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Accueil du site > Actualités > Economie > Service public ou racket ?

Service public ou racket ?

Entre modèle anglo-saxon du marché de droit divin et modèle français des droits de l’homme, faites votre choix.

Comme annoncé (mais peu relayé) lors de la campagne, Macron veut en terminer avec les dernières particularité de la République Française. Macron, Libéral et Européiste, veut en finir avec l’identité du peuple érigée depuis deux siècles. La destruction du contrat social a déjà bien démarré avec les lois Macron I et II. Pourtant, la loi française est censée s’appliquer à tous selon le principe d’Égalité. Elle garantit alors la vraie Liberté. Celle-ci ne s’applique plus au monde du travail, ayant étant jugée incompatible avec la pureté (sainteté ?) du marché.

Sa nouvelle cible : les services publics.

Un service public est une activité d’intérêt général prise en charge par des personnes publiques (État, collectivités…) ou privées mais sous contrôle public.

 

Chez les anglo-saxons, le marché décide, les citoyens n’ont pas d’importance

 

Dans la vision anglo-saxonne (GB, USA, UE) seules les activités qui ne peuvent être prises en charge par le privé peuvent être publiques.

Ainsi, il est clairement assumé que certaines activités sont nécessaires mais pas rentables. Le réseau routier ou ferroviaire ne peut être financé que par le public. Le réseau postal est aussi un exemple. Le développement du réseau électrique national ou la construction d’une centrale nucléaire aussi. Leurs coûts sont bien trop élevés pour convaincre un acteur privé d’y placer son capital.

Dans le libéralisme à l’anglaise, il faut le moins de lois et d’impôts possibles. Il est hors de question de faire payer un citoyen pour un service qui peut être privatisé. C’est ainsi, que le réseau ferroviaire doit être payé par le citoyen, mais par contre les lignes doivent être exploitées par des établissements privés. Seul le citoyen qui veut et peut payer s’en servira. C’est un client, pas un usager. La notion de fraternité (permettre à tous de se déplacer) ou d’intérêt public (limiter les gaz à effet de serres et autres microparticules en privilégiant le rail) sont proscrites.

En théorie donc, il ne drevrait même pas exister d'autoroute ou de train. Sauf qu'entre la théorie et la pratique, il existe un fossé. Les gouvernements financent quand même les infrastructures pour leurs grandes entreprises (dirigées par des proches). Ils n'appliquent réellement leurs principes libéraux que pour le petit peuple, les autres quoi.

 

Chez les français, les citoyens décident, le marché s’adapte

 

Dans la vision historique française, toute les activités nécessaires à la vie du citoyen ne peuvent être détenues par un acteur privé. Ce dernier aurait un pouvoir trop important sur le citoyen, un pouvoir esclavagiste.

Dans le libéralisme à la française, les citoyens forment une société pour s’émanciper des besoins humains (Liberté). Toute activité participant à cette émancipation est donc un service public. C’est d’ailleurs aux citoyens eux-mêmes de définir ce qui leur est nécessaire : Énergie ? Eau potable ? Transport ? Télécommunications ? Internet ?

Par exemple, celui qui détient l’accès payant à l’eau potable, a pouvoir de vie et de mort sur la population. Le citoyen français ne doit donc être soumis à aucun chantage, financier ou autre, pour son accès à l’eau. Sa liberté doit être garantie, l’eau étant nécessaire, sa liberté d’accès à l’eau aussi. C’est donc nécessairement un service public français.

Cette question de la nécessité et de la garantie de la liberté doit être posé pour tout ce que les citoyens français choisissent depuis deux siècles.

Cette liberté à la française est notamment garantie par l’égalité d'accès aux services publics. Ces derniers sont financés par tous les citoyens et pas seulement leurs utilisateurs selon le principe de fraternité. Cette philosophie est garantie par la devise française.

 

Le service public est au service des citoyens, pas l’inverse

 

La philosophie française est incompatible avec l’idéologie libérale anglo-saxonne fondée sur la justice du marché. Le prix d’un service public français est déterminé par le coût nécessaire pour que tous les citoyens en bénéficient. Puisque les citoyens sont égaux, ils doivent tous avoir accès à l’eau, à l’énergie, au service postal, au TER… Le coût est ensuite partagé entre les citoyens via l’impôt.

Une participation est aujourd’hui demandée en plus par les usagers qui payent une deuxième fois pour participation au service. C’est notamment le cas pour le train. Cette participation permet surtout au gouvernement d’empêcher une partie des citoyens de bénéficier du transport. Il y a fort à parier que ce mode de transport est sous-dimensionné par rapport aux besoins réels des citoyens. En cas de gratuité, il faudrait démultiplier les rames et les conducteurs. Actuellement seuls les riches peuvent utiliser l’infrastructure payée en majeure partie par les taxes (la T.V.A., les taxes sur l’essence, l’alcool, le tabac...) et l’impôt, donc la par la majorité des gens, ceux qui ne prennent pas le train.

La philosophie anglo-saxonne dominante chez les riches, donc chez l’élite de l’union européenne donc à la commission européenne veut en terminer avec ce principe de service public pour imposer la « concurrence privée » partout. Il ne s’agit jamais d’une concurrence pure et parfaite réelle. La privatisation d’un monopole public crée d’emblée un monopole privé (ENGIE ou EDF par ex.) Quelques acteurs insignifiants sont laissés sur le marché que ça ne soit pas trop criard (la Standard Oil Compagnie utilisait la même stratégie en son temps aux USA).

 

La privatisation nous rackette encore plus pour qu’ils gagnent encore plus…

 

En réalité suite à la privatisation, le prix de l'électricité a augmenté de 21 % et celui du gaz de 66 % entre 2004 et 2014. Quant aux missions de service public assurées pour la plupart gratuitement avant 2004, elles sont devenues payantes : le changement de compteur est passé de 0 à 54 euros, les frais de mise en service de 11,47 à 26,17 euros.

EDF et ENGIE expliquent qu’il ont dû lancer des équipes marketing pour garder leurs clients, ce qui augmente les coûts. Ils annoncent donc sans vergogne que pour faire tourner cette nouvelle entreprise, il n’y avait pas d’économie de personnel à faire, mais uniquement des bullshit jobs à rajouter. Ils ont pourtant perdu des clients.

Le chiffre d'affaires de EDF-GDF est passé de 46 milliards d'euros en 2004 à 72,7 milliards pour la seule EDF en 2014. Ils ne font donc pas plus avec moins, mais moins avec plus de pognon. Pire leurs bénéfices ont triplé entre 2010 et 2011, les dividendes ont augmenté de 37% entre 2005 et 2014. Finalement l’argent de l’usager arrive en grande partie dans les poches de l’État, actionnaire à plus de 80 % de l’entreprise. Le reste va dans la poche de quelques uns qui ne payent même plus l'ISF. Tout se passe comme si on avait augmenté les impôts pour ceux qui se chauffent… Mais bon ça passe crème…

Pour finir sur EDF, allez regarder qui siège au conseil d’administration, maintenant que c’est soit-disant privé. Vous y trouverez les même polytechniciens et énarques qu’ailleurs, avec un petit bonus pour celui qui est mouillé avec le terrorisme dans l’affaire Lafarge…

 

Le service public gratuit c’est un des piliers de la République Française. Le laisser mourir c’est en finir avec la philosophie sur laquelle s’est construit notre nation : Liberté, Égalité, Fraternité.

C’est l’heure du choix : sommes-nous encore des citoyens héritiers des lumières, responsables et maîtres de notre société ou des consommateurs soumis à la loi du marché ?

 


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71 réactions à cet article    


  • Aristide Aristide 11 juin 10:43

    En réalité suite à la privatisation, le prix de l’électricité a augmenté de 21 % et celui du gaz de 66 % entre 2004 et 2014. 


    Allons, ignorer que les prix sont essentiellement liés au prix du pétrole, à la parité Euro_Dollar est une escroquerie.






    • Pierre Chaillot Pierre Chaillot 11 juin 11:09

      @Aristide
      On a battu les Irakiens alors pourquoi c’est si cher le gasoil ?
      Ça fait chier
      Comme à chaque fois tout s’arrangera après la prochaine Guerre mondiale
      Et celle là ça va chier
      Didier Super

      Sous-entendre que les prix du pétrole et que la parité Euro-Dollar sont autre chose que des manigances politiques n’est pas plus honnête.


    • Aristide Aristide 11 juin 11:44

      @Pierre Chaillot

      Je ne sous entend rien. Attendez, que le prix du pétrole et la parité Euro-Dollar soit le jeu de politiques et d’intérêts multiples est une évidence. 


      Que vous attribuiez à la seule privatisation l’augmlentation des prix de l’électricité et du gaz est une autre affaire.

    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 11 juin 17:47

      @Aristide
      Le pétrole a bon dos, 75% de l’électricité vient des centrales nucléaires ...


    • Pierre Chaillot Pierre Chaillot 11 juin 19:54

      @bob14

      Oui c’est exactement ce que je dis c’est le gouvernement qui fixe le prix du pétrole par les taxes. Les soit-disant fluctuations du baril sont une excuse pour les auditeurs de TF1.
      Si ce gouvernement ne servait que quelques intérêts privés en plumant les citoyens, il ne s’y prendrait pas autrement. Mais c’est peut-être juste de l’incompréhension hein...


    • Le421 Le421 11 juin 20:37

      @Pierre Chaillot

      A une époque, on a établi la TIPP flottante pour amortir la hausse du pétrole.
      Jupiter, atteint du syndrome de la poule aux œufs d’or.
      Il ouvre le ventre du pays pour aller chercher les dernières richesses, ignorant, cet imbécile, qu’il va le faire crever...
      Je ne donne pas deux ans avant que son système débile se casse la gueule.
      Heureusement, pas mal de français ont de la ressource et sont assez malins pour éviter les dépenses inutiles.
      Sans forcément être auvergnats !!

    • #Daneel42 #NonoS LP/R 11 juin 20:43

      @Le421

      Tins, la bourse ou la vie qui nous honore de sa présence spéculative ! smiley

      Bon tu gardes la crèche, je vais me boire une petite binouse chez ma sister, je relève la bloc-chaînage au retour !?

      À peluche !


    • Sefran Sefran 28 juin 16:41

      @Aristide

      Il me semble que l’essentiel de la production énergétique chez nous c’est le nucléaire...

      C’est pas cela que nos économistes et médias appelaient l’indépendance énergétique pour justifier cette énergie ?

    • zzz'z zzz’z 11 juin 10:50

      Tout le monde se fout comme de l’an 40 des données personnelles — syndrome : Je n’ai rien à cacher — qu’il dissémine tout au long de la journée ; la comptabilité analytique qui en découle donne à ceux qui y accèdent la tendance, quand elles sont anonymisées, mais aussi une radiographie de notre mode de vie à ceux à qui l’on a laissé nos coordonnées. Cet enfer technologique à simplement remplacé la bureaucratique républicaine française.


      Les gaspillages évidents du service public sont stigmatisés par la cour des comptes… Bienvenue dans le XXIème siècle !



      • Spartacus Spartacus 11 juin 10:56

        « le marché décide, les citoyens n’ont pas d’importance »

        Belle inversion de la réalité.
        Le marché est citoyen. L’étatisme est totalitarisme..

        Bien au contraire le marché est l’ensemble des choix anonymes des citoyens et se il se dirige naturellement vers la demande citoyenne dans la paix, là ou l’arbitraire du jacobinisme impose aux citoyens.

        Pour le train anglais, le privé assure une meilleure sécurité que l’accidentogénité de la SNCF comparée. Le coût n’est pas reporté sur la masse des gens qui n’utilisent pas le train et ne laisse pas des dettes pharaoniques. Le service ferroviaire n’est au service de ses obligés accapareurs de privilèges statutaires en monopole, mais bine dans l’intérêt des voyageurs.
        Par ailleurs expliquer que c’est privé est inexact. Le cahier des charges impose des gares à desservir, des nombres de train a faire passer etc...Ce qui malheureusement n’est pas un marché libre comme présenté.

        L’état est esclavagiste, là ou le secteur privé répond à la vraie demande. Seul l’état à le pouvoir de coercition.
        Précisons que dans une société libérée de l’étatisme, vous pouvez vendre à perte car après tout, ce n’est pas l’argent des citoyens et de la collectivité toute entière prise en otage monopolistique étatique.

        La vérité est que la caste des obligés rentiers de la gamelle de l’état manipule les faits, et les vérités.

        Vous voudriez revenir au monopoles de France Telecom ?
        Les seuls monopoles dangereux sont les monopoles publics (SNCM, SNCF, RATP, car il n’y a pas libre entrée sur le marché. 
        Imaginons que vous ne soyez pas satisfaits du service proposé par les obligés statutaires, votre demande n’a aucune réponse car l’État, par la restriction ou la prohibition, empêche toute personne de venir faire concurrence, à lui ou aux intérêts corporatistes qu’ils protègent. 

        Le citoyen est esclave de l’action de l’État. Le secteur privé est donc la solution et pas le problème comme sus présenté de ceux qui choisissent le « petit confort d’un statut » et la contrainte nuisible pour tous les autres.
        La peur du changement et la peur de perdre des privilèges, et qu’en plus ce soit mieux fait et pour moins cher..


        • Doume65 11 juin 13:27

          @Spartacus

          « le marché est l’ensemble des choix anonymes des citoyens et se il se dirige naturellement vers la demande citoyenne dans la paix, là ou l’arbitraire du jacobinisme impose aux citoyens. »
          Cette assertion pourrait être vraie dans un marché fondé sur la demande. Mais il est fondé sur l’offre. Et là ta théorie ne tient pas.
          Un exemple très basique : Le complexe militaro-industriel doit vendre ses produits. Le meilleur moyen est de créer des guerres. Et si tu veux bien ouvrir les yeux, tu t’apercevra vite que ce sont les pays pourvoyeurs d’armes qui créent les guerres.

        • Spartacus Spartacus 11 juin 13:41

          @Doume65
          Non, dans le capitalisme, c’est l’offre qui fait la demande. 

          La responsabilité est 100% à la charge de l’utilisateur, pas le constructeur.

          Les guerres aux dernières nouvelles sont créé par des états, des fonctionnaires ou des politiciens. Pas par des marchands.

          Si tu fabriques des couteaux, tu n’est pas responsable des égorgements de vielles dames.
          C’est celui qui égorge qui est responsable.


        • foufouille foufouille 11 juin 13:46

          @Spartacus

          « dans le capitalisme, c’est l’offre qui fait la demande. »
          pas le moins du monde vu que le client doit pouvoir acheter.


        • flourens flourens 11 juin 14:20

          @Spartacus
          le capitalisme c’est vendre à des gens qui n’en ont pas les moyens, des choses dont ils n’ont pas besoin


        • Spartacus Spartacus 11 juin 15:38

          @cassini


          Justement quand la « loi vient en aide » ce n’est plus du capitalisme, mais de l’interventionnisme.
          On appelle cela du socialisme. 
          Seul l’état a le pouvoir de contraindre et de forcer la main.

        • Yaurrick Yaurrick 11 juin 16:19

          @Spartacus
          Ce qui est d’autant plus grave lorsque l’aide en question se révèle pire que le mal.... Il y a ce qu’on voit (l’interventionnisme) et ce qu’on ne voit pas (les effets pervers).


        • Armelle Armelle 11 juin 17:05

          @foufouille
          « dans le capitalisme, c’est l’offre qui fait la demande. »pas le moins du monde vu que le client doit pouvoir acheter »

          Décidément c’est pas votre truc l’économie hein ?
          Même les bases vous font défaut, c’est pathétique !!! Ce qui est pathétique n’est pas que vous ne sachiez pas mais plutôt que vous la rameniez avec un tel niveau de culture et de compréhension !!! Ca en est est même risible !!!
          Je ne saurais vous conseiller de relire Keynes et ses adeptes que vous et autres consuméristes adorez comme un dieu...


        • Armelle Armelle 11 juin 17:43

          @Spartacus
          « Seul l’état a le pouvoir de contraindre et de forcer la main »
          Mais, il a le droit de tout cet état !!! TOUT ;
          Se livrer au racket permanent
          Juger
          Organiser des jeux d’argent
          Privilégier la loi à la morale
          Même vendre notre pays au Allemands, avec l’approbation d’une majorité de Français...(c’est dire le niveau de soumission)
          D’envoyer des peuples au casse pipe dans des guerres qui ne sont pas les leurs
          Les états sont responsables des plus grands génocides de l’histoire humaine
          Mais que voulez-vous il est devenu le dieu vivant, il est une véritable religion et dont les gens qui n’ont aucun sens de la responsabilité individuelle, ont bien évidemment besoin pour survivre...
          La notion de « nation » est la pire invention de l’homme
          Oui le capitalisme n’est plus quand la loi vient en aide, et effectivement on appelle ça « socialisme » !!!
          Le problème pour le socialisme est qu’il n’est pas « auto suffisant » puisqu’il prend fin là où s’arrête l’argent des autres...ce n’est qu’une question de temps, et comme il dépense vite et bcp sans investir...
          Oui et puis un système avec la misère comme fonds de commerce, moi ça ne m’attire pas !!!
          Il n’y a rien de pire que le don. Il est d’une perversité absolue
          Le socialisme lui, donne le poisson. Le capitalisme lui, donne la canne à pêche avec le mode d’emploi, et pour celui qui veut se donner la peine, ça marche...
           


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 11 juin 18:07
          @Armelle
          Vous prônez « chacun pour sa pomme », et comme dit Attali : « N’attendez plus rien du politique, débrouillez-vous ! »

          Mais vous perdez votre temps, les Français ont très bien compris que la solidarité nationale est essentielle dans les domaines vitaux : « Les biens publics » par Vershave.



        • Pierre Chaillot Pierre Chaillot 11 juin 21:13

          @Spartacus

          Belle inversion de la réalité.Le marché est citoyen. L’étatisme est totalitarisme..Je comprend votre point de vue mais ça n’est qu’une question de valeur, pas une question de « réalité ».Je ne considère pas un sdf d’un pays libéral comme « libre ». Il est libre de crever dans la rue. je considère qu’un membre d’une nation avec des devoirs est plus « libre » que lui si cette nation lui permet d’aller plus loin que tout seul.

          Bien au contraire le marché est l’ensemble des choix anonymes des citoyens et se il se dirige naturellement vers la demande citoyenne dans la paix, là ou l’arbitraire du jacobinisme impose aux citoyens.Vous récitez votre catéchisme. Cela ne correspond à aucune réalité. Sans jacobinisme sur la nourriture, les gens bouffent actuellement de la merde, participant à la destruction de l’espace vital partagé. En effet, le premier qui bouge achète plus cher se fait avoir. C’est de la théorie des jeux du plus bas niveau.Vous pouvez considérer que c’est plus « juste » comme ça. Je préfère la vision de long terme au détriment de la « liberté » de tout casser stupidement. Je ne considère pas avoir raison sur vous. Juste avoir des valeurs différentes.

          Pour le train anglais, le privé assure une meilleure sécurité que l’accidentogénité de la SNCF comparée.
          Vous rigolez ? Même à son point actuel extrêmement dégradé à cause de lobbys libéraux qui intriguent depuis 50 ans pour mettre à mal se service afin de le montrer du doigt et de le dilapider, il n’arrive pas encore à faire aussi mauvais que l’anglais..

          Le coût n’est pas reporté sur la masse des gens qui n’utilisent pas le train et ne laisse pas des dettes pharaoniques. Le service ferroviaire n’est au service de ses obligés accapareurs de privilèges statutaires en monopole, mais bine dans l’intérêt des voyageurs.Oui de mon point de vue il est préférable de forcer au maximum les gens à prendre le train pour se déplacer et surtout à forcer le fret à utiliser le train. C’est une question de sécurité d’énergie, d’entretien des routes et de pollution. Je ne suis pas pour la liberté de circuler de la manière qu’on souhaite sans considération pour les autres. La dette la plus pharaonique est celle de l’entretien des routes.Les automobilistes profitent aussi de l’absence d’autres conducteurs sur la route (donc de ceux qui prennent le train et les transports en commun), ils devraient donc payer pour ce confort supplémentaire.

          L’état est esclavagiste, là ou le secteur privé répond à la vraie demande. Seul l’état à le pouvoir de coercition.Oui. D’ailleurs il n’existe pas d’État libéral, uniquement des États qui font semblant : ils font se gaver une caste préexistante sur le dos de la grande majorité. Il se servent de l’excuse du libéralisme pour bannir toute solidarité verticale mais imposent quand même les gens pour s’armer et piller le reste de la planète. Je préfère donc la réalité : il y a un État, autant l’assumer.

          Précisons que dans une société libérée de l’étatisme, vous pouvez vendre à perte car après tout, ce n’est pas l’argent des citoyens et de la collectivité toute entière prise en otage monopolistique étatique.La tendance naturelle du marché c’est la création de monopoles.Regardez l’histoire (Standard oil compagny, les rockefeller) regardez ce qui se passe aujourd’hui, ne connaissez vous pas les GAFAM ? Vous pouvez considérer l’État, l’assurance, la sécu comme des résultantes du marché d’ailleurs : les citoyens finissent par s’armer contre cette tendance au monopole exclavagiste.

          Vous voudriez revenir au monopoles de France Telecom ?Oui le monopole privé est plus nauséabond que le monopole public.

          Le citoyen est esclave de l’action de l’État.
          Oui, c’est pour ça qu’il faut qu’il puisse en être acteur, sinon c’est la dictature.

          Le secteur privé est donc la solution et pas le problème comme sus présenté de ceux qui choisissent le « petit confort d’un statut » et la contrainte nuisible pour tous les autres.La peur du changement et la peur de perdre des privilèges, et qu’en plus ce soit mieux fait et pour moins cher..
          Non, le secteur privé, n’est pas la solution, il ne fait que déplacer le problème. Je vous rejoins que pour certains c’est la peur du changement qui freine. Ce n’est pas mon cas, ni celui de beaucoup de concitoyens, heureusement.

        • Armelle Armelle 12 juin 16:51

          @Fifi Brind_acier
          Vous ne comprenez décidément rien ma pauvre Fifi, Je ne prône pas « chacun pour sa pomme » je prône pour « donner l’outil et comment s’en servir » plutôt que « donner ce que l’on peut en faire avec ». Ce que je défends est bien moins égoïste, d’autant que le don éternel que vous vous prônez soumet les peuples à l’autorité !!! Hei....
          En en attendant Attali a raison, ils vous apportent quoi vos politiques d’opérette ? La naïveté est un joli mot, assez neutre ma foi, inventé pour éviter d’être grossier


        • baldis30 13 juin 16:59

          @Doume65
          bonjour,

          Votre réponse est excellente mais vous dites à Spartacus « si tu veux bien ouvrir les yeux ». Même Hercule n’y arriverait pas !


        • Doume65 13 juin 23:23

          @Spartacus

          « Non, dans le capitalisme, c’est l’offre qui fait la demande. »
          Pourquoi commences-tu ton post par « non » alors que je dis exactement la même chose ???
          Et tu n’as pas cherché à à contredire mon argument, ce que je comprends.

        • Sefran Sefran 28 juin 18:17

          @Pierre Chaillot


          Privé/Public qu’est ce que l’on entend par ces termes ?

          La liberté individuelle absolue c’est celle d’être le despote des autres. 

          Donc il faut des règles pour arbitrer les collectifs et éviter que la loi du talion ne dérégule l’économie par une concentration des possessions des ressources, des moyens de productions, et des biens dans les mêmes mains individuelles (rois, individus décideurs politiques, monopôles de possessions privées).

          C’est la loi antitrust libérale que l’on n’entend jamais de la part de gens qui se prétendent libéraux et défenseurs de cette idéologie.

          Après pour réguler ce marché contre les monopôles, c’est l’arbitrage réglementaire. Car l’autorégulation financière ne fonctionne pas à cause des trusts (voir la dernière crise financière). 
          Cela se fait au niveau des collectivités « décideuses » économique (et on oublie toujours la création monétaire). 

          La fameuse gouvernance des citoyens ou pour les libéraux c’est la demande.

          Celle-ci peut se passer dans la paix avec la démocratie citoyenne et ses règles, ou dans la violence par la révolte, la guerre civile ou la guerre entre les états.

          Là nous abordons la notion de l’état.
          Pour les libéraux il faut lutter contre l’état. Cela vient du fait qu’a l’époque les états s’était les rois et des despotes militaires qui organisaient les collectivités dans leur intérêt personnel. Les monopôles de possessions, les banquiers, en concurrence avec cette gouvernance, ne voulant pas céder aux caprices des rois ont donc aidé la population, les consommateurs, et les producteurs, les artisans, dans leur révolte contre le despotisme de gouvernance économique.

          C’est censé être les « décideurs économique » de la demande ce qu’on appelle le peuple.

          Ces financiers ont alors récupéré l’idéologie libérale pour asseoir leur contrôle par les possessions dans un semblant de démocratie, la démocratie représentative, qui à l’origine n’était réservée qu’aux citoyens avec un certain niveau de revenus (exit la demande).
          C’est le problème de la démocratie représentative qui n’est pas sémantiquement une vrai démocratie du peuple car elle se caractérise comme une royauté décideuse individualisée sur les monopôles de possessions.
          C’est ce que les prétendus libéraux appellent la bureaucratie et que tout autres appellent l’oligarchie.

          Donc pour que les états soient régulateurs il faut que ces états représentent une démocratie participative (merci la suisse). 

          C’est ce que normalement on appelle la démocratie citoyenne. 

          Quizz de cet oublie par ces faux libéraux qui ne sont que des oligarques de trusts ?

          Après l’organisation de la protection sociale en France est un régime mutualiste. 

          C’est du privé !!!

          Mais les gouvernances sont spoliées par des oligarques des pouvoirs de gouvernances, la bureaucratie (Voir les organisations de H. Mintzberg http://gendd.over-blog.com/page-5462851.html) ou par des rentiers en monopoles de possessions (MEDEF).
          C’est ce que l’on appelle le paritarisme, et il est toujours à l’avantage des monopôles de possessions (merci de Gaulle).
          Alors que ce sont des assurances privées mutualistes des salariés où les décideurs sont de l’ingérence extérieure de monopôles de possessions (rentiers et bureaucrates).

          Un vrai libéral se battrait pour les régimes privés mutualistes centralisés et de démocratie participative, pour des coopératives (logiciel libre), etc. 

          C’est le demandeur qui est arbitre de l’offre, et non l’inverse comme c’est le cas actuellement avec ces situations de trusts de possessions et de spoliation des gouvernances citoyennes des états.

          La preuve, ils ont inventé le marketing...

          Là est la vrai question de l’idéologie :

          Libérale ou Oligarchique ? 

        • Blé 11 juin 12:51

          L’article est une bonne analyse, elle est juste.

           Macron veut « réformer » le plus vite possible car les français commencent à comprendre où il nous conduit, ça bouge un peu partout mais les média restent silencieux sur ces mouvements sociaux (sauf quand la résistance devient extrême comme pour le personnel de santé qui a fait une grève de la faim) dans son propre camp des « marcheurs » s’interrogent sur la pertinence des décisions prisent par Macron depuis mai 2017.

          Si une guerre chaude (entre états) devait enrichir encore plus les riches je crois qu’elle aurait eu lieu depuis belle lurette. Par contre la guerre contre les peuples (ou les populations comme vous voulez) nous la subissons depuis un certain temps déjà, et beaucoup de gens n’en ont pas encore pris conscience.

          Ils ne faut surtout pas se faire d’illusions, avec Macron, il y aura son camp, ses amis (je souligne qu’il n’a pas d’amis politiques en dehors de ses amis de jeunesse qu’il place partout où il peut) et le reste de la population est prier de se « débrouiller » comme elle le peut avec ce qui lui reste quand elle a tout payer (logement, E D F, G D F, téléphone, assurance, transports, santé, dégâts suite aux orages un peu partout dans le pays) puis arrive la nourriture, hygiène, scolarité, vêtements etc..., pas étonnant que certaines familles soient à 1€ près.


          • zygzornifle zygzornifle 11 juin 13:52

            @Blé


            mais les média restent silencieux sur ces mouvements sociaux 

            Normal ils appartiennent a ceux qui ont fait élire Macron donc ils sont soumis a la charia Macronnienne ....

          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 11 juin 18:01

            @Blé

            Fallait voter Asselineau, au lieu de voter pour des européistes qui promettent « l’ Europe sociale » depuis plus de 30 ans...

            L’auteur invoque le libre échange anglais. Il a servi de base idéologique à la mondialisation, que les Traités européens ont gravé dans le marbre, avec les effets dévastateurs que nous connaissons.
            La mondialisation, ce sont des esclaves ailleurs et des chômeurs ici.

            Le débat actuel, provisoirement du moins, n’est plus Droite/ Gauche, mais globalisme contre protectionnisme. Il est intéressant de lire ce qu’écrivait Keynes en 1933 sur l’autosuffisance.

            " (...) Je me sens donc plus proche de ceux qui souhaitent diminuer l’imbrication des économies nationales que de ceux qui voudraient l’accroître. Les idées, le savoir, la science, l’hospitalité, le voyage, doivent par nature être internationaux. Mais produisons chez nous chaque fois que c’est raisonnablement et pratiquement possible, et surtout faisons en sorte que la finance soit nationale. "

          • Le421 Le421 11 juin 20:43

            @Fifi Brind_acier

            Fallait voter Asselineau,

            Ben voyons.
            Y’a ka, fo kon.

            Donc, maintenant, on reste avec son amertume et on prie les autres d’aller se faire voir chez les grecs.
            Dans les manifs, l’UPR n’est pas franchement fédérateur.
            Forcément, puisque vous êtes de droite.
            Pas question de manifester avec la CGT, avec LFI ou autres mouvements de défense du citoyen.
            Et là, désolé. Vous vous faites pipi dessus !!

          • glenco01 11 juin 20:58

            @Le421
            Lorsque l’UPR manifeste avec le CGT on se fait virer par (certains) cégétistes et les antifas, on doit déranger, ou alors on est tous fachos

            Pour rappel (ou info) la CGT est financée par l’UE via la confédération européenne des syndicats.

          • Blé 12 juin 06:37

            @Fifi Brind_acier

            Je suis souvent d’accord avec vous. Ceci dit j’ai voté blanc au deuxième tour parce que je savais que les jeux étaient pipés à partir du moment où Le Pen arrivait en tête avec Macron.

            personnellement je crois beaucoup plus à toutes ces créations qui se multiplient parallèlement aux institutions. S.E.L., vente directe par les producteurs, banques coopératives, magasins solidaires, recyclage et réparations de tout ce qui peut l’être, etc.... Il ne faut pas attendre qu’un sauveur nous sauve dans le contexte actuel. L’urgence est de mettre en place des circuits et des structures indépendants de l’état.




          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 12 juin 08:22

            @Blé

            L’urgence est de mettre en place des circuits et des structures indépendants de l’état.

            Il s’agit de solutions de survie, pas de solutions pérennes pour l’ensemble des Français. Comment ferez-vous au niveau local pour sauver la Sécurité sociale des mutuelles privées ?

            Il faut un programme au niveau national, et pour cela, sortir de l’UE, qui impose la destruction de toutes les solidarités. Toute cette construction européenne voulue par Monnet et les Américains comme un grand marché, contre la volonté de de Gaulle, part en morceaux. Ce n’est pas le moment de désespérer !

            Lisez le texte très intéressant de Coralie Delaume, sur l’état des Institutions européennes... L’Union européenne détruit l’ Europe".

          • Armelle Armelle 13 juin 15:37

            @Fifi Brind_acier
            « « L’ UPR participe aux manifestations du 22 mars pour la défense des services publics... »

            Oui mais avec 3 clampins, il est difficile de remplir la chaussée ma bonne dame !!! Un slogan sur un ticket de metro et on ne voit même plus le cortège UPR !!!

            Quand, un jour commencerez-vous à être sérieuse et lucide plutôt que que vous prendre au sérieux avec vos âneries et vos idées du 18 ème siècle ?
            L’insignifiance actée lors des dernières élections ne vous fait même pas réfléchir, c’est pathétique !!! Quand allez-vous enfin comprendre que PERSONNE, personne ne veut de votre UPR.
            Vous semblez confondre persévérance et entêtement ma bonne dame !!! Votre histoire devient décidément risible


          • Armelle Armelle 13 juin 15:55

            @Fifi Brind_acier
             
            ...Et puis pour défendre les services publics, faudrait-il qu’il y en ait encore des services !!!
            C’est aujourd’hui devenu un véritable foutoir où tout le monde s’en fout et ne pense qu’à sa gueule, à l’instar de cette belle corporation que sont les cheminots qui n’ont effectivement pensé qu’à leur gueule pendant ces trois derniers mois, en foutant tout le monde dans la merde. Si encore nous avions vu un effet fédérateur mais non, ces manifs n’ont été que corporatistes et les citoyens l’ont bien compris, ras le bal de ces connards qui veulent le beurre, l’argent du beurre et le reste.
            Et cette déculottée n’est qu’un début, vous souhaitez que ça change mais refusez toutes réformes, la seule idée qui vous obsède est d’aller pomper le compte des riches pour que rien ne change à votre niveau...Mais ho Ginette réveillez-vous c’est fini le front populaire, c’est bien la sieste mais faudrait quand même penser à se réveiller là !!!


          • baldis30 13 juin 17:01

            @Fifi Brind_acier

            bonjour

            « Fallait voter Asselineau, au lieu de voter pour des européistes qui promettent « l’ Europe sociale » depuis plus de 30 ans… »

            Seule l’abstention au deuxième tour aurait eu de la valeur, montrant que les gens n’étaient pas dupes d’un choix entre peste et choléra.


          • zygzornifle zygzornifle 11 juin 13:50

            C’est le but suprême de l’Europe , casser du social et avec Macron elle a enfin son arme absolue ....


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 11 juin 18:11

              @zygzornifle

              Les autres ont fait pareil, les Lois Hartz ou les réformes en Italie avec Mattéo Renzi, c’était pareil. Le résultat, c’est la misère galopante en Allemagne aussi bien qu’en Italie.

            • microf 11 juin 19:13
              Très très bon article, toutefois, l´actuelle situation que vit Europe, nous la vivons en pire depuis des décénnies en Afrique, sans qu´il y ait une amélioration, au contraire...

              L´ ultralibéralisme est le pire qu´une société peut vivre, cette société devient une société de vampires oú le plus fort dicte sa loi et écrase le faible.
              Les êtres humains n´ont pas été crées pour ce genre de société, mais plutôt pour une société oú ils vivent ensemble dans la Paix, oú le fort protêge le faible, se donnant la main en cas de difficultés, hélas, nous en sommes très loin.
              En Afrique, tous les services ont été privatisés y compris la santé qui avant était un service public pris en charge par l´État.
              Malade aujourd´hui, si vous n´avez pas d´argent pour vous soigner, même dans les hopitaux publics de l´État, vous êtes mort.
              L´eau, l´énergie pour ne citer que ces deux lá car la liste est longue, sont privatisés, et ces services fonctionnent très mal.
              L´eau que vous buvez vous rend malade car sale, parceque la multinationale qui a « achêté » cette société d´État, ne veut pas investir dans la canalisation, tout ce qui l´intérèsse, c´est de faire un maximun de bénéfices.
              Les coupures d´eau et de l´électricité de plus d´une semaine sont légions, et á la fin du mois, vous recevez une facture que vous devez impérativement payer.

              Je disais á certains amis Européens dans les années 80 que ce que nous vivons en Afrique, bientôt, viendra en Europe, ils rigolaient et me disaient, jamais, mais nous y sommes.

              L´espoir est toutefois dans cette nouvelle configuration qui se déssine á l´horiozon, configuration mènée par la Chine et la Russie et les autres pays émergeants, il faut souhaiter que ce nouveau système soit mis en place rapidement, sinon, l´avenir sera très très sombre.





              • titi 12 juin 07:45

                @microf

                Des hôpitaux en Afrique ? De quelle Afrique parlez vous ?

                A part une ou deux exception l’Etat est défaillant partout et on sait bien pourquoi : la corruption des fonctionnaires du plus bas de l’échelle au plus haut.

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