et surtout de reprendre en main la creation monetaire. C´est un peu l´idee de l´helicoptere monnaie... qui consisterait a redistribuer a chaque citoyen l´argent nouveau mis en circulation chaque mois. Sans inflation, on peut raisonnablement esperer financer une centaine d´euros par mois et par citoyen de revenu de base (ce qui n´est pas rien, mais clairement pas suffisant pour assurer un revenu decent).

      J´imagine qu´avec un peu d´inflation (ce qui revient a taxer en premier lieu les epargnants et ceux dont le revenu est fixe, c.est a dire les retraités) on pourrait probablement faire un peu mieux... mais du coup, le pouvoir d´achat du revenu de base serait lui aussi depprecié. C´est pour cela que je prefere une solution basée sur une cotisation ou imposition specifique sur tous les revenus, y compris les revenus du capital qui seraient ainsi en partie socialisés.
       


    • La mouche du coche La mouche du coche 7 février 20:56

      Le revenu universel est une idée formidable parce qu’il montre les contradictions, non pas du capitalisme, mais du marxisme athée. A partir du moment où la seule revendication des athées marxistes se résume à de l’argent, la valeur d’échange, il suffit de leur en donner par le revenu de base pour que le projet marxiste athée s’effondre, d’où leur haine du revenu de base. On voit aussi, et c’est très amusant, que les marxistes athées ne veulent pas résorber la misère, comme ils le reprochent aux chrétiens et leur charité, mais l’avoir sous leur contrôle, contrôle qui disparaitrait si les pauvres avaient de quoi vivre avec le revenu universel. 


    • Luniterre 7 février 22:31

      @La mouche du coche

       « ...si les pauvres avaient de quoi vivre avec le revenu universel... »

      Avec des « si », c’est bien connu, on mettrait Paris dans une bouteille...

      Le RU n’apportera qu’un degré de misère supplémentaire. Il suffit de lire attentivement les propositions réelles immédiates de Hamon, et non de « rêver » sur ses promesses futures et infinançables sans sabrer les autres fonds sociaux... >>>comme ce qu’il propose déjà de faire dès sa « première phase », pour les 18-25 ans et autres ayants droits actuels du RSA...

      Sinon, et pour le reste aussi, il y a « marxistes » et marxisme... Voir le commentaire plus loin... :

      http://www.agoravox.fr/commentaire4805454

      Luniterre


    • Luniterre 8 février 08:06

      @jpm

       "...C´est un peu l´idee de l´helicoptere monnaie... qui consisterait a redistribuer a chaque citoyen l´argent nouveau mis en circulation chaque mois. « 

      Vous recyclez ici, pour l’essentiel, l’argumentation utilisée pour notre débat en marge de l’article d’Olivier Cabanel :

      Utopie, quand tu nous tiens
      Pourquoi pas ? Mais on ne peut pas refaire le même débat à chaque article sur le sujet...

      Le mieux est donc que les lecteurs intéressés par le sujet y jettent un coup d’œil...

      http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/utopie-quand-tu-nous-tiens-189177#forum4805616


      Le RU, la »monnaie hélicoptère", c’est la RUine assurée !!

      Luniterre


    • jpm jpm 8 février 09:05

      @Luniterre

      je comprends mieux votre confusion... et je m´etonnais aussi que vous me parliez tout a coup de Hélicoptère monétaire sur l´autre fil, sur lequel je vous ai deja repondu.

      Pour ceux que cela peut interesser d´en savoir plus sur l´Helicopter Monnaie, ou Quantitative Easing for People, j´invite a lire l´article paru sur le site du Mouvement Francais pour le Ravenu de Base (MFRB)

      19 économistes appellent la BCE à faire du « Quantitative Easing for the people »

      C´est une idée audacieuse et pertinente de redistribuer la creation monetaire a l´ensemble des citoyens, plutot que de la confier aux banques, afin se stimuler l´economie reelle plutot que la speculation.

      Cette bonne idée permettrait de generer sans inflation quelques centaines d´euro par an et par citoyen. En l´etat, elle n´est pas suffisante pour generer un veritable revenu de base de plusieurs centaines d´euros par mois. Seule une veritable redistribution, passant par des prelevements obligatoires sur la production de richesses, permet de financer des montants consequents.


    • JL JL 8 février 09:18

      @jpm, Luniterre,

       
       pardon d’intervenir à froid dans ce débat, mais je voudrais dire que selon moi, l’argent hélicoptère existe, sauf qu’il est contrôlé : sous sa forme actuelle, il n’est versé ni démocratiquement (RU) ni aléatoirement (hélicoptère stricto sensu) ; il est versé en conformité avec la théorie du ruissellement (le RU y est opposé, mais pas l’hélico) et en fonction des équipes au pouvoir. Par exemple, le CICE c’est de l’argent hélicoptère.

    • jpm jpm 8 février 09:26

      Bonjour JL,

      en fait quand je dis que l´idée est audacieuse, c´est le fait de verser aux gens directement le montant de la creation monetaire.

      La creation monetaire stricto sensu existe depuis toujours mais elle est actuellement le privilege exclusif des banques, qui en usent et en abusent, pour alimenter la speculation financiere.

      Par contre, si ces montants d´argent cree ex nihilo pour stimuler et accompagner la croissance etaient versés directement aux personnes... cela stimulerait la consommation et donc l´econonomie. Ce serait une sortie de petit revenu de base (on parle au mieux d´une centaine d´euros par moi et par personne).


    • JL JL 8 février 09:35

      @jpm
       

      ’’ l´idée (est) audacieuse, c´est le fait de verser aux gens directement le montant de la creation monetaire.’’
       
      Sauf erreur, actuellement ce montant est ce qui constitue la rémunération des prêteurs. Je doute que l’on puisse le leur retirer comme ça sans changer la mécanique générale du crédit, que je ne défend pas aveuglément. 

    • jpm jpm 8 février 09:51

      @JL

      non la creation monetaire... c´est vraiment de la creation ex nihilo pour accompagner le developpement de l´economie via le credit. Ce sont les interets sur ce credit qui constitue la remuneration des preteurs mais pas le nominal... qui est detruit lorsque l´emprunteur rembourse.

      Chaque mois, les banques centrales injectent des quantites enormes d´argent dans l´economie, via les banques, qui sont supposes generer du credit. Malheureusement ces dernieres ne jouent pas toujours le jeu... et preferent placer ces fonds dans la finance.

      C´est pourquoi je pense que cette technique Quantitative Easy for People pourrait etre une bonne chose pour le pouvoir d´achat des menages et l´economie reelle.


    • JL JL 8 février 10:11

      @jpm
       

       pour moi les intérêts perçus c’est de la création monétaire ex nihilo. Et sauf erreur, ça correspond quelque part à la fameuse Croissance. 
       
       Le Quantitative Easing c’est conjoncturel, non ? Et donc, ça ne peut pas servir structurellement.
       
       Mais j’avoue mon ignorance sur le sujet. 

    • Luniterre 8 février 12:13

      @jpm


       « ...confusion » ??

      En fait, la conclusion qui s’impose et qui ressort du débat, en éclaircissant la logique du RU, (>>>Le RU c’est la RUine !! ) est nécessairement la même ici que sur l’autre fil, et la revoici donc :

      Utopie, quand tu nous tienshttp://www.agoravox.fr/commentaire4805616

      @jpm

        « ...Apres quel est le probleme de creer un nouveau budget avec d´un cote la somme des montants distribues (plusieurs centaines de milliards par an) et de l´autre la somme equivalente des contributions. »

      En somme, à la base, c’est faire fonctionner la « planche à billets »... c’est à dire fabriquer de la monnaie de singe à grande échelle, des billets de Monopoly virtuels...

      Et de la monnaie de singe électronique (« jeu d’écriture ») pour alimenter le fisc... qui « redistribue » cette manne fantôme « équitablement »...

      C’est quasiment le principe de la « monnaie hélicoptère »... de la « création monétaire » ex-nihilo...

      Déjà absurde en soi, cette « création » implique en outre une sortie de l’Euro, pour s’appliquer à l’échelle d’un pays comme la France.... (séparation d’avec la BCE inévitable) Sortie qui implique la « création » d’une nouvelle monnaie « nationale » qui sera déjà très faible, même sans le RU... Avec la « création monétaire » massive du RU en « prime », c’est la RUine assurée !!!

      De toutes les « solutions » que vous proposez pour le RU, celle-ci, qui semble bien être votre « préférée », en fin de compte, est bien, et de très loin, la pire de toutes et la plus suicidaire, économiquement et socialement, incontestablement !!

      Le RU, comme jackpot inversé, en quelque sorte...

      Vous semblez bien être le « gagnant »...

      Après la quadrature du cercle, dont vous ne sortiez pas, et pour cause, c’est la création du grand vide...poches !! Bravo !!


      http://www.agoravox.fr/commentaire4805943

      @jpm

      Tout lecteur attentif et désireux de comprendre verra que nous avons fait le tour de la question !!
      .

      Votre argumentation ne peut « convaincre » que les naïfs désireux de croire absolument au mythe de la « monnaie hélicoptère » et autres fariboles du même genre...
      .

      Je n’ai fait que tirer les conséquences logiques et incontournables de vos propres arguments !!!

      Luniterre


    • jpm jpm 8 février 12:41

      @JL

      desole pour la confusion que peut introduire les propos de Luniterre.

      En fait, je ne suis pas non plus un specialiste de la creation monetaire... mais je dirais plutot que les interets sont la part que se reserve les banques sur la croissance... et donc le travail des autres.

      Le quantitative Easing est le fait d´ajouter de la monnaie a l´economie... pour permettre le developpement de l´activité. C´est donc en effet conjoncturel et cela depend beaucoup de la croissance reelle ou anticipée.

      Du coup, je pense qu´il serait dangereux de trop compter dessus pour financer un revenu de base perenne dans le temps.

      Malgre tout, je maintiens qu´il vaudrait mieux faire beneficier les citoyens de ce surcroit temporaire de monnaie... plutot que de laisser cela aux banques.


    • Luniterre 8 février 13:48


      @jpm

      @JL


       « ...desole pour la confusion que peut introduire les propos de Luniterre. En fait, je ne suis pas non plus un specialiste de la creation monetaire... »

      .

      Moi non plus, mais qui introduit la confusion ??


       « ...Le quantitative Easing est le fait d´ajouter de la monnaie a l´economie... pour permettre le developpement de l´activité. » 

      Le QE, à l’évidence et quasiment par définition, c’est le rachat massif par les banques centrales de titres, y compris « toxiques », et d’obligations, en vue d’éviter le crash financier...

      Ce n’est donc pas une « création » ex-nihilo, puisque tout ou partie de ces titres seront inévitablement revendus un jour ou l’autre, réduisant ainsi la masse monétaire déjà actuellement gonflée outre mesure...

      C’est donc déjà une épée de Damoclès que le système s’est mis au dessus de la tête... pour survivre à la crise !

      Le paradoxe actuel, mais facile à comprendre, c’est que cet argent « en trop » reste dans la sphère financière, où il soutient les cours artificiellement, mais il n’engendre pas d’inflation significative, voire même, insuffisamment, parce que, précisément, il ne « descend » pas dans la sphère de l’économie « réelle » production-consommation...

      Si ce cas survient, avec la reprise de l’activité et de la « croissance », il y aura à nouveau une forte inflation et il faudra d’urgence réduire cette masse monétaire, et non pas l’augmenter...

      Le coup de de la « monnaie hélicoptère », sous prétexte d’« allumer la mèche » de la « reprise », c’est, en fait, carrément mettre le feu aux poudres...

      Une manière comme une autre de hâter la fin du système...

      C’est pourquoi elle ne fait pas vraiment d’adeptes en haut lieu, où les responsables guettent au contraire avec anxiété le moment idoine pour « renverser la vapeur » sur le plan monétaire...

      Réduire la masse monétaire... Ni trop tôt, ni trop tard...

      Dans les deux cas, c’est le crash assuré, et c’est pourquoi le statuquo a encore un certain avenir, même si c’est un avenir très instable et qui reste risqué...

      L’extension sans trop de limites du QE ne peut également que condamner le système, à terme.

      La crise est encore devant nous, potentiellement.

      Seule alternative durable, le partage du travail, mais non pas façon 39, 35, 32 heures, c’est à dire au pifomètre et sans tenir compte des conséquences aléatoires...

      Le partage du travail n’a de sens que si il y a un équilibre entre les forces productives et les besoins sociaux réels.

      C’est uniquement un tel équilibre qui peut permettre de déterminer quelle est la durée hebdomadaire moyenne optimum du travail.

      Equilibre qu’il est aujourd’hui possible de définir, avec les moyens modernes de modélisation et de gestion.

      Cela implique d’en finir avec le capitalisme.

      Luniterre


    • Luniterre 8 février 13:59

       @jpm

      @JL

      Complément logique :

      Dans cette solution enfin réellement socialiste de partage du travail, il est évident que la problématique du RU devient tout à fait caduque.

      Luniterre


    • jpm jpm 8 février 14:16

      @Luniterre

      j´espere que vous aurez compris que je ne suis pas un partisan acharné de la creation monetaire pour financer le revenu de base. Je reconnais seulement que le Quantititave Money for People (et non plus pour les banques) peut etre une maniere astucieuse de relancer l´economie et d´augmenter momentament le pouvoir d´achat des menages.

      Pour ce qui est du financement d´un revenu de base perenne dans le temps, je mantiens que cela ne peut se faire equitablement et durablement que par la redistribution des richesses.


    • Luniterre 8 février 16:30

      @jpm

       "...Quantititave Money for People (et non plus pour les banques) peut etre une maniere astucieuse de relancer l´economie et d´augmenter momentament le pouvoir d´achat des menages.« 

       »QE for the people« , c’est, par définition, de la »monnaie hélicoptère« ... C’est même carrément l’origine du concept, semble-t-il...

      De la »création monétaire«  pure et simple, de la »planche à billet« , sans aucune autre contre-partie qu’une relance de l’inflation... Comme je vous l’ai dit, c’est simplement et carrément mettre directement le feu aux poudres, à brève échéance.

      Le »soulagement« , pour les faibles revenus, sera donc, s’il se produit, de très courte durée...

      L’idée, en fait, intéresse bien, en réalité, quelques banquiers qui préfèrent une relance rapide à la stagnation... Elle n’a pas vraiment une visée »philantropique« , ni même sociale...

      Le fait qu’elle soit relayée par quelques démagogues ne change rien quant à ses conséquences quasi inéluctables.

      La »redistribution des richesses« , c’est la tarte à la crème des réformistes de toutes sortes, »Attac« et autres penseurs de la bobocratie...

      Il est pourtant évident que la logique du système c’est de ne pas en »lâcher une« ... surtout en période de crise !

      La »redistribution des richesses" n’a de sens que si le travail pour les produire est lui-même repartagé, en fonction d’un modèle faisant correspondre, de façon équilibrée, les forces productives et les besoins sociaux réels qu’elles auront alors pour but de satisfaire vraiment, et non pas seulement ceux qui occasionnent un profit exponentiel.

      Luniterre


    • jpm jpm 8 février 17:17

      @Luniterre

      encore une fois la planche a billets n´est pas ma tasse de the. Une distribution temporaire ou episodique de pouvoir d´achat ne permet pas de faire des projets durables... mais il vaut encore mieux que cet argent aille dans la poche des gens que des banquiers.

      Je maintiens que seule une redistribution durable des richesses permet de maintenir le pouvoir d´achat des menages dans le temps. Cette redistribution existe deja... mais elle est compliquee, pas toujours transparente et elle laisse trop de monde sur les bords du chemin. C´est pour cela que je suis pour un revenu de base inconditionel finance par un contribution specifique sur tous les revenus. Ainsi chacun touche selon ses besoins et contibue selon ses moyens.

      La partage du travail est un autre aspect... qui pourrait etre impacte par le versement regulier d´un revenu de base suffisant. En effet, certains assurés de leur survie economique, pourraient etre tentés de lacher temporairement ou definitivement leur emploi pour se lancer dans des projets plus personnels. Par ailleurs, ce complement de revenu regulier que constitue le revenu de base est une incitaiton a travailler moins... et donc a partager naturellement le travail. Rien n´empeche d´accelerer le processus via des incitations financieres pour les entreprises qui joueront le jeu de la reduction du temps du travail.


    • RU-teux le SHI-teux
       
       
      0 sur compte en banque de petit capitaliste, confond révolution et consommation transgressive ... crétin ! Bientôt le shit sera mis en vente libre par Capital !
       
      méprise les normes communes de la Cité, benêt béat devant colon dealer .... dévotion au sans-frontièrisme multiniqueur bienheureux du Capitalisme Mondialiste... Dans l’inversion des normes du narcisse libidineux qui se croit ainsi grand Ché rouge !
       
      méprise le travail, appropriation du monde, pour juste réclamer sa pâtée dans l’auge à cochon gogocho. Hors l’amour du travail est une praxis prolétaire, qui est remplacé par la branlette du Caddie de bobo le shiteux
       
      Gogocho accepte l’aumône du Capital, qui, par sa charité ainsi affirmée, conforte sa propriété : on ne donne que se qui vous appartient ...
       
      Bref,
       
      RUteux le SHIteux ne réclame pas l’honneur de travailler et celle de la possession du monde, de l’outil, juste sa pâté de porc à son maître Capital

       
      le multiethinqueur des glands remplacés.... a fait de la praxis marxiste révolutionnaire le purinement gogocho mendiant.


      • hervepasgrave hervepasgrave 8 février 09:13

        @La Baudruche négrière patronale verdie
        Bonjour,
        Waouh ! pour une fois que je comprends ce que tu dis ? Car je ne savais pas si c’était une traduction automatique foireuse ou un humain qui s’exprimait ? Nouveaux langage ? Une secte ? une extravagance reserved ? un style revisité peut-être ? 


      • L’alibi
         
        Comme les auteurs ont un minimum de culture marxiste, ils voient l’arnaque de l’aumône libérale. La prostitution généralisée institutionnalisée (que Sade avait déjà vu) des gueux gogochos. Arrondir son RU ? En louant son utérus à Bergé !
         
        La décroissance oui, le spécisme, l’écologie, le biobio etc... sont cache sexes de l’enculage du mondialisme, la sainteté du Capital. Et Hulot Kérozène son pape vert distribuant les « indulgences crédits CO2 »
         
        La convivialité est aussi cette sainteté du Capital, synonyme de statu quo, de multiethnuquage bienheureux, de société civile apaisée dans le Caddie, de fesses boucs assistant capitaliste de la libido des gueux, d’état nanifié, etc ...
         
        « La personne s’objective dans la production, le produit se subjectivise dans la personne ; dans la distribution, c’est la société qui assume la médiation entre la production et la consommation au moyen de déterminations générales imposées comme des règles ; dans l’échange, la médiation s’opère à travers l’individu dans sa détermination fortuite. » Marx hégélien


      • hervepasgrave hervepasgrave 8 février 13:39

        @La Baudruche négrière patronale verdie
        Tu n’es que comme les autres il faut toujours un bon « ALIBI » pfeuuuuuuuuuuuuu ! mais cenestapagrave !


      • foufouille foufouille 7 février 12:54

        le pr« c »f n’a jamais été emmerdé par un bureaucrate teigneux ?
        que ce soit caf, cpam ou centre des impôts ?
        dans ce genre de cas un RU est moins contraignant.


        • agent ananas agent ananas 7 février 15:12

          Le revenu universel de Hamon c’est un pourboire comparé à celui de Fillon.
          3000 euros mensuels versés à sa femme et ses enfants ...


          • julius 1ER 7 février 16:59

            on est au début du débat sur le RU et je suis en désaccord sur la vision du PCRF concernant la mise en place du RU expliqué comme étant une alternative pour le Capitalisme pour payer moins voir ne plus payer ou ne plus embaucher .... 


            c’est assez caricatural comme vision mais comme je le disais en préambule ce n’est que le début du débat concernant ce sujet !!!
             
            dans mon idée recevoir 750 euros au titre du RU( 1000 euros devraient être une base de calcul) ce n’est pas beaucoup mais c’est mieux que rien ou alors un RSA qui ne permet pas de vivre décemment et qui est soumis à conditions !!!!

            conditions qui ne sont pas libératrices ni émancipatrices pour vaincre l’aliénation du Capital !!!

            car il faut quand -même se poser la question du concept de rentabilité dans notre société marchande.... la rentabilité actuelle celle qui prévaut sur tout le reste est la rentabilité capitaliste pas la rentabilité sociale et par cette définition de nombreuses entreprises passent à la trappe car pas assez juteuses pour les fonds de pension et les prédateurs en tous genres !!!

            déjà on pourrait plus facilement monter une Scop ou une RES en ayant un revenu assuré car sans revenu difficile de vivre ou redémarrer une entreprise sans backing et de nombreuses entreprises pourraient facilement faire vivre des associés et non-plus des salariés et leur permettre de vivre d’un travail moins aliénant que celui qui prévaut dans les boites capitalistes types et stéreotypées !!!

            puisque l’on doit maintenant parler de la robotisation, il faudrait remarquer que depuis quelques décennies la part Capital fixe / Capital variable ’est complètement déséquilibrée au seul profit du Capital fixe qui représente l’investissement initial et les machines , le Capital variable (le travail humain n’a fait que se réduire et ce même en Chine où à Shenzen on produit la presque totalité des écrans plats de ce monde avec seulement 50 prolos et une dizaine de cadres !!!

            l’usine qui permet cela s’est établit sur une centaine d’hectares ... il faudrait rappeler que dans les années 80 la société Thomson établit à Angers produisait des Téléviseurs et employait près de 6000 personnes sur le site c’est dire la différence d’échelle et de valeurs entre ces 2 époques !!

            alors promettre aux 6 millions de chômeurs et autant de précaires que l’on va relancer un grand plan industriel et leur permettre de retrouver un emploi sûr et bien payé, c’est leur demander de croire au Père Noël !!!!!!!!!!!!!!!!
            car même si l’on relançait de grands plans industriels le taux de chômage baisserait fort peu et surtout continuerait à augmenter ce qui semblerait totalement contradictoire en apparence d’ ailleurs.... car

             je n’ai aucune illusion sur la Chine qui lorsque que son chiffre de croissance annuel va baisser on n’est autour de 5% annuel voir moins son taux de chômage va devenir massif surtout lorsque son taux de croissance va ressembler à celui des pays déjà développés !!!

            aussi avec un chômage massif et permanent il faudra bien parler d’un revenu de substitution sinon il faudra dire que les laissés pour compte seront vraiment laissés pour compte !!!

            • fatallah 7 février 19:02

              Avec ce RU, j’ai l’impression que tous regardent le doigt et peu la lune. S’il faut un RU pour payer l’eau, l’école des enfants, un peu d’accès à la culture ou à la salle de sport municipale, .... mieux vaudrait que tous ces services de ase soient accessibles gratuitement, à tous. Cela simplifierait tout ! Mais évidemment, cela nuirait au capitalisme, qui n’y gagnerait rien.
              Le RU est une emplatre qui fait rever les boiteux et les porteurs de jambes de bois.
              Ce qu’il faut c’est la gratuité des services vitaux.
              A financer comme cela se faisait quand la France était riche ....


              • Frédéric Van der Beken Frédéric Van der Beken 7 février 19:03

                Le RU ne résout pas le problème de fond qui est le chômage structurel, il le laisse surtout. C’est donc accepter qu’aux chômeurs de Pompidou + Giscard + Mitterrand + Chirac + Sarkozy + Hollande (ils en ont tous laissés ...), il faudra ajouter ceux du président xxxxxxxON (changez les x avec ce que vous voulez). C’est un poil défaitiste dès le début.
                Si le RU coûte un bras, les bras coupés auront vite fait de poser les robots de l’autre côté de la frontière et de s’exiler eux mêmes (le CAC40 est déjà à 45% étranger). Un pays de pauvres ne peut pas redistribuer grand chose.La France, c’est pas seul au monde.
                Avant de faire rêver, c’est la fiscalité globale qui devrait être revue. Une flat taxe qui paye le principal sur le moindre revenu d’où qu’il soit (sécurité sociale, éducation, routes, etc ...). Seule la retraite devrait rester individuelle mais en caisse publique.
                Le travail paye mal, c’est un fait mais il est vraiment défavorisé vis à vis des revenus de la rente ou des actions. Avant de redistribuer, ce que je n’ai pas, je redistribuerais ce qui doit être prélevé et on y verrait plus clair.
                Ca sera toujours plus fatigant de gagner 100 balles en travaillant mais ça sera toujours plus décourageant d’en laisser 80% (part salarié + employeur pour un emploi type conseiller bancaire) alors que le gus qui loue la maison de feu papa/maman sur AirBnb peut en payer 0.


                • Rmanal 8 février 09:36

                  @Frédéric Van der Beken
                  Vous avez bien raison. Maintenant l’un n’empêche pas l’autre. Je ne pense pas qu’il faille voir le RU comme la solution unique : c’est juste une pièce à l’édifice d’une démocratie citoyenne du XXIè siècle


                • Frédéric Van der Beken Frédéric Van der Beken 8 février 10:29

                  @Rmanal
                  Je ne suis pas anti RU, redistribution où quoi que ce soit. Je dis surtout que vous êtes assis sur des bases (après guerre) qui ne sont plus valables. Comment expliquer une telle disparité entre les revenus tirés d’un aller/retour en bourse et ceux tirés d’une journée de travail. Au RSI, si je prends 100, ça coute 150. Ma femme, dans sa banque, quand elle a 100, cela coûte 180 à l’employeur.
                  Redistribuer les prélèvements obligatoires (flat tax, tout revenu), redistribue les revenus et peut rediriger des investissements vers l’emploi. Aujourd’hui, EMPLOYER est la chose la moins rentable, ça explique le chômage également. C’est plus facile et moindre risque de louer 10 F2 à moitié payé par des allocations que d’employer 10 personnes. C’est anachronique.
                  Si une flat tax fait baisser le coût du travail, elle le rend également plus rentable, plus pourvoyeur d’emplois. La concurrence naturelle fait baisser les prix à terme (l’entreprise A est toujours en concurrence avec l’entreprise B). Dans le schéma actuel, une Renault coûte le prix d’une Peugeot. Avec une flat tax, c’est pareil mais moins cher.
                  Chacun se fait soigner, met ses enfants à l’école, appelle les pompiers, roule sur la route, etc ... donc chacun doit y contribuer proportionnellement de la même manière. Et dans cette flat tax, j’y mettrais Pôle emploi + la formation car même un bailleur ou un boursicoteur a l’intérêt d’un moindre chômage.
                  L’étage d’après, c’est la redistribution de ce qui a été prélevé et non faire l’inverse style RU où c’est prendre dans la poche gauche du nécessiteux pour lui remettre presque la même chose à droite et SURTOUT ne pas lui donner le moindre espoir d’une vie plus normale. Bordel, + de 6 millions en classe A, B et C et aucun postulant pour annoncer une bonne nouvelle, un axe de solution viable (40 ans de petites solutions, on a vu) !!!! Bravo, je dis quoi à mes gosses ?


                • Rmanal 8 février 11:29

                  @Frédéric Van der Beken
                  Je suis tout à fait d’accord avec vous sur le fait que la priorité est de revoir de fond en comble le système social et les prélèvements.
                  Mais vous avez une mauvaise image du RU, qui n’est qu’une pierre dans cette image complète de refonte. Ses intérêts sont nombreux : simplification du mic mac social à la Française, un vrai système d’aide aux jeunes défavorisés pour leurs études (plutôt qu’un système à l’américaine basé sur le crédit ou les petits boulots, comme cela se développe en France), remplacement des minimas sans un calcul administratif couteux en termes de structure et sans intérêt pour les Français, etc etc
                  Je vous invite à aller voir sa déclinaison dans une vision intégrée complète, comme dans le programme de Nouvelle Donne par exemple ou sur d’autres sites.


                • Frédéric Van der Beken Frédéric Van der Beken 8 février 12:59

                  @Rmanal
                  Je le répète, je ne suis anti RU :) juste dans l’ordre de procéder. Annoncer le RU sans refondre la fiscalité pour qu’elle devienne plus juste, plus égalitaire ou plus équivalente.
                  Redistribuer ce qui est déjà mais différemment ne change pas grand chose. Redistribuer ce qui est prélevé différemment et de manière plus juste (voir les énormes différences de prélèvements suivant les types de revenus) est préférable.
                  Mais tout ceci ne résout pas vraiment le cas des x millions de chômeurs absents de tous débats.
                  Les étudiants : j’aimerais un statut qui s’appelle étudiant comme il existe le salarié, le commerçant, etc ... Étudiant devient un statut avec des droits nouveaux comme sa sécu payé par l’état, au besoin un seuil maximum d’heures de travail possible mais avec absence de charges salariales (il gagne plus pour le même temps), fiscalité avantageuse, etc ...un tas de possibilités existe en se creusant la tête mais déjà un statut étudiant.
                  Nouvelle Donne, ça me convient. J’ai tâté de Nous Citoyens mais la guerre des chefs .... Il y a beaucoup de bonnes idées dans ces partis et surtout de beaux appels à renouveler la démocratie mais les LR/PS/FN sont des partis de sourds.
                  Ca serait à refaire mais je n’ai pas trop le temps et ça ne passionne personne.
                  https://www.change.org/p/pour-le-renouveau-de-la-d%C3%A9mocratie
                  http://www.vedex.com/1000000emplois/


                • Djam Djam 7 février 20:42

                  Pour en être arrivé à proposer le revenu universel, il faut vraiment que nos sociétés soient tombées très bas. Il est vrai qu’elles n’ont plus aucune allure, aucune vision, aucune dignité ni rien qui puisse permettre de parler de société saine.
                  Quant à Hamont, là encore, comment est-il possible qu’on écope du énième tout petit monsieur ?? En France, au niveau de l’Etat, on collectionne les nains, les mafieux, les faux-culs, les traitres et les salopards, il ne faut pas ensuite venir pleurnicher parce que rien ne se passe comme tout ces rigolos le clament à tour d’élections bidons pour couillons..


                  • eric 7 février 20:45

                    Quelle impprtance tous ca ? De toute facon, si il y a un candidat de gauche au second tour, vous voterez et apellerez a voter pour lui. « Meme pour Macron ». Les gauches sont un syndicat d’interets egoistes. Elles font mine de se battre pour se partager le gateau de notre argent. Au final, elles votent toujours ensemble pour le sauvegarder.

                    Dans ce contexte, avoir des idees, a gauche, est inutile a long terme.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON








Les thématiques de l'article


Palmarès



Partenaires